Juin 18

L’IRAN DIT AVOIR DÉMANTELÉ UN RÉSEAU D’ESPIONS AMÉRICAIN EN PLEINES TENSIONS

L’Iran a affirmé mardi avoir démantelé un « nouveau réseau » d’espions agissant pour le compte des États-Unis, en pleines tensions accrues entre les deux pays ennemis, face auxquelles Moscou et Pékin ont exprimé leurs inquiétudes.

La crise s’est accentuée avec l’annonce lundi par le Pentagone d’un renforcement du dispositif militaire américain au Moyen-Orient après que l’Iran a affirmé son intention de franchir bientôt une limite prévue par l’accord sur le programme nucléaire iranien censé limiter Les activités sensibles de Téhéran.

L’Iran et les États-Unis sont engagés dans un bras de fer depuis le retrait unilatéral américain en 2018 de l’accord nucléaire et le rétablissement de sanctions économiques américaines à Téhéran. Des attaques contre des pétroliers en mai et en juin derniers dans la région du Golfe, attribués par Washington à l’Iran, qui a démenti, ont jeté de l’huile sur le feu.

« Sur la base de nos propres renseignements et d’indices collectés au sein des services américains, nous avons récemment découvert les nouvelles recrues embauchées par les Américains et démantelé ce nouveau réseau« , a annoncé l’agence officielle iranienne Irna, en citant sans l’identifier le « chef du contre-espionnage au ministère des Renseignements« .

Certains espions du réseau mis sur pied, selon Irna, par l’Agence centrale du renseignement des États-Unis (CIA), ont déjà été arrêtés et remis à la justice. L’agence ne donne toutefois aucun chiffre et ne précise pas la nationalité des suspects.

« Boîte de Pandore »

Face à l’escalade des tensions, la Russie, pays allié de l’Iran, a appelé à la « retenue ».

Bases militaires américaines au Moyen-Orient / AFP

« Nous préférerions ne pas voir de mesures susceptibles de provoquer une montée des tensions dans cette région déjà instable« , a déclaré le porte-parole du Kremlin.

La Chine de son côté a appelé Américains et Iraniens « à garder la tête froide » et « à ne pas ouvrir la boîte de Pandore« .

Lundi, le Pentagone a annoncé « l’envoi de 1.000 militaires supplémentaires à des fins défensives pour répondre à des menaces aériennes, navales et terrestres au Moyen-Orient« .

« Les récentes attaques iraniennes valident les renseignements fiables et crédibles que nous avons reçus sur le comportement hostile des forces iraniennes« , a indiqué le chef du Pentagone Patrick Shanahan, en allusion aux attaques contre les pétroliers qui n’ont pas été revendiquées.

Photo diffusée par le Pentagone le 17 juin 2019 montrant une cavité, évaluée à plus d’un mètre de diamètre, provoquée par une mine sur la coque d’un pétrolier / US NAVY/AFP

L’administration américaine de Donald Trump entend mener une politique de « pression maximale » contre l’Iran qu’elle accuse de « déstabiliser » le Moyen-Orient, tout en affirmant ne pas chercher de guerre avec Téhéran.

Rivale de l’Iran et alliée des États-Unis, l’Arabie saoudite a elle aussi accusé l’Iran d’être derrière les attaques contre les pétroliers le 13 juin en mer d’Oman près du détroit d’Ormuz, par lequel transite le tiers du pétrole transporté par voie maritime dans le monde.

Londres a aussi incriminé Téhéran, mais l’Union européenne a refusé de s’aligner sur les conclusions de Washington.

« Iran fidèle »

Avant l’annonce des nouveaux renforts américains, Téhéran a annoncé lundi que ses réserves d’uranium faiblement enrichi passeraient à partir du 27 juin au-dessus de la limite prévue par l’accord nucléaire de 2015.

Fruit d’intenses efforts diplomatiques entre l’Iran et le Groupe des Six (Allemagne, Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni, Russie), l’accord vise à limiter drastiquement le programme nucléaire de Téhéran en échange d’une levée des sanctions économiques. Mais le rétablissement des sanctions américaines prive l’Iran des bénéfices qu’il attendait de ce pacte.

L’enrichissement de l’uranium / AFP

Pris à la gorge par les sanctions qui ont fait fuir les investisseurs étrangers revenus en Iran à partir de 2016, l’Iran a annoncé le 8 mai qu’il s’affranchissait de deux engagements pris aux termes de l’accord, notamment celui limitant à 300 kg ses réserves d’uranium enrichi.

Téhéran menace aussi de s’affranchir progressivement du reste de ses obligations en matière nucléaire, à partir de début juillet, si d’ici là les États restant parties à l’accord de Vienne ne l’aident pas à briser les effets dévastateurs des sanctions.

Jusqu’ici, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a certifié que l’Iran agissait en conformité avec ses engagements.

Le monde entier « loue » la loyauté de l’Iran, a assuré le président iranien Hassan Rohani. « L’Iran est resté fidèle à sa signature« , a-t-il souligné, en accusant les États-Unis de « fouler au pied » le droit international.

Mais après l’annonce iranienne sur ses stocks d’uranium enrichi à 3,67% (un niveau très en-deçà des 90% permettant d’envisager la fabrication d’une bombe atomique), les États-Unis ont appelé le monde « à ne pas céder au chantage nucléaire de l’Iran« .

burx-mj/tp,

Pr afp, publié le 18/06/2019 à 15h51

https://www.la-croix.com/Monde/L-Iran-dit-avoir-demantele-reseau-espions-americain-pleines-tensions-2019-06-18-1301029693

Juin 18

NUCLÉAIRE À FLAMANVILLE : DES COMPRIMÉS D’IODE DISTRIBUÉS AUX 135 000 HABITANTS DU COTENTIN

Suite à la signature par le préfet de la mise à jour des plans particuliers d’intervention autour des centrales nucléaires, de l’iode va être distribué à 135 000 Cotentinais.

En 2016, le gouvernement avait pris la décision d’étendre le rayon des plans particuliers d’intervention (PPI) autour des centrales nucléaires de 10 à 20 kilomètres. Il s’agissait, à la suite de l’accident nucléaire de Fukushima en 2011, de réviser le dispositif de protection des personnes.

Selon la préfecture de la Manche, « l’extension de ce rayon permet d’améliorer la réactivité des pouvoirs publics et de mieux sensibiliser et préparer la population à réagir en cas d’alerte nucléaire ». (NDLR : 5 ans pour décider + 3 ans pour appliquer, bravo la réactivité de nos gouvernants !!)

Le 29 janvier dernier, le préfet a signé la mise à jour du PPI de la centrale EDF de Flamanville.

Lire aussi : Centrale nucléaire de Flamanville : 3 sous-traitants légèrement contaminés

135 000 personnes concernées 

Elle implique une nouvelle campagne de distribution de comprimés d’iode. L’iode permet, en cas de rejet radioactif accidentel dans l’atmosphère, de protéger la thyroïde. La distribution se fait de manière préventive : les comprimés ne doivent être ingérés que sur instruction du préfet.

Les 17 000 riverains de l’ancien rayon du PPI de Flamanville (de 0 à 10 kilomètres) ont déjà été dotés de comprimés d’iode lors de la campagne de 2016. Ces comprimés ont une validité de sept ans.

Il faut maintenant en distribuer dans un rayon allant jusqu’à 20 kilomètres, soit 118 000 personnes en allant de Cherbourg-en-Cotentin au nord, Sottevast à l’est et Barneville-Carteret au sud…

Lire aussi : Le nucléaire en Normandie : satisfaisant, mais peut mieux faire

À retirer en pharmacie 

« Dans le courant du mois de juin, les foyers concernés recevront un courrier les informant de l’extension du rayon du PPI », explique la préfecture. « Puis en septembre, un nouveau courrier leur sera adressé pour la nouvelle campagne de distribution de comprimés d’iode. » Ces comprimés seront à retirer gratuitement en pharmacie.

Dans le même temps, une campagne d’information sera organisée par les pouvoirs publics et EDF. Elle vise à expliquer les risques associés à la présence d’une centrale nucléaire, la prévention de ces risques et la conduite à tenir en cas d’alerte nucléaire.

Lire aussi : Nucléaire : la visite décennale va se prolonger à Flamanville

Pour en savoir plus, un numéro vert (0 800 96 00 20) et un site internet (www.distribution-iode.com) sont à la disposition du grand public depuis le 3 juin.

Publié le 18 Juin 19 à 16h38

https://actu.fr/normandie/flamanville_50184/nucleaire-flamanville-comprimes-diode-distribues-135-000-cotentinais_25061543.html

Juin 18

BAR-LE-DUC: UN DÉBAT SUR LES ALTERNATIVES AU STOCKAGE GÉOLOGIQUE

Débat public du Plan national de gestion des matières et des déchets nucléaires ce jeudi 20 juin à Bar-le-Duc sur la thématique des alternatives au stockage géologique.

Lancé officiellement depuis le 17 avril à Paris, le débat public sur le Plan national de gestion des matières et des déchets nucléaires (PNGMDR) doit s’inviter dans quatre métropoles et dans les territoires les plus concernés au fil de seize rencontres-débats thématiques jusqu’à sa clôture programmée le 25 septembre.

Ce jeudi 20 juin, il fait justement une étape capitale en Meuse. Ce département ayant été choisi depuis 2006 par le Parlement pour recevoir le projet Cigéo de stockage en couche profonde des déchets nucléaires à 500 m sous Bure, sous le pilotage de l’ Andra.

Ouvert à tous, l’atelier thématique pose une question clé : « La gestion des déchets radioactifs ultimes : quelles alternatives au stockage géologique ? ». Organisé par la commission particulière du débat public, il permettra « de faire le bilan des recherches sur toutes les alternatives au stockage géologique profond, de donner au public l’opportunité de s’informer sur leurs progrès, et de discuter de leurs mérites et inconvénients. Il offrira un panorama de toutes les idées explorées en France et à l’étranger pour la gestion des déchets de moyenne activité et haute activité vie longue, une description plus précise d’une alternative au stockage géologique profond proposée en France par certains acteurs du débat et enfin un état des recherches et des progrès sur la transmutation, selon différentes techniques : réacteurs à neutrons rapides, accélérateurs, laser. » Présentation par Isabelle Harel-Dutirou et Michel Badré, respectivement présidente et membre de la commission, en la présence de représentants du ministère de la Transition écologique et solidaire, de la Direction générale de l’énergie et du climat (DGEC) et de l’Autorité de sûreté du nucléaire (ASN).

Débat public : le jeudi 20 juin à partir de 18 h 30 au Gymnase de la Côte Sainte-Catherine, situé rue d’Anjou, à Bar-le-Duc. Entrée libre.

Publié le 17/06/2019 à 05h02, mis à jour le 17/06/2019 à 08h22

https://www.estrepublicain.fr/edition-de-bar-le-duc/2019/06/17/un-debat-sur-les-alternatives-au-stockage-geologique

Juin 18

DU DROIT D’AVOIR OU PAS LA BOMBE ATOMIQUE : LE CAS DE L’IRAN

L’Occident devrait balayer devant sa porte !

Si avec l’accord de l’ONU (de 2017) qui demande aux nations du monde de ne pas se doter de l’arme nucléaire, on peut espérer un monde moins pourri, cela ne signifie pas pour autant, que l’Iran soit dans son tort lorsqu’elle parle de copier les mêmes stupidités que le monde dit développé (USA, Russie, Angleterre, France, Chine, Pakistan, Inde, Corée du Nord et Israël …) en voulant s’ériger en puissance nucléaire.

En effet, de quel droit des nations nucléaires imposeraient-elle à d’autres, l’interdiction de s’approprier aussi cette puissance destructrice ? (Je devrais écrire en fait : exterminatrice !) Le droit du plus fort comme d’habitude.

Là est une fois de plus l’hypocrisie des nations nucléaires. Et l’aveuglement de ceux qui aident au passage l’Iran à la prolifération de cet armement (La Russie).

En effet, si l’on parle de liberté et de démocratie, je ne vois pas pourquoi on empêcherait une nation de faire les mêmes bêtises que celles-là même qui ont les moyens de le faire.

Ou alors arrêtons de parler de liberté et de démocratie et imposons un diktat pour empêcher que les jeunes nations choisissent la voie des grandes nations. Ne parlons plus de démocratie à ce moment-là !

Non, la sagesse voudrait que les nations atomiques commencent à montrer l’exemple du désarmement. (Comme le recommande l’accord de l’ONU de 2017 !)

À oublier de nettoyer devant sa porte, l’Occident pourrait bien être pris aux propres pièges de sa soi-disant morale démocratique. Il serait plus juste et honnête de parler de dictatures démocratiques dans ce cas précis. (L’usage de l’arme atomique nécessite un contrôle policier très hiérarchisé et cela n’a donc rien de démocratique !)

Donc, si l’Iran (et d’autres !) désire se développer, il serait quand même plus profitable à long terme qu’ils empruntent une autre voie plus judicieuse que le chemin des dictatures démocratiques occidentales.

Disons que ce serait moins stupide et tout à leur honneur de ne pas suivre les bêtises des autres… (qui se disent développés et ne sont des nains spirituels…)

Ce pays au régime assez conservateur et répressif (surtout envers les femmes !) et son Président Iranien seraient d’ailleurs bien inspirés en copiant les bons exemples d’un authentique développement des peuples en favorisant le monde rural et son autonomie alimentaire.

Et cela n’est pas impossible à réaliser ! L’Afrique du Sud qui possédait l’arme atomique a eu le courage de renoncer dans cette voie et a démantelé son arsenal de mort.

C’est par de tels actes que l’on reconnaît les grandes nations.

On peut donc espérer de l’avenir, mais pour le moment, on conviendra là encore, qu’il est quand même désolant de constater les fortes tendances des nations émergentes, à copier les mêmes erreurs que celles qui les ont devancées.

Votre serviteur pacifiste de service, Pierre Sarramagnan-Souchier, le 18 juin 2019.

Note : Moyen-Orient. L’Iran menace de violer les termes de l’accord sur le nucléaire :

(VOIR : https://www.courrierinternational.com/article/moyen-orient-liran-menace-de-violer-les-termes-de-laccord-sur-le-nucleaire)

https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/du-droit-d-avoir-ou-pas-la-bombe-215981

Juin 18

L’AFRIQUE DU SUD MISE SUR LE RENOUVELABLE

EXTRAIT : L’Afrique du Sud qui dépend encore à 90% du charbon a décidé de privilégier désormais les énergies renouvelables et le gaz. Le pays le plus industrialisé du continent ne devrait donc plus augmenter sa production d’électricité nucléaire dans les années à venir. Un nouveau tournant s’annonce…

En attendant les résultats de l’étude qui montrera si oui ou non, l’Afrique du Sud doit pousser le nucléaire, le pays s’inscrit dans un nouveau schéma : celui des énergies renouvelables et du gaz. De quoi opter pour une électricité moins coûteuse, mais surtout moins polémique d’un point de vue environnemental. L’objectif d’un tel parti pris est clair : réduire la dépendance au charbon en passant d’un ratio de 90% actuellement, à 65% à l’avenir, et ne pas avoir non plus à augmenter la production d’origine nucléaire comme le pays le prévoyait jusqu’ici…

…240 ha de miroirs paraboliques

Les miroirs paraboliques de Kathu Solar Park s’étendent sur 240 hectares (soit 38 4000 miroirs)… La centrale est censée atteindre une puissance de 100 MW pour un coût de 750 millions d’euros. Mais face à la crise énergétique du pays, cette initiative ne suffira pas. L’Afrique du Sud prévoit donc de multiplier les projets solaires et éoliens pour prendre le relai des opérations nucléaires mises en suspens.

Par Article partenaire – Enedis, publié le 18/06/2019, à 10h49  

Photo : Crédits : DR

https://afrique.latribune.fr/entreprises/la-tribune-afrique-de-l-energie-by-enedis/2019-06-18/l-afrique-du-sud-mise-sur-le-renouvelable-820675.html

Juin 17

ESSAIS NUCLÉAIRES. LES VICTIMES SOUTENUES ET INDEMNISÉES

L’Aven (Association des vétérans des essais nucléaires) du Morbihan tenait, samedi, son assemblée générale au Dauphin, rassemblant une centaine de membres et en présence de Patrick Suberville et Jean-Louis Camuzat, respectivement président et vice-président d’Aven France.

L’association a été créée le 9 juin 2001 et compte actuellement 6 000 adhérents au niveau national et 160 au niveau départemental. Son objet consiste à faire reconnaître et défendre les droits des personnes civiles ou militaires confrontées à la maladie (23 recensées dont 19 cancers) suite à leur présence sur site lors d’un essai nucléaire français (210 réalisés en tout) sur les sites du Sahara et de Polynésie française depuis le 13 février 1960 jusqu’au 27 janvier 1996. En 2010, la loi Morin reconnaît le statut des malades ; il est désormais possible d’être indemnisé du fait d’avoir été sur les sites où avaient eu lieu les tirs et d’être atteint d’une des 23 maladies radio-induites.

L’équipe se tient à disposition des victimes pour monter les dossiers et les défendre auprès de la commission indemnisation.

Contact

Christian Coulon, président de l’association des vétérans des essais nucléaires du Morbihan, référent juridique Bretagne, tél. 07 82 34 58 02, www.aven.org

Publié le 16 juin 2019 à 16h40

https://www.letelegramme.fr/morbihan/kervignac/essais-nucleaires-les-victimes-soutenues-et-indemnisees-16-06-2019-12312683.php

Juin 17

UN CONVOI NUCLÉAIRE MARQUÉ PAR GREENPEACE TRAVERSE L’ILE-DE-FRANCE

Évreux/Paris, le 17 juin 2019

Ce matin, un camion transportant des déchets radioactifs a été tagué par des activistes de Greenpeace sur l’A13 à hauteur des Mureaux en Île-de-France. Parti le matin même du Cotentin, le semi-remorque s’apprête à contourner Paris par la Francilienne pour rejoindre le centre de stockage de Soulaines dans l’Aube.

Quelques jours auparavant, les activistes avaient « relooké » un train contenant de l’uranium de retraitement en gare de Vierzon pour dénoncer les convois radioactifs qui sillonnent la France à l’insu de la population.

Un convoi nucléaire marqué par Greenpeace circule sur l’A13 en Île-de-France

« Ce camion radioactif est une nouvelle illustration du va-et-vient incessant de convois nucléaires sur nos routes ou nos voies ferrées. En cause, notre modèle de production électrique qui repose à 75 % sur le nucléaire, une énergie polluante à l’empreinte lourde puisqu’il faut compter trois siècles au minimum pour que ces déchets redeviennent inoffensifs (et plusieurs millions d’années pour les plus radioactifs d’entre eux) », explique Yannick Rousselet, chargé de campagne sur les questions nucléaires pour Greenpeace France.

19 000 convois radioactifs par an, directement imputables à l’industrie électronucléaire, sont recensés par l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN). Un certain nombre d’entre eux sont liés au retraitement des déchets par Orano à la Hague : transport de combustibles usés, d’uranium de retraitement, de plutonium ou de matériaux divers contaminés au cours des opérations de retraitement.

« Par ces deux actions, nous disons clairement que les transports liés au retraitement sont inutiles et que nous pourrions très bien nous en passer ! En multipliant les types de déchets et les transports de substances radioactives, le retraitement multiplie aussi les risques. Il est prouvé que l’industrie ne recycle pas ses déchets [1]. La France doit mettre un terme à cette politique absurde et dangereuse », poursuit-il.

Alors qu’un débat public sur la gestion des matières et déchets nucléaires se tient en ce moment, Greenpeace France dénonce la fuite en avant de la filière nucléaire et appelle à un sursaut des pouvoirs publics.

« La France est envahie par les déchets du nucléaire qui s’entassent partout. Personne n’est épargné : ni en zone urbaine, ni en territoire rural où l’industrie planque ses déchets et matières radioactives comme elle entend le faire à Bure avec le projet Cigéo dont nous dénonçons le danger pour les générations futures », conclut-il.

Photos et vidéos disponibles ici : https://media.greenpeace.fr/811
Photos et vidéos de la précédente action : https://media.greenpeace.fr/?p=781

Les demandes de Greenpeace France :

  • Renoncer au projet d’enfouissement profond Cigéo et privilégier d’autres options, comme le stockage à sec en sub-surface.
  • Mettre un terme au retraitement du combustible usé, qui multiplie les risques.
  • Mettre fin aux transports nucléaires inutiles (notamment ceux liés au retraitement) et interdire les passages en zone de concentration urbaine.
  • Comptabiliser les « matières radioactives » non réutilisées dans la liste des déchets nucléaires d’EDF.
  • En priorité : cesser de produire des déchets nucléaires en planifiant une sortie du nucléaire qui s’appuiera sur les économies d’énergie, l’efficacité énergétique et le développement d’énergies renouvelables, selon des scénarios compatibles avec la lutte contre le changement climatique.

[1] Selon un rapport de l’HCTISN, moins de 1 % des combustibles usés est réutilisé.

Contact presse :

Guillaumine Lickel, chargée de communication à Greenpeace France : tél : 06 73 89 48 90

Publié le 17 juin 2019

https://www.greenpeace.fr/espace-presse/action-un-convoi-nucleaire-marque-par-greenpeace-traverse-lile-de-france/

Juin 17

L’IRAN VA DÉPASSER SON PLAFOND D’URANIUM FAIBLEMENT ENRICHI

Téhéran avait fait savoir en mai qu’il allait réduire ses engagements sur le nucléaire, en signe de protestation contre la décision des États-Unis de se retirer de l’accord de 2015 et de rétablir des sanctions contre la République islamique.

La tension entre l’Iran et Washington ne faiblit pas. Conformément aux menaces du président iranien, Hassan Rohani, l’Iran s’est engagé à réduire les engagements pris sur le contrôle de son programme nucléaire si les pays signataires de l’accord conclu à Vienne, en juillet 2015, n’apportent pas des «signaux positifs» à son application.

Lire aussi L’Iran lance un compte à rebours en vue de son retrait de l’accord sur le nucléaire (Article réservé à nos abonnés.)

Le porte-parole de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique a annoncé que les réserves d’uranium enrichi de l’Iran dépasseraient la limite fixée aux termes de l’accord international sur le nucléaire iranien de 2015 à partir du 27 juin. « Aujourd’hui, le compte à rebours pour passer au-dessus de 300 kilogrammes pour les réserves d’uranium enrichi a commencé et dans dix jours, c’est-à-dire le 27 juin, nous dépasserons cette limite », a déclaré, lundi 17 juin, Behrouz Kamalvandi lors d’une conférence de presse diffusée en direct par la télévision d’État iranienne.

L’Iran avait annoncé le 8 mai qu’il avait décidé de ne plus respecter deux engagements qu’il a pris aux termes de l’accord international conclu à de Vienne en 2015 à propos de son programme nucléaire : ceux limitant ses réserves d’uranium enrichi (UF6) à 300 kg et ses réserves d’eau lourde à 130 tonnes. Cette décision survient dans une période de vives tensions avec les États-Unis qui ont fait de l’Iran leur bête noire au Moyen-Orient.

Lire aussi L’uranium enrichi à 20 % au centre des discussions avec l’Iran

Retrait de Washington de l’accord de 2015

Le 8 mai, l’Iran avait également lancé un ultimatum de soixante jours aux États signataires de l’accord pour l’aider à contourner les sanctions américaines rétablies par Washington après la décision prise par les États-Unis, en mai 2018, de ne plus respecter ce pacte.

Le plan d’action conjoint (JCPoA), signé par l’Iran et par les pays membres du groupe P5 + 1 (Chine, Russie, USA, France, Grande-Bretagne et Allemagne) le 14 juillet 2015 à Vienne, prévoit un contrôle du programme nucléaire iranien en échange d’une levée progressive des sanctions économiques.

Il a permis de mettre fin à des années d’isolement de l’Iran en levant une partie des sanctions économiques internationales contre ce pays. En échange, Téhéran a accepté de limiter drastiquement son programme nucléaire afin de garantir que le pays ne cherche pas à se doter de l’arme atomique.

Mais Donald Trump, qui estime que cet accord est l’un des plus mauvais approuvés par les États-Unis, l’a dénoncé en mai 2018 et a remis en vigueur des sanctions économiques contre l’Iran.

Le Monde avec AFP et Reuters,publié le 17 juin 2019 à 11h35, mis à jour à 12h19

https://www.lemonde.fr/international/article/2019/06/17/l-iran-va-depasser-son-plafond-d-uranium-faiblement-enrichi_5477324_3210.html

Juin 17

LE NOMBRE D’ARMES NUCLÉAIRES DANS LE MONDE EN BAISSE, SELON UN RAPPORT DU SIPRI

Malgré cette diminution en 2019, les auteurs du rapport regrettent que les pays détenant l’arme atomique lui donnent une « importance accrue » et modernisent leur arsenal.

Le nombre total d’ogives nucléaires dans le monde a encore baissé durant l’année écoulée, selon le dernier rapport de l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri) publié lundi 17 juin. Au début de 2019, les États-Unis, la Russie, la Grande-Bretagne, la France, la Chine, l’Inde, le Pakistan, Israël et la Corée du Nord détenaient environ 13 865 armes nucléaires, soit quelque 600 de moins qu’au début de 2018, selon les estimations du rapport.

Le nombre d’armes atomiques a radicalement baissé depuis le pic du milieu des années 1980, lorsqu’il atteignait presque 70 000.

La baisse de ces dernières années vient essentiellement des États-Unis et de la Russie, dont les arsenaux représentent toujours plus de 90 % des armes nucléaires mondiales. Les deux pays remplissent ainsi leurs obligations découlant du traité New Start qu’ils ont signé en 2010, qui prévoit un nombre limité d’ogives fonctionnelles et le désamorçage des vieilles ogives datant de la guerre froide.

Mais ce traité expire en 2021 et il n’y a « aucune discussion sérieuse en cours pour le prolonger », dans une période de fortes tensions entre les deux plus grandes puissances nucléaires, rapporte auprès de l’Agence France-Presse (AFP) Shannon Kile, directeur du programme de contrôle des armes nucléaires au Sipri et coauteur du rapport. L’année prochaine, le traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP), considéré comme la pierre angulaire de l’ordre nucléaire mondial, aura 50 ans.

Des inquiétudes concernant la modernisation de l’arsenal

Kile note plusieurs tendances inquiétantes, comme l’accumulation d’armes nucléaires des deux côtés de la frontière indo-pakistanaise, qui renforce le danger qu’un conflit conventionnel dégénère en échange nucléaire.

Il existe également une tendance plus générale à donner « une importance accrue » aux armes nucléaires, avec un changement de doctrine stratégique, notamment aux États-Unis, qui donnent un rôle plus important à ces armements dans les opérations militaires et les discussions sur la sécurité nationale, selon M. Kile.

Les puissances nucléaires sont en train de moderniser leur arsenal et la Chine, l’Inde et le Pakistan en augmentent également la taille. « Le monde connaît moins d’armes [nucléaires], mais plus neuves », résume Shannon Kile. « Je pense que la tendance s’éloigne de là où nous en étions il y a cinq ans, lorsque les armes nucléaires étaient marginalisées à travers le monde. »

Pour retrouver cet article et voir la vidéo Faut-il interdire les armes nucléaires ? (4mn31s), cliquer sur :

https://www.lemonde.fr/international/article/2019/06/17/le-nombre-d-armes-nucleaires-dans-le-monde-en-baisse-selon-un-rapport-du-sipri_5477105_3210.html

Juin 16

UN NOUVEAU COLLECTIF ÉCOLOGISTE SAVOYARD, « FAISONS BARRAGE », VIENT DE SE CRÉER

Un nouveau collectif écologiste savoyard, « Faisons barrage », vient de se créer à l’initiative de citoyens d’Albertville et d’Ugine préoccupés par les projets de privatisation des barrages français appartenant à EDF par le gouvernement Macron.

La privatisation de l’énergie des barrages – de Savoie mais aussi d’ailleurs ! – est:

  • une véritable menace pour la sécurité des habitants en aval,
  • une aberration économique pour le service public, il s’agit encore une fois de « privatiser les profits et nationaliser les pertes ».

Ce sont les concessions d’exploitation d’un bien public (payé par la collectivité et largement amorti) qui sont offertes aux groupes financiers privés avec tous les risques de perte de maîtrise publique sur tous les domaines liés à cette ressource : production, stockage, irrigation, environnement, etc…

L’eau sous toutes ses formes doit rester un bien commun, les barrages font partie du patrimoine local. On peut craindre aussi que la gestion privée de cette « houille blanche » comme on la nommait autrefois, ne crée des difficultés très en aval pour le refroidissement des centrales nucléaires de la vallée du Rhône.

C’est donc une première manifestation contre cette trahison qui se déroulera le 22 juin près du barrage de Roselend en Savoie à partir de 11h.

Publié le 16 juin 2019

https://www.nice-provence.info/2019/06/16/bonne-semaine-mauvaise-foi-16-juin-2019/

Message:

Pour celles et ceux qui veulent se rendre au barrage de Roselend samedi 22 juin (contre la privatisation des barrages), ATTAC Savoie organise un covoiturage au départ de Chambéry.
Rendez-vous au parc des Expositions de Chambéry pour un départ à 9h00.
Merci de vous signaler pour comptabiliser les participant⋅e⋅s et prévoir le nombre de véhicules à mobiliser.
Laisser un numéro de téléphone au cas où.

On peut déjà compter sur 2 véhicules (Gilles et J-François – 8/10 places).

Contact: jf.falconnier@wanadoo.fr

Juin 15

CES ARMES DU FUTUR QUI ÉQUIPERONT LE FLEURON DES PLUS PUISSANTES ARMÉES DU MONDE

Missile de croisière hypersonique, sous-marin nucléaire, véhicule blindé multi-rôles, armes laser… Certains pays développent des armes de rupture stratégique qui leur conféreront un jour une avancée technologique et militaire sans précédent. Tour d’horizon avec Sputnik de ces armes dont les militaires attendent la mise en service.

Les États-Unis, la Russie et la France forment le top-3 des plus gros pays exportateurs d’armes au monde. À eux trois, ils représentent les trois quarts du volume total des exportations d’armement. En parallèle, ils continuent de développer des armes sophistiquées, qui leur conféreront un jour une avancée technologique et militaire sans précédent. Sans oublier l’Inde, l’un des deux plus gros importateurs mondiaux, qui travaille aussi sur ces armes du futur.

RUSSIE

Zircon

Le missile russe Zircon huit fois hypersonique, © Sputnik . Ildus Gilyazutdinov

En février 2019, Vladimir Poutine a annoncé dans son adresse à l’Assemblée fédérale que le nouveau missile de croisière hypersonique Zircon devrait équiper les sous-marins et les navires de surface. Selon le Président, le missile se déplacera à la vitesse de Mach 9 et sa portée sera supérieure à un millier de kilomètres.

Comme l’avait précisé à Sputnik un amiral russe à la retraite, les missiles hypersoniques Zircon tirés depuis des navires se trouvant à une distance de 500 km des côtes, sont capables de porter en cinq minutes une frappe garantie sur des cibles se trouvant sur le littoral.

Sarmat

Le système de missiles Sarmat possède une puissance de frappe meurtrière et peut contourner les moyens de défense antimissile les plus sophistiqués, notamment grâce à «l’attaque orbitale» [autrement dit quand le missile met la charge en orbite pour ensuite plonger avant d’avoir effectué un tour complet de la Terre, et de ce fait peut tirer en passant par le pôle sud pour contourner les défenses ennemies, ndlr].

Le développement du projet Sarmat a débuté en 2011. Le missile doit être mis en service dans l’armée en 2020. Il remplacera le redoutable Voevoda, surnommé Satan en Occident (classification Otan — SS-18 Mod. 1.2.3. Satan).

Monolith

Un missile air-sol guidé de nouvelle génération qui appartiendra à la classe des armes de haute précision, conçu pour avions de combat et hélicoptères.

Sans donner plus de détails, le PDG adjoint de la société d’armement Techmash a révélé à Sputnik que Monolith serait mis au point dans deux ou trois ans.

Kniaz Vladimir

CNBC dévoile les projets de la Russie sur ses sous-marins dotés de missiles hypersoniques (© Photo. Chantiers navals Sevmach)

Le sous-marin nucléaire du projet modernisé 955 Boreï A, Kniaz Vladimir sera opérationnel d’ici 2020, a annoncé le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou.

Les sous-marins de cette classe sont capables de porter 20 missiles Boulava, dont chacun est équipé de dix ogives nucléaires hypersoniques.

FRANCE

Serval

Serval est un véhicule blindé multirôle léger destiné à équiper l’armée de Terre. Cet engin de 17 tonnes peut embarquer huit hommes en plus des deux assis à l’avant.

Comme le précise le ministère, «le nom de ce petit félin du désert s’inscrit dans la lignée des appellations des véhicules du programme Scorpion (Griffon et Jaguar). Il fait également référence à l’opération française déclenchée au Mali en janvier 2013».

Serval est destiné à équiper des unités agissant dans les zones de contact et en particulier la QRF (la force de réaction rapide) de l’échelon national d’urgence, indique Ouest-France. Le projet de la Loi de programmation militaire (2019-2025) prévoit de doter l’armée de Terre d’un parc de plus de 978 Serval à l’horizon 2030, dont 489 seront livrés d’ici 2025. Un premier régiment devrait être équipé fin 2022

Arme laser antisatellites

L’Onera, le laboratoire public de recherche aérospatiale, a indiqué le 7 juin travailler sur de futures armes laser antisatellites, destinées à rendre inopérants des satellites d’observation situés entre 400 et 700km d’altitude, rapporte le magazine Challenges, se référant au ministère des Armées.

Selon Franck Lefèvre, directeur de l’activité défense de cet établissement rattaché au ministère des Armées, «l’effet recherché n’est pas de détruire l’objet, mais de l’empêcher d’effectuer sa mission. En concentrant l’énergie sur la cible, on pourrait endommager les panneaux solaires d’un satellite ennemi, ou pénétrer par ses fenêtres optiques et l’éblouir».

ÉTATS-UNIS

Canon électromagnétique

La Marine américaine s’apprête à tester un canon électromagnétique en mer

Depuis 2005, l’armée américaine travaille sur un canon électromagnétique qui consiste à faire circuler un courant électrique intense couplé à un champ magnétique entre deux rails parallèles conducteurs d’électricité.

Déjà testée sur terre, cette arme de haute technologie le sera bientôt en mer avec le concours de la marine américaine, indique le portail Space.com. Lors des essais, un projectile avait atteint la vitesse de 2 km/s, soit six fois la vitesse du son.

High Energy Laser

Un laser de l’US Air Force a abattu des missiles pendant un essai (© AP Photo / US Navy, John F. Williams)

Le département américain de la Défense a l’intention de développer une arme laser (High Energy Laser) qui serait montée sur le véhicule de combat d’infanterie Stryker, selon un document publié sur le site des marchés publics du gouvernement des États-Unis. La commande provient de la direction de la défense spatiale et antimissile auprès de l’United States Strategic Command (STRATCOM).

En avril dernier, l’armée de l’air américaine a révélé, citée par le portail The Drive, avoir testé le prototype d’un système laser destiné à protéger dans un futur proche les avions de combat et autres aéronefs, précisant que plusieurs missiles tirés dans le cadre de ces essais avaient été abattus.

INDE

Nirbhay

Nirbhay est un missile de croisière subsonique qui se positionne comme une solution universelle pour les trois «dimensions» (la mer, le sol, les airs) et conçu pour compléter la puissance du missile supersonique Brahmos, que l’Inde avait développé conjointement avec la Russie. Le missile peut se déplacer à une vitesse d’environ 0,7 Mach, à des altitudes basses de seulement 100 mètres.

 

À la mi-février, Nirbhay a été testé avec succès, comme l’ont annoncé des médias locaux se référant à l’Organisation indienne de recherche et développement sur la Défense (DRDO). Il s’agissait du sixième essai de cette nouvelle arme, les trois s’étant soldés par un échec.

Par Irina Tarassova, publié le 14 juin 2019 à 16h47, mis à jour à 20h40

https://fr.sputniknews.com/defense/201906141041433229-ces-armes-du-futur-qui-equiperont-le-fleuron-des-plus-puissantes-armees-du-monde/

(NDLR : les adorateurs du « progrès technique » seront sans doute ravis, ceux de la vie beaucoup moins !)

Juin 15

2023, L’ANNÉE DES PROMESSES

EXTRAITS : Les promesses, c’est bien connu, rendent les enfants joyeux… mais qu’en est-il des électeurs qui, jour après jour, voient les promesses faites en 2017 s’éloigner ?

En effet, les nombreuses promesses faites par le chef de l’état sont majoritairement repoussées à plus tard… généralement à 2023… Alors que le mandat présidentiel sera terminé le 13 mai 2022.

Est-ce de la prétention de la part de Macron ? Serait-il sûr à ce point d’être réélu pour promettre ainsi des mesures qu’il n’a pas réalisées lors de son premier mandat ?…

… Allons faire maintenant un tour du côté du nucléaire, et découvrons le report des fermetures des centrales nucléaires.

La centrale de Fessenheim a vu ainsi sa fermeture reportée pour l’instant à 2020… (lien) puis à plus tard, lorsque l’EPR de Flamanville sera opérationnel… ce qui pourrait faire sourire lorsque l’on connait les retards faramineux que cette centrale connait année après année.

Son démarrage prévu pour 2012 est maintenant repoussé pour l’instant à 2022… voire plus tard ou pas du tout. lien.

En effet, Yannick Rousselet, de Greenpeace, réclamait récemment l’arrêt définitif du chantier de l’EPR. lien

Quant au programme nucléaire français, dont la réduction était annoncée à 50%, au lieu de 72% actuel, la promesse est là aussi reportée à 2035… lien

En tout état de cause, c’est le contraire qui s’annonce, car en relançant la voiture électrique, fatalement nucléaire, c’est vers un accroissement conséquent de la production d’électricité d’origine nucléaire que l’on s’achemine, ce qui est confirmé par les achats récents de terrains, à proximité des centrales nucléaires actuelles avec le but probable d’y installer de nouveaux EPR

Il serait possible d’allonger la liste des promesses reportées, ou du moins pas encore tenues, mais n’est-il pas préférable de signaler qu’un internaute taquin en a dénombré pas moins de 289  ? lien

Cet internaute avisé propose une lecture très pointue sur le sujet, puisque l’on peut sélectionner les thèmes, et comparer celles qui ont été partiellement tenues, en cours, en doute…ou tout simplement non tenues. lien

Il y a par contre une promesse qui a été tenue, et appliquée sans perdre une seconde, celle de la suppression de l’impôt sur la fortune, et qui n’a jamais été rétabli malgré la pression d’une majorité de la population. lien

Comme dit mon vieil ami africain : « le poisson a confiance en l’eau, et c’est dans l’eau qu’il est cuisiné  ».

L’image illustrant l’article vient de fdgpierrebe

Merci aux internautes pour leur aide précieuse

Par olivier cabanel (son site) , vendredi 14 juin 2019

https://www.youtube.com/watch?v=faT5VwPknPo&t=2242s

Extrait d’un message d’un internaute : … en ce qui concerne le nucléaire, est parue sur Youtube une vidéo parfaite dans sa description du nucléaire en France ; elle avait paru sur la 5 il y a un an, mais il faudrait la divulguer à tous, surtout à ceux qui, par une force d’inertie peu croyable, pensent encore que la voiture électrique c’est le top !…

Pour accéder à cette vidéo que je vous recommande, (1h 6mn 32s), cliquer sur : https://www.youtube.com/watch?v=faT5VwPknPo&t=2242s

Juin 15

DES DÉCHETS NUCLÉAIRES DANS LA TERRE DES FRANÇAIS

Alors que se tient actuellement un grand débat national sur l’avenir de nos déchets nucléaires, un article du Monde nous apprend que 200 millions de mètres cubes de résidus radioactifs contaminent le sol français. Bien loin des 1,6 million de mètres cubes pris en charge par les autorités.

Après le grand débat national, les Français sont à nouveau appelés à se mobiliser et à donner leur avis dans le cadre du Plan national de gestion des matières et déchets radioactifs…ou PNGMDR pour les intimes.

Car, comme l’explique le journaliste au Monde, Pierre Le Hir, « dans un pays aussi nucléarisé que la France, qui compte 58 réacteurs en activité, des usines de fabrication et de retraitement du combustible, l’ensemble de la population est en prise, plus ou moins directe, avec les déchets radioactifs ». 

Des résidus bien souvent invisibles, cachés dans les méandres d’une installation scientifique, ou emmenés au loin par les files anonymes de trains banalisés. Une carte publiée par l’association Greenpeace a d’ailleurs fait grand bruit en recensant les soixante-dix principaux sites de stockage des déchets nucléaires

Une carte qui entend faire la transparence sur l’omniprésence des déchets atomiques, disséminés autour de nous comme autant de traces indélébiles d’une industrie que l’on voulait croire propre. C’est ainsi une kyrielle de points jaunes, de lignes orangées qui macule notre bel hexagone. Greenpeace retrace ainsi les lieux d’activités, mais aussi les lieux de passage, les gares, les routes, on l’on fait transiter ces montagnes de déchets.

L’objectif de l’association est ainsi de rappeler, qu’au-delà du million six de mètres cubes répertorié par les autorités, il existe une quantité phénoménale de matériaux radioactifs, parsemant notre territoire, sans être officiellement classifiées, cartographiées, identifiées pour le plus grand nombre.

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À ÉCOUTER AUSSI (5 min), Les Nouvelles de l’écoLes déchets millénaires du nucléaire

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Certains parlent ainsi d’un stock réel d’environ 200 millions de mètre cubes de résidus radioactifs en France. Ce sont les chiffres donnés par la Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité, une association qui a mené plusieurs campagnes sur le terrain afin de mesurer la présence de matériaux actifs.

Parmi ces déchets « oubliés » figurent ainsi les rebuts des activités minière, ces millions de tonnes de roches excavées pour atteindre l’uranium. Il faut en effet se rappeler qu’entre 1947 et 2001, 250 gisements d’uranium ont été exploités sur le territoire français. Or ces roches contenant des métaux lourds radioactifs ont été, bien souvent, réutilisées, « pour remblayer les chemins, aménager des terrains de sport, ou servir de soubassements à nos habitations ». 

Le journaliste du Monde nous parle ainsi de la petite ville de Gueugnon en Saône et Loire, dont le stade a été construit à proximité immédiate d’un de ces sites d’enfouissement. 20 000 tonnes de déchets radioactifs déversés par une ancienne usine de traitement d’uranium, exploitée jusqu’au début des années 1980. Il a fallu attendre 2009 pour que le terrain vague soit interdit au public, gardé par une vague barrière aisément franchissable. Ce n’est qu’au début de l’année 2019 qu’un grillage a été installé et que le site a été classé. 

Comme le rappelle Le Monde, récupérer ces quelques 200 millions de mètres cubes, les conditionner et les transférer vers des centres de stockage serait un chantier colossal au coût faramineux. En attendant, c’est donc la quasi-totalité de l’hexagone qui est contaminée. C’est un poison qui s’écoule lentement, une tumeur imprégnée au grain-même du bitume : des concrétions de roche envahies par l’atome.

Et si ces résidus ont, en réalité, une faible radioactivité, ils pourraient néanmoins représenter un risque pour l’environnement et la santé. Un risque étalé sur une très longue durée, puisque certains matériaux contiennent des isotopes de thorium 230, un élément radioactif qui ne disparaîtra que dans 750 000 ans. Difficile de dire ce qu’il restera alors de nos clôtures, nos barrières et nos interdictions. 

Par Arjuna Andrade, publié le 16 juin 2019

Vous pouvez écouter l’émission en podcast (6 minutes) en cliquant sur:

https://www.franceculture.fr/emissions/les-nouvelles-de-leco/les-nouvelles-de-leco-du-jeudi-13-juin-2019

Juin 15

AIN : LA CÔTIÈRE DÉSORMAIS ÉVACUÉE EN CAS D’ACCIDENT NUCLÉAIRE

Peut-être avez-vous aperçu, entre Beynost et Béligneux, des panneaux «Zone à évacuer en cas d’accident nucléaire majeur». On vous explique de quoi il s’agit.

Il est 10h45 ce samedi 15 juin lorsque les militants de «Sortir du nucléaire Bugey» ont terminé d’installer leurs panneaux dans toutes les communes, de Beynost à Béligneux.

En tout, une vingtaine de communes étaient concernées par l’action non violente de ces quelques militants.

L’objectif : alerter les habitants de la Côtière sur l’extension du PPI, plan particulier d’intervention. En effet, désormais, en cas d’accident à la centrale du Bugey, c’est un périmètre de 20 km autour de l’installation qui devra être évacué.

Plus d’informations dans nos éditions payantes du dimanche 16 juin.

Publié le 15/06/2019 à 15h16

https://www.leprogres.fr/ain-01/2019/06/15/la-cotiere-desormais-evacuee-en-cas-d-accident-nucleaire

NOTE : Aussitôt installés les panneaux ont dû être retirés. La gendarmerie a demandé aux militants de cesser leur action / Photo M.D.

NDLR : s’il n’est plus possible en France, de manifester pacifiquement, il ne faut pas s’étonner que certaines manifestations, pacifiques à l’origine, aient parfois tendance à dégénérer (je ne parle pas des black blocks casseurs et assimilés).

Juin 15

LOI ÉNERGIE CLIMAT : LE RÉSEAU “SORTIR DU NUCLÉAIRE“ APPELLE LES PARLEMENTAIRES À LA RESPONSABILITÉ

Jeudi 13 juin 2019, alors que les discussions sur la « loi énergie climat » commencent mardi en Commission des Affaires Économiques de l’Assemblée Nationale, le Réseau “Sortir du nucléaire“ interpelle les députés dans un courrier pour les avertir des risques qu’entraînerait le vote de ce texte en l’état.

L’article 1 de cette loi propose en effet, pour régulariser une Programmation Pluriannuelle de l’Énergie actuellement illégale, de repousser à 2035 – au lieu de 2025 – l’échéance prévue pour atteindre la réduction à 50% de la part du nucléaire dans la production d’électricité. Seuls 14 réacteurs seraient arrêtés d’ici 2035, la plupart étant censés fonctionner jusqu’à leur 5ème visite décennale (soit 50 ans de fonctionnement… ou plus). Quant aux autres, ils seraient maintenus en fonctionnement au-delà de 50, voire 60 ans.

Cette extension du fonctionnement des réacteurs irait évidemment de pair avec la poursuite des rejets habituels d’effluents radioactifs et l’accumulation de déchets radioactifs ingérables.

Contrairement aux idées reçues, cette situation n’est justifiée ni par la sécurité d’approvisionnement, ni par la lutte contre le changement climatique. Les scénarios sur lesquels se base le gouvernement tablent sur des objectifs démesurés d’exportation d’électricité. En y renonçant et en mettant l’accent sur les économies d’énergie, il serait possible de commencer à fermer dès maintenant un grand nombre de réacteurs tout en respectant nos objectifs climatiques.

Revenir sur l’objectif figurant dans la loi – déjà insuffisant au regard de l’état du parc –, sans même chercher à l’atteindre, ne constitue en aucun cas une attitude pragmatique. Au contraire, ce procédé revient à valider l’inaction. Surtout, la trajectoire qui se dessine fait fi des risques pour la sûreté.

Le Réseau “Sortir du nucléaire“ rappelle que certains équipements cruciaux, qui ne sont ni remplaçables ni réparables, ont été conçus pour 40 ans d’utilisation. Les pousser au-delà revient à rogner les marges de sûreté. En outre, les risques existants sont accrus par la présence de nombreux défauts sur des pièces métalliques, certains connus dès l’origine et d’autres découverts récemment. Pas moins de 2982 anomalies ont ainsi été recensées sur des pièces produites à l’usine Creusot Forges équipant le parc nucléaire français. Ignorer délibérément ces faits, c’est accepter de faire passer les profits à court terme d’EDF SA avant la protection des citoyens.

Ce courrier est également destiné à attirer l’attention des parlementaires sur le contexte global dans lequel vont se dérouler les quatrièmes visites décennales des réacteurs. L’ASN elle-même doute de la capacité d’EDF à mener de gros travaux et de nombreux travailleurs du nucléaire s’alarment déjà des conditions dans lesquelles ceux-ci pourraient se dérouler. En outre, le calendrier prévu pour ces « réexamens de sûreté » dessine d’ores et déjà une prolongation de fait des réacteurs bien au-delà de leurs 40 ans effectifs [1]. Enfin, comme le montrent des exemples récents [2]
, le risque est grand de voir EDF SA pratiquer le fait accompli et obtenir la poursuite du fonctionnement de ses réacteurs en échange de la promesse de travaux qui seraient ensuite sans cesse ajournés.

Le Réseau “Sortir du nucléaire“, qui a déjà interpellé le gouvernement par une pétition signée par plus de 26 000 personnes, appelle donc les parlementaires à la responsabilité. Plutôt que de voter cette prolongation du risque nucléaire, ils doivent au contraire faire leur possible pour inscrire dans la loi des mesures permettant de protéger les populations. La meilleure des protections reste une sortie en urgence du nucléaire !

Télécharger le courrier adressé aux parlementaires en cliquant sur : https://www.sortirdunucleaire.org/IMG/pdf/lettre_aux_de_pute_.es-loi_energie.pdf

COMMUNIQUÉ DE PRESSE du 14 juin 2019

Juin 15

LE GRAND ÉCART SUR LE CLIMAT DE LA FRANCE SE CONFIRME

Les grandes ambitions sur le long terme et à Bruxelles contrastent avec les renoncements du gouvernement français, concrétisés dans la loi climat énergie actuellement en discussion.

C’est la première et sans doute la seule loi énergie et climat qui sera adoptée sous le quinquennat de Macron. Le projet de loi énergie et climat, examiné cette semaine par la commission des Affaires économiques de l’Assemblée nationale, frappe moins par son ambition que par ses renoncements successifs.

« On a un double discours permanent de la part de la France. D’un côté elle pousse pour des objectifs plus ambitieux à Bruxelles sur le long terme. Mais à plus court terme, il y a un problème de mise en œuvre : la France a l’habitude de se fixer des objectifs et de ne pas les tenir », constate Anne Bringault, responsable transition énergétique du Réseau Action Climat.

C’est le cas de l’objectif d’énergies renouvelables, qui sont censées représenter 23 % de la consommation d’énergie française en 2020, dans 6 mois. Or pour l’instant, elles n’en représentent que 16,3 %. De même, le budget carbone annuel fixé par la programmation pluriannuelle de l’énergie a été allègrement dépassé en 2016 et 2017.

Protéger le climat et la démocratie en Europe, double impératif pour notre génération

L’urgence climatique c’est l’affaire de notre génération et nous sommes la dernière à pouvoir agir. Face à la « vague réactionnaire » marquée par les idées climato-sceptiques, nous prônons l’impératif européen de protéger le climat et la démocratie.

Dans ce contexte, l’objectif de parvenir à la neutralité carbone en 2050, en divisant les émissions de gaz à effet de serre par au moins six, n’impressionne guère.  Car sur le fond, les messages sont brouillés : le gouvernement propose aussi dans le texte de loi de réduire de 40 % la consommation d’énergies fossiles d’ici 2030, mais ne prend pas de mesures concrètes pour y parvenir.

Pour l’heure, la formulation du paragraphe 3 de la loi, portant sur les quatre dernières centrales thermiques à charbon d’ici à 2022, est peu clair : il propose que l’autorité environnementale plafonne la production des centrales dont les émissions de CO2 dépassent 0,550 tonnes d’équivalent dioxyde de carbone par MWh. Ce qui concerne les centrales à charbon et au fioul. Des centrales qu’il ne s’agit pas de fermer donc contrairement à la promesse de campagne du président sur le charbon, mais dont la production sera progressivement limitée.

Une des idées pourrait être de mélanger charbon et biomasse sur un des sites, à Cordemais en Loire-Atlantique.

« Sachant que le repreneur de deux de ces centrales, le Tchèque Kretinski, s’est fait une spécialité de prolonger la durée de vie des centrales à charbon qu’il reprend, on peut s’interroger sur la fermeté de cet engagement », note Cécile Marchand, des Amis de la Terre.

Marche arrière sur le nucléaire

Sur la question du nucléaire, la loi fait marche arrière par rapport à la précédente adoptée sous Hollande, qui prévoyait de réduire la part du nucléaire à 50 % de la consommation d’énergie en 2025 : l’échéance est repoussée à 2035.

« Nous avons proposé un chemin crédible pour réduire la part du nucléaire à 50 % d’ici 2035, avec le développement massif des renouvelables et notamment de l’éolien en mer », a expliqué le Premier ministre Édouard Philippe lors de sa déclaration de politique générale, mercredi 12 juin devant l’Assemblée nationale.

Un calendrier qui suppose d’allonger la durée de vie des centrales, qui sont déjà en bout de course : leur âge moyen atteindra près de 50 ans en 2035, alors qu’elles sont prévues pour durer 40 ans en moyenne.

Pour le réseau « Sortir du nucléaire », cette décision consiste à « valider l’inaction ». « Nous souhaitons attirer votre attention sur les conséquences de cette trajectoire, tant en termes de démocratie et de politique énergétique et de sûreté », alerte l’ONG dans une lettre adressée aux députés français, qui souligne le danger de vétusté de ces centrales et a lancé une pétition pour éviter l’adoption de cette loi.

Autre problème de la loi climat : la question de la taxe carbone, dont le niveau a été gelé fin 2018 après les revendications des Gilets jaunes.

À plus court terme, la France ne soutient pas activement la révision à la hausse de l’engagement de l’UE dans le cadre de l’accord de Paris sur le climat, ce qui permettrait de montrer l’exemple aux autres signataires. Plus grave, malgré l’ambition de façade, les émissions de CO2 de l’UE sont reparties à la hausse depuis 2017, notamment en raison des émissions de lignite et du secteur industriel pourtant soumis à la contrainte du marché du carbone (EUTS). Les émissions de CO2 de l’industrie avaient pourtant reculé depuis 2010.

Une preuve de l’inefficacité de ce marché pour l’industrie, compte tenu de la faiblesse de ses prix.

La France toujours radine avec le climat

Pouvoirs publics, entreprises, ménages consacrent près de deux fois plus d’argent aux énergies fossiles qu’aux investissements bas carbone, souligne le dernier Panorama des financements climat, publié par l’Institut de l’économie du climat, (I4CE). Un article de notre partenaire, le Journal de l’environnement.

Par : Aline Robert | EURACTIV.fr,  13 juin 2019

https://www.euractiv.fr/section/economie/news/le-grand-ecart-sur-le-climat-de-la-france-se-confirme/

Juin 14

COMMUNIQUÉ DE L’ASSOCIATION VILLE-SUR-TERRE SUR LA POLLUTION RADIOACTIVE EN CHAMPAGNE

# 1  – À Soulaines-Dhuys (Aube, en Champagne) et dans les villages voisins, on boit de l’eau radioactive, au moins depuis 2 000 !

# 2 : En effet, l’activité alpha globale de l’eau des nappes phréatiques autour du CSA (Centre de stockage des déchets radioactifs de l’Aube) et du CIRES (Centre industriel de regroupement, d’entreposage et de stockage), ainsi que des captages du Soulainois, est supérieur au seuil d’alerte 0,1.

Et l’eau des puits qui provient de ces mêmes nappes phréatiques, est également radioactive !

Il y a donc un réel problème.

Ce graphique interactif a été réalisé à partir des publications de l’ANDRA et des analyses d’eau du robinet distribuée dans les villages. Ces analyses sont visibles sur le site du Ministère de la santé. C’est clair, on est bien au delà de la norme. On atteint même un pic de 0,33 au lieu de 0,1. C’est trois fois trop !

Sur la pire des courbes, celle du CIRES Morvilliers, chacun des points correspond à la valeur maximale mesurée par l’un des sept piézomètres autour du site. TC 009 – TC 010 – TL 003 – TL 202 – TL 301 – TL 303 – TL 306 (voir www.mesure-radioactivite.fr) – On peut les repérer sur la carte ci-dessous.

# 3 : L’eau du Soulainois serait naturellement radioactive !

Lors de la réunion du 7 juin 2019l’ANDRA a confirmé les affirmations de l’ARS à propos du captage de Sauvage-Magny : l’eau des nappes phréatiques et des captages du Soulainois serait naturellement radioactive.

Depuis quand ces nappes seraient-elles radioactives ?

Et pourquoi ne l’aurait-on jamais su ?

Il y a bien des publications sur la radioactivité naturelle en Bretagne, dans le Limousin, etc… Voir notamment ce bilan de l’IRSN.

Mais personne n’a jamais lu, ni entendu parler d’eau radioactive en Champagne.

Quand l’ANDRA est arrivée, elle a fait un état zéro en 1986. Les nappes n’étaient pas radioactives. En 2001, quand elle fait l’état zéro pour le CIRES, elle trouve 0,16. Or, 0,16 est plus grand que 0,1. L’ANDRA a alors eu le culot de prendre 0,16 comme valeur guide.

Peut-on alors parler de négligence ou de complicité de la part des organismes de surveillance et de contrôle : IRSN, ASN, AE, CNE, CODERST, ARS, Santé publique France, Préfecture…

Nous avions déjà alerté sur le choix à faire entre La Route du Champagne et la Route des déchets nucléaires.

À quand le champagne de Trannes, de Saulcy et de Colombé-la-Fosse (de la Communauté de Communes Vendeuvre-Soulaines), ainsi que le champagne de la Côte des Bar, avec la mention « délicieusement radioactif » ?

# 4: Une ligne de partage des eaux !

Et ce n’est pas tout ; lors de cette réunion, l’ANDRA a révélé qu’une ligne de partage des eaux dans la nappe phréatique empêche les éventuelles fuites radioactives et rejets du CSA et du CIRES de se déplacer vers les captages de la Haute-Marne.

Une sorte de mur infranchissable. Les radionucléides ne pourraient pas migrer dans cette direction.

À grand renfort de Loi de Darcy, et avec des schémas de ce type, l’ANDRA nous aurait presque convaincus.

Mais nous avons retrouvé le document utilisé lors de la présentation, il précisait : « La Loi de Darcy n’est strictement applicable que pour des milieux homogènes où l’écoulement de l’eau est laminaire. Elle ne peut être utilisée en particulier pour les réseaux karstiques.« 

Or, l’ANDRA sait très bien que la région concernée est bien karstique !

Et en cherchant un peu, on a découvert que cette ligne de partage peut se déplacer au cours de l’année.

Bref, rien n’empêche les radionucléides de migrer vers les captages.

Voir le dossier complet et l’historique de l’affaire.

# 5 : Appel d’offre aux hydrogéologues

Nous recherchons des hydrogéologues compétents et indépendants disposés à nous fournir documents, études et analyses qui confirment nos doutes, et qui puissent répondre à ce Questionnement complet au 190613 et évolutif que vous trouverez actualisé sur cette page.

# 6 : Appel à financement

Pour rémunérer le travail des hydrogéologues, pour payer les analyses d’eau des nappes phréatiques et du robinet, que nous allons réaliser, nous avons besoin de recharger notre trésorerie.

Merci de visiter ce formulaire. Et si cela vous « barbe » de remplir encore un formulaire, de payer via Paypal… vous pouvez adresser directement un chèque à :

Association la Qualité de Vie – 8 route de Soulaines – 10200 VILLE-SUR-TERRE

# 7 : Appel à ré-orientation des dons

Avant d’envoyer dons et subventions au Réseau Sortir du nucléaire qui, contrairement à sa traditionnelle communication, ne représente aujourd’hui qu’une trentaine de Groupes anti-nucléaire, et non pas plus de 900… Une fédération qui s’offre le luxe d’avoir une quinzaine de salariés, qui dépense énergie et argent dans des licenciements, démissions, conflits de toutes sortes, qui a décidé de boycotter le Débat public PNGMDR, au lieu d’avoir le courage d’argumenter CONTRE le nucléaire, il serait peut-être préférable que chacun d’entre vous réfléchisse à l’idée de contribuer utilement au financement de notre démonstration :

Les centres de stockage de déchets radioactifs CSA et CIRES fuient et relâchent des radionucléides qui se retrouvent dans les nappes phréatiques, puis dans les captages, puis dans l’eau du robinet !

Nous comptons sur vous.

# 8Que fait la Presse ?

En dehors de M6, de France 3 Champagne-Ardenne, de France-info, aucun média ne s’est intéressé à cette affaire, à cette catastrophe.

Si ce n’est pas une affaire d’État, comme disait ma mère, pourquoi les journaux locaux n’ont ni enquêté, ni publié. Comment les gentils journalistes de l’Est-Éclair sont-ils encadrés ?

Juin 14

CATTENOM EST-ELLE NÉFASTE POUR LA MOSELLE?

LUXEMBOURG – Le Luxembourg va faire part de ses interrogations à la France concernant les possibles effets néfastes de la centrale nucléaire.

La centrale de Cattenom demeure encore et toujours un sujet pour le moins épineux, dans les relations France-Luxembourg. Suite à un échange de lettres avec le ministre français de la Transition écologique, François De Rugy, le Grand-Duché dévoilera un avis détaillé en été sur le nucléaire français et son impact transfrontalier, indique la ministre de l’Environnement, Carole Dieschbourg, dans une réponse parlementaire.

Basé sur des expertises locales mais également sur le point de vue de spécialistes internationaux, l’avis en question se focalisera sur deux points: l’influence des rejets de la centrale nucléaire de Cattenom, sur la qualité et la température de la Moselle, ainsi que les questions de sécurité de manière générale.

Autant dire que l’annonce du gouvernement français d’envisager une prolongation d’activité de la centrale pour 30 années supplémentaires ne réjouit pas le Luxembourg: «Les « prolongations » doivent être soumises aux mêmes conditions que la construction de nouvelles centrales. Cela devra faire l’objet d’investissements importants», conclut la ministre.

(th/L’essentiel), publié le 14 juin 2019 à 13h37; actualisé le 14.06.2019 à 14h10

http://www.lessentiel.lu/fr/luxembourg/story/cattenom-est-elle-nefaste-pour-la-moselle-30568288

Juin 14

UN CONGRÈS DES ANTI-NUCLÉAIRES DANS LE LOIRET

À partir de ce vendredi après-midi 14 juin et jusqu’à dimanche, le Réseau Sortir du Nucléaire fait son Assemblée Générale à Pierrefitte-ès-Bois (Loiret). Il y sera beaucoup question des réacteurs du Centre-Val de Loire.

Ils ne seront sans doute qu’une cinquantaine de militants, mais ils représenteront l’ensemble du Réseau Sortir du Nucléaire. Ce rassemblement de près de 900 partenaires, associations, syndicats, partis politiques compte aux alentours de 60 000 adhérents ou sympathisants en France.

En Centre-Val de Loire 37 groupes sont recensés par le Réseau et notamment l’association « Sortir du Nucléaire Berry-Giennois-Puisaye« . Ce groupe est la cheville ouvrière du congrès organisé cette fin de semaine à Pierrefitte-ès-Bois (Loiret).

Cette association est connue pour ses actions à l’encontre du nucléaire civil dans les départements du Cher et du Loiret, où sont implantées les centrales de Belleville-sur-Loire et Dampierre-en-Burly.

Le Réseau débutera son rassemblement par des ateliers de travail, vendredi après-midi. Il y sera question de l’avenir du militantisme au sein de SDN (Sortir du Nucléaire) et des évolutions de la lutte contre le nucléaire.

Ce samedi matin sera consacré à l’assemblée générale du réseau, mais l’après-midi permettra de dialoguer avec le public.

La table ronde, prévue au centre CGCV de Pierrefitte-ès-Bois, aura pour thème « Nucléaire et climat« . Les citoyens intéressés pourront entendre un expert des questions énergétiques internationales et interroger les représentants du réseau SDN sur les liens entre nucléaire et changement climatique. Les questions de vieillissement du parc nucléaire régional (Dampierre, Belleville, Saint-Laurent, Chinon), le projet de piscine de stockage de combustible à Belleville-sur-Loire (Cher) ou les tentatives de rachat de terres agricoles près de Saint-Laurent-Les-Eaux (Loir-et-Cher) seront également abordées.

https://france3-regions.francetvinfo.fr/centre-val-de-loire/loiret/congres-anti-nucleaires-loiret-1684950.html

Juin 14

COMMENT L’HUMANITÉ VA-T-ELLE S’ÉTEINDRE? LES QUATRE PLUS GRANDS RISQUES

Pendant que les scientifiques de différents pays débattent des scénarios de fin du monde, aucune organisation internationale ni aucun État n’a encore réfléchi de manière systémique à la garantie de la sécurité de la civilisation en tant que telle. Cependant, l’humanité disposera toujours d’au moins une option pour survivre.

L’agence britannique Blueclaw a dressé la liste des catastrophes potentielles susceptibles de détruire la vie sur Terre en compilant les données de 50 sources différentes. De quelles catastrophes s’agit-il exactement?

Réchauffement climatique

   La psychose gagne l’Est de la RDC, en proie au virus Ebola 

@AP Photo / Abbas Dulleh

D’après le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), d’ici 2055 la température globale pourrait augmenter de 2°C par rapport à l’époque préindustrielle. Si la planète continuait de se réchauffer au même rythme qu’aujourd’hui, dans 2.136 ans la température sur terre augmenterait de 44 degrés, ce qui est considéré comme un niveau critique pour l’humanité.

Selon les experts, une telle hausse de la température conduirait à l’inondation de la majeure partie de la surface de la planète et à des tsunamis réguliers.

Maladies mortelles

La tuberculose, la malaria, la fièvre de Lassa et le virus Ebola, la peste bubonique et pneumonique, le choléra et d’autres virus font également partie de la liste des plus grandes menaces pour la civilisation. D’après les médias, en 2017 seulement, plus de 10 millions de personnes ont été contaminées par la tuberculose, et près de 2 millions en sont morts.

Les maladies mortelles menacent avant tout la partie de la planète où vit près de la moitié de la population: la Chine, l’Inde, l’Indonésie et d’autres pays de la région Asie-Pacifique, ainsi que les pays d’Afrique.

Catastrophe nucléaire

 

© Sputnik . Vitali Belooussov

Lavrov explique quelle mesure devraient prendre Moscou et Washington pour contrer la menace nucléaire

Rien n’a autant effrayé les populations pendant la seconde moitié du XXe siècle que le risque d’une guerre nucléaire entre les États-Unis et l’Union soviétique. Le risque de conflit armé nucléaire persiste à ce jour, notamment parce que de plus en plus de pays se dotent d’armes nucléaires.

À l’heure actuelle, les USA occupent la première place en matière d’essais nucléaires avec 1.030 explosions au compteur. L’URSS et la Russie en ont organisé 715, tout en sachant que Moscou dispose de la plus grande Tsar-Bomba, dont l’explosion pourrait emporter près de 18,3 millions de vies. 4.206 explosions de telles bombes suffiraient pour détruire toute la planète, écrit le média RBC.

Menace venue de l’espace

Selon la NASA, l’impact de la planète avec un grand corps céleste est peu plausible, mais l’agence spatiale américaine a découvert le plus grand astéroïde, baptisé Florence, d’un diamètre d’environ 5 km. D’après les scientifiques, si Florence percutait la terre il tuerait au moins 1,2 milliards d’habitants.

Avis de Stephen Hawking

 

CC0 / DasWortgewand

Surhumains, autres planètes à explorer: l’avenir décrit par Hawking est-il pour demain?

À travers les époques, de nombreux scientifiques se sont penchés sur les scénarios d’extinction de la civilisation, notamment le célèbre physicien britannique Stephen Hawking. Étonnamment, ses scénarios coïncident à 75% avec ceux de l’agence Blueclaw, mais divergent néanmoins sur un point: Hawking n’attendait pas une menace de l’espace mais percevait un risque dans l’intelligence artificielle (IA).

«Le développement d’une véritable IA pourrait signifier la fin de la race humaine», avait-il déclaré à la BBC en 2014. «L’IA se développerait seule et se redéfinirait de plus en plus vite. Les humains, limités par leur lente évolution biologique, ne pourraient pas rivaliser et seraient dépassés», pensait Stephen Hawking.

Avis des scientifiques russes

«Tous ces articles à sensation des médias sur les scénarios de fin du monde résultent du fait qu’aucune organisation internationale ni aucun État ne se soit encore penché sérieusement sur le problème de la modélisation des menaces pour la civilisation. Mais ces questions sont prises en charge par certains chercheurs, moi y compris», a déclaré au journal Vzgliad Alexandre Kononov, membre de l’Association des futurologues, chercheur à l’Institut d’analyse systémique affilié à l’Académie des sciences de Russie.

«Selon mon modèle de menaces, ces dernières sont innombrables. Leur nombre est si élevé que les suppositions concernant seulement quatre ou cinq types de risques, comme le font les chercheurs britanniques, paraissent cognitivement déformées. Une partie des menaces est ignorée et l’accent est porté sur une autre partie», explique le futurologue.

CC BY 4.0 / Verteidigungsministerium Russlands

«Viser l’espace»: les capacités du nouveau système S-500 Prometeï décryptées

D’après ce dernier, les risques évoqués par les experts britanniques et Stephen Hawking sont superficiels, et certains se complètent. Par exemple, l’IA est étroitement liée au risque nucléaire et à l’autodestruction de la civilisation.

«De plus en plus de solutions dans le domaine de l’utilisation de l’arme nucléaire sont laissées à la charge de systèmes informatiques et de l’IA qui y est intégrée. Et si par malheur une erreur se produisait dans ces systèmes, nous pourrions ne pas avoir le temps de reprendre le contrôle», estime le spécialiste.

«Mais le plus dangereux, pour la civilisation, est le fait que personne ne traite sérieusement le problème de sa sécurité. Il existe pourtant une approche classique, qui repose sur trois critères. Premièrement, c’est la simulation des risques; deuxièmement, la simulation de la défense; et troisièmement, la prise de décisions permettant au mieux de contrer les menaces. Rien de cela n’est fait par rapport à la civilisation. C’est ce qui frappe le plus», déplore Alexandre Kononov.

CC0 / Pixabay

Sciences et espace: vers une «coopération gagnant-gagnant» entre Paris et Moscou

«Quant aux menaces qui n’ont pas été mentionnées, il s’agit avant tout des risques géophysiques et géocosmiques – que nous ne contrôlons pas du tout. Parmi les premiers se trouvent notamment les volcans et la déstabilisation de la croûte terrestre. En cas de lancement de l’activité volcanique et d’éruptions à travers la planète, nous risquons l’extinction. Et de telles menaces sont nombreuses», poursuit l’expert.

De plus, les risques géocosmiques n’incluent pas seulement certains astéroïdes mais également beaucoup d’autres menaces. «Étudier toutes ces menaces représente un travail sans fin. Toute déstabilisation du nuage de Oort, de la ceinture du Kuiper, une explosion de supernovas, des trous noirs errants et un comportement imprévisible de la matière sombre pourraient nous anéantir en un instant», ajoute Alexandre Kononov.

«Mais la plupart de ces menaces peuvent être contrées grâce à l’expansion spatiale – la colonisation de nouveaux espaces vitaux et des programmes d’évacuation. Si nous colonisons l’espace, nous pourrons alors contrer tous les risques», conclut l’expert.

Les opinions exprimées dans ce contenu n’engagent que la responsabilité de l’auteur de l’article repris d’un média russe et traduit dans son intégralité en français.

Publié le 13.06.2019 à 19h30 (Traduction de la presse russe (juin 2019)

https://fr.sputniknews.com/presse/201906131041426101-comment-lhumanite-va-t-elle-seteindre-les-quatre-plus-grands-risques/

Juin 14

CONFÉRENCE DE PRESSE : POUR UNE LOI ÉNERGIE-CLIMAT AMBITIEUSE

Le 12 juin, nous étions présents à la conférence de presse organisée par le Réseau Climat Action qui a partagé ses propositions concernant la loi énergie-climat débattue au parlement cette semaine. En effet, depuis 2015, la France s’est fixé des plafonds d’émissions carbone à ne pas dépasser, mais ces derniers n’ont pas été respectés. La loi énergie-climat est donc l’occasion de faire le bilan des résultats obtenus et des urgences à prendre en compte. WWF et Greenpeace étaient présents, comme d’autres associations qui sont impliquées dans la lutte contre le dérèglement climatique. La loi, qui prévoit de décaler les objectifs de 10 ans et de renforcer quelques objectifs, devrait, selon eux, donner la priorité à l’action immédiate.

Pourquoi cette conférence ?

Bilan rapide des efforts réalisés

Le Réseau Action Climat a proposé des solutions concrètes en termes de transition énergétique puisque le bilan des efforts réalisés par la France est, d’après eux, loin d’être satisfaisant. En effet, si la consommation d’énergie en 2017 a été supérieure de 4,2 % aux objectifs fixés par le gouvernement, la France est aussi en retard de 18,7 % sur la consommation d’énergies renouvelables prévues en 2020 et ne respecte donc pas son engagement vis-à-vis de l’Union européenne. Le Directeur du CLER (Réseau pour la transition énergétique), Jean-Baptiste Lebrun, a rappelé que l’objectif avancé par Édouard Philippe au début du mandat était de supprimer les passoires thermiques en 10 ans. Concernant ces logements de classes F ou G, au nombre de 7,4 millions en France, l’objectif de 500 000 logements rénovés par an, fixé en 2017, est loin d’être atteint et la mise en œuvre semble plus complexe que prévue.

Un projet de loi débattu cette semaine

D’après le Réseau Action Climat, c’est le bon moment pour agir puisqu’un arsenal administratif existe déjà depuis plusieurs années, qu’il s’agisse de la loi Brunel ou de la loi sur la transition énergétique. La situation n’est, d’après eux, plus à la planification de mesures à long terme mais d’actions immédiates, compte tenu de l’urgence climatique. Celle-ci a été soulignée dans le dernier rapport du GIEC qui alerte sur les conséquences d’un réchauffement global supérieur à 1,5°. A ce sujet, Célia Gautier, Responsable Climat-énergie de la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme, a avancé lors de la Conférence de Presse qu’ « entre 1,5° et 2°, il y a tout un monde ».

Des propositions de rénovation énergétique à court terme

Éliminer les passoires thermiques

  • L’obligation de rénovation des logements F et G en cas de changement de locataire dès 2020
  • L’obligation de rénovation des logements F et G en cas de changement de propriétaire dès 2022

Un accompagnement nécessaire et lucide

Pour ce faire, il a été rappelé que le Service Public de la Performance Energétique de l’Habitat (SPPEH), qui a été instauré par la loi sur la transition énergétique, n’a toujours pas été mis en œuvre. De plus, il est nécessaire, selon le Réseau Action Climat, de mettre en place des outils financiers simples et accessibles pour la rénovation énergétique.

Des solutions possibles

Certains ont peur que trop de logements sortent du parc locatif à cause de l’obligation de rénovation énergétique des passoires thermiques. Pourtant, cet argument semble désavoué quand Réseau Action Climat avance que le nombre de logements dans le parc locatif a augmenté de 23,5 % entre 2001 et 2017 alors même que des mesures plus strictes concernant la décence de ceux-ci ont été mises en place. De plus, les associations ont précisé que seulement 7 % des passoires du parc locatif privé, à savoir 218 000 logements, appartiennent à des bailleurs très modestes et 6 % à des bailleurs modestes. Aussi, la plupart des propriétaires bailleurs peut investir sans aide publique supplémentaire.

Les annonces d’Édouard Philippe à l’Assemblée nationale

Le Premier Ministre a annoncé que « Les douze prochains mois seront ceux de l’accélération écologique » dans son discours de politique générale puisqu’au « aujourd’hui les jeunes nous bousculent » sur ces thématiques environnementales. Edouard Philippe a donc présenté plusieurs mesures dont certaines qui concernent la rénovation énergétique. De plus, un amendement adopté en commission du développement durable et de l’aménagement du territoire prévoit l’interdiction de louer des « passoires thermiques » en 2025 pour les zones tendues et en 2028 pour le reste du territoire français.

    • Ouverture des discussions à l’échelle européenne pour définir une nouvelle régulation du prix de l’électricité
    • Réforme des aides à la rénovation énergétique et notamment la transformation du crédit d’impôt en « aide plus massive » pour ceux qui en ont le plus besoin

https://www.quelleenergie.fr/magazine/politique/conference-de-presse-pour-une-loi-energieclimat-la-hauteur-de-lurgence-climatique/

Juin 13

LES ÉNERGIES RENOUVELABLES ONT FOURNI 11 MILLIONS D’EMPLOIS EN 2018 DANS LE MONDE

De plus en plus de pays ont tiré des bénéfices socio-économiques de la transition énergétique.

Abou Dhabi, É.A.U. – En 2018 dans le monde, 11 millions de personnes occupaient un emploi lié aux énergies renouvelables, selon les dernières analyses publiées par l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA). Ce chiffre est à mettre en regard de celui de 2017, où le nombre d’emplois s’établissait à 10,3 millions. De plus en plus de pays se sont lancés dans l’ingénierie, le commerce et la construction d’installations faisant appel aux technologies de production énergétique à partir de sources renouvelables ; la dernière édition du Rapport annuel sur les énergies renouvelables et l’emploi que l’IRENA vient de rendre publique (Renewable Energy and Jobs – Annual Review) souligne que le nombre d’emplois concernés est plus haut que jamais, malgré le tassement de la croissance sur certains marchés de premier plan, notamment la Chine.

La diversification de la chaîne d’approvisionnement des énergies renouvelables est en train de transformer l’implantation géographique de ce secteur. Jusqu’à présent, les différents secteurs de production d’énergie à partir de sources renouvelables sont restés relativement confinés dans quelques marchés de premier plan comme la Chine, les États-Unis d’Amérique et l’Union européenne. On constate toutefois que les pays du Sud-Est asiatique se sont taillé une place aux côtés de la Chine et comptent désormais parmi les plus gros exportateurs de panneaux photovoltaïques. Parmi les pays de la région où la croissance du nombre d’emplois liés aux énergies renouvelables a été marquée l’année dernière, on peut citer la Malaisie, la Thaïlande et le Viet Nam. Grâce à eux, c’est encore en Asie que se trouvent 60 % des emplois liés aux énergies renouvelables.

« Les gouvernements ont aujourd’hui une vision qui déborde les objectifs climatiques ; ils s’intéressent aux énergies renouvelables car la transition vers ces dernières ouvre la porte à une croissance économique pauvre en carbone et peut créer des emplois en masse,» indique Francesco La Camera, Directeur général de l’IRENA. « Les énergies renouvelables fournissent des services pour tous les principaux piliers du développement durable, aussi bien sur le plan environnemental que sur les plans économique et social. La transformation énergétique mondiale est en marche et les emplois liés soutiennent la durabilité socio-économique, ce qui constitue une raison de plus pour que les pays s’engagent en faveur des énergies renouvelables

Les énergies solaires photovoltaïques et éoliennes demeurent les secteurs les plus porteurs. L’énergie photovoltaïque, qui représente un tiers de toute l’énergie produite à partir de sources renouvelables, reste en tête en 2018 devant l’énergie hydroélectrique, les biocarburants liquides et l’éolien. En termes géographiques, c’est en Asie qu’on trouve neuf emplois sur dix liés à l’énergie photovoltaïque, soit trois millions de personnes.

Les installations de production d’énergie éolienne se trouvent encore pour l’essentiel à terre et c’est là que la plus grande partie des 1,2 million d’emplois de ce secteur ont été créés. La Chine représente à elle seule 44 % de tous les emplois liés à l’énergie éolienne, suivie de l’Allemagne et les États-Unis d’Amérique. L’éolien offshore pourrait représenter une option particulièrement intéressante pour mettre en exploitation les capacités intérieures et pour exploiter les synergies avec les industries extractives du gaz naturel et du pétrole.

Fait saillants concernant les emplois dans le secteur des énergies renouvelables :

– L’énergie solaire photovoltaïque reste en tête, comptant pour le tiers des emplois liés aux énergies renouvelables dans le monde. En 2018, le secteur de l’énergie solaire photovoltaïque a crû en Inde, en Asie du Sud-Est et au Brésil et s’est contracté en Chine, aux États-Unis d’Amérique et dans l’Union européenne.

– Une hausse de la production a tiré vers le haut les emplois liés aux biocarburants, qui s’établissent à 2,1 millions d’emplois soit une croissance de 6 %. Au Brésil, en Colombie et dans le Sud-Est asiatique, on trouve des chaînes d’approvisionnement très demandeuses d’emplois, notamment informels, tandis que la production est nettement plus mécanisée aux États-Unis d’Amérique et dans l’Union européenne.

– L’éolien fournit 1,2 million d’emplois. Les installations à terre sont les plus importantes, mais le segment offshore est en train de décoller et pourrait bénéficier des infrastructures et de l’expertise développées par les secteurs pétrolier et gazier.

– L’énergie hydroélectrique bénéficie des capacités installées les plus importantes entre toutes les sources d’énergie renouvelables mais sa croissance est en berne. Le secteur emploie 2,1 millions de personnes directement, dont les trois quarts dans des fonctions opérationnelles ou d’entretien.

Le Rapport annuel de l’IRENA sur les énergies renouvelables et l’emploi est disponible au téléchargement (en anglais seulement: Renewable Energy and Jobs – Annual Review).

Alwihda Info | Par Info Alwihda – 13 Juin 2019 modifié le 13 Juin 2019 à 13h57

https://www.alwihdainfo.com/Les-energies-renouvelables-ont-fourni-11-millions-d-emplois-en-2018-dans-le-monde_a74019.html

Juin 13

LOI ÉNERGIE ET CLIMAT : LE RÉSEAU “SORTIR DU NUCLÉAIRE“ APPELLE LES PARLEMENTAIRES À LA RESPONSABILITÉ

Alors que les discussions sur la « loi énergie climat » commencent mardi en Commission des Affaires Économiques de l’Assemblée Nationale, le Réseau “Sortir du nucléaire“ interpelle les députés dans un courrier pour les avertir des risques qu’entraînerait le vote de ce texte en l’état.

L’article 1 de cette loi propose en effet, pour régulariser une Programmation Pluriannuelle de l’Énergie actuellement illégale, de repousser à 2035 – au lieu de 2025 – l’échéance prévue pour atteindre la réduction à 50% de la part du nucléaire dans la production d’électricité. Seuls 14 réacteurs seraient arrêtés d’ici 2035, la plupart étant censés fonctionner jusqu’à leur 5ème visite décennale (soit 50 ans de fonctionnement… ou un peu plus). Quant aux autres, ils seraient maintenus en fonctionnement au-delà de 50, voire 60 ans.

Cette extension du fonctionnement des réacteurs irait évidemment de pair avec la poursuite la poursuite des rejets habituels d’effluents radioactifs et de l’accumulation de déchets radioactifs ingérables.

Contrairement aux idées reçues, cette situation n’est justifiée ni par la sécurité d’approvisionnement, ni par la lutte contre le changement climatique. Les scénarios sur lesquels se base le gouvernement tablent sur des objectifs démesurés d’exportation d’électricité. En y renonçant et en mettant l’accent sur les économies d’énergie, il serait possible de commencer à fermer dès maintenant un grand nombre de réacteurs tout en respectant nos objectifs climatiques.

Revenir sur l’objectif figurant dans la loi – déjà insuffisant au regard de l’état du parc -, sans même chercher à l’atteindre, ne constitue en aucun cas une attitude pragmatique. Au contraire, ce procédé revient à valider l’inaction. Surtout, la trajectoire qui se dessine fait fi des risques pour la sûreté.

Le Réseau “Sortir du nucléaire“ rappelle que certains équipements cruciaux, qui ne sont ni remplaçables ni réparables, ont été conçus pour 40 ans d’utilisation. Les pousser au-delà revient à rogner les marges de sûreté. En outre, les risques existants sont accrus par la présence de nombreux défauts sur des pièces métalliques, certains connus dès l’origine et d’autres découverts récemment. Pas moins de 2982 anomalies ont ainsi été recensées sur des pièces produites à l’usine Creusot Forges équipant le parc nucléaire français. Ignorer délibérément ces faits, c’est accepter de faire passer les profits à court terme d’EDF SA avant la protection des citoyens.

Ce courrier est également destiné à attirer l’attention des parlementaires sur le contexte global dans lequel vont se dérouler les quatrièmes visites décennales des réacteurs. L’ASN elle-même doute de la capacité d’EDF à mener de gros travaux et de nombreux travailleurs du nucléaire s’alarment déjà des conditions dans lesquelles ceux-ci pourraient se dérouler. En outre, le calendrier prévu pour ces « réexamens de sûreté » dessine d’ores et déjà une prolongation de fait des réacteurs bien au-delà de leurs 40 ans effectifs [1]. Enfin, comme le montrent des exemples récents [2], le risque est grand de voir EDF SA pratiquer le fait accompli et obtenir la poursuite du fonctionnement de ses réacteurs en échange de la promesse de travaux qui seraient ensuite sans cesse ajournés.

Le Réseau “Sortir du nucléaire“, qui a déjà interpellé le gouvernement par une pétition signée par plus de 26 000 personnes, appelle donc les parlementaires à la responsabilité. Plutôt que de voter cette prolongation du risque nucléaire, ils doivent au contraire faire leur possible pour inscrire dans la loi des mesures permettant de protéger les populations. La meilleure des protections reste une sortie en urgence du nucléaire !

Télécharger le courrier adressé aux parlementaires

Contact presse :

Charlotte Mijeon – 06 64 66 01 23

Notes :

[1] Comme le montre un document publié par la CRIIRAD, les réacteurs aborderont cette échéance alors qu’ils auront déjà dépassé 42 ans en moyenne et seront autorisés à continuer à fonctionner tant que l’ASN n’aura pas publié ses préconisations (ils auront alors 44 ans en moyenne). Enfin, EDF SA ayant obtenu la fragmentation des travaux en deux lots, le deuxième commencera alors que les réacteurs totaliseront déjà 47 ans en moyenne, et jusqu’à 50 ans pour certains !

[2] L’exploitant a ainsi tardé à effectuer certains travaux importants de mise aux normes post-Fukushima. Sommée en 2012 d’installer des diesels d’ultime secours sur tous ses sites d’ici au 31 décembre 2018, EDF SA n’a informé l’ASN que mi-2017 qu’elle ne tiendrait pas son engagement dans les temps et a demandé à ce que Fessenheim puisse en être dispensée. Par ailleurs, elle a mis des années à effectuer les travaux demandés pour s’assurer de la tenue au séisme de la digue du Tricastin.

Retrouvez ce communiqué sur le site : https://www.sortirdunucleaire.org/Loi-energie-climat-le-Reseau-Sortir-du-nucleaire

Juin 13

DES ACTIVISTES DE GREENPEACE TAGUENT UN CONVOI DE DÉCHETS NUCLÉAIRE À VIERZON

Le train chargé de déchets radioactifs faisaient étape à Vierzon quand il a été pris pour cible par des militants de l’association Greenpeace.

« Aujourd’hui, nous avons souhaité focaliser l’attention sur tous ces déchets et matières radioactives qui passent sous notre nez quotidiennement à notre insu » explique Greenpeace dans un communiqué de presse rendu public sur les réseaux sociaux. Plusieurs militants de l’organisation ont peint en orange des wagons d’un train en provenance de Valognes qui faisait étape à Vierzon. Les activistes ont également sorti des banderoles antinucléaires.

« Ce train est parti du Cotentin ce matin. Il a déjà traversé plusieurs gares d’agglomérations comme celle de Caen, Le Mans et Tours, avant d’arriver à son terminus, l’usine de Pierrelatte dans la Drôme » précise l’association. 

Par Gaëlle Fontenit, France Bleu Berry, publié le mercredi 12 juin 2019 à 18h46

Photo : L’inscription Greenpeace au dos du blouson d’un manifestant. © Radio France – Nathanael Charbonnier

https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/des-activistes-de-greenpeace-tague-un-convoi-de-dechets-nucleaire-a-vierzon-1560357971

[ACTION] « Ce train ne prend pas de voyageurs« … et pour cause! Il est chargé d’uranium de retraitement. Repeint par nos activistes en gare de Vierzon (après 1 passage à Caen et au Mans), il traverse la France du nord au sud https://www.greenpeace.fr/action-un-train-radioactif-relooke-en-gare-de-vierzon/ 

Juin 13

CENTRALE NUCLÉAIRE DE FLAMANVILLE : 3 SOUS-TRAITANTS LÉGÈREMENT CONTAMINÉS

Ce mercredi 12 juin, 3 salariés d’une entreprise sous-traitante d’EDF ont été légèrement contaminés dans le cadre d’opérations liées à la visite décennale du réacteur numéro 2.

Dans le cadre de la visite décennale du réacteur numéro 2 de la centrale de Flamanville, 3 salariés d’une entreprise sous-traitante d’EDF travaillaient dans le bâtiment auxiliaire nucléaire.

Ils intervenaient pour reposer des capots de calorifuge sur des tuyauteries. A l’occasion des contrôles systématiques réalisés en sortie de zone nucléaire, ils ont présenté des traces de contamination.

Ces 3 salariés ont été pris en charge par le service médical de la centrale. Selon la direction: « Les premières analyses médicales ont confirmé la présence de légères traces de contamination interne, inférieures au niveau de déclaration réglementaire. Un suivi médical est mis en place afin de s’assurer de l’élimination naturelle et complète des traces de contamination. 

La direction de la centrale EDF de Flamanville a communiqué l’information à l’Autorité de sûreté nucléaire, aux services de l’État, à la Commission locale d’information du nucléaire et aux mairies des communes de proximité du site de production. »

Le chantier a également été balisé. Des mesures doivent être réalisées sur les calorifuges et l’outillage.

Par Jean Lavalley La Presse de la Manche, publié le 12 Juin 19 à 18h47

https://actu.fr/normandie/flamanville_50184/centrale-nucleaire-flamanville-3-sous-traitants-legerement-contamines_24974323.html

Lire aussi : Nucléaire : la visite décennale va se prolonger à Flamanville

Lire aussi : Le nucléaire en Normandie : satisfaisant, mais peut mieux faire

Juin 13

DES ONG ESTIMENT QUE LE PROJET DE LOI SUR L’ÉNERGIE EST « VIDE DE SENS »

Le projet de loi doit entériner le report à 2035 – contre 2025 auparavant – de l’objectif de réduction à 50% de la part du nucléaire dans la production d’électricité en France…

 (Boursier.com) — Le projet de loi sur l’énergie et le climat n’est pas assez ambitieux, voire « vide de sens » et même potentiellement dangereux en matière de nucléaire, ont déploré mercredi les associations françaises de défense de l’environnement… Ce texte, qui fixe les grands caps de la France dans ces deux domaines à l’horizon des 30 prochaines années, passe actuellement en commission à l’Assemblée nationale puis doit être examiné en séance publique à partir du 25 juin.

« Cette loi arrive à un moment où il ne faut pas se tromper« , a déclaré Célia Gautier, de la Fondation Nicolas Hulot, lors d’une conférence de presse organisée par plusieurs ONG. « On ne peut plus se permettre de passer des lois qui aujourd’hui ne sont pas des lois d’urgence climatique et c’est pourtant le chemin que l’on prend. »

Selon elle, c’est un texte « vide d’effet et vide de sens, avec quelques dispositions, des grands objectifs, mais finalement pas les moyens à court terme pour réduire au plus vite nos émissions de gaz à effet de serre« .

La réduction du nucléaire repoussée

Le projet de loi doit entériner le report à 2035 – contre 2025 auparavant – de l’objectif de réduction à 50% de la part du nucléaire dans la production d’électricité en France.

Le gouvernement, qui s’efforce de soigner son image verte, y a inclus l’ambition de réduire de 40% la consommation d’énergies fossiles d’ici à 2030 et celle de parvenir à la neutralité carbone en 2050 en divisant, pour ce faire, les émissions de gaz à effet de serre par « au moins » 6 !

Manque de cohérence ?

« On voit une politique du gouvernement dont on a du mal à voir la cohérence« , a fustigé Anne Bringault, chargé des questions de transition énergétique au Réseau action climat.

Et, compte tenu de l’âge des centrales, « cette loi nous met en zone de danger nucléaire si on ne crée pas plus de contrôles pour s’assurer que tous les réacteurs sont bien aux normes de sûreté et de sécurité maximales« , a mis en garde Alix Mazounie, de Greenpeace France.

Les ONG demandent le maintien de l’objectif de 2025 en matière de nucléaire, assorti toutefois d’une date butoir en 2030, ainsi qu’un calendrier précis de fermeture des réacteurs. Elles réclament aussi une formulation plus claire permettant de « sécuriser » la fermeture des quatre centrales à charbon d’ici à 2022, conformément à un engagement présidentiel…

C.L. avec Reuters, publié le 12/06/2019 à 15h47 (Crédit photo © Reuters)

https://www.boursier.com/actualites/economie/des-ong-estiment-que-le-projet-de-loi-sur-l-energie-est-vide-de-sens-41584.html

Juin 13

JUSQU’AU 28 JUIN, MOBILISONS-NOUS CONTRE LA LOI DE TOUS LES DANGERS

Du 24 au 28 juin, la « petite loi énergie » sera débattue à l’Assemblée nationale, avant de passer devant les sénateurs en juillet. Concocté par le gouvernement pro-nucléaire d’Édouard Philippe – ancien lobbyiste d’Areva – l’article 1 de ce texte repousse l’échéance de diminution de la part du nucléaire à 50% à 2035. Si cette loi est mise en œuvre, seuls 14 réacteurs seraient arrêtés d’ici à 2035, les autres voyant leur fonctionnement prolongé jusqu’à 50, voire 60 ans !

(NDLR : et rien ne dit que d’ici 2035, une autre « petite loi » ne reportera pas à nouveau cette échéance)

Agissons pour que les députés ne votent pas cette prolongation du risque nucléaire !

Sur internet

  • En signant ou en diffusant largement la pétition « Le nucléaire n’est pas notre avenir, arrêtons-le ! » afin de tenter de peser sur la décision.

> Je partage la pétition

  • En interpellant vos députés en leur envoyant un mail pour les convaincre de ne pas voter cette prolongation du risque nucléaire. Votre mobilisation permettra de renforcer le courrier envoyé ce jour par le Réseau « Sortir du nucléaire » aux 577 députés. Vous pouvez vous inspirer de ce courrier.

> Je consulte les arguments clés pour interpeller mon député

> Je me procure l’adresse mail de mon député

Sur le terrain

  • En allant remettre votre texte d’interpellation directement à votre député, à sa permanence, lors d’un déplacement officiel ou en organisant un rendez-vous.
  • En imaginant d’autres actions, devant les permanences de vos députés ou sur la place publique.
  • Et pour afficher vos convictions et rendre vos actions plus visibles, vous pouvez commander le nouveau matériel de campagne sur notre boutique en ligne.

> Je commande du matériel

Pour discuter des modalités d’action possibles ou rendre-compte de celles que vous aurez menées, vous pouvez écrire à julien.baldassarra@sortirdunucleaire.fr

Ni prolongations, ni nouvelles installations : en 2019, le nucléaire non c’est non !

Réseau « Sortir du nucléaire », 9 rue Dumenge – 69317 Lyon cedex 04

www.sortirdunucleaire.org

Juin 12

POUTINE COMPARE LES RISQUES CLIMATIQUE ET NUCLÉAIRE

Vladimir Poutine a rencontré les dirigeants des principales agences de presse mondiales en marge du Forum économique international de Saint-Pétersbourg, le 6 juin 2019.

Transcription :

Sergei Mikhailov : Nous avons toujours commencé nos dernières réunions en convenant que notre planète traversait une période de confrontation extrêmement dangereuse : les pays qui s’embrasent, les régions entières en flammes, les sanctions et les guerres commerciales, les fausses informations – tel est le contenu de presque tous les flux de nouvelles des agences de presse mondiales. Elles parlent d’une nouvelle guerre froide. Chaque pays est certain de savoir qui est responsable de cela.

Pourquoi devons-nous commencer notre conversation en 2019 avec cette même question : pourquoi le monde ne devient-il pas plus sûr ? Où va notre civilisation ? Voyez-vous de la lumière au bout du tunnel ? Que peuvent faire les pays qui sont les principaux acteurs du processus politique à cet égard ? C’est une question générale, Monsieur le Président.

Vladimir Poutine : Si nous regardons les peintures murales et les fresques autour de nous, on voit que la guerre est partout. Malheureusement, cela a été le cas depuis des siècles. L’histoire humaine est pleine d’histoires de conflit. Il est vrai que tous les conflits étaient suivis de périodes de paix. Mais il vaudrait mieux éviter complètement les conflits.

Après l’invention et la création d’armes nucléaires, l’humanité a maintenu un état de paix mondiale relative pendant près de 75 ans – relative, bien sûr, à l’exception des conflits régionaux.

Rappelons-nous de Winston Churchill, qui a d’abord détesté l’Union soviétique, a ensuite qualifié Staline de grand révolutionnaire quand ils ont dû combattre le nazisme, puis, après que les Américains aient mis au point des armes nucléaires, il a pratiquement appelé à la destruction de l’Union soviétique. Vous vous souvenez de son discours de Fulton qui a déclenché la guerre froide ?

Mais dès que l’Union soviétique s’est dotée d’armes nucléaires, Churchill a initié le concept de coexistence des deux systèmes. Je ne pense pas que c’était vraiment un opportuniste, mais il prenait en compte la réalité. Il acceptait la réalité. C’était quelqu’un d’intelligent et un homme politique pragmatique.

Peu de choses ont changé depuis ce temps. Nous devons avoir à l’esprit et bien comprendre dans quel genre de monde nous vivons et quelles menaces et dangers pourraient nous guetter. Si nous ne gardons pas ce «serpent ardent» (référence mythologique slave) sous contrôle, si nous laissons le mauvais génie sortir de la lampe, Dieu nous en préserve, cela pourrait conduire à une catastrophe mondiale.

Regardez, aujourd’hui, tout le monde parle des problèmes environnementaux, et ils ont raison de le faire, car il existe des menaces mondiales telles que le changement climatique, les émissions anthropiques, etc. Tout cela est correct. Même les enfants, filles et garçons du monde entier, s’impliquent contre ce danger.

Mais ils ne se rendent pas compte, ces jeunes gens, et en particulier les adolescents et les enfants, ils ne sont pas conscients de la menace mondiale et du grave défi que représente la possibilité de conflits mondiaux. C’est une chose à laquelle les hommes et les femmes adultes devraient penser davantage.

Cependant, j’ai l’impression que ces questions sont en quelque sorte devenues banales et ont été déplacées au second plan. Cela soulève des préoccupations légitimes.

Nos partenaires américains se sont retirés du Traité ABM (régulant les missiles balistiques). Alors, Mesdames et Messieurs, je voudrais vous demander : l’un d’entre vous est-il sorti avec des pancartes pour manifester contre ce grave danger ?

Personne. Silence absolu. Comme si c’était quelque chose de normal. Incidemment, c’était le premier pas vers une déstabilisation fondamentale du cadre de la sécurité mondiale, et un pas très important dans cette direction.

Aujourd’hui, nous faisons encore face à la suppression unilatérale par nos partenaires américains de leur adhésion au Traité FNI (Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire).

Dans le premier cas, ils ont au moins agi honnêtement et se sont retirés du traité unilatéralement. Cependant, dans le second cas, apparemment pleinement conscients du fait qu’ils en porteront la responsabilité, ils essayent de faire porter le chapeau à la Russie.

Écoutez-moi : vous et vos lecteurs, votre public, vous devriez ouvrir le traité FNI et le lire. Ses articles stipulent clairement que les lanceurs de missiles à courte et moyenne portée ne peuvent pas être déployés au sol. Le traité le dit clairement. Cependant, ils sont allés de l’avant et les ont déployés en Roumanie et en Pologne, ce qui constitue une violation directe.

Vérifiez ce que sont les paramètres des missiles à courte et moyenne portée, puis comparez-les à ceux des drones. C’est la même chose. Maintenant, regardez les spécifications des cibles pour les antimissiles. Ce sont des missiles à courte et moyenne portée.

Tout le monde fait semblant d’être sourd, aveugle ou dyslexique. Nous devons réagir à cela d’une manière ou d’une autre, n’est-ce pas ? Nous devons clairement réagir. Ils commencent immédiatement à rechercher les coupables en Russie. Bien sûr, la menace est grave.

Le renouvellement du traité START-3 est à notre ordre du jour. Cependant, nous pouvons choisir de ne pas le faire. Nos derniers systèmes garantissent la sécurité de la Russie pendant une assez longue période dans l’avenir. Car nous avons fait des percées scientifiques spectaculaires. Et, je dois le dire franchement, nous avons dépassé nos concurrents en termes de création de systèmes d’armes hypersoniques. Si personne ne souhaite renouveler le traité START-3, nous ne le renouvellerons pas. Nous avons déjà dit cent fois que nous sommes prêts à le faire, mais personne ne veut en parler avec nous.

Veuillez noter qu’il n’y a pas de processus de négociation formel et que tout expirera en 2021. Ayez bien conscience de ce que cela signifie : il n’y aura plus d’instruments pour limiter la course aux armements.

Ni même, par exemple, pour déployer des armes dans l’espace. Comprenons-nous ce que cela signifie ? Posez donc la question aux experts. Cela signifie que chacun de nous devra vivre à tout moment, par exemple, avec une arme nucléaire au-dessus de lui. En permanence ! Mais les choses suivent ce cours, et très rapidement. Est-ce que quelqu’un va y réfléchir, en parler ou montrer une quelconque préoccupation ? Non, c’est le silence complet.

Nous pouvons aussi considérer les armes nucléaires tactiques, aussi dites non stratégiques. Et si un missile stratégique à portée mondiale était lancé depuis un sous-marin se trouvant au milieu de l’océan ? Comment saurons-nous s’il porte une charge nucléaire ou non ? Vous rendez-vous compte à quel point c’est grave et dangereux ?

Et si l’autre côté répond tout de suite ? Qu’est-ce qui va arriver ? Je suis profondément convaincu que cela devrait faire l’objet d’un débat professionnel ouvert et absolument transparent, et que la communauté internationale devrait être impliquée dans ce processus autant que possible dans les affaires de ce type. Dans tous les cas, les gens ont le droit de savoir ce qui se passe dans ce domaine.

Pour me répéter, nous sommes prêts à cela. Encore une fois, nous sommes confiants en notre sécurité, mais le démantèlement complet de l’ensemble du mécanisme de contrôle des armements stratégiques et de non-prolifération suscite bien entendu des inquiétudes.

Quelle est la solution ? C’est la coopération, point final. La conversation la plus récente que j’ai eue avec le Président Trump, je dois dire, inspire un certain optimisme, car Donald m’a dit que lui aussi était préoccupé par cette situation. Il est pleinement conscient du montant des dépenses d’armements engagées par les États-Unis et d’autres pays. Cet argent pourrait être utilisé à d’autres fins. Je suis tout à fait d’accord avec lui.

Le Secrétaire d’État américain est venu ici. Nous nous sommes rencontrés à Sotchi et il a parlé dans le même sens. S’ils pensent vraiment ce qu’ils disent, nous devrions prendre des mesures concrètes pour faire un effort commun.

Encore une fois, aujourd’hui, les pourparlers entre les pays dotés du potentiel nucléaire le plus puissant sont les plus importants. Cependant, sur une note personnelle, je pense que tous les pays dotés d’armes nucléaires devraient être impliqués, qu’ils soient officiellement reconnus comme tels ou non.

Ne parler qu’avec les puissances nucléaires officiellement reconnues et laisser de côté les pays non officiels signifie qu’ils continueront à développer des armes nucléaires. En fin de compte, ce processus va stopper les discussions entre les États nucléaires officiels. Nous devons donc créer une vaste plate-forme de discussion et de prise de décision.

En ce sens, bien sûr, cela pourrait être la lumière au bout du tunnel.

Sergei Mikhailov : Merci, Monsieur le Président.

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Source : http://en.kremlin.ru/events/president/news/60675

Traduction : lecridespeuples.fr

Publié le 12 juin 2019 par Le Cri du Peuple.

https://blogs.mediapart.fr/le-cri-des-peuples/blog/120619/poutine-compare-les-risques-climatique-et-nucleaire

Juin 12

L’AIEA S’INQUIÈTE DES TENSIONS CROISSANTES CONCERNANT LE NUCLÉAIRE IRANIEN

Le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Yukiya Amano, a exprimé lundi son inquiétude concernant « les tensions croissantes autour de la question du nucléaire iranien« , lors d’une réunion du Conseil des gouverneurs de l’agence onusienne basée à Vienne, en Autriche.

« Le 8 mai, le Conseil suprême iranien de la sécurité nationale a annoncé qu’il avait ‘émis l’ordre d’annuler aujourd’hui certaines mesures de l’Iran au titre du PAGC’« , a indiqué M. Amano, en référence au Plan d’action global commun, l’accord signé en 2015 par l’Iran, six autres pays (Allemagne, Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni et Russie) et l’Union européenne pour limiter le programme nucléaire iranien.

« Comme je l’ai toujours souligné, les engagements nucléaires pris par l’Iran dans le cadre du PAGC représentent un gain important pour la vérification nucléaire. J’espère donc que l’on pourra trouver des moyens de réduire les tensions actuelles par le dialogue. Il est essentiel que l’Iran respecte pleinement ses engagements en matière nucléaire dans le cadre du PAGC« , a déclaré le chef de l’AIEA.

Il a indiqué que son agence continuait de vérifier le non-détournement de matières nucléaires déclarées par l’Iran dans le cadre de son accord de garanties.

Ces tensions sur la question du nucléaire iranien interviennent dans le contexte du retrait il y a un an des États-Unis de l’accord de 2015.

Xinhua, rédacteurs :Xiao Xiao, Yishuang Liu, publié le 12.06.2019 à 08h23

À lire aussi :

http://french.peopledaily.com.cn/International/n3/2019/0612/c31356-9586842.html

Juin 12

LE LENT POISON DES DÉCHETS RADIOACTIFS « OUBLIÉS » QUI CONTAMINENT LES SOLS FRANÇAIS

En France, 200 millions de mètres cubes de résidus à vie longue n’ont pas de filière de gestion. Seuls 1,6 million de mètres cube sont pris en charge par l’Andra.

Devant le stade municipal de la petite ville de Gueugnon (Saône-et-Loire), une esplanade goudronnée, entièrement vide, est ceinturée d’un grillage métallique haut de deux mètres. « Accès interdit », annonce en lettres rouges un panneau. Sur cet ancien terrain vague, la commune avait prévu d’aménager un parking pour les jours d’affluence. Car le Football Club de Gueugnon a eu son heure de gloire : champion de France de deuxième division en 1979, vainqueur de la coupe de la Ligue en 2000 face au PSG.

Là, sous le bitume, reposent plus de 20 000 tonnes de déchets radioactifs déversés par une ancienne usine de traitement de minerai d’uranium, exploitée, de 1955 au début des années 1980, par le Commissariat à l’énergie atomique (CEA), puis par la Cogema, devenue Areva et aujourd’hui Orano.

« A certains endroits, ça crache ! Les émanations de radon [un gaz cancérigène formé par la désintégration de l’uranium] sont énormes », affirme le physicien Roland Desbordes, porte-parole et ancien président de la Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité (Criirad), qui a mené plusieurs campagnes de mesures.

Fermé au public depuis 2009, le terrain n’a longtemps été gardé que par de simples barrières. En octobre 2018 encore, lors d’un match, des dizaines de supporteurs y ont pénétré pour se garer. Ce n’est que début 2019 qu’a été posé un grillage et que le site a été intégré à une installation classée pour la protection de l’environnement (ICPE), englobant une ancienne sablière où ont été transvasées 220 000 tonnes de boues uranifères, recouvertes d’une butte de terre. Sans que nul ne s’en émeuve à l’époque. Au point qu’avait été aménagé, tout autour, un parcours de santé démonté depuis.

« Informations tronquées et tendancieuses »

Le cas de Gueugnon est loin d’être isolé. Entre 1947 et 2001, près de 250 gisements d’uranium ont été exploités dans l’Hexagone, pour la fabrication de l’arme atomique puis l’alimentation en combustible des réacteurs nucléaires.

Ils ont laissé comme héritage 51 millions de tonnes (environ 40 millions de mètres cubes) de résidus stockés dans les enclaves minières, mais aussi 170 millions de tonnes (plus de 100 millions de mètres cubes) de stériles : des roches extraites pour accéder au minerai, qui contiennent des métaux lourds radioactifs. Ces stériles ont été entassés çà et là en « verses », lorsqu’ils n’ont pas été réutilisés, sans autre précaution, pour remblayer des chemins, aménager des terrains de sport, voire servir de soubassement à des habitations.

De ces montagnes de résidus, il n’y a pourtant pas trace dans les documents d’information mis à la disposition du public, dans le cadre du débat en cours sur le Plan national de gestion des matières et déchets radioactifs (PNGMDR). Du moins pas dans les documents les plus accessibles, comme la synthèse du dossier coproduit par le ministère de la transition écologique et solidaire et par l’Autorité de sûreté nucléaire. On y lit qu’« à la fin 2017, toutes catégories confondues, le stock de déchets radioactifs est d’environ 1,6 million de mètres cubes ». Un chiffre tiré de l’inventaire établi par l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) et repris dans toutes les publications officielles.

Article réservé à nos abonnés. Lire aussi Un débat public sur les déchets nucléaires : « un sujet qui nous concerne tous »

« Contrairement à ce qu’affirme le dossier, le stock n’est pas de 1,6 million, mais de l’ordre de 200 millions de mètres cubes », s’étrangle Corinne Castanier, responsable de la réglementation et de la radioprotection à la Criirad. Laquelle a décidé de boycotter le débat public, pour protester contre « des informations tronquées et tendancieuses ».

Parmi les déchets radioactifs « oubliés » figurent donc les rebuts des activités minières et les stériles uranifères. S’ajoutent 50 millions de mètres cubes de déchets à radioactivité naturelle élevée : des substances contenant des radionucléides et générées par de multiples activités, comme la production d’engrais ou d’alumine, la combustion de charbon dans les centrales thermiques, ou encore l’industrie du zirconium (utilisé dans la métallurgie, la pétrochimie, la cimenterie ou la fonderie). S’ajoutent encore 282 000 mètres cubes de déchets produits par l’usine de purification du minerai d’uranium d’Orano, à Malvési (Aude) : des résidus de traitement entreposés dans des bassins de décantation.

Dix-sept sites de stockage

Comment justifier une omission aussi massive ? « Le dossier des maîtres d’ouvrage est de leur responsabilité, se défend la magistrate Isabelle Harel-Dutirou, qui préside la commission du débat sur le PNGMDR. Notre rôle est de veiller que grâce au débat, l’information du public soit complète, sincère et accessible. Les rencontres thématiques permettront de traiter de tous les types de déchets radioactifs. »

L’inventaire de l’Andra précise en réalité que le chiffre de 1,6 million correspond aux « volumes de déchets déjà stockés ou destinés à être pris en charge par l’Andra ». Si l’on prend la peine de le lire de façon exhaustive, on y trouve bien le recensement détaillé – catégories, volumes, localisations – de tous les autres déchets, présentés comme des « cas particuliers » ou des « situations historiques ».

Inventaire des déchets radioactifs en France à fin 2017. Andra

« La mission que la loi a confiée à l’Andra est d’une part d’inventorier l’ensemble des déchets radioactifs présents sur le territoire national, d’autre part de gérer les déchets de haute et moyenne activité à vie longue [les plus dangereux, destinés à rejoindre le centre de stockage géologique de Bure dans la Meuse] et ceux en cours de production. Pas les déchets historiques déjà stockés sur des sites qui font tous l’objet de surveillance et de contrôles », explique Soraya Thabet, chargée de cet inventaire.

Les résidus générés par le traitement du minerai d’uranium sont ainsi regroupés dans dix-sept sites de stockage, pour l’essentiel dans le centre de la France, au sein d’ICPE placées sous la responsabilité d’Orano. L’industriel effectue chaque année 30 000 analyses de l’air, de l’eau, de la végétation et de la chaîne alimentaire, indique Jean-Michel Romary, directeur du démantèlement et des déchets. Pour les stériles uranifères, il assure aussi « une mission de service public » : il en a fait, entre 2009 et 2013, la cartographie par survol aérien et il consacre 1 million d’euros par an à assainir les sites où la radioactivité est la plus élevée.

750 000 ans pour disparaître

Orano est également responsable des déchets accumulés dans son usine de Malvési. Ceux produits à l’avenir, en volume fortement réduit grâce à de nouveaux procédés de traitement dans lequel le groupe a investi plus de 100 millions d’euros, seront en revanche pris en charge par l’Andra. Quant aux déchets à radioactivité naturelle élevée, ils sont tout simplement stockés sur leurs lieux de production, dans plusieurs dizaines de dépôts localisés notamment dans le nord, le sud et l’ouest de l’Hexagone. Voire, dans certains cas, dans des stockages de déchets conventionnels.

Récupérer les quelque 200 millions de mètres cubes de résidus radioactifs qui échappent aux filières de gestion de l’Andra, les conditionner et les transférer vers des centres de stockage, qu’il faudrait construire à grande échelle, serait un chantier colossal au coût faramineux. Le résultat – on le constate en superposant les cartes de tous les dépôts – est que la quasi-totalité de l’Hexagone est contaminée par un poison lent.

Ces déchets sont, en effet, de très faible ou de faible activité, mais à vie longue, et même très longue : on trouve, par exemple, dans les résidus de traitement de l’uranium, du thorium 230 qui n’aura disparu, par désintégration, qu’au bout de 750 000 ans.

À Gueugnon, comme pour les autres sites miniers, c’est ce qui inquiète Roland Desbordes. « Les niveaux de radioactivité restent faibles, mais ils peuvent présenter un risque pour la santé et l’environnement, estime-t-il. Le site est aujourd’hui clôturé et surveillé, avec des garanties financières sur trente ans. Mais qu’en sera-t-il sur le long terme ? Qui assurera l’entretien et le contrôle ? Et qui paiera ? »

Par Pierre Le Hir, publié le 11 juin à 6h10, mis à jour à 12h23

Photo titre : l’usine Orano de la centrale nucléaire du Tricastin, en 2018. JEFF PACHOUD / AFP

https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/06/11/la-contamination-sans-fin-des-dechets-radioactifs-oublies_5474470_3244.html

Juin 12

EDF CHERCHE DU FONCIER POUR SES CENTRALES

L’énergéticien recherche des terrains autour des quatre centrales nucléaires de la Région Centre.

Qu’est-ce que manigance EDF autour des centrales nucléaires ? Depuis cet automne, l’énergéticien recherche du foncier. Il a mandaté la Safer pour réaliser une étude sur une quinzaine de centrales en France. Dans la Région Centre Val de Loire, l’étude, remise à EDF à la fin d’avril, portait sur près de 400 hectares.

EDF a besoin de place

« C’est un périmètre beaucoup plus large que leurs besoins. L’état des lieux sera affiné au fil du temps. Ils ne veulent pas passer en force », assure Céline Braconnier, directrice de la Safer du Centre. Avant d’ajouter : « Notre Région possède quatre centrales nucléaires, c’est une zone à faible risque sismique et son emplacement proche de l’Île de France est un atout. Il faut se préparer à ce qu’au moins un des sites soit retenu. »

Retenu pour quoi ? C’est la grande question. EDF est dans l’attente de l’adoption, cet été, de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) pour se prononcer. Mais que ce soit pour démanteler ou pour construire un nouveau réacteur, l’énergéticien a besoin de place.

Chinon et Belleville en pole position

À Saint-Laurent-Nouan (Loir-et-Cher), EDF a renoncé, pour l’instant, à construire un nouvel EPR, à la suite de la forte mobilisation des six exploitants touchés. À Dampierre-en-Burly (Loiret), les serres chauffées devraient être épargnées. À Chinon, le foncier est plutôt envisagé pour un démantèlement. EDF a déjà acquis 90 hectares à Avoine et un second zonage de 60 ha est en cours.

Il reste Belleville-sur-Loire (Cher), où l’étude sur 140 ha ne semble pas poser de problème. « Cela ne fait aucun bruit », note Pascal Viguié, maire de Sury-près-Léré, une commune voisine de la centrale. « On se mobilisera quand EDF donnera des informations précises. Aujourd’hui, c’est prématuré », ajoute Maxime Buizard, responsable du foncier au syndicat JA Centre.

Gilles Menou, porte-parole de la Confédération paysanne, est plus résigné : « On s’attend à des projets à Chinon, stratégique dans l’approvisionnement de la Bretagne, et à Belleville. L’agriculture ne pèse pas lourd face aux enjeux énergétiques et économiques, mais nous serons très vigilants à l’augmentation des prix des terres dans ces secteurs. » Réponse d’EDF à la fin de 2019.

Par Aude Richard, publié le 11 juin 2019

http://www.lafranceagricole.fr/actualites/centre-val-de-loire-du-foncier-agricole-pour-le-nucleaire-1,7,3727268559.html

Photo : À Saint-Laurent-Nouan (Loir-et-Cher), 80 % des 116 hectares visés appartiennent à deux jeunes céréaliers. EDF renonce, pour l’instant. © A. Richard

NDLR : la réponse de Gilles Menou, porte-parole de la Confédération paysanne, est plus que décevante. Ceux qui aimaient la Conf’ vont être déçus (j’en suis !).

Juin 12

NON ! PAS DE DÉCHETS RADIOACTIFS ! LE TEXAS ET LE NOUVEAU-MEXIQUE NE SONT PAS DES TERRAINS VAGUES !

Le projet de transporter les déchets des réacteurs nucléaires de tout le pays dans la région du Texas / Nouveau-Mexique, devrait être arrêté immédiatement, vu les risques de contamination radioactive résultant de fuites, d’accidents ou d’attaques terroristes. Notre santé, notre sol et nos nappes phréatiques seraient menacés si des déchets contenant du plutonium et de l’uranium étaient transportés, à raison de 10 000 transports pendant 20 ans. Une personne se trouvant à proximité des déchets mourrait en une semaine.

Déverser des déchets radioactifs sur une population majoritairement hispanique, avec peu de ressources pour se défendre, serait une injustice écologique extrême. Les habitants de l’ouest du Texas et du Nouveau-Mexique ne bénéficient pas de l’électricité produite par les réacteurs nucléaires d’autres états, et ne méritent pas d’en être envahis.

Les Spécialistes du Contrôle des Déchets (WCS) ont déjà demandé une licence à la Commission de Régulation Nucléaire pour entreposer des déchets hautement radioactifs pendant 40 ans dans leur site à la frontière du Texas et du Nouveau-Mexique. [Voir carte ci-dessous]

Le gouvernement fédéral sait que personne ne veut de déchets radioactifs, et il a donc cherché des communautés “volontaires” pour les accepter.

Avec cette idée derrière la tête, le Ministère de l’Énergie des États-Unis a tenu huit réunions “basées sur le consentement” en divers endroits du pays, mais ne sont pas venus au Texas ni au Nouveau-Mexique, des états considérés comme le degré zéro pour les déchets radioactifs. Ils ont fait croire aux autres communautés que le Texas et le Nouveau-Mexique acceptaient les déchets radioactifs, se fondant sur un vote des Commissaires du Comté d’Andrews, au Texas. La vérité est que beaucoup de gens du Comté d’Andres sont opposés au projet, mais ils n’ont jamais eu l’occasion de voter. Il faudrait qu’ils puissent le faire.

Il n’y a pas besoin de consolider les déchets radioactifs pour les entreposer. Ils peuvent rester où ils sont, ou près de l’endroit où ils sont produits. La Commission de Régulation Nucléaire avait dit auparavant que l’option la moins risquée était de garder les déchets où ils sont.

Audience sur l’Énergie et le Commerce des déchets nucléaire, 13 juin 2019 : NWPA 2019, HR2699 [proposition de loi de la Chambre des Représentants], priorité des Déchets HR2995 [idem], Loi sur l’Entreposage du Fuel Nucléaire HR3136 [ibidem].

Photo de la présentation de Leona Morgan, activiste anti-nucléaire, Diné du Nouveau-Mexique

Par Ian Zabarte, Shoshone de l’Ouest, publié le 9 juin sur Censored News, traduction Christine Prat
http://www.chrisp.lautre.net/wpblog/?p=5134

Juin 12

DES SOLUTIONS PLUS OU MOINS FARFELUES POUR GÉRER LES REBUTS NUCLÉAIRES

Plusieurs alternatives au stockage géologique des déchets les plus dangereux ont été explorées. Les plus périlleuses ont été abandonnées.

Pour ses déchets nucléaires à haute activité et à vie longue, la France a choisi le stockage géologique, dans le sous-sol argileux de la commune de Bure (Meuse), où ils doivent rester confinés pendant des centaines de milliers d’années. Une solution dont la filière assure qu’elle est la plus sûre, sinon la seule. D’autres voies, plus ou moins réalistes, ont pourtant été explorées dans le monde. Dans un récent rapport, l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire en fait la recension.

Les fonds marins

Entre 1946 et 1993, la plupart des pays nucléarisés (États-Unis, Russie, Royaume-Uni, France, Belgique…) ont procédé à l’immersion de déchets radioactifs dans l’Atlantique, l’océan Arctique et le Pacifique, sur plus de 80 sites. La France a notamment participé, en 1967 et 1969, à deux campagnes européennes qui ont rejeté un total de 20 000 tonnes de déchets au large de la Galice (Espagne) et de la Bretagne, avant de cesser ces opérations après la mise en service de son centre de stockage en surface de la Manche. Mais elle a continué à rejeter dans le Pacifique, jusqu’en 1982, des déchets issus de ses essais nucléaires en Polynésie.

 

Pendant un demi-siècle, des déchets radioactifs ont été immergés dans plus de 80 sites dans les océans Atlantique, Arctique et Pacifique. Andra

Après un moratoire adopté en 1983, le rejet en mer de tout type de déchet radioactif a été interdit en 1993, dans un souci de préservation des milieux océaniques. Mais les produits immergés n’ont jamais été récupérés.

L’envoi dans l’espace

L’agence spatiale américaine, la NASA, l’a très sérieusement envisagé dans les années 1970 et 1980, en imaginant plusieurs destinations : la surface de la Lune (accessible en quelques jours), l’orbite autour du Soleil (atteignable en six mois), voire même l’au-delà du système solaire.

Ses travaux ont porté sur des conditionnements assez robustes pour parer à tout accident de l’engin porteur, navette spatiale ou lanceur lourd, le risque étant un « retour à l’envoyeur ». Un risque dont la désintégration au décollage de la navette Challenger, en 1986, puis celle, lors de son retour sur Terre, de la navette Columbia, en 2003, ont montré qu’il n’avait rien d’hypothétique. Ajouté à un coût prohibitif, ce danger a conduit à l’abandon du programme.

Les glaces polaires

L’idée était de déposer les colis de déchets sur ou dans les calottes polaires de l’Antarctique et du Groenland, la chaleur dégagée par la radioactivité provoquant la fusion des glaces qui auraient peu à peu emprisonné les conteneurs.

Les trois options étudiées par les États-Unis dans les années 1970 pour piéger les déchets dans les glaces polaires. IRSN

Mais les scientifiques ont mis en évidence la présence, dans les glaces, de poches salées susceptibles de corroder rapidement les aciers. Ils ont aussi alerté sur l’impossibilité de garantir la pérennité des calottes sur des centaines de milliers d’années. En tout état de cause, le traité sur l’Antarctique de 1959 interdit tout dépôt de déchets radioactifs au pôle Sud.

  • Les forages

Le principe s’apparente au stockage géologique de Bure, à cette différence qu’il ne prévoit pas de galeries souterraines, mais des puits verticaux creusés dans la roche, jusqu’à plusieurs kilomètres de profondeur. Trois variantes existent : placer les déchets dégageant de la chaleur, comme les combustibles usés, dans une roche magmatique (granite ou basaltes) dont la fusion formera une gangue vitreuse ; injecter des déchets liquides dans une couche rocheuse perméable ; empiler des colis de déchets solides dans un forage.

Concept d’injection de déchets radioactifs dans la proche profonde, dont la fusion assure le confinement. IRSN

Ces concepts ont été étudiés par plusieurs pays, en particulier les États-Unis et la Russie, mais seule la troisième variante fait encore l’objet de travaux, notamment outre-Atlantique. Le stockage en forages est surtout adapté à de petits volumes de déchets de faible activité, nullement aux 85 000 m3 de résidus de haute activité ou à vie longue qui doivent être enterrés à Bure.

L’entreposage de longue durée

C’est la solution que préconisent les opposants à l’enfouissement. Alors qu’un stockage est définitif, un entreposage est conçu comme temporaire. La question est de savoir s’il peut être de longue durée – plusieurs siècles –, voire pérenne. Les Pays-Bas, l’Écosse, l’Italie ou encore les États-Unis envisagent un entreposage à long terme pour laisser la possibilité à la science de réaliser des progrès dans le traitement des déchets.

En France, cette option était l’un axes de recherche définis par la loi de 1991 sur la gestion des déchets radioactifs. Elle a été étudiée par le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA). Mais en 2006, le stockage en couche géologique profonde a été retenu comme la « solution de référence » pour les produits à haute activité et à vie longue.

La séparation-transmutation

C’est l’approche qui mise le plus sur l’avancée de la recherche et qui, si elle aboutissait, pourrait justifier l’entreposage de longue durée comme solution d’attente. L’idée est de séparer, au sein du combustible nucléaire usé, les éléments les plus radiotoxiques (produits de fission, actinides mineurs, plutonium), puis de les transformer en noyaux stables ou à vie plus courte, en utilisant de futurs réacteurs à neutrons rapides, ou encore des réacteurs dédiés couplés à un accélérateur de particules.

Cette filière a été étudiée par plusieurs pays, notamment, en France (elle figurait elle aussi dans la loi de 1991), par le CEA, qui a validé plusieurs procédés sur certains radioéléments. Le dossier du débat public sur le plan national de gestion des matières et déchets radioactifs précise toutefois qu’« en l’état actuel des connaissances, il n’y a pas de solution de séparation-transmutation qui serait adaptée à tous les radionucléides à vie longue et industrialisable dans un futur proche ».

Par Pierre Le Hir, publié le 11 juin à 12h16

https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/06/11/des-solutions-plus-ou-moins-farfelues-pour-gerer-les-rebuts-nucleaires_5474663_3244.html

Juin 11

UN AN APRÈS LE SOMMET HISTORIQUE DE SINGAPOUR, LES RELATIONS TRUMP-KIM DANS L’IMPASSE

Il y a un an, le 12 juin 2018, Donald Trump et Kim Jong-un se serraient la main, au cours d’un sommet historique à Singapour, le premier jamais organisé entre un président américain en exercice et un dirigeant nord-coréen. Mais l’enthousiasme des deux camps a depuis laissé place aux invectives.

C’est peu dire que l’atmosphère des relations entre Washington et Pyongyang a changé depuis un an. Lors de leur rencontre en juin 2018, Donald Trump et Kim Jong-un avaient réussi à signer un accord, à la formulation très vague, sur la «dénucléarisation complète de la péninsule coréenne», présenté comme une avancée majeure par le locataire de la Maison Blanche. Ce dernier avait même déclaré que le processus allait commencer «très rapidement», tandis que le leader nord-coréen prédisait «une relation fantastique» avec Donald Trump.

Mais le soufflé est brutalement retombé en février dernier, lors du second sommet Trump-Kim à Hanoï, au Vietnam. Alors que les experts prévoyaient un accord a minima, destiné à confirmer la dynamique diplomatique entre les deux pays, les deux dirigeants se sont finalement quittés sur un constat d’échec, sans signature d’une déclaration commune, et ce avant même le déjeuner prévu entre les deux délégations.

En cause, des visions bien différentes des deux côtés. Quand Washington privilégiait «le tout ou rien», la Corée du Nord voulait elle procéder par étapes. Ainsi, les deux parties ont imputé à l’autre la responsabilité de l’échec des discussions.

Désaccord sur la levée des sanctions imposées à Pyongyang

Concrètement, les États-Unis ont accusé Pyongyang d’exiger la levée de toutes les sanctions internationales dont le pays fait l’objet pour ses programmes nucléaire et balistique, en échange d’un simple désarmement partiel. De son côté, la Corée du Nord a dit avoir proposé un allègement de certaines mesures américaines ciblant son économie, en échange de la fermeture de «toutes les infrastructures nucléaires» de son complexe de Yongbyon.

Depuis ce second sommet, les négociations entre les deux États sont dans l’impasse. La Corée du Nord a même repris de plus belle ses provocations. En avril, Kim Jong-un a par exemple supervisé le test d’une nouvelle «arme tactique guidée» avec une «puissante ogive», selon l’agence de presse officielle nord-coréenne KCNA. Puis, en mai dernier, le pays a effectué deux tirs de missiles à courte portée, ses premiers depuis novembre 2017.

Ces nouveaux lancers ont provoqué une escalade verbale entre les deux camps. John Bolton, le conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, a jugé que ces deux essais constituaient «sans nul doute» une violation des résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU. Une analyse «au-delà de la stupidité» a répondu Pyongyang.

Donald Trump a tout de même essayé de calmer le jeu, disant faire toujours confiance à Kim Jong-un. «La Corée du Nord a tiré quelques petits missiles, qui ont perturbé certains dans mon camp et d’autres, mais pas moi», a-t-il déclaré sur Twitter fin mai.

La Corée du Nord s’impatiente

Mais pas de quoi faire redescendre en pression Pyongyang, qui a exhorté ce mardi 11 juin Washington à en finir avec sa «politique hostile». La «politique arrogante et unilatérale» des États-Unis ne marchera jamais avec la Corée du Nord, a averti l’agence de presse officielle KCNA.

Le pays d’Asie de l’Est est allé jusqu’à lancer un ultimatum aux États-Unis, leur laissant jusqu’à la fin de l’année pour changer de stratégie. Il demande notamment le limogeage de John Bolton et du secrétaire d’État américain Mike Pompeo, responsables selon Pyongyang de l’échec du sommet de Hanoï pour avoir «créé une atmosphère d’hostilité et de défiance».

L’Eurasia Group, un cabinet de consultants basé à New York, évalue ainsi à seulement 10 % les chances de troisième sommet Trump-Kim cette année. Même si les deux dirigeants se retrouvent une nouvelle fois, un compromis sera «très difficile à négocier», estime Andrei Lankov, professeur à l’université Kookmin, basée à Séoul, en Corée du Sud. «Les Américains ne vont pas accepter une Corée du Nord nucléaire et les Nord-Coréens ne vont pas vivre sans armes nucléaires.»

Par Julien Da Sois, avec AFP – Publié le 11/06/2019 à 16h10

https://www.cnews.fr/monde/2019-06-11/un-apres-le-sommet-historique-de-singapour-les-relations-trump-kim-dans-limpasse

Juin 11

NUCLÉAIRE IRANIEN : MACRON ET TRUMP ÉVOQUENT DE POSSIBLES NOUVELLES NÉGOCIATIONS

Donald Trump et Emmanuel Macron, qui divergent sur l’accord sur le nucléaire iranien de 2015 dénoncé par Washington, ont toutefois affiché une certaine unité jeudi en espérant une reprise des négociations.

« Je comprends qu’ils (le gouvernement iranien, ndlr) veulent parler, c’est très bien. Nous parlerons, mais une chose est sûre: ils ne peuvent pas avoir l’arme nucléaire et je pense que le président français serait entièrement d’accord avec moi », a déclaré Donald Trump devant la presse aux côtés d’Emmanuel Macron à Caen (Ouest de la France).

« Nous voulons être sûrs qu’ils n’obtiennent pas l’arme nucléaire« , a abondé Emmanuel Macron, ajoutant toutefois « nous avions un instrument jusqu’en 2025« , en référence à l’accord nucléaire signé à Vienne en 2015, mais dénoncé ensuite par Donald Trump estimant qu’il ne remplissait pas son objectif.

Listant une série d’objectifs supplémentaires pour la France (réduire l’activité balistique de l’Iran, limiter son influence régionale), il a ajouté un « quatrième objectif commun » à Paris et Washington: « la paix dans la région« , pour lequel « nous devons ouvrir de nouvelles négociations« , et « je pense que les mots prononcés par le président Trump aujourd’hui sont très importants« .

Les tensions militaires entre l’Iran et les États-Unis (ainsi que leurs alliés saoudiens et émiriens) sont très vives dans la région du Golfe depuis que Washington a infligé de nouvelles sanctions internationales à l’Iran le 8 mai, et certains observateurs mettent en garde contre le déclenchement d’une guerre dans cette poudrière.

Le président français tente de longue date de vendre l’idée de ce nouvel accord qui viendrait élargir la base de l’accord de 2015 (JCPOA) en intégrant notamment des éléments limitant l’activité de missiles balistiques de Téhéran.

Le président américain a semblé considérer jeudi que l’Iran est en train de perdre de son influence internationale dans les crises de la région, attribuant cela à sa politique de fermeté.

Selon lui, « l’Iran était authentiquement un État terroriste » à son arrivée à la Maison Blanche. « Ils le sont encore (…) Nous les voyions combattre sur 14 théâtres, entre le Yémen, la Syrie, bien d’autres (…) Ils ne le font plus désormais. Ils ont de piètres performances en tant que pays. Ils sont en train d’échouer. Je ne le souhaite pas. Nous pouvons retourner la situation très rapidement. Les sanctions ont été extraordinairement efficaces« , a-t-il déclaré juste avant d’entrer en réunion bilatérale avec Emmanuel Macron.

Le Premier ministre japonais Shinzo Abe prévoit de se rendre en Iran la semaine prochaine, ont indiqué jeudi des officiels japonais, alors que Tokyo, où M. Trump était la semaine dernière, espère servir de médiateur entre Washington et Téhéran.

« Il sera important dans la suite de cette visite de savoir comment nous pourrons en effet (…) obtenir des engagements iraniens« , a expliqué une source proche de la présidence française après la rencontre Macron-Trump, insistant sur le fait que la priorité était « de faire baisser la tension« .

Par AFP, publié le 06/06/2019

https://www.lorientlejour.com/article/1173662/nucleaire-iranien-macron-et-trump-evoquent-de-nouvelles-negociations-possibles.html

Juin 11

RUSSIE-CHINE : LE SOMMET QUI NE FAIT PAS L’INFO

Le Forum économique international de Saint-Pétersbourg a montré la réalisation à grande vitesse du « Partenariat de l’Eurasie élargie », évoqué par le président Poutine au Forum de Valdaï, en 2016, et annoncé par le ministre Lavrov à l’Assemblée générale de l’Onu, en 2018. Désormais les projets chinois de « Route de la soie », et russe de réseau de communication de l’« Union économique eurasiatique » se rejoignent. Contrairement aux déclarations officielles, ce sommet a été suivi par une considérable délégation états-unienne.

Les projecteurs médiatiques se sont focalisés, le 5 juin 2019, sur le président Trump et les leaders européens de l’Otan qui, pour l’anniversaire du D-Day, auto-célébraient à Portsmouth « la paix, liberté et démocratie assurées en Europe » en s’engageant à « les défendre en tout moment où elles soient menacées ». La référence à la Russie est claire.

Les grands médias par contre ont ignoré ou relégué au second plan, parfois sur un ton sarcastique, la rencontre qui s’est déroulée le même jour à Moscou entre les présidents de la Russie et de la Chine. Vladimir Poutine et Xi Jinping, à leur presque trentième rencontre en six ans, ont présenté non pas des concepts rhétoriques, mais une série de faits.

Les échanges entre les deux pays, qui ont dépassé l’an dernier les 100 milliards de dollars, se trouvent accrus d’environ 30 nouveaux projets chinois d’investissement en Russie, notamment dans le secteur énergétique, pour un total de 22 milliards.

La Russie est devenue le plus grand exportateur de pétrole en Chine et s’apprête à le devenir aussi pour le gaz naturel : en décembre entrera en fonction le grand gazoduc oriental, auquel s’en ajoutera un autre depuis la Sibérie, plus deux gros sites pour l’exportation de gaz naturel liquéfié.

Le plan états-unien d’isoler la Russie par les sanctions, opérées aussi par l’UE, et avec la coupure des exportations énergétiques russes en Europe, va être ainsi rendu vain.

La coopération russo-chinoise ne se limite pas au secteur énergétique. Ont été lancés des projets conjoints dans le domaine aérospatial et autres secteurs de haute technologie. On est en train de faire monter en puissance les voies de communication ferroviaires, routières, fluviales et maritimes entre les deux pays. En forte augmentation aussi les échanges culturels et les flux touristiques.

Coopération tous azimuts, dont la vision stratégique émerge de deux décisions annoncées au terme de la rencontre : la signature d’un accord intergouvernemental pour étendre l’utilisation des monnaies nationales, le rouble et le yan, dans les échanges commerciaux et dans les transactions financières, comme alternative au dollar encore dominant ; l’intensification des efforts pour intégrer la Nouvelle Route de la Soie, promue par la Chine, et l’Union économique eurasiatique, promue par la Russie, avec « la visée de former dans l’avenir un plus grand partenariat eurasiatique ».

Que cette visée ne soit pas simplement économique est confirmé par la Déclaration conjointe sur le renforcement de la stabilité stratégique mondiale, signée à l’issue de la rencontre. La Russie et la Chine ont « des positions identiques ou très proches », de fait contraires à celles des USA/Otan, par rapport à la Syrie, à l’Iran, au Venezuela et à la Corée du Nord.

Elles préviennent : le retrait des USA du Traité FNI (dans le but de déployer des missiles nucléaires à portée intermédiaire au bord de la Russie aussi bien que de la Chine) peut accélérer la course aux armements et accroître la possibilité d’un conflit nucléaire. Elles dénoncent la décision US de ne pas ratifier la mise au ban total des essais nucléaires.

Elles déclarent « irresponsables » le fait que certains États, bien qu’adhérant au Traité de non-prolifération, pratiquent des « missions nucléaires conjointes » et leur demandent « le retour dans les territoires nationaux de toutes les armes nucléaires déployées hors de leurs frontières ».

Requête qui concerne directement l’Italie et les autres pays européens où, violant le Traité de non-prolifération, les États-Unis ont basé des armes nucléaires utilisables aussi par les pays hôtes sous commandement états-unien : les bombes nucléaires B-61 qui seront remplacées à partir de 2020 par les encore plus dangereuses B61-12.

De tout cela n’ont pas parlé les grands médias, qui le 5 juin étaient occupés à décrire les splendides toilettes de la First Lady Melania Trump aux cérémonies du D-Day.

Par Manlio Dinucci, publié le 11 juin 2019

Traduction : Marie-Ange Patrizio, : source Il Manifesto (Italie)

https://www.voltairenet.org/article206713.html

Juin 11

GREENPEACE : MOBILISATION CITOYENNE FACE AUX DÉCHETS NUCLÉAIRES

Samedi 8 juin 2019, dans toute la France, les militantes et militants de Greenpeace France se sont mobilisés pour dénoncer la pollution des déchets nucléaires dans une vingtaine de villes. Face à la présence accrue et inquiétante de déchets nucléaires aux quatre coins du pays, cette journée a été l’occasion d’échanger sur les moyens d’agir pour cesser d’en produire et limiter les risques et les conséquences environnementales.

Voir la carte des déchets nucléaires

Nos groupes locaux sont allés à votre rencontre dans les villes suivantes : Angers, La Rochelle, Montpellier, Poitiers, Strasbourg, Toulouse, Versailles, Bordeaux, Chambéry, Clermont-Ferrand, Dijon, Grenoble, Lille, Lyon, Marseille, Metz, Nancy, Nice, Paris-Nord, Paris-Orsay, Paris Saint-Lazare, Rennes, Rouen, Tours, Troyes. N’hésitez pas à les contacter et vous informer sur leurs prochaines actions !

Après la publication d’une carte interactive intitulée Y a-t-il des déchets près de chez vous ? pointant du doigt des sites et des transports radioactifs passant à proximité de zones denses, nous continuons à encourager la mobilisation citoyenne en marge du débat public sur les déchets et matières radioactives.

Nous souhaitons alerter le public sur les risques liés à ces déchets dont la durée de vie est très longue : trois siècles au minimum et des millions d’années pour les plus dangereux d’entre eux. C’est aussi l’occasion de rappeler les raisons de notre opposition au projet d’enfouissement profond à Bure, dans la Meuse, et à la politique de retraitement dans laquelle la France s’est isolée.

Parce qu’il s’agit aussi d’un enjeu de démocratie locale, Greenpeace France nous invitons les citoyennes et citoyens à venir s’informer et à interpeller les pouvoirs publics sur un sujet qui engage leur territoire et les générations futures.

Nos demandes face à la crise des déchets nucléaires

  • Renoncer au projet d’enfouissement profond Cigéo et privilégier d’autres options, comme le stockage à sec en sub-surface.
  • Mettre un terme au retraitement du combustible usé, qui multiplie les risques.
  • Mettre fin aux transports nucléaires inutiles (notamment ceux liés au retraitement) et interdire les passages en zone de concentration urbaine.
  • Comptabiliser les « matières radioactives » non réutilisées dans la liste des déchets nucléaires d’EDF.
  • En priorité : cesser de produire des déchets nucléaires en planifiant une sortie du nucléaire qui s’appuiera sur les économies d’énergie, l’efficacité énergétique et le développement d’énergies renouvelables, selon des scénarios compatibles avec la lutte contre le changement climatique.

Signer la lettre ouverte à François de Rugy

Crédit photo d’entête : Tours © Joseph Melin / Greenpeace

Publié le 8 juin 2019

https://www.greenpeace.fr/mobilisation-citoyenne-face-aux-dechets-nucleaires/

Juin 11

GRAND SECRET DE FUKUSHIMA!

Savez-vous que huit ans après « le grave accident de la Centrale Nucléaire de Fukushima No.1 » du 11 mars 2011, divers cancers, pneumonies et infarctus du myocarde se produisent fréquemment avec « une augmentation anormale » chez les habitants de Fukushima?

Le Premier ministre japonais, Shinzo Abe essaie de cacher ce fait important en utilisant tous les moyens, y compris les médias.

La raison en est que Shinzo Abe est le principal responsable de l’accident de la Centrale Nucléaire de Fukushima No.1.

【Image No.1】Le Premier Ministre Shinzo Abe avait déclaré que « Il est impossible de perdre toutes les alimentations électriques (de la Centrale Nucléaire de Fukushima No.1) » à l’Assemblée Générale en décembre 2006, cinq ans avant  « l’accident de la Centrale Nucléaire de Fukushima No.1 » Il avait donc refusé de prendre des mesures contre le Tsunami.

▲ »Les données secrètes » de l’Hôpital Général Municipal de la ville de Minami-Soma, dans la préfecture de Fukushima, située à seulement 30 km de « La Centrale nucléaire de Fukushima NO.1″ à l’origine du  » grave accident d’explosion nucléaire » ont récemment été exposées.

Ce sont les données  qui montrent le nombre de patients atteints de différents types de cancer, de pneumonie et d’infarctus du myocarde de l’année de  « l’explosion nucléaire » (en 2011) et 7 ans après de l’accident (en 2018).

▲Les données du nombre de patients par nom de maladie de l’Hôpital Général Municipal de Minami-Soma en 2011, en 2018 et l’augmentation 2018/2011.
Quand vous regardez ces données, il est clair que « l’apparition du cancer » avec « l’augmentation anormale » parmi les habitants de Fukushima serait causée par « l’exposition aux radiations » due à « l’explosion nucléaire » de « La Centrale Nucléaire de Fukushima No1 Nuclear » du 11 mars 2011.

Il a récemment été rapporté que la chanteuse Chiemi Hori avait eu le cancer de la langue et le cancer de l’œsophage et que l’athlète en natation Erika Ike et le chanteur-compositeur-interprète Takako Okamura avaient  développé une leucémie aiguë.

L’apparition de ces cancers ne serait pas « un accident » qui s’est produit séparément.

Ils seraient causés par « l’exposition aux radiations » provoquée par « le grave accident nucléaire de Fukushima« .

▲Comme vous pouvez le voir lorsque vous regardez « l’image No.1″ ci-dessous, « l’exposition aux radiations » causée par « l’accident d’explosion de la Centrale Nucléaire de Fukushima No1 » du 11 mars 2011 n’a pas attaqué seulement les 2 millions de personnes dans la préfecture de Fukushima.

« L’exposition aux radiations » a également attaqué les 30 millions d’habitants dans la région de l’Est du Japon (Préfecture de Miyagi, Préfecture d’Iwate, Préfecture de Niigata, Préfecture de Tochigi, Préfecture de Gunma, Préfecture de Tochigi, Préfecture de Saitama, Préfecture de Chiba, Métropolitain de Tokyo, Préfecture de Kanagawa, Préfecture de Yamanashi, Préfecture de Shizuoka et Préfecture de Nagano).

【Image No.2】 « Carte de répartition spatiale des doses de rayons gamma » de l’Est du Japon (2 juillet 2017)

▲Ce qui suit est le témoignage de M. Hiroaki Koide, professeur adjoint à l’Institut du Réacteur de l’Université de Kyoto, à la Chambre des Conseillers dans le Comité du Contrôle du Gouvernement.

【ImageNo.3】 Mr. Koide, Professeur adjoint à l’Institut du Réacteur de l’Université de Kyoto

1. J’ai examiné la dose de radioactivité dans l’air à Tokyo le 15 mars 2011, quatre jours après l’accident de la Centrale Nucléaire de Fukushima.

2. J’ai détecté de l’iode, du tellure et du césium. Ce sont les radiations dans l’air de Tokyo, des centaines de becquerels par mètre carré.

3. »La concentration » de rayonnement qui a volé  de Fukushima à Tokyo était « environ 1000 fois » plus concentrée que celle qui avait été envoyée à Tokyo au moment de l’accident de Tchernobyl en 1986.

4. Tout le monde à Tokyo la respirait. En termes d’exposition interne, la dose  était « d’environ 20 microsieverts » en une heure.

Par Hikochan Yamazaki, publié le 6 juin 2019, (Blog : Le blog de Hikochan Yamazaki)

https://blogs.mediapart.fr/hikochan-yamazaki/blog/060619/grand-secret-de-fukushima

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Juin 11

L’ÉLECTRICITÉ BON MARCHÉ EMPÊCHE LE DÉVELOPPEMENT DES RENOUVELABLES

L’autrice de cette tribune s’élève contre la « primauté absolue donnée au nucléaire » et l’électricité trop peu chère vendue par EDF, qui rend la concurrence ardue pour les fournisseurs d’électricité renouvelable. Si la hausse des prix est une évidence, elle fait avant tout « payer à l’usager la politique catastrophique de l’État ».

Le prix de l’électricité est monté de 23 % entre 2007 et aujourd’hui et d’autres hausses sont attendues. Cette hausse est pour partie inéluctable mais, faute pour le gouvernement de s’attaquer aux vrais problèmes, elle ne résout rien.

Elle est pour partie inéluctable dans la mesure où la France a fait le choix d’une électricité bon marché, contrepartie de la décision imposée à la population française de faire de notre pays le pays le plus nucléarisé du monde. D’autres pays comme la Suède, qui ont pourtant fait le choix d’un nucléaire important (de l’ordre de 35 % du mix énergétique), ont décidé de mettre un prix élevé sur l’électricité afin de conduire les consommateurs à réduire leur consommation énergétique. En France, aujourd’hui, ce choix du bas prix n’est plus tenable compte tenu de la situation financière catastrophique d’EDF. Situation catastrophique liée à la dette abyssale de cette entreprise, dette qui l’empêche en réalité d’investir non pas pour un grand « carénage » — qui n’est que de la communication — mais simplement une mise aux normes qui n’a pas été faite depuis des années de manière suffisante.

Situation catastrophique liée aussi aux coûts abyssaux et sans fin de Flamanville et au financement de la centrale — aléatoire en période de Brexit — de Hinckley Point en Angleterre. À ce tableau idyllique, on peut ajouter une réduction drastique de la disponibilité des centrales nucléaires, réduisant d’autant le chiffre d’affaires d’EDF et mettant le nucléaire très en dessous des 70 % du mix énergétique. Situation catastrophique liée enfin au fait que le produit, à savoir l’électricité nucléaire, n’est plus compétitive dans le monde actuel. Certes, les vieilles centrales, qu’EDF veut à tout prix continuer à faire fonctionner malgré les risques, en raison de leur rentabilité, produisent encore à un coût relativement bas, grâce à une comptabilité qui minore les dépenses en aval. Mais ce coût, inexact sur le plan économique, est aujourd’hui talonné par l’éolien et même par le solaire photovoltaïque. À moyen terme, nous savons tous que le nucléaire n’est ni compétitif ni rentable. Et cette situation pèse infiniment plus sur les comptes de l’entreprise publique que le régime au demeurant difficilement justifiable aujourd’hui de non-paiement de leurs factures d’électricité par les employés d’EDF. Cette entreprise a fait et imposé à l’État le choix de rester sur un secteur d’activité non rentable, dont la survie ne peut être assurée que par le contribuable (via l’État) et par l’usager (l’abonné à EDF).

Poussons au développement d’une concurrence beaucoup plus active des énergies renouvelables

Pour autant, la hausse du prix de l’électricité ne résout pas le problème de fond et fait payer à l’usager la politique catastrophique de l’État en matière d’électricité, et ce à plusieurs niveaux.

  • D’abord, la lecture de la structure de la facture d’électricité permet de constater que 27 % est lié à l’acheminement. Cette part de la facture pourrait être considérablement réduite grâce à la décentralisation énergétique et à l’utilisation de l’électricité produite localement. L’autoconsommation collective a précisément cet objectif… Sauf qu’EDF a obtenu de l’État qu’il freine son développement ; les aménagements récents de la loi Pacte améliorent la situation mais on est très loin du compte et il faudra probablement attendre 2021 et l’entrée en vigueur de la nouvelle directive pour qu’enfin en France, l’autoconsommation collective et les communautés d’énergie puissent réellement se mettre en place. L’intérêt de l’usager serait donc d’aller très vite vers ce système, mais l’intérêt d’EDF est à l’opposé et c’est l’intérêt d’EDF qui prédomine.

  • En second lieu, le montant de la facture est une quantité multipliée par un prix. Or, si le prix au consommateur reste dans la moyenne basse en Europe, la quantité d’électricité est beaucoup plus importante pour les foyers français que pour la moyenne des foyers européens. En effet, l’encouragement systématique donné au chauffage électrique enferme les ménages français et singulièrement les plus modestes d’entre eux dans une addiction électrique dont ils ne sont en rien responsables. Autrement dit, la volonté qu’a eu l’État d’assurer le débouché de la production d’électricité nucléaire par une très forte consommation d’électricité et, jusqu’à une date très récente, sans aucun effort de réduction de la consommation électrique — les compteurs Linky n’entraînent en rien une baisse de consommation — se traduit pour les clients d’EDF par une condamnation à voir leur facture d’électricité monter constamment. La seule manière d’en sortir est de pousser nos concitoyens à aller vers la production d’électricité verte et décentralisée et vers des solutions alternatives de chauffage. Ce n’est évidemment pas ce que souhaite l’État.
  • En troisième lieu, la question de l’ouverture à la concurrence réelle se pose évidemment. Les associations de consommateurs qui contestent la hausse du prix de l’électricité la justifient par le fait que trois points de la hausse seraient dus au besoin de compenser les difficultés d’accès à la rente nucléaire pour les concurrents d’EDF. Il est de fait qu’EDF perd de manière régulière des clients particuliers et entreprises. En revanche, les industries grosses consommatrices bénéficient d’un tarif de faveur qui les conduit à rester fidèles au leader historique. La charge pèse donc sur les ménages. La question serait différente si la concurrence se faisait en direction des énergies renouvelables. Or, malheureusement, les difficultés liées au développement de renouvelables en France et la propagande d’une électricité bon marché vendue par EDF laissent une portion congrue aux clients des fournisseurs d’électricité renouvelable. La solution consiste dans le développement d’une concurrence beaucoup plus active en particulier des énergies renouvelables.

Mais, ce changement de cap est à l’opposé de celui poursuivi par le gouvernement qui est le choix d’une primauté absolue de l’investissement et du financement dans le nucléaire, décision irrationnelle et à terme suicidaire pour l’industrie, l’économie et le contribuable français.

Par Corinne Lepage, publié le 10 juin 2019 (Corinne Lepage est présidente de Cap21/Le Rassemblement citoyen ancienne ministre de l’Environnement et avocate.)

Juin 11

BELGIQUE, TIHANGE : UN BÀTIMENT POUR L’ENTREPOSAGE DE COMBUSTIBLE NUCLÉAIRE ?

LIÈGE : L’enquête publique quant au projet d’Electrabel démarre ce 12 juin à Huy et dans les communes voisines

En janvier dernier, Electrabel annonçait son intention d’introduire une demande de permis unique pour la construction de trois bâtiments sur le site de la centrale nucléaire de Tihange, destinés à la manutention et à l’entreposage temporaire d’emballages contenant du combustible nucléaire usé.

Pour l’heure, aucune solution en effet n’existe en matière de stockage définitif de combustible nucléaire en Belgique. Le combustible usé de la centrale nucléaire de Tihange est actuellement entreposé dans une piscine de stockage dite “temporaire”. Or, la capacité d’entreposage sur le site atteint progressivement la saturation. D’où la nécessité d’un nouveau bâtiment qui permettra un stockage à sec pour 80 ans et qui, selon Electrabel, sera résistant aux séismes, accidents d’avion, etc.

En février dernier, dans le cadre de l’étude d’incidence, Electrabel organisait une séance d’information préalable auprès du public hutois. La demande de permis est désormais déposée. Dès lors, une enquête publique est ouverte dès ce 12 juin et jusqu’au 12 juillet, à l’administration communale de Huy et dans les communes voisines (Wanze, Villers-le-Bouillet…). À Huy, le dossier peut être consulté au service Urbanisme, rue des Frères Mineurs, les jours ouvrables de 8h à 12h30 et sur rendez-vous les 13, 20 et 27 juin et les 4 et 11 juillet, de 14 à 20 heures. Les réclamations ou observations écrites sont à adresser au collège communal par courrier ordinaire (Grand’Place, 1 à 4500 Huy) ou par courrier électronique à  urbanisme@huy.be

Une fois l’enquête publique clôturée, la Ville de Huy remettra un avis qui sera envoyé avec l’ensemble des réclamations au fonctionnaire délégué de la Région wallonne. Si le permis est accordé, les travaux de construction pourraient débuter courant de l’année 2020, avec une mise en service de l’installation en 2023.

Par Aude Quinet Publié le lundi 10 juin 2019 à 10h00

https://www.dhnet.be/regions/liege/tihange-un-batiment-pour-l-entreposage-de-combustible-nucleaire-5cfd1b409978e27796189db5

Juin 11

GRAVELINES : DES COMPRIMÉS D’IODE DÉSORMAIS DISTRIBUÉS DANS UN RAYON DE 20 KM AUTOUR DE LA CENTRALE NUCLÉAIRE

Une campagne d’information et distribution préventive de comprimés d’iode a débuté lundi dernier dans les communes situées dans un rayon de 20 km autour de la centrale nucléaire de Gravelines, dans le cadre de l’extension du plan particulier d’intervention (PPI) prévu en cas d’incident.

L’extension du plan particulier d’intervention (PPI) de 10 à 20 km autour des centrales nucléaires françaises avait été annoncée en avril 2016 par l’ancienne ministre de l’Environnement, Ségolène Royal. 

« L’accident nucléaire de Fukushima en 2011 au Japon a conduit les pouvoirs publics à réviser les actions de protection des populations, en cohérence avec les pratiques internationales et les recommandations des autorités européennes de sûreté nucléaire et de radioprotection« , rappelle les préfectures du Nord et du Pas-de-Calais, l’Agence de Sûreté Nucléaire et EDF dans un communiqué commun diffusé vendredi. « L’élargissement de la zone de planification n’est pas lié à un accroissement du risque nucléaire mais permet d’améliorer l’information et la protection des personnes ainsi que la réactivité des acteurs de la gestion de crise.« 

Jusqu’à présent, le PPI pour Gravelines concernait 64 000 habitants vivant dans 14 communes situées dans un rayon de 10 km autour de la centrale. Avec l’extension à 20 km, ce sont désormais 340 000 habitants qui sont impliqués dans 58 communes, dont les villes de Dunkerque et Calais.


Extension du Plan particulier d’intervention (PPI) autour de la centrale nucléaire de Gravelines. / © IE

Lundi dernier, une campagne d’information et distribution préventive de comprimés d’iode a débuté à l’attention de l’ensemble des riverains et des responsables d’établissements recevant du public, résidant dans un rayon de 10 à 20 km autour des 19 centrales nucléaires françaises. Les premières concernées sont les pharmacies qui ont d’ores-et-déjà reçues les instructions de la préfecture.

Gravelines : des comprimés d’iode distribués dans un rayon de 20 km autour de la centrale (Reportage d’Hugo Smague et Lucie Martin.)

Cette campagne se poursuivra en septembre par l’envoi d’un second courrier nominatif, contenant un bon de retrait permettant aux personnes et aux établissements concernés d’aller retirer gratuitement leurs comprimés d’iode dans une pharmacie participante.

Ces comprimés d’iode stable permettent de protéger la thyroïde en cas de rejet accidentel d’iode radioactif dans l’atmosphère.

Par YF avec Hugo Smague, publié le 09/06/2019 à 17h29 Mis à jour le 09/06/2019 à 19h41

https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/gravelines-comprimes-iode-desormais-distribues-rayon-20-km-autour-centrale-nucleaire-1683016.html

Remarques sur l’article ci-dessus :

Comme déjà précisé ici, l’iodure de potassium sature la thyroïde et protège des quelques variétés d’iodes radioactifs présents dans le panache (131I, 132I, 133I…) d’un accident nucléaire mais pas des plus de mille autres radioéléments également émis qui vont attaquer tous les organes des personnes exposées… Et pour les seuls iodes radioactifs, l’affaire n’est pas simple puisqu’il faut prendre l’iode stable quelques heures avant l’exposition. Passé ce délai les pastilles d’iode ne servent à rien. Il faut aller sur le site d’État au Canada pour en savoir plus :

Figure 1 : Efficacité du KI (%) en fonction du temps écoulé depuis l’exposition (heures) au moment de l’ingestion

Administration de KI aux personnes de plus de 40 ans

D’après les observations scientifiques, le blocage de la thyroïde n’est pas recommandé aux adultes de plus de 40 ans à moins que la dose à la thyroïde ne dépasse le niveau qui porterait atteinte au fonctionnement de la thyroïde, soit environ 5 Gy.

De telles doses sont peu probables loin du site d’un accident. En outre, le risque de cancer de la thyroïde chez les personnes de plus de 40 ans est très faible et baisse avec l’âge, alors que le risque d’effets secondaires consécutifs à l’administration de KI s’accroît avec l’âge, car l’incidence de troubles thyroïdiens est plus élevée ».

Source : http://www.health.gov.on.ca/fr/pro/programs/emb/rhrp/docs/ki_guidelines.pdf

Juin 10

ASSEMBLÉE NATIONALE : UN RÉFÉRENDUM D’INITIATIVE PARTAGÉE POUR ABOLIR LES ARMES NUCLÉAIRES ET RADIOACTIVES !

Le 5 juin 2019, la Proposition de Loi visant à organiser un Référendum d’Initiative Partagée (RIP) sur la participation de la France à l’abolition des armes nucléaires et radioactives a fait l’objet d’une présentation à l’Assemblée nationale.

Trois députés signataires de la Proposition de Loi sont d’abord intervenus : Jean-Michel Clément (Vienne, Libertés et Territoires), président de séance et organisateur de la conférence avec ACDN, Jerôme Lambert (Charente, Socialistes et apparentés), André Chassaigne (Puy-de-Dôme, président du groupe Gauche Démocrate et Républicaine).

Jean-Paul Lecoq (Seine Maritime) et Moetai Brotherson (Polynésie) s’étaient fait représenter par leurs collaborateurs. Nombre d’autres signataires étaient excusés, comme Yves Daniel (Loire Atlantique, LREM), Paul Molac (Morbihan, Libertés et Territoires), Maina Sage (Polynésie, UDI, Agir et indépendants), Sabine Rubin (Seine Saint-Denis, France Insoumise), etc., de même qu’une dizaine de sénateurs et sénatrices cosignataires.

Jean-Paul Maurel a apporté le soutien de Jacques Boutault, maire du 2ème Arrondissement de Paris. Catherine Quéré, ancienne députée (Charente Maritime, socialiste) a rappelé la campagne de 2016-2017 au cours de laquelle 126 parlementaires avaient cosigné une Proposition de Loi similaire, déjà avancée par ACDN pour amener la France à rejoindre la négociation du futur traité d’interdiction des armes nucléaires. Enfin Jean-Marie Matagne, président de l’Action des Citoyens pour le Désarmement Nucléaire (ACDN) a développé les différents aspects de la nouvelle Proposition de Loi référendaire.

Au cours de la discussion qui a suivi cet exposé, plusieurs personnes ont pris la parole dans l’assemblée, dont Benoit de Cornulier, administrateur du réseau « Sortir du nucléaire » et Alexandre Quinet, chargé de mission « désarmement nucléaire » à la Direction générale des relations internationales et de la stratégie du Ministère de la Défense.

Excepté ce dernier, venu en observateur et tenu au devoir de réserve, tous les intervenants ont souligné l’extrême importance, dans le contexte international actuel, d’un débat public sur la question vitale du désarmement nucléaire, l’urgence d’une initiative de la France en ce sens, et l’intérêt du référendum pour y conduire. Une telle initiative reçoit d’ores et déjà, d’après plusieurs sondages, le soutien massif de la population française. De l’avis général, il ne faut pas seulement interdire ces armes d’extermination, de crime contre l’humanité, il faut les éliminer toutes, conformément à l’article 6 du Traité de Non Prolifération (TNP) auquel la France a adhéré en 1992. C’est un impératif catégorique.

Telle est précisément la question que la Proposition de Loi demande de soumettre aux Français : « Approuvez-vous que la France participe à l’abolition des armes nucléaires et radioactives et engage avec l’ensemble des États concernés des négociations visant à établir, ratifier et appliquer un traité d’interdiction et d’élimination complète des armes nucléaires et radioactives, sous un contrôle mutuel et international strict et efficace ? »

Les parlementaires ayant signé cette Proposition de Loi invitent tous leurs collègues sans considération d’étiquette à la cosigner, les citoyens à s’adresser à leurs députés et sénateurs pour les y encourager, et les journalistes à lui accorder, au titre de leur devoir d’information, tout l’écho qu’elle mérite dans la presse et les médias,.

La collecte des signatures parlementaires se poursuit, sans attendre une éventuelle réforme du Référendum d’Initiative Partagée, parlementaire et citoyenne.

Contacts :

Jean-Marie Matagne, contact@acdn.net, 06 73 50 76 61
Jean-Michel Clément, jmclement@assemblee-nationale.fr

Tous les soutiens, parlementaires et citoyens, sont à envoyer à ACDN, qui coordonne la campagne nationale.
Par la poste à : ACDN, 31 Rue du Cormier, 17100 Saintes
Et par courriel à : contact@acdn.net

Par   Action des Citoyens pour le Désarmement Nucléaire, Source : Pressenza   (8/6/2019)

https://www.pressenza.com/fr/2019/06/assemblee-nationale-un-referendum-dinitiative-partagee-rip-pour-abolir-les-armes-nucleaires-et-radioactives/

Juin 10

TRAITÉ NUCLÉAIRE START : POUTINE AVERTIT LES AMÉRICAINS

Nouvelle source de tensions entre Pékin et Washington puisque Vladimir Poutine a directement menacé les États-Unis de laisser expirer le traité START, sur le contrôle de l’utilisation d’armes nucléaires stratégiques, si ces derniers ne montraient aucune intention de le prolonger. Washington a jusqu’à 2021 pour faire un geste en direction de Moscou, au risque de voir Poutine, définitivement tourner le dos à ces réglementations.

Dans les mots, le chef du Kremlin a été très clair. « Si personne ne souhaite prolonger l’accord START, alors nous ne le ferons pas […] Nous avons dit 100 fois que nous y étions prêts », a ainsi assuré Vladimir Poutine, à l’occasion d’une rencontre organisée du côté de Saint-Pétersbourg, en marge du Forum économique. Aujourd’hui, la Russie se sent visiblement un peu seule sur ce dossier, le président russe assurant par exemple que personne n’avait ouvert le dialogue afin de renégocier ce traité.

Moscou et Washington ont jusqu’ à 2021

Signé en 2010, ce traité START permet à la Russie et aux États-Unis, de mieux maîtriser et contrôler leurs arsenaux nucléaires et surtout, de les limiter bien en dessous de ce que les deux nations disposaient au moment de la guerre froide. L’idée ici est donc de structurer et surtout d’éviter de possibles débordements en cas de situation politique instable entre les nations. Arrivant à échéance en 2021, ce traité risque donc d’être abandonné si les principaux partis concernés venaient à le mettre entre parenthèses.

Les conséquences elles, pourraient être assez difficiles à gérer et assumer. En effet, dans le cas où une escalade venait à survenir, la menace nucléaire représenterait de fait une alternative au dialogue. Dans un contexte compliqué où Moscou et Washington semblent avoir bien du mal à s’entendre sur de très nombreux sujets, certains experts y voient là une terrible nouvelle. D’ailleurs, le président russe est bien au fait de cette possibilité et n’a pas hésité à mettre en garde, « Il n’y aura plus aucun instrument limitant la course aux armements, avec par exemple l’envoi d’armes dans l’espace ».

Washington inquiète fortement

Du côté américain, la porte n’est toutefois pas totalement fermée même si l’inquiétude se fait vivement ressentir chez les démocrates et les républicains. En effet, Mike Pompeo a récemment affirmé que la Chine devait joindre le prochain traité START. Toutefois, il est aujourd’hui difficile de quantifier l’apport réel d’un tel accord puisque Moscou et Washington se sont accusés à diverses reprises d’avoir violé les lois en vigueur. Vladimir Poutine n’a d’ailleurs pas hésité à ordonner la création de nouveaux types de missiles terrestres d’ici deux ans, ajoutant au mois de février dernier que la Russie disposait d’armes « invincibles » qu’il pourrait très bien demander à déployer.

Par Florian Guénet, publié le 7 juin 2019

https://lanouvelletribune.info/2019/06/traite-nucleaire-start-poutine-avertit-les-americains/

Juin 10

NUCLÉAIRE : LES CENTRALES SUISSES SONT VÉTUSTES ET DANGEREUSES

Un accident nucléaire dans l’une des 4 centrales nucléaires suisses provoquerait l’irradiation de millions de personnes, des dizaines de milliers de cancers et de maladies cardiovasculaires, et l’impossibilité de cultiver des milliers de km2 devenus radioactifs.

Voilà le résultat d’une étude très intéressante (1) publiée le 21 mai dernier. Un spécialiste de sciences de l’environnement, un médecin, un météorologue et des géomaticiens se sont associés pour simuler les effets d’un accident nucléaire majeur dans l’une des 4 centrales nucléaires suisses. Les conclusions font froid dans le dos.

L’impact sanitaire et environnemental serait catastrophique. Il faut aussi imaginer le chaos généré par un tel accident, avec des centaines de milliers, si ce n’est des millions de réfugiés, selon la direction du vent le jour de l’accident. La Suisse est un petit pays : un accident majeur dans l’une des quatre centrales pourrait rendre plusieurs cantons inhabitables, couper le pays en deux, et le déstabiliser politiquement de manière profonde et durable. Tout ceci est du domaine du possible, étant donné que cela est déjà arrivé en Ukraine, et au Japon, et que nos centrales nucléaires sont prolongées au-delà des 30 ans prévus à l’origine. Avec chaque année qui passe, les risques d’accident augmentent. La vieille centrale de Beznau est exploitée depuis 50 ans !

Et pourtant… tout avait si bien commencé

Sous le choc de Fukushima en 2011, le Conseil fédéral décide de sortir du nucléaire. Une dynamique nouvelle naît alors pour penser « l’après », produire des énergies de substitution à l’électricité atomique, consommer moins. De multiples initiatives de la part de la Confédération, des cantons, communes, entreprises et particuliers éclosent ou prennent leur essor, stimulées par cette volonté partagée de produire et consommer de l’énergie autrement.

Comme d’autres, ma ville (Nyon) a agi: des centrales photovoltaïques, des installations de chauffage à distance, de géothermie profonde, etc. sont étudiées. Des soutiens à des projets privés qui visent une consommation moindre et propre, dans les deux sens du terme, sont octroyés. Les autorités visent l’exemplarité dans les modes de construction, d’achats, ou encore de mobilité. Bref, comme 436 autres communes suisses, regroupant 60 % de la population de notre pays, Nyon est une « Cité de l’énergie » : cet excellent résultat helvétique a été obtenu au cours de ces deux dernières décennies. Mais à quoi bon ?

Le soufflé est retombé

Après les décisions fédérales de ne plus construire de centrales nucléaires, c’est l’heure du grand flou et du coup de mou. Les autorités tergiversent quant à la date de fermeture des centrales nucléaires. On sous-estime systématiquement les risques liés à l’utilisation prolongée de ces machines vétustes. La situation économique est difficile, et du coup l’investissement environnemental des collectivités publiques fléchit. Il n’est plus prioritaire à tous les niveaux des élus, ou est devenu concurrencé par d’autres projets considérés comme plus « urgents ».

Cette baisse du feu sacré est aussi causée par la baisse des soutiens fédéraux pour les particuliers, entreprises et institutions publiques dans le domaine des énergies renouvelables. Si des raisons financières ont été avancées par les autorités pour justifier cette réduction de subventions, il y a aussi des calculs économiques à court terme qui sont faits par les gros producteurs et consommateurs d’électricité (voir ci-dessous). Le résultat final de cette réduction du soutien fédéral est que les investissements faits maintenant dans le domaine de l’environnement sont devenus plus chers, et risqués. Ce sont pourtant eux, et particulièrement ceux dans la production d’électricité photovoltaïque, qui vont permettre de remplacer le nucléaire (voir le récent livre de Roger Nordmann à ce sujet : Le Plan solaire et climat, Éditions Favre).

Pourquoi ce coup de mou ?

La sortie du nucléaire implique le démantèlement de centrales : une entreprise complexe, longue et dangereuse. La loi suisse sur le nucléaire oblige les propriétaires de centrales à le faire à leurs frais. Le fonds d’épargne pour les démantèlements n’a été que très partiellement approvisionné par les producteurs d’électricité. Autrement dit, il n’est pas inclus dans le prix de l’électricité.

Inutile de préciser que les propriétaires de centrales ne sont pas pressés de fermer ces centrales, ni de favoriser l’essor des énergies renouvelables. Ils le sont d’autant moins que la production d’énergie « propre » met leur modèle d’affaire en danger. La décentralisation de la production rendue possible par les panneaux photovoltaïques sur les bâtiments est bonne pour la nature, l’économie et la population, mais nocive pour les monopoles.

Les grosses entreprises électriques suisses qui – comique de l’histoire – sont en grande partie en mains publiques, ont donc été bien entendues par les autorités fédérales : les fermetures de centrales sont repoussées régulièrement. Et il n’y a plus de volonté politique pour les faire aboutir.

Que faire pour avancer maintenant ?

Les jeunes et les moins jeunes défilent dans nos villes pour laisser les ressources fossiles et fissiles sous terre. Ils disent l’urgence de la situation, ils demandent de l’action.

Alors que les autorités poussent à bout nos vieilles centrales, et n’encouragent pas encore assez les investissements dans les productions propres d’énergie et de chaleur, il est plus que temps de changer la dynamique. Celle-ci doit permettre, de haut en bas, et de bas en haut, de produire et consommer autrement. Il faut donc donner de la voix pour sortir du nucléaire, vraiment, et relancer le débat, pour mieux agir ! Les risques sont tout simplement trop élevés. La Suisse ne peut pas se permettre de les prendre plus longtemps.

Par Fabienne Freymond Cantone, publié le 7 juin 2019

(1) Institut Biosphère, Étude sur la vulnérabilité de la Suisse en cas d’accident nucléaire majeur sur le territoire national, Dr. Frédéric-Paul Piguet, étude réalisée sur mandat de l’association Sortir du Nucléaire

https://blogs.letemps.ch/fabienne-freymond-cantone/

Juin 10

L’UE POINTE LA FRANCE SUR SES RETARDS DANS SA PRODUCTION D’ÉNERGIES VERTES

Dans son dernier rapport, la Cour des comptes européenne a distribué ses mauvais points aux 6 pays membres de l’Union européenne, dont la France, jugés comme les moins susceptibles d’atteindre leurs objectifs de production d’énergies renouvelables d’ici 2020

« Pour la moitié des États membres de l’UE, la réalisation des objectifs de 2020 sera un véritable défi ». C’est avec ces mots que la Cour des comptes européenne a pointé du doigt 6 pays membres, en retard sur leurs objectifs en termes d’énergies renouvelables. Il s’agit ici de la France, des Pays-Bas, de l’Irlande, de la Grande-Bretagne, du Luxembourg et de la Pologne.

En effet, la France s’est engagée à produire 23% d’électricité d’origine renouvelable d’ici l’année prochaine, alors que cette part n’était que de 16,3% en 2017. Cependant, 11 États membres ont d’ores et déjà rempli leurs objectifs fixés pour 2020.

Par Jacques-Olivier Busi – publié le 07.06.19 à 10h59

https://www.lelynx.fr/energie/guide-energie/types-energies/energies-renouvelables/ue-france-retards-production/

Juin 10

DÉBAT PUBLIC ET DÉSINFORMATION : ÇA CONTINUE

Les organisateurs du débat public sur la gestion des déchets radioactifs (PNGMDR) ne sont pas aussi soucieux qu’ils le disent de la véracité des informations qu’ils mettent en ligne.

Nous venons d’en découvrir un nouvel exemple :
Ils ont en effet publié une « cartographie des acteurs du débat PNGMDR » où nous avons eu la surprise de découvrir notre association et son logo (voir page 3).

Nous avons pourtant dit clairement, et publiquement, pourquoi nous refusions d’y participer (cf. notre communiqué du 5 mai débat public ou campagne de désinformation) et les responsables sont parfaitement au courant puisque notre position a été confirmée par oral.

D’après la personne qui nous a alertés, et qui a procédé à une « mise à jour citoyenne de la cartographie » que nous vous invitons à découvrir, sont également inscrites 8 autres ONG qui ont pourtant décidé de le boycotter !

Les organisateurs du débat ont apparemment un besoin vital de la caution du maximum d’associations. Voici le courrier que nous venons de leur envoyer.

Nous vous tiendrons au courant de leurs décisions et explications.

L’équipe CRIIRAD

[1] CRIIRAD : http://www.criirad.org (y compris nos pétitions)
[2] Site des balises : balises.criirad.org

CRIIRAD, 29 cours Manuel de Falla, 26000 Valence

Juin 10

POLYNÉSIE ET NUCLÉAIRE : ÉLIANE TEVAHITUA DÉNONCE UN AMENDEMENT « SCÉLÉRAT »

PAPEETE, le 4 juin 2019. La représentante Tavini Huira’atira, Éliane Tevahitua, a décidé d’interpeller le gouvernement ce jeudi lors de la quatrième séance de la session administrative sur l’indemnisation des victimes des essais nucléaires.

Éliane Tevahitua, représentante Tavini Huira’atira à l’assemblée, qualifie de « scélérat » l’amendement porté par Lana Tetuanui qui a été inscrit dans la loi en décembre et qui a entériné une méthodologie de travail que le Civen utilisait déjà depuis mai 2018.

Cet amendement a été adopté un peu moins de deux ans après que la notion de « risque négligeable » a été supprimée de la loi Morin, ouvrant ainsi la voie à une « automaticité » des réparations financières.

L’élue souligne que cet amendement « empêche désormais l’indemnisation des victimes dès lors que le CIVEN a établi que la dose annuelle de rayonnements ionisants reçue est inférieure à un milliSievert (mSv) ». « Le CIVEN se fonde exclusivement sur le tableau dosimétrique de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), un EPIC placé sous la tutelle du ministre de la Défense, qui, comme par hasard, ne trouve en Polynésie que des niveaux de radioactivité en deçà de 1 mSv après 1974. Monsieur le président, croyez-vous sincèrement, qu’un Pays comme le nôtre qui a reçu l’équivalent de 800 fois la bombe d’Hiroshima, puisse présenter des niveaux dosimétriques similaires à ceux d’un pays préservé de toute expérimentation nucléaire tel que la France ?« , interpelle Eliane Tevahitua dans sa question adressée au président du Pays.

Elle conclut : « je ne peux me résoudre à croire que l’auteure de cet amendement ait pris seule l’initiative et la lourde responsabilité de le déposer sans vous en référez au préalable et recueillir votre assentiment ».

Le président du Pays ou son représentant répondra jeudi dans l’hémicycle à Éliane Tevahitua.

https://www.tahiti-infos.com/Nucleaire-Eliane-Tevahitua-denonce-un-amendement-scelerat_a181951.html

Juin 10

LA PUISSANCE DE LA BOMBE NUCLÉAIRE TESTÉE PAR PYONGYANG EN 2017 RÉVISÉE À LA HAUSSE

La bombe nucléaire testée en 2017 par la Corée du Nord était environ 66% plus puissante que ce que les experts supposaient, rapporte le journal en ligne Defense One en se référant aux dernières recherches dans ce domaine.

Compte tenu des récentes recherches en la matière, la puissance de la bombe nucléaire nord-coréenne testée en 2017 était d’environ 66% plus importante que les estimations initiales, indique Defense One, le site Web qui a pu prendre connaissance du dossier.

Toujours selon le portail, les premières estimations de la puissance de l’explosion étaient de l’ordre de 30 à 300 kilotonnes d’équivalent TNT. Les services de renseignement américains ont estimé sa puissance à au moins 140 kilotonnes. Pyongyang a affirmé avoir testé une bombe à hydrogène.

«Une nouvelle analyse des données sismologiques laisse à supposer que l’explosion a eu une puissance comprise entre 148 et 328 kilotonnes, probablement d’environ 250 kilotonnes», précisent les auteurs de l’article.

Selon ces derniers, cette puissance est 16 fois supérieure à celle de la bombe nucléaire larguée sur Hiroshima en août 1945.

«Si elle avait explosé au-dessus de Washington, elle aurait détruit presque tous les quartiers résidentiels du centre-ville et aurait causé des brûlures au troisième degré à la population dans un rayon de 3 miles [environ 4,8 km, ndlr]», conclut le journal.

Le 3 septembre 2017, Pyongyang a conduit son sixième essai nucléaire, qu’il a présenté comme celui d’une bombe H suffisamment petite pour équiper un missile. Le 29 novembre, il a testé un nouveau type de missile balistique, le Hwasong-15, susceptible selon lui de transporter «une ogive lourde extra-large» capable de frapper tout le territoire continental américain. Kim Jong-un a proclamé dans la foulée que son pays était devenu un État nucléaire.

Publié le 5 juin 2019 à 11h21 (mis à jour à 13:h10)

https://fr.sputniknews.com/international/201906051041346723-la-puissance-de-la-bombe-nucleaire-testee-par-pyongyang-en-2017-revisee-a-la-hausse/

Juin 10

L’AUGMENTATION DE 5,9% DES TARIFS D’ÉLECTRICITÉ D’EDF EST-ELLE DUE À LA CONCURRENCE ?

Le calcul des tarifs réglementés prend en compte une partie des coûts de l’énergie des concurrents qui ont augmenté en 2018.

Question posée par Jules le 17/04/2019

Bonjour,

Vous nous avez posé cette question que nous avons raccourcie : «L’association CCLV a affirmé que la hausse des tarifs réglementés de l’électricité était en partie la faute des concurrents d’EDF. Est-ce que c’est vrai ?»

La hausse de 5,9% tarifs réglementés d’électricité (TRV) avait été demandée par la Commission de régulation de l’énergie (CRE) qui a pris une délibération en février 2019. Augmentation acceptée par le gouvernement qui a tout de même repoussé sa mise en place au 1er juin, le délai maximum autorisé par la loi, afin d’attendre la fin de la période froide.

L’association nationale de défense des consommateurs et usagers (CLCV) à laquelle vous faites référence et l’UCF-Que Choisir ont l’intention de déposer un recours au Conseil d’État pour demander l’annulation cette hausse. Interrogé le 14 mai sur Franceinfo, le directeur de CLCV, François Carlier jugeait la hausse «illégale». La moitié des 5,9% d’augmentation ne correspond pas à l’augmentation des coûts d’EDF, explique-t-il.

«C’est simplement que les opérateurs alternatifs ont des problèmes d’accès au nucléaire parce qu’ils deviennent trop nombreux. Comme ils ont des problèmes d’accès au nucléaire, leurs coûts augmentent. Et comme il faut absolument faire vivre la concurrence, il faut absolument que le marché, que la concurrence survive. Alors la Commission de régulation de l’énergie décide d’augmenter le tarif réglementé d’EDF. En d’autres termes, on augmente les tarifs pour faire vivre la concurrence. C’est complètement fou.»

La CRE calcule les tarifs d’électricité garantissant la concurrence

Les propos de François Carlier correspondent à une réalité : le respect de la concurrence est pris en compte dans le calcul des tarifs réglementés de vente d’électricité. La CRE en charge de calculer les prix s’assure que ceux-ci soient «contestables» par les concurrents d’EDF. D’après la commission, cela signifie qu’il faut garantir à ces opérateurs la possibilité d’offrir des «prix égaux ou inférieurs aux tarifs réglementés» qui ne peuvent être proposés que par l’opérateur historique.

Mais ce point de vue ne fait pas l’unanimité. Dans un avis rendu en mars 2019 qui déconseille d’augmenter les prix de l’électricité, l’autorité de la concurrence s’en est prise à la définition de la notion de contestabilité choisie par la CRE. Un petit fournisseur d’électricité ne peut pas prétendre offrir les mêmes tarifs qu’EDF, d’après l’autorité. Selon elle, la définition de la «contestabilité» choisie par la CRE est bancale et entraîne dans son application des «conséquences défavorables pour les consommateurs». Si les critiques sont vives cette année, c’est en raison de la conjoncture, et du niveau élevé des prix de gros.  

Un surcoût lié à l’augmentation des prix de marché

La loi Nome, qui encadre le calcul des tarifs de l’électricité a instauré un accès régulé à l’électricité nucléaire historique (Arenh). Ce dispositif permet aux concurrents d’EDF d’acheter, à prix fixe, une partie de l’électricité nucléaire produite par l’opérateur historique dans une limite de 100 Twh par an, au total. Il s’agit de faire bénéficier les concurrents des prix du parc nucléaire amorti. Jusqu’en 2017, ce plafond n’avait jamais été atteint. Il est même arrivé qu’aucune demande d’Arenh ne soit faite en raison de prix de gros inférieur à celui prévu par le dispositif (42€/MWh depuis 2012). Ce fut le cas en 2016. Mais en 2018, le prix de gros a augmenté, rendant l’Arenh plus attractif. En conséquence, les demandes en Arenh ont enflé et dépassé le plafond d’environ 33 TWh. 

Malgré cela, les opérateurs concurrents ont dû compléter en se fournissant sur le marché à des prix supérieur, ce qui a fait augmenter leurs coûts. Ce que le calcul des tarifs réglementés a intégré. En pratique, la CRE a calculé un «surcoût» de 3,3 €/MWh HT, qui correspond à 40% de la hausse critiquée par les associations de consommateurs et l’Autorité de la concurrence.

À lire aussi Électricité : le gouvernement veut changer le calcul des prix

D’après cette dernière, les tarifs réglementés ne peuvent pas servir à «pallier les limites de l’Arenh», car cela «conduit à un changement de nature de ces tarifs, qui n’a pas, à la connaissance de l’Autorité, fait à ce jour l’objet d’un débat public transparent et éclairé. Cela a pour conséquence de faire supporter la charge financière aux consommateurs plutôt qu’aux fournisseurs et semblerait donc contraire à la volonté du Parlement de proposer aux consommateurs des tarifs réglementés permettant de leur restituer le bénéfice de la compétitivité du parc nucléaire historique». 

Le gouvernement entend modifier la méthode de calcul des tarifs

La hausse des prix de gros a aussi eu un impact sur les tarifs réglementés, dont une partie est indexée sur les prix de marchés, depuis le changement de méthode de calcul des tarifs imposé par la loi Nome (toujours dans l’optique de favoriser la concurrence). La CRE estime dans sa délibération «que la hausse pour le consommateur due à l’augmentation des prix de marché – hors effet du rationnement de l’ARENH – est de 3,6 €/MWh HT», soit plus de 40% de la hausse de juin 2019. En tout, l’effet du rationnement de l’Arenh et l’augmentation du coût de la part énergie indexée au prix du marché expliquent 80% de la hausse de 5,9% des TRV. Les quelques 20% restants s’expliquent par la hausse des coûts liés à la sécurité d’approvisionnement en électricité en cas de pic de consommation. 

Le gouvernement espère modifier prochainement le mode calcul des tarifs. «On a un mode de calcul extrêmement compliqué, qui tient compte des cours mondiaux de l’énergie, et force est de constater que ce mode de calcul conduit à des hausses à des moments où on ne le souhaite pas», a déclaré la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye, le 2 juin sur Europe 1.

Par Emma Donada 5 juin 2019 à 06:43

https://www.liberation.fr/checknews/2019/06/05/l-augmentation-de-59-des-tarifs-d-electricite-d-edf-est-elle-due-a-la-concurrence_1730775

Juin 10

FACE À LA RÉPRESSION, L’OPPOSITION À BURE CHERCHE À SE RENOUVELER

Ce mardi 4 juin, un nouveau « procès Bure » se tient à Bar-le-Duc. Face à une répression inédite et confrontée aux enjeux pharaoniques du dossier, l’opposition locale au projet Cigéo est affaiblie. Entre recomposition et décentralisation, de nouvelles formes de résistance émergent pour s’adapter à ce nouveau contexte.

Bure (Meuse), reportage

Sale temps pour un mois de mai, même en Meuse. Une pluie qui n’en finit pas. Jean-Pierre Simon, agriculteur installé depuis 35 ans à Cirfontaines-en-Ornois (Haute-Marne), en profite pour ranger le vaste bâtiment de son exploitation. Le cinquantenaire, opposant historique à Cigéo et figure de la lutte, pourtant réputé infatigable, a le sourire crispé. Le moral n’y est pas. « Je dis qu’il y a encore de l’espoir », lâche le petit homme tout en faisant non de la tête.

Voilà vingt ans que l’Agence nationale des déchets radioactifs (Andra) a posé ses valises à Bure, à seulement quelques kilomètres de chez M. Simon, avec l’idée d’y enfouir à terme les déchets radioactifs de l’industrie nucléaire à 500 mètres sous terre. C’est le projet Cigéo. Vingt ans que l’agence rencontre sur place une opposition tenace. L’agriculteur ne peut retenir un sourire en parlant du premier festival (« antidéch’nuc ») organisé par l’opposition dans la région, en 1995. Comme si c’était hier.

Jean-Pierre Simon dans son exploitation, à Cirfontaines-en-Ornois.

Puis il se plante au bout de son bâtiment qui surplombe la plaine. Au loin, il désigne une ligne de buissons qui suit l’horizon. Elle correspond au tracé d’une ancienne voie ferrée à l’abandon, mais qui pourrait reprendre du service pour acheminer les déchets nucléaires depuis Gondrecourt-le-Château jusqu’au centre d’enfouissement. Peut-être un prochain front pour les opposants ? L’agriculteur enchaîne et continue d’aligner les autres signes qu’il veut croire positifs : les oppositions locales suscitées par les implantations d’équipements en lien avec l’industrie nucléaire près de Joinville ou à Saint-Dizier, le festival les Bure’lesques au mois d’août, puis la grande manifestation Vent de Bure annoncée à la rentrée. Sans oublier les visites politiques : celles du candidat La France insoumise (LFI) aux européennes Gabriel Amar en avril ou de la députée européenne Europe Écologie-Les Verts (EELV) Michèle Rivasi le 14 mai. Tout semble bon à prendre dans l’espoir d’un rebond.

L’ancien tracé de chemin de fer qui pourrait être réhabilité, à deux pas de l’exploitation de Jean-Pierre.

« Le fait qu’on reprenne le bois Lejuc, qu’on s’oppose aux travaux, on se sentait fort, évidemment »

Et pour cause. Depuis un peu plus d’un an l’atmosphère a bien changé à Bure, comme dans les communes des alentours concernées par le projet. À partir de 2015 puis surtout de 2016, des opposants à Cigéo s’étaient mobilisés par dizaines, s’installant dans la région pour prêter main-forte aux habitants, prenant de court les autorités. Un nouveau souffle pour une vieille lutte qu’on pensait enterrée. Aux éternels recours juridiques et manifestations venait se greffer la fougue de la jeunesse. Occupation du bois Lejuc, blocages du chantier, achats de maison et lancement d’activités agricoles mais aussi pratique de l’automédia ou encore présence offensive sur les réseaux sociaux : associations et habitants « historiques » ont été bousculés par les méthodes des nouveaux installés.

Une composition loin d’être évidente mais qui a tenu bon, permise notamment par des lieux de lutte et de rencontre communs. La Maison de résistance, d’abord, centre d’accueil et d’organisation de la contestation au cœur de Bure depuis son rachat par une poignée de militants en 2004. Mais surtout le bois Lejuc, petite parcelle de forêt entre Bure et Mandres-en-Barrois devenue épicentre du conflit à partir de 2016 et son occupation par les militants. L’idée d’empêcher son défrichement par l’Andra s’est imposée comme une évidence au-delà des différends générationnels ou politiques. Une occupation dont tous gardent un souvenir nostalgique. « Le fait qu’on reprenne le bois, qu’on puisse s’opposer aux travaux, qu’on ait aussi des victoires, on se sentait fort, évidemment. Et quand on vit dans une spirale de victoires, ça permet de passer au-dessus des dissensions », résume Claude Kaiser, opposant historique et ancien élu municipal de Menil-le-Horgne, village situé à 35 kilomètres au nord de Bure. « Mais la brutalité du camp d’en face [l’État] a porté ses fruits : les perquisitions, les garde à vue, les procès et tout le reste, ça a un peu décapité le mouvement. »

Une implacable répression policière et judiciaire s’est abattue sur les opposants

Sur les deux dernières années, une opération policière et judiciaire sans précédent a en effet été menée pour maîtriser l’opposition dans les campagnes meusiennes et haut-marnaises. Interception de communications à l’aide de matériel dernier cri, recours aux écoutes, géolocalisation des opposants, balisage de plusieurs véhicules sans oublier des dizaines de perquisitions : des moyens dignes de l’antiterrorisme qui n’ont épargné personne. Pas même les habitants historiques. Irène, 72 ans, opposante de toujours et assimilée à une « tête de réseau » a ainsi été perquisitionnée chez elle à Naix-aux-Forges un matin de décembre 2018. « Trois heures pour tout fouiller ici, ils ont pris mes ordinateurs, mon téléphone, mes disques durs… Lorsqu’ils ont sonné au petit matin, j’ai failli m’évanouir. »

Irène, 72 ans, opposante de toujours et assimilée à une « tête de réseau ».

La machine judiciaire n’a pas non plus été en reste. Depuis le début de l’année 2018, les opposants ont cumulé près de 40 procès rien qu’en Meuse, 27 interdictions de territoire, une instruction pour association de malfaiteurs qui concerne 7 personnes et interdit à 10 autres de rentrer en relation. Le tribunal de Bar-Le-Duc s’est habitué à ces fameuses « séances Bure » sous très haute surveillance policière. Contactée par Reporterre, l’avocate au barreau de Lille Muriel Ruef — qui suit la répression depuis deux ans — ne cache pas son étonnement : « Quelque chose de cette ampleur-là, d’aussi systématique, je n’ai jamais vu ça, non. » Et de poursuivre : « Les interdictions de territoire, par exemple, c’est le premier endroit où je les ai vues requises systématiquement sur des zones aussi vastes, [soit le département de la Meuse]. »

Sur le terrain, cette stratégie porte ses fruits. Maître Ruef : « On interdit aux gens de se voir, de mettre les pieds dans le département, or les personnes visées sont celles qui faisaient le plus de lien, qui s’occupaient de l’organisation, du travail sur le dossier, etc. Évidemment, ça coupe les pattes. » Bien que la juriste se refuse d’accepter le terme de « laboratoire » de la répression, elle note que des dispositifs comparables ont depuis été appliqués aux Gilets jaunes.

Une équipe de gendarmes stationnée à l’entrée sud du bois Lejuc.

Certains personnages de l’opposition à Cigéo incarnent à eux-seuls cette épée de Damoclès. Pivoine [*] est de ceux-là. Il nous reçoit dans la petite maison à Cirfontaines qu’il habite depuis 2016. Nous sommes ici en Haute-Marne, la Meuse n’est qu’à quelques kilomètres mais il n’a pas le droit de s’y rendre depuis le 23 juin 2018 et l’ouverture d’une instruction pour association de malfaiteurs. Pivoine est affalé au fond d’un énorme canapé en cuir. Les vinyles s’enchaînent et baignent le petit salon d’une musique agréable. Il fait chaud. Lui a le visage doux et parle de son cas sans colère apparente : « Concrètement, c’est chiant. Avant, j’allais à Bar-le-Duc presque toutes les semaines. Il y avait une petite épicerie bio, un petit bar sympa, et puis tout un réseau qui s’était formé là-bas. Tous ces gens, je ne les vois plus, ou c’est rare. » Il a aussi fallu faire une croix sur les rassemblements à Bure ou à Mandres-en-Barrois. « Ici, la taule est un outil qu’ils emploient facilement, ça ne vaut pas le coup. » Les patrouilles incessantes de gendarmes à bord de leur Jeep militaire surannée le lui rappellent au premier pas dehors. Alors, il faut continuer la vie comme avant ou presque, s’occuper de sa serre de 240 m2 à quelques rues d’ici, surveiller les semis de plantes aromatiques et médicinales qui mûrissent sous la véranda.

Une Jeep militaire P4 utilisée par la gendarmerie pour ses patrouilles, ici en bordure de Cirfontaines-en-Ornois.

Son cas en rappelle d’autres. Sur place, tout est devenu beaucoup plus compliqué. La plus simple réunion relève désormais du parcours du combattant. La Maison de résistance a perdu de sa superbe. Le bois Lejuc est sous surveillance permanente depuis son évacuation le 22 février 2018 par 500 gendarmes en arme accompagnés de tractopelles.

« La lutte ne doit pas être seulement sur ce territoire, on se bat contre Cigéo “et son monde” »

« Ça a été une année gouffre pour nous, reconnait Juliette Geoffroy, du Collectif contre l’enfouissement des déchets radioactifs (Cedra), on se rend compte que c’est difficile de se passer d’une lutte de terrain » en évoquant à demi-mots l’évacuation du bois. « Vitrine », « lien central », « quelque chose qui fédérait tout le monde, qui faisait sens » : l’opposition à Cigéo semble y avoir perdu gros. Le Hibou express, petite feuille de chou interne qui servait à faire passer les nouvelles entre les différentes composantes, n’est plus tiré. Si personne n’ose vraiment évoquer les tensions qui parcourent le mouvement, elles semblent pourtant bien là. Jean-Pierre, l’agriculteur, hausse les épaules et botte en touche : « Il y a des affinités différentes, et puis des gens qui ne sont pas capables de mettre les égos dans leur poche. » Même pudeur du côté de Pivoine : « Il y a des envies et des besoins d’organisation qui ne font pas consensus. »

Pour ce dernier, aucun doute, l’avenir immédiat de l’opposition est ailleurs. « Les actions visibles ici sont devenues hyper compliquées. Mais la lutte ne doit pas être seulement sur ce territoire, on se bat contre Cigéoet son monde”. Tous les comités de soutien à travers la France doivent devenir des maillons essentiels de cette agitation, pas seulement soutenir de loin. » C’est d’autant plus vrai que le projet Cigéo a traversé une année blanche, désarmant en partie l’opposition locale. « On ne savait pas comment rebondir, on a manqué de perches », reconnaît Juliette. Contacté par Reporterre, Mathieu Saint-Louis, chargé de communication de l’Agence, préfère rester évasif : « L’année passée, l’Andra a travaillé sur les études de conception de Cigéo. Celles-ci se poursuivent en vue de l’instruction des dossiers de déclaration d’utilité publique (DUP) et de demande d’autorisation de création. »

L’année 2019 a donc été l’occasion pour l’opposition d’expérimenter de nouvelles formes d’actions moins frontales, plus axées sur la sensibilisation et l’information. Des militantes originaires de la région ont lancé un cycle de conférences, sillonnant les territoires concernés par Cigéo, de Strasbourg à Reims en passant par Saint-Dizier. Déjà, une vingtaine d’évènements depuis décembre, réunissant entre 60 et 90 personnes, parfois plus. Juliette, du Cedra, y voit une suite logique aux derniers mois compliqués : « On s’inscrit dans une démarche de fond, avec l’objectif de répondre à notre manière au débat public [sur la gestion des déchets radioactifs], qui a été lancé, rappelons-le, tout juste une semaine après l’expulsion du bois Lejuc ». Et de rappeler : « boycotté par toutes les associations ! » Consensus visiblement assez précieux pour être souligné.

« Cette espèce de lutte nomade, c’est important, ça nous permet de souffler »

L’Atomik Tour s’inscrit dans cette même veine, mais cette fois à l’échelle nationale. Sept mois, un camion, 50 étapes de trois jours et beaucoup de rencontres. Martin [*], qui a suivi les premières semaines reconnait que l’expérience lui a fait un bien fou : « Cette espèce de lutte nomade, c’est important, ça nous permet de souffler, de continuer à lutter sans être soumis à la répression ». L’occasion aussi de prendre la température, un peu partout en France, de l’opposition à Cigéo. « Il y a trois ans, quand je faisais de l’autostop, personne n’avait entendu parler de ce projet, ça a beaucoup changé », se réjouit le jeune homme aux lunettes fines. Dans les deux cas, la même intuition : la médiatisation de l’occupation du bois Lejuc a fait couler beaucoup d’encre, une porte ouverte dans laquelle il faut s’engouffrer pour espérer peser sur le débat.

En parallèle, de nouveaux fronts plus concrets s’ouvrent un peu partout dans la région. « Le projet Cigéo a besoin d’un désert, mais encore plus d’un désert nucléaire », dit Juliette, en faisant référence à tous les projets liés à l’industrie nucléaire qui se multiplient dans la région. À commencer par la laverie Unitech à côté de Joinville. Destiné à laver 1.900 tonnes de linge contaminé par an, le projet a déclenché une levée de boucliers. Mardi 14 mai, 200 personnes participaient à une réunion publique organisée par les opposants. Deux semaines plus tard, trois associations et une centaine de riverains déposaient un recours en référé contre l’arrêté accordant le permis de construction. Mais il y aussi Saint-Dizier, lieu d’installation de Socodéi, une usine spécialisée dans la réparation d’outillage contaminé déjà en service. Pour la militante du Cedra, aucun doute : « Tous ces projets font rentrer de nouvelles personnes dans la lutte, localement, près de chez eux. »

Les travaux préparatoires à Cigéo devraient aussi donner du grain à moudre à l’opposition. Raccordement des sites en eau et en électricité, défrichements des bois concernés ou encore réhabilitation de la voie ferrée doivent être achevés avant le décret d’autorisation prévu pour 2022. Bien que certains opposants accusent l’Agence de les avoir déjà lancés en toute discrétion, le calendrier indicatif de l’Andra ne parle lui que de 2020, dès le feu vert de la déclaration d’utilité publique. Autant de chantiers qui pourraient relancer l’opposition.

Jean-Pierre Simon veut croire que tout n’est pas joué. Est-ce qu’il voit son avenir dans la région, à presque 60 ans ? « J’ai encore quelques années devant moi avant la retraite, si ma santé me le permet. Ensuite, ça dépendra aussi de ce qui se passe là-bas, de l’autre côté du bois… »

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Par Raphaël Goument (Reporterre), publié le 4 juin 2019,

https://reporterre.net/Face-a-la-repression-l-opposition-a-Bure-cherche-a-se-renouveler

Juin 10

À CAEN, QUATRE PRIX NOBEL LANCENT UN MANIFESTE POUR LA PAIX

La deuxième édition du forum international Normandie pour la Paix s’est ouverte, ce jeudi à l’Abbaye-aux-Dames à Caen, avec le lancement d’un manifeste pour la paix rédigé par quatre prix Nobel.

L’avant-veille des commémorations du 75ème anniversaire du Débarquement, la Normandie organise ce mardi 4 et ce mercredi 5 juin la deuxième édition de son forum international pour la Paix. « Il n’y a pas plus légitime que nous » (ndlr: pour porter un message de paix), estime le casque bleu en chef Hervé Morin, « Ce n’est pas par hasard que, à rythme régulier, les grands de ce monde viennent le 6 juin pour célébrer ce qui s’est passé chez nous, ce n’est pas par hasard que nous avons cinq millions de touristes qui viennent chaque année sur les plages du Débarquement au titre du tourisme de mémoire.« 

Ne permettons pas que le corps des femmes soit un champ de bataille.

Le « Davos pour la paix » normand  propose durant deux jours cette année une série de débats et de conférences autour du thème « Les faiseurs de paix« . Et des faiseurs de paix, la Région en accueillait quatre dignes représentants comme le gynécologue congolais Denis Mukwege, prix Nobel de la paix 2018 et surnommé « le réparateur des femmes« . « La femme est la mère de l’humanité. Le combat que je mène quotidiennement c’est lutter contre l’usage du viol comme arme de guerre, l’usage du corps de la femme comme un champ de bataille« , rappelait ce mardi matin le médecin en ouverture du forum, « Sauvons notre humanité, sauvons la femme, ne permettons pas que le corps des femmes soit un champ de bataille. »

Le coup d’envoi de ce grand rendez-vous a été marqué par le lancement d‘un manifeste pour la paix rédigé par Denis Mukwege et trois autres prix Nobel de la Paix, le Docteur Mohammed El-Baradei (lutte contre la prolifération des armes nucléaires), Leymah Gbowee (lutte pour le droit des femmes à participer à la paix au Libéria) et le professeur Jody Williams (campagne internationale contre les mines antipersonnels) ainsi que le philosophe Anthony Grailing et Sundeep Waslekar, président du think tank Strategic Foresight Group.

C’est la seule façon aujourd’hui de lutter contre les populismes, le rejet de l’autre

« De grands nuages sont en train de s’amonceler à l’horizon, il est temps de se ressaisir« , appelle Hervé Morin, « Il y a de vrais sujets, que ce soit la prolifération nucléaire, la course à l’armement, la dislocation du multilatéralisme, les conséquences du réchauffement climatique et le milliard de réfugiés climatiques qui dans les décennies à venir vont bouleverser le monde.« 

Pour le docteur Mukwage, « cette mobilisation en Normandie doit nous appeler tous à la solidarité et je crois que c’est la seule façon aujourd’hui de lutter contre les populismes, le rejet de l’autre. L’histoire nous apprend que c’est l’origine de tous les conflits. » Ce manifeste, signé par ses auteurs, est proposé à la signature de tous. (NDLR : pour signer, cliquer sur ce lien)

https://france3-regions.francetvinfo.fr/normandie/calvados/caen/caen-quatre-prix-nobel-lancent-manifeste-paix-1680432.html

Juin 10

NUCLÉAIRE. L’ASN MET LA PRESSION SUR L’EPR DE FLAMANVILLE

L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) doit se prononcer d’ici la fin du mois sur les soudures de l’EPR de Flamanville. Le gendarme du nucléaire est critique aussi sur d’autres secteurs de ce chantier déjà très chaotique.

Nouveau rendez-vous, ce jeudi 6 juin 2019, pour l’avenir de l’EPR de Flamanville. Le groupe permanent d’experts pour les équipements sous pression nucléaire de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) se réunit pour évoquer les défauts repérés sur une cinquantaine de soudures des circuits secondaires principaux du réacteur de l’EPR.

Ce même groupe s’était déjà réuni en avril pour rendre un avis sur les huit soudures les plus problématiques au niveau des traversées du réacteur.

Ce calendrier compliqué a été évoqué, ce mardi 4 juin, lors du bilan annuel de l’état de la sûreté nucléaire en Normandie par la division de Caen de l’ASN. Avec une confirmation par Adrien Manchon, chef de la division : « L’ASN rendra sa décision sur les soudures avant la fin juin. »

Mais les griefs de l’ASN sur le chantier de l’EPR ne s’arrêtent pas aux soudures. Dans un langage toujours très policé, le gendarme du nucléaire n’en est pas moins ferme. Avec deux sujets qui attirent son attention : « D’importants efforts doivent se poursuivre sur l’atteinte des prérequis définis pour la réalisation des essais de démarrage et un travail important reste à accomplir pour la mise en place de la future équipe chargée de l’exploitation. »

EDF compte toujours charger le combustible nucléaire d’ici la fin de l’année dans le nouveau réacteur EPR. Selon Greenpeace, les défauts des soudures devraient se solder par un nouveau retard de deux ans et un surcoût de deux milliards.

Un niveau de sûreté nucléaire dans la moyenne

Pour les centrales nucléaires normandes en activité, Flamanville dans la Manche et Paluel et Penly en Seine-Maritime, la « note » de l’ASN est la même : les performances de ces centrales en matière de sûreté nucléaire, de radioprotection et de protection de l’environnement, « rejoignent globalement l’appréciation générale portée sur EDF ».

Un léger bémol pour Flamanville où sont pointées des « insuffisances pour le suivi des arrêts et de redémarrage du réacteur ».

Pour l’usine de retraitement d’Orano-La Hague, l’ASN dresse un bilan assez satisfaisant.

Par Jean-Christophe LALAY, publié le 04/06/2019 à 20h40

https://www.ouest-france.fr/normandie/nucleaire-l-asn-met-la-pression-sur-l-epr-de-flamanville-6382459

Juin 09

RUSSIE ET CHINE PRENNENT EN MAIN L’AVENIR DU NUCLÉAIRE

Dans une note l’Institut Français des relations internationales (IFRI) assure que la Chine et la Russie constituent un duopole concernant les réacteurs de troisième et quatrième génération. Une réorganisation de l’industrie nucléaire mondiale semble s’opérer.

Les années de la France, grande puissance nucléaire sont, elles, comptées. L’Institut français des relations internationales (Ifri) semble le sous-entendre en abordant la montée en puissance de la Chine et de la Russie dans le secteur. « Les retards et surcoûts des projets occidentaux dans le nucléaire civil sont en train de conforter un duopole russo-chinois sur les exportations de réacteurs de troisième et quatrième génération. Dans ce contexte, des petits réacteurs modulaires (Small and Modular Reactors – SMR) connaissent un regain d’intérêt et sont développés par de nombreux acteurs, allant principalement des entreprises d’État russes et chinoises à une multitude de start-up nord-américaines » commence le communiqué de l’Ifri.

L’institut public montre que l’ère des gros EPR et du nucléaire nouvelle génération est dépassé alors même qu’il n’est jamais vraiment arrivé à maturation. Les retards et imprévus concernant ces réacteurs aux caractéristiques impressionnantes mais trop ambitieuses ont facilité l’émergence d’une nouvelle génération plus réaliste. « Ces réacteurs de petite taille aux ingénieries intégrées et standardisées pourraient être produits de façon modulaire en usine et leur installation nécessiterait beaucoup moins de travaux d’ingénierie civile, offrant ainsi des perspectives importantes en matière de réductions de coûts et de durée de construction. Les usines de production devront néanmoins être rentabilisées par un carnet de commandes fourni pour que les entreprises du secteur profitent pleinement des avantages du concept. Cela va demander de ne pas multiplier outre-mesure les différentes versions d’un même modèle et éventuellement un effort de standardisation et de normalisation internationales en matière de pièces utilisées » analyse le communiqué de l’Ifri.

En somme le succès des Chinois et des Russes impliquerait l’échec de la filière française telle qu’elle est aujourd’hui. D’autant que ces réacteurs de tailles moyennes pourraient plus facilement séduire les pays émergents que les gros EPR dont les contrats se chiffraient en milliards de dollars.

Par Joseph Martin, publié le 3 juin 2019

https://www.rse-magazine.com/Russie-et-Chine-prennent-en-main-l-avenir-du-nucleaire_a3258.html

Juin 04

À LILLE, LE DÉBAT PUBLIC SUR LES DÉCHETS RADIOACTIFS A ÉTÉ BOYCOTTÉ

Mardi 28 mai 2019 à Lille, le débat national sur la gestion des déchets radioactifs a été perturbé et annulé suite au boycott de plusieurs collectifs. Lilleradiées, le comité de soutien local à la lutte de Bure, ANV Cop 21 et Extinction Rebellion ont dénoncé au cours de leur action « un débat hypocrite et biaisé qui sert à légitimer la poursuite du nucléaire ».

Selon leur communiqué, « une cinquantaine de militant·e·s ont investi la réunion de manière non-violente[…] Ils ont rappelé haut et fort les méfaits du nucléaire, qualifié d’écocide et de crime contre l’humanité. Ils ont également chahuté les représentant·e·s du nucléaire pour empêcher leurs discours […] Une heure après son commencement, le débat a été annulé par ses organisateur/ice-s  ».

Cette réunion était l’une des 23 rencontres organisées dans le cadre du débat public autour de la 5e édition du « plan national de gestion des matières et déchets radioactifs  » (PNGMDR). Il se déroule depuis le 17 avril et jusqu’à septembre prochain.

Au sein du milieu antinucléaire, la participation fait polémique. Les opposants à Bure et le réseau sortir du nucléaire ont appelé au boycott tandis que Greenpeace et France nature environnement ont décidé d’y contribuer.

Publié le 3 juin 2019

Source : Communiqué des collectifs ANV-COP21, Lilleiradiées, Extinction Rebellion

Pour écouter le débat (34mn28s) cliquer sur:

https://reporterre.net/A-Lille-le-debat-public-sur-les-dechets-radioactifs-a-ete-boycotte

Juin 04

UN NOUVEAU MISSILE NUCLÉAIRE INTERCONTINENTAL MER-SOL CHINOIS REPÉRÉ

L’Armée populaire de Libération a testé un missile intercontinental mer-sol de nouvelle génération dans la baie de Bohai, en mer Jaune, a annoncé Defence Blog.

Un tir balistique a été filmé le 2 juin dans la baie de Bohai, près de la péninsule de Shandong. Il s’agirait d’un nouveau missile nucléaire JL-3, a déclaré le site Defence Blog.

D’après ce site, le missile, tiré depuis un sous-marin, a été observé par de nombreux pêcheurs et témoins au sol. L’Administration de la sécurité maritime de la province du Liaoning avait lancé un avertissement concernant la fermeture de la zone maritime pour des «exercices militaires» dans la région de la baie de Bohai, le 2 juin.

Le missile à combustible solide de 3ème génération JL-3 (Julang-3) va équiper les sous-marins nucléaires chinois de type 096, d’après Jane’s Missiles & Rockets. Il a une portée de 12.000 à 14.000 km et peut emporter jusqu’à 10 ogives thermonucléaires à guidage individuel.

Son premier tir s’est tenu en décembre 2018. D’ailleurs, le premier sous-marin nucléaire à être doté des JL-3 devrait entrer en service au milieu des années 2020, d’après les médias.

En décembre 2018, des médias américains avaient annoncé le test chinois d’un nouveau missile nucléaire capable d’atteindre l’Amérique du Nord. Cependant, les autorités chinoises ont rapidement démenti ces informations.

Des médias chinois ont réfuté un rapport publié récemment par le Washington Free Beacon, selon lequel des sources gouvernementales américaines avaient confirmé que le test en novembre 2018 d’un nouveau missile était appelé le JL-3, ou Julong-3.

Il serait notamment conçu pour être tiré depuis un sous-marin nucléaire. Le test en question a eu lieu le 22 novembre.

Le JL-3 aurait une autonomie opérationnelle totale suffisante pour détruire des cibles dans la plus grande partie des États-Unis depuis les côtes chinoises.

Publié par Chine Magazine le 3 Juin 2019

https://www.chine-magazine.com/un-nouveau-missile-intercontinental-mer-sol-chinois-repere/

Juin 04

LA SÉCHERESSE EN LIMOUSIN POURRAIT-ELLE CONDUIRE À L’ARRÊT DE LA CENTRALE DE CIVAUX ?

La sécheresse qui touche le Limousin, comme d’autres régions de France pourrait avoir une conséquence grave, la mise à l’arrêt de la centrale nucléaire de Civaux. Le débit de la Vienne qui refroidit la centrale pourrait devenir critique.

Il y a quelques années encore, le scénario du manque d’eau dans la Vienne qui conduirait à arrêter la centrale de Civaux semblait irréaliste. Aujourd’hui, il l’est nettement moins. La sécheresse sévère qui touche le Limousin pourrait entraîner cette mesure. Le conseil syndical de l’établissement public territorial du bassin de la Vienne a mis l’hypothèse sur la table. Il faut dire que le niveau du lac de Vassivière, qui a notamment le rôle de réguler le débit de la Vienne, est particulièrement bas. Et la période d’étiage qui arrive ne devrait pas arranger les choses.

Le conseil se réunira le 3 juillet prochain pour décider, s’il faut ou non, envisager d’arrêter la production de la centrale de Civaux.

La mise à l’arrêt des réacteurs pour cause de sécheresse, une mesure déjà prise en France

La mise à l’arrêt de réacteurs nucléaires n’est plus exceptionnelle, l’an dernier par exemple, plusieurs réacteurs ont été arrêtés ou réduits en puissance pendant quelques heures en août, l’eau du Rhône devenait, par endroit, trop chaude. Les centrales concernées étaient celles de Saint-Alban et Bugey dans l’Ain.

La centrale de Civaux a connu un problème similaire en juin 2011, avec l’arrêt du réacteur numéro deux. Officiellement, pour cause de faible demande en électricité. Mais les responsables d’associations écologistes affirmaient de leur côté, qu’il s’agissait en fait d’un trop faible débit de la Vienne.

Par Sophie Goux, publié le 03/06/2019 à 15h49

https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/vienne/poitiers/secheresse-limousin-pourrait-elle-conduire-arret-centrale-civaux-1679622.html

Juin 03

NARBONNE : UN DÉBAT PUBLIC SUR LES DÉCHETS RADIOACTIFS CE JEUDI 6 JUIN

La commission nationale du débat public (CNDP) organise ce jeudi 6 juin, à 18h30 au Palais du travail, une rencontre ouverte à tous sur la gestion des déchets issus de la conversion de l’uranium. 

Depuis mi-avril, la commission nationale du débat public sillonne la France pour organiser des rencontres avec le public dans le cadre du futur plan national de gestion des matières et déchets radioactifs.

Avec la présence de l’usine Orano à Malvési, une halte s’imposait à Narbonne. Un focus particulier sera fait jeudi soir sur l’inventaire, les stratégies de gestion et la sécurisation des déchets qualifiés « d’historiques » issus de la conversion de l’uranium. Cette rencontre présentée par Philippe Quévremont et Pierre-Yves Guihéneuf de la commission nationale du débat public se tiendra en présence des deux maîtres d’ouvrage à savoir la direction générale de l’énergie et du climat (DGEC) du ministère de la Transition écologique et solidaire et l’Autorité de sûreté du nucléaire (ASN).

Parmi les intervenants, le directeur de l’usine Orano Stephan Jolivet ainsi que des représentants d’associations de défense de l’environnement : Maryse Arditi pour Eccla et André Bories pour Rubresus. Les interventions seront suivies d’un échange avec le public. Cette réunion est ouverte à tous. 

Le débat se tiendra de 18 h 30 à 21 h 30 au Palais du travail. Entrée libre et ouverte à tous.

https://www.lindependant.fr/2019/06/03/narbonne-un-debat-public-sur-les-dechets-radioactifs-ce-jeudi-6-juin,8235720.php

Juin 03

LES ÉTATS-UNIS PRÊTS À UN DIALOGUE AVEC L’IRAN « SANS CONDITIONS PRÉALABLES »

Les États-Unis de Donald Trump ont fait dimanche un nouvel appel du pied en direction de l’Iran, affirmant être prêts à entamer un dialogue « sans conditions préalables » mais sans toutefois renoncer à leurs sanctions.

C’est en Suisse, qui représente les intérêts américains en Iran en l’absence de relations diplomatiques entre les deux pays ennemis, que le secrétaire d’État américain Mike Pompeo, réputé être un faucon sur ce dossier, a semblé assouplir légèrement la position de Washington après des semaines d’escalade des tensions.

« Nous sommes prêts à engager une discussion sans conditions préalables. Nous sommes prêts à nous asseoir autour d’une table avec eux« , a-t-il affirmé lors d’une conférence de presse avec son homologue suisse Ignazio Cassis dans l’impressionnant site médiéval de Castelgrande, niché dans les Alpes à Bellinzone, chef-lieu du canton italophone du Tessin.

Il répondait au président iranien Hassan Rohani, lequel a affirmé samedi que des négociations avec les États-Unis ne pourraient se tenir que dans le « respect » et pas en réponse à un « ordre » américain.

Or, relativisant lui-même son ouverture, Mike Pompeo a aussi prévenu que « l’effort américain visant à stopper radicalement les activités néfastes de la République islamique et de sa force révolutionnaire » se poursuivrait. Autrement dit, Washington n’entend pas alléger sa campagne de « pression maximale » sur Téhéran.

Le secrétaire d’État américain Mike Pompeo (D) et son homologue suisse Ignazio Cassis (2eD) entrent dans le château de Castelgrande pour une rencontre bilatérale, à Bellinzone en Suisse le 2 juin 2019 / AFP

De même, il a réitéré que cette « discussion » avec les dirigeants iraniens ne pourrait en fait avoir lieu que s’ils décident de « se comporter comme une nation normale« .

« L’accent mis par M. Pompeo sur la poursuite d’une pression maximum sur l’Iran témoigne de la perpétuation du même comportement fautif qui doit être corrigé« , a immédiatement réagi le porte-parole de la diplomatie iranienne Abbas Moussavi. Ce « changement de comportement général » des États-Unis sera le « critère » pour une éventuelle négociation aux yeux des Iraniens.

C’est néanmoins la première fois depuis plusieurs mois que l’administration Trump, qui s’est retirée il y a plus d’un an de l’accord international sur le nucléaire iranien et ne cesse depuis de durcir les sanctions économiques et la pression diplomatique et militaire pour faire plier son ennemi numéro un, dit aussi clairement qu’elle est prête à parler sans conditions préalables.

La Suisse « intermédiaire« 

Mike Pompeo avait énoncé en mai 2018 douze conditions draconiennes pour conclure un « nouvel accord » avec l’Iran, notamment en matière de restrictions à son programme nucléaire et de frein à son influence jugée « déstabilisatrice » au Moyen-Orient. De l’aveu même de la diplomatie américaine, aucune n’a été remplie à ce jour.

Le secrétaire d’État américain Mike Pompeo (G) et son homologue suisse Ignazio Cassis lors d’une conférence de presse au château de Castelgrande à Bellinzone en Suisse, le 2 juin 2019 / AFP

Les États-Unis sont récemment allés jusqu’à déployer dans le Golfe un navire de guerre, un porte-avions et des bombardiers B-52 après avoir dénoncé il y a un mois des menaces d’attaques « imminentes » de la part des forces iraniennes ou de leurs alliés contre des intérêts américains.

Mais, ces derniers jours, le président Trump a semblé vouloir baisser d’un ton, se disant à plusieurs reprises prêt à parler aux dirigeants iraniens, qui ont toutefois jusqu’ici toujours rejeté cette offre de dialogue.

« Ce que nous voulons, c’est l’absence d’armes nucléaires. Je ne veux absolument pas nuire à l’Iran« , a-t-il affirmé.

La Suisse s’est dite prête à jouer les « intermédiaires » entre les deux pays. Mais nous ne pouvons pas être « des médiateurs s’il n’y a pas de volonté de chaque côté« , a souligné Ignazio Cassis.

Se disant inquiet face aux tensions actuelles et à la « grande souffrance » causée par les sanctions américaines, il a appelé Washington à identifier un « canal » financier pour que les Iraniens puissent acheter des biens humanitaires sans encourir le risque de mesures punitives des États-Unis.

Mike Pompeo n’a pas directement répondu à cette demande. Il a au contraire une nouvelle fois haussé le ton contre Téhéran, ce qui laisse présager que le chemin vers des négociations pourrait être semé d’embûches.

Le secrétaire d’État américain Mike Pompeo lors d’une conférence de presse au château de Castelgrande à Bellinzone en Suisse, le 2 juin 2019 / AFP

« Les vrais défis en Iran ne sont pas provoqués par nos sanctions économiques, ils sont provoqués par 40 ans de régime islamique qui ne prend pas soin de sa population mais qui préfère utiliser ses ressources pour détruire des vies« , a-t-il martelé.

Les deux hommes ont en revanche préféré rester discrets en public sur les efforts, menés notamment via la Suisse, pour obtenir la libération de la poignée d’Américains détenus en Iran. Le secrétaire d’État a simplement dit qu’il s’agissait d’une priorité de Donald Trump, et que l’aide de tout pays était bienvenue.

Par afp, le 02/06/2019 à 15h04, modifié le 02/06/2019 à 18h32

https://www.la-croix.com/Monde/Etats-Unis-prets-dialogue-Iran-sans-conditions-prealables-2019-06-02-1301026144

Juin 03

CENTRALE NUCLÉAIRE DU BUGEY : SUITE À UN RAPPORT, LES ÉLUS ÉCOLOGISTES DE LA RÉGION AUVERGNE-RHÔNE-ALPES TIRENT LA SONNETTE D’ALARME

FIL INFO – Alors qu’une récente étude de l’Institut Biosphère de Genève décrit la centrale du Bugey (Ain) comme vieillissante et mal sécurisée, les élus écologistes de la Région Auvergne-Rhône-Alpes tirent la sonnette d’alarme. Et demandent, comme ils l’ont déjà fait par le passé, la fermeture d’une centrale qui pourrait exposer 5 millions de Français à des radiations en cas d’accident.

Une centrale nucléaire technologiquement et physiquement vieillissante, avec des défauts de structure et de systèmes de sécurité non corrigés ? C’est ainsi qu’un rapport (en anglais) de l‘Institut Biosphère de Genève décrit la centrale du Bugey, située dans le département de l’Ain. Un rapport qui vise à modéliser l’impact sur les populations d’un accident majeur dans plusieurs centrales, dont celle de la commune de Saint-Vulbas.

Les élus du groupe RCES de la Région Auvergne-Rhône-Alpes. © RCES

On l’aura compris : les scientifiques suisses ne sont pas très optimistes sur l’état de la centrale aindinoise, ou sur les conséquences d’un accident. De quoi inquiéter les élus d’opposition du Rassemblement citoyen, écologiste et solidaire (RCES) au Conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes. Des élus qui, s’ils ne se disent pas surpris, expliquent « [ressentir] l’impérieuse nécessité de faire connaître les résultats de cette étude au plus grand nombre ».

Cinq millions de Français seraient exposés en cas d’accident

« Le chiffre le plus élevé de personnes potentiellement impactées par une contamination d’ampleur est celui de la centrale du Bugey, la deuxième plus ancienne centrale de France », écrivent ainsi les conseillers régionaux écologistes. « Si un incident survenait, jusqu’à 5 millions de Français seraient exposés aux radiations », ajoutent-ils. Et même… 24 millions sur l’ensemble de l’Europe sur des doses de radiations plus faibles, précise l’étude.

Centrale nucléaire du Bugey. DR

« J’entends bien que nous n’avons pas tous les mêmes approches énergétiques, mais les chiffres sont là. Nul ne peut encore ignorer que Bugey pose une question de sécurité publique », estime Corinne Morel-Darleux. Déjà porteuse d’un vœu demandant la fermeture de la centrale du Bugey, la conseillère régionale et son groupe RCES comptent bien s’appuyer sur la récente étude pour maintenir la pression sur les collectivités.

En 2017, la centrale du Bugey avait déjà fait parler d’elle. Le 20 juin, un feu se déclarait dans un bâtiment situé à proximité d’un réacteur, suite à des travaux de réfection de la toiture. Un accident classé zéro sur l’échelle de gravité de l’Autorité de sûreté du nucléaire. Suivi, à peine dix jours plus tard, d’une nouvelle activation du plan d’urgence, cette fois due à une surpression dans le circuit de refroidissement de l’un des réacteurs.

Par FM, publié le 03/06/2019 à 14h22

https://www.placegrenet.fr/2019/06/03/centrale-nucleaire-bugey-rapport/245663

Juin 03

EXTENSION DES PLANS PARTICULIERS D’INTERVENTION AUTOUR DES CENTRALES NUCLÉAIRES FRANÇAISES

Évolution du dispositif de protection des personnes autour des centrales nucléaires

Décidée par le gouvernement, l’extension de 10 à 20 km du rayon du Plan particulier d’intervention (PPI) vise à organiser au mieux la réponse des pouvoirs publics ainsi qu’à sensibiliser et préparer la population à réagir en cas d’alerte nucléaire.

Cette extension concerne 2,2 millions de personnes et plus de 200 000 établissements recevant du public (ERP) répartis sur 1 063 communes.

Dans ce cadre, est lancée une campagne d’information et de distribution préventive de comprimés d’iode à l’attention de l’ensemble des riverains et des responsables d’ERP résidant dans un rayon de 10 à 20 km autour des 19 centrales nucléaires françaises.

Une campagne d’information et de sensibilisation en deux temps

La campagne d’information débute le 3 juin par un courrier envoyé à l’ensemble des riverains leur annonçant l’inclusion de leur commune dans la nouvelle aire du PPI ainsi que la distribution de comprimés d’iode en septembre 2019.

Cette campagne se poursuivra en septembre par l’envoi d’un second courrier nominatif, contenant un bon de retrait permettant aux personnes et établissements concernés d’aller retirer leurs comprimés d’iode dans une pharmacie participante.

Cette campagne vise à :

  • Développer une culture de la radioprotection chez les citoyens
  • Sensibiliser les particuliers et les ERP à la nécessité de retirer les comprimés d’iode en pharmacie
  • Favoriser un fort taux de retrait des comprimés en pharmacie

Tout au long de la campagne, un N° Vert (0 800 96 00 20 – dès le 4 juin) et un site internet (www.distribution-iode.com) sont mis à la disposition du public.

Afin d’organiser cette campagne, le ministère de l’Intérieur anime un comité de pilotage pluraliste composé de représentants de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), des ministères de l’Éducation nationale et de la Santé, de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens, du Conseil national de l’Ordre des médecins, de l’Association nationale des comités et des commissions locales d’information (ANCCLI) et d’EDF.

Une campagne relayée par les acteurs de terrain

La campagne est mise en œuvre au niveau local par les préfets, avec le concours des agences régionales de santé, des divisions de l’ASN, des centrales EDF, des maires, des commissions locales d’information (CLI), des pharmaciens d’officine et des médecins libéraux des zones concernées.

Des réunions d’information ont été organisées à l’attention des maires et des professionnels de santé. Des outils de communication : brochures d’information, dépliants sur le PPI, affiches détaillant les réflexes à avoir en cas d’alerte nucléaire, leur ont également été distribués.

Une volonté du gouvernement en lien avec les recommandations des autorités européennes

L’accident nucléaire de Fukushima en 2011 au Japon a conduit les pouvoirs publics à réviser les actions de protection des populations, en cohérence avec les pratiques internationales et les recommandations des autorités européennes de sûreté nucléaire et de radioprotection. L’élargissement de la zone de planification n’est pas lié à un accroissement du risque nucléaire mais permet d’améliorer l’information et la protection des personnes ainsi que la réactivité des acteurs de la gestion de crise, notamment à travers le déploiement des Plans communaux de sauvegarde (PCS).

Qu’est-ce qu’un plan particulier d’intervention (PPI) ?

Le PPI est un dispositif défini par l’État pour faire face aux risques liés à l’existence d’une installation industrielle et protéger les personnes, les biens et l’environnement.

Ce plan détermine les actions de protection et les moyens de secours associés susceptibles d’être mis en œuvre en cas d’accident. Le PPI fait partie du dispositif d’organisation de la réponse de sécurité civile (ORSEC) départemental. Si un événement nucléaire se produisait et qu’il était susceptible d’avoir des conséquences à l’extérieur du site, le préfet prendrait la direction des opérations.

Chacune des 19 centrales nucléaires françaises dispose de son propre PPI.

Contact presse ASN : Emmanuel Bouchot – Tel : 01 46 16 41 44 – 06 30 86 93 93 – Courriel : emmanuel.bouchot@asn.fr

Publié le 3 juin 2019 à 13h44

https://www.asn.fr/Informer/Actualites/Extension-des-plans-particuliers-d-intervention-autour-des-centrales-nucleaires-francaises

Juin 03

LES ÉLUS FRANÇAIS ET ALLEMANDS COOPÈRENT SUR LE TERRITOIRE DE FESSENHEIM

Le traité d’Aix-la-Chapelle signé le 22 janvier dernier fixe, parmi ses priorités, la mise en œuvre d’un projet de territoire à proximité de la centrale nucléaire de Fessenheim. Le lancement des projets phares suppose un montage financier franco-allemand complexe mais prometteur.

Pomme de discorde de part et d’autre du Rhin depuis des décennies, le site de Fessenheim se muera-t-il en terrain d’entente transfrontalier ? Arrachée à des élus récalcitrants, la fermeture de la plus vieille centrale nucléaire de France s’accompagne d’un « projet d’avenir du territoire », acté par le ministère de la Transition écologique le 1er février, soit moins de deux semaines après la signature du traité d’Aix-la-Chapelle. Cette concomitance ne relève pas du hasard. « De par sa position géographique dans le Bassin rhénan, mais aussi par son impact technique et humain, la reconversion de Fessenheim est un sujet éminemment transfrontalier. Le traité d’Aix-la-Chapelle donne un cadre nouveau aux espaces interstitiels et aux projets qui peuvent s’y développer », affirme Patrick François, directeur interrégional Grand Est à la Caisse des dépôts.

Filiale de la Caisse, la Banque des territoires constituera le seul actionnaire non institutionnel d’une société d’économie mixte franco-allemande en cours de constitution. Cette structure inédite devra conduire trois projets de développement : une installation solaire de 300 mégawatts dans le Haut-Rhin, le rétablissement d’une liaison ferroviaire Colmar-Fribourg et l’aménagement de la zone d’activité EcoRhena sur 200 hectares au nord de l’actuelle centrale.

Appétence des élus allemands

Seront représentés côté français la communauté de communes Pays Rhin-Brisach, le conseil départemental du Haut-Rhin, le conseil régional du Grand Est, la Chambre de commerce et d’industrie Alsace Eurométropole et EDF. Côté allemand, la Industrie- und Handelskammer (IHK) de Fribourg, plusieurs échelons institutionnels du Bade-Wurtemberg, une ou plusieurs banques, voire l’État fédéral, pourraient prendre part à la Sem. « Nous constatons une véritable appétence des élus allemands. Le montage financier, dont les contours devraient être connus cet automne, oblige à poser les relations entre les territoires et constitue en tant que tel le premier projet de cette coopération », souligne Patrick François.

Une fois montée, la Sem compte s’impliquer dans les études et les aménagements, mais également participer à des projets industriels, immobiliers ou culturels. Elle ouvrira ainsi de nouveaux chantiers technico-juridiques en matière de normes, de droit fiscal ou de code du travail, défrichant au passage de nouveaux espaces de la terra incognita transfrontalière.

Pascale Braun  (Correspondante à Metz), publié le 3 juin à 9h07

https://www.lesechos.fr/pme-regions/grand-est/les-elus-francais-et-allemands-cooperent-sur-le-territoire-de-fessenheim-1025911

Juin 03

DES MARINS BRITANNIQUES CONTRÔLES POSITIFS À LA COCAÏNE À BORD D’UN SOUS-MARIN NUCLÉAIRE

DROGUE – Une information qui n’a pas de quoi rassurer. Trois marins de la Royal Navy officiant dans le sous-marin HMS Vengeance ont été contrôlés positifs à la cocaïne, rapportent plusieurs médias britanniques, ce dimanche 2 juin, dont l’Evening Standard. Ce bâtiment transporte seize missiles nucléaires, chacun possédant une force destructrice huit fois plus puissante que la bombe larguée sur Hiroshima et d’une portée de 7500 miles. 

Alors que le HMS Vengeance, fort de ses 15.900 tonnes, faisait une halte dans une installation navale américaine en Floride, des tests urinaires ont été effectués sur les marins avant que ces derniers ne repartent poursuivre leur mission en mer. Pendant qu’ils étaient en mission, les résultats des analyses ont montré que trois membres d’équipage, venant de la base navale HM Clyde, à Faslane, en Écosse, avaient consommé de la cocaïne récemment, lors d’une halte à terre.

Le sous-marin HMS Vengeance transporte seize missiles Trident, dont chacun est huit fois plus puissant que la bombe larguée sur Hiroshima. PA Archive/PA Images

 Un porte-parole du ministère de la Défense a déclaré qu’une “action interne contre les individus concernés est en cours” et qu’il “serait inapproprié de commenter davantage”, avant d’ajouter qu’il y a “une politique de tolérance zéro en matière de drogue et qu’il n’en tolérera pas l’usage par le personnel de service, sous quelque forme que ce soit et à tout moment. Tout le personnel pris en train de prendre de la drogue sera renvoyé.

Malgré cette règle stricte, l’usage de drogue n’est visiblement pas rare dans ce milieu. En effet, selon l’Evening Standard, sept autres marins ont été retirés du sous-marin de la Royal Navy HSM Talent après avoir été diagnostiqués positifs à la cocaïne en plein service en avril. De même pour cinq autres marins du HMS Scott en 2018. 

Par le Le HuffPost, publié le 02/06/2019 15h49 CEST

https://www.huffingtonpost.fr/entry/des-marins-britanniques-a-bord-dun-sous-marin-nucleaire-controles-positifs-a-la-cocaine_fr_5cf3be39e4b0e8085e3b806d

Juin 02

LA CORÉE DU NORD A LANCÉ LE «MÊME TYPE DE MISSILES» LORS DE SES DEUX ESSAIS, SELON LE MINISTRE DE LA DÉFENSE

SINGAPOUR, 02 juin (Yonhap) — La Corée du Nord aurait tiré le même type de missiles à courte portée lors de ses deux essais le mois dernier, a déclaré samedi dernier le ministre sud-coréen de la Défense, Jeong Kyeong-doo, lors d’un point de presse.

C’est la première fois que la Corée du Sud décrit comme des missiles ce qu’a tiré le Nord le 4 mai. Elle décrivait auparavant les projectiles comme un «nouveau type d’armes guidées tactiques», refusant de déterminer leur nature.

.En ce qui concerne les projectiles tirés cinq jours après par le Nord, l’armée sud-coréenne a indiqué qu’il s’agissait de deux missiles à courte portée et que plus d’analyses étaient nécessaires pour dire si le Nord a lancé les mêmes armes ou pas durant ces tests.

«Nous voyons ces armes (que la Corée du Nord a tirées les 4 et 9 mai) comme étant du même type, même si nous analysons actuellement certaines différences», a annoncé Jeong.

La Corée du Nord a effectué des tirs de missiles sous la supervision du dirigeant Kim Jong-un, selon l’Agence centrale de presse nord-coréenne (KCNA) le jeudi 9 mai 2019. Sur cette photo diffusée par la KCNA, un projectile ressemblant à un Iskander est tiré depuis un lanceur. (Utilisation en Corée du Sud uniquement et redistribution interdite)

Ce dernier a toutefois maintenu la précédente position de l’armée selon laquelle plus d’analyses sont nécessaires pour vérifier si ces missiles à courte portée étaient des missiles balistiques ou pas.

«Certains indiquent qu’ils semblent être du même type que le missile russe Iskander et qu’ils sont très similaires. Cependant, il existe certaines différences», a-t-il noté.

Des experts ont analysé que la Corée du Nord aurait testé deux fois une version du missile russe balistique sol-sol Iskander à courte portée en ajustant sa portée et en ayant recours à différents types de tracteur-érecteur-lanceur.

Alors que la Corée du Sud dit qu’une telle évaluation est basée sur une étroite coordination avec les États-Unis, le secrétaire américain à la Défense par intérim Patrick Shanahan a déclaré la semaine dernière que Pyongyang a enfreint les résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU avec ces trois essais. Les résolutions interdisent à la Corée du Nord de tirer des missiles balistiques.

Les tirs de missiles étaient les premiers principaux essais d’armes effectués par la Corée du Nord depuis novembre 2017, lorsque le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a déclaré la suspension des tests nucléaires et balistiques, même si les lancements de missiles à courte portée ne vont pas à l’encontre de ses déclarations.

Ces tirs reflètent apparemment la frustration de la Corée du Nord face au peu de progrès dans les discussions avec les États-Unis sur son programme nucléaire. Les négociations entre Washington et Pyongyang sont en suspens après le sommet sans accord entre le président américain Donald Trump et Kim en février dernier à Hanoï.

Le missile russe Iskander est connu pour pouvoir altérer sa trajectoire de vol, ce qui veut dire être très efficace en termes de tactique militaire, ont expliqué des experts. Il peut parcourir 500 km, plaçant l’ensemble de la péninsule coréenne à sa portée, ont-ils ajouté.

Selon les experts, du fait de son altitude maximale relativement basse, qui ne dépasse pas les 50 km, ce missile est difficile à détecter et intercepter.

mjp@yna.co.kr

Publié le 02.06.2019 à 11h04

https://fr.yna.co.kr/view/AFR20190602000100884

Juin 02

L’IRAN NE NÉGOCIERA AVEC LES ÉTATS-UNIS QUE DANS LE RESPECT

DIPLOMATIE. Les tensions entre l’Iran et les États-Unis n’ont cessé de monter depuis le retrait unilatéral américain en mai 2018 de l’accord international sur le nucléaire iranien conclu en 2015

« Nous sommes des hommes de raison et de négociation, si et seulement si on s’assoit à la table des négociations avec respect et dans le cadre du droit international, et non si les négociations résultent d’un ordre », a déclaré le président iranien Hassan Rohani, faisant implicitement référence au président américain Donald Trump.

« Nous avons montré jusqu’ici que nous ne nous soumettons pas au pouvoir tyrannique », a-t-il ajouté. Les tensions entre l’Iran et les États-Unis n’ont cessé de monter depuis le retrait unilatéral américain en mai 2018 de l’accord international sur le nucléaire iranien conclu en 2015. Depuis, Washington a réimposé de dures sanctions économiques contre Téhéran qui a de son côté annoncé début mai s’affranchir de deux ses engagements pris au titre de l’accord.

Une campagne de « pression maximale » sur l’Iran

Après avoir envoyé début mai un porte-avions et des bombardiers B-52 dans le Golfe, l’administration Trump a annoncé le déploiement de 1.500 soldats supplémentaires au Moyen-Orient, invoquant des « menaces » iraniennes contre ses intérêts dans la région.

Engagé dans une campagne de « pression maximale » sur l’Iran, le président Trump a toutefois déclaré lundi que les États-Unis ne cherchaient pas «un changement de régime» en Iran. « Ce que nous voulons, c’est l’absence d’armes nucléaires. Je ne veux absolument pas nuire à l’Iran », a-t-il ajouté. Hassan Rohani avait à plusieurs reprises affirmé qu’il n’y aurait pas de négociations avec les États-Unis si ces derniers ne levaient pas les sanctions économiques et ne réintégraient pas l’accord international sur le nucléaire.

N.Sa avec AFP, publié le 02/06/19 à 05h22

https://www.20minutes.fr/monde/2531091-20190602-iran-negociera-etats-unis-respect

Juin 02

SAINT-PAUL-TROIS-CHÂTEAUX : DES ANTI-NUCLÉAIRES DEMANDENT L’ARRÊT DU RÉACTEUR 1 DE LA CENTRALE DU TRICASTIN

Le réacteur 1 (900 MW) de la centrale nucléaire de Tricastin exploitée depuis 1980 par EDF à Saint-Paul-Trois-Châteaux a lancé le 1er juin 2019 la série des visites décennales du parc français réalisées par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) afin de permettre au gouvernement d’autoriser, ou non, la prolongation de son fonctionnement pour dix années supplémentaires. Greenpeace, Sortir du nucléaire et Stop Tricastin s’y opposent et ont choisi ce jour-là pour organiser une conférence de presse devant les installations drômoises.

Par Joël AUDRAN publié le 01/06/2019 à 16h06

 

Pour retrouver cet article et voir la vidéo (2mn12s), cliquer sur

https://www.ledauphine.com/drome/2019/06/01/des-anti-nucleaires-demandent-l-arret-du-reacteur-1-de-la-centrale-du-tricastin

Juin 02

LE PHOTOVOLTAÏQUE PÈSE DÉJÀ 40 MILLIARDS ET DEVRAIT DOUBLER EN 4 ANS

L’énergie photovoltaïque ne représente encore que 2,2% de la production électrique mondiale, mais la production de panneaux est exponentielle. La barre des 1000 gigawatts installés devrait être franchie au plus tard en 2023, selon SolarPower Europe.

Le monde n’a jamais autant produit de panneaux solaires qu’en 2018. Chinois ou coréens pour la plupart, les fabricants annoncent chacun des hausses de leurs capacités de production, portés par un marché en pleine expansion. L’an dernier, près de 350 millions de nouveaux panneaux photovoltaïques ont été installés dans le monde, soit une puissance de 102,4 gigawatts (GW).

La capacité totale installée a atteint 509,3 GW. Le photovoltaïque génère désormais 2,2% de la production totale d’électricité, selon le Global Market Outlook 2019 publié par SolarPower Europe, un organe de promotion de l’énergie solaire.

Puissance photovoltaïque installée fin 2018

La Chine installe à elle seule aujourd’hui près d’un panneau solaire sur trois, détrônant l’Europe dans ce rôle de leader. Sur le Vieux continent, la capacité installée n’a que modérément augmenté ces dernières années après le boom de 2011-2012.

Puissance installée photovoltaïque mondiale

Avec 2,2 GW installés, la Suisse abrite 0,43% des panneaux solaires du monde, soit deux fois moins que le Belgique (4 GW) et 20 fois moins que l’Allemagne (45 GW). La croissance photovoltaïque suisse est stable, avec près de 300 MW installés chaque année.

Puissance installée photovoltaïque en Suisse

Selon l’Association des professionnels de l’énergie solaire Swissolar, il faudrait aller cinq fois plus vite et installer 1,5 GW de capacité supplémentaire par année. « Ce serait techniquement possible« , explique à la RTS David Galeuchet, responsable marketing chez SolarMarkt et membre du comité de Swissolar. À ce rythme, la puissance photovoltaïque installé atteindrait 50 GW en 2050, soit une production annuelle de 50 Térawatt-heure, équivalant à deux fois et demie la production nucléaire actuelle de la Suisse.

Le prix du photovoltaïque diminue

Les prix du photovoltaïque ont été divisés par dix en moins de quinze ans et la tendance à la baisse persiste. Selon le calcul du coût de production (LCOE) établi par la société de conseil financier Lazard, le kilowattheure solaire produit sur des grandes installations est passé de 36 centimes en 2009 à 4,3 l’an dernier, soit au même niveau que l’éolien (4,2) et bien moins cher que le nucléaire (15) ou le charbon (10).

Sur les toits suisses, le photovoltaïque permet de produire le kilowattheure entre 8 et 15 centimes, selon la taille et le type de projet. Le kilowattheure consommé par les ménages suisses est facturé entre 18 et 26 centimes selon les distributeurs.

Par Pascal Jeannerat, publié le 31 mai à 19h30

Pour retrouver cet article et voir la Vidéo (3mn01s), cliquer sur :

https://www.rts.ch/info/economie/10474652-le-photovoltaique-pese-deja-40-milliards-et-devrait-doubler-en-4-ans.html

Juin 01

UNE INQUIÉTANTE CENTRALE NUCLÉAIRE FLOTTANTE DANS L’ARCTIQUE RUSSE

C’est une première mondiale: dans l’extrême nord de la Russie, une centrale nucléaire flottante s’apprête à faire un très long voyage. Les associations écologistes sont inquiètes.

C’est un bâtiment de 144 mètres de long et de 30 mètres de large avec 69 personnes à bord. Vu de l’extérieur, ça ressemble à une grosse usine couleur brique avec des bandes jaunes, le tout posé sur une énorme barge noire. C’est une centrale nucléaire flottante, baptisée Akademik Lomonosov, et c’est une première mondiale. Elle est amarrée dans le port de Mourmansk, c’est à l’extrême nord-ouest de la Russie, près de la frontière avec la Finlande. Et elle va bientôt quitter Mourmansk pour être convoyée à l’autre bout de la Russie, tout à l’est en Sibérie, pas très loin du détroit de Bering et de l’Alaska. Plus de 5 000 kilomètres en mer, derrière des remorqueurs. Pourquoi maintenant ? Parce que l’été commence, c’est donc le dégel en mer Arctique : la voie est libre. Depuis six mois, la centrale qui possède deux réacteurs a progressivement été testée dans le port de Mourmansk, jusqu’à 100% de ses capacités fin mars. Les travaux, qui avaient débuté il y a dix ans, sont donc presque achevés. Selon Rosatom, l’agence fédérale russe de l’énergie atomique, tout est prêt.

Le souvenir de Tchernobyl

Mais vu le précédent de Tchernobyl, ce transfert à haut risque n’est pas très rassurant. Les associations écologistes, Greenpeace en tête, parlent d’un « Tchernobyl sur glace« . Et forcément, on se demande si tout a été prévu, pour éviter les infiltrations d’eau de mer dans les cuves des réacteurs, pour faire face à des phénomènes climatiques extrêmes tout à fait possibles, de la houle, des tempêtes. On se souvient de la conséquence du tsunami à Fukushima. Il y a aussi une Interrogation sur la capacité russe à opérer rapidement un isolement complet de la structure en cas d’accident. Ce long transfert en mer inquiète. Et l’installation définitive inquiète aussi. Ce sera dans le petit port sibérien de Pevek, 5 000 habitants. La connexion au réseau électrique est prévue en décembre prochain. Les côtes américaines et canadiennes sont assez proches. En cas d’irradiation, que peut-il se passer via les courants marins ? La question est posée.  

La course à l’exploitation du sous-sol minier de l’Arctique

La Russie a des arrière-pensées avec ce projet. D’abord, pourquoi installer dans une bourgade de 5 000 habitants une centrale qui peut alimenter en électricité une ville de 150 000 habitants ? Parce que la Russie vise en fait un essor très rapide de Pevek, pour exploiter le sous-sol de la région, en particulier l’or et le cuivre. Les réserves sont estimées en milliers de tonnes pour l’or, et millions de tonnes pour le cuivre. C’est la fameuse course à l’exploitation du sous-sol de l’Arctique, rendue possible par le réchauffement climatique. Ensuite, la Russie espère vendre à l’étranger cette technologie du nucléaire flottant. Rosatom affirme voir déjà des contacts au Moyen-Orient, en Afrique et en Asie du sud-est. L’Indonésie et les Philippines, en particulier, seraient intéressées.    

Jean-Marc Four, franceinfo, Radio France, mis à jour le 29/05/2019 à 17h38

https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/un-monde-d-avance/une-inquietante-centrale-nucleaire-flottante-dans-l-arctique-russe_3443493.html

Juin 01

POLYNÉSIE ET NUCLÉAIRE : « LA PLUPART DES DOSSIERS SERONT REJETÉS À CAUSE DE L’AMENDEMENT TETUANUI »

PAPEETE, le 31 mai 2019. L’association 193 dénonce les conséquences de l’amendement Tetuanui sur les demandes d’indemnisation des victimes des essais nucléaires. « Tous les dossiers après 1974 sont rejetés« , regrette Père Auguste.

Le père Auguste Uebe-Carlson et les membres de l’association 193 accompagnent depuis 2017 les victimes du nucléaire pour constituer un dossier d’indemnisation. Grâce à sa cellule d’accompagnement et de réparation des victimes des essais nucléaires, 193 a rencontré l’an dernier 196 familles et a expédié 104 dossiers parmi lesquels 82 ont été déclarés complets par le Comité d’indemnisation des victimes des essais nucléaires après s’être vu attribuer un numéro de complétude. À la suite de ces dossiers, il y a eu 14 décisions favorables et 11 défavorables.

L’association a dénoncé ce mardi les effets de l’amendement Tetuanui. « La loi Morin n’est plus applicable telle qu’elle est pensée actuellement. Tous les dossiers après 1974 sont rejetés. La plupart des dossiers seront rejetés en 2019 à cause de l’amendement de Lana Tetuanui », regrette Père Auguste, 1er vice-président de l’association 193.

Pour rappel, depuis décembre 2018, la présomption de causalité est acquise aux malades atteints de l’une des maladies reconnues comme radio-induites sous condition que ces victimes aient séjourné en Polynésie entre le 2 juillet 1966 et le 31 décembre 1998, « à moins qu’il ne soit établi que la dose annuelle de rayonnements ionisants dus aux essais nucléaires français reçue par l’intéressé a été inférieure » à 1 mSv. Cette nouvelle disposition légale a été proposée par la commission de cadrage présidée par la sénatrice Lana Tetuanui, avant d’être inscrite dans la loi en décembre pour entériner une méthodologie de travail que le Civen utilisait déjà depuis mai 2018.

Le 21 mai dernier, le rapporteur public a conclu au rejet par le tribunal administratif de 10 requêtes en indemnisation de demandeurs retoquées par le Civen courant 2018. Dans ces conclusions, on observe que 1974 devient une date charnière.

Pour la période de 1966 à 1974, le Civen se fonde sur un document de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) qui procède à la reconstitution des doses reçues par la population lors des essais atmosphériques. Ce rapport établit, pour Tahiti, que les doses reconstituées entre 1966 et 1974 sont inférieures à 1 mSv/an, sauf pour l’essai Centaure de juillet 1974, qui montre qu’un adulte qui aurait séjourné sur Hitia’a o te Ra, Taravao ou Teahupo’o aurait pu recevoir une dose de 2,6 mSv. « Les retombées des essais nucléaires ont concerné toute la Polynésie française. Il n’y a pas que les travailleurs de Moruroa qui sont concernés…, insiste Père Auguste. Pour le Civen, après 1974, il n’y a pas eu de d’impact de la radioactivité. »

Dans ses conclusions, le rapporteur public rappelle que pour les années suivant 1974, le Civen se base sur un bilan de la surveillance de la radioactivité en Polynésie française établi en 2014 par l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire. « Ce document montre que les niveaux de radioactivité ont diminué depuis 1974, restant en deçà de 1 mSv », a relevé le rapporteur public avant de mettre en garde : « Reste des zones d’ombres ou d’incompréhension. En décembre 1974, nous avons noté que la dose d’ingestion à Hitia’a et Taravao suite à l’essai Centaure était de 1.4 mSv pour un enfant de 12 ans, 1,1mSv pour un enfant de 17 ans et de 0.84 mSv pour un adulte. Peut-on être certain qu’en 1975 et 1976 ce seuil a décru en-deçà de 1mSv? »

« Quand on connaît les méfaits du tabac, et les risques de cancer que l’on peut développer, il n’appartenait pas à l’État de venir indemniser tous les fumeurs abusifs et ayant contracté le cancer en Polynésie ou à la suite de leur séjour en Polynésie « , expliquait mardi Lana Tetuanui pour justifier sa proposition adoptée fin 2018.

« C’est à eux de trouver une méthode qui fait que toutes les personnes qui sont venues en Polynésie française et qui ont un cancer ne soient pas automatiquement indemnisées. Ils ne doivent pas nier l’impact des 193 essais nucléaires », répond père Auguste qui indique que l’association 193 est prête à faire appel de la décision du tribunal administratif s’il suit les conclusions du rapporteur public.

Le parti Heiura-Les Verts a réagi aussi ce vendredi. « Vous avez pu être contaminé 4, 5, 6 fois à hauteur de moins 1 mSv. À la sixième fois, vous allez déclencher quelque chose« , regrette Jacky Bryant, qui dénonce aussi ce seuil de 1mSv.

Rédigé par Mélanie Thomas le vendredi 31 Mai 2019 à 11h56

https://www.tahiti-infos.com/Nucleaire-La-plupart-des-dossiers-seront-rejetes-a-cause-de-l-amendement-Tetuanui_a181850.html

Juin 01

LES ÉTATS-UNIS INTENSIFIENT LA MENACE DE RECOURS À LA FORCE CONTRE L’IRAN

Les deux principaux architectes de l’intensification de la guerre de l’impérialisme américain contre l’Iran sont en train d’effectuer une série de visites à l’étranger visant à pousser l’Europe à se ranger derrière la campagne d’agression de Washington et à renforcer l’axe anti-iranien soutenu par les États-Unis, composé des émirats pétroliers sunnites du Golfe Persique, menés par l’Arabie saoudite.

John Bolton, le conseiller américain pour la sécurité nationale, s’est rendu mercredi à Abu Dhabi, la capitale des Émirats arabes unis, pour lancer des allégations non fondées contre l’Iran et menacer d’une «réponse très ferme» par les États-Unis et leur machine de guerre.

C’est Bolton qui a annoncé le renforcement militaire contre l’Iran plus tôt ce mois-ci, avec l’envoi du groupe de frappe naval dirigé par le porte-avions USS Eisenhower et d’une escadre de bombardiers comprenant des B-52 à capacité nucléaire.

Depuis ce premier renforcement annoncé début mai, Washington a déployé un groupement tactique amphibie transportant des avions de guerre et des marines américains, une batterie de missiles Patriot et, à la fin de la semaine dernière, le déploiement de 1500 soldats supplémentaires pour renforcer les quelque 50.000 soldats déjà déployés dans une série de bases qui encerclent l’Iran. Le ministre américain de la défense, Patrick Shanahan, a déclaré que le dernier déploiement consiste en l’envoi de 900 soldats supplémentaires en Arabie saoudite et au Qatar, ainsi que de 600 hommes affectés à une batterie de missiles Patriot qui devait quitter la région en rotation mais qui sera maintenue en place.

Le Pentagone, quant à lui, a élaboré des plans pour le déploiement de 120.000 soldats dans la région, un nombre similaire à celui déployé avant l’invasion de l’Irak en 2003.

Bolton, qui, avant sa nomination au poste de conseiller à la sécurité nationale, avait fréquemment appelé à un changement de régime à Téhéran et rédigé une chronique pour le New York Times intitulé «To Stop Iran’s Bomb, Bomb Iran» (Pour arrêter la bombe iranienne, bombardons l’Iran) a déclaré aux journalistes d’Abu Dhabi que la politique américaine sous le gouvernement Trump ne constituait pas un changement radical.

Le conseiller américain pour la sécurité nationale a blâmé l’Iran pour une attaque de sabotage présumée contre quatre navires au large des Émirats arabes unis, dont deux pétroliers appartenant à des Saoudiens, ainsi que pour une attaque par drone contre des stations de pompage de l’oléoduc est-ouest d’Aramco de la compagnie saoudienne Aramco, attaque revendiquée par les rebelles houthis en représailles à la guerre qui équivaut quasiment à un génocide, menée par Riyad contre le Yémen. Il a également affirmé qu’il y avait eu une autre tentative d’attaque – qui n’avait pas précédemment été rapportée ni par les États-Unis ni par l’Arabie saoudite – sur le port pétrolier saoudien de Yanbu.

N’apportant aucune preuve, Bolton déclara que le prétendu sabotage des pétroliers saoudiens et des deux autres navires était le résultat de «mines navales presque certainement de l’Iran».

Le même Bolton en 2002 et 2003 insistait avec beaucoup plus que la «presque certitude» que le gouvernement de Saddam Hussein stockait des  » armes de destruction massive  » quand, en tant que sous-secrétaire d’État à la maîtrise des armements et aux affaires de sécurité internationale dans l’administration Bush, il était un des principaux défenseurs d’une guerre d’agression contre l’Irak.

Le ministère iranien des affaires étrangères a dénoncé Bolton comme un «belliciste» et a rejeté ses remarques comme une «accusation ridicule».

L’objectif transparent de Washington est de présenter l’Iran comme l’agresseur. C’est dans des conditions où l’impérialisme américain mène ce qu’il décrit comme une campagne de «pression maximale» contre ce pays de 83 millions d’habitants, une montée en puissance militaire incessante, tout en imposant de larges sanctions équivalant à un état de guerre, dans le but principal de réduire à zéro les exportations de pétrole de l’Iran et de créer des bouleversements sociaux en ruinant l’économie du pays.

Il y a un an, les États-Unis ont réimposé et intensifié les sanctions après avoir unilatéralement abrogé le Plan d’action global conjoint (Joint Comprehensive Plan of Action – JCPOA), connu sous le nom d’Accord nucléaire iranien, conclu en 2015 entre l’Iran, les États-Unis, les puissances européennes, la Russie et la Chine. En vertu de cet accord, Téhéran a fortement limité son programme nucléaire tout en se soumettant à un régime d’inspections intrusives en échange de la levée des sanctions et de la normalisation des relations économiques.

Récemment, Téhéran a annoncé une suspension de 60 jours de son engagement à plafonner sa production d’uranium enrichi et d’eau lourde afin de faire pression sur les puissances européennes pour qu’elles tiennent leur promesse de lancer un Instrument de soutien aux échanges commerciaux (INSTEX) pour contourner les sanctions américaines en facilitant les échanges avec l’Iran sans utiliser le dollar.

Si le quadruplement signalé de son taux de production d’uranium à 3,67 % laisserait Téhéran en conformité avec la JCPOA, l’augmentation l’amènerait bientôt à dépasser le plafond de 300 kilogrammes d’uranium faiblement enrichi stocké. En vertu du JCPOA, Téhéran est censée vendre tout uranium enrichi, ce qu’elle a fait à la Russie, mais elle ne peut plus le faire en raison des sanctions américaines.

Avec un cynisme absolu, M. Bolton a déclaré au sujet de l’action de l’Iran: «Il n’y a aucune raison pour eux de faire quoi que ce soit à moins que cela ne fasse partie d’un effort visant à réduire le temps nécessaire à la production des armes nucléaires». Il a ajouté: «C’est un problème très grave s’ils continuent à le faire.»

Il a prétendu que les actions de Téhéran avaient justifié la rupture de l’accord par Washington: «Il s’agit là d’une preuve encore plus flagrante que cela n’a pas entravé leur désir continu d’avoir des armes nucléaires. Cela n’a certainement pas réduit leurs activités terroristes dans la région dont nous venons de parler, ni leur comportement malveillant dans leur utilisation des forces conventionnelles.»

Téhéran a toujours nié avoir jamais cherché à mettre au point des armes nucléaires.

Le voyage de M. Bolton au Moyen-Orient a eu lieu à la veille d’un trio de conférences qui ont été convoquées jeudi en Arabie saoudite – l’Organisation des pays islamiques, la Ligue arabe et le Conseil de coopération du Golfe – dans le but flagrant d’exploiter la ville sainte islamique pour aligner les États membres derrière les intérêts prédateurs de la Famille Saoud qui sont poursuivis en alliance avec Washington contre l’Iran.

Pendant ce temps, le secrétaire d’État américain Mike Pompeo effectue une tournée en Europe dans le but d’intimider ses gouvernements pour qu’ils se subordonnent à l’effort de guerre de Washington contre l’Iran. Cela comprend des arrêts en Allemagne, aux Pays-Bas et au Royaume-Uni, ainsi qu’une visite à Montreux, en Suisse, pour la réunion annuelle du groupe opaque Bilderberg, afin de partager les plans de guerre de Washington avec un groupe de milliardaires et de hauts fonctionnaires qui ont juré de garder le secret sur ce qu’il révèle.

Avant l’arrivée de Pompéo, Washington a lancé une menace crue contre toute tentative de l’Europe de contourner les sanctions américaines écrasantes contre l’Iran.

L’agence de presse Bloomberg a rapporté dans une lettre envoyée le 7 mai par Sigal Mandelker, sous-secrétaire du département du Trésor chargé du terrorisme et du renseignement financier, que toute personne associée à Instex, le véhicule européen créé pour maintenir le commerce avec Téhéran en évitant le dollar américain et les institutions financières, pourrait être soumise à de sévères sanctions et interdit du système financier américain.

«Je vous demande instamment d’examiner attentivement les sanctions potentielles encourues par Instex», a écrit M. Mandelker dans la lettre adressée au président d’Instex, Per Fischer. «S’engager dans des activités qui vont à l’encontre des sanctions américaines peut avoir de graves conséquences, y compris une perte d’accès au système financier américain

Pendant ce temps, le régime de sanctions américain contre l’Iran s’est concentré sur un seul superpétrolier chinois, le «Pacific Bravo», qui a pris un chargement de pétrole brut sur l’île iranienne de Kharg et est reparti vers la Chine.

Washington a averti Hong Kong que s’il autorisait le navire à accoster ou à assurer son entretien, il pourrait faire l’objet de sanctions sévères pour violation du blocus américain contre l’Iran.

Le ministère chinois des affaires étrangères a publié une déclaration rejetant ces menaces. «Les transactions énergétiques normales entre l’Iran et la communauté internationale, y compris la Chine, qui s’inscrivent dans le cadre du droit international, sont raisonnables, légales et doivent être respectées et protégées», a-t-il déclaré.

De même, le Bureau du commerce et du développement économique de Hong Kong a répondu qu’il «appliquait strictement les sanctions décidées par les Nations Unies», qui n’imposent «aucune restriction sur l’exportation de pétrole en provenance d’Iran».

Cette impasse expose les véritables racines de la guerre contre l’Iran. Elles ne résident pas seulement dans le bellicisme maniaque de Bolton ou de Pompéo, mais dans la volonté de l’impérialisme américain de compenser le déclin de son hégémonie économique en s’emparant des pompes à pétrole du Moyen-Orient, du Venezuela et de la planète entière afin de dicter les conditions à son rival émergent, la Chine.

Étant lié aux rivalités de «grandes puissances» qui sont au centre de l’escalade du militarisme américain, un affrontement militaire avec l’Iran pourrait déclencher une troisième guerre mondiale menée avec des armes nucléaires. Une telle catastrophe mondiale ne peut être évitée que par la mobilisation politique indépendante de la classe ouvrière contre la guerre et sa source, le système capitaliste mondial.

(Article paru en anglais le 31 mai 2019)

Par Bill Van Auken, publié le 1er juin 2019

https://www.wsws.org/fr/articles/2019/06/01/iran-j01.html

Mai 31

PYONGYANG ACCUSÉ D’AVOIR « EXÉCUTÉ » DES RESPONSABLES APRÈS L’ÉCHEC DU SOMMET AVEC TRUMP

Parmi eux, selon un journal sud-coréen, l’émissaire spécial pour les États-Unis, accusé d’avoir « trahi le leader suprême ».

Radical… Pyongyang est accusé d’avoir exécuté son émissaire spécial pour les États-Unis à la suite du fiasco, en février à Hanoï, du second sommet entre le leader nord-coréen Kim Jong-un et le président américain Donald Trump, par un journal sud-coréen, ce vendredi 31 mai.

Le « Chosun Ilbo », l’un des trois principaux quotidiens sud-coréens, affirme que Kim Hyok-chol, qui avait réalisé le travail préparatoire avant le sommet et voyagé jusqu’à la capitale vietnamienne à bord du train privé de Kim Jong-un, a été fusillé pour avoir « trahi le leader suprême » après avoir été retourné par les États-Unis en amont de la rencontre.

« Kim Hyok-chol a été exécuté en mars à l’aéroport de Mirim avec quatre hauts responsables du ministère des Affaires étrangères après une enquête », assure le quotidien en citant une source non identifiée.

Le journal ne donne pas le nom des autres personnes qui auraient été exécutées. Kim Hyok-chol était l’homologue de l’émissaire américain Stephen Biegun dans les discussions préparatoires au sommet de Hanoï.

Le ministère sud-coréen de l’Unification, qui s’occupe des questions inter-coréennes, s’est refusé à tout commentaire sur l’article du « Chosun Ilbo ».

L’interprète envoyée en camp de prisonniers ?

Le quotidien rapporte en outre que l’interprète de Kim Jong-un, Shin Hye Yong, a été envoyée dans un camp de prisonnier en raison d’une erreur lors du sommet.

Elle n’a pas traduit la nouvelle proposition de Kim Jong-un quand Donald Trump a déclaré qu’il n’y avait « pas d’accord » et a quitté la table, selon le « Chosun Ilbo », qui cite une source diplomatique.

Donald Trump et Kim Jong-un avaient écourté leur sommet de Hanoï sans aucun accord, et sans même de déclaration commune, en raison de leur incapacité à trouver une entente sur le démantèlement des programmes nucléaires de Pyongyang en échange d’une levée des sanctions.

Depuis lors, le Nord a fait monter la pression en procédant notamment à deux tirs de missiles de courte portée.

Kim Yong-chol, haut responsable du parti unique au pouvoir, et pendant nord-coréen du secrétaire d’État américain Mike Pompeo dans les discussions sur le nucléaire, a également été envoyé dans un camp de travail, selon le journal.

En avril, la commission parlementaire sud-coréenne sur le renseignement avait affirmé que Kim Yong-chol avait été sanctionné pour sa gestion du sommet de Hanoï, en dépit du fait qu’il a récemment été nommé au sein de la Commission des affaires de l’État, le premier organe de l’État, qui est présidé par Kim Jong-un.

Ces informations du « Chosun Ilbo » sont à prendre avec prudence. Il est arrivé que des informations de la presse sud-coréenne sur des purges et des exécutions au Nord se révèlent fausses.

Mais les informations sur cette purge présumée sont publiées alors que le Rodong Sinmun, organe officiel du parti au pouvoir en Corée du Nord, a averti jeudi que les responsables qui commettraient des actes hostiles au parti ou antirévolutionnaires seraient confrontés au « jugement sévère de la révolution ».

Par L’Obs avec AFP, publié le 31 mai 2019 à 9h11

https://www.nouvelobs.com/monde/20190531.OBS13726/pyongyang-accuse-d-avoir-execute-des-responsables-apres-l-echec-du-sommet-avec-trump.html

Mai 31

VLADIMIR POUTINE PRÉSENTE UN PROJET DE LOI SUR LA SUSPENSION DU TRAITÉ DE DÉSARMEMENT NUCLÉAIRE INF

Si le Parlement russe adopte cette loi, le président russe pourra renouveler à son initiative la suspension du traité INF. Washington et Moscou se sont retirés depuis des mois de ce traité, s’accusant mutuellement de le violer.

Le président russe Vladimir Poutine a soumis ce 30 mai au Parlement une proposition de loi concernant la suspension de la participation de Moscou au traité de désarmement nucléaire INF.

Si la Douma l’approuve, la suspension deviendra force de loi. Cette proposition, qui permet notamment au président russe de renouveler la suspension à son initiative, sera étudiée par le Parlement russe ce même jour.

Depuis des mois, Washington et Moscou s’accusent mutuellement de violer le traité INF, signé en 1987, à la fin de la Guerre froide. Ce texte crucial abolit l’usage – par ces deux pays – des missiles terrestres d’une portée de 500 à 5 500 km. En février, Les États-Unis, ont annoncé leur retrait unilatéral du traité, soutenant que les essais de la Russie sur le missile 9M729 avaient enfreint les termes de l’accord.

Moscou a répondu début mars suspendant à son tour sa participation au traité «jusqu’à ce que les États-Unis cessent les manquements à leurs obligations découlant du traité ou jusqu’à l’arrêt de sa validité».

Lire aussi : Moscou prêt à déployer des missiles visant les USA si Washington positionne des missiles en Europe

Publié le 30 mai 2019 à 13h42

https://francais.rt.com/international/62581-vladimir-poutine-presente-projet-loi-suspension-traite-desarmement-nucleaire-inf

Mai 31

LA RUSSIE DÉMENT AVOIR TESTÉ DES ARMES NUCLÉAIRES DE FAIBLE PUISSANCE

MOSCOU, 30 mai (Xinhua) — Le ministère russe des Affaires étrangères a démenti jeudi les accusations d’un haut responsable américain de la Défense selon lesquelles la Russie procédait « probablement » à des essais nucléaires de faible puissance.

Les allégations émises mercredi par Robert Ashley, directeur de l’Agence du renseignement de la défense (DIA), constituent « une grossière provocation« . Elles sont « absolument infondées« , et ne visent qu’à ternir la réputation de la Russie, a affirmé le ministère dans un communiqué.

La Russie adhère strictement au Traité d’interdiction complète des essais nucléaires, et a mis fin à ses essais nucléaires en 1991, conformément aux stipulations de ce pacte multilatéral, a précisé le ministère.

Le ministère russe a déclaré que les États-Unis s’en prenaient sans doute à la Russie dans le but de détourner l’attention de la communauté internationale, et de dissimuler leurs propres préparatifs en vue d’une reprise des essais nucléaires à grande échelle.

« Les dirigeants politiques et militaires américains devraient essayer de se rappeler qu’un retour à l’ère des essais nucléaires aurait de lourdes conséquences pour la stabilité mondiale« , a indiqué le communiqué russe.

Par French.xinhuanet.com, publié le 31 mai 2019 à 04h06

http://french.xinhuanet.com/europe/2019-05/31/c_138103809.htm

Mai 31

NUCLÉAIRE: STOCKS IRANIENS EN HAUSSE MAIS LIMITES RESPECTÉES

Vienne, 31 mai 2019 (AFP) – Les stocks iraniens d’eau lourde et d’uranium enrichi sont en hausse mais ne dépassent pas les limites autorisées par l’accord nucléaire de 2015, annonce l’AIEA vendredi dans son premier rapport trimestriel depuis l’annonce par Téhéran le 8 mai qu’il ne s’estimait plus tenu à ces plafonds.

Le stock d’eau lourde iranien a légèrement progressé à 125,2 tonnes mais reste en-deçà du maximum autorisé de 130 tonnes, et celui d’uranium enrichi UF6 a augmenté à 174,1 kilos, pour 300 kilos tolérés, selon les constatations des inspecteurs de l‘Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), qui n’ont pas relevé de violation de l’accord de la part de la République islamique.

Ce rapport est le premier réalisé par l’agence depuis que l’Iran a annoncé le 8 mai qu’il s’affranchissait de ces plafonds, en protestation contre le retrait unilatéral américain de ce pacte et le rétablissement par Washington de sanctions affectant lourdement l’économie du pays.

Condamnée par la communauté internationale, cette décision iranienne n’a toutefois pas signifié un retrait de Téhéran de l’accord de 2015.

La République islamique continue ainsi de se tenir à ses autres obligations, dont celle de se soumettre à des contrôles renforcés de l’AIEA, une agence onusienne chargée de veiller à l’application du texte.

Téhéran a toutefois aussi adressé un ultimatum aux Européens, leur donnant deux mois, jusqu’au 8 juillet, pour trouver une solution permettant de sortir ses secteurs pétrolier et bancaire de leur isolement, faute de quoi l’Iran renoncerait à d’autres engagements.

Conclu avec les grandes puissances (États-Unis, Chine, Russie, Royaume uni, France et Allemagne), l’accord nucléaire de juillet 2015 vise à garantir le caractère strictement pacifique du programme nucléaire iranien, en échange d’une levée des sanctions internationales. Le président Donald Trump a annoncé il y a un an le désengagement des États-Unis de ce texte.

Publié le 31/05/2019 03h51

https://www.atlantico.fr/node/3573485

Mai 31

LAVERIE NUCLÉAIRE EN HAUTE-MARNE : L’ÉTUDE D’IMPACT RÉVÈLE QUE DU PLOMB ET DU MERCURE SERONT REJETÉS

En décortiquant le dossier d’étude du projet de blanchisserie de linges radioactifs à Suzannecourt, près de Joinville, un ingénieur annonce avoir découvert que le projet émettra plusieurs pollutions, notamment aux métaux lourds. Des associations ont déposé un recours contre le permis de construire.

Le projet d’installation d’une blanchisserie de linges radioactifs à Suzannecourt, près de Joinville, suscitait déjà une vive opposition chez certains habitants, élus et associations en Haute-Marne. Une inquiétude qui se focalisait principalement sur des éventuels rejets d’eaux contaminées directement dans la Marne, à 30 kilomètres du lac du Der.

Mais, alors qu’un ingénieur vient de révéler que le dossier d’étude d’impact du projet de laverie prévoit que l’installation pourrait rejeter des métaux lourds dans l’atmosphère, le mouvement pourrait prendre de l’ampleur. Deux associations et 101 habitants ont déjà déposé un recours pour faire annuler le permis de construire.

« Quand on lit l’ensemble des éléments on s’aperçoit qu’il y a une minimisation de l’ensemble des rejets ». Bertrand Thuillier, ingénieur

Mercure, plomb et arsenic rejetés

Bertrand Thuillier, professeur à l’université Lille 1, a décortiqué les 1.600 pages du dossier d’études d’impact du projet de l’entreprise Unitech. Et selon cet ingénieur de formation, les futures installations pourraient rejeter des métaux lourds dans l’atmosphère. Des informations que nous avons pu vérifier, en nous procurant ce dossier.
 

Le projet d’implantation d’Unitech, et les habitations et écoles les plus proches, dans un rayon de 1km

En cause, non pas la laverie, mais les deux autres activités qu’Unitech prévoit de développer sur le terrain de 1,9 hectare de la ZAC de la Joinchère : de la décontamination de matériel faiblement radioactif et une activité de location de matériel pour les entreprises dans le domaine nucléaire.

Le dossier d’impact estime que l’installation émettra plus de 500 kg de polluants dans l’atmosphère par an : mercure, arsenic, plomb ou encore du sélénium. Bertrand Thuillier accuse les auteurs de l’étude d’avoir négligé l’impact de ces émissions sur les populations voisines, dont plusieurs écoles.

Les rejets atmosphériques

Par exemple, le rapport estime que « les habitations les plus proches, situées […] à 100 m environ au sud et à 300 m à l’est devraient être peu concernées par les émissions ». Alors que le site WindFinder indique que les vents dominants viennent le plus souvent de l’ouest.

« On dit que les vents dominants viennent d’est alors qu’il n’y a pas besoin d’être un spécialiste pour savoir que les vents dominants dans la région viennent principalement de l’ouest ». – Bertrand Thuillier, ingénieur

Parmi les bâtiments et les habitations à proximité, l’étude d’impact révèle elle-même que les premières habitations se trouvent à moins de 200m du site. Dans un rayon de moins d’un kilomètre autour de la parcelle achetée par Unitech, se trouvent également deux écoles primaires et un collège.

Éléments radioactifs, polluants rejetés dans la Marne

Ces conclusions, l’ingénieur les a compilées dans un document Powerpoint, présenté à des opposants au projet, à Joinville le 14 mai 2019. Il y pointe également des rejets de polluants radioactifs dans l’atmosphère, dont il estime que la quantité est « très fortement minoré[e]« ‘, ainsi que des rejets de sels et de polluants chimiques et radioactifs dans la Marne, dont l’impact aurait lui aussi été minimisé.

Pour le professeur, le dossier d’étude aurait notamment sous-estimé l’étiage du cours d’eau en été, et les risques d’inondations sur la zone. Via des canalisations longues de 1,17 km, chlorures, strontium (une substance cancérigène), antimoine (un perturbateur endocrinien) et phosphore risqueraient donc de stagner dans une Marne au niveau bas, ou au contraire de se répandre si la rivière venait à sortir de son lit.

Selon Bertrand Thuillier, le dossier d’étude d’Unitech estime que plus de mille tonnes de phosphore seront rejetées dans la Marne / © Bertrand Thuillier

Plus globalement, Bertrand Thuillier s’inquiète du sérieux du dossier, dont les résultats servent de base aux différentes autorisations administratives : « il y a une expertise des autorités sanitaires » explique-t-il, « mais elles sont toutes basées sur les éléments fournis par le dossier, qui sont faux ».

« C’était assez aisé de voir toutes ces erreurs, je ne comprends pas. Je suis sidéré par le manque de rigueur et de relecture du dossier. » Bertrand Thuillier, ingénieur

Peu après cette présentation, trois associations, Nature Haute-Marne, le Cedra et le réseau « Sortir du nucléaire« , ainsi que 101 Haut-marnais habitant dans un rayon de 5 kilomètres autour du futur site de Suzannecourt ont déposé un recours en référé devant le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne. Ils demandent la suspension et l’annulation du permis de construire de la laverie nucléaire et des autres activités prévues par Unitech.

Par Johanna Albrecht, publié le 29/05/2019 à 20h10 mis à jour le 30/05/2019 à 19h58

https://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/haute-marne/joinville/laverie-nucleaire-haute-marne-dossier-etude-revele-que-metaux-lourds-seront-rejetes-atmosphere-1677841.html

Mai 30

NUCLÉAIRE : PERSPECTIVES POUR LES PETITS RÉACTEURS MODULAIRES DANS LE MONDE

Alors que l’industrie nucléaire pâtit des surcoûts et retards des têtes de proue de la 3e génération de réacteurs de grande puissance (en particulier l’EPR en France et en Finlande et l’AP1000 aux États-Unis), les petits réacteurs modulaires dits « SMR » suscitent un regain d’intérêt. De nombreux projets se développent, « allant principalement des entreprises d’État russes et chinoises à une multitude de start-up nord-américaines ». Selon l’Agence pour l’énergie nucléaire de l’OCDE, ces SMR pourraient compter pour au moins 10% des nouvelles capacités nucléaires développées entre 2020 et 2035.

Dans l’étude ci-après publiée le 27 mai par le Centre Énergie de l’Ifri, Charles Merlin(1) évalue « les perspectives offertes par ces technologies et ses implications économiques et politiques potentielles ». Il y présente les différents types de SMR en projet et les nombreuses utilisations visées : production d’électricité mais aussi de chaleur pour des applications variées, dessalement, production d’hydrogène, etc. 

Dans une première partie, il effectue un état des lieux de la filière nucléaire mondiale, en rappelant les fortunes diverses des grands acteurs historiques : des « désastres de l’industrie japonaise » – qui avait pourtant mis en service les premiers réacteurs de 3e génération à la fin des années 1990 mais subit aujourd’hui l’impact sur l’opinion publique et les gouvernements de l’accident de Fukushima Daiichi – à la Chine qui constitue la « puissance montante » avec 13 réacteurs nucléaires en construction et des plans pour 43 tranches supplémentaires d’ici 2025. La Russie est pour sa part le « vrai leader mondial du nucléaire à l’export » avec son entreprise Rosatom dont le carnet de commandes dépasserait 300 milliards de dollars, rappelle l’auteur.

La seconde partie de l’étude présente « le changement de paradigme » associé aux SMR par rapport aux réacteurs de grande puissance aujourd’hui en chantier. Charles Merlin y rappelle que les partisans de ces réacteurs – ayant vocation à être construits de façon standardisée en usines, en quantité importante – « font le pari que l’augmentation de coût de l’îlot nucléaire (réacteurs et turbines) par kWe installé sera largement compensée, en particulier par la diminution des travaux d’ingénierie civil ».

Dans la « course » lancée autour des SMR, l’auteur estime que la France dispose de deux « voies » possibles à court et moyen termes : accélérer le développement du concept F-SMR porté par le consortium SMR France (EDF, CEA, Technicatome et Naval Group) et « prendre part à une entreprise américaine avec un design de SMR à eau pressurisée » (probablement NuScale ou Holtec), en envisageant des synergies avec EDF.

Aux États-Unis, rappelons que le Department of Energy a alloué près de 1,2 milliard de dollars aux SMR et réacteurs avancés depuis 2011, dont environ 540 millions de dollars de subventions directes aux acteurs développant différents designs (en particulier près de 290 millions de dollars pour NuScale qui a déjà un contrat pour la construction d’une centrale constituée de 12 modules de 60 MW chacun).

Source : Ifri, publié le 29 mai 2019

https://www.connaissancedesenergies.org/nucleaire-perspectives-pour-les-petits-reacteurs-modulaires-dans-le-monde-190529

NDLR : plus il y aura de réacteurs disséminés, plus il sera difficiles d’en assurer la sécurité et la sûreté et plus les risques seront importants.

Mai 30

LES ÉTATS-UNIS SOUPÇONNENT LA RUSSIE DE NE PAS RESPECTER LE MORATOIRE SUR LES ESSAIS NUCLÉAIRES

Le Traité d’interdiction complète des essais nucléaires a été adopté par l’Assemblée générale des Nations unies en 1996, et interdit toute explosion nucléaire à travers le monde

La Russie viole « probablement » le Traité d’interdiction complète des essais nucléaires (TICE), a estimé, mercredi 29 mai, le lieutenant-général Robert Ashley, directeur de l’Agence de renseignement militaire américaine. Ce haut-gradé américain ouvre ainsi un nouveau front entre les deux grandes puissances en matière de contrôle des armements.

Les États-Unis pensent que la Russie ne respecte probablement pas le moratoire des essais nucléaires. Robert Ashley

« Notre analyse du développement des armes nucléaires nous mène à penser que les activités menées par la Russie en termes d’essais permettraient d’améliorer ses armes nucléaires », a-t-il ajouté, assurant que Washington respectait pour sa part pleinement le traité. Prié par un journaliste d’expliquer ce qu’il reproche exactement à Moscou, il a toutefois semblé revenir en partie sur ses accusations. « Je dirais qu’ils ont la capacité de le faire« , a-t-il affirmé.

Un accord signé après la guerre froide 

Le TICE a été adopté par l’Assemblée générale des Nations unies en 1996, et interdit toute explosion nucléaire à travers le monde. Par le passé, les États-Unis ont reconnu que la Russie respectait ce traité. Moscou a signé et ratifié le texte, tandis que Washington l’a uniquement signé, sa ratification ayant été bloquée au Congrès par l’opposition d’élus républicains.

Les deux pays ont en outre entamé des discussions préliminaires pour prolonger le traité bilatéral de réduction des armes stratégiques New Start, qui maintient les arsenaux nucléaires russe et américain bien en deçà du niveau de la guerre froide. Mais celui-ci arrive à échéance en 2021. Washington veut que la Chine rejoigne ce texte, ce que Pékin a d’ores et déjà exclu.

Par franceinfo avec AFP France Télévisions, publié le 29/05/2019 à 23h19

https://www.francetvinfo.fr/societe/nucleaire/les-etats-unis-soupconnent-la-russie-de-ne-pas-respecter-le-moratoire-sur-les-essais-nucleaires_3466477.html

Mai 30

LUNDI 3 JUIN 2019 À 13 H 30, RASSEMBLEMENT EN SOUTIEN À LA PLAINTE DÉPOSÉE CONTRE EDF SUITE À L’IMPORTANT REJET RADIOACTIF À GOLFECH EN 2016

Les Amis de la Terre Midi-Pyrénées, le Réseau “Sortir du nucléaire“, l’Association Française des Malades de la Thyroïde, , FNE Midi-Pyrénées, FNE 82, Sortir du nucléaire 82, la SEPANLOG et Stop Golfech-VSDNG comparaissent devant le tribunal de Toulouse le 3 juin, suite à notre appel de la décision du tribunal de police de Montauban de relaxer EDF, le 10 janvier 2019, pour son rejet radioactif atmosphérique selon des formes interdites par la réglementation sur les installations nucléaires (voir le détail sur le site des ATMP). Ce rejet interdit a eu lieu le 19 octobre 2016.

Rassemblement devant le tribunal mardi 3 juin à 13 h 30 pour soutenir les 8 associations requérantes.

10 Place du Salin – Entrée 2 allée Jules Guesde, TOULOUSE

Site local des Amis de la Terre :  http://amisdelaterremp.fr

Mai 30

URGENT : APPEL À CANDIDATURE POUR LE POSTE DE TRÉSORIER DE L’ASSOCIATION HUMANITAIRE ENFANTS DE TCHERNOBYL BELARUS.

L’Association Enfants de Tchernobyl Belarus est une association humanitaire qui vient en aide aux enfants des territoires de Biélorussie les plus contaminés par l’accident de Tchernobyl.

Cette aide est fournie sous forme financière à l’Institut de protection radiologique indépendant « Belrad », basé à Minsk. L’action de l’Institut comprend : l’éducation à la protection radiologique ; la formation de relais locaux ; la mesure de la radioactivité corporelle des enfants ; le contrôle de la contamination des aliments ; et, quand nécessaire, la distribution d’un complément alimentaire à base de pectine afin d’accélérer l’élimination des radioéléments incorporés.

La Trésorière actuelle de l’association Enfants de Tchernobyl Belarus, Françoise Tailhan, va cesser son activité pour raisons personnelles et doit donc être remplacée dans les meilleurs délais.

La bonne tenue de la comptabilité et de la trésorerie de l’association est indispensable à la survie de l’Institut indépendant de protection radiologique BELRAD. Or, sans les informations sur les dégâts sanitaires persistants de la radioactivité de Tchernobyl que BELRAD collecte et transmet, la propagande officielle s’imposerait encore plus aisément : ainsi que son bilan « définitif » selon l’ONU en atteste – 50 morts et quelques milliers de cancers seulement –, Tchernobyl n’aurait été qu’un accident de parcours pour l’industrie atomique mondiale. Il serait alors encore plus difficile de dénoncer ce scandale.

L’activité de Trésorier, bien que simple, est donc essentielle et irremplaçable. Il s’agit d’assurer toutes les opérations bancaires (environ 2 000/an, en majorité des encaissements de chèques, auxquels s’ajoutent des virements internationaux) ; de tenir les documents comptables en ordre, au jour le jour ; d’envoyer dans le meilleur délai reçus fiscaux et remerciements ; de tenir à jour le fichier des donateurs, et de recevoir et transmettre les commandes de documentation à la personne chargée des envois.

À la fin de chaque exercice a lieu la certification des comptes par l’expert-comptable, certification indispensable à la conservation par l’association de son statut d’Établissement d’intérêt public. Ce statut permet de recevoir donations et legs libres de droits de succession. En contrepartie, après chaque Assemblée générale annuelle, l’association doit fournir à ses administrations de tutelle – ministère de l’Intérieur, ministère des Affaires étrangères et Préfecture de Paris – le procès-verbal de l’AG, les bilans comptables et le compte rendu de la révision des comptes par l’expert-comptable.

Durant ses dix-huit années d’existence l’association Enfants de Tchernobyl Belarus n’a jamais eu recours à des emplois salariés. Toutes les contributions reçues sont transmises à BELRAD – sauf au maximum 5%, pour des frais de fonctionnement et l’investissement dans des supports d’information (brochures, livres, CD et DVD). Ces sommes, de l’ordre de 200 000 €/an, représentent quelque 75 à 80% des besoins financiers de l’Institut.

C’est pourquoi l’association est à la recherche d’une personne assez disponible, par exemple retraitée, ayant une certaine expérience dans la tenue d’une comptabilité et sachant utiliser les fonctions de base d’un tableur informatique.

Mais ce qui compte le plus, c’est la motivation, celle que nourrit la conscience de jouer un rôle utile et important pour une cause humanitaire hors du commun.

Prendre contact par téléphone auprès de Yves Lenoir, 01 45 88 63 08 (si absent laisser un message sur le répondeur) ou par email à yaj.lenoir@free.fr en mentionnant votre N° de téléphone.

Pour le Conseil d’Administration,  Yves Lenoir: http://enfants-tchernobyl-belarus.org/

Mai 29

PAS DE BLANCHISSERIE NUCLÉAIRE AU BORD DE LA MARNE !

Des associations et 101 habitant.es déposent un recours en référé contre le projet de laverie d’Unitech à Suzannecourt (52)

Des associations dont le CEDRA (Collectif contre l’enfouissement des déchets radioactifs) et le Réseau « Sortir du nucléaire« , viennent de déposer un recours en référé contre un arrêté accordant un permis de construction d’une laverie nucléaire à Suzannecourt en Haute-Marne. Ce recours est également soutenu par 101 personnes habitant dans un périmètre de 5km autour du lieu choisi pour l’implantation du projet.

Ce projet de blanchisserie nucléaire, soutenu par la société Unitech services, serait destiné à laver le linge contaminé provenant des sites nucléaires français (et de certains pays étrangers). Il est censé prendre la relève de l’ancienne laverie d’Areva à La Hague dont la remise aux normes avait été jugée trop coûteuse. Le site choisi se situe à 21km de Bure, le village meusien censé accueillir Cigéo, le projet d’enfouissement des déchets radioactifs.

Un projet de laverie nucléaire négocié dans l’opacité

Depuis plusieurs années, dans le sillage du projet Cigéo d’enfouissement de déchets radioactifs, une multitude de projets liés à l’industrie nucléaire tentent de s’implanter en Meuse et Haute-Marne, avec la complicité de maires plus soucieux d’hypothétiques retombées économiques que de préservation de l’environnement et de la santé. C’est ainsi que, depuis trois ans, la société Unitech et la Communauté de communes du bassin de Joinville en Champagne (CCBJC) ont œuvré dans le silence pour permettre l’installation au bord de la Marne d’une blanchisserie nucléaire censée laver plus de 1 900 tonnes de linge contaminé par an.

Les eaux usées chargées de détergents et de radionucléides seraient déversées dans la Marne après traitement. En tout, plus d’un tiers de la contamination se retrouverait dans l’eau. La rivière subirait donc une pollution quotidienne, comme toutes les communes en aval. La Marne traverse plusieurs départements, alimentant le lac du Der qui sert de bastion à la Seine. Aux risques inhérents à l’activité de lavage, s’ajoutent ceux relatifs à une unité de décontamination et d’entreposage prévue sur ce même site, qui rejetterait des métaux lourds dans l’atmosphère…  le tout à proximité d’une zone urbanisée où se trouvent une crèche et une école !

Le secteur n’est pas un hasard. Le maire de Suzannecourt est également le vice-président du GIP (groupement d’intérêt public) haut-marnais, provisionné par les producteurs de déchets radioactifs et qui distribue dans ce département 30 millions € par an en échange de l’acceptation du laboratoire de Cigéo et de l’enfouissement. Comme ce projet en fournit un énième exemple, loin d’être investi dans des projets structurants pour le territoire, cet argent retourne fréquemment aux activités nucléaires.

Pendant des années, le processus administratif de la laverie a suivi son cours dans l’ombre, les demandes d’information des associations auprès des autorités locales ou de l’entreprise se heurtant systématiquement à des refus de communication de documents. Le dossier d’autorisation environnementale a été déposé en préfecture en janvier 2019 et le permis de construire, signé en avril 2018, n’a été affiché sur le site qu’en avril 2019. Ce n’est que début 2019 que les associations ont pu avoir accès aux dossiers d’étude. La mauvaise volonté des élu.es, peu soucieux de répondre aux interrogations de leurs administré.es, confirme combien transparence et nucléaire ne font toujours pas bon ménage.  

Un recours contre le permis de construire porté par une contestation de plus en plus vive

La contestation a suivi le cours de la Marne : depuis quelques semaines, 14 communes en aval en Haute-Marne et en Marne ont délibéré contre la laverie nucléaire, afin de marquer leur opposition. Elles ont ainsi rejoint la mobilisation initiée par les associations telles que le CEDRA ou Gudmont dit Non, ou encore Joinville lave plus propre ou Belles Forêts sur Marne, créées en réaction à ce projet.

C’est ainsi qu’en lien avec cette contestation, le CEDRA, Nature Haute Marne [1] et le Réseau “Sortir du nucléaire“, ainsi que 101 habitant.es des alentours déposent aujourd’hui un recours en référé afin de faire suspendre puis annuler le permis de construire de cette installation.

Nous considérons que nous n’avons pas à subir les choix de quelques élu-es qui ne profitent qu’à l’industrie nucléaire. Quoi qu’en disent ses promoteurs, cette laverie nucléaire ne constitue en rien un projet de développement local. Elle porterait gravement atteinte à l’environnement, que ce soit sur la commune de Suzannecourt ou pour les autres villages en aval. Ce projet doit être annulé !

Pour en savoir plus sur le projet Unitech : voir l’analyse de Bertrand Thuillier, ingénieur

Pour en savoir plus sur le dossier juridique : https://www.sortirdunucleaire.org/Unitech-blanchisserie-nucleaire-permis-de-construire

Note : [1] Nature Haute-Marne s’associe à ce recours car cette implantation dans l’amont du bassin Seine Normandie contredit l’impératif de préservation de la ressource en eau et du milieu naturel pour les consommateurs locaux et les autres usagers aval du bassin.

Contacts presse :

– Avocat : Maître Samuel Delalande – 06 01 95 93 59

– Pour le Réseau “Sortir du nucléaire“ : Marie Frachisse – 07 62 58 01 23

– Pour le CEDRA : Juliette Geoffroy – 06 50 69 72 61

Annexe

Les éléments suivants sont soulevés dans le recours :

– Au vu des quantités importantes de radionucléides en jeu, ce projet de laverie pourrait potentiellement constituer une installation nucléaire de base plutôt qu’une installation classée pour la protection de l’environnement. Si tel était le cas, le permis de construire aurait dû être signé par le préfet.

L’étude d’impact du permis de construire s’avère insuffisante à bien des égards, les effets sur l’environnement étant minimisés. En particulier, l’avis d’un hydrogéologue mandaté par l’Agence régionale de santé (ARS) présent dans le permis de construire s’est révélé défavorable, compte-tenu en partie du fait que les effluents seraient rejetés dans le périmètre de protection de deux captages d’eau potable de la commune de Vecqueville. Or, les effets de ces rejets ne sont pas décrits et il s’agit d’une lacune sérieuse ayant pu influencer le maire de Suzannecourt dans le sens de sa décision. À ce jour, l’arrêté du permis de construire ne permet pas d’assurer le périmètre de protection de ces captages à destination d’eau potable, et aucun hydrogéologue agréé ou tierce expertise ne sont intervenus sur ce dossier, malgré un avis en ce sens de l’ARS et de l’Autorité environnementale après elles, ce qui d’après la jurisprudence a pour conséquence que la décision du maire de Suzannecourt est entachée d’une erreur manifeste d’appréciation.

– Une enquête publique aurait dû avoir lieu avant l’édiction du permis de construire au regard du cadre juridique de ce projet étant soumis à autorisation au titre de la législation ICPE. Ce ne fut pas le cas, ce qui témoigne d’une volonté manifeste de ne pas inclure l’avis de la population dans l’instruction du projet.

– Le permis de construire viole plusieurs articles du règlement du lotissement de la Joinchère. En effet, Unitech s’installerait dans une zone urbanisée (à proximité notamment d’une crèche et d’un collège) régie par un règlement strict. Les premières installations se situent à 100 mètres de l’installation. Selon ce règlement par exemple, les ICPE ne doivent pas comporter de nuisances pour les riverains. Or, les rejets gazeux émis par la laverie et en particulier de plutonium, radionucléide dangereux pour lequel il n’existe pas de seuil d’innocuité, constituent bel et bien des nuisances rentrant en contradiction avec le règlement.

Retrouvez ce communiqué sur notre site : https://www.sortirdunucleaire.org/Pas-de-blanchisserie-nucleaire-au-bord-de-la

Mai 29

REJETS RADIOACTIFS DE LA CENTRALE DE GOLFECH : LE PROCÈS EN APPEL AURA LIEU EN JUIN

En 2016, la centrale nucléaire de Golfech avait émis des rejets radioactifs durant quelques minutes. Relaxé dans un premier temps, en janvier dernier, EDF devra à nouveau passer par le tribunal, lors d’un procès en appel. 

Le 19 octobre 2016, à la suite d’une succession de dysfonctionnements, la centrale nucléaire de Golfech (à la frontière entre le Lot-et-Garonne et le Tarn-et-Garonne) a émis, pendant quelques minutes, des rejets radioactifs.

En janvier 2019, la centrale et EDF ont été relaxés en première instance. Une décision « incompréhensible » pour les associations de défense de l’environnement, au premier rang desquelles Sortir du Nucléaire. 

>> Centrale nucléaire de Golfech : des incidents à répétition qui posent question

Ce mardi, on apprend que la cour d’appel de Toulouse examinera, à nouveau, cette affaire le 3 juin. Les associations ont, d’ores et déjà, prévu de se rassembler, juste avant l’audience, devant la cour d’appel. 

Publié le 28/05/2019 à 15h29 par SudOuest.fr.

https://www.sudouest.fr/2019/05/28/rejets-radioactifs-de-la-centrale-de-golfech-le-proces-en-appel-aura-lieu-en-juin-6138295-3603.php

Mai 29

BELGIQUE : ACTION SYNDICALE À LA CENTRALE NUCLÉAIRE DE TIHANGE

Plusieurs dizaines de délégués syndicaux bloquent les accès du site de la centrale nucléaire de Tihange depuis ce mardi 4h du matin. L’action devrait se prolonger toute la journée, a-t-on appris de source syndicale, confirmant une information de la RTBF.

Les travailleurs et sous-traitants se voient donc bloquer l’entrée à la centrale nucléaire, à l’exception du personnel essentiel à son bon fonctionnement et au maintien de la sécurité. La centrale n’est donc pas à l’arrêt. L’action menée en front commun syndical à Tihange s’inscrit dans le cadre plus large de la Commission paritaire 326 (secteur de l’énergie). Les syndicats Gazelco et CNE, suivis plus tard par la CGSLB, ont déposé fin mars un préavis sectoriel d’actions, y compris la grève. « Nous dénonçons un non-respect des conventions collectives de travail, en matière notamment de plans de pension, de garantie de l’emploi, de déplacement…« , explique Vincent Franco, vice-président au syndicat socialiste Gazelco. Les syndicats déplorent singulièrement un recours de plus important à la sous-traitance dans le secteur. Plusieurs actions de ce type ont d’ailleurs été menées ces dernières semaines chez Orès, Engie, Direct Énergie (Poweo), Luminus… Les négociations se poursuivent entre employeurs et syndicats mais « ils nous traînent en longueur« , regrette encore Vincent Franco, qui annonce d’ores et déjà la tenue de nouvelles actions dans les prochains jours

Publié le 28 mai 2019 à 10h00 

https://www.rtc.be/video/info/social/action-syndicale-a-la-centre-nucleaire-de-tihange_1501915_325.html

Mai 29

EPR DE FLAMANVILLE : NOUVEAU SURCOÛT DE 2 MILLIARDS D’EUROS EN VUE, ALERTE GREENPEACE

Le coût du réacteur EPR en construction à Flamanville devrait à nouveau déraper, en raison de problèmes de soudures, alerte l’expert du nucléaire de l’ONG Greenpeace.

Greenpeace lance un avertissement sur la facture de l’EPR de Flamanville. L’ONG pense que le coût du réacteur en construction dans le département de la Manche va augmenter encore, de deux milliards d’euros, en raison des problèmes de soudures, a indiqué à l’AFP le spécialiste du nucléaire de l’ONG, Yannick Rousselet. Selon M. Rousselet, EDF va devoir refaire huit soudures non conformes et cela va lui prendre « deux, trois ans« . Le coût de l’EPR est pour l’heure officiellement de 10,9 milliards d’euros.

L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) doit se prononcer « courant juin » sur ces huit soudures. En avril, un groupe d’experts du gendarme du nucléaire avait conclu qu’EDF devrait les réparer. EDF, qui proposait de les laisser en l’état en prouvant qu’elles ne posaient pas de problème de sûreté, doit être entendue jeudi par l’ASN. Réparer ces soudures difficilement accessibles implique de détruire une partie du génie civil. « L’ASN ne va pas aller contre l’avis des experts. L’affaire est pliée », estime Yannick Rousselet, interrogé après une réunion de la commission locale d’information (CLI) de l’EPR de Flamanville organisée aux Pieux avec EDF, l’ASN, des syndicats, des élus locaux et des associations.

À la question de savoir si le calendrier qui prévoyait un démarrage de l’EPR fin 2019 était modifié, le responsable du chantier chez EDF, Bertrand Michoud, a indiqué à l’AFP qu’EDF attendait la décision de l’ASN pour se prononcer. « Si un jour l’EPR démarre et que le pilotage se fait de la même façon que les soudures, ça va être des accidents graves avec des conséquences plus importantes« , s’est de son côté « inquiété« , durant la réunion, Guy Vastel, de l’Association du contrôle de la radioactivité dans l’Ouest (ACRO).

« Si on est dans la même démarche que pour les soudures, +on fabrique et ensuite on regarde+, et qu’on démarre l’EPR et après on regarde s’il fonctionne, moi je suis très inquiet« , a-t-il ajouté.

EDF a répondu que « des enseignements avaient été tirés » de l’expérience des soudures. « Quand on voit qu’il suffisait de prendre le catalogue du fournisseur pour voir noir sur blanc qu’il y avait un problème, on n’est même plus dans le cadre d’une réglementation complexe, on est juste dans la lecture du catalogue! », a relevé M. Rousselet durant la réunion. « Il semble qu’il y ait un délai de quasiment deux ans entre le moment où, à l’atelier, on voit un problème, et le moment où on prévient l’ASN », a en outre déploré le militant.

Marlène Awaad/Bloomberg via Getty Images, article publié le 28/05/2019 à 16h37 sur le site : https://www.capital.fr/entreprises-marches/epr-de-flamanville-surcout-de-2-milliards-deuros-en-vue-alerte-greenpeace-1339914 que nous vous invitons à consulter régulièrement.

Mai 29

LES DÉCHETS NUCLÉAIRES TOUT PRÈS DE CHEZ VOUS EN OCCITANIE

Greenpeace publie ce mardi une carte des principaux lieux de stockage et des axes de transport des déchets radioactifs en France. L’Occitanie y est bien représentée avec 6 principaux sites de stockage et les autoroutes A61 et A62 empruntées par des convois routiers à haut risque.

Que deviennent les déchets radioactifs produits en masse depuis 60 ans par l’industrie électronucléaire française, forte de 58 réacteurs ? Où sont-ils stockés ? Par où transitent-ils ?

L’ONG Greenpeace a établi une carte des sites et points de passage des matières et déchets radioactifs en France. Elle permet de découvrir où ces déchets sont stockés et par où ils transitent, « souvent à l’insu des riverains« , selon Greenpeace, près de votre commune. Il suffit d’entrer votre code postal sur le site de Greenpeace qui vous informe sur la présence près de chez vous d’un centre de stockage de déchets nucléaires, ou d’une centrale nucléaire qui entrepose des déchets.

6 sites principaux de stockage et d’entreposage en Occitanie

La région Occitanie est loin d’être épargnée.

Ainsi, Greenpeace y mentionne 6 sites principaux de stockage et d’entreposage : 

  • Golfech (Tarn-et-Garonne) : Exploitant : EDF. Type : Entreposage. Centrale nucléaire équipée de deux réacteurs de 1300 MW en service depuis 1990. En plus des déchets nucléaires de faible et moyenne activité y sont entreposés les combustibles usés hautement radioactifs sortis des réacteurs et acheminés par train à l’usine de la Hague (officiellement non comptabilisés comme « déchets »).
  • Bertholène (Aveyron) : Exploitant : Orano. Type : Stockage. Ancienne mine d’uranium à ciel ouvert et souterraine exploitée jusqu’en 1994. Présence de résidus et de boues. Installations démantelées et site clôturé en cours de réaménagement.
  • Malvési (Aude, zone industrielle de Narbonne) : Exploitant : Orano. Type : Stockage. Le site de Malvési accueille une usine de raffinage et de conversion de minerais d’uranium exploitée par Orano (ex-Areva) qui génère des déchets radioactifs. Il comprend aussi sur plus de 25 hectares un ensemble de bassins à ciel ouvert dans lesquels sont stockés des boues et résidus liquides radioactifs et chimiques. L’état de ces bassins suscite de vives inquiétudes notamment en cas d’intempéries ou d’inondations.
  • Lodève (Hérault) : Exploitant : Orano. Type : Stockage. Site d’une ancienne mine d’uranium à ciel ouvert et souterraine et d’une usine de traitement d’uranium exploitées jusqu’en 1997. Présence de résidus de minerais et de boues. Installations démantelées et site réaménagé.
  • Le Cellier (Lozère) : Exploitant : Orano. Type : Stockage. Ancienne mine d’uranium à ciel ouvert et souterraine exploitée jusqu’en 1988. Une usine de traitement d’uranium était également en service jusqu’en 1990. Présence de résidus et de boues. Installations démantelées et site réaménagé et clôturé.
  • Marcoule (Gard) : Exploitant : Orano. Type : Entreposage Le site de Marcoule compte plusieurs installations nucléaires. Certaines utilisées à des fins militaires sont aujourd’hui à l’arrêt comme les réacteurs pour produire du plutonium (jusqu’au milieu des années 1980 toujours en phase de démantèlement) le réacteur Célestin (jusqu’en 2009) et l’usine d’extraction de plutonium (UP1 rebaptisée « usine de traitement du combustible nucléaire usé » jusqu’en 1997). D’autres ont pris le relais : Orano (ex-Areva) y a implanté son usine Melox où est produit le combustible Mox (mélange d’oxyde d’uranium et de plutonium). D’importants volumes de matières et déchets radioactifs y sont entreposés et stockés. Le plutonium hautement dangereux utilisé pour le Mox provient des opérations de retraitement de l’usine de la Hague (dans la Manche) très polluantes. Des convois de plutonium à haut risque traversent la France de la Hague à Marcoule tandis que d’autres chargés de Mox usé retournent de Marcoule à la Hague. 

Une région traversée par les convois de camions remplis de plutonium et de rebuts de Mox :

L’autoroute A61, entre Nîmes et Toulouse, via Montpellier, Béziers, Narbonne et Carcassonne ainsi que l’autoroute A62 entre Toulouse et Montauban sont empruntées par des convois routiers nucléaires à haut risque. Il s’agit de camions passant à proximité des grandes villes d’Occitanie, soit en provenance de la Hague et transportant du plutonium issu du retraitement à destination de Marcoule, soit en provenance de Marcoule et transportant des rebuts de Mox (mélange de plutonium et d’uranium) à destination de la Hague.

Un débat public sur la gestion des déchets radioactifs

Greenpeace ne publie pas sa carte par hasard. Cette publication intervient après le lancement au mois d’avril d’un débat public sur les déchets nucléaires dans le cadre du Plan national de gestion des matières et déchets radioactifs 2019-2021.

« Alors qu’un débat public sur la gestion des déchets radioactifs se tient jusqu’au 25 septembre, chaque citoyen doit pouvoir faire entendre sa voix, pour que l’industrie nucléaire ne soit pas la seule à s’exprimer », estime Greenpeace. 

Le débat, mis entre parenthèses pendant la campagne des élections européennes, reprend ce mardi, avec des dizaines de réunions publiques qui doivent se tenir jusqu’à l’automne dans toute la France.

Par Vincent Albinet, publié le 28/05/2019 à 17h32

https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/dechets-nucleaires-pres-vous-occitanie-1677039.html

Mai 29

LA CENTRALE NUCLÉAIRE DE THREE MILE ISLAND, OÙ A EU LIEU LE TROISIÈME PLUS GRAVE ACCIDENT NUCLÉAIRE, VA FERMER

40 ans après le plus grave accident nucléaire des États-Unis, le réacteur restant de la centrale de Three Mile Island va définitivement fermer ses portes en septembre prochain. Les élus locaux ne sont pas parvenus à sauver cette installation en perte, malgré son impact sur l’emploi et les émissions de CO2. 

En 1979, le premier grand accident du nucléaire civil a eu lieu aux États-Unis, 7 ans avant Tchernobyl en Ukraine et 32 ans avant Fukushima au Japon. Il s’est déroulé à la centrale nucléaire de Three Mile Island, en Pennsylvanie. Pas d’explosion, mais l’un des deux réacteurs subira une fusion de son cœur entrainant une faible contamination à l’extérieur du site. Cet accident avait été classé au 5e rang de l’échelle Ines qui en compte 7.

Depuis le réacteur numéro 1 avait continué à fonctionner. Elle disposait même des licences nécessaires pour tourner jusqu’en 2034. Mais son opérateur Exelon a annoncé pour septembre 2019 sa fermeture. La centrale enregistrait des pertes depuis cinq ans. Une mauvaise nouvelle pour des élus de Pennsylvanie, un État dont environ 40% de l’électricité provient du nucléaire. Ils espéraient faire adopter un plan de sauvetage, au nom de la lutte contre les émissions de CO2 et des quelque 675 emplois en jeu.

Déclin nucléaire

« Il est clair qu’aucune solution politique au niveau de l’État ne pourra être mise en œuvre avant le 1er juin, qui aurait permis de revenir en arrière sur la fermeture prématurée de la centrale« , a indiqué Exelon dans un communiqué. « C’est une journée difficile pour nos employés, nous espérions que les législateurs soutiendraient une énergie nucléaire sans carbone comme ils soutiennent d’autres formes d’énergie propre pour éviter une fermeture« , a souligné Bryan Hanson, vice-président d’Exelon, en promettant de proposer un emploi à tous les salariés qui seraient prêts à déménager pour un autre site de la société.

Cette nouvelle fermeture intervient sur fond de déclin du secteur de l’énergie nucléaire aux États-Unis, concurrencée par le gaz naturel ou les énergies renouvelables. Les États-Unis restent néanmoins le premier producteur d’énergie nucléaire au monde avec encore 60 centrales en activité pour un total de 98 réacteurs, selon l’institut indépendant US Energy Information Administration.

Après la fermeture officielle fin septembre, Three Mile Island devrait connaitre une période de transition en trois phases, qui devrait voir le nombre d’employés tomber à 50 d’ici 2022. Le démantèlement des tours de refroidissement devrait commencer en 2074, a précisé Exelon.

Ludovic Dupin avec AFP, publié le 27 mai 2019

https://www.novethic.fr/actualite/energie/energie-nucleaire/isr-rse/la-centrale-nucleaire-de-three-mile-island-ou-a-eu-lieu-le-troisieme-plus-grave-accident-nucleaire-va-fermer-147268.html

Mai 28

RAYONNEMENTS IONISANTS : L’ASN CLASSE L’EXPOSITION D’UN TRAVAILLEUR EN ÉVÈNEMENT DE NIVEAU 2

Par un communiqué du 23 mai, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) indique avoir classé provisoirement un événement significatif d’exposition d’un travailleur aux rayonnements ionisants, signalé le 24 avril 2019 par la société Eiffage Énergie Systèmes. Ce technicien effectuait des prestations de maintenance en génie climatique et énergétique sur des sites clients de cette société, dont certains exercent des activités nucléaires.

Selon les résultats du suivi dosimétrique du salarié, celui-ci aurait reçu une dose de 156 millisieverts (mSv) entre octobre 2018 et janvier 2019, alors qu’il n’était « réglementairement pas autorisé à recevoir une dose annuelle supérieure à 1 mSv« , indique l’ASN. « Une telle dose n’est pas susceptible de causer d’effet sanitaire immédiat (brûlure, nécrose, cataracte, etc.) ; elle peut, si elle était confirmée, engendrer une faible probabilité d’augmentation du risque de cancer à long terme« , ajoute le gendarme du nucléaire et de la radioprotection. L’Autorité précise que cette dose doit être comparée à la valeur limite réglementaire d’exposition annuelle pour les travailleurs « classés » fixée à 20 mSv.

Les investigations menées par Eiffage n’ont pas permis pour l’instant d’identifier l’origine de la surexposition, indique l’ASN. « En revanche, la société a mis en lumière des dysfonctionnements en matière de gestion des dispositifs dosimétriques et d’analyse des résultats, ainsi qu’un manque de culture de radioprotection« , ajoute-t-elle, même si une erreur de mesure n’est pas à exclure. L’Autorité annonce le lancement d’une inspection sur cet événement en vue d’établir la dose effectivement reçue par le travailleur. que nous vous invitons à consulter régulièrement.

Laurent Radisson, journaliste, rédacteur en Chef délégué aux marchés HSE

Cet article a été publié sur le site https://www.actu-environnement.com/ae/news/Rayonnements-ionisants-incident-niveau-2-ASN-Eiffage-33503.php4. que nous vous invitons à consulter régulièrement.

Mai 28

ENVIRONNEMENT : GREENPEACE DÉVOILE LA CARTE DES DÉCHETS NUCLÉAIRES, 3 SITES RÉPERTORIÉS DANS LES ALPES.

Ce mardi 28 mai 2019, Greenpeace publie la carte des déchets nucléaires de l’hexagone. Les Alpes du nord, abritent 3 sites nucléaires répertoriés par l’ONG internationale, via le site de l’Andra (agence nationale pour la gestion des déchets radio-actifs).

« Avec ses 58 réacteurs et 60 ans d’existence, l’industrie électronucléaire française produit des déchets radioactifs en masse, qui s’accumulent au fil des ans. Que deviennent-ils ? Où sont-ils stockés ? Par où transitent-ils ? « 

Alors que le débat public sur les déchets nucléaires lancé le 17 avril dernier fait étape à Lille ce mardi 28 mai 2019, Greenpeace a mis en ligne une carte des déchets nucléaires. Elle permet de découvrir les sites et lieux de passages de matières et déchets radioactifs à proximité de votre commune.

En Isère, la centrale de St Alban abrite un réacteur de 1300 mégawatts qui produit des déchets nucléaires de faible et moyenne activité mais aussi des combustibles usés hautement radioactifs qui sont acheminés par train à l’usine de la Hague.

À Grenoble, le CEA créé en 1959 contenait 6 installations nucléaires dont 3 réacteurs. Le dernier a été arrêté en 2002. Le site est toujours en cours de démantèlement, il subsiste encore des déchets de faible et moyenne activité.

Toujours en Isère, près de Morestel, git encore la carcasse du site abandonné de Creys-Malville où se trouvait le fameux Superphénix (réacteur nucléaire à neutrons rapides) abandonné en 1998. Le démantèlement commencé l’année d’après se terminera en 2030, selon EDF. Sur ce site se trouve également une installation nucléaire d’entreposage de combustibles.

Voilà pour les 3 sites où se trouvent encore des déchets nucléaires sur nos départements, mais n’oublions pas 2 autres sites à proximité immédiate, celui de Romans-sur Isère, dans la Drôme et celui du Bugey dans l’Ain.

Par Daniel Despin, publié le 28/05/2019 à 15h39, mis à jour le 28/05/2019 à 16h13

https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/environnement-carte-dechets-nucleaires-alpes-1676965.html

Mai 28

EN QUASI-FAILLITE, EDF VEUT NATIONALISER LE NUCLÉAIRE… ET PRIVATISER LES RENOUVELABLES

Ce mardi, le comité de la stratégie d’EDF étudie le projet de scission du groupe en deux entités : une, nationalisée, pour le nucléaire et l’hydraulique, une autre, privatisée, pour les autres activités. Une manœuvre de la dernière chance pour sauver l’atome, qui inquiète économistes, ONG et salariés.

Nationaliser les risques et privatiser les profits ? C’est le projet que s’apprête à examiner le comité de la stratégie du conseil d’administration d’EDF ce mardi 28 mai. Selon les révélations du Parisien en avril, le groupe, détenu à 83,7 % par l’État, pourrait être scindé en deux entités distinctes. La première regrouperait la production d’électricité nucléaire en France et sa commercialisation sur le marché de gros, ainsi que les productions thermique et hydraulique. Elle serait progressivement nationalisée. La seconde entité rassemblerait toutes les filiales : EDF Renouvelables, pour le solaire et l’éolien, Dalkia, pour la biomasse et la géothermie, Enedis, pour la distribution, etc. Cette entité serait progressivement ouverte aux capitaux privés.

Selon le journaliste Marc Endeweld, auteur du livre Le grand manipulateur (éd. Stock, 2019), l’Élysée travaille sur ce projet « depuis l’automne 2017, dans la plus grande discrétion ». « Dès 2015, [le banquier d’affaires Jean-Marie] Messier influence Macron sur ce dossier. L’actuel chef de l’État déclarait d’ailleurs lors d’une audition à l’Assemblée nationale en mars 2016 que ‘‘le statut d’objet coté du nucléaire français [n’était] pas satisfaisant’’, et qu’une évolution pourrait consister à ‘‘rompre le lien entre les activités dans le domaine du nucléaire en France et le reste du groupe’’ », lit-on dans l’ouvrage (p. 287).

Contacté par Reporterre, le ministère de la Transition écologique et solidaire s’est contenté d’indiquer qu’ « à la demande du président de la République, dans le cadre de la PPE [programmation pluriannuelle de l’énergie], EDF a été invité à proposer une nouvelle structure, plus adaptée aux enjeux de la transition énergétique. Les travaux se poursuivent et le groupe remettra avant la fin de l’année sa proposition au gouvernement. » L’Élysée a annoncé à Reporterre qu’il ne ferait « pas de commentaire pour le moment », Bercy a répondu qu’il ne pouvait encore rien dire et l’Agence des participations de l’État n’a pas davantage répondu à nos questions, arguant que « rien n’est encore arrêté à ce stade ».

Jean-Bernard Lévy, le PDG d’ EDF, et Emmanuel Macron, en juin 2016, à Paris.

Dans une interview accordée au Figaro jeudi 16 mai, le PDG d’EDF Jean-Bernard Lévy indique qu’« aucun schéma n’est arrêté, même si nous resserrons le champ des possibles. Fin 2019, je ferai donc des propositions rationnelles, détaillées et partagées avec toutes les parties prenantes ». Il évoque la possibilité de « dissocier les activités de production centralisée du reste du groupe avec deux bilans à l’intérieur d’un seul groupe qui restera intégré ».

Les contribuables à la rescousse du nucléaire ?

La préparation de cette opération s’inscrit dans un contexte financier critique pour EDF. Entre 2019 et 2025, la moitié des 58 réacteurs nucléaires français atteindra l’âge de 40 ans. Pour continuer à fonctionner, ils devront être rénovés et mis aux normes post-Fukushima. Évaluation du coût de ce « grand carénage », environ 55 milliards d’euros d’ici à 2025 selon EDF, 100 milliards d’euros d’ici à 2030 selon le rapport 2016 de la Cour des comptes. À ces coûts s’ajoutent ceux du chantier de l’EPR de Flamanville, qui atteignent aujourd’hui près de 12 milliards d’euros au lieu des 3 prévus, et ceux de l’EPR d’Hinkley Point, en Grande-Bretagne.

La centrale nucléaire de Civaux, dans la Vienne. L’opération « grand carénage » coûtera 45 milliards d’euros, selon EDF.

Actuellement, EDF n’a pas les moyens de faire face à toutes ces dépenses. Fin 2018, son endettement financier net s’élevait à 33,4 milliards d’euros, pour un bénéfice avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissement (EBITDA) de 15,3 milliards d’euros. « La dette brute, un chiffre qu’on ne peut pas trafiquer, s’élève à 69 milliards d’euros, précise Alix Mazounie, de Greenpeace. Et EDF a vendu tous les bijoux de famille qu’il pouvait sans arriver à l’éponger, seulement à la stabiliser. Le free cash-flow [flux de trésorerie disponible, qui sert à l’entreprise à mettre en place de nouveaux investissements, à verser les dividendes et à réduire les dettes] a été négatif onze années d’affilée, jusqu’en 2018. Si EDF ne s’est pas retrouvé en faillite chronique, c’est grâce au soutien de l’État. Ce dernier a déjà recapitalisé l’entreprise en 2017 ; mais selon les règles européennes, ce renflouement ne peut pas se faire sans une restructuration. »

En effet, pour Maxime Combes, économiste à Attac, cette scission est « l’aboutissement de la financiarisation du secteur de l’énergie, voulue et organisée par Bruxelles depuis les directives de la fin des années 1990. Laquelle consiste à isoler les parties les plus soumises à risques externes – le nucléaire dans cet exemple –, et à s’assurer que tout ce qui peut être valorisé sur les marchés financiers – les autres activités, fourniture, énergies renouvelables, etc. – le soit. ».

Le fait que le nucléaire échappe à la privatisation en dit long sur son état de décrépitude. « Bruxelles sait très bien qu’il est strictement impossible d’exiger du gouvernement français qu’il vende des centrales nucléaires en fin de vie à des investisseurs privés qui ne sont pas du tout intéressés, analyse l’économiste d’Attac. En plaçant le nucléaire dans une entité publique à part, l’État reconnaît que la filière pose problème mais affirme aussi que son maintien n’est pas négociable. Comme il ne sait pas comment réagiront les marchés financiers quand la situation du nucléaire deviendra encore plus compliquée, il la leur soustrait. » Et choisit de la financer lui-même, « soit par les ressources propres d’EDF, ce qui supposerait une augmentation régulière des tarifs de l’électricité nucléaire ; soit en faisant appel à des banques publiques comme la CDC [Caisse des dépôts et consignations] autant de financements pris sur d’autres programmes comme la transition énergétique ».

« Emmanuel Macron est aux mains du lobby nucléaire »

C’est donc la prolongation du programme nucléaire qui est en jeu. Le projet de Programmation pluriannuelle de l’énergie ne s’engage pas sur la construction d’EPR en France et repousse la décision à mi-2021. Mais le PDG d’EDF veut y croire. Et pour André Marquet, ex-ingénieur de recherche à EDF et membre de l’association Global Chance, « Emmanuel Macron est aux mains du lobby nucléaire. Il s’est coulé dans le costume de ceux qui défendent les grandes réalisations, les champions nationaux. Idéologiquement, il n’est pas favorable aux nationalisations ; mais dans le cas d’EDF, sans financement par l’État, comment relancer la grande aventure du nucléaire en France ? Sans tenir compte, évidemment, des déchets radioactifs, du risque d’un accident qui coûterait a minima 400 milliards d’euros, etc. »

Les questions restent nombreuses. Comment va être répartie la dette et qui va la payer ? Qu’adviendra-t-il de l’Arenh (Accès régulé à l’électricité nucléaire historique), un dispositif qui impose à EDF de vendre à ses concurrents 100 térawattheures de son électricité nucléaire à un prix fixe de 42 euros/mégawattheure ?

En tout cas, le projet de scission, et notamment l’ouverture de l’entité regroupant les filiales aux capitaux privés, inquiète les agents EDF, très attachés au caractère intégré du groupe. « À la création du groupe, tous les salariés devaient être au statut. Mais depuis quelques années, EDF n’a eu de cesse de créer des filiales où ils ne l’accordent plus, comme celle des énergies renouvelables, s’alarme Jérôme Schmitt, secrétaire national du syndicat Sud Énergie et technicien à la centrale nucléaire de Dampierre. Avec, à terme, un risque pour la qualité du service rendu. « Heureusement, ils pensent nationaliser aussi le grand hydraulique. Avec ces barrages, EDF rend de nombreux services gratuitement : source d’eau froide de dernier recours pour les centrales nucléaires, mise en sécurité des habitants aval, source d’eau potable, tourisme… Imaginez-vous un groupe privé en faire autant ? »

Pour Anne Debrégeas, elle aussi membre de Sud Énergie et chercheuse au centre d’étude de l’équilibre entre l’offre et la demande à EDF, cette libéralisation est une catastrophe. « En 2000, nous étions 2.700 au service recherche et développement d’EDF ; aujourd’hui, nous ne sommes plus que 1.900. Au fur et à mesure de l’entrée de capitaux privés, le groupe se désinvestit des recherches sur l’efficacité énergétique au profit de programmes pour valoriser ses activités. Alors que la transition énergétique pose d’énormes enjeux de recherche ! » Sans parler d’effets contre-productifs de la multiplication des acteurs sur le réseau. « On a ouvert à la concurrence le secteur de l’énergie, qui n’est pas du tout adapté pour ça. Nos études montrent que pour éviter le déséquilibre entre l’offre et la demande d’électricité, qui peut entraîner un black-out en quelques minutes, il est bien plus efficace et meilleur marché d’avoir un acteur intégré qui organise une complémentarité très fine entre les moyens de production, plutôt que des acteurs aux intérêts concurrents coordonnés par un marché. »

Par Émilie Massemin (Reporterre), publié le 28 mai 2019

https://reporterre.net/En-quasi-faillite-EDF-veut-nationaliser-le-nucleaire-et-privatiser-les

Mai 27

CORÉE DU NORD: BOLTON « FACTEUR DE GUERRE » ET « PRODUIT HUMAIN DÉFECTUEUX » POUR AVOIR CRITIQUÉ LES RÉCENTS ESSAIS DE MISSILES À PYONGYANG

Séoul, Corée du Sud — La Corée du Nord a qualifié lundi le conseiller américain en matière de sécurité nationale, John Bolton, de « facteur de guerre » et de « produit humain défectueux » après avoir qualifié le Nord de violation des résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies.

La déclaration d’un porte-parole anonyme du ministère nord-coréen des Affaires étrangères est intervenue alors que le président Trump poursuivait sa visite au Japon pour des entretiens avec le Premier ministre japonais Shinzo Abe, au cours desquels l’impasse nucléaire avec la Corée du Nord devait figurer en bonne place à l’ordre du jour.

Bolton a déclaré samedi aux journalistes à Tokyo qu’il n’y avait « pas de doute » que les récents lancements nord-coréens violaient les résolutions américaines, et que les sanctions contre le Nord devaient rester en place. M. Trump a par la suite minimisé les tests de missiles en tweetant: « La Corée du Nord a tiré des armes légères, ce qui a dérangé certains membres de mon peuple et d’autres, mais pas moi. »

La Corée du Nord a testé les missiles balistiques à courte portée les 4 et 9 mai, mettant ainsi fin à une pause dans les lancements qui ont débuté fin 2017. Ces tests ont été considérés comme un moyen pour la Corée du Nord de faire pression sur Washington pour qu’il assouplisse sa position en assouplissant les sanctions à son égard, provoquant l’effondrement des négociations.

Dans une déclaration publiée par l’agence de presse centrale coréenne officielle de Pyongyang, le porte-parole nord-coréen a déclaré que le Nord exerçait légitimement ses droits de légitime défense lors des lancements.

« Nous demander de renoncer à nos droits d’autodéfense nous oblige à interdire tous les lancements à l’aide de la technologie balistique, quelle que soit leur portée« , a déclaré le porte-parole.

Le porte-parole a déclaré que Bolton était un dur « ignorant » qui, à travers différentes administrations américaines, a constamment poussé des politiques provocatrices contre la Corée du Nord, qui comportaient notamment l’aval de grèves préventives et le changement de régime.

Le porte-parole a également déclaré que le « coup de marteau » de Bolton était responsable de la faillite d’un important accord sur le nucléaire conclu entre les pays en 1994, lorsque le Nord avait décidé de mettre fin à son programme nucléaire en échange d’une aide au combustible américain. L’accord a été rompu en 2002 après que les agences de renseignement américaines eurent déclaré que la Corée du Nord poursuivait sa quête de bombes avec un programme secret d’enrichissement d’uranium.

« Bolton ne devrait pas être appelé un conseiller à la sécurité qui œuvre pour la sécurité, mais un conseiller pour la destruction de la sécurité qui détruit la paix et la sécurité », a déclaré le porte-parole. « Ce n’est pas si étrange que des sons tordus sortent toujours de la bouche d’un homme structurellement défectueux, et il est préférable que ce produit humain défectueux disparaisse le plus rapidement possible.« 

Les négociations entre Washington et Pyongyang sont au point mort depuis février, alors que les États-Unis ont qualifié de demandes excessives d’allègement des sanctions en échange d’une restitution partielle de leurs capacités nucléaires. Depuis lors, M. Kim a déclaré que les États-Unis avaient jusqu’à la fin de l’année pour proposer des conditions mutuellement acceptables en vue d’un accord visant à sauver les négociations.

Bolton a reconnu que les États-Unis n’avaient « pas beaucoup entendu parler de la Corée du Nord » depuis le sommet de Hanoï, au Vietnam. L’envoyé spécial américain en Corée du Nord, Stephen Biegun, « a hâte de parler à son homologue nord-coréen, mais ils n’ont pas répondu« , a déclaré Bolton, ajoutant que Biegun était « prêt à prendre un avion à tout moment » pour aller n’importe où. « 

La déclaration nord-coréenne a eu lieu alors que la Corée du Sud commençait ses exercices annuels de défense estivale impliquant des milliers de civils et de soldats. Les exercices ont été modifiés pour exclure les exercices militaires à grande échelle avec les États-Unis qui ont été suspendus afin de créer un espace pour la diplomatie avec le Nord.

Les exercices d’Ulchi Taeguk, d’une durée de quatre jours, comprendront des exercices d’évacuation civile massive et un exercice militaire réservé à la Corée du Sud et visant à se préparer aux situations de guerre et aux catastrophes.

Publié le 27 mai 2019

https://www.miroir-mag.fr/international/coree-du-nord-bolton-facteur-de-guerre-et-produit-humain-defectueux-pour-avoir-critique-les-recents-essais-de-missiles-a-pyongyang/

Mai 27

L’ATOMIK TOUR SILLONNE LA FRANCE POUR RENOUVELER LA LUTTE ANTI-NUCLÉAIRE

Depuis janvier, la caravane de l’Atomik Tour sillonne la France. Objectif : sensibiliser la population aux dangers du nucléaire et l’informer sur l’opposition au projet d’enfouissement de déchets nucléaires à Bure. « Reporterre » s’est rendu sur le marché d’Uzès, dans le Gard, lors de l’une de ses étapes.

Uzès (Gard), reportage

Les gestes amples et le ton déterminé, Angèle explique l’exercice à une dizaine de militants. « L’idée c’est de créer le débat », insiste-t-elle. « Moi, je demande aux gens : « La France nucléaire, vous l’aimez ?« . Puis on note les réponses et les âges, pour essayer de faire des statistiques. »

Autour d’elle, un panier sous le bras ou le caddy à la main, un flot dense de passants circule, encouragé par un soleil sans nuages. En ce mercredi 22 mai au matin, c’est jour de marché sur la place aux herbes du vieux centre de la cité gardoise d’Uzès. Banderoles, tracts, autocollants, et autre matériel de sensibilisation ont été déployés face au stand du poissonnier. Non loin du panneau promouvant le filet de sébaste à 19 euros le kilo, a été installé celui de « Bure stop ». Depuis début janvier, l’Atomik Tour sillonne la France pour questionner le nucléaire, et relancer la mobilisation autour de la lutte contre le projet d’enfouissement de déchets nucléaires Cigéo à Bure dans la Meuse. Les associations et collectifs locaux les ont reçus à Lunéville, Strasbourg, Lille, Rouen, Rennes, Bordeaux… Dans chacune des villes, l’équipe propose cet exercice de dialogue avec la population, et s’installe sur une place, dans un parc, ou va au marché. La tournée doit durer jusqu’au mois d’août.

Bernadette et Patrick, militants anti-nucléaires gardois, discutent avec une touriste.

La petite troupe s’éparpille, stylo et bloc-notes à la main. Une première conversation s’engage entre Jacqueline, du Collectif halte au nucléaire Gard (Chang) et un retraité de 72 ans. « Le nucléaire, j’y tiens parce qu’il n’y a pas d’autre solution économique, en Allemagne ils payent beaucoup plus cher », estime-t-il. « Mais l’État paye une grande partie des coûts du nucléaire », conteste Jacqueline. « Tous ceux qui ont retiré le nucléaire vont y revenir », répond-t-il, avant de s’éloigner.

« S’il n’y avait pas de nucléaire il n’y aurait pas déchets »

En ce jour de semaine, la proportion de retraités est élevée. Chic dans son pull de marque couleur bleu roi, un monsieur accepte de prendre le temps de la discussion. L’octogénaire indique s’appeler Jean. « J’ai entendu parler des déchets nucléaires, dit-il. Le problème, avec le nucléaire, c’est qu’on l’exploite, on s’en sert, et ensuite on ne sait pas quoi en faire. S’il n’y avait pas de nucléaire il n’y aurait pas déchets. Mais désormais l’humain a de tels besoins qu’on ne sait pas faire autrement. »

Angèle interpelle une dame quittant le marché. « On manque d’informations, s’il y a un accident nucléaire, personne ne nous a jamais dit ce qu’il fallait faire », s’inquiète Annie, 76 ans. « Pourtant vous habitez à seulement 25 km d’un site nucléaire », note Angèle. « Oui mais c’est comme le nuage de Tchernobyl, la radioactivité ne pose pas de problème en France », ironise son interlocutrice, visiblement réceptive. Hop, Angèle en profite et lui propose quelques tracts et documents d’information à glisser dans le caddy.

Jean, un retraité, estime que « le problème, avec le nucléaire, c’est qu’on l’exploite, on s’en sert, et ensuite on ne sait pas quoi en faire. »

Bernadette, elle aussi du collectif Chang, tombe sur un agriculteur retraité, blouson élégant et mains caleuses. « Le nucléaire c’est dangereux », estime-t-il, pas sûr cependant qu’on puisse en sortir. La conversation dévie sur les pesticides. « Sur mes arbres fruitiers, je mets le minimum, rassure-t-il. Mais il faudrait tout changer ! » Poursuivant sur sa lancée, la militante de longue date enchaîne les conversations. Les personnes âgées dominent, mais elle finit par entamer une discussion avec deux jeunes filles de 17 et 18 ans, Iris et Morgane. Timides, elles hésitent : « On sait qu’on utilise beaucoup de nucléaire et que ce n’est pas bien pour l’environnement mais on ne sait pas trop quoi en penser. »

Autre membre du collectif, Patrick est belge néerlandophone, il en profite pour élargir le champ d’action aux touristes. Il nous rapporte sa conversation avec un couple venu des Pays-Bas : « Ils m’expliquaient que là-bas, ils ont décidé d’arrêter le nucléaire et que les communes obligent les gens à installer des panneaux solaires. »

Sur une corde tendue, les paroles recueillies auprès des passants s’épinglent petit à petit, âge et prénom sont parfois précisés. Khalia, 15 ans : « Si ça explose, ça pourrit la planète » ; « Le nucléaire c’est un outrage à la vie sur terre » ; Olivier, 60 ans : « Moitié-moitié, je pense qu’il est maîtrisé mais je ne suis pas sûr. »

Angèle, militante, rappelle que « le nucléaire ne représente que 2,5 % de l’énergie dans le monde mais en France il semble indépassable ».

Depuis janvier, Angèle a participé à 22 étapes sur la trentaine de l’Atomik Tour. « L’idée n’est pas de faire du prosélytisme mais d’écouter les personnes, leurs doutes, leurs convictions », insiste-t-elle.

Au cours de ses pérégrinations, elle n’est pas tombée sur tant de pro-nucléaires que cela : « C’est rare que l’on nous envoie balader. Ceux qui le font le plus sont ceux qui ont un lien professionnel avec le nucléaire. Autrement, 75 à 80 % des gens avec qui on a pu parler n’aiment pas la France nucléaire et ont de bons arguments pour le dire. J’étais aussi surprise de constater que plus de la moitié des gens savent que le nucléaire produit des déchets. Mais ce qui m’interpelle le plus c’est le sentiment d’impuissance. Le nucléaire ne représente que 2,5 % de l’énergie dans le monde mais en France il semble indépassable. »

L’Atomik Tour espère relier les luttes locales, « tisser des liens »

À chaque étape, le tour est accueilli par des associations locales. Pour le Gard, c’est le Chang qui a organisé les trois jours d’étape. « Dans le Gard, on a eu l’une des premières centrales nucléaires, à Marcoule, rappelle Jacqueline Baluet, membre du Chang et du collectif local d’Attac. C’est maintenant un centre de recherche mais ils y stockent quand même du plutonium et du sodium liquide en très grande quantité. » Bernadette complète : « Le Gard faisait partie des départements candidats pour accueillir le laboratoire de recherche sur le centre d’enfouissement, au même titre que la Meuse, rappelle-t-elle. C’était en 1994, on a créé un groupe d’opposition et quand les viticulteurs nous ont rejoints et qu’il y a eu de grosses manifestations, ils ont décidé de ne pas s’installer ici. »

Au cours de la matinée, des militants d’autres horizons viennent renforcer les troupes. Comme le Collectif pour la sauvegarde de l’Uzège, association locale qui se bat contre l’implantation d’une zone commerciale de plus en périphérie d’Uzès. D’autres s’opposent à un projet de plateforme logistique du géant Amazon, qui se construirait quelques kilomètres à l’est vers la vallée du Rhône, à Fournès, en bordure de l’autoroute A9. Côté nord-ouest du Gard, des Alésiens aussi sont présents. Eux bataillent contre un centre commercial en construction sur une zone inondable, qui se poursuit malgré les injonctions des services de l’État à se mettre en règle. Sans compter que la périphérie de l’agglomération d’Alès est déjà un champ de magasins, de routes sans trottoirs et de ronds-points.

L’Atomik Tour espère ainsi relier les luttes locales. « On veut sortir des réunions d’anti-nucléaires grisonnants », explique Max, autre membre de l’équipe. « Il faut encourager les gens à lutter autrement, à sortir du carcan associatif. » Le but est aussi de délocaliser la lutte contre le projet Cigéo. Car sur place, comme Reporterre l’a déjà raconté, procès, contrôles judiciaires et mises en examen pour « association de malfaiteurs » ont affaibli les opposants. « On espère qu’une partie de la lutte va se nomadiser », explique Angèle. « Et puis on apporte des informations sur ce qui se passe à Bure aux militants anti-nucléaire, on met des visages sur les mels. On tisse du lien, on fait de la broderie ! » En tout, elle recense désormais une cinquantaine de comités de soutien à la lutte contre Cigéo en France. L’idée étant que tous ces soutiens viennent à leur tour sur place, pour une manifestation à Nancy à l’automne. « Il faut qu’on arrive à mobiliser autant qu’à Notre-Dame-des-Landes. Car Bure, c’est le plus grand projet inutile d’Europe », insiste Angèle.

Par Marie Astier (Reporterre), publié le 27 mai 2019

https://reporterre.net/L-Atomik-Tour-sillonne-la-France-pour-renouveler-la-lutte-anti-nucleaire

Mai 27

POLYNÉSIE : FLOSSE VEUT UNE LOI MÉMORIELLE SUR LE FAIT NUCLÉAIRE

PAPEETE, le 26 mai 2019 – Dans un communiqué daté de vendredi, le leader du Tahoeraa refuse de voir dans le toilettage du statut d’autonomie de la Polynésie la « reconnaissance » du fait nucléaire et demande une loi mémorielle sur le sujet.

Le président du Tahoeraa, Gaston Flosse, a réagi vendredi au vote définitif du Parlement sur le toilettage du statut d’autonomie de la Polynésie française. Il refuse de voir dans cette modification de la loi organique la « reconnaissance du fait nucléaire » mais insiste sur la notion de « reconnaissance de la mise à contribution de la Polynésie française ». Gaston Flosse salue au passage « pour une fois » la « présentation objective » du gouvernement Fritch sur le sujet, mais tacle le raccourci fait par les médias nationaux.

Le leader du Tahoeraa, grand défenseur de l’innocuité et de la reprise des essais nucléaires en leur temps, profite de l’occasion pour poursuivre son travail de rapprochement avec le Tavini dans l’optique des municipales en demandant une « loi mémorielle » sur le fait nucléaire. Gaston Flosse conclut même en invitant le gouvernement Fritch à solliciter officiellement de l’État la « reconnaissance du fait nucléaire, du danger de ses expérimentations nucléaires sur la santé publique, l’économie, l’environnement et le social en Polynésie française ainsi que la reconnaissance de sa responsabilité vis-à-vis des victimes de ces essais ».

Rédigé par Antoine Samoyeau le dimanche 26 Mai 2019 à 15h09

https://www.tahiti-infos.com/Flosse-veut-une-loi-memorielle-sur-le-fait-nucleaire_a181714.html

Mai 26

CORÉE DU NORD: TRUMP DIT FAIRE ENCORE CONFIANCE À KIM JONG-UN

CORÉE DU NORD: La Corée du Nord a procédé début mai à deux essais de missiles à courte portée en moins d’une semaine

Le président américain Donald Trump a affirmé dimanche sur Twitter qu’il faisait encore confiance au dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, malgré l’enlisement des négociations sur le nucléaire et les récents essais d’armes menés par Pyongyang.

« La Corée du Nord a lancé quelques petites armes, ce qui a dérangé certains dans mon pays et d’autres, mais pas moi », a tweeté Donald Trump, actuellement en visite officielle au Japon. « Je fais confiance au président Kim pour tenir sa promesse à mon égard », a-t-il ajouté.

Le président américain a par ailleurs dit avoir « souri » face aux insultes proférées par l’agence officielle nord-coréenne KCNA contre l’ancien vice-président Joe Biden, qualifié d’« imbécile » et d’« idiot au faible QI » après des critiques contre le dirigeant nord-coréen. « Peut-être s’agit-il d’un signal à mon intention ? », s’est interrogé Donald Trump, dont Joe Biden, candidat à la primaire démocrate, espère être l’adversaire lors de l’élection présidentielle de 2020 aux Etats-Unis.

« Mauvaise foi »

La Corée du Nord a procédé début mai à deux essais de missiles à courte portée en moins d’une semaine, une première depuis la spectaculaire détente sur la péninsule coréenne marquée en 2018 par l’amorce de négociations sur les programmes nucléaire et balistique de Pyongyang.

Un premier sommet historique entre Donald Trump et Kim Jong-un, en juin 2018 à Singapour, s’était achevé sur une déclaration commune évoquant la « dénucléarisation complète de la péninsule coréenne », formulation vague permettant aux deux parties d’en faire des interprétations très différentes. Mais le second sommet, à Hanoï en février, s’est soldé par un retentissant fiasco. Depuis, Kim Jong-un a accusé avec force Washington d’être de mauvaise foi et a exigé un changement de l’attitude américaine.

Par 20 Minutes avec AFP, publié le 26/05/19 à 03h03

https://www.20minutes.fr/monde/2526203-20190526-coree-nord-trump-dit-faire-encore-confiance-kim-jong

Mai 26

À QUOI VA RESSEMBLER LE NOUVEL EDF

 Reconduit pour quatre ans, le PDG doit réorganiser l’électricien pour le rendre plus compétitif. Un chantier qui pourrait aboutir à la séparation du nucléaire des autres actifs du groupe.

«Chers actionnaires, je vous remercie d’être venus nombreux… » C’est un Jean-Bernard Lévy détendu qui est apparu à l’assemblée générale d’EDF. Trois mois plus tôt, il avait été reconduit au poste de PDG, une première depuis Marcel Boiteux en 1984. Mais, le 16 mai à la salle Pleyel, cet amateur d’opéra n’est pas allé jusqu’à pousser la chansonnette. Ce second mandat de quatre ans ne sera pas une sinécure.

Sa feuille de route contient un dossier compliqué et anxiogène : la réorganisation du groupe. L’idée étant de le séparer en deux parties. L’une intégrerait le nucléaire et peut-être les actifs hydrauliques et serait renationalisée (il faudrait alors trouver 8 milliards d’euros pour indemniser les actionnaires privés). L’autre comprendrait les renouvelables, les réseaux, les services énergétiques, le commerce et serait une filiale de la première. Délestée du risque nucléaire et pourvue d’activités régulées, cette seconde entité serait introduite en Bourse avec la perspective de dégager une valorisation supérieure à celle de l’EDF d’aujourd’hui (38 milliards d’euros). Baptisé Hercule, ce plan doit être bouclé avant la présidentielle de 2022. Dès le 28 mai est organisée une réunion du comité de la stratégie du conseil d’administration d’EDF. En juin, un projet sera présenté aux syndicats. Et, à la fin de l’année, Jean-Bernard Lévy remettra des propositions au gouvernement qui aura le loisir de les suivre, d’emprunter une autre voie ou d’opter pour le statu quo. Lors de l’assemblée générale, le PDG a précisé que le changement de structure n’était « en aucun cas un démantèlement ». Le pacte social avec le statut particulier des agents d’EDF, dont sont assujettis deux tiers des salariés de l’entreprise, devrait donc être préservé. Les syndicats n’en restent pas moins inquiets. « Nous défendons l’entreprise intégrée, il est inconcevable de voir EDF démontée », indique Sébastien Menesplier, secrétaire général de la FNME-CGT.

Nucléaire moins rentable

C’est Emmanuel Macron qui, en novembre dernier, a demandé à EDF de revoir son modèle. Trois ans plus tôt, alors qu’il était ministre de l’Économie, il avait déjà émis le vœu de « rompre le lien entre les activités dans le domaine du nucléaire en France et le reste du groupe ». Ces dernières années, le paysage dans lequel EDF évolue a changé. Le nucléaire, qui fut longtemps sa vache à lait – « un réacteur amorti rapporte environ 200 millions d’euros par an », estime l’expert Franck Rabut, PDG de l’électricien Novajoule -, est désormais moins rentable. L’électricien peine à construire de nouvelles centrales. L’EPR de Flamanville accumule les surcoûts (environ 6 milliards d’euros) et les retards (dix ans et peut-être deux ans de plus en raison de soudures défectueuses). Alors qu’en 2021 le gouvernement devra se prononcer sur le lancement d’un programme de nouveaux réacteurs. Pour mener le chantier, Lévy a réorganisé son comité exécutif, en nommant notamment le très politique Cédric Lewandowski à la tête du parc nucléaire.

Dette élevée

Quelle que soit la décision, les éventuelles nouvelles centrales ne seront pas consolidées dans le bilan d’EDF, comme c’est le cas pour l’EPR britannique d’Hinkley Point (environ 15 milliards d’euros). « Les grands projets nucléaires ne peuvent plus se financer sans le soutien de l’État », note Nicolas Goldberg, senior manager au cabinet Colombus Consulting. D’où l’idée de rapatrier le risque nucléaire dans une structure 100 % étatique.

Ce qui éviterait de grever une dette déjà élevée de 33 milliards d’euros, et même 70 milliards si on y intègre les engagements hors bilan. Ces derniers temps, la dette se creusait au rythme de 4 milliards d’euros par an. Grâce au soutien de l’État (3 milliards d’augmentation de capital et 5 milliards de dividendes perçus en titres et non en cash depuis 2016), aux cessions d’actifs (10 milliards) et à un plan d’économies (1 milliard par an), EDF est parvenue à contenir l’hémorragie. Mais ces efforts risquent de ne pas suffire, car le groupe fait face à un mur d’investissements d’environ 100 milliards d’euros, avec notamment la prolongation de la durée de vie des centrales de quarante à cinquante ans, voire soixante ans. D’où l’intérêt d’un changement de périmètre.

Par Challenges.fr le 26.05.2019 à 15h44

https://www.challenges.fr/entreprise/energie/a-quoi-va-ressembler-le-nouvel-edf_656401

Mai 26

[VIDÉO] FESSENHEIM, MALAISE FRANCO-ALLEMAND

L’avenir du site industriel de Fessenheim suscite toujours autant d’inquiétudes de part et d’autres du Rhin. Samedi, à Breisach, des militants ont fait entendre leur détermination.

Hier matin, à Breisach, des militants anti-nucléaires ont exprimé leurs doutes et leurs inquiétudes quant au respect de la date de fermeture de Fessenheim.

«  Fessenheim abschalten  », «  Fermons Fessenheim  ». Le refrain n’a pas changé en dépit de l’annonce des dates de débranchement des deux réacteurs de la centrale nucléaire de Fessenheim, programmées en février et juin 2020. Sauf que pour des militants anti-nucléaires franco-allemands, 2020 leur apparaît de plus en plus… élastique. Cette inquiétude est clairement née de la dernière réunion de la Commission locale d’information et de surveillance (Clis), le 21 mai, à Colmar (notre édition du 22 mai). Si le sort du réacteur n° 1 semble définitivement scellé (il fermera en principe le 22 février 2020), celui du n° 2 apparaît en suspend car son exploitation peut, réglementairement, se poursuivre jusqu’à l’hiver 2021.

Samedi matin à Breisach, une petite centaine de militants a tenu à exprimer son intention de ne pas lâcher le morceau. Encadrés par une police bienveillante, ils ont d’abord bloqué durant une dizaine de minutes le rond-point principal de Breisach avant de rejoindre la place du Marché de la ville où Gustav Rosa, responsable de la Mahnwache Dreyeckland et André Hatz, président de Stop Fessenheim ont pris la parole. «  Nous devons continuer à agir comme si la centrale n’allait pas fermer  », conseille André Hatz. Le militant anti-nucléaire alsacien est persuadé que le réacteur n° 2 continuera à produire de l’énergie au-delà de 2020, mettant en avant «  les réserves  » désormais exprimées lors de la réunion de la Clis. Du côté allemand, Bärbel Schäfer, présidente du district de Fribourg, a sans doute fait savoir assez rapidement à son entourage politique qu’elle était sortie très mécontente de la réunion de la Clis, estimant que la clarté n’était plus de mise. Pour Stop Fessenheim, le malaise provient également du projet industriel d’EDF ; l’opérateur envisage de créer à Fessenheim un techno centre dédié à la reconversion de composants électro-mécaniques contaminés, un métal qui, selon M. Hatz, pourrait connaître une seconde vie sous forme de casseroles et de poussettes. Le maire de Breisach, Oliver Rein, a également pris la parole sur la place publique, prolongeant la mise en garde de Bärbel Schäfer qui menaçait d’interrompre la coopération franco-allemande post-Fessenheim.

Publié le 26 mai 2019 à 05h05 par J.D.K., actualisé à 07h33, Photo L’Alsace/Jean-Daniel Kientz

Pour retrouver cet article et voir la vidéo (2mn06s), cliquer sur : https://www.lalsace.fr/haut-rhin/2019/05/26/malaise-franco-allemand

Mai 26

L’IRAK PLAIDE CONTRE LA GUERRE EN RECEVANT ZARIF

Tensions : « Nous repoussons actuellement tous les efforts de guerre menés contre l’Iran, qu’ils soient économiques ou militaires« , a déclaré le ministre iranien des Affaires étrangères.

Les responsables irakiens, qui redoutent que les tensions accrues entre Washington et Téhéran dégénèrent sur leur sol, ont mis en garde contre le « danger de la guerre« , à l’occasion d’une visite du ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif.

Cette visite du chef de la diplomatie de l’Iran, grand voisin de l’Irak, intervient dans le sillage de l’annonce par le président américain Donald Trump de l’envoi de 1.500 soldats américains supplémentaires dans la région. Le Pentagone argue de « menaces persistantes de la part de l’Iran » tandis que Téhéran, par la voix de M. Zarif, a qualifié cette décision de « menace pour la paix et la sécurité internationales« .

« Nous repoussons actuellement tous les efforts de guerre menés contre l’Iran, qu’ils soient économiques ou militaires« , a ajouté dimanche à Bagdad M. Zarif lors d’une conférence de presse avec son homologue irakien Mohammed Ali al-Hakim. « Nous les affronterons avec force et nous résisterons« , a-t-il ajouté.

Pris en étau entre ses deux grands alliés, l’Irak a dénoncé samedi soir le « danger d’une guerre« , par la voix de son Premier ministre, Adel Abdel Mahdi, lors d’une rencontre avec M. Zarif. Le dirigeant irakien a au contraire plaidé pour « la stabilité de la région et le maintien de l’accord sur le nucléaire » iranien de 2015, a indiqué son bureau.

(Lire aussi : Ventes d’armes à Riyad : Washington invoque « l’agression iranienne », le Congrès proteste)

Vendredi, M. Hakim avait appelé la République islamique à respecter l’accord sur son programme nucléaire, fragilisé par le retrait unilatéral américain en mai 2018 et par la suspension par Téhéran de certains engagements au début du mois.

Le président irakien Barham Saleh a aussi discuté avec M. Zarif de « la nécessité d’empêcher toute guerre ou escalade« , selon un communiqué de son bureau.

Zarif doit encore rencontrer des représentants de différentes forces politiques puis des dignitaires religieux dans les villes saintes chiites de Kerbala et Najaf, dans le sud de l’Irak, jusqu’à lundi.

L’Irak, où l’Iran a fortement renforcé son influence après l’invasion menée en 2003 par les Américains, est actuellement pris au milieu des tirs croisés de ses deux alliés.

Vendredi soir, des milliers d’Irakiens ont manifesté pour dire « non à la guerre » à Bagdad et dans la deuxième ville du pays, Bassora, cité pétrolière à la pointe sud du pays, frontalière de l’Iran. Sous une nuée de drapeaux irakiens, ils ont brandi des pancartes proclamant en arabe, en anglais et en farsi leur refus d’un affrontement entre les États-Unis et l’Iran, qui menace d’entraîner un nouveau cycle de violences en Irak, sorti de la guerre contre le groupe État islamique (EI) il y a moins d’un an et demi.

OLJ/AFP, publié le 26/05/2019

https://www.lorientlejour.com/article/1172120/lirak-plaide-contre-la-guerre-en-recevant-zarif.html

Mai 25

SAINT-LAURENT-DES-EAUX: DÉPASSEMENT DU DÉLAI DE REPLI DU RÉACTEUR 1 REQUIS PAR LES RÈGLES GÉNÉRALES D’EXPLOITATION

Centrale nucléaire de Saint-Laurent-des-Eaux – Réacteurs de 900 MWe – EDF

Le 14 mai 2019, l’exploitant de la centrale nucléaire de Saint-Laurent-des-Eaux a déclaré à l’ASN un évènement significatif pour la sûreté, relatif au non-respect des règles générales d’exploitation du réacteur 1 concernant un dépassement du délai de repli de ce réacteur requis en cas de cumul d’événements.

Le confinement des matières radioactives sur une centrale nucléaire est assuré par trois barrières : la gaine du combustible, le circuit primaire et l’enceinte de confinement du bâtiment réacteur. Ces dernières font régulièrement l’objet de contrôles pour s’assurer qu’elles remplissent correctement leur rôle. L’enceinte du bâtiment réacteur est traversée par différentes tuyauteries. Celles-ci sont périodiquement testées afin de vérifier qu’elles ne présentent pas de fuite. Des robinets permettent d’obturer chacune de ces tuyauteries pour la réalisation de ces tests.

Le 7 mai 2019, le réacteur étant à l’arrêt pour maintenance et remplacement du combustible, l’exploitant a réalisé des tests de confinement d’une tuyauterie traversant l’enceinte. L’un d’eux nécessitait la fermeture de plusieurs robinets pendant le temps nécessaire à la réalisation du test, rendant indisponibles deux systèmes de sûreté. Dans cette situation, en application des règles générales d’exploitation, le repli du réacteur n’était requis que sous 8 heures, ce qui laissait un temps suffisant pour réaliser les tests nécessaires.

À la fin du test, lors de la remise en configuration normale des circuits, un robinet n’a pas pu être ré-ouvert. L’équipe de conduite a alors considéré que les deux systèmes de sécurité concernés étaient indisponibles à partir du moment où le robinet avait été détecté bloqué en position fermée, à la fin du test, alors qu’ils auraient dû être considérés indisponibles depuis le début du test.

Dès que l’équipe de conduite s’est aperçue de cette erreur, le repli du réacteur a été amorcé, mais le délai de 8 heures imposé par les règles générales d’exploitation était alors dépassé de 20 minutes.

Cet événement n’a pas eu de conséquence sur les installations, les personnes et l’environnement. Toutefois, des systèmes de sécurité ont été indisponibles sur une durée plus longue que prévue par les règles générales d’exploitation.

En raison du non-respect des règles générales d’exploitation, cet évènement a été classé au niveau 1 de l’échelle INES (échelle internationale des événements nucléaires et radiologiques, graduée de 0 à 7 par ordre croissant de gravité).

Publié le 24/05/2019

https://www.asn.fr/Controler/Actualites-du-controle/Avis-d-incident-des-installations-nucleaires/Depassement-du-delai-de-repli-du-reacteur-1-requis-par-les-RGE-en-cas-de-cumul-d-evenements

Mai 25

LA CORÉE DU SUD CÉLÈBRE LE 60ÈME ANNIVERSAIRE DE SON INDUSTRIE NUCLÉAIRE

À l’occasion du 60ème anniversaire du nucléaire en Corée du Sud, le KAIF, le Forum sud-coréen de l’industrie atomique, a organisé sa conférence annuelle sur l’énergie atomique sur l’île touristique de Jeju, située au sud de la péninsule.

L’événement, qui s’est déroulé les 21 et 22 mai, a été placé sous le thème « 60 ans d’énergie nucléaire,  nouveaux rôles et responsabilités ». Un thème choisi en tenant compte de la politique de transition énergétique menée par le gouvernement. Cependant, des experts étrangers ont profité de leur intervention pour souligner la nécessité de la production de l’énergie nucléaire.

L’histoire de l’industrie nucléaire sud-coréenne remonte à 1959, lorsque le pays a décidé d’introduire son premier réacteur atomique de recherche Triga Mark II. Le 29 avril 1978, le réacteur n°1 de la centrale de Kori est entré en service commercial. Ainsi s’ouvre l’ère de la production électrique nucléaire au pays du Matin clair. Au début, le projet de premier réacteur avait suscité de vives critiques. Car les coûts de construction étaient estimés à 300 millions de dollars, une somme qui représentait le quart du budget annuel de l’État à l’époque. Pourtant, le pays souffrait d’une grave pénurie d’électricité et le gouvernement a fait passer en force le projet malgré les controverses.

Depuis, cette industrie s’est développée à une vitesse fulgurante. Actuellement, le parc nucléaire sud-coréen compte 24 réacteurs en service. Au cours de la première année de production, la Corée du Sud a généré un total de 2 324 gigawatts d’électricité, ce qui représentait 7 % de sa production électrique totale. Mais, en 2018, la production électrique nucléaire a atteint 133 505 gigawatts, soit 23,4 % du total. Aujourd’hui, le pays du Matin clair exporte même ses propres réacteurs nucléaires. La conception de l’APR1400, le réacteur de nouvelle génération du KHNP, l’exploitant national de réacteurs nucléaires, est actuellement sur le point d’être certifiée par la Commission américaine de la réglementation nucléaire (NRC).

La conférence annuelle du KAIF est la plus grande manifestation internationale sur l’énergie atomique tenue en Corée du Sud. L’édition 2019 a été notamment l’occasion de fêter le 60ème anniversaire de l’industrie nucléaire du pays. Pourtant les discussions et les présentations ont essentiellement porté sur les enjeux liés à la sortie du nucléaire, décidée par Séoul. La sûreté des installations nucléaires et le mix énergétique du pays ont notamment été abordés. Cependant, lors de leur intervention, des experts étrangers ont plutôt pris le contre-pied de l’orientation du gouvernement sud-coréen. Parmi eux, Maria Korsnick, présidente de l’Institut américain de l’énergie nucléaire (NEI), a défendu les avantages de l’énergie atomique et exhorté Séoul à continuer d’investir dans la production nucléaire. Rappelons que, le mois dernier, l’exécutif a présenté le texte du 3ème Plan cadre national pour l’énergie, qui prévoit de ne plus prolonger la durée de vie des réacteurs existants et de ne plus construire de nouveaux réacteurs afin de réduire progressivement la production d’électricité nucléaire du pays.

#Gros plan sur l’actualité l 2019-05-25

http://world.kbs.co.kr/service/contents_view.htm?lang=f&board_seq=364059

Mai 25

L’IRAN MENACE D’UTILISER UNE ARME SECRÈTE POUR COULER LES DESTROYERS AMÉRICAINS

L’Iran a indiqué qu’il était prêt à utiliser ses armes «secrètes» pour couler les navires de guerre américains précédemment envoyés dans la région du golfe Persique.

«L’Amérique […] envoie deux navires de guerre dans la région. S’ils commettent la moindre bêtise, nous enverrons ces navires au fond de la mer, accompagnés de leurs équipages et de leurs avions, à l’aide de deux missiles ou de deux nouvelles armes secrètes », a déclaré le général Morteza Qorbani, conseiller auprès du commandement militaire iranien à Agence de presse iranienne Mizan.

Une sortie qui fait suite au regain des tensions entre les États-Unis et l’Iran plus tôt ce mois-ci lorsque les États-Unis ont imposé davantage de sanctions anti-iraniennes et envoyé un groupe de frappe de porte-avions, un escadron de bombardiers B-52 et une batterie de missiles Patriot au Moyen-Orient. L’Iran, pour sa part, a suspendu certaines de ses obligations en vertu de l’accord sur le nucléaire conclu en 2015 avec l’Iran, également connu sous le nom de Plan d’action global commun.

Entre-temps, 76 généraux, amiraux et ambassadeurs américains à la retraite ont signé une lettre ouverte au président américain Donald Trump, le pressant de ne pas provoquer une guerre avec la République islamique. « Une guerre contre l’Iran, par choix ou par erreur de calcul, aurait des répercussions dramatiques sur un Moyen-Orient déjà déstabilisé et entraînerait les États-Unis dans un autre conflit armé à un coût financier, humain et géopolitique immense », indique la lettre.

À lire aussi: Tensions avec l’Iran: Donald Trump envoie 1 500 soldats supplémentaires au Moyen-Orient

La lettre intervient après que Trump a annoncé que Washington déploierait quelque 1 500 soldats supplémentaires au Moyen-Orient. Le président américain a toutefois déclaré plus tôt que Washington espérait que la situation ne se transformerait pas en guerre. Le Guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a pour sa part souligné que Téhéran n’avait pas l’intention de faire la guerre aux États-Unis, mais continuerait à résister à Washington.

À lire aussi: Accord nucléaire – Menaces de l’Iran: Emmanuel Macron accuse les États Unis

Les tensions américano-iraniennes ont éclaté en mai 2018, lorsque Washington s’est retiré unilatéralement de l’accord sur le nucléaire conclu en 2015 avec l’Iran, rétablissant également les sanctions imposées à la République islamique. Le 8 mai 2019, l’Iran a annoncé sa propre décision de mettre fin partiellement à ses obligations en vertu de l’accord nucléaire.

Téhéran a donné 60 jours aux autres signataires pour veiller à ce que les intérêts de l’Iran soient protégés en vertu de l’accord, sinon, la République islamique est prête à prendre de nouvelles mesures pour mettre fin à l’accord.

Par Modeste Dossou le 25 Mai 2019 à 11h 05

https://beninwebtv.com/2019/05/liran-menace-dutiliser-une-arme-secrete-pour-couler-les-destroyers-americains/

Mai 25

TENSIONS AVEC L’IRAN : WASHINGTON DÉPLOIE 1 500 SOLDATS SUPPLÉMENTAIRES AU MOYEN-ORIENT

Invoquant des « menaces persistantes » de Téhéran, les États-Unis ont annoncé, vendredi, le déploiement de 1 500 militaires supplémentaires au Moyen-Orient. Aucun soldat envoyé en renfort n’ira en Irak ou en Syrie.

Donald Trump a annoncé, vendredi 24 mai, l’envoi de 1 500 militaires américains supplémentaires au Moyen-Orient. Ces renforts ont été présentés comme une mesure de protection nécessaire face à l’Iran. Une décision qualifiée de « très dangereuse pour la paix internationale et la sécurité » par le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif.

Le Pentagone a précisé que sur ces 1 500 militaires supplémentaires, 900 seraient envoyés dans la région. Les 600 autres y sont déjà stationnés mais leur déploiement sera prolongé. Aucun soldat envoyé en renfort n’ira en Irak ou en Syrie, indique le ministère de la Défense.

« Nous voulons bénéficier de protection au Moyen-Orient. Nous allons envoyer un nombre relativement limité de soldats, principalement par précaution« , a déclaré le président américain, qui s’adressait devant la presse avant de quitter la Maison Blanche pour une visite au Japon.

Ces renforts appuieront les moyens militaires américains déjà stationnés dans la région. L’armée américaine y a envoyé récemment le porte-avions Abraham Lincoln et son groupe aéronaval ainsi que des bombardiers et des batteries de missiles Patriot en réponse à ce que Washington qualifie de menaces iraniennes. « Il s’agit de forces défensives« , a insisté Katie Wheelbarger, sous-secrétaire à la Défense chargée des questions liées à la sécurité internationale.

L’Iran accusé de « sabotage« 

L’armée américaine a par ailleurs formellement accusé vendredi les gardiens de la Révolution, le corps d’élite des forces iraniennes, d’être directement responsables des « actes de sabotage » qui ont visé quatre tankers, dont deux pétroliers saoudiens, le 12 mai dernier au large des Émirats arabes unis.

Le département d’État a retiré pour sa part une partie de son personnel en poste à Bagdad et Erbil en disant craindre une menace de milices pro-iraniennes. Une roquette s’est abattue sans faire de victimes le week-end dernier dans la « zone verte », secteur à haute sécurité de la capitale irakienne, à 500 mètres de l’ambassade américaine.

« Les États-Unis se disent très inquiets pour leurs troupes déployées en Irak et en Syrie« 

Une série de contrats militaires avec l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis

Cinq jours après avoir menacé la République islamique de destruction, Donald Trump s’est fait plus mesuré vendredi. « Pour le moment, je ne pense pas que l’Iran veuille se battre. Et je ne pense certainement pas qu’ils veulent se battre contre nous« , a-t-il dit. « Mais ils ne pourront pas avoir d’armes nucléaires. Et ils le comprennent. »

C’est dans ce contexte que son administration, défiant l’opposition du Congrès, se prépare à autoriser une série de contrats militaires avec l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis à hauteur de 8 milliards de dollars, a-t-on appris vendredi auprès de plusieurs sénateurs américains.

Téhéran dénonce pour sa part une « guerre psychologique » et un « jeu politique« . L’Iran, qui souffre du rétablissement des sanctions économiques consécutives à la décision, prise il y a un peu plus d’un an par Donald Trump, de retirer son pays de l’accord de 2015 sur le nucléaire iranien, a menacé à son tour de ne plus respecter certains engagements pris dans ce cadre.

Cité par l’agence de presse russe RIA, le numéro deux de la commission parlementaire des Affaires étrangères, Vladimir Djabarov, a déclaré que la Russie pourrait porter devant le Conseil de sécurité des Nations unies la question de ce nouveau déploiement de forces américaines au Moyen-Orient.

Texte par : FRANCE 24 (Avec Reuters)

Première publication : 25/05/2019 – 08h38, dernière modification : 25/05/2019 – 11h28

Pour retrouver cet article et la vidéo (1mn34s), cliquer sur :

https://www.france24.com/fr/20190525-tensions-iran-trump-1500-soldats-moyen-orient

Mai 24

LE 3 JUIN À AIX-LES-BAINS : CINÉ DÉBAT AVEC LE FILM « FUKUSHIMA, LE COUVERCLE DU SOLEIL

Ciné-débat avec des militants antinucléaires et témoignages de Kurumi SUGITA de l’association « Nos voisins, lointains ».

Le 11 mars 2011, le Japon est secoué par un séisme suivi d’un tsunami et de la triple catastrophe nucléaire de Fukushima.

L’équipe du premier ministre Naoto Kan tente de faire face à cette situation. Que s’est-il passé réellement à la résidence du premier ministre au moment de la pire crise de l’histoire du Pays ? La vérité a-t-elle été entièrement révélée ?

LUNDI 3 JUIN 20 H AU CINÉMA VICTORIA À AIX-LES-BAINS

Entrée : 6,50 Euros

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Mai 24

LE CHOSON SINBO DEMANDE AUX ÉTATS-UNIS DE RENDRE LE CARGO NORD-CORÉEN

SÉOUL, 24 mai (Yonhap) — Le journal pro-nord-coréen Choson Sinbo basé au Japon a appelé vendredi une nouvelle fois les États-Unis à rendre le cargo Wise Honest, soupçonné d’avoir enfreint les sanctions internationales, en disant que Washington joue un «jeu dangereux» qui suscite un «éclat de confrontation».

Le journal a aussi évoqué le gel de capitaux de la Corée du Nord à la Banco Delta Asia (BDA) basée à Macao qui a conduit à l’arrêt des discussions multilatérales sur la dénucléarisation en 2005, apparemment en vue d’avertir indirectement que la saisie de son cargo pourrait aboutir à une conséquence similaire.

«Les États-Unis jouent un jeu dangereux en suscitant seuls un éclat de confrontation avant même que le troisième sommet entre la Corée du Nord et les États-Unis ne se tienne», a dit le journal.

«Par le passé, la diplomatie multilatérale visant à dénucléariser la péninsule coréenne se trouvait au bord de l’effondrement à cause des sanctions unilatérales imposées par les États-Unis en s’appuyant sur leur loi nationale», a-t-il ajouté en faisant référence à un gel de 25 millions de dollars appartenant à la Corée du Nord à la BDA, décidé par Washington en septembre 2005.

Cette décision avait provoqué de vives critiques de Pyongyang, qui a effectué son premier essai nucléaire en octobre 2006, amenant les pourparlers à six sur la dénucléarisation jusqu’au bord de la rupture. En juin 2007, Washington a annulé l’immobilisation de biens nord-coréens, ce qui a permis la reprise du dialogue sur le nucléaire.

La Corée du Nord a renforcé sa demande de récupération de son cargo de 17.061 tonnes Wise Honest depuis l’annonce de Washington sur la saisie de ce navire le 9 mai sous le soupçon d’avoir transporté illégalement du charbon en violation des sanctions des États-Unis et des Nations unies imposées contre le régime communiste.

Durant une conférence de presse rare au début de cette semaine à New York, l’ambassadeur nord-coréen auprès des Nations unies Kim Song a également reproché violemment cette saisie des États-Unis et demandé fermement la restitution.

La Corée du Nord fait l’objet de multiples sanctions internationales dont l’interdiction d’exporter du charbon en raison de ses programmes nucléaire et de missiles balistiques. Washington garde la position selon laquelle les sanctions seront maintenues jusqu’à la dénucléarisation complète du régime nord-coréen.

Les discussions sur le nucléaire sont dans l’impasse depuis le deuxième sommet entre le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un et le président américain Donald Trump en février qui s’est terminé sans aucun accord comme ils ne sont pas parvenus à trouver de terrain d’entente sur le niveau de la dénucléarisation de Pyongyang et l’allègement des sanctions de Washington.

La semaine dernière, le ministre nord-coréen des Affaires étrangères a décrit la saisie du cargo comme un «refus catégorique» de l’esprit du premier sommet entre Kim et Trump tenu en juin de l’année dernière.

Par éloise@yna.co.kr, publié le 24 mai 2019

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