Avr 29

NUCLÉAIRE MILITAIRE : LE SÉNÉGAL RAPPELLE À LA CORÉE SES OBLIGATIONS

Sénégal« Mon pays est en faveur de l’éradication totale des activités nucléaires, à vocation militaire et non pas de leur réduction. En effet, l’éradication totale est la seule assurance du monde contre la dévastation et la misère liées aux effets de l’utilisation des armes nucléaires. Elle seule peut garantir la survie de notre planète et assurer l’avenir des générations à naître, en leur offrant de vivre non dans la peur de la détonation de bombes atomiques mais, dans un monde libéré de la hantise d’une catastrophe nucléaire.« 

Telle est la position défendue, sans ambages, par le Sénégal lors des consultations sur la non-prolifération/RPDC (République populaire démocratique de Corée), mercredi à New York. La parole de Dakar était, naturellement, portée par le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Mankeur Ndiaye. Qui ajoute, toujours au sujet du danger du nucléaire militaire, qu' »outre les menaces déjà connues, l’on peut ajouter l’augmentation des risques de prolifération liés aux acteurs non étatiques, du fait de la montée du terrorisme et des nouveaux risques d’utilisation à mauvais escient des avancées rapides de la science, des technologies et du commerce international« .

Avant de profiter de la tribune du Conseil de sécurité pour plaider pour un monde débarrassé des armes nucléaires, le Sénégal avait « condamné avec la plus grande fermeté » l’essai nucléaire réalisé par la Corée du Nord le 6 janvier ainsi que « ses différents tirs de missile balistique qui constituent une violation grave des obligations internationales imposées à la RPDC » par l’ONU.

« Au demeurant, sous une perspective régionale, mon pays réitère l’importance du maintien de la paix et de la stabilité dans la péninsule coréenne et en appelle à une solution globale, pacifique, diplomatique et politique de la situation actuelle à travers le dialogue, temporise Mankeur Ndiaye. À cet égard, ma délégation voudrait en appeler à la sagesse des dirigeants nord-coréens afin de les faire revenir à la table des négociations, dans le cadre des pourparlers à six qui sont dans l’impasse depuis 2008.« 

Le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur estime qu' »il convient d’œuvrer en vue de renforcer l’autorité du Traité sur la non-prolifération nucléaire (TNP), à travers son universalisation et le respect des engagements antérieurement convenus« . Il ajoute : « Ma délégation reste convaincue qu’œuvrer à l’universalisation du TNP et à l’application de ses dispositions pertinentes, de même qu’agir de façon résolue pour l’entrée en vigueur du Traité sur l’interdiction complète des essais nucléaires (TICEN), constituent des jalons précieux vers le désarmement général et complet.« 

« À ce propos, rappelle Mankeur Ndiaye, les 20 et 21 février 2017, les Gouvernements sénégalais et néerlandais ont co-organisé, à Dakar, un dialogue régional sur le TNP dans la perspective du prochain comité préparatoire de 2017. Ce dialogue régional a offert aux gouvernements participants, la possibilité d’aborder, préalablement au comité préparatoire de 2017 et dans une perspective régionale, d’importantes questions liées à la non-prolifération, au désarmement nucléaire et à l’usage pacifique de l’énergie nucléaire.« 

http://www.seneweb.com/news/Diplomatie/nucleaire-militaire-le-senegal-rappelle-_n_214601.html

Avr 29

TIR DE MISSILE NORD-CORÉEN APRÈS UN APPEL AMÉRICAIN À CONTRER LA « MENACE NUCLÉAIRE »

MissileLa Corée du Nord a procédé samedi à un tir de missile balistique, tir soldé par un échec, en riposte apparente à un appel solennel des États-Unis à l’ONU à contrecarrer la « menace nucléaire » de Pyongyang par un renforcement des sanctions internationales.
Quelques heures après une réunion exceptionnelle du Conseil de sécurité, « la Corée du Nord a tiré un type de missile balistique non identifié depuis un site » au nord de Pyongyang, a annoncé le ministère sud-coréen de la Défense.

« Nous soupçonnons que cet essai a été un échec« , a indiqué la même source, en précisant que le missile n’a volé que quelques minutes, vers le nord-est, et a seulement atteint l’altitude de 71 km. Le commandement américain pour le Pacifique (Pacom) a confirmé un tir de « missile qui n’a pas quitté le territoire nord-coréen« .
Le président Donald Trump a aussitôt accusé Pyongyang d’avoir « manqué de respect » à la Chine, son principal allié. « Mauvais! », a tweeté le locataire de la Maison Blanche.
De son côté le Japon a fait « une protestation formelle » auprès du régime de Pyongyang, après avoir réuni son Conseil de sécurité nationale.

Au moment de ce tir raté, le chef de la diplomatie américaine Rex Tillerson, qui avait présidé la réunion du Conseil de sécurité, venait de quitter New York vendredi soir, après avoir exhorté ses partenaires à contrer une « menace nucléaire » nord-coréenne qui aurait des « conséquences catastrophiques« .
Il avait surtout pressé la Chine d’isoler Pyongyang économiquement et diplomatiquement.

Pressions

Le secrétaire d’État a prôné des « pressions économiques et diplomatiques« , tout en menaçant de recourir à la force pour faire plier le régime de Kim Jong-Un.
« Ne pas agir maintenant sur la question sécuritaire la plus urgente dans le monde pourrait avoir des conséquences catastrophiques« , a mis en garde M. Tillerson.
Signe de cette urgence pour les États-Unis, dont les territoires de Hawaï ou de la côte nord-ouest pourraient être à portée de missiles nord-coréens, le secrétaire d’État a affirmé que « la menace d’une attaque nucléaire nord-coréenne sur Séoul ou Tokyo était réelle« , voire que le régime communiste pourrait un jour « frapper les États-Unis« .
« Toutes les options en réponse à de futures provocations doivent rester sur la table« , a-t-il martelé, après que Donald Trump eut averti jeudi de la « possibilité que nous finissions par avoir un conflit vraiment majeur avec la Corée du Nord« .

Action militaire

Tillerson a souligné la « volonté de contrecarrer l’agression nord-coréenne, avec une action militaire si nécessaire« , assurant toutefois que Washington « préférait de beaucoup une solution négociée » diplomatiquement.
Mais alors qu’il avait réitéré vendredi matin sur la radio NPR une offre de dialogue direct avec Pyongyang, le secrétaire d’État a affirmé devant les Nations unies que son pays « ne récompenserait pas le mauvais comportement (de la Corée du Nord) avec des négociations« .

Pyongyang s’était engagé en 2003 dans des pourparlers à six avec la Corée du Sud, le Japon, la Russie, les États-Unis et la Chine. Ces tractations avaient capoté en 2009 et l’administration de Barack Obama (2009-2017) n’avait cessé pendant huit ans de manier le bâton des sanctions et la carotte d’une relance des discussions.
Mais le régime communiste a multiplié ses tirs de missiles balistiques, procédant même à cinq essais nucléaires souterrains, dont deux en 2016. Ces programmes militaires lui ont valu une série de résolutions de l’ONU et une batterie de sanctions internationales. D’après des experts onusiens, ces mesures punitives ont toutefois eu peu d’impact.
Si bien que Rex Tillerson a réclamé que la communauté internationale « impose davantage de pressions diplomatiques et économiques sur le régime nord-coréen« , notamment en renforçant les sanctions économiques et par des ruptures de relations diplomatiques.

Levier chinois

C’est donc d’abord vers la Chine, alliée de la Corée du Nord, que Rex Tillerson s’est tourné.
Arrivée au pouvoir le 20 janvier, l’administration Trump s’était mise dans les pas de l’équipe Obama sur le dossier nord-coréen, mais elle semble davantage vouloir faire pression sur Pékin.
« La Chine représente 90% des échanges commerciaux nord-coréens, la Chine a un levier économique sur Pyongyang qui est unique et son rôle est particulièrement important« , a pressé M. Tillerson, en présence de son homologue chinois Wang Yi qu’il a vu ensuite en tête-à-tête.
L’Américain a dit attendre « des actions supplémentaires » de Pékin. Le Chinois lui a répondu que son pays appliquait scrupuleusement toutes les sanctions de l’ONU.
Vantant les vertus du « dialogue » en vue de la « dénucléarisation de la péninsule » coréenne Wang Yi a mis en garde contre les risques de « chaos » et de « plus grandes catastrophes » en cas de recours à la force.
Il a aussi remis en avant une proposition chinoise d’un gel des programmes nucléaire et balistique nord-coréens, en échange d’un arrêt des exercices militaires entre les États-Unis et la Corée du Sud, liés par un traité d’alliance depuis la Guerre de Corée (1950-53).
Pour le ministre chinois, cette proposition est « sensée et raisonnable« , mais les États

Unis l’ont plusieurs fois rejetée.

Rex Tillerson a aussi promis que les États-Unis « ne cherchaient pas un changement de régime (…) ni quelque prétexte pour une réunification accélérée » des deux Corées.
De son côté, le vice-ministre russe des Affaires étrangères Guennadi Gatilov a dénoncé une « rhétorique de « guerre » et une « démonstration de force irréfléchie » qui pourraient avoir des « conséquences effrayantes ».

https://www.romandie.com/news/Tir-de-missile-nord-coreen-apres-un-appel-americain-a-contrer-la-menace-nucleaire_RP/791775.rom

Avr 29

LE NOUVEAU SARCOPHAGE DE TCHERNOBYL NE SERT A RIEN

SarcophageTrente et un ans après l’explosion, la nouvelle arche de protection ne sera pas efficace avant un siècle, peut-être plus, pour protéger les populations de la radioactivité..

Cela fait trente et un ans que le réacteur ukrainien de Tchernobyl a explosé et, pour les humains, le risque couru, en Ukraine et dans le reste de l’Europe est toujours aussi grand. Le nouveau sarcophage installé à la fin de l’année dernière à grand spectacle n’a pas le moins du monde diminué les dangers. Malgré le milliard et demi d’euros qu’il a pour l’instant coûté. Et le nombre de millions d’euros inconnu que la construction a rapporté aux co-constructeurs Vinci et Bouygues.

En effet, ce que les responsables ont oublié de signaler au cours de leur campagne de communication et d’autosatisfaction, c’est que ce sarcophage n’est pas un rempart contre la dispersion de la radioactivité. Il ne le sera pas avant des années. Comme une police d’assurance hors de prix dont le terme n’est pas déterminé. Et ceci pour au moins deux raisons.

D’abord il n’est pas étanche et ne peux pas l’être puisqu’il reste des années de travail à faire à l’intérieur. Pour habiller et « construire » cette étanchéité ; et surtout pour préparer, si par hasard c’est possible, l’extraction des débris qui restent sous le vieux sarcophage qui, lui, fuit toujours. Réalité qui nous amène à la deuxième explication.

Des dizaines de milliers de tonnes à évacuer

Dans le cœur fondu il reste environ 200 tonnes d’uranium et de plutonium qui dégagent toujours régulièrement une pollution radioactive qui passe à travers les brèches de l’ancien sarcophage. De plus ce cœur, toujours en fusion à basse température, est recouvert par les structures écrasées de l’ancien bâtiment du réacteur. Des débris également radioactif auxquels il faut ajouter près de 10 000 tonnes de poutrelles, de béton, de sable et de débris divers déversés par les volontaires soviétiques pour tenter « d’étouffer » la réaction qui se poursuivait après l’accident. Sans oublier le tonnage inconnu du béton assemblé dans le premier sarcophage pour isoler ce qui restait du bâtiment et de son réacteur. Il faudra plusieurs dizaines d’années pour évacuer et mettre en sécurité cet imposant fatras de gravats dangereux. Ils devront passer, quand une solution pour les évacuer sera trouvée, à travers le nouveau sarcophage… et en sortir.

Enfin, le risque d’une brusque réaction et d’une explosion surgies du cœur qui balaieraient l’ancien et le nouveau sarcophage, n’est toujours pas écartée car nul n’a été voir depuis longtemps dans quel état se trouve le magma fondu du réacteur.

Ni argent ni solutions techniques

Pour l’instant, aucune solution technique n’est prête, à la fois pour extraire ces débris et pour les transporter on ne sait où. De plus, les spécialistes du démantèlement, l’Europe et l’Ukraine ne disposent pas actuellement du moindre financement pour mener à bien ces travaux. En attendant que les technologies et l’argent soient disponibles, les effluves radioactifs continueront donc à s’échapper pratiquement au même rythme qu’aujourd’hui.

Il est à craindre que la « tombe » de ce premier cadavre nucléaire empoisonne l’Ukraine et le monde pendant très longtemps. Au point que le délai envisagé se révèle largement supérieur à un siècle, la durée de vie « garantie » par les constructeurs du nouveau sarcophage qui n’aura été qu’un cache-sexe coûteux destiné à nous faire oublier qu’un accident nucléaire pollue pour des milliers d’années.

Article de Claude-Marie Vadrot

https://www.politis.fr/articles/2017/04/le-nouveau-sarcophage-de-tchernobyl-ne-sert-a-rien-36777/

Avr 28

MOSCOU : LE BOUCLIER ANTIMISSILE USA CACHE LA POSSIBILITÉ D’UNE FRAPPE NUCLÉAIRE CONTRE LA RUSSIE

MoscouSelon un haut responsable russe, Washington poursuit une stratégie dangereuse pour l’équilibre mondial en encerclant la Russie avec ses systèmes de défense antimissiles. Ce général a souligné que la Russie n’était pas à l’abri d’une frappe nucléaire.

«La présence de bases américaines de défense antimissiles en Europe, de navires équipés de systèmes antimissiles […] autour de la Russie crée tout un système dissimulé rendant possible une attaque surprise avec des missiles nucléaires contre la Fédération de Russie», a expliqué le chef adjoint de l’état-major russe, le général Viktor Poznikhir, lors d’une conférence de presse le 26 avril. 

Selon le responsable russe, alors que les États-Unis continuent d’affirmer que leurs moyens de défense antimissiles visent à atténuer les menaces provenant des États «voyous», les résultats de simulations informatiques menées par des scientifiques russes ont confirmé que les installations du Pentagone étaient dirigées contre la Russie et la Chine.

Les systèmes américains d’alerte antimissiles, a-t-il expliqué, couvrent toutes les trajectoires possibles des missiles balistiques russes en direction des États-Unis. La possibilité que les Américains effectuent «des frappes soudaines permettant de désarmer les forces nucléaires stratégiques russes ou chinoises augmente considérablement l’efficacité du système de défense antimissile des États-Unis», a ajouté le général Viktor Poznikhir.

Le chef adjoint de l’état-major russe a souligné que «les représentants russes [avaient] mis en garde à plusieurs reprises […] du danger que [représentait] un système mondial de défense antimissile pour l’équilibre stratégique des forces dans le monde». 

Il a par ailleurs rappelé que le retrait unilatéral en 2002 des États-Unis du Traité antimissiles balistiques – signé en 1972 avec l’Union soviétique –, avait permis à Washington de développer des armes plus avancées. Le militaire russe a expliqué les conséquences en déclarant : «Les opérations spatiales de n’importe quel Etat, y compris [celles de] la Fédération de Russie et [de] la République populaire de Chine, sont menacées.» 

Viktor Poznikhir a également souligné que le renforcement du bouclier antimissile américain encourageait la course aux armements, en obligeant les autres pays «à prendre des mesures militaires et technologiques». Selon lui, le déploiement du système de défense antimissiles rompt l’équilibre des armements stratégiques et complique le dialogue sur le désarmement nucléaire.

Les États-Unis ont récemment déployé leur bouclier antimissiles Thaad en Corée du Sud, sur requête de Séoul. La Chine a pour sa part déclaré que les systèmes antimissiles américains installés en Corée du Sud menaçaient sa sécurité.

https://francais.rt.com/international/37640-moscou-bouclier-antimissile-usa-cache-possibilite-frappe-nucleaire-contre-russie

Avr 28

LA CORÉE DU NORD DEMANDE LA MÉDIATION DE L’ASEAN POUR ÉVITER UN «HOLOCAUSTE NUCLÉAIRE»

ASEANSur fond de tensions croissantes dans la péninsule coréenne, Pyongyang a demandé le soutien de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est pour empêcher un «holocauste nucléaire». Donald Trump a lui, mis en garde contre un «conflit majeur».

Dans une lettre au Vietnamien Le Luong Minh, président de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN), le ministre nord-coréen des Affaires étrangères Ri Yong-ho s’est alarmé des actions et de la rhétorique de Washington qui poussent selon lui la région au «bord de la guerre».

«Comme vous pouvez le constater, les actions belliqueuses des États-Unis et de la Corée du Sud dans la péninsule coréenne mènent à une situation totalement hors de contrôle», peut-on lire également dans cette lettre du diplomate nord-coréen, datée du 23 avril dernier et que s’est procurée l’AFP.

«Il est clair pour tous que le déploiement nucléaire que les États-Unis et la Corée du Sud mènent actuellement dans la péninsule coréenne peut conduire à une véritable hécatombe en quelques secondes. La nature de ces « exercices » n’est en aucun cas défensive», a ajouté Ri Yong-ho. 

L’appel de Pyongyang à l’ASEAN a précédé de peu le 30e Sommet de l’organisation qui s’est déroulé à Manille aux Philippines du 26 au 28 avril. La Corée du Nord y a justifié ses efforts pour développer son propre arsenal nucléaire comme seul moyen de dissuasion contre les États-Unis.

Le ministre nord-coréen des Affaires étrangères a exhorté le chef de l’ASEAN à informer ses homologues de l’organisation «sur la situation extrêmement grave» dans la région et à élaborer une «proposition appropriée» pour la préservation de la paix dans la péninsule coréenne.

«Nous attendons de l’ASEAN, qui attache une grande importance à la paix et à la stabilité régionales, qu’elle s’intéresse à la question des exercices militaires conjoints entre les États-Unis et la Corée du Sud à partir d’une position équitable et joue un rôle actif dans la sauvegarde de la paix et de la sécurité», a déclaré Ri Yong-ho dans sa lettre.

Ce n’est pas la première fois que Pyongyang envoie une lettre à l’organisation régionale composée de dix nations membres mais dont la Corée du Nord ne fait pas partie. L’agence de presse officielle nord-coréenne, KCNA, a annoncé que son ministère des Affaires étrangères avait déjà envoyé une requête au secrétariat de l’ASEAN le 4 avril dernier au sujet des manœuvres militaires de Washington et Séoul.

Ce plaidoyer de la Corée du Nord est adressé à l’ASEAN alors que la péninsule est en proie à de vives tensions. Au cours de la semaine dernière, les armées sud-coréenne et américaine ont effectué des manœuvres conjointes à Pocheon, dans le nord de la Corée du Sud. Elles ont fait suite à des exercices nucléaires nord-coréens qui avaient eu lieu la veille à Wonsan, au bord de la mer du Japon.

Les États-Unis ont de leur côté procédé, le 26 avril, au lancement d’un missile Minuteman III pour démontrer leurs «capacités nucléaires». En outre, un sous-marin nucléaire américain armé de missiles téléguidés a fait une escale portuaire en Corée du Sud le 25 avril et le navire de guerre USS Carl Vinson a été envoyé dans la région.

Le 28 avril, le ministère de la Défense de Corée du Sud a annoncé que les États-Unis envisageaient de continuer à déployer leurs armes «stratégiques» dans le pays, selon l’agence sud-coréenne Yonhap.

«Washington et Séoul ont convenu de poursuivre la mise en œuvre de toutes les mesures disponibles, y compris le déploiement régulier d’actifs stratégiques américains», a déclaré le ministre coréen lors de la réunion de deux jours entre la Corée et les États-Unis sur la question de la défense qui s’est tenue à Washington DC.

La Corée du Nord pour sa part a promis de répondre si nécessaire par une frappe nucléaire sur le territoire américain et a même diffusé la vidéo d’une simulation de tir de missile balistique frappant les États-Unis. Pyongyang a en outre assuré être prêt au combat, et a affirmé pouvoir couler le Carl Vinson en une seule frappe.

Washington se prépare au pire, tandis que Pékin, Moscou et Tokyo appellent à une solution diplomatique

Dans le même temps, alors que les États-Unis continuaient de renforcer leur présence militaire dans la région, la Chine et la Russie ont appelé à rechercher une solution diplomatique à la montée des tensions dans la péninsule coréenne.

Pékin tente de convaincre Pyongyang de renoncer à effectuer un sixième essai nucléaire. La Chine craint en effet qu’une telle manœuvre puisse déclencher des mesures de représailles de la part de Washington.

Le 27 avril, le secrétaire d’État américain Rex Tillerson a déclaré que la Chine avait accepté le principe de sanctions unilatérales contre Pyongyang si la Corée du Nord effectuait un nouvel essai nucléaire. En février dernier, la Chine avait déjà interdit les importations de charbon en provenance de Corée du Nord et évoqué la possibilité de restreindre ses exportations de pétrole vers cette dernière.

«Nous allons discuter des prochaines étapes qui pourraient être nécessaires à l’augmentation de la pression [économique] sur le régime [nord-coréen]», a déclaré Rex Tillerson. «Nous ne cherchons pas à changer le régime en Corée du Nord. Nous voulons la même chose que la Chine : une dénucléarisation complète de la péninsule coréenne», a-t-il ajouté.

Donald Trump, quant à lui, a déclaré à l’agence Reuters qu’il y avait «une possibilité de conflit majeur» dans la région. «Nous aimerions résoudre les choses de manière diplomatique, mais c’est très difficile», a-t-il déclaré.

Plus tôt dans la journée, le président russe Vladimir Poutine et le Premier ministre japonais Shinzo Abe ont préconisé une solution diplomatique à la crise coréenne. «Nous appelons tous les États impliqués dans les affaires de la région à s’abstenir d’employer une rhétorique militaire et à chercher un dialogue pacifique et constructif», a déclaré Vladimir Poutine après avoir rencontré son homologue japonais au Kremlin.

La veille, la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, avait estimé que les pourparlers entre les six parties (États-Unis, Corée du Sud, Corée du Nord, Russie, Chine, Japon) devraient être relancés.

«Il existe bien un mécanisme de pourparlers à six et il convient parfaitement à la Russie. Il faudrait demander aux États-Unis pourquoi ils rejettent ce mécanisme conçu pour améliorer la situation dans la péninsule coréenne», a déclaré Maria Zakharova. «Nous devrions utiliser tous les efforts diplomatiques et toutes les possibilités qu’offre le droit international [dans la situation actuelle de la région]», a ajouté la responsable russe.

Ces pourparlers à six (Chine, Corée du Sud, Corée du Nord, États-Unis, Russie et Japon), ont commencé en 2003, dans le but d’une dénucléarisation complète de la péninsule coréenne. Ils ont capoté dès 2008 après le lancement d’une fusée par la Corée du Nord. 

https://francais.rt.com/international/37666-coree-nord-demande-mediation-asean-pour-eviter-holocauste-nucleaire

Avr 28

LES ÉTATS-UNIS N’EXCLUENT PAS UN DIALOGUE DIRECT AVEC LA CORÉE DU NORD

Rex TillersonLes États-Unis n’excluent pas un dialogue direct avec le régime nord-coréen à propos du programme nucléaire de Pyongyang, a déclaré le secrétaire d’État Rex Tillerson vendredi dans une interview à la radio publique américaine NPR.
« Clairement, ce serait la manière dont nous aimerions résoudre cela« , a-t-il dit, interrogé sur d’éventuelles négociations directes avec le régime nord-coréen.
Mais le régime de Pyongyang doit être prêt à discuter de la dénucléarisation de la péninsule coréenne et pas seulement d’un gel de son programme nucléaire, a-t-il dit à quelques heures d’une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU consacrée à la Corée du Nord.
« Notre but est le même que celui de la Chine, c’est une dénucléarisation de la péninsule coréenne« , a-t-il repris. « Et j’ajouterai rapidement que nous avons fait notre part, nous avons retiré nos armes nucléaires de la péninsule coréenne. Il est temps que la Corée du Nord supprime ses armes (nucléaires) également« .
« C’est notre objectif, notre seul objectif« , a encore insisté Rex Tillerson, qui espère pousser la Chine à mieux contrôler son allié communiste.
Arrivée au pouvoir le 20 janvier et après des semaines de menaces réciproques -notamment l’évocation par Washington d’une action militaire-, l’administration de Donald Trump a mis de l’eau dans son vin ces derniers jours en semblant écarter, pour l’instant, le recours à la force et privilégier la diplomatie.
« Nous avons été très clairs sur nos objectifs« , a encore déclaré le secrétaire d’État. « Nous ne cherchons pas un changement de régime, nous ne cherchons pas un effondrement du régime, nous ne cherchons pas une réunification accélérée de la péninsule. Nous cherchons une dénucléarisation de la péninsule coréenne« .
Le président américain a rappelé jeudi sa préférence pour une solution politique, tout en soulignant le risque de confrontation militaire.
Rex Tillerson doit présider dans la matinée sa toute première réunion ministérielle des 15 pays membres du Conseil de sécurité, consacrée à Pyongyang. Il verra ensuite en tête-à-tête son homologue chinois Wang Yi.

https://www.romandie.com/news/Les-Etats-Unis-n-excluent-pas-un-dialogue-direct-avec-la-Coree-du-Nord/791612.rom

Avr 28

DÉCHETS RADIOACTIFS : NOUVELLES INQUIÉTUDES SUR LA SÛRETÉ DE L’USINE DE LA HAGUE

La HagueSyndicats et élus locaux s’inquiètent d’une «diminution de la sûreté des installations» de la plus grande usine de ce type dans le monde. Le site situé près de Cherbourg souffrirait de la chasse aux coûts et du manque d’effectifs.

Alerte à La Hague. Les syndicats CGT-FO-Unsa-CFDT et des élus locaux déplorent une «diminution» de la sûreté au sein de l’usine Areva. Située à la pointe du Cotentin, près de Cherbourg dans la Manche, il s’agit de la plus grande unité de retraitement et de vitrification de déchets radioactifs au monde. Libération avait pu accéder au site de La Hague le mois dernier pour un reportage rare <http://www.liberation.fr/futurs/2017/03/27/la-hague-entrepot-temporaire-de-dechets-nucleaires-depuis-40-ans_1558739> . Cette dégradation de la sûreté serait liée selon eux à la «situation financière grave» du groupe. Dans les faits, la commission locale d’information (CLI) du site – qui regroupe élus locaux, syndicalistes et associations environnementales – a adopté ce jeudi une motion demandant à l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) une
Un signal d’alarme qui fait suite à un premier «message d’alerte» communiqué par le CHSCT (comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail) en novembre, lors d’une réunion non publique de la CLI. «La direction, au travers d’une course effrénée aux économies, met à mal le système de défense en profondeur» du site, face au risque «d’accident nucléaire», avait écrit le CHSCT de l’usine de La Hague dans une note dont l’AFP a eu une copie : «Les formations sont faites à la va-vite, par manque d’effectifs. […] La totalité des médecins tirent la sonnette d’alarme à propos de la santé mentale des salariés du site.» Les syndicats, qui défendent l’emploi dans la filière de l’atome, rejoignent les inquiétudes de certaines associations antinucléaires. Car pour eux, «la situation du site est plus qu’alarmante en termes de sous-effectifs», comme l’a expliqué Patrick Méhaut (CGT) durant la CLI de jeudi

500 suppressions de postes
Le directeur adjoint de l’usine de La Hague, René Charbonnier, a pour sa part répondu lors de cette réunion de la CLI que «la sûreté est la priorité» absolue d’Areva et que le groupe continuait à recruter. Et Areva, qui publie chaque année un rapport d’information sur La Hague <http://www.areva.com/mediatheque/liblocal/docs/activites/aval/recyclage/2015/Areva-Rapport-TSN-2015-2016.pdf> , n’a pas plus réagi à ce stade. En 2015, après l’annonce d’une perte de 5 milliards d’euros qui risquait de précipiter une faillite du groupe, ce dernier avait annoncé plus de 4 000 suppressions de postes en France, dont 500 à La Hague. Aujourd’hui, le site emploie toujours près de 5 000 salariés, dont 2 900 chez Areva NC. Comme toutes les installations nucléaires, le site nécessite en effet une surveillance vingt-quatre heures sur vingt-quatre par des personnels hautement qualifiés et formés à la radioprotection.
Mais les syndicats font état de conditions de travail qui se dégradent au point de mettre en péril la sûreté«Imaginez-vous dans un aéroport. On vous propose d’embarquer sur un vol avec un copilote sans licence parce que, depuis deux ans, il pilote des hélicoptères, et avec un réacteur, dont la maintenance annuelle est dépassée de quinze jours, qui embarquerait ? Les salariés Areva le font tous les jours», a expliqué Sébastien Legouix de la CFDT lors de la CLI.
Énorme concentration radioactive
La sûreté de La Hague préoccupe particulièrement Greenpeace. «La Hague, c’est le site qui concentre le plus de matière radioactive en Europe. Les piscines sont presque pleines, il reste deux ans de stockage maximum», expliquait récemment à Libération Yannick Rousselet, chargé de campagne antinucléaire au sein de l’ONG. 10 000 tonnes de combustibles usés refroidissent ainsi actuellement dans les piscines de La Hague. L’équivalent d’une centaine de cœurs nucléaires, soit deux fois de ce qui est «chargé» dans les 58 réacteurs nucléaires d’EDF ! Ce stock impressionnant d’assemblages radioactifs fait dire à Yves Marignac du cabinet Wise-Paris que «le potentiel de danger de La Hague est sans équivalent» <http://www.liberation.fr/futurs/2017/03/29/le-potentiel-de-danger-a-la-hague-est-sans-equivalent_1558984> en cas d’accident. Mais il n’y a pas de risque de réaction en chaîne comme dans un réacteur nucléaire. Cet expert indépendant craint plutôt une attaque terroriste type 11 Septembre sur les piscines non bunkérisées de La Hague.
Le site nucléaire, qui s’étend sur 300 hectares, entrepose aussi les 16 600 conteneurs de déchets «haute activité» vitrifiés et les 14 200 conteneurs de «moyenne activité» compactés, déjà retraités. Cette montagne de déchets, hautement ou moyennement radioactifs, mais tous à vie longue, ont vocation à être enfoui un jour à 500 mètres sous terre dans les galeries de Cigéo : le laboratoire de stockage profond que l’Agence nationale de gestion des déchets radioactifs (Andra) expérimente à Bure, dans la Meuse. Un cimetière nucléaire que Libération a pu également visiter <http://www.liberation.fr/futurs/2017/03/27/a-bure-dans-les-entrailles-du-cimetiere-nucleaire_1558736> .
«Il faut voir La Hague comme un entreposage temporaire, en aucun cas une solution définitive. Nous faisons la jointure en attendant que Cigéo soit opérationnel pour le stockage profond», nous expliquait au mois de mars Christophe Neugnot, directeur de la communication d’Areva, lors de la visite de l’usine. Mais le temporaire dure puisque certains conteneurs de déchets y sont stockés depuis quarante ans dans des conditions qui ont été pointées du doigt à plusieurs reprises par les ONG.
Inspections de l’ASN
De son côté, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), qui mène chaque année des inspections surprises sur le site, n’a «pour l’instant pas fait de constat alarmant». Le gendarme du nucléaire considérait dans sa dernière appréciation officielle portant sur l’année 2015 <https://www.asn.fr/L-ASN/ASN-en-region/Division-de-Caen/Cycle-du-combustible/Site-de-la-Hague> , «que le bilan des usines exploitées par Areva NC sur le site de La Hague est assez satisfaisant pour ce qui concerne la sûreté nucléaire, l’exposition radiologique des personnels et le respect des limites de rejet dans l’environnement». Mais il demandait aussi à Areva de «poursuivre ses efforts pour assurer, dans le respect des échéances prescrites, la reprise et le conditionnement des déchets anciens entreposés sur le site». Et l’ASN a demandé à Areva de remplacer progressivement six évaporateurs vieillissants <https://www.asn.fr/L-ASN/ASN-en-region/Division-de-Caen/Actualites-de-votre-region/Corrosion-des-evaporateurs-concentrateurs-de-produits-de-fission-de-La-Hague2> : ces cuves «extrêmement irradiantes» servent à extraire l’uranium et le plutonium contenus dans les barres de combustibles usés mais leur corrosion commence à être préoccupante.
L’alerte lancée par les syndicats de La Hague est-elle susceptible de trouver un nouvel écho auprès de l’ASN, qui doit présenter son «Rapport sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en 2016» en mai ? «On a prévu de nouvelles inspections sur le sujet» de la sûreté», a simplement indiqué jeudi, durant la CLI, Hélène Héron, chef de la division normande de l’ASN.

Article de Jean-Christophe Féraud

http://www.liberation.fr/futurs/2017/04/27/dechets-radioactifs-nouvelles-inquietudes-sur-la-surete-de-l-usine-de-la-hague_1565811

Avr 28

SUISSE : LE VENT EST TOUJOURS FAVORABLE À LA STRATÉGIE ÉNERGÉTIQUE 2050

Suisse(NDLR : préalable pour comprendre l’article: le 21 mai 2017, le peuple Suisse se prononcera sur la révision de la loi sur l’énergie. Celle-ci vise à réduire la consommation d’énergie, à améliorer l’efficacité énergétique et à promouvoir les énergies renouvelables. La construction de nouvelles centrales nucléaires sera en outre interdite.)

Article de la Tribune de Genève (28/4/2017)

Selon notre sondage, c’est un oui clair à 55% qui se dessine pour le projet de sortie du nucléaire.

«Je ne vais pas me désengager de la campagne parce que les sondages sont positifs! On ne sait jamais ce qui peut se passer. Visiblement, les opposants ont un gros budget pour faire de la publicité.» Pas question pour Doris Leuthard de vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué. Reste qu’à trois semaines du vote, un renversement de tendance pour la Stratégie énergétique 2050 <http://www.tdg.ch/suisse/politique/contenu-2/strategie-energetique-2050/s.html> serait très improbable.

Des fronts qui n’ont pas bougé
Le plan de sortie du nucléaire est très bien accepté par la population. Entre le premier et le deuxième sondage réalisé par Tamedia, les fronts n’ont quasi pas bougé. 55% des Suisses s’apprêtent à glisser un oui dans les urnes, tandis que 42% diront non. Il y a 3% d’indécis. Les variations (- 1% pour le oui, + 1% pour les indécis) sont dans la marge d’erreur.

Divisions au PLR
Les Romands sont un peu plus nombreux que les Alémaniques à accorder leur confiance au projet: 62% ici contre 53% outre-Sarine. Si l’on prend la répartition partisane, les plus divisés sont les PLR: 45% d’entre eux diraient oui, contre 52% qui penchent pour le non. La base UDC adhère sans hésiter au mot d’ordre du parti: 71% de non. Le PDC fait confiance à sa conseillère fédérale: 72% de oui. Même chose pour les PBD. Enfin, chez les Verts, les socialistes et les Vert’libéraux, le oui dépasse les 85, voire les 90%!

Peu d’arguments cités
Malgré la complexité du projet, les arguments sont peu nombreux. Deux tiers des partisans sont convaincus que l’avenir appartient aux énergies renouvelables. Du côté des adversaires, on cite trois arguments: la loi va mettre en péril l’approvisionnement énergétique de la Suisse (37%), elle va renchérir le prix du courant (23%). Et l’État va nous obliger à réduire de moitié notre consommation d’énergie (19%).

http://www.tdg.ch/suisse/politique/Le-vent-est-toujours-favorable-a-la-Strategie-energetique-2050/story/31829514

Avr 27

DÉMANTÈLEMENT NUCLÉAIRE : L’IRSN CONFIRME QUE LES DÉCHETS D’EURODIF POSENT PROBLÈME

BesseAprès l’Autorité environnementale, c’est au tour de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) d’émettre des doutes sur la stratégie de gestion des déchets du démantèlement de l’usine d’enrichissement d’uranium Georges Besse I. Le calendrier proposé par Areva pourrait être compromis si aucune solution n’est trouvée pour les déchets de très faible activité (TFA) issus du site d’Eurodif.

Dans un avis rendu public mi-avril, l’IRSN explique que le centre industriel de regroupement, d’entreposage et de stockage (Cires) de l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) « ne devrait (…) pas pouvoir accueillir la totalité des déchets issus du démantèlement » de l’usine d’Areva. En effet, le site de Morvilliers (Aube) « devrait être proche de la saturation de ses capacités d’entreposage à l’horizon 2025-2030″. Or, le démantèlement de l’usine George Besse 1 devrait s’étaler sur 32 ans, soit jusqu’en 2050. Il générera de l’ordre de 210.000 tonnes de déchets, principalement métalliques, de très faible activité.

Vers une valorisation des déchets TFA ?

Cette « absence de filière d’évacuation des déchets TFA pourrait mettre en cause l’échéancier de réalisation du démantèlement », alerte l’IRSN. L’Institut relève toutefois que « l’exploitant réalise actuellement des études relatives à la valorisation des déchets métalliques ».

En novembre dernier, l’Autorité environnementale (Ae) estimait déjà que le scénario de gestion des déchets TFA répond formellement à l’obligation légale mais n’est pas réaliste. L’Ae ajoutait que la saturation du site de Morvilliers allait probablement contraindre Areva à entreposer une partie des déchets TFA sur le site du Tricastin (Drôme) jusqu’à ce qu’une solution soit trouvée. Cette option est d’ailleurs évoquée dans le dossier de démantèlement. Mais, l’Ae estime que sa création ne sera pas sans conséquence : pour respecter la réglementation, Areva devra demander une modification du décret de démantèlement. Dans ce cas, l’étude d’impact devra être actualisée et une nouvelle enquête publique devra être réalisée. Quant au recyclage de ces déchets « il s’agit d’une solution que le droit n’autorise pas », rappelait l’Ae. D’ailleurs, le dossier d’Areva rejette cette option qui suppose d’importantes évolutions réglementaires et une dérogation au code de la santé publique.

Pour rappel, en juin 2012, Areva a définitivement mis à l’arrêt l’usine d’enrichissement Georges Besse I, ouverte en 1979. Cette usine, située sur le site du Tricastin, a été remplacée par l’usine Georges Besse II qui utilise un procédé plus économe en énergie.

Article de Philippe Collet, journaliste, rédacteur spécialisé

https://www.actu-environnement.com/ae/news/demantelement-nucleaire-irsn-eurodif-dechets-probleme-28894.php4

Avr 27

À BURE, LES ANTINUCLÉAIRES DU BOIS LEJUC SONT EXPULSABLES DÈS AUJOURD’HUI

BureDeux mois après l’audience, le tribunal de grande instance de Bar-le-Duc, dans la Meuse, a jugé mercredi 26 avril les antinucléaires du bois Lejuc à nouveau expulsables. Sur place, les opposants au projet d’enfouissement des déchets nucléaires, dit Cigéo, se disent « surpris » mais « sereins » face à une décision ayant un « sens politique ».
Mercredi 26 avril, le tribunal de grande instance de Bar-le-Duc (Meuse) a rendu sa décision : le bois Lejuc, occupé depuis huit mois, est à nouveau expulsable sans délai. Située sur la commune meusienne de Mandres-en-Barrois, cette petite forêt occupe un rôle stratégique, car elle doit accueillir dans ses sous-sols argileux les déchets nucléaires du projet Cigéo, porté par l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra). Des opposants à ce projet de « poubelle nucléaire » occupent le bois depuis juillet 2016, construisant barricades et cabanes à plus de 25 m de hauteur <https://reporterre.net/A-Bure-la-lutte-s-envole-joyeusement-contre-la-poubelle-nucleaire> … ils pourraient donc se retrouver délogés par les gendarmes dès aujourd’hui.
Lors de l’audience d’examen du litige, le 8 février dernier <https://reporterre.net/Pour-le-moment-l-Andra-ne-peut-pas-expulser-les-occupants-du-bois-Lejuc> , l’Andra a en effet demandé l’expulsion de M. Sven Lindström, seul occupant identifié de la forêt lorraine (les occupants anonymes sont plusieurs dizaines), au nom d’« une atteinte manifeste au droit de propriété », selon les dires de Me Bourel, avocat de l’Agence. Or, cette propriété est remise en cause depuis que le tribunal administratif de Nancy a invalidé la cession <https://reporterre.net/Bure-le-tribunal-de-Nancy-invalide-la-cession-du-bois-Lejuc-a-l-Andra>  du bois à l’Andra, fin février. « L’expulsion est contestable et l’Agence n’a rien à faire dans ce bois, puisqu’elle n’en est plus vraiment propriétaire », résume Me Ambroselli, qui défend les occupants. À la suite de la décision du tribunal, ni Me Bourel ni l’Andra n’ont souhaité pour le moment s’exprimer.

À la Maison des résistances de Bure, les opposants se disent « surpris » par cette décision, mais « sereins » : « On ne s’attendait pas à ce que ça tombe maintenant, alors que la propriété du bois est contestée, et en pleine élection présidentielle, note Sylvestre (pseudonyme), qui vit entre la Maison et le bois. Mais, en même temps, on a déjà vécu une expulsion en juillet 2016, on est bien préparé et déterminé à défendre cette forêt coûte que coûte. » Des ateliers de formation pour se préparer à l’intervention des gendarmes, ainsi que la construction et le renforcement des cabanes, seront ainsi organisés dans les prochains jours.
Le prochain président pourrait ouvrir son mandat par un conflit avec les écologistes 
Les opposants — qui seraient une cinquantaine en ce moment — ont reçu le soutien de la Zad de Notre-Dame-des-Landes, et attendent l’arrivée de militants amis. Un appel à des actions décentralisées a également été lancé, et une manifestation de réoccupation est d’ores et déjà prévue dans les quinze jours qui suivront l’expulsion. « Cela pourrait raviver la lutte, relancer le mouvement », observe Étienne Ambroselli. « Ce n’est ni une défaite ni une fin, nous disent les occupants du bois. Il s’agit simplement d’une nouvelle étape dans la lutte qui s’enracine par ailleurs : il y a les occupations légales, à travers des achats de maison et des remises en cultures de champs. »
« Il y a un sens politique à cette expulsion, estime pour sa part Sylvestre. Si elle intervient d’ici début mai, elle va laisser une trace indélébile sur la fin de la mandature anti-écolo de Hollande. Sinon, le prochain président va commencer son mandat avec un conflit larvé contre les écologistes, et une lutte potentiellement violente. » Et Me Ambroselli de rappeler que Benoît Hamon — et donc le Parti socialiste — s’est prononcé contre le projet de Bure pendant la campagne électorale. En avril 2015, Emmanuel Macron, alors ministre de l’Économie, avait quant à lui soutenu un amendement favorisant l’ouverture du projet Cigéo <https://reporterre.net/La-loi-Macron-impose-en-catimini-l> .
« Le bois Lejuc est le symbole d’un choix de société, insiste Sylvestre. Le tout nucléaire contre la défense des biens communs que sont la forêt, les terres agricoles. » Dans ce contexte, la mobilisation prévue le mardi 2 mai <https://reporterre.net/Bure-stop-nos-campagnes-ne-sont-pas-des-poubelles-manifestation-a-Bar-le-Duc>  à Bar-le-Duc en soutien au paysan Jean-Pierre Simon, jugé pour avoir soutenu l’occupation du Bois Lejuc en mettant à disposition des occupants son tracteur et sa bétaillère, prendra certainement un nouveau sens.

https://reporterre.net/A-Bure-les-antinucleaires-du-bois-Lejuc-sont-expulsables-des-aujourd-hui

Avr 27

LA CHINE DEMANDE AUX ÉTATS-UNIS DE STOPPER LEURS EXERCICES EN CORÉE DU SUD

Corée du sudLe chef de la diplomatie chinoise Wang Yi a de nouveau exhorté mercredi les États-Unis à stopper leurs manœuvres militaires en Corée du Sud, au moment où la tension s’exacerbe entre Washington avec Pyongyang.

« La poursuite des essais nucléaires viole les résolutions de l’ONU mais la poursuite des manœuvres militaires autour de la péninsule ne respecte pas non plus les résolutions de l’ONU« , a déclaré M. Wang, en demandant l’arrêt des exercices militaires des armées américaine et sud-coréenne.

Il s’exprimait lors d’une conférence de presse à Berlin à l’occasion d’une rencontre avec son homologue allemand Sigmar Gabriel.

Séoul a annoncé des exercices conjoints avec un porte-avions américain attendu prochainement dans la région.

Washington a dépêché le porte-avions nucléaire Carl Vinson et son escorte dans la péninsule coréenne, où il devrait arriver d’ici la fin de la semaine.

« Le danger que de nouveaux conflits éclatent à tout moment est grand, c’est la raison pour laquelle nous appelons toutes les parties à faire preuve de sang-froid et à éviter tout acte ou parole qui pourrait conduire à de nouvelles provocations », a déclaré le chef de la diplomatie chinoise.

Interrogé sur les risques de conflit armé, le ministre a jugé que « même 1% de risque ne pouvait être toléré » car une guerre aurait des conséquences « inimaginables« .

Pékin plaide depuis plusieurs semaines pour une solution dite de « suspension contre suspension »: Pyongyang doit interrompre ses activités nucléaires et balistiques et Washington ses manœuvres militaires communes avec la Corée du Sud, des exercices annuels considérés par le Nord comme une provocation.

Les États-Unis rejettent le plan chinois. Mais Pékin, qui maintient qu’il s’agit de « la seule option réalisable« , a mis Washington au défi d’avancer « une meilleure proposition« .

Les propos à Berlin du ministre chinois des Affaires étrangères interviennent dans un contexte particulièrement tendu.

Les forces américaines ont livré le même jour les premiers éléments du bouclier antimissile THAAD sur le site où il sera installé en Corée du Sud, un projet destiné à contrer la menace nord-coréenne mais qui suscite l’ire de Pékin.

Face à la poursuite des programmes nucléaire et balistique nord-coréens, pourtant interdits par la communauté internationale, les responsables américains ont averti que toutes les options – y compris militaires – étaient « sur la table« .

Washington exhorte de longue date Pékin à faire pression sur son turbulent voisin et allié.

Mais le ministre chinois s’est défendu en répétant mercredi à Berlin que son influence était limitée.

« La Corée du Nord est un État souverain et doit décider elle-même si elle veut ou non stopper ses activités nucléaires », a-t-il argumenté.

« Naturellement nous estimons aussi que ces activités ne sont pas dans l’intérêt de la Corée du Nord », a ajouté le ministre, tout en soulignant que Pyongyang le justifiait par la « menace américaine ». M. Wang a en conséquence jugé qu’il appartenait surtout à la Corée du Nord et aux États-Unis de régler le problème.

http://www.nordlittoral.fr/27940/article/2017-04-26/la-chine-demande-aux-etats-unis-de-stopper-leurs-exercices-en-coree-du-sud

Avr 27

31ÈME ANNIVERSAIRE DE TCHERNOBYL : EN FRANCE AUSSI, UN ACCIDENT NUCLÉAIRE EST POSSIBLE ! ARRÊTONS LE NUCLÉAIRE EN URGENCE !

En France aussiLe 26 avril 1986, le réacteur n°4 de la centrale de Tchernobyl explosait, déclenchant le pire accident nucléaire de l’histoire. 31 ans après, alors que les effets de la catastrophe continuent de se déployer, le Réseau “Sortir du nucléaire“ rappelle l’urgence d’une transition énergétique en France.

COMMUNIQUÉ DU RÉSEAU SORTIR DU NUCLÉAIRE

Tchernobyl : la catastrophe sanitaire et environnementale continue

Malgré le sarcophage démesuré installé à grands frais en 2016 au-dessus du réacteur éventré et prévu pour durer un siècle, l’accident n’est pas « mis sous cloche ». 31 ans après, des régions où vivent près de 3,5 millions de personnes sont toujours contaminées. Le Césium 137 et le Strontium 90, principaux éléments rejetés, restent présents dans les sols et n’ont perdu que la moitié de leur radioactivité.

En Ukraine, en Biélorussie, en Russie, des centaines de milliers d’enfants restent exposés à la consommation de produits radioactifs et/ou souffrent de pathologies probablement liées à l’exposition de leurs parents. Ils ne bénéficient pas de distributions de compléments alimentaires permettant d’éliminer la radioactivité. Les centres indépendants qui leur apportent un traitement, comme l’institut Belrad, ne bénéficient d’aucun soutien gouvernemental. Comme le montrent des travaux universitaires, la vie animale elle-même n’est pas épargnée par les effets des radiations.

Alors que des études indépendantes font état de près d’un million de morts attribués à Tchernobyl [1], les autorités continuent à minimiser les impacts de cette catastrophe, évoquant des chiffres honteusement bas. Tandis que l’AIEA concède 4000 décès à terme, l’Organisation Mondiale de la Santé évalue à moins d’une cinquantaine de morts les impacts de la catastrophe et prétend que les problèmes de santé des personnes vivant en zone contaminée seraient principalement dus au stress et à la peur des radiations !

Pour dénoncer ces mensonges et l’accord qui lie l’OMS à l’AIEA, une mobilisation importante aura lieu le 26 avril à Genève, devant le siège de celle-ci. Cette action constitue l’aboutissement de 10 ans de vigie opiniâtre menée par des militants de toute l’Europe.

Évitons un Tchernobyl français !

Ainsi que le rappelle l’Autorité de sûreté nucléaire elle-même, un accident majeur ne peut être exclu en France, d’autant plus au regard d’un contexte particulièrement dégradé : vieillissement des installations, situation financière catastrophique d’EDF et Areva susceptible d’entraîner une dégradation de la sûreté, pressions exercées sur l’ASN… Comme le montre un ouvrage récemment publié par une personne issue du sérail d’EDF, les rejets radioactifs en cas d’accident seraient bien supérieurs à ceux officiellement affichés. Les coûts humains, environnementaux et financiers d’une telle catastrophe s’avèreraient dévastateurs.

Pour écarter ce risque tout en créant des centaines de milliers d’emplois, il est urgent d’engager une transition énergétique qui passe par l’arrêt du nucléaire, et de préparer la reconversion d’une industrie au bord du gouffre. Le président élu le 7 mai aura-t-il le courage d’impulser ce changement ? Alors que Marine Le Pen calque son discours sur celui de l’industrie atomique, Emmanuel Macron prétend s’acquitter de la réduction de la part du nucléaire mais ne propose ni scénario ni mesures concrètes pour concrétiser cette promesse.

Nous refusons que se perpétue cette inertie qui abandonnerait encore la politique énergétique aux mains d’EDF, laissant la fermeture de centrales dangereuses tributaires du bon vouloir de l’électricien. Le Réseau “Sortir du nucléaire“ invite les citoyens à se mobiliser pour imposer un changement de cap et empêcher que ne perdure un système énergétique dépassé.

http://7seizh.info/2017/04/26/31eme-anniversaire-de-tchernobyl-france-accident-nucleaire-possible-reussir-transition-energetique-arretons-nucleaire-urgence/

Avr 27

CORÉE DU SUD : LES ÉVÊQUES CATHOLIQUES SUD-CORÉENS INCITENT À L’ABANDON DE L’ÉNERGIE NUCLÉAIRE

Corée du sudLe 10 avril dernier, lors d’une conférence de presse, l’organisation Solidarité catholique contre le nucléaire, qui regroupe les associations catholiques engagées sur les questions environnementales, rendait publique une pétition dans laquelle elle invitait la Corée du Sud à imiter l’Allemagne, un pays …

… qui a renoncé à l’énergie nucléaire après Fukushima. Ce texte est assez court : une page, mais fait preuve d’une certaine ambition : il aspire à recueillir un million de signatures. Parmi les premiers signataires : la Conférence des évêques catholiques de Corée (CBCK).

Selon certains observateurs, il existe un certain consensus dans le pays pour s’efforcer de réduire la production d’électricité d’origine nucléaire et développer les énergies renouvelables.

Multiplication des initiatives catholiques en faveur de l’abolition de l’énergie nucléaire

L’énergie nucléaire fait régulièrement l’objet de controverses en Corée du Sud, notamment depuis un scandale de corruption relatif à l’utilisation de pièces contrefaites en 2012. Plus récemment, c’est la sécurité des installations nucléaires qui a été remise en question. En effet, deux séismes de magnitude 5,1 et 5,8 se sont produits le 12 septembre dernier. Ces tremblements de terre, les plus importants depuis 1978 (date à laquelle le pays a commencé à mesurer l’activité sismique), ont conduit à l’arrêt temporaire des quatre réacteurs de la centrale nucléaire de Wolsong, située sur les côtes de la province du Nord-Gyeongsang.

Dès lors, les initiatives se sont multipliées pour accélérer la sortie du nucléaire. Quelques jours après le séisme, une soixante de militants chrétiens coréens et japonais ont effectué un pèlerinage de Busan (site du réacteur nucléaire le plus ancien de Corée) à Samcheok (où des réacteurs sont en cours de construction). Ce pèlerinage, premier du genre à avoir lieu en Corée, a été financé, selon l’agence d’informations Ucanews, par le Comité épiscopal coréen pour l’écologie et l’environnement et la Conférence épiscopale du Japon.

Le soutien de l’Église du Japon aux partisans coréens de l’abolition du nucléaire n’est pas une surprise : le 11 novembre 2016, la Conférence des évêques du Japon (CBCJ) a publié une déclaration réclamant l’abolition universelle de l’énergie nucléaire. La CBCJ, consciente du caractère « inhabituel » de cette démarche (il est en effet rare qu’une conférence épiscopale s’adresse au monde entier), déclarait que « ce que le Japon a enduré depuis le désastre de Fukushima nous convainc de la nécessité d’informer le monde entier des dangers de l’énergie nucléaire et d’appeler à son abolition universelle ».

L’importance de l’énergie nucléaire en Corée

Les tremblements de terre de septembre 2016 ont par ailleurs conduit certaines organisations de la société civile, comme l’organisation Solidarité catholique contre le nucléaire, à élaborer une feuille de route destinée à substituer en Corée du Sud les énergies renouvelables à l’énergie nucléaire. Cette feuille de route, adressée aux candidats à l’élection présidentielle qui se tiendra le 9 mai prochain, recommande notamment de ne pas construire de nouvelles centrales nucléaires, de démanteler les réacteurs anciens et d’arrêter d’exporter le savoir-faire nucléaire coréen.

Neuvième consommateur mondial d’énergie en 2014, la Corée du Sud est loin de parvenir à assurer son indépendance énergétique : 96 % de ses besoins sont couverts par des importations. Le parc électronucléaire, qui couvre un peu moins du tiers de la production coréenne d’électricité, est composé de 25 réacteurs (répartis dans sept centrales) ; trois réacteurs supplémentaires sont en cours de construction, selon l’Agence internationale de l’énergie atomique en 2016.

Sixième parc nucléaire, la Corée du Sud ne se contente pas de construire des centrales sur son territoire : elle exporte aussi son savoir-faire. En témoigne la signature d’un contrat de 20 milliards de dollars en 2009 avec les Émirats arabes unis pour construire quatre réacteurs nucléaires (un marché sur lequel les entreprises françaises étaient candidates.)

Des répercussions politiques ?

Pour des raisons de santé publique, le gouvernement actuel souhaite réduire l’activité des centrales à charbon, considérées comme responsables de la pollution aux particules fines. Il s’est ainsi engagé à arrêter le fonctionnement de dix de ces centrales et à ne pas en construire de nouvelles.

Concernant l’énergie nucléaire, celle-ci n’est pour l’instant pas au cœur des préoccupations politiques de la péninsule. Pour autant, dans un pays où les catholiques représentent plus de 10 % de la population et où l’engagement de l’Église est apprécié, il paraît difficile de mesurer l’audience qu’aura la pétition signée par la CBCK. Toujours est-il que, selon The Korea Herald, Moon Jae-in, candidat du Parti démocratique à l’élection présidentielle, s’est engagé le 22 avril dernier à arrêter la construction de réacteurs nucléaires et à mettre un terme à l’activité de la tranche n° 1 de la centrale de Wolsong. Il a, en outre, indiqué vouloir réduire la part du nucléaire à 20 % de la production coréenne d’électricité d’ici 2030. Moon Jae-in, en tête dans les enquêtes d’opinion, est de confession catholique.

Légende photo : Moon Jae-in, candidat du Parti démocratique à l’élection présidentielle du 9 mai prochain et grand favori selon les enquêtes d’opinion, s’est prononcé en faveur de l’arrêt de la construction de centrales nucléaires dans la péninsule.

http://eglasie.mepasie.org/asie-du-nord-est/2017-04-26-les-eveques-catholiques-sud-coreens-incitent-a-l2019abandon-de-l2019energie-nucleaire

Avr 26

TCHERNOBYL, 31 ANS APRÈS LA CATASTROPHE : L’IMPOSSIBLE BILAN SANITAIRE

TchernoDes rassemblements anti-nucléaires ont lieu ce mercredi dans plusieurs villes de France, à l’appel du réseau Sortir du nucléaire. 31 ans après la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, des chercheurs assurent qu’il y a toujours des sources de contamination dans la zone irradiée.

Le réseau Sortir du nucléaire espère encore peser dans l’élection présidentielle.

À 11 jours du second tour du scrutin et à l’occasion des 31 ans de la catastrophe de Tchernobyl, l’association organise mercredi 26 avril plus d’une dizaine de rassemblements pour réclamer aux candidats Emmanuel Macron et Marine Le Pen la sortie de l’atome. Des mobilisations sont ainsi prévues à Paris, Lyon, Tours et Chinon mais aussi à Genève, en Suisse, où se trouve le siège de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Au-delà du fait que la pollution nucléaire reste importante, les experts considèrent qu’il est toujours impossible de faire un bilan sanitaire complet de Tchernobyl. Même 31 ans après l’explosion du réacteur n°4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl, le césium craché par ce réacteur n’a perdu que la moitié de sa force. Il continue donc à contaminer les terres de nombreux villages de Biélorussie, ce pays voisin de l’Ukraine qui a subi les plus graves retombées radioactives après la catastrophe.

Des soupes aux champignons irradiés

Chaque année, l’institut Belrad fait des mesures auprès de 20 000 enfants biélorusses dans leurs écoles. Yves Lenoir, le président de l’association Enfants Tchernobyl Bélarus qui soutient cet institut, constate encore des cas critiques dans le pays. « Compte tenu de la contamination des pâturages, on n’a pas réussi à éliminer la contamination du lait dans la production laitière », indique Yves Lenoir qui affirme qu’il y a « d’autres sources de contamination plus accidentelles », comme « la consommation de champignons« . Alors qu’en France, ces champignons seraient considérés comme « des déchets atomiques à stocker dans des alvéoles bétonnées », en Biélorussie « les paysans font de la soupe avec », dit-il.

Pourtant, depuis 2006, le bilan officiel validé par l’ONU estime que la catastrophe n’a fait que 50 morts parmi les pompiers et les liquidateurs. Des conclusions qui mettent « en colère » Yves Lenoir.

« Les hommes politiques de nos pays invoquent ce rapport pour dire que Tchernobyl n’a pas eu de conséquences. Alors qu’ils savent très bien que ce rapport est un maquillage absolument éhonté de la réalité. »

Yves Lenoir, président de « Enfants Tchernobyl Bélarus » à franceinfo

Pour beaucoup de chercheurs, Tchernobyl n’a pas seulement provoqué des cancers de la thyroïde mais aussi des problèmes cardiaques, du diabète, des cataractes, des troubles gastriques ou du système hormonal. Ces chercheurs espèrent, un jour, parvenir à le prouver.

Article d’Anne-Laure Barral de Radio France

http://www.francetvinfo.fr/monde/europe/tchernobyl/tchernobyl-31-ans-apres-la-catastrophe-l-impossible-bilan-sanitaire_2162824.html

Avr 26

FRANCE : SURVEILLANCE DE L’IMPACT DES RETOMBÉES RADIOACTIVES

CRIIRADCommuniqué CRIIRAD du 26 avril sur la contamination des sols

La CRIIRAD met en place un réseau de bénévoles. Objectif :

Surveiller la radioactivité de manière indépendante

En cas de catastrophe nucléaire, il est important de disposer rapidement d’une évaluation fiable de la nature et de l’intensité de la contamination afin d’évaluer la pertinence des mesures de protection que les autorités mettent en œuvre (ou pas) au niveau collectif et de pouvoir conseiller les citoyens sur les mesures individuelles.

En 1986, en réaction aux mensonges des autorités françaises sur l’impact de la catastrophe de Tchernobyl, des citoyens ont créé la CRIIRAD (Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la RADioactivité). La CRIIRAD dispose de son propre laboratoire d’analyse de la radioactivité et gère, avec le soutien de collectivités locales, un réseau de balises, dans la vallée du Rhône, afin d’être en capacité de détecter, dans les meilleurs délais, une contamination radioactive de l’atmosphère.

En complément de ces outils, la CRIIRAD a décidé de développer sur le territoire national, un réseau de bénévoles. Il s’agit de citoyens, adhérents à l’association CRIIRAD, formés par le personnel du laboratoire et capables d’effectuer des mesures radiamétriques et des prélèvements d’eau de pluie, du couvert végétal et du sol en cas de suspicion de contamination.

La contamination durable des sols par le césium 137

Entre février et avril 2017, 20 bénévoles ont collecté des échantillons de sol dans le quart sud-est de la France. Les analyses radiologiques effectuées au laboratoire de la CRIIRAD permettent de disposer d’un d’état des lieux qui servira de référence en cas de retombées futures.

Le césium 137, un élément radioactif artificiel est détecté dans les 20 échantillons de sol prélevés entre février et avril 2017, à des niveaux de quelques Bq/kg à quelques dizaines de becquerels par kilogramme. Il s’agit de la contamination résiduelle imputable aux retombées des essais nucléaires atmosphériques particulièrement intenses dans les années 50-60 et à celles de Tchernobyl en 1986. En effet, la période physique du césium 137 est de trente ans, c’est le temps nécessaire pour que sa radioactivité soit divisée par deux.

Il existe sur le territoire français des secteurs où la contamination par le césium 137 a pu s’accumuler de manière spécifique, comme le montrent les mesures effectuées par la CRIIRAD en 2015 au pied des hêtres (1 130 Bq/kg sec) et dans des fonds de dolines du Vercors (8 000 Bq/kg sec) ou des sols du Mercantour (plus de 100 000 Bq/kg). Les études réalisées récemment par le laboratoire de la CRIIRAD, avec le soutien financier du Conseil Régional Rhône-Alpes ont permis de montrer que 80 % du césium 137 est présent dans les 20 premiers centimètres de sol et que certaines espèces de champignons restent contaminées par le césium 137 à des niveaux significatifs (plus de 100 Bq/kg frais pour des bolets bais et des chanterelles en tube de la Loire). Si ces champignons avaient été cueillis au Japon, à ces niveaux de contamination, ils n’auraient pas pu être exportés ni franchir les frontières de l’Europe.

Mise en ligne en avril 2017 de l’Atlas de la contamination des sols

L’ouvrage « Contaminations radioactives : Atlas France et Europe » publié en 2002 aux éditions le Souffle d’Or est accessible gratuitement sur internet depuis avril 2017.
La CRIIRAD y présente, en première partie, le dossier accablant qu’elle a constitué, tout au long des années, sur le mensonge de Tchernobyl, passant au crible les informations et les cartes publiées par les services officiels. La carte présentée page 20, basée sur l’analyse au laboratoire de la CRIIRAD de carottages de sol effectués entre 1987 et 1992 au niveau de 169 communes, montre l’intensité des dépôts de césium 137 de Tchernobyl. À cette époque, du fait de la persistance du césium 134, la CRIIRAD a pu distinguer la contamination imputable à Tchernobyl de celle, antérieure, liée aux essais nucléaires militaires.
Les services de l’État ont bien menti aux populations françaises, en 1986, sur les dépôts de radioactivité consécutifs à la catastrophe de Tchernobyl. Les niveaux de contamination, en particulier sur une bande Est, allant de la Corse à l’Alsace justifiaient pleinement que des mesures de protection soient mises en œuvre. La France fut à l’époque un des rares États à n’avoir mis en place aucune mesure de protection.
Entre 1999 et 2001, le géologue indépendant André Paris a réalisé plus de 3 000 mesures dans toute la France, et jusqu’en Ukraine, au cœur de la zone interdite. Les activités en césium 137 reportées sur les cartes de l’Atlas, déterminées selon une méthodologie établie avec le laboratoire de la CRIIRAD, rendent compte de la contamination superficielle des sols dits « de bonne conservation ». Quatorze ans après la catastrophe, les sols restaient contaminés par le césium 137 provenant essentiellement du reliquat des retombées des essais nucléaires atmosphériques, particulièrement intenses dans les années 50-60 et des retombées de la catastrophe de Tchernobyl en 1986. Du fait de la disparition du césium 134, il n’était plus possible alors de discriminer les différentes contributions. La question des «points d’accumulation» est également abordée dans cet ouvrage.

Rédaction : Bruno CHAREYRON, ingénieur en physique nucléaire, directeur du laboratoire de la CRIIRAD

Contact : bruno.chareyron@criirad.org / Mobile : 06 27 27 50 37

http://www.criirad.org/actualites/tchernobylfrancbelarus/tchernobylmisajourjuil05/CP_CRIIRAD_2017_04_26_Tchernobyl.pdf

Avr 26

ET SI LA CENTRALE NUCLÉAIRE DE TIHANGE EXPLOSAIT? LA VIDÉO LOUFOQUE DES «AMIS DE LA TERRE»

vidéoPour le triste anniversaire de l’explosion de la centrale de Tchernobyl, l’association «Les Amis de la Terre» vient de sortir une vidéo humoristique évoquant l’explosion de la centrale nucléaire de Tihange. Derrière le ton décalé de ce «flash spécial» se cache un véritable message.

L’association «Les Amis de la Terre» vient de mettre en ligne cette vidéo intitulée: «Vidéo exclusive après une explosion à la centrale de Tihange». Dans cette dernière, un certain professeur Solarium travaillant chez Engie Electrabel est interviewé durant un flash spécial sur l’explosion de la centrale nucléaire de Tihange.

Sur fond sonore de fin du monde avec des bruits d’explosions et d’hélicoptères, le professeur Solarium prodigue des «conseils» et tente de rassurer la population pendant, qu’en arrière-plan, des citoyens apeurés fuient le déluge et qu’une dame hurle après son fils Kévin. «Ça fait penser à Fukushima, à Nagasaki, des trucs comme ça… Mais bon, on ne peut pas les concurrencer car notre centrale est beaucoup plus petite donc il n’y a pas matière à s’inquiéter.»

Si cette vidéo est publiée aujourd’hui par l’association, ce n’est pas un hasard du calendrier. «Cette date correspond au triste anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl. Très préoccupée par le risque croissant des vieilles centrales belges, l’association entend éveiller les consciences par l’humour sur un danger beaucoup moins drôle.»

L’association lutte contre le nucléaire depuis 1976. «41 ans plus tard, le combat n’a que très peu changé, la vétusté des centrales en plus. Les réacteurs ont été conçus pour fonctionner 30 ans. La loi de sortie du nucléaire leur attribuait déjà un sursis jusqu’à 40 ans. Maintenant, notre gouvernement veut les faire fonctionner dix années supplémentaires – jusqu’à 50 ans! », confie l’association dans un communiqué. Le lobby nucléaire présente cette énergie comme une technologie propre et sans danger. Il n’en est rien. Le risque zéro n’existe pas. Plus un réacteur vieillit, plus il est dangereux. Les pannes et incidents sont de plus en plus nombreux.

Derrière cette vidéo décalée, c’est donc un message bien sérieux que véhicule l’association. «Au-delà du ton humoristique de la vidéo, l’organisation entend mettre en garde que la ‘‘réalité pourrait dépasser la fiction’’ si le gouvernement belge ne prend pas des mesures concrètes et immédiates pour arrêter les centrales nucléaires. »

http://www.lavenir.net/cnt/dmf20170426_00995304/et-si-la-centrale-nucleaire-de-tihange-explosait-la-video-loufoque-de-l-association-les-amis-de-la-terre

Avr 26

AFRIQUE DU SUD: REVERS POUR LE PROGRAMME NUCLÉAIRE

Afrique du sudLa justice sud-africaine a déclaré mercredi « inconstitutionnels et illégaux » des accords de coopération signés avec la Russie, les États-Unis et la Corée du Sud, pour la relance du programme nucléaire civil, cible de nombreuses critiques dans le pays. En « suspendant » ces accords, le tribunal de la ville du Cap a donné raison à plusieurs ONG qui dénonçaient l’opacité du processus.

« La règle de droit a prévalu dans cette longue et complexe bataille« , s’est réjouie auprès de l’AFP Makoma Lekalakala, la porte-parole de Earthlife Africa, l’une des associations plaignantes. Deux autres accords du même genre signés avec la France et la Chine n’ont pas été dénoncés par la justice. Ces différents accords de coopération constituaient une première étape en vue de l’attribution finale du contrat nucléaire à l’issue d’un appel d’offres entre les pays concernés: France, Russie, États-Unis, Corée du Sud et Chine.

Maintes fois repoussé, cet appel d’offres est aujourd’hui au point mort. L’Afrique du Sud, qui possède actuellement les deux seules centrales nucléaires du continent à Koeberg (sud), souhaite relancer depuis 2010 son programme nucléaire pour sortir de sa dépendance au charbon dans sa production d’électricité. Elle veut se doter de six à huit nouveaux réacteurs d’une capacité totale de 9.600 MW, mais le prix annoncé (1.000 milliards de rands soit 70 milliards d’euros) est la cible de toutes les critiques. L’incertitude autour du financement de ce programme nucléaire est d’ailleurs l’une des raisons avancées par les agences de notation qui ont dégradées début avril la note de l’Afrique du Sud en catégorie spéculative.

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2017/04/26/97002-20170426FILWWW00155-afrique-du-sud-coup-d-arret-du-programme-nucleaire.php

Avr 26

LYON 29 AVRIL: GRANDE MOBILISATION POUR UNE TRANSITION ÉNERGÉTIQUE SANS NUCLÉAIRE !

chaîneLe 29 avril 2017 à 15 heures à Lyon PLACE BELLECOUR une Chaîne humaine se formera

Les catastrophes de Fukushima et Tchernobyl nous ont prouvé le danger réel du nucléaire.

En France, nous ne cessons de réparer et de prolonger des centrales nucléaires vétustes, alors que le pays  serait capable de produire 100% de son électricité avec les énergies renouvelables. 

Entre les deux tours de l’élection présidentielle, nous demandons aux deux candidats de s’engager pour la sortie du nucléaire afin qu’une stratégie pour les énergies renouvelables se mette en place dès le début du  prochain quinquennat.

Rappelons qu’en France l’électricité consommée ne représente que 25% de l’énergie produite or un mix énergétique 100 % renouvelable en 2050 a déjà été proposé par deux candidats  avant le premier tour. En France, la filière nucléaire représente aujourd’hui environ 220 000 emplois directs et indirects.

L’Ademe, elle, estime qu’en 2050 un mix électrique entièrement renouvelable créerait entre 800 000 et 900 000 emplois de plus qu’un système énergétique inchangé. Nous demandons  donc  la création  des emplois dans les énergies renouvelables

N’attendons pas l’accident pour agir!

Quand agir ? Le samedi 29.4 à 15 heures.

Où agir ? Rejoignez-nous à la Place Bellecour à Lyon

Avr 26

SUISSE : CUVE FISSURÉE DE BEZNAU: GREENPEACE GAGNE AU TRIBUNAL

SuisseLe Tribunal administratif fédéral a donné raison à l’ONG, qui demandait à avoir accès à des documents sur la centrale nucléaire argovienne.

Greenpeace aura accès à certains documents concernant l’état de la cuve de pression du réacteur de Beznau (AG). Le Tribunal administratif fédéral lui a donné un feu vert partiel.

L’Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN) pourra caviarder une partie des pièces de ce dossier. La documentation en cause contient les résultats d’examens effectués à la demande de l’IFSN par l’exploitante de la centrale, la société Axpo Power, lors de la prolongation de l’autorisation d’exploitation de la centrale de Beznau, en 2010.

Droit restreint

En février 2015, Greenpeace avait demandé à pouvoir consulter ces pièces en se prévalant de la loi fédérale sur la transparence (LTrans). Le droit d’accès aux documents n’est toutefois pas illimité. Il peut être restreint pour tenir compte de secrets de fabrication ou de secrets d’affaires. Comme les documents décrivent notamment les processus qui ont permis l’examen de la cuve de pression, ils relèvent en partie de tels secrets, concède le TAF.

Leur protection l’emporte sur l’intérêt de Greenpeace à en prendre connaissance. Un caviardage de l’ensemble des documents en cause serait toutefois disproportionné. Par conséquent, l’IFSN se voit contrainte d’accorder à Greenpeace le droit d’examiner une partie des pièces, même si le caviardage partiel de la documentation, qui comprend près d’un millier de pages demandera un travail conséquent.

Greenpeace satisfaite

Greenpeace se montre satisfait du jugement du TAF. Dans une prise de position, l’ONG souligne que cet arrêt met fin à «la pratique du secret de l’IFSN».

Les autorités ne peuvent plus cautionner la façon dont Axpo joue à cache-cache avec Beznau. Il s’agit là pour Greenpeace d’une victoire d’étape importante dans les aspirations de l’organisation de défense de l’environnement «d’apporter de la lumière dans la boîte noire de Beznau».

Le groupe Axpo a également exprimé sa satisfaction. L’important pour lui est que le secret des affaires puisse continuer à prévaloir. Sans quoi on pourrait perdre l’accès aux technologies les plus modernes, a précisé à l’ats le porte-parole du groupe énergétique Tobias Kistner. «Et la sécurité de nos centrales électriques en pâtirait». (arrêt A-1432/2016 du 5 avril 2017) (ats/nxp)

http://www.tdg.ch/suisse/Cuve-fissuree-de-Beznau-Greenpeace-gagne/story/18597374

Avr 26

MANIFESTATION : UNE DÉLÉGATION DE SORTIR DU NUCLÉAIRE BUGEY À GENÈVE

Génève BugeyUne délégation de cinq à six membres de l’association Sortir du nucléaire Bugey sera, mercredi, dans la capitale suisse. Au programme, la participation à deux événements. D’abord, la commémoration des trente ans de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, en Ukraine, qui a eu lieu le 26 avril 1986. (NDLR : lire 31 ans et non 30)

Par ailleurs, depuis dix ans, tous les jours, les vigies d’Hippocrate, du collectif IndependantWho, manifestaient devant l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour que cette dernière « remplisse sa mission de protection des populations touchées par la contamination radioactive ». Cette vigie s’arrête, faute de bras ce mercredi. Les membres de SDN Bugey prendront part à la der des ders.

http://www.leprogres.fr/environnement/2017/04/26/une-delegation-de-sortir-du-nucleaire-a-geneve

Avr 26

DONALD TRUMP FACE À LA CORÉE DU NORD, JEUX DANGEREUX DANS LE PACIFIQUE

TRUMP face à CoréeEntre le président américain et Kim Jong-un, le risque d’escalade est plausible. Pourtant le plus souhaitable serait un vrai dialogue dans la région.

Le Pacifique est le théâtre d’un face-à-face inquiétant. D’un côté, le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, militariste à tendance paranoïaque et qui se prend volontiers pour un demi-dieu, poursuit sa quête de l’arme nucléaire opérationnelle ; de l’autre, Donald Trump, un président américain à Tweet rapides, un tantinet insomniaque, imprévisible, et qui, à l’aube de ses cent jours à la Maison Blanche, s’est juré de « régler » le « problème nord-coréen ». Ces deux-là ne sont pas faits pour se comprendre. C’est dangereux.

Durant la guerre froide, Américains et Russes avaient appris à dialoguer. À Washington comme à Moscou, on avait une image assez précise de la perception qui était celle de l’adversaire. Cette logique partagée de ce qu’était la dissuasion nucléaire aux yeux de l’autre a permis une gestion plus maîtrisée des mégatonnes accumulées par les États-Unis et par l’Union soviétique. Elle a accouché d’une série de grands accords sur le contrôle et le désarmement nucléaires partiels des deux « Grands » de l’époque.

Rien de tel dans le jeu à trois dont les flots bleu sombre du Pacifique sont le terrain. En Corée du Nord, Kim Jong-un – petit-fils du fondateur de l’impitoyable dictature au pouvoir à Pyongyang – multiplie tirs de missiles et tentatives d’essais nucléaires. Il menace la Corée du Sud et le Japon, pas encore la côte Pacifique des États-Unis, mais il y travaille.

Aux États-Unis, le républicain Trump profère avertissement sur avertissement à l’adresse du jeune Kim (33 ans, semble-t-il). Pas question, dit la Maison Blanche, de laisser la situation en l’état : « nous devons la résoudre » et « si la Chine ne nous aide y aide pas, nous le ferons nous-mêmes », répète Trump. À Pékin, Kim Jong-un déplaît profondément aussi, mais les dirigeants chinois continuent à soutenir économiquement cet encombrant allié.

Quels sont les objectifs des uns et des autres ? En se dotant de l’arme nucléaire, Kim veut assurer la survie de son régime. Sa stratégie : laisser croire qu’il est prêt à employer en premier l’arme nucléaire si on veut le renverser. À Washington, Trump entend que la question nord-coréenne fasse intégralement partie de la relation sino-américaine : de bonnes relations économiques et stratégiques avec l’Amérique supposent que la Chine obtienne l’abandon par Pyongyang de son programme nucléaire.

À Pékin, on privilégie une forme de statu quo. L’effondrement de la Corée du Nord, dit-on, conduirait à une réunification de la péninsule coréenne sous l’égide de la Corée du Sud, alliée stratégique des États-Unis. Les forces américaines aujourd’hui stationnées en Corée du Sud se retrouveraient aux portes de la Chine. Inacceptable. Si l’on veut à tout prix joindre les dossiers, souligne-t-on encore à Pékin, alors la Chine a une autre revendication. Elle veut que les États-Unis cessent de s’opposer à sa domination en mer de Chine.

Le président américain a montré qu’il ne rechignait pas à un certain emploi de la force, en Syrie comme en Afghanistan. Le danger est que Kim Jong-un interprète mal un Tweet matinal de Trump le concernant. Risque plausible. Le plus probable est la poursuite d’une politique de sanctions, qui n’a jamais fait reculer Kim. Le plus souhaitable serait un vrai dialogue stratégique sino-américain. Il impliquerait aussi les deux Corées. Il serait destiné à combler le vide de sécurité dans lequel se trouve la zone Pacifique, une des régions les plus dynamiques du monde.

http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/04/25/donald-trump-face-a-kim-jong-un-jeux-dangereux-dans-le-pacifique_5117143_3232.html

Avr 26

LES ÉLUS ALSACIENS ATTAQUENT LE DÉCRET SUR FESSENHEIM

FessenheimLa région Grand-Est et les collectivités locales alsaciennes déposeront mercredi un recours devant le Conseil d’État contre le décret actant la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim, a-t-on appris auprès du maire de la commune.

Ce recours, introduit par le cabinet d’avocats Carlara international au nom de la Région, du département du Haut-Rhin, de la communauté de commune et de la commune de Fessenheim, se fondera sur le non-respect du code de l’environnement par la ministre de l’Énergie, Ségolène Royal.

« Pour prendre un tel décret, il faut une demande de l’exploitant qui déclare la décision de fermeture à l’Autorité de sûreté nucléaire et au ministre chargé de la sûreté nucléaire, or EDF n’a pas effectué cette démarche« , a précisé à Reuters le maire de Fessenheim, Claude Brender.

« On est dans la précipitation, dans la gesticulation et dans la communication« , a-t-il ajouté.

Le décret relatif à la fermeture de la doyenne du parc électronucléaire français a été signé et publié le 9 avril au Journal Officiel, trois jours après une décision du conseil d’administration d’EDF sur une fermeture sous conditions de ses deux réacteurs de 900 MW.

L’abrogation de l’autorisation d’exploiter la centrale des bords du Rhin interviendrait « à compter de la date de mise en service de l’EPR de Flamanville 3 dès lors que cette abrogation est nécessaire au respect du plafonnement de la capacité nucléaire et que la mise en exploitation de l’EPR de Flamanville 3 intervient avant le 11 avril 2020« .

Pour Claude Brender, la publication du décret, quinze jours avant le premier tour de l’élection présidentielle, veut « donner l’impression de réaliser la promesse de campagne de François Hollande« , lequel s’était engagé à fermer Fessenheim d’ici 2016 puis avant « la fin du quinquennat« .

« C’était symbolique pour le gouvernement et il est tout aussi symbolique pour les collectivités locales et les salariés que ce décret soit abrogé« , a-t-il ajouté.

La décision du Conseil d’État n’interviendra qu’après les élections présidentielles et législatives.

Bien qu’Emmanuel Macron, contrairement à Marine Le Pen, se soit prononcé pour la fermeture de la centrale alsacienne, le maire de Fessenheim espère, si l’ancien ministre de l’Économie est élu, qu’il portera sur le sujet « un œil neuf, en prenant en compte tous les éléments, emploi, indépendance énergétique, balance commerciale« .

Dans le cas contraire, Claude Brender, qui soutenait François Fillon au premier tour, optera pour l’abstention, excluant, dans une région frontalière comme l’Alsace, de voter pour le Front national. (Gilbert Reilhac, avec Patrick Genthon, édité par Yves Clarisse)

http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRL8N1HX67F

Avr 25

PARIS TENTE LE PASSAGE EN FORCE DANS LE NUCLÉAIRE INDIEN

IndeAlors que le projet d’EDF visant à construire six réacteurs EPR à Jaitapur, entre Bombay et Goa, n’en est encore qu’au stade préliminaire, des diplomates français viennent de déclarer que le chantier est en mesure de démarrer en décembre 2018. Sur place, c’est la stupeur.

Véritable top départ ou joli coup de bluff ? De passage à Bombay, une délégation française, emmenée par l’ambassadeur de France en Inde, Alexandre Ziegler, vient de déclarer aux autorités locales que la construction de la centrale nucléaire de Jaitapur pourrait démarrer en décembre 2018. Ce projet colossal, constitué de six réacteurs à eau pressurisée (EPR), serait le plus grand au monde s’il voyait le jour dans le sud du Maharashtra, à proximité de la frontière avec Goa, avec une puissance électrique installée de 9 900 mégawatts qui équivaudrait à 20 % de la production nucléaire française. Or la controverse qui l’entoure est à l’échelle de sa démesure. Et tout porte à croire que Paris est en train de tenter le passage en force, de peur que le dossier ne soit finalement rangé au placard par Delhi, où l’on envisage timidement un premier coup de pioche, au mieux, en 2019.

Article de Guillaume Delacroix

https://www.mediapart.fr/journal/economie/240417/paris-tente-le-passage-en-force-dans-le-nucleaire-indien

Avr 25

TRUMP VEUT DES SANCTIONS « PLUS FORTES » CONTRE LA CORÉE DU NORD, QUI A MENACÉ DE « RAYER DE LA CARTE » LES USA

Trump CoréeLa crise diplomatique entre les États-Unis et la Corée du Nord perdure. Le président américain a affirmé lundi que le Conseil de sécurité de l’ONU doit « être prêt à imposer de nouvelles sanctions plus fortes » contre la Corée du Nord.

« Le statu quo en Corée du Nord est inacceptable et le Conseil de sécurité doit être prêt à imposer de nouvelles sanctions plus fortes (…) C’est une réelle menace pour le monde« , a déclaré le président américain Donald Trump, lundi, lors d’une rencontre à la Maison Blanche avec des ambassadeurs à l’ONU des pays membres du Conseil de sécurité.

Plus tôt dans la journée, un site officiel nord-coréen a averti les États-Unis qu’ils seraient « rayés de la surface de la Terre » si Washington déclenchait une guerre dans la péninsule. Un point d’orgue qui fait suite à plusieurs semaines de crise, marquées par des rumeurs persistantes d’un sixième essai nucléaire nord-coréen. 

Jeudi, à la faveur d’un compromis avec la Russie, le Conseil de sécurité a adopté une résolution condamnant le dernier tir de missile nord-coréen. Signe d’une sévérité accrue, la résolution mentionne explicitement des « sanctions » alors que les textes précédents évoquaient seulement « des mesures supplémentaires » contre la Corée du Nord.

Le Conseil de sécurité de l’ONU a déjà imposé six séries de sanctions à la Corée du Nord, dont deux l’an dernier visant à réduire les revenus du régime communiste. « La Corée du Nord est un véritable problème mondial et c’est un problème que nous devons enfin résoudre« , a déclaré Donald Trump, ce lundi. Lors d’un échange téléphonique avec la chancelière allemande Angela Merkel, les deux dirigeants ont par ailleurs abordé « le défi urgent en termes de sécurité » que représente la Corée du Nord, selon le compte-rendu de la Maison Blanche.

Donald Trump a ordonné il y a deux semaines au porte-avion Carl Vinson de se rendre au large de la Corée en pleine escalade des tensions avec Pyongyang. Samedi, le vice-président Mike Pence avait déclaré qu’il serait sur zone « d’ici quelques jours« . « Nos forces révolutionnaires sont en ordre de combat pour couler le porte-avions américain à propulsion nucléaire d’une seule frappe« , a répliqué la Corée du Nord.

La Chine, traditionnel allié de Pyongyang « espère que toutes les parties fassent preuve de retenue et s’abstiennent de toute action de nature à aviver les tensions dans la péninsule« , a déclaré lundi, le président chinois Xi Jinping, lors d’un entretien téléphonique avec Donald Trump, selon un communiqué du ministère chinois des Affaires étrangères.

Article de Matthieu Jublin

http://www.lci.fr/international/trump-veut-des-sanctions-plus-fortes-contre-la-coree-du-nord-qui-a-menace-de-rayer-de-la-carte-les-etats-unis-2048569.html

Avr 25

GUERRE NUCLÉAIRE: LA CORÉE DU NORD MENACE LES ÉTATS-UNIS DE LES « RAYER » DE LA CARTE

CoréeUn site officiel nord-coréen a averti les États-Unis qu’ils seraient « rayés de la surface de la Terre » si Washington déclenchait une guerre sur la péninsule, dernier épisode en date des échanges de menaces qui alimentent les tensions dans la région.

Samedi, le vice-président américain Mike Pence avait annoncé que le porte-avions américain Carl Vinson et son groupe arriveraient « dans quelques jours » en mer du Japon alors que les rumeurs sur un possible sixième essai nucléaire nord-coréen sont insistantes.

Pyongyang rêve de construire un missile capable de porter le feu nucléaire sur le continent américain. Le pays reclus a multiplié ces derniers temps les déclarations incendiaires et mené deux essais de missiles rien que depuis le début du mois.

Dans une série d’éditoriaux, le journal Rodong Sinmun, porte-voix du parti unique au pouvoir, explique que les forces nord-coréennes ne sont pas impressionnées par l’arrivée imminente du porte-avions qui constitue « un chantage militaire non déguisé« .

https://www.challenges.fr/monde/guerre-nucleaire-la-coree-du-nord-menace-les-etats-unis-de-les-rayer-de-la-carte_468923

Avr 25

NUCLÉAIRE IRANIEN: RÉUNION À VIENNE SUR FOND DE CRITIQUES AMÉRICAINES

IranL’Iran et les grandes puissances étaient réunis mardi à Vienne pour faire le point sur l’accord nucléaire conclu en 2015, sur fond d’incertitudes croissantes quant aux suites que le président américain Donald Trump entend donner à ce texte.
Cette réunion trimestrielle, la cinquième depuis l’entrée en vigueur en janvier 2016 de cet accord destiné à garantir le caractère strictement pacifique du programme nucléaire iranien en échange d’une levée des sanctions internationales, doit en principe confirmer le respect du texte par toutes les parties.
Elle intervient dans un contexte d’expectative alors que M. Trump, un opposant virulent à cet accord considéré comme un des principaux succès diplomatiques de son prédécesseur Barack Obama, a une nouvelle fois dénoncé jeudi un « accord terrible« , qui « n’aurait pas dû être signé« .
Washington a annoncé le lancement d’une étude pour savoir si l’allègement des sanctions envers l’Iran correspondait à l’intérêt national des États-Unis. Cette certification doit être communiquée au Congrès tous les 90 jours.
Le porte-parole de la diplomatie américaine, Mark Toner, a prévenu que cette étude envisagerait l’accord « dans le contexte plus large du rôle régional et mondial de l’Iran« .
Alors que la Maison Blanche a reconnu le 18 avril que Téhéran se pliait à ses engagements aux termes de l’accord, M. Trump a souligné deux jours plus tard que l’Iran n’en respectait pas l’« esprit« .
Washington reproche notamment à Téhéran son soutien au président syrien Bachar al-Assad et aux rebelles au Yémen, ainsi que la poursuite de son programme de missile balistiques.
Le secrétaire d’État Rex Tilllerson a par ailleurs estimé que l’accord permettait à Téhéran de « gagner du temps« , sans « parvenir à l’objectif d’un Iran non nucléaire« .
M. Trump avait promis durant sa campagne électorale de « déchirer » le texte, des propos qu’il n’a toutefois pas réitérés depuis sa prise de fonctions en janvier.
Côté iranien, l’accord est critiqué par les opposants au président modéré Hassan Rohani, en lice pour sa réélection le mois prochain. Ceux-ci estiment que les bénéfices économiques attendus de la levée des sanctions ne sont pas au rendez-vous.
Vendredi, le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, avait accusé les États-Unis d’avoir « bafoué » et le « contenu » de l’accord et son « esprit« , alors que Washington a prolongé certaines sanctions visant Téhéran.
La réunion de Vienne réunit les directeurs politiques de l’Iran et des grandes puissances (États-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni et Allemagne) qui avaient négocié l’accord en juillet 2015 à Vienne. Elle ne doit en principe pas donner lieu à un point-presse.

http://www.leparisien.fr/flash-actualite-monde/nucleaire-iranien-reunion-a-vienne-sur-fond-de-critiques-americaines-25-04-2017-6887910.php

Avr 25

31ÉME ANNIVERSAIRE DE TCHERNOBYL : EN FRANCE AUSSI, UN ACCIDENT NUCLÉAIRE EST POSSIBLE

SDN réseauCommuniqué: Le 26 avril 1986, le réacteur n°4 de la centrale de Tchernobyl explosait, déclenchant le pire accident nucléaire de l’histoire. 31 ans après, alors que les effets de la catastrophe continuent de se déployer, le Réseau “Sortir du nucléaire“ rappelle l’urgence d’une transition énergétique en France.

Tchernobyl : la catastrophe sanitaire et environnementale continue

Malgré le sarcophage démesuré installé à grands frais en 2016 au-dessus du réacteur éventré et prévu pour durer un siècle, l’accident n’est pas « mis sous cloche ». 31 ans après, des régions où vivent près de 3,5 millions de personnes sont toujours contaminées. Le Césium 137 et le Strontium 90, principaux éléments rejetés, restent présents dans les sols et n’ont perdu que la moitié de leur radioactivité.

En Ukraine, en Biélorussie, en Russie, des centaines de milliers d’enfants restent exposés à la consommation de produits radioactifs et/ou souffrent de pathologies probablement liées à l’exposition de leurs parents. Ils ne bénéficient pas de distributions de compléments alimentaires permettant d’éliminer la radioactivité. Les centres indépendants qui leur apportent un traitement, comme l’institut Belrad, ne bénéficient d’aucun soutien gouvernemental. Comme le montrent des travaux universitaires, la vie animale elle-même n’est pas épargnée par les effets des radiations.

Alors que des études indépendantes font état de près d’un million de morts attribués à Tchernobyl [1], les autorités continuent à minimiser les impacts de cette catastrophe, évoquant des chiffres honteusement bas. Tandis que l’AIEA concède 4000 décès à terme, l’Organisation Mondiale de la Santé évalue à moins d’une cinquantaine de morts les impacts de la catastrophe et prétend que les problèmes de santé des personnes vivant en zone contaminée seraient principalement dus au stress et à la peur des radiations !

Pour dénoncer ces mensonges et l’accord qui lie l’OMS à l’AIEA, une mobilisation importante aura lieu le 26 avril à Genève, devant le siège de celle-ci. Cette action constitue l’aboutissement de 10 ans de vigie opiniâtre menée par des militants de toute l’Europe.

Évitons un Tchernobyl français !

Ainsi que le rappelle l’Autorité de sûreté nucléaire elle-même, un accident majeur ne peut être exclu en France, d’autant plus au regard d’un contexte particulièrement dégradé : vieillissement des installations, situation financière catastrophique d’EDF et Areva susceptible d’entraîner une dégradation de la sûreté, pressions exercées sur l’ASN… Comme le montre un ouvrage récemment publié par une personne issue du sérail d’EDF, les rejets radioactifs en cas d’accident seraient bien supérieurs à ceux officiellement affichés. Les coûts humains, environnementaux et financiers d’une telle catastrophe s’avèreraient dévastateurs.

Pour écarter ce risque tout en créant des centaines de milliers d’emplois, il est urgent d’engager une transition énergétique qui passe par l’arrêt du nucléaire, et de préparer la reconversion d’une industrie au bord du gouffre. Le président élu le 7 mai aura-t-il le courage d’impulser ce changement ? Alors que Marine Le Pen calque son discours sur celui de l’industrie atomique, Emmanuel Macron prétend s’acquitter de la réduction de la part du nucléaire mais ne propose ni scénario ni mesures concrètes pour tenir cette promesse.

Nous refusons que se perpétue cette inertie qui abandonnerait encore la politique énergétique aux mains d’EDF, laissant la fermeture de centrales dangereuses tributaires du bon vouloir de l’électricien. Le Réseau “Sortir du nucléaire“ invite les citoyens à se mobiliser pour imposer un changement de cap et empêcher que ne perdure un système énergétique dépassé.

Pour réussir la transition énergétique, arrêtons le nucléaire en urgence

Contact presse : Martial Chateau – 06 45 30 74 66

Chargée de communication : Charlotte Mijeon – 06 64 66 01 23

http://www.sortirdunucleaire.org/Nos-communiques-de-presse

Avr 25

À TCHERNOBYL, « IL FAUT AGIR AVANT QU’IL NE SOIT TROP TARD »

TchernobylTrente et un ans après la catastrophe nucléaire, rien n’est prévu pour démanteler le réacteur ukrainien sinistré.

Le 26 avril 1986, le réacteur n° 4 de la centrale de Tchernobyl explosait, provoquant la plus grave catastrophe de l’histoire de l’atome civil. Trente et un an après, le risque nucléaire en Ukraine reste « très préoccupant », estime Michel Chouha, spécialiste de l’Europe de l’Est à l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), l’établissement public français chargé de la recherche et de l’expertise dans ce domaine.
La pose, fin 2016, d’une arche géante sur le réacteur accidenté, destinée à assurer son confinement pendant cent ans, a été largement médiatisée. La situation est-elle désormais sécurisée ?
La nouvelle arche de confinement constitue une avancée très significative dans la sécurisation du vieux sarcophage [construit dans l’urgence après l’accident et très dégradé depuis] et, de manière plus générale, du site de Tchernobyl. Mais il ne faut pas en exagérer la portée. Sa construction visait trois objectifs : protéger le vieux sarcophage des agressions climatiques pour qu’il ne se dégrade pas davantage ; éviter la dispersion des matières radioactives qu’il renferme dans l’environnement ; permettre son démantèlement et l’enlèvement de toutes les matières radioactives dans des conditions optimales.
Le dernier objectif est de loin le plus important. Car le but ultime est la transformation du site de Tchernobyl, à terme, en un site « écologique » sûr. Or, sans le démantèlement du vieux sarcophage et l’enlèvement de toutes les matières radioactives qu’il renferme encore, ce résultat ne pourra jamais être atteint et l’arche n’aura pas rempli sa mission. Elle représente une étape, certes majeure, mais le plus important reste à réaliser et doit commencer le plus tôt possible. L’arche est conçue pour durer cent ans, mais cela ne veut nullement dire que l’on peut attendre cent ans. L’état de l’ancien sarcophage ne permet pas d’attendre. Il faut agir avant qu’il ne soit trop tard.
Le réacteur accidenté contient toujours une énorme quantité de matériaux radioactifs. Existe-t-il un plan pour le démanteler ?

Au moment de l’accident, le cœur du réacteur contenait environ 200 tonnes de combustible nucléaire – uranium et plutonium –, dont près de 90 % sont encore ensevelis sous le vieux sarcophage, avec les ruines du bâtiment du réacteur (principalement des structures métalliques et du béton). Il faut y ajouter les 5 000 tonnes de matériaux divers (métaux, sable, argile, bore, etc.) qui ont été déversés sur l’installation dans les jours qui ont suivi l’accident, pour éteindre le feu et enterrer le cœur très radioactif du réacteur détruit.
A ce jour, les programmes de démantèlement du vieux sarcophage et de retrait des matières radioactives ne sont pas encore établis. Les technologies qu’il faudra mettre en œuvre pour assurer ces opérations, qui devront se réaliser en grande partie de manière robotisée, ne sont pas non plus au point. Les politiques et les programmes à suivre devront d’abord être définis par les autorités ukrainiennes locales et nationales. Il faudra ensuite développer les outils et les méthodes appropriés, pour enfin procéder au démantèlement et à l’enlèvement de toutes les matières radioactives. Tout cela nécessitera au moins plusieurs décennies. Aujourd’hui, il n’existe même pas de stratégie arrêtée.
L’Ukraine a-t-elle les moyens scientifiques, techniques et financiers de mener à bien un tel chantier ?
L’Ukraine est un pays de tradition scientifique et technique. Mais ses moyens sont sans commune mesure avec les défis de ce démantèlement. Les opérations à mener, de haute technicité, n’ont encore jamais été réalisées à pareille échelle. Pour ce chantier exceptionnel, l’Ukraine aura besoin d’un concours international. La tâche sera plus difficile et plus longue que la construction de l’arche, et une coopération sera nécessaire avec des pays avancés dans le domaine des hautes technologies.
Les coûts seront eux aussi très lourds. Il est très probable que l’Ukraine se retrouve dans l’incapacité de faire face seule à cet immense défi. Elle fera alors très vraisemblablement de nouveau appel à la communauté internationale pour un effort commun, comme cela a été le cas pour l’arche dont le coût, de près de 1,5 milliard d’euros, a été financé par la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, avec le concours d’une quarantaine de pays, principalement européens.
L’Ukraine reste un pays très nucléarisé avec, outre la centrale de Tchernobyl dont le dernier réacteur a été arrêté en 2000, quatre autres complexes atomiques de conception ancienne. La sûreté de cette filière est-elle assurée ?
Avec un parc de 15 réacteurs en exploitation, la part d’électricité d’origine nucléaire atteint environ 50 % en Ukraine, ce qui en fait l’un des cinq premiers pays au monde selon ce critère. Elle possède en outre des réacteurs de recherche, des installations d’entreposage de combustible nucléaire usé, ainsi que des installations de traitement et d’entreposage de déchets radioactifs, avec des volumes accumulés très importants. Tout cela constitue une source de risque qui exige une veille constante, pour maintenir une sûreté sans faille en toute circonstance.
Les instabilités politiques ou sociales sont, de façon générale, des facteurs défavorables. Les conditions économiques dégradées le sont tout autant. Or, depuis trois ans, l’Ukraine est en conflit ouvert avec son grand voisin, la Russie. Ce conflit, très dommageable au plan global, revêt un caractère particulièrement critique pour ce qui concerne le secteur nucléaire. Les 15 réacteurs de l’Ukraine sont tous de conception russe. Le conflit pourrait isoler l’exploitant ukrainien de son fournisseur. Des pièces détachées pourraient manquer. La maintenance des réacteurs risque d’en pâtir. Sans compter le problème de la fourniture de combustible, que l’Ukraine tente de résoudre en recourant à des fournisseurs étrangers, avec les risques qui en découlent.
Tous ces éléments réunis rendent la situation très préoccupante. D’autant que l’exploitant a décidé de prolonger d’une vingtaine d’années la durée de fonctionnement de ces réacteurs. L’Ukraine est vraisemblablement le pays qui présente aujourd’hui le niveau de risque nucléaire le plus élevé en Europe.

Article de  Pierre Le Hir

http://www.lemonde.fr/planete/article/2017/04/25/a-tchernobyl-il-faut-agir-avant-qu-il-ne-soit-trop-tard_5117038_3244.html

Avr 25

LE JAPONAIS MITSUBISHI VA INVESTIR 335 MILLIONS D’EUROS DE PLUS DANS AREVA ?

MitsubishiMitsubishi Heavy Industries (MHI) est parvenu à un accord pour acquérir 15% d’Areva NP, l’activité réacteurs du groupe nucléaire français en difficulté Areva, pour un montant de 40 milliards de yens (335 millions d’euros), rapporte lundi le quotidien économique Nikkei.
Contacté par l’AFP, le conglomérat industriel japonais n’a pas confirmé cette information, se bornant à indiquer que « les discussions étaient toujours en cours » avec l’électricien EDF, qui doit procéder courant 2017 au rachat d’Areva NP.
MHI a déjà décidé d’investir 250 millions d’euros pour entrer à hauteur de 5% dans le capital de Newco, l’entité d’Areva liée au cycle combustible, aux côtés de son compatriote JNFL (Japan Nuclear Fuel Limited) qui a pris une participation identique.
Si l’accord dévoilé par le Nikkei se concrétisait, cela porterait le cas échéant la somme totale placée par MHI dans Areva à près de 600 millions d’euros.
Interrogé, Areva a simplement confirmé que « les discussions continuent » avec MHI.
Les deux groupes se connaissent bien. En 1991, ils avaient créé une coentreprise dans le secteur du cycle du combustible, puis en 2007, ils ont lancé le développement d’un réacteur à eau pressurisée (PWR) de moyenne puissance, Atmea-1, aujourd’hui proposé aux électriciens.
Selon le Nikkei, le groupe nucléaire chinois China General Nuclear Power (CGN) est également en négociations pour acheter une part de 15% dans Areva NP avec l’espoir de nouer un accord en mai. D’autres compagnies pourraient aussi entrer au tour de table.

Ces opérations s’inscrivent dans le cadre du plan de sauvetage d’Areva, géant mis à mal par des choix stratégiques hasardeux et la morosité du secteur de l’atome.
Outre la suppression de 6.000 emplois, des cessions et un plan d’économies de 1 milliard d’euros à l’horizon 2018, le groupe projette deux augmentations de capital d’un total de 5 milliards d’euros, dont 4,5 milliards apportés par son actionnaire majoritaire, l’État français.
Deux milliards d’euros seront injectés dans Areva SA, holding de tête du futur groupe restructuré.
Le solde de 3 milliards, dont les 500 millions souscrits par MHI et JNFL, est destiné à NewCo. Ses activités iront de l’extraction d’uranium jusqu’au démantèlement des centrales, après la cession de l’activité réacteurs (Areva NP) à EDF.

https://www.romandie.com/news/Le-japonais-MHI-va-investir-335-M-EUR-de-plus-dans-Areva-presse/790320.rom

Avr 24

THERESA MAY PRÊTE À EFFECTUER UNE « FRAPPE INITIALE PRÉVENTIVE » NUCLÉAIRE

MayMichael Fallon a déclaré que Theresa May, Premier ministre de Grande-Bretagne, était prête à utiliser l’arsenal nucléaire du pays, même si le Royaume-Uni n’était pas attaqué.

Le Royaume-Uni est prêt à effectuer une frappe nucléaire préventive, en cas de nécessité, informe le journal britannique The Independent, citant la déclaration du ministre de la Défense du pays, Michael Fallon.

En particulier, M. Fallon a noté que Theresa May, le Premier ministre britannique, était prête à lancer des missiles balistiques intercontinentaux Trident dans « les circonstances les plus extrêmes », même si le Royaume-Uni lui-même n’était pas ciblé par une attaque nucléaire. Toutefois, le ministre n’a pas précisé de quelles circonstances exactes il s’agissait.

Le commentaire du ministre était une réponse à l’appel du chef du Parti travailliste, Jeremy Corbyn, « de créer un monde sans armes nucléaires », note le journal.

Le Trident II est un missile balistique à trois étages, destiné à être tiré depuis des sous-marins nucléaires. D’une portée de plus de 11 000 kilomètres, le missile est équipé de huit ogives nucléaires indépendantes. Lockheed Martin a commencé sa mise au point en 1977. Les premiers Trident II ont équipé les Marines américaine et britannique en 1990.

https://fr.sputniknews.com/international/201704241031069896-theresa-may-frappe-nucleaire/

Avr 24

UN COMMANDEMENT SPÉCIALISÉ POUR LA SÉCURITÉ NUCLÉAIRE EST CRÉÉ

arrêtéUn décret, publié le 22 avril, crée un Commandement spécialisé pour la sécurité nucléaire (Cossen). L’objectif  de ce service ? Coordonner l’ensemble des mesures prises par le ministère de l’Intérieur pour assurer la protection des installations et matières nucléaires contre tout acte de malveillance ou menace.

Ce service relève conjointement du ministre chargé de l’énergie et du ministre de l’Intérieur et est rattaché au directeur général de la gendarmerie nationale. Il apporte également son concours au ministre de la Défense. Son organisation et son fonctionnement sont précisés par un arrêté interministériel paru le même jour.

La création de ce service avait été annoncée lors de la présentation du Plan d’action contre la radicalisation et le terrorisme le 9 mai 2016, en précisant qu’il serait compétent sur l’ensemble de la chaîne du nucléaire, qu’il s’agisse d’installations fixes ou de transport de matières nucléaires. Le Commandement avait été créé dans un format provisoire par un arrêté interministériel paru fin août dernier avec pour mission de préfigurer le service à compétence nationale aujourd’hui créé.

 Article de Laurent Radisson, journaliste rédacteur en Chef délégué aux marchés HSE

https://www.actu-environnement.com/ae/news/nucleaire-securite-surete-malveillance-commandement-specialise-Cossen-28861.php4

Avr 24

ÉTATS-UNIS CONTRE RUSSIE : DES CHERCHEURS DE L’ONU PRÉVIENNENT D’UN RISQUE DE GUERRE NUCLÉAIRE

Etats-Unis contre RussieLe 26 septembre 1983, peu après minuit, le système d’alerte du nucléaire soviétique Oko avait détecté 5 missiles lancés depuis les États-Unis se dirigeant vers Moscou. À l’époque Stanislas Petrov, un jeune lieutenant-colonel de l’armée soviétique était en service dans le bunker Serpukhov-15, lieu abritant le nucléaire Oko.

Petrov était l’homme chargé d’alerter les Soviétiques en cas d’attaque nucléaire, ce qui mènerait à des représailles de la part des Soviétiques. Il avait signalé que le nucléaire Oko ne fonctionnait pas et que l’alerte était fausse. Les Américains ne déclencheraient pas une troisième guerre mondiale avec un quintette de missiles. Ce fut un jugement personnel assez osé.

Bien sûr qu’il avait raison. Alors que les États-Unis se préparent à entreprendre une analyse sur le nucléaire pour déterminer l’avenir des armes nucléaires américaines, un rapport de l’institut des Nations-Unies met en garde contre le risque grandissant d’une erreur catastrophique (comme celle qui s’est produite le matin de 1983). La prochaine fois, le lieutenant-colonel Petrov ne sera pas là pour éviter une catastrophe.

Ce lundi, le Département de Défense américain a entamé une nouvelle étude sur son arsenal nucléaire, en vérifiant comment les armes sont conservées, comment les États-Unis les utiliseraient en cas de guerre et de voir si elles présentent une menace pour dissuader les ennemis à ne pas les attaquer. L’étude a été menée sur ordre de Trump dans une note datant du 27 janvier 2017, soit une semaine seulement après son investiture à la Maison Blanche.

L’étude devrait être bouclée par le Pentagone d’ici la fin de l’année. Il s’agit d’une étape essentielle au moment où l’armée américaine cherche à moderniser les différents aspects de son arsenal nucléaire. Mais, un nouveau rapport de 103 pages de l’Institut de Recherche en Désarmement rattaché aux Nations-Unies prévient d’un risque d’accident nucléaire vu que les champs de bataille modernes deviennent plus complexes technologiquement, car dotés de capteurs, de satellites, de drones et de réseaux interconnectés.

Dans le rapport, on peut lire : « une forte dépendance aux systèmes automatisés peut mener à une confiance déplacée tout en introduisant de nouveaux points de vulnérabilité ». Ces points de vulnérabilité sont appelés « interactions cachées ». Cela signifie qu’un capteur ou un programme informatique commettant une erreur d’interprétation sur des données et présentant une fausse information est susceptible de provoquer un nouvel accident. L’événement de 1987 en est un bon exemple.

Les satellites Oko avaient confondu une tache solaire très inhabituelle au-dessus de nuages à haute altitude à une attaque de missiles, d’où la fausse alerte. Prenez ses satellites, combinez-les avec des capteurs sur des drones et des données en provenance d’autres sources, y compris de nouvelles technologies supposées pour détecter des lancements de missiles et l’image devient beaucoup plus saturée et plus trouble.

Dans le rapport, les auteurs écrivent: « les interactions complexes et les systèmes étroitement liés aux arsenaux nucléaires rendent l’hypothèse d’un accident de guerre plus probable ». A cela s’ajoute le fait que le nombre d’États qui ont accès aux armes nucléaires augmentent ainsi que le nombre de plateformes qu’ils pourraient utiliser pour livrer ces armes.

Prenons en compte les projets très controversés des États-Unis de se doter d’une arme à long rayon d’action ou le LRSO, un énorme missile de croisière qui peut être envoyé à un avion de chasse. D’après certains rapports, les États-Unis envisagent même de se doter de drones armés de nucléaire (qui seraient commandés à distance par des pilotes humains et le degré de sérieux fait l’objet de débat).

D’après les auteurs du rapport, cela paraît être des potentiels extraordinaires mais ils augmentent les chances d’un accident nucléaire ou des représailles car de telles armes considèrent tout avion de chasse ou de drone comme une menace nucléaire potentielle aux yeux d’un adversaire.

« La propagation des autres systèmes, tels que les missiles de croisière et les drones et leurs usages fréquents dans les conflits armés peuvent aussi s’ajouter à la complexité de la situation de la même manière que peut l’être le développement des potentiels à détecter les missiles », écrit Pavel Podvig, expert russe en matière d’armement.

L’expert russe note que la perte de confiance dans les relations entre les États-Unis et la Russie n’augure pas une stabilité saine. « L’intensité des interactions entre l’arme américaine et russe, bien que plus calme que durant l’époque de la Guerre Froide, ne montre pas un signe de déclin », dit-il.

Les connections digitales qui émergeront entre les armes nucléaires et d’autres systèmes sont un autre facteur de menace. « Le mythe selon lequel les installations et les plateformes nucléaires sont tenues par l’air (signifiant qu’ils ne sont pas liés à internet) perd de sa crédibilité au moment où les installations nucléaires sont de plus en plus informés des cyber menaces », précise un des auteurs du rapport.

Ils identifient plusieurs cybers vulnérabilités potentielles dans le commandement nucléaire et dans les systèmes de contrôle. Pas dans les armes nucléaires elles-mêmes, mais au niveau des technologies qui les entourent et les méthodes par lesquelles les opérateurs contrôlent ces armes et prennent des décisions sur la manière dont ils les utilisent. Les cibles principales identifiées par les chercheurs sont : les communications entre les centres de commandement et de contrôle, le ciblage des informations à partir des stations basées au sol et les systèmes autonomes robotiques au sein de l’infrastructure stratégique.

Pour lire l’article dans son intégralité, cliquez ici : Defenseone.com

L’article a été entièrement traduit de l’anglais au français par Cheikh DIENG, fondateur et rédacteur en chef du site d’information www.lecourrier-du-soir.com

https://lecourrier-du-soir.com/2017/04/23/États-unis-vs-russie-des-chercheurs-de-lonu-previennent-dun-risque-de-guerre-nucleaire/

Avr 24

MENACE NORD-CORÉENNE: DES NAVIRES JAPONAIS REJOIGNENT LE PORTE-AVION AMÉRICAIN

MenaceDes navires japonais se sont joints aujourd’hui au porte-avions nucléaire américain Carl-Vinson et sa flottille dans un contexte de tensions accrues avec la Corée du Nord. Après plus d’une semaine d’incertitude sur l’endroit où elle se trouve, l’armada américaine s’approche de la péninsule coréenne. Elle doit effectuer des exercices conjoints avec les navires japonais partis du sud de l’archipel. Le Japon veut ainsi manifester sa solidarité envers son allié et protecteur américain en dépit des contraintes de sa Constitution pacifique.

On pensait que les tensions entre les États-Unis et la Corée du Nord s’étaient apaisées à la suite des déclarations du vice-président américain. Mike Pence qui avait indiqué qu’une issue pacifique était envisageable. Mais ce dimanche 23 avril, la situation a de nouveau changé, rapporte notre correspondant à Tokyo,  Frédéric Charles

Selon un journal nord-coréen qui fait office d’organe des autorités, la Corée du Nord menace de couler le porte-avion américain Carl-Vinson. Son arrivée au large de la péninsule coréenne pourrait coïncider mardi avec le 85e anniversaire de la création de l’armée nord-coréenne. Pour Pyongyang, c’est souvent l’occasion d’une démonstration de force. Peut-être d’un sixième essai nucléaire

Le Japon prend un risque en dépêchant deux de ses destroyers aux côtés de l’armada américaine. Les États-Unis n’excluent pas des frappes préventives des sites nucléaires nord-coréens. La Corée du Nord a déjà averti qu’elle réagirait en détruisant les bases américaines au Japon.

L’inquiétude est grande au Japon, à la veille de cet anniversaire en Corée du Nord. Les Japonais n’ont jamais autant consulté le site internet de la protection civile du gouvernement.

Les médias japonais entretiennent un climat de peur, des politiciens appellent le gouvernement à équiper le pays d’armes capables de détruire les capacités de lancement des missiles nord-coréens. Quant au Premier ministre Shinzo Abe, il se sert de son côté de cette crise pour convaincre les Japonais de réviser leur Constitution pacifique.

L’Australie également dans le viseur de Pyongyang

La Corée du Nord ne menace pas seulement l’armée américaine ou le Japon. Le régime dictatorial de Kim Jong-un annonce qu’elle frappera aussi l’Australie si celle-ci continue de soutenir « aveuglément » les États-Unis.

Le programme nucléaire de la Corée du Nord « représente une menace sérieuse contre l’Australie », déclarait, il y a quelques jours, Julie Bishop, la ministre australienne des Affaires étrangères, rappelle notre correspondante à Melbourne, Caroline Lafargue. Pyongyang a riposté par une escalade verbale : « Si Canberra persiste à soutenir la politique américaine d’isolement de la Corée du Nord », prévient le régime, ce sera « suicidaire, le jour ou l’Australie sera à la portée des armes nucléaires nord-coréennes ».

C’est la première fois que le régime nord-coréen s’en prend aussi explicitement à l’« île-continent », fidèle alliée stratégico-militaire de Washington. Ces menaces coïncident avec la visite du vice-président américain à Canberra.

Les côtes nord de l’Australie sont situées à environ 6 000 km au sud de la Corée du Nord, trop loin pour être menacées par une attaque nucléaire. Les experts australiens estiment que le régime de Kim Jong-un pourrait développer des armes capables de frapper l’Australie d’ici quatre ans au plus tôt. Et ils doutent encore que Pyongyang puisse tirer des missiles nucléaires sur le Japon ou la Corée du Sud, ou de nombreux expatriés australiens résident.

Lors de sa visite officielle en Australie, Mike Pence a remercié le Premier ministre, Malcolm Turnbull, d’avoir appelé la Chine à faire pression sur Pyongyang pour stopper ses essais nucléaires.

Malcolm Turnbull en revanche a refusé de dire si l’Australie serait prête à participer à des frappes préventives contre la Corée du Nord, aux côtés des Américains.

Un deal entre Xi Jinping et Donald Trump ?

Pour Jean-Vincent Brisset, directeur de recherches à l’Iris, spécialiste des questions de sécurité en Asie, il n’y a rien de surprenant dans ces passes d’armes. « Je pense qu’on est dans une manipulation de la carotte et du bâton de la part des États-Unis et dans la rhétorique tout à fait normale et classique de la Corée du Nord. C’est la millième fois qu’ils annoncent ce genre de choses. »

Selon le spécialiste, ce qu’il faut surveiller, c’est davantage l’évolution de la position chinoise, selon lui. « Ce qui est intéressant c’est de voir qu’il y a un autre partenaire dans cette affaire qui est la Chine, qu’on voit moins. La Chine, depuis la rencontre entre Xi Jinping et le président américain, il y a eu des tas de modifications dans la politique chinoise vis-à-vis de la Corée du Nord. Je suppose qu’il y a eu un deal entre les deux présidents. »

Et le chercheur d’étayer cette affirmation par des exemples récents : « La Chine a d’abord refusé une cargaison de charbon qui venait de Corée du Nord. Puis la compagnie aérienne chinoise Air China a supprimé les liaisons directes Pékin-Pyongyang et il semblerait que la Chine ait bloqué ses exportations de pétrole et de carburant en direction de la Corée du Nord. »

Et de conclure : « Manifestement, il y a eu un échange qui a été fait entre les deux présidents. Donc, d’un côté Trump a annoncé qu’il était prêt à aller très loin sur le plan militaire et il montre qu’il est capable de le faire. D’un autre côté, dans le même temps, la Chine est mise face à ses responsabilités et elle semble les assumer pour le moment. »

http://www.rfi.fr/asie-pacifique/20170423-menace-nord-coree-navires-japonais-porte-avion-americain-nucleaire-australie

Avr 23

BELGIQUE : MANIFESTATION ANTINUCLÉAIRE DEVANT LA GARE DES GUILLEMINS À LIÈGE

BelgiqueDes militants anti-nucléaires se sont réunis ce dimanche devant la gare des Guillemins, à Liège, afin de commémorer le 31e anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl. De source policière, ils étaient une petite centaine de personnes. Parmi eux étaient présents des représentants d’Écolo et du PTB.

La manifestation a été initiée par l’association Nucléaire Stop Kernenergie. Ce groupement milite pour la fermeture immédiate des réacteurs nucléaires Doel 3 ainsi que Tihange 1 et 2. Ses représentants réfléchissent aussi à la reconversion des travailleurs du nucléaire vers le démantèlement des centrales en Europe.

« Cet évènement est un rappel des catastrophes de Tchernobyl et de Fukushima« , a expliqué Murielle Gerkens, députée fédérale Écolo à la Chambre. « Nous restons vigilants sur cette problématique, surtout en ce qui concerne Tihange 1, dont nous demandons la fermeture immédiate« . Selon la députée, les problèmes techniques de la centrale constituent un danger réel pour les citoyens. Elle poursuit en insistant sur la nécessité d’aller vers une transition énergétique renouvelable et un arrêt définitif du nucléaire à l’horizon 2025.

Laszlo Schonbrod, représentant PTB de Verviers, s’accorde sur les idées d’Écolo. Il se distingue néanmoins par sa volonté d’obliger Engie Electrabel à financer le démantèlement via les dividendes perçus par la société.

La prochaine manifestation de ce type se déroulera le 25 juin prochain devant la centrale de Tihange, où les organisateurs ambitionnent de former une chaîne humaine gigantesque.

https://www.rtbf.be/info/regions/detail_manifestation-anti-nucleaire-devant-la-gare-des-guillemins-a-liege?id=9587793

Avr 23

L’ONU S’INQUIÈTE D’UNE MENACE DE GUERRE NUCLÉAIRE «AU PLUS HAUT DEPUIS LA GUERRE FROIDE»

ONULa menace d’une «utilisation de l’arme nucléaire», qu’elle soit accidentelle ou délibérée, est aujourd’hui plus élevée que jamais, d’après une étude récente des Nations unies. Les tensions entre Washington et Moscou y contribuent grandement.

Avec plus de 15 000 armes nucléaires aux mains de neuf États, le monde semble aujourd’hui près d’une «potentielle catastrophe», prévient une étude approfondie de l’Institut des Nations unies pour la recherche sur le désarmement (Unidir).

«La menace d’une utilisation des armes nucléaires en 2017 est sans doute à son plus haut niveau depuis l’effondrement de l’Union soviétique il y a 26 ans», avertit le document de recherche rédigé par plusieurs spécialistes réputés et experts du désarmement nucléaire.

La dissuasion nucléaire reste l’épine dorsale des stratégies militaires de nombreuses puissances mondiales. Alors que neuf Etats – les États-Unis, la Russie, la Chine, le Royaume-Uni, la France, l’Inde, le Pakistan, la Corée du Nord et Israël – possèdent au total plus de 15 000 ogives nucléaires, dans le même temps, les investissements mondiaux dans la modernisation et le développement de nouvelles armes nucléaires, plus puissantes et plus mobiles, se poursuivent.

La dégradation des relations entre Washington et Moscou comme facteur aggravant 

En outre, selon les experts de ce rapport, l’un des principaux facteurs qui menacent la sécurité mondiale est l’état actuel des relations américano-russes.

«Le retour des postures de confrontation qui existaient durant la guerre froide a entravé la coopération internationale et la confiance entre pays», explique le rapport.

Après la réunification de la Crimée avec la Russie, les États-Unis ont quadruplé le budget de l’Initiative européenne de réassurance (European Reassurance Initiative – ERI) à hauteur de 3,4 milliards de dollars (3,15 milliards d’euros) en février 2016, affirmant qu’il était spécifiquement destiné à «dissuader la Russie d’une potentielle agression».

Moscou, à son tour, a déployé troupes, armes lourdes et missiles Iskander dans son enclave européenne de Kaliningrad, en réponse à l’accumulation militaire massive de l’OTAN le long de ses frontières.

Cette étude paraît alors que les États-Unis lancent un programme massif de plusieurs milliards de milliards de dollars visant à moderniser, entretenir et maintenir leur force de frappe nucléaire aérienne, terrestre et maritime au cours des 30 prochaines années. Selon l’agence Bloomberg, cette somme colossale sera consacrée à la mise à niveau de certains systèmes d’armes nucléaires, tels que les missiles Minuteman III déployés il y a maintenant 40 ans, et la flotte de 14 sous-marins nucléaires de la marine américaine.

En outre, l’US Air Force a choisi le géant de la construction aéronautique Northrop Grumman pour développer et construire un nouveau bombardier à longue portée censé remplacer le Boeing B-52 Stratofortress pour un coût estimé à 80 milliards de dollars (74,5 milliards d’euros). Dans le même temps, le Pentagone a commencé à rédiger son compte rendu sur la situation nucléaire dans le monde.

L’examen précédent, datant de 2010 et effectué par l’administration Obama, avait déclaré que la Russie et les États-Unis n’étaient «plus des adversaires» et conclu que le terrorisme nucléaire constituait la plus grande menace pour la sécurité mondiale. Cependant, compte tenu de la façon dont les relations se sont tendues depuis plusieurs mois entre Moscou et Washington, le nouvel examen de 2017 pourrait prendre une toute autre tournure.

Mis à part les relations actuelles inquiétantes entre les États-Unis et la Russie, le rapport de l’Unidir évoque aussi la hausse des tensions sur la péninsule coréenne, où la Corée du Nord et les États-Unis continuent de se jauger.

La Maison Blanche a récemment menacé de «résoudre le problème nord-coréen» de manière unilatérale et a envoyé son porte avion à propulsion nucléaire USS Carl Vinson dans la région, provoquant la colère de Pyongyang, qui a promis de réagir avec tous les moyens à leur disposition, y compris en l’arme nucléaire.

Toutefois, le rapport des experts ne voit pas la réduction éventuelle de l’arsenal nucléaire des États-Unis comme une solution aux tensions nucléaires dans le monde.

«Tout affaiblissement du parapluie nucléaire des États-Unis pourrait stimuler l’aventurisme de ses adversaires en la matière et entraîner une prolifération des armes nucléaires», déclare l’étude.

«La dissuasion nucléaire fonctionne jusqu’à un certain point. Lorsque toutes les chances sont épuisées, les résultats peuvent se révéler catastrophiques», préviennent les experts dans leur rapport.

https://francais.rt.com/international/37291-onu-sinquiete-menace-guerre-nucleaire-au-plus-haut-depuis-guerre-froide

Avr 23

UN LIVRE : « BUGEY N°5, MON DÉSAMOUR »

Bugey N5Essai par Jean Pierre Collet

« En toute immodestie, cet ouvrage tente de retracer la mise en place d’un nouveau type d’action militante, de manière d’abord fictionnelle, puis sous la forme d’un essai, agrémenté de chroniques ou d’anecdotes » explique l’auteur….

De façon parfois décalée, voire humoristique, Jean-Pierre Collet nous livre ses réflexions sur un sujet sensible et essentiel. À sa manière, « Bugey N°5 mon désamour » est une forme de cheminement qui montre qu’il est toujours possible, et surtout, urgent, d’agir.

Toute action, même modeste, constituant une mise en mouvement nécessaire. C’est aussi le début d’une aventure…

Jean-Pierre Collet, habitant d’Ambronay dans l’Ain depuis bientôt 20 ans, est un antinucléaire acharné. Cet instituteur de profession, âgé de 53 ans, est un militant du réseau Sortir du nucléaire Bugey (SDN) depuis ses premières heures en 2011

Date de parution : Avril 2017

http://encrerouge.fr/boutique/bugey-n5-desamour/

Avr 23

TOUTES ET TOUS À GENÈVE DEVANT L’OMS, LE 26 AVRIL 2017, POUR LES 10 ANS ET L’ARRÊT DE LA VIGIE D’INDEPENDENTWHO – SANTÉ ET NUCLÉAIRE

IWHOLa Santé est le bien le plus précieux de l’humanité. Nous souhaitons le transmettre aux générations futures. Or les rayonnements ionisants provenant de l’industrie nucléaire civile et militaire continuent d’irradier et de contaminer les populations, surtout les enfants, sur plusieurs générations, engendrant en particulier des dommages génétiques irréversibles.

La «communauté internationale», avec le label de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), ne veut pas reconnaître ou minimise ces conséquences sanitaires.

Depuis le 26 avril 2007, tous les jours de la semaine, par tous les temps, de 8 à 18 heures, les Vigies d’IndependentWHO – Santé et Nucléaire ont demandé à l’OMS de revenir sur ce mensonge criminel et de dire la vérité sur les effets sanitaires de ces rayonnements, notamment sur les victimes des retombées des essais nucléaires militaires et celles des catastrophes civiles de Tchernobyl et de Fukushima.

Après 10 ans de protestation silencieuse les Vigies d’IndependentWHO – Santé et Nucléaire  constatent que le déni officiel reste entier, en dépit des témoignages des victimes et des publications scientifiques indépendantes qui le prouvent. Cependant, de plus en plus de citoyens et une partie du monde scientifique soupçonnent que toute la vérité n’a pas été dite.

Après Fukushima, réplique de Tchernobyl, il est maintenant reconnu officiellement, que d’autres catastrophes sont possibles.

Il devient alors important pour les autorités de nous faire croire que l’on peut s’adapter à vivre en milieu contaminé. Par conséquent, les Vigies d’IndependentWHO – Santé et Nucléaire, vu l’urgence, ont décidé de continuer leur combat sous d’autres formes, notamment en transmettant l’expérience et les acquis de ces 10 ans de lutte à celles et ceux qui considèrent que ce combat pour la vérité et la santé est indispensable.

Pour marquer les 10 ans de la Vigie  d’IndependentWHO-Santé et Nucléaire, des actions sont programmées le mercredi 26 avril 2017 à Genève, au carrefour des Morillons, face à l’OMS (terminus bus n°8).

. 12h à 15h30: Grande Vigie

. 15h45: Inauguration de la stèle érigée pour les victimes du nucléaire et discours de personalités : Rémy Pagani (Conseil administratif de la de ville de Genève), Jean Ziegler (sociologue et vice-président du comité consultatif du conseil des droits de l’homme de l’ONU), Annie Thébaud-Mony (sociologue, directrice de recherches honoraire à l’INSERM, porte parole de réseaux citoyens en lutte pour la santé au travail), Roland Desbordes (président de la Criirad), Anne-Cécile Reimann (Présidente de Contratom), Paul Roullaud (Initiateur de la vigie d’IndependentWHO)

. 17h: Remise à l’OMS du livre de Wladimir Tchertkoff : “The Crime of Chernobyl – the Nuclear Gulag » et messages à l’attention des directions actuelle et futures de l’Organisation Mondiale de la Santé

. 18h: A partir de la Place des Nations, participation à la manifestation organisée par Contratom, groupe antinucléaire genevois.

Retenez cette date et rejoignez nous.

http://contact@independentwho.org           www.independentwho.org

Article consultable sur le site : http://amisdelaterre74.org/IMG/pdf/iwho_communique.pdf

Avr 23

EN FINIR AVEC LE «DOGME HIROSHIMA»

en finir avec dogme«Exigeons que l’OMS démolisse enfin les trois piliers de la désinformation sur les rayonnements ionisants!» Alison Katz, d’IWHO, pointe l’invocation de la «radiophobie» pour expliquer les problèmes sanitaires des victimes d’accidents nucléaires, le recyclage douteux du «modèle Hiroshima» et le déni des effets de la radio-contamination à faible dose.

La rencontre entre le collectif IndependentWHO – Santé et Nucléaire (IWHO, pour l’indépendance de l’OMS) et l’Organisation mondiale de la santé1 a confirmé que l’autorité sanitaire internationale persiste à soutenir les trois piliers de la désinformation sur lesquels repose la dissimulation – internationale et de haut niveau – des conséquences sanitaires des activités nucléaires, qu’elles soient industrielles ou militaires. Les trois piliers sont :

1) la «maladie», dénommée «radiophobie»;

2) l’utilisation du modèle Hiroshima pour établir les normes de radioprotection;

3) l’affirmation qu’il n’existe pas de preuve d’effets sanitaires en dessous de doses d’irradiation de 100 millisieverts par an (mSv/an), malgré le fait que la limite internationale recommandée par la Commission internationale de la protection radiologique (CIPR) soit de 1 mSv/an.

La scandaleuse pseudoscience de la «radiophobie»

L’OMS affirme que les problèmes psychologiques et sociaux sont les conséquences majeures de la catastrophe de Fukushima, en reprenant point par point son verdict final sur Tchernobyl2, selon lequel «l’impact sur la santé mentale (…) est le problème de santé publique le plus grave et (que) la population affectée a un sentiment exagéré des dangers sanitaires de l’exposition aux rayonnements». Est-ce que l’establishment nucléaire, qui malheureusement dirige la politique de l’OMS dans ce domaine, suggère sérieusement que les plantes, les animaux et les bébés  –même in utero! – souffrent de «radiophobie»?

De nouvelles maladies sont souvent montées de toutes pièces afin de créer ou élargir un segment de marché pour des traitements économiquement profitables. La «radiophobie», par contre, a été inventée afin de nier l’existence des maladies bien réelles apparues à la suite de la catastrophe de Tchernobyl. Quand il est devenu impossible de nier leur existence, on les a attribuées aux comportements irresponsables des victimes – abus d’alcool, de tabac, mauvaise alimentation… – comme si ces facteurs n’avaient pas été pris en compte dans les études épidémiologiques démontrant des différences significatives en termes d’effets sanitaires entre des territoires respectivement peu, moyennement et hautement contaminés.

Soyons clairs. La peur de la radio-contamination existe. Il s’agit d’une réponse normale face à un risque sanitaire réel. L’unique «traitement» éthique de l’angoisse qui résulte naturellement de l’exposition est de reconnaître que cette peur est normale, de minimiser toute exposition supplémentaire, de fournir des soins dès l’apparition de symptômes et d’établir des programmes de dépistage pour la prévention précoce (secondaire) des maladies.

Au Japon, aujourd’hui, les autorités ont conseillé aux victimes de Fukushima de sourire3. Ces dernières sont soumises à d’intenses pressions pour retourner vivre dans des territoires inhabitables selon les normes de radioprotection de la communauté internationale, établie par la CIPR.

Lors de la rencontre avec l’OMS le 11 mars 2016, en signe d’encouragement aux visiteurs japonais, un membre de l’équipe Radiation (Département de santé publique et de l’environnement) a fait remarquer que leur pays avait un avantage en termes d’information sur les effets sanitaires des activités nucléaires grâce à la recherche entreprise à la suite des bombardements d’Hiroshima et de Nagasaki.

Deux remarques sur cette observation. D’abord, il est notoirement connu que la recherche sur les effets sanitaires d’Hiroshima et Nagasaki est profondément défectueuse4. Pendant cinq ans, après l’attaque des bombes A, aucune investigation officielle de la santé des survivants n’a été menée. En 1946, le gouvernement étatsunien a créé l’Atomic Bomb Casualty Commission (Commission d’évaluation des dommages dus à la bombe atomique – ABCC) et les États-Unis maintiennent toujours leur contrôle sur ce projet – qui s’appelle maintenant la Radiation Effects Research Foundation (Fondation pour la recherche des effets du rayonnement -RERF) – en fournissant la majeure partie de son financement.

Pour des raisons évidentes, le délai de cinq ans [entre les bombardements atomiques et les premières recherches] invalide plus ou moins les études sur les effets sanitaires, car les données les plus importantes font défaut. De plus, la population étudiée ne peut pas être considérée comme représentative de la population générale parce que les personnes encore en vie sont celles dont la résistance aux effets des rayonnements est naturellement plus élevée que la moyenne. Cet effet dit de «survivant en bonne santé» produit une sous-estimation considérable des effets sanitaires.

Pire encore, les études ABCC/RERF ne disposaient pas de groupe de contrôle adéquat. Cela est dû au fait que les groupes «irradiés» et les groupes de contrôle «non exposés» – les habitants d’Hiroshima et de Nagasaki, à diverses distances de l’épicentre – étaient tous contaminés par les retombées. De surcroît, le groupe «non exposé» avait un taux de leucémie deux fois plus haut que le reste de la population japonaise pendant toute la première période de l’étude et jusqu’aux années 1960. Par ailleurs, le fait que toutes ces personnes aient souffert d’une exposition interne à travers les aliments, le lait, l’eau et par inhalation n’a pas été pris en compte.
Enfin, le modèle Hiroshima est inapplicable aux accidents nucléaires. Les effets sanitaires d’une exposition externe de quelques secondes aux quantités gigantesques de radionucléides, comme ce fut le cas à Hiroshima et Nagasaki, sont incomparables aux effets sanitaires d’une exposition interne à de faibles doses sur des décennies. Ces faibles doses sont responsables de 95% de la radio-contamination lors d’accidents nucléaires.

Et pourtant, étonnamment, les normes de radioprotection actuelles se basent encore sur les études ABCC/RERF des survivants d’Hiroshima. Mais il n’existe aucune preuve d’équivalence entre l’irradiation chronique interne et l’irradiation externe aigüe.

Aucune preuve d’effets sanitaires en dessous de 100 mSv/an?

Des milliers d’études menées pendant trois décennies fournissent des preuves d’effets sanitaires graves à la suite de l’incorporation chronique à faible dose de radionucléides, bien en dessous de 100 mSv/an et, contrairement aux affirmations de l’establishment nucléaire, une grande partie de ces études est publiée dans des revues scientifiques à comité de lecture – dans une proportion d’ailleurs bien plus grande que dans le rapport majeur de l’ONU, le «Forum de Tchernobyl»5.

En 2015 et 2016, par exemple, des études ont démontré le lien entre la présence de césium 137 chez les femmes enceintes et de hauts niveaux d’anomalies congénitales6; un risque élevé de leucémie, de lymphome7 et de cancer chez les travailleurs du nucléaire8; des taux élevés d’anomalies de la thyroïde (y compris des cancers et des précurseurs de cancer) chez les enfants à Fukushima9, et toutes sortes de défauts héréditaires associés à des doses d’irradiation comprises entre 1 et 10 mSv/an10.

Malgré la limite internationale de 1 mSv/an et les multiples preuves réunies sur ce sujet depuis des décennies, l’OMS a répété (notamment lors de la rencontre avec IndependentWHO du 11 mars 2016) qu’il n’existait pas de preuve d’effets sanitaires en dessous de 100 mSv/an. Tout comme le Dr Shunichi Yamashita, professeur à l’université de Nagasaki et conseiller de la préfecture de Fukushima pour le risque sanitaire radiologique, qui, ainsi, donne raison au gouvernement japonais d’exercer une forte pression sur les populations pour qu’elles retournent vivre dans des régions non habitables11. Relevons qu’à la suite de l’accident de Tchernobyl, la limite pour l’évacuation obligatoire des populations avait été fixée à 5 mSv/an.

Il est de plus en plus reconnu que la limite de 1 mSv/an est à peu près adéquate dans le cas de l’exposition externe (pour certains radionucléides seulement), mais qu’elle est totalement inadéquate en cas d’exposition interne. Différents radionucléides se concentrent dans divers organes. Ainsi, si la charge moyenne dans le corps est de 100 becquerels par kilo (Bq/kg), le cœur contiendra 2500 Bq/kg et les reins 1500 Bq/kg12. Une particule d’uranium ou de plutonium logée dans le poumon va irradier pendant toute la vie de la personne et produira un cancer.

Le «dogme Hiroshima» mène l’establishment nucléaire vers une logique impossible. Quand on ne peut plus nier les effets sanitaires, on affirme qu’ils sont forcément causés par autre chose que les rayonnements parce que, selon le modèle utilisé par le CIPR, les doses reçues étaient trop faibles.
Le moment est venu pour l’OMS et l’institution nucléaire de reconnaître publiquement que l’exposition externe et l’exposition interne sont des phénomènes biologiquement distincts et que le modèle Hiroshima ne peut ni prédire les effets sanitaires observés à la suite d’expositions à faible dose, ni fournir une base pour la radioprotection. I

https://www.lecourrier.ch/148245/en_finir_avec_le_dogme_hiroshima

Avr 22

FRANÇOIS FILLON MISE SUR LE NUCLÉAIRE

FillonArticle publié par « Techniques de l’Ingénieur », l’expertise technique et scientifique de référence

Reconnaissant la réalité du réchauffement climatique et l’urgence de la situation, François Fillon dit viser « une ambitieuse stratégie industrielle de transfert d’usage du pétrole et du charbon vers des énergies  non carbonées » qui repose essentiellement sur la mise en place d’un prix de 30€ pour la tonne de carbone, sur le nucléaire et les énergies renouvelables.

M.Fillon se félicite de la COP21 mais regrette qu’elle ne s’est « pas encore traduite par des plans d’action contraignant » et lui assène une critique cinglante : « on ne peut pas se contenter d’un discours ou d’intention généreuse ». Pourtant, la lecture de son programme énergétique laisse apparaître des doutes sur l’ambition réelle du candidat Fillon sur l’énergie et le climat.

Une politique fiscale sans ambition sur le carbone

Avec un prix actuel de 7 à 10€/tCo2 sur les marchés du carbone européen, un objectif de 30€ semble téméraire. Mais le candidat reprend ici la recommandation basse d’une étude de RTE (Réseau Transport d’électricité), sans intention de viser à plus long terme 50 ou 100€ comme elle le recommande pourtant vivement.  De plus, le marché de carbone européen ETS (European Trading Scheme) est déjà entré dans sa 3e phase de réforme avec l’objectif clair de relever le prix du carbone, tandis que le dernier gouvernement a entériné la progression de la Contribution Climat Energie (CCE), qui passera de 22€/tCo2 à 56€ et 100€/tCo2 en 2020 et 2030. Le programme de M Fillon n’est donc ici que l’expression de son accord vis-à-vis d’un processus déjà engagé.

Solaire au sol et éolien terrestre : moins chers que le nucléaire

François Fillon est convaincu que la lutte contre le réchauffement climatique ne peut se faire sans le nucléaire, qui est selon lui une énergie moins chère que celles dites renouvelables.

Il propose ainsi de prolonger la durée d’exploitation des 58 réacteurs nucléaires tout en reculant sur les subventions aux énergies renouvelables (ENR), qui pèseraient trop lourd sur la facture d’électricité des Français. Le candidat justifie cette position en comparant les 55 Milliards (Mds) d’euros que coutera le programme de prolongation de vie des centrales (d’après EDF) aux 73 Mds de la CSPE (une taxe qui finance les ENR) prévus entre 2014 et 2025. Monsieur Fillon oublie de préciser que la cour des comptes a chiffré à 100 Mds ce programme de prolongation ou qu’environ 64% de la Contribution au Service Public de l’Electricité était consacré aux ENR en 2015, une proportion qui représenterait moins de 55 Milliards d’euros, appliquée aux 73 Mds de CSPE pour les ENR.

Le raisonnement qui conduit le candidat Fillon à ces propositions est discutable. Plutôt que de comparer des prévisions de taxes à l’évaluation d’un programme d’investissement, il apparaît plus pertinent d’évaluer le coût d’un MWh d’électricité produit par différentes technologies.

Le groupe de conseil financier LAZARD, connu pour son sérieux, a publié son analyse du cout du MWh d’électricité le 15 décembre 2016;

  • Le solaire au sol est à 55 $/MWh (49$/MWh à 61 $/Mwh)
  • L’éolien terrestre est à 47 $/MWh (32 – 62 $/Mwh)
  • Le nucléaire est à 116 $/MWh (97 – 136 $/Mwh)
  • Les centrales à gaz sont à 84€/MWh (68 – 101 $/Mwh)
  • Les centrales à gaz à cycle combiné sont à 63$/MWh (48 – 78 $/Mwh)
  • Les centrales à charbon sont à 101 $/MWh (60 – 143 $/MWh)
  • Les centrales à fioul sont à 246$/MWh (212 – 281 $/Mwh)

L’intermittence des ENR entraine un coût de stockage. La France dispose déjà d’importants moyens de stocker l’électricité, mais le cabinet Lazard a aussi chiffré le coût des systèmes ENR avec stockage :

  • Le solaire avec stockage est à 92$/MWh
  • L’éolien avec stockage est à 118 $/MWh 

Ces travaux montrent que le solaire au sol et l’éolien terrestre peuvent – aujourd’hui –  fournir une électricité des plus compétitives. Cette nouvelle donne commence à peine à être reprise dans la presse, comme le montre un article du figaro « le nouveau solaire deux fois moins cher que l’EPR ».  Les résultats des derniers appels d’offre dans le monde illustrent aussi ce constat. Au Mexique par exemple, un appel d’offre ouvert à tous types d’énergie avec comme seul critère de sélection le coût, a attribué 95% des 5 776 MW à l’éolien terrestre et au photovoltaïque au sol. En France, les lauréats en solaire au sol ont obtenu des tarifs d’achat moyen de 62,5€/MWh et le dernier tarif d’achat dont pouvait bénéficier l’éolien en France était de 82€/MWh pendant 10 ans suivis de 28 à 82€/MWh pendant 5 ans.

En comparaison, l’Angleterre s’est engagée à acheter l’électricité du réacteur nucléaire EPR d’EDF à 116€/MWh pendant 35 ans. Concernant l’EPR de Flamanville, le coût du MWh est difficilement évaluable avant la fin des travaux, mais certaines estimations l’ont chiffré à 92€/MWh lorsque le chantier était de 8,5 Mds d’euros, alors qu’il est désormais de 10,5 Mds d’euros. 

D’après la cour des comptes, le coût du MWh des centrales plus anciennes que l’EPR est quant à lui passé de 49,6€/Mwh en 2010 à 59,8€/MWh en 2013 suite aux investissements dus aux normes de sécurité post-Fukushima et à la maintenance des centrales. Ce coût continuera donc encore d’augmenter avec le programme de prolongation d’exploitation des centrales évalué à 100 milliard d’ici 2030, alors qu’il dépasse déjà les niveaux indiqués par Lazard en solaire au sol.

Monsieur Fillon estime que « notre politique énergétique doit se fonder de manière raisonnée sur des critères objectifs ». Il est vrai que le critère économique ne doit pas être le seul, concernant la sureté par exemple, les ENR ne présentent aucun risque d’accident majeur nécessitant de déplacer des milliers de personnes. Un tel évènement dans le nucléaire français pourrait couter entre 120 et 450 Milliards d’euros d’après la cour des comptes.

Des propositions contradictoires sur les énergies renouvelables

François Fillon propose de viser un objectif de 0% d’électricité fossile le plus rapidement possible, de supprimer la CSPE ainsi que les tarifs d’obligation d’achat pour les nouvelles installations ENR, de privilégier les appels d’offres pour les grosses unités et d’autoriser l’autoconsommation.

Toutes ces propositions sont déjà en place.  La fermeture des centrales à charbon est prévue pour 2023 dans la Programmation Pluriannuelle de l’Energie. Le mécanisme d’obligation d’achat a été supprimé en 2016 pour la majorité des ENR (notamment Solaire au sol et Eolien terrestre), des appels d’offres sont prévus jusqu’en 2019 et l’autoconsommation est déjà autorisée.

Les seules nouveautés que propose le candidat sont de supprimer la CSPE en reportant le financement des ENR sur la CCE, et de remplacer les tarifs d’obligation d’achat restants par un crédit d’impôt. Cette dernière mesure, beaucoup moins incitative qu’un tarif d’achat, menace le secteur du PV en toiture, tandis que le candidat prône paradoxalement l’autoconsommation.

Certes, le PV en toiture est plus coûteux que le solaire au sol : le tarif d’obligation d’achat fin 2016 est de 123€/Mwh contre 62,5€/Mwh en solaire au sol. Mais cette performance approche celle du nucléaire de type EPR et cette technologie a fait des progrès considérables. Il y a 5 ans, le tarif était encore de plus de 400€/Mwh !

Un manque d’ambition pour réduire les émissions de CO2 françaises

En France, les émissions de carbone proviennent principalement du transport, puis de l’habitat et enfin de l’agriculture. Le candidat républicain dit viser une « ambitieuse stratégie de transfert d’usage du pétrole et du charbon vers des énergies décarbonées », mais concrètement, ses propositions sont au nombre de neuf en ce qui concerne l’électricité, qui est déjà à 90% décarbonée, contre quatre pour l’habitat et quatre autres pour la mobilité électrique. L’agriculture BIO et l’agroécologie, dont les sols sont de véritables puits de carbone, sont totalement absentes de son programme « environnement et transition énergétique ».

Au niveau de l’habitat, les propositions de M.Fillon consistent à prolonger le dispositif de crédit d’impôt déjà existant pour les travaux de rénovation, à instaurer une franchise de TVA pour les artisans, à aligner les conditions du prêt à taux zéro des bâtiments anciens sur celles des bâtiments neufs  et à  faire progresser le niveau de qualification des artisans de la construction. Le crédit d’impôt pour la transition énergétique comme le prêt à taux 0 sont des processus dont la lourdeur administrative est décourageante et sont surtout réservés aux classes aisées. François Fillon ne propose pas ici de mesure simplificatrice pour recourir à ces aides, ni de moyen de les orienter vers l’isolation, qui est l’intervention la plus efficace en terme d’économies d’énergie.  De plus, aucun grand programme de rénovation des bâtiments n’est proposé, notamment sur le parc de bâtiments publics. Or, la franchise de TVA et la formation des artisans de la construction sont surtout avantageuses si un marché existe pour leur activité. Il est peu probable que les propositions du candidat accélèreront significativement l’effort de l’État dans ce domaine…

…En conclusion, on remarquera que la transition énergétique version Fillon reste floue. Peu de propositions chiffrées, un choix du nucléaire assumé et des mesures en faveur des énergies renouvelables dont l’impact sur ces nouvelles filières reste insondable. Les propositions pour l’habitat et le transport, elles aussi, semblent cosmétiques au regard des enjeux actuels de la décarbonisation de ces secteurs.

Par Gabriel Brézet

Pour lire l’intégralité de l’article : http://www.techniques-ingenieur.fr/actualite/articles/francois-fillon-42545/

Avr 22

NUCLÉAIRE : UNE MALADIE D’ÉTAT

MacronExtrait d’un article de Médiapart

…Le « rêve prométhéen du nucléaire«  de M. Macron

Les formes multiples que revêt la transmission intergénérationnelle de cette maladie d’État qu’est le nucléaire, ne semblent toutefois pas émouvoir. Au contraire. « Le nucléaire est un choix français et un choix d’avenir« , déclarait Emmanuel Macron, le 28 juin 2016, lors de la cérémonie d’ouverture de la World Nuclear Exhibition (WNE) qui se déroulait au Bourget. « La WNE est la vitrine du nucléaire dans un pays qui croit au nucléaire« , avait-il encore assuré. « Nous croyons au nucléaire, non pas parce que c’est un héritage du passé mais parce qu’il est au cœur de notre politique industrielle, climatique et énergétique. Pas le nucléaire actuel, mais le nucléaire à venir. Le nucléaire, c’est le rêve prométhéen ! » avait conclu M. Macron à mi-chemin entre l’ébahissement immature du jeune garçon devant sa première maquette de navette spatiale et l’élan extatique du gourou de secte religieuse…

Rédigé par Thierry Ribault

Pour lire l’intégralité de l’article :

https://blogs.mediapart.fr/ribault/blog/210417/nucleaire-une-maladie-d-etat

Avr 21

AURÉLIEN SAUSSAY DE L’OFCE: « FERMER LES PLUS ANCIENNES CENTRALES NUCLÉAIRES EST UN CHOIX COHÉRENT »

Aurélien, SaussayPour l’économiste à l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), qui s’exprime dans une tribune au « Monde », ce que l’on dépensera pour prolonger les centrales atomiques manquera à l’objectif de transition énergétique. Et vice versa.

TRIBUNE. Le secteur électrique français se trouve dans une situation paradoxale. Depuis la fin des années 1980, la France tire plus de 75 % de son électricité de l’atome – proportion la plus élevée au monde. En rupture avec cette prépondérance historique, la loi sur la transition énergétique pour la croissance verte de 2015 a fixé un nouveau cap : réduire à 50 % la part du nucléaire dans le mix électrique en 2025. Pourtant, dans le même temps, EDF a entrepris de rénover l’ensemble de ses centrales pour prolonger leur exploitation bien au-delà de cette date. Ces deux objectifs ne sont pas compatibles : le prochain président devra résoudre cette contradiction coûteuse.
Le parc nucléaire est composé de cinquante-huit réacteurs construits sur une période relativement brève, de 1977 à 1997. Ces réacteurs avaient été conçus pour une durée de vie de quarante ans, mais il est possible, moyennant d’importants travaux de rénovation, de les exploiter vingt ans de plus. C’est le choix d’EDF, avec son programme de Grand Carénage : depuis 2014, l’électricien a entrepris de rénover l’ensemble de son parc, ce qui permettrait d’en maintenir le fonctionnement au-delà de 2040.
S’il est mené à son terme, ce programme maintiendra la logique du tout-nucléaire et rendra la montée en puissance des énergies renouvelables irréalisable. La programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE)   d’octobre 2016 a pourtant fixé pour objectif d’augmenter de 70 % la production d’électricité renouvelable d’ici à 2023. Respecter ces deux engagements simultanément conduirait à un excès de capacité électrique en France, et à une importante dépense inutile.

Incertitude des coûts
Car ces investissements sont très lourds. D’après un rapport récent de la Cour des comptes, la réalisation du Grand Carénage devrait coûter 51,4 milliards d’euros de 2014 à 2025, soit 918 millions d’euros par réacteur rénové. Il ne s’agit par ailleurs que d’une estimation, l’incertitude sur les coûts du nucléaire restant importante – on pourra rappeler le quadruplement du coût de l’EPR de Flamanville, ou de celui d’Olkiluoto, en Finlande, par rapport aux estimations initiales.
En outre, on ne connaît pas le coût marginal du kilowattheure (kWh) produit à la suite de ces investissements : EDF et la Cour des comptes n’ont pour l’heure publié qu’un simple coût moyen du kWh nucléaire lissé sur l’ensemble de la durée de vie prolongée de la centrale. Cette méthodologie masque le coût des seuls kWh qui seront produits après le Grand Carénage, et ne permet donc pas de les comparer directement aux autres sources d’électricité, renouvelables notamment.
Il faut souligner enfin que l’investissement d’EDF ne sera rentable que si l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) considère que les réacteurs sont assez sûrs pour être maintenus en activité vingt années de plus – ce qui n’est pour l’heure pas garanti.

Lever les contradictions
Une alternative existe pourtant. Les deux réacteurs de la centrale de Fessenheim – les plus anciens de France – doivent normalement être fermés en 2018. Mais les centrales de Bugey, Dampierre, Gravelines, Tricastin et du Blayais comportent dix-sept réacteurs qui doivent également atteindre leur quarantième année d’exploitation au cours du prochain quinquennat.

Choisir de fermer ces réacteurs au lieu de les rénover permettrait d’économiser 15,6 milliards d’euros – sans compter leurs coûts d’exploitation sur la même période. Même en considérant une indemnisation d’EDF pour la fermeture de chacun de ces réacteurs à la hauteur de l’accord conclu pour la centrale de Fessenheim, l’économie réalisée resterait substantielle, à 11,8 milliards d’euros.
Cette solution a l’avantage de la cohérence : elle lèverait la contradiction entre la feuille de route d’EDF et les choix énergétiques du pays, tels qu’ils sont exprimés dans la PPE. Surtout, elle permettrait à la France de développer les technologies de production d’électricité renouvelable, et de rattraper l’Allemagne, le Danemark ou l’Espagne.

Article d’Aurélien Saussay (Économiste à l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE).

http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/04/21/aurelien-saussy-fermer-les-plus-anciennes-centrales-nucleaires-est-un-choix-coherent_5114910_3232.html?h=11&h=11

Avr 21

COMMUNIQUÉ DE PRESSE ACDN : MÉLENCHON POUR UN MONDE SANS ARMES NUCLÉAIRES

MélenchonLes Français savent que leur vote de dimanche à l’élection présidentielle peut décider du sort de la France, voire de l’Europe. Mais savent-il aussi qu’il décidera de l’avenir de l’humanité ?
Avec plus de 15 000 bombes atomiques en état d’exploser, l’humanité est assise sur une poudrière, sous une épée de Damoclès. Mais elle peut mettre un terme à cette situation absurde et terrifiante, héritée de la Guerre froide.
La plupart de nos concitoyens ignorent que l’ONU a convoqué à New York en 2017 une conférence ouverte à tous les États du monde pour négocier un traité d’interdiction des armes nucléaires, conduisant à leur élimination totale. Du 27 au 31 mars dernier, 132 États ont pris part à la première session, extrêmement prometteuse, de cette conférence. Pas la France.
Parmi les quatre candidats à la présidence de la République placés largement en tête des sondages avant le premier tour de l’élection, trois veulent poursuivre cette politique de la chaise vide afin de conserver, faire croître et embellir l’arsenal nucléaire de la France (qui pourrait déjà faire un milliard de morts), en augmentant son budget. Cela revient à laisser leurs armes nucléaires aux 9 États qui en détiennent et inciter de nouveaux États à s’en procurer. Peu importe donc que la France gaspille son argent et contribue ainsi à la prolifération nucléaire, tout en perpétuant l’insécurité mondiale.
Un seul des quatre candidats ayant quelque chance d’être au second tour de l’élection présidentielle veut clairement l’abolition des armes nucléaires : Jean-Luc Mélenchon.
Il nous a fait savoir que, s’il est élu, il relancera le désarmement nucléaire

1°) en envoyant les diplomates français siéger à la seconde session (15 juin-7 juillet 2017) de la Conférence de l’ONU chargée d’élaborer l’interdiction des armes nucléaires, et

2°) en appelant les autres États nucléaires à se réunir pour négocier les étapes de leur élimination.

En outre, pour montrer, sans préjuger du résultat de ces négociations, sa volonté de désarmer, la France suspendra les projets inutiles de modernisation de ses sous-marins nucléaires et réduira symboliquement de moitié le nombre de ses avions Rafale N et M équipés d’ogives nucléaires. Elle se retirera du commandement intégré de l’OTAN, comme du temps du général de Gaulle, et ne collaborera pas au « bouclier antimissiles » des États-Unis. Elle condamnera les armes à uranium appauvri. Elle sera au sein de l’ONU un acteur de paix.
Si Jean-Luc Mélenchon est élu, les Français pourront être consultés par référendum sur cette politique.
Sans se prononcer sur les autres aspects du programme de Jean-Luc Mélenchon ni sur ceux des autres candidats, ACDN tient à souligner auprès des électeurs que leur vote du 23 avril et, s’il y a lieu, celui du 7 mai, n’auront pas seulement un enjeu de politique intérieure, mais constitueront bel et bien un choix de civilisation.
Voulons-nous vivre dans un monde enfin libéré de la menace nucléaire, qu’elle soit d’origine civile ou d’origine militaire ? Telle est la question. À l’heure où des chefs d’État incontrôlables ont entre les mains les instruments du suicide collectif, elle est fondamentale. Déterminante.
Action des Citoyens pour le Désarmement Nucléaire (ACDN)
 31, Rue du Cormier – 17100 – SAINTES, Tel : 06 73 50 76 61
contact@acdn.net , site : http://www.acdn.net

Article de Jean-Marie Matagne

https://blogs.mediapart.fr/jean-marie-matagne/blog/210417/melenchon-pour-un-monde-sans-armes-nucleaires

Avr 20

ÉLECTIONS : L’HEURE DU CHOIX POUR LES ANTINUCLÉAIRES

Vote MélenchonPas facile de choisir !

Impossible de trouver un candidat qui satisfasse à tous nos souhaits. Il convient donc, afin de faire le choix le plus judicieux, de lister et de hiérarchiser les problèmes que nous souhaiterions voir prendre en compte.

En vrac, on trouve la lutte contre le chômage, la sécurité, le pouvoir d’achat, la santé, l’école, les libertés, etc. Tous les candidats ont leurs propres recettes pour résoudre ces problèmes. C’est souvent de la poudre de perlimpinpin. Il est vrai que les promesses n’engagent que ceux qui y croient selon le théorème de Pasqua.

Il y a aussi un problème essentiel car il inclut en lui-même la sécurité, la santé voire la liberté mais qui est peu évoqué par les candidats, c’est la sortie du nucléaire. Où se place-t-il dans la hiérarchie des priorités ? Loin. Et pourtant…

Pourtant, la France – dont le tourisme, l’agriculture, les vins comptent pour une part prépondérante de son économiene se relèverait pas d’un accident nucléaire genre Tchernobyl ou Fukushima. Et elle causerait la ruine de ses voisins européens. N’est-ce pas là une question essentielle à l’heure du choix ? Mais ça n’arrivera jamais chez nous couinent les nucléocrates. Naïveté, duplicité, incompétence, ou les trois à la foi ? En matière de nucléaire, le facteur humain reste déterminant, et l’homme est tout sauf parfait. En témoignent les magouilles autour des certifications de certaines pièces essentielles (cuves, pompes) avec les faux rapports d’Areva et le laxisme d’EDF. La privatisation sournoise de la filière – et donc la recherche du profit avant tout, serait-ce au détriment de la sécurité – augmente encore les risques que fait courir à la France et à l’Europe cette industrie du passé.

Le problème du nucléaire, c’est que les conséquences des catastrophes sont sournoises et surtout infinies dans le temps et dans l’espace.

Et que dire des coûts ! Ayons la magnanimité de ne pas parler du fiasco total de l’EPR, tant au niveau technique que financier, mais le rafistolage des centrales à bout de souffle coûtera au bas mot une grosse centaine de milliards.

Et les déchets, dont on se sait que faire !

Et le démantèlement que l’on ne sait pas faire !

Et le pillage des ressources des pays pauvres en Afrique !

Et la fin programmée de l’uranium !

Il ne s’agit pas de réclamer l’arrêt immédiat et total de la filière nucléaire. Ce n’est pas possible à cause de l’impéritie de générations de gouvernants inféodés au lobby nucléaire et qui ont donné à cette énergie une place trop considérable, au détriment des énergies propres, renouvelables. Mais il s’agit de chercher le candidat qui a inscrit dans son programme la décision de sortir du nucléaire à une échéance raisonnable.

Un seul candidat en a fait la promesse ferme et définitive, c’est Mélenchon. Mardi, lui et ses hologrammes proclamaient : « Dans les 3 premières années, nous allons fermer 18 réacteurs nucléaires. » C’est clair, c’est raisonnable, c’est réalisable.

Revenons au problème du choix. Un candidat, même porteur de toutes nos espérances, n’est un choix efficace que s’il a des chances de gagner ! Les élections présidentielles sont impitoyables, il n’y a qu’un vainqueur. Pas de places d’honneur. Donc, pour avoir des chances de faire passer ce qui, aux yeux des plus lucides, est essentiel – la sortie du nucléaire – encore faut-il que cette proposition soit portée par un candidat ayant des chances réelles de gagner. Pour la première fois, cette formidable possibilité existe. Il ne faut pas la gâcher.

Pour tous ceux qui sont pour la sortie de cette folie qu’est l’industrie nucléaire, un seul choix s’impose : voter dès le premier tour pour Mélenchon. Même si ce n’est pas par adhésion à l’ensemble de son programme, mais parce qu’il est le seul en potentialité de nous sortir des griffes diaboliques des nucléocrates.

Le vote pour Mélenchon devient ainsi – pour les antinucléaires – le seul vote de raison.

Article de VICTOR Ayoli

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/elections-l-heure-du-choix-pour-192090

Avr 20

APPEL DU JAPON INSOUMIS AUX ANTINUCLÉAIRES DE FRANCE

Appel du JaponYûki TAKAHATA- « Citoyenne du monde, mais de nationalité japonaise, je m’implique dans les combats anti-nucléaires en France où je vis avec ma famille.  Ceci est le message d’encouragements que je viens d’adresser depuis Tokyo, à l’occasion de la présidentielle, à mes camarades de lutte, ici, en France.
La catastrophe nucléaire de Fukushima, en 2011, a représenté pour moi un immense traumatisme. Cet accident majeur confirmait ce que je redoutais déjà depuis l’explosion de la centrale de Tchernobyl. À partir de ce jour j’ai voulu m’impliquer plus à fond dans les combats anti-nucléaires menés en France où je vis avec ma famille. Ceci est le message d’encouragements que je viens d’adresser depuis Tokyo, à l’occasion de la présidentielle, à mes camarades de lutte, ici, en France.

Chères amies, chers amis,

Vous le savez, pour vous être engagé(e)s avec ferveur et constance dans les nombreux combats menés pour l’arrêt du nucléaire civil (et militaire) au cours de ces dernières années, nos luttes ont été souvent difficiles.
Or, une opportunité inattendue se présente pour nous à l’occasion de cette élection présidentielle en France.
Celle de pouvoir aider un candidat à remporter une victoire écologique profonde et durable puisqu’il a inscrit l’arrêt du nucléaire au cœur de son programme (point n°39 de L’Avenir en commun https://laec.fr/).
Vous le savez, l’espoir levé avec la France Insoumise est maintenant en mesure d’être représenté au second tour.

Soyons clairs: le mouvement anti-nucléaire, comme la gauche et les écologistes, est aujourd’hui dans un état d’extrême division. Nos adversaires le savent et s’en réjouissent.
Cohn-Bendit qui apporte son vote à Macron ne mérite même pas un commentaire.
Par contre, l’envie de militants de gauche de soutenir Poutou, dont l’organisation nous a toujours apporté une aide matérielle et militante importante, se comprend parfaitement.
De même, l’engagement derrière Hamon, revendiqué au nom de la lutte écologique. Sauf que son programme, trop tardivement élaboré, n’est pas parvenu à susciter une mobilisation d’une ampleur comparable à celle de la FI, comme il est facile de le constater à quelques jours du premier tour. Ce mouvement a su rassembler un public de plus en plus large, fédérant de nombreux jeunes, et des gens enthousiastes, qui parviennent à redonner un contenu politique fort aux mots de « révolution citoyenne » (il suffit de suivre, en vrai ou sur la toile, l’un des nombreux rassemblements de la FI pour le sentir).
Demandons-nous alors si ce qui nous réunit n’est pas plus important que ce qui nous divise.
Autour de moi, actuellement au Japon, les gens qui luttent au quotidien contre les désastres de la catastrophe de Fukushima attendent beaucoup de nous, ici en France.
Ils savent qu’une victoire du candidat de la France Insoumise constituerait un immense encouragement à intensifier leur lutte, et qu’ils se sentiraient moins seuls face à la puissance énorme des réseaux pro-nucléaires.
D’autant plus qu’à Paris, le 20 mars dernier, François Hollande et Shinzō Abe (notre Premier ministre ultra-nationaliste et révisionniste) ont réaffirmé ensemble leur coopération dans les domaines du nucléaire et de la sécurité.
Cet accord, signé entre nos deux pays (avec Ségolène Royal pour la France), prévoit le développement conjoint du réacteur ASTRID; une technologie de surgénération pour une filière nucléaire à haut risque, et d’un coût exorbitant (cf. le document de Global Chance en PJ)! Mais de cela aucun média en France n’a encore jamais parlé. (https://www.japoninfos.com/une-cooperation-nucleaire-securite-entre-la-france-et-le-japon.html).

Nous devons penser aux générations qui arrivent.
Et cette fois nous pouvons gagner. Gagner la fermeture de la centrale de Fessenheim et l’arrêt de 18 réacteurs en cinq ans. Mais aussi l’arrêt de l’EPR de Flamanville et l’abandon du projet d’Hinkley Point. Nous pouvons gagner l’arrêt du CIGÉO à Bure, et l’abandon de la construction de l’aéroport de Notre-Dame des Landes. Faut-il rappeler également la gratuité des cantines scolaires avec des aliments en agriculture bio!
Et bien d’autres projets qui feront participer les citoyens à la construction d’une société démocratique et humaine ne prenant pas plus à la terre qu’elle ne peut donner.
Ne détruisons pas un pareil espoir et battons-nous pour gagner. »

Par Yûki TAKAHATA https://blogs.mediapart.fr/yuki-takahata

Blog : Le blog de Yûki TAKAHATA https://blogs.mediapart.fr/yuki-takahata/blog

Avr 20

COMMENT LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE PEUT-IL DÉCLENCHER LE « FEU NUCLÉAIRE » ?

PC feu nucléaireDepuis un poste de commandement (PC)

Le PC « Jupiter » est le poste de commandement à partir duquel le président donnerait l’ordre de mise à feu. Il est installé à l’Élysée. Lorsqu’il se déplace à l’étranger, le président dispose d’un PC léger et mobile. Il peut ainsi déclencher le « feu nucléaire » à partir de n’importe quel endroit du monde. Lors de la passation de pouvoirs, le président transmet à son successeur les codes pour la mise à feu.

Seul le président peut donner l’ordre

L’ordre d’engagement des forces nucléaires peut être donné uniquement par le chef de l’État qui est le chef des armées et le président du Conseil de défense et de sécurité nationale. C’est pourquoi on parle parfois de « monarchie nucléaire ». Le Premier ministre doit s’assurer que le président dispose en toutes circonstances des moyens de donner cet ordre. Le chef d’état-major des armées contrôle son exécution. Enfin, seul le chef de l’État peut donner l’ordre de procéder à des essais nucléaires.

Dissuader pour éviter la guerre

Cette situation est le fruit de la politique de dissuasion nucléaire développée par le général de Gaulle et reprise par ses successeurs. Il s’agit de disposer d’une force de frappe nucléaire suffisamment forte pour dissuader un ennemi potentiel d’attaquer la France.

La force de dissuasion en quelques dates

  • 18 octobre 1945 : création du Commissariat à l’énergie atomique chargé de mener les recherches pour des applications civiles et militaires du nucléaire.
  • 1954 : lancement du programme militaire nucléaire français sous le gouvernement de Pierre Mendès France, officialisé en 1958 par le général de Gaulle.
  • 13 février 1960 : explosion de la première bombe A française, « Gerboise bleue », à Reggane dans le désert algérien.
  • 24 août 1968 : explosion de la première bombe H française au-dessus de l’atoll de Fangataufa en Polynésie.
  • 27 janvier 1996 : dernier essai nucléaire français. Un arrêt des essais avait précédemment eu lieu entre 1991 et 1995.

Un « privilège » présidentiel contesté à l’origine

Lors d’une séance de questions à l’Assemblée, le 24 avril 1964, Paul Coste-Floret et François Mitterrand contestent l’attribution au chef de l’État de cette prérogative. Ils se fondent sur l’article 34 de la Constitution, selon lequel la loi, et donc le Parlement, fixe les principes fondamentaux de l’organisation de la défense, et l’article 21 qui fait du Premier ministre le responsable de la défense nationale. Le Premier ministre, Georges Pompidou, leur répond que la dissuasion reposant sur la crédibilité de la menace, seul le président élu au suffrage universel a une autorité suffisante pour la mettre en œuvre. Ce rôle n’est plus contesté depuis.

La dissuasion selon Mitterrand

« La pièce maîtresse de la dissuasion, c’est le chef de l’État, c’est moi. »

http://www.vie-publique.fr/questions/comment-president-republique-peut-il-declencher-feu-nucleaire.html

Avr 20

« L’USINE NOUVELLE » COMPARE LES PROGRAMMES : QUEL AVENIR POUR LE NUCLÉAIRE ?

usine nouvelle

À J-4 du premier tour de l’élection présidentielle, la rédaction de L’Usine Nouvelle vous propose de comparer point par point les programmes des principaux candidats. Que prévoient François Fillon, Benoît Hamon, Marine Le Pen, Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon pour l’énergie nucléaire ?  

François Fillon

De tous les candidats à l’élection présidentielle, le plus favorable au nucléaire est François Fillon (Les Républicains). Il s’oppose à la fermeture des deux réacteurs de Fessenheim ou de tout autre réacteur. Et il compte prolonger de quarante à soixante ans la durée de vie des tranches qui recevront l’autorisation de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN). Il s’oppose aussi à la réduction de la part du nucléaire de 75 à 50 % dans le mix électrique comme prévu par la loi de transition énergétique. Enfin, il appelle également à « renforcer les études sur les réacteurs de quatrième génération qui permettront de régler le problème des déchets qui seront alors recyclables » et à « développer une gamme de petits et moyens réacteurs ».

Benoît Hamon

D’abord aligné sur la vision de François Hollande, Benoît Hamon (Parti socialiste) a musclé son discours sur l’atome dans le cadre de son accord électoral avec Yannick Jadot (Europe Écologie Les Verts). Il veut abaisser la part du nucléaire de 75 à 50 % dans le mix électrique en 2025 puis sortir de l’atome en 2050. « Pour cela, je commencerai par fermer les centrales les plus vieilles, celles qui présentent le plus de risques d’accidents », explique-t-il dans son programme. Enfin, il souhaite mettre fin à Cigéo, le projet de centre d’enfouissement des déchets radioactifs en couche géologique profonde, à Bure (Meuse).

Marine Le Pen

Si Marine Le Pen (Front national) était plutôt opposée au nucléaire en 2012, son discours s’est retourné en 2017. « Nous ne comptons pas abandonner le nucléaire, au contraire. Il faut en permanence innover et le sécuriser. Abandonner le nucléaire aujourd’hui serait se tirer une balle dans le pied« , explique-t-elle. Pour elle, cela passe par une confirmation du programme de grand carénage d’EDF (http://www.usinenouvelle.com/edf/) qui vise à prolonger la durée de vie des réacteurs de 40 à 60 ans. Elle s’oppose par ailleurs à la fermeture de la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin). Enfin, elle précise vouloir conserver un contrôle public sur EDF « en lui redonnant une véritable mission de service public« .

Emmanuel Macron

Emmanuel Macron (En Marche) n’est pas hostile au nucléaire. Il l’a prouvé à plusieurs reprises lors de son passage au ministère de l’Économie en soulignant l’importance de cette filière pour l’industrie nationale. Cependant, il souhaite confirmer l’objectif de la loi de transition énergétique qui vise à diminuer la part du nucléaire de 75 à 50 % en 2025. Dans un premier temps, cela passera par la fermeture de la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin) lors du démarrage à venir de l’EPR de Flamanville fin 2018. En ce qui concerne la prolongation de la durée des vies des autres réacteurs, il attend de recevoir l’avis de l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN), première décisionnaire en la matière.

Jean-Luc Mélenchon

De tous les candidats à la magistrature suprême, Jean-Luc Mélenchon est le plus opposé au nucléaire. Il vise une sortie du nucléaire sur 25 ans et une France 100 % renouvelables en 2050. De plus, en cas de victoire, il procédera à la fermeture immédiate de la centrale de Fessenheim, stoppera la construction du réacteur nucléaire EPR de Flamanville (Manche) par EDF et abandonnera le projet Cigéo d’enfouissement profond des déchets nucléaire à Bure (Meuse). Enfin, il souhaite renationaliser EDF (et Engie), entreprise aujourd’hui détenue à 86,5 % par l’État.

http://www.usinenouvelle.com/article/comparons-les-programmes-quel-avenir-pour-le-nucleaire.N527354

Avr 20

LE DÉCRET D’AUTORISATION DE CRÉATION DE L’EPR DE FLAMANVILLE DOIT ÊTRE ABROGÉ !

EPR 20 avrilDe concert avec sept autres associations [1], le Réseau “Sortir du nucléaire“ vient de déposer un recours pré-contentieux pour faire abroger le décret d’autorisation de création de l’EPR de Flamanville, entaché de graves irrégularités. Dangereux et criblé de malfaçons qui étaient prévisibles avant même sa construction, l’EPR doit être abandonné !

Trois ans de délai pour cacher le fiasco d’un chantier catastrophique

Publié le 11 avril 2007, le décret d’autorisation de création de l’EPR de Flamanville spécifiait que le premier chargement en combustible du réacteur devait être effectué dans les dix ans à compter de cette date. À défaut, il pourrait être abrogé et EDF devrait alors réinitier une procédure comprenant une enquête publique afin d’obtenir un nouveau décret d’autorisation de création.

Depuis, retards et malfaçons se sont accumulés, tout comme les éléments accablants sur les défauts de l’EPR. Dix ans après, le réacteur, qui a vu ses coûts tripler, n’est toujours pas achevé. Plutôt que d’abandonner ce projet inconstructible et dangereux, le gouvernement a cédé à l’industrie nucléaire et accepté de proroger ce délai de trois ans par un décret publié le 24 mars.

Il ne s’agit que de reculer pour mieux sauter ! On peut légitimement mettre en doute la capacité des industriels à finaliser le chantier : quid des innombrables retards et malfaçons déjà constatés ? De la situation financière catastrophique d’EDF et Areva ? Et surtout, quelle crédibilité accorder à des entreprises qui font maintenant l’objet d’une enquête pour usage de faux, mise sur le marché et exploitation sans respecter les exigences essentielles de sécurité d’équipements nucléaires… parmi lesquels figurait la cuve de l’EPR ?

Cuve défectueuse : l’enquête publique a été viciée par la dissimulation d’informations cruciales

Comme l’a montré une enquête récente, EDF et Areva étaient avertis dès 2005 des mauvaises pratiques de l’usine Creusot Forge et ont malgré tout décidé d’y faire fabriquer la cuve de l’EPR. L’enquête publique qui s’est déroulée en 2006 sur l’EPR de Flamanville, et à laquelle fait référence le décret d’autorisation de création, a donc été viciée par la dissimulation de ces informations cruciales.

Alors même qu’Areva pouvait anticiper que cette cuve comporterait des défauts, ce n’est qu’en 2014 qu’elle a effectué des tests, qui ont mis en évidence une concentration en carbone trop élevée qui compromettait sa résistance. La cuve était alors déjà installée, sans possibilité de la retirer sans démonter le reste du réacteur !

L’Autorité de sûreté nucléaire, elle-même avertie depuis 2005 des mauvaises pratiques à l’usine de Creusot Forge, n’a pas pu imposer la réalisation de tests avant l’installation de la cuve. Alors qu’elle doit se prononcer prochainement sur l’homologation de cet équipement, le Réseau “Sortir du nucléaire“ vient d’ailleurs de lancer une pétition pour l’appeler à faire enfin fi des pressions des industriels.

Proroger le décret d’autorisation de création… pour prolonger le fonctionnement de Fessenheim

La prorogation du décret d’autorisation de création de l’EPR a également un autre effet détestable. Trahissant l’esprit de la loi de transition énergétique, le gouvernement a accepté de faire dépendre la fermeture de Fessenheim de la mise en service de Flamanville 3. En donnant une marge à ce chantier calamiteux, il a fourni à EDF un nouveau moyen de repousser l’arrêt de cette centrale à bout de souffle !

Informations dissimulées, mensonges, pressions sur l’Autorité de sûreté : voilà les manœuvres auxquelles s’est livrée l’industrie nucléaire pour imposer son réacteur inutile et dangereux ! Les irrégularités qui entachent le décret d’autorisation de création et sa modification récente sont inacceptables. Le Réseau “Sortir du nucléaire“ appelle les candidats à la présidentielle à prendre leurs responsabilités et à mettre fin définitivement au programme EPR.

Retrouver le dossier juridique : http://www.sortirdunucleaire.org/Flamanville-abrogation-autorisation-EPR

Notes :

[1] CRILAN, CRIIRAD, France Nature Environnement, Greenpeace, Observatoire du Nucléaire, Notre Affaire à Tous, Stop EPR Ni à Penly ni Ailleurs

Contacts presse :

– Marie Frachisse (juriste) – 07 62 58 01 23
– Martial Chateau – 06 45 30 74 66

Chargée de communication : Charlotte Mijeon – 06 64 66 01 23

http://www.sortirdunucleaire.org/Nos-communiques-de-presse

Avr 19

LE BREXIT FAIT VACILLER L’EUROPE DU NUCLÉAIRE

BrexitNovethic poursuit sa série sur le Brexit. Après l’automobile et l’agriculture, focus sur le nucléaire. Le Brexit implique le Brexatom, c’est-à-dire la sortie d’Euratom, l’un des traités fondateurs de l’Union européenne. Une sortie qui appelle à repenser l’équilibre des forces sur le continent. Sans compter la probable complexification des projets d’EDF au Royaume-Uni et des vastes programmes de recherche sur la fusion.

S’il y a un pays en Europe dont l’histoire est encore plus liée à l’atome que la France, c’est bien le Royaume-Uni. La centrale de Calder Hall, dans le nord-ouest de l’Angleterre, a été la première au monde à produire massivement de l’électricité, dès 1956 et pendant 47 ans ! Aujourd’hui, le pays compte encore 15 réacteurs en activité et lance le renouvellement de son parc.

Or, en activant l’article 50 sur la sortie de l’Union européenne en mars dernier, la Première ministre Theresa May a initié aussi la sortie d’Euratom. Signé à Rome le 25 mars 1957 par les six pays fondateurs de l’Union européenne, ce traité a pour but de mettre en commun les efforts européens de recherche pour créer une industrie européenne nucléaire forte à même de favoriser l’indépendance énergétique de l’Union.

Brexit et Brexatom

Mais les objectifs n’ont pas été atteints, tant les pays ne se sont jamais réellement alignés. Et si Euratom a survécu, c’est grâce à l’allant sans faille de la France. Mais avec le départ du Royaume-Uni, Paris perd un puissant allié, en particulier face à Berlin. Depuis que la chancelière Angela Merkel a annoncé la sortie du nucléaire, l’Allemagne œuvre pour que tous les fonds d’Euratom soient orientés vers des programmes de démantèlement plutôt que dans des initiatives de recherche sur la fission nucléaire, comme le souhaite la France.

Dans un livre blanc paru à l’occasion de la campagne présidentielle en France, la Société française d’énergie nucléaire (SFEN) appelle d’ailleurs le prochain locataire de l’Elysée à rééquilibrer le traité Euratom : « il faut négocier avec les États membres qui ne souhaitent pas recourir au nucléaire dans leur futur mix énergétique, dont l’Allemagne, des pratiques de gouvernance d’Euratom, qui permettent de prévenir le blocage des initiatives des pays favorables au nucléaire« .

Pour Paul Dorfman, professeur à l’Energy Institute de l’University College of London, « quitter Euratom est une situation perdant-perdant pour tout le monde. Pour les pro-nucléaires, l’industrie va devenir moins compétitive. Pour les opposants, c’est une perte en matière de sûreté« . En effet, l’Agence Internationale de l’Energie atomique (AIEA) a confié à Euratom une partie de ses missions de contrôles de la sûreté et de lutte contre la prolifération nucléaire. Or, les laboratoires britanniques assurent une partie de ces contrôles. Il va donc falloir repenser toute une part de la sûreté en Europe.

La renaissance du nucléaire mise en cause

Le Brexatom touche de plein fouet l’industrie française. Le Royaume-Uni est l’un des rares pays occidentaux à s’engager dans un programme de construction de nouveaux réacteurs nucléaires. Fin 2016, EDF était parvenue, non sans mal, à finaliser le contrat pour la construction de deux réacteurs EPR à Hinkley Point en Angleterre, un projet à 21 milliards d’euros qui doit débuter en 2019. Avant l’activation de l’article 50, EDF assurait que le Brexit ne mettrait pas en cause ce projet. Mais depuis le discours s’est un peu nuancé.
Dans une interview aux Échos, Jean-Bernard Lévy, PDG d’EDF, explique : « L’impact semble neutre pour nous. D’un côté, la dévaluation de la livre britannique renchérit le coût des importations, mais cela fait aussi monter l’inflation, sur laquelle nos recettes sont indexées« . Outre-Manche, la filiale britannique de l’électricien met en garde sur le fait que le Brexit risque de compliquer l’importation de biens et de travailleurs spécialisés depuis l’Europe et le reste du monde. Cela va accroître le coût des équipements et du travail, préviennent des analystes. Londres fera toutefois ce qu’il faut pour laisser les coudées franches à cette centrale qui doit, à terme, fournir 7 % de l’électricité du Royaume.

La fusion sans Londres

Reste un sujet sur lequel plane un flou complet. Le Royaume-Uni est un acteur européen majeur pour la recherche sur la fusion nucléaire (la réaction qui se déroule au cœur du soleil). D’une part, l’Angleterre accueille le JET (Joint European Torus), près d’Oxford qui est le plus puissant réacteur existant. Or, Euratom finance la moitié du budget de ce laboratoire unique au monde.

Londres va devoir trouver de nouvelles ressources. D’autre part, le Royaume-Uni est partenaire de la construction du réacteur expérimental Iter à Cadaraches (Bouches-du-Rhône), un projet international (UE, Chine, Inde, Japon, Russie, États-Unis et Corée) au budget titanesque de 18 milliards d’euros. Theresa May doit encore décider si son pays sortira de ce projet ou non.

Olivier Ferlet
http://www.novethic.fr/lapres-petrole/energie-nucleaire/isr-rse/le-brexit-fait-vaciller-l-europe-du-nucleaire-144361.html

Avr 19

LE PORTE-AVION NUCLÉAIRE ENVOYÉ VERS LA CORÉE DU NORD… SE TROUVE EN FAIT À 5000 KM DE LÀ

porte avionsMoins de deux jours après une frappe en Syrie, les États-Unis envoyaient un porte-avion vers la péninsule coréenne, pour répondre aux tests nucléaires du régime de Kim Jong-Un. Du moins le croyait-on…

« Faut pas croire ce que disent les journaux« , préconisait Daniel Balavoine. Qui, s’il vivait encore de nos jours, aurait peut-être modifié son refrain pour mentionner l’administration Trump. Celle-ci avait annoncé, le 9 avril dernier, avoir envoyé vers la Corée du Nord une imposante flotte, composée du porte-avion nucléaire Carl Vinson, de son escadron aérien, de deux destroyers lanceurs de missiles et de deux croiseurs lanceurs de missiles. L’idée étant alors de dissuader Pyongyang de poursuivre ses essais nucléaires. Mais il pourrait s’être agi d’un énorme coup de bluff. Plusieurs médias américains, dont les très sérieux The Washington Post et The New York Times, relaient en effet une photo de l’US Navy montrant que ladite flotte a pris en fait… la direction opposée, pour se trouver actuellement entre deux îles indonésiennes, très au Sud-Ouest.

Il faut se souvenir que c’est l’envoi supposé de cette flotte, et plus particulièrement du porte-avion Carl Vinson, qui avait fait grimper la tension dans toute la région. Cette psychose avait d’ailleurs été savamment entretenue. Harry Harris, porte-parole de l’US Pacific Command et auteur de l’annonce initiale du 9 avril, avait alors qualifié la Corée du Nord de « menace n°1 dans la région« , « en raison de son programme de missiles irresponsable, déstabilisateur et imprudent, et de la poursuite de ses recherches en vue de disposer d’armes nucléaires. Le 11, le général Jim Mattis, Secrétaire à la Défense des États-Unis, affirmait même que le Carl Vinson « sera bientôt dans la péninsule coréenne« … Et puis le 12, Donald Trump, dans une interview à Fox Business Network, confirmait : « Nous leur envoyons une armada, très puissante. » 

Du coup la plupart des médias ont suivi, Fox News allant jusqu’à assurer, le 14 avril, que la flotte « fonce » vers la Corée du Nord. En conséquence de quoi, dès le lendemain, le monde entier avait les yeux tournés vers Pyongyang, où l’on célébrait l’anniversaire du fondateur de la nation, Kim Il Sung, tandis que chacun craignait une frappe américaine imminente… 

Sauf qu’à ce moment-là,  5000 km séparaient déjà le Carl Vinson de la péninsule coréenne, comme en atteste la photo de l’US Navy initialement dévoilée par le site Defense News. Qui relate ce vendredi, sources internes à la Navy à l’appui, que la flotte est restée depuis au même endroit et prend part à « des exercices prévues de longue date en compagnie des forces armées australiennes dans l’Océan Indien« . Sollicitée par The Washington Post, l’administration Trump  a répondu que le porte-avion et son escorte « transitent » dans l’ouest du Pacifique, sans donner plus de précisions. De leur côté, les médias chinois se sont, eux, littéralement réjouis d’apprendre que les bateaux ne se trouvent pas là où on le croyait.

Hamza Hizzir

http://www.lci.fr/international/le-porte-avion-nucleaire-que-donald-trump-affirme-avoir-envoye-vers-la-coree-du-nord-se-trouve-en-fait-a-5000-km-de-la-2045398.html

Avr 19

RECOURS CONTRE LE DÉCRET DE CRÉATION DU RÉACTEUR NUCLÉAIRE EPR DE FLAMANVILLE

EPRCommuniqué de l’Observatoire du Nucléaire du mercredi 19 avril 2017

En modifiant le 23 mars 2017 le décret de création du réacteur nucléaire EPR en construction à Flamanville (Manche), le premier ministre Bernard Cazeneuve a rouvert la possibilité de contester ce décret qui avait été signé par M de Villepin le 10 avril 2007, à la sauvette, juste avant l’élection présidentielle de 2007.

Avec 7 autres associations, l’Observatoire du nucléaire a donc déposé ce 18 avril, auprès du premier ministre, un « recours gracieux », étape obligée avant un recours effectif devant le Conseil d’État. L’Observatoire du nucléaire rappelle que ce recours gracieux n’a aucune chance d’être accepté par M. Cazeneuve car ce dernier, surnommé « le député du nucléaire » lorsqu’il était parlementaire, est un serviteur discipliné de l’industrie de l’atome.

Le décret de création de l’EPR, qui plus est sous sa forme modifiée (le délai pour construire le réacteur et le charger en combustible a été porté de 10 à 13 ans), est en effet marqué par de nombreuses tromperies à l’encontre des citoyens et des parlementaires, qui ont participé à l’époque à des débats tronqués : débat de la Commission nationale du débat public (CNDP) pour les citoyens et associations, débat parlementaire pour les députés et sénateurs.

En effet, les révélations de ces derniers mois montrent que les graves dysfonctionnements de l’usine Areva du Creusot, où ont été forgées de nombreuses pièces de l’EPR et en particulier sa cuve, étaient connus dès 2005 par EDF, Areva et l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN). Or ces informations ont été maintenues secrètes, cachées aux citoyens et aux parlementaires qui ont de fait été abusés.

Ce véritable scandale d’État ne semble pas avoir ému le pouvoir socialiste finissant puisque, loin de taper du poing sur la table, MM Hollande et Cazeneuve, et Mme Royal, ont accordé à EDF une prolongation de 3 ans du délai prévu au départ.

En 2007, en fixant à 10 ans ce délai pour un réacteur supposé être achevé en 4 ans et demi, M De Villepin pensait avoir vu large, mais c’était sans compter l’incompétence de l’industrie nucléaire française, qui est déjà la risée du monde industriel mondial pour le désastre de l’EPR qu’Areva ne parvient pas à construire en Finlande : il devait entrer en service en 2009 mais n’est toujours pas achevé à ce jour.

Par ailleurs, l’Observatoire du nucléaire rappelle que c’est lui et non l’ASN qui a saisi la justice en mai 2016 concernant les malfaçons et falsifications qui ont eu lieu dans les usines d’Areva. Ce n’est que 6 mois plus tard, de toute évidence pour essayer de s’extirper du banc des accusés, que l’ASN a elle aussi saisi le procureur. Mais l’Observatoire du nucléaire rappelle que, dans cette affaire gravissime, l’ASN fait partie des coupables : tout comme Areva et EDF, elle a caché pendant des années les graves fautes commises dans les usines d’Areva.

Pire : l’ASN a commis une faute majeure en décembre 2013 en autorisant EDF à installer la cuve de l’EPR dans le réacteur en chantier, malgré les informations qu’elle détenait déjà concernant les malfaçons de cette cuve. Aujourd’hui, la cuve ne peut être extraite qu’en détruisant une partie du réacteur, option inacceptable pour EDF qui impose de fait une pression maximale sur l’ASN pour la contraindre à valider l’utilisation de cette cuve pourtant défectueuse.

Gravement impliquée dans ce scandale d’État,  et portant comme une croix l’autorisation qu’elle a donné en décembre 2013, l’ASN s’est elle-même réduite au rang de complice d’EDF et d’Areva et n’est donc plus en mesure d’imposer la seule décision raisonnable, à savoir l’invalidation de la cuve de l’EPR. Les citoyens doivent donc s’organiser pour protéger leurs vies et, de fait, pour faire que cette cuve ne soit jamais mise en service.

http://www.observatoire-du-nucleaire.org/

Sur le même sujet, vous pouvez consulter: http://www.lemonde.fr/economie-francaise/article/2017/04/18/nucleaire-greenpeace-annonce-un-recours-contre-l-epr_5113239_1656968.html

Avr 18

TCHERNOBYL 26 AVRIL 1986 : L’IMPOSSIBLE EST ARRIVÉ!

TchernobylIl y a 31 ans, l’impossible est arrivé. Le réacteur atomique n°4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl explosait à la suite d’un test de sécurité. Nous étions le 26 avril 1986, il était 1h23 du matin. Aujourd’hui, la catastrophe nucléaire est toujours en cours et ses conséquences sanitaires n’en finissent pas de faire de nouvelles victimes. La France est le prochain pays. Rassemblement de souvenir et d’opposition au nucléaire un peu partout dans le monde.

C’est le premier accident classé au niveau 7 sur l’échelle internationale des événements nucléaires (INES) le second est la catastrophe de Fukushima du 11 mars 2011. D’autres tenus secrets par les autorités ont cependant eu lieu. Dans les populations locales, 4 000 cancers de la thyroïde ont été officiellement diagnostiqués entre la première heure de la catastrophe atomique de Tchernobyl et l’année 2002.
Cynisme des autorités : tandis que les autorités officielles minimisent le nombre de victimes, l’Académie des Sciences de New York estime sur la base d’un inventaire exhaustif des études sanitaires entreprises depuis le 26 avril 1986 que Tchernobyl seraient responsable de 985 000 décès prématurés de 1986 à 2004.
Et à ce jour : plus de 8 millions de personnes vivent toujours sur des territoires contaminés en Russie, en Ukraine et au Bélarus, contraintes de consommer quotidiennement des produits radioactifs. Parmi elles, de nombreux enfants souffrent de cancers, malformations et pathologies cardio-vasculaires. Le nombre de cancers de la thyroïde a été multiplié par cent chez les enfants du sud de la Biélorussie. Les atteintes au patrimoine génétique liées à l’exposition aux radiations se transmettent aux générations suivantes. Contrairement au cliché d’une nature florissante, la faune et la flore sont elles aussi atteintes par les radiations mortelles.
Une catastrophe nucléaire est toujours mondiale et ne peut être localisée et restreinte à une frontière nationale ou administrative.
Ils vivaient comme nous, respiraient comme nous, étudiaient comme nous, travaillaient comme nous…
En France, les sols de l’Est et du Sud-Est, de la Corse sont toujours contaminés par les retombées du nuage radioactif de Tchernobyl. En 1986 les autorités françaises, à l’inverse de la plupart des gouvernements européens, pourtant conscientes de la contamination, ont volontairement refusé d’adopter des mesures sanitaires de protection de la population française.
L’orgueil des nucléocrates, la soumission des politiciens à l’idéologie nationaliste, l’obscurantisme de la caste ont conduit délibérément à placer comme cobaye toute la population française. Depuis le nombre de pathologies thyroïdiennes a explosé dans des proportions terribles.
Nous avons à faire face à des criminels. Conscients de leurs actes et décisions. On ne peut donc décemment leur demander gentiment de bien vouloir décider de fermer progressivement tel ou tel réacteur. Adopter une telle position revient à accompagner le criminel dans ses actes.
30 ans après le début de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, 5 ans après celle de Fukushima : la catastrophe française est à l’ordre du jour selon l’ASN elle-même. D’autant que:
. Les 2/3 des réacteurs français ont dépassé leurs 30 ans de service
. De nombreux équipements d’Areva, d’EDF, du CEA sont en état de mort clinique
. Le recours à la sous-traitance est devenue monnaie courante
. EDF n’est plus à même d’assurer la maintenance minimale de ses installations
. Après Areva, EDF filiale du CEA qui détient 58% de son capital, est à son tour en quasi-faillite.
Mais quand bien même il en serait autrement : c’est le principe même de la destruction atomique qui est en cause et porte atteinte à notre santé et à notre vie.

Mercredi 26 avril 2017 à Avignon (84) : Tchernobyl 1986-2017 . Plus d’un million de morts à ce jour et de nouvelles personnes sont chaque jour victimes des effets à long terme de la radioactivité née de la catastrophe atomique de Tchernobyl. Rassemblement-hommage et opposition à 18h place de l’horloge devant l’hôtel de ville. (tenue blanche et masque, bougies, fleurs,…)

http://www.coordination-antinucleaire-sudest.org/

Avr 18

NUCLÉAIRE NORD-CORÉEN : TRUMP ENVOIE DES ARMADAS TOUT EN ESPÉRANT UNE SOLUTION PACIFIQUE

Nord CoréenDans une interview accordée à une chaîne télévisée, le Président américain a déclaré qu’il espérait une solution pacifique au problème nucléaire de la Corée du Nord.

Le Président américain Donald Trump a déclaré qu’il espérait une solution pacifique au problème nucléaire nord-coréen, tout en refusant de commenter la possibilité d’une frappe sur la Corée du Nord.

« Je ne veux pas parler de ce que je fais ou pense. Je n’agirai pas comme les autres administrations qui annonçaient: ʺNous ferons ceci et cela au bout de quatre semainesʺ. Cela ne marchera pas. J’espère que tout va se résoudre par voie pacifique », a déclaré le chef de l’État américain dans une interview accordée à la chaîne télévisée Fox News.

Il a également ajouté que Pyongyang avait « gagné au jeu » avec son prédécesseur Barack Obama. Interrogé sur les intentions des États-Unis en cas d’un prochain tir de missile nord-coréen, Donald Trump a répondu: « On verra ».

La Russie et les USA n’ont pas la même approche pour régler le problème du nucléaire nord-coréen. Moscou estime qu’une solution de force est impossible alors que Washington, même s’il déclare que les négociations sont préférables à la guerre, admet une « frappe préventive » contre la Corée du Nord, promet de se ranger du côté de ses alliés — la Corée du Sud et le Japon — et de protéger sa propre sécurité nationale.

Par ailleurs, pendant sa visite à Moscou le secrétaire d’État américain Rex Tillerson a noté que Washington plaçait de grands espoirs dans la Russie pour persuader Pyongyang de revenir aux négociations. Deux sources diplomatiques russes ont confirmé que Moscou souhaitait réellement rétablir les contacts internationaux et qu’il cherchait effectivement à relancer les pourparlers à Six.

Moscou et Washington ont déjà une expérience de règlement conjoint d’un problème nucléaire. Les USA ont noté plusieurs fois, en rappelant les pages positives de la coopération bilatérale, que la Russie avait joué un rôle majeur dans la signature d’un accord nucléaire avec l’Iran. De toute évidence, les Américains seraient ravis que le scénario iranien se répète avec la Corée du Nord. Mais tant que des destroyers américains armés de missiles de croisière Tomahawk navigueront près du littoral nord-coréen, il sera très difficile de convaincre Pyongyang de revenir aux négociations. Cependant, Moscou a l’intention de tout faire pour empêcher un véritable incendie à proximité de ses frontières en Extrême-Orient.

https://fr.sputniknews.com/international/201704181030961897-usa-coreenord-nucleaire/

 

Avr 18

#AVANTLEVOTE : LES INTOX SUR L’ENVIRONNEMENT DE LA CAMPAGNE PRÉSIDENTIELLE

IntoxQuatre fausses affirmations sur la pollution, les centrales à charbon allemandes ou le nucléaire ont émaillé la campagne.

Impossible de sortir du nucléaire sans polluer beaucoup plus ?
Les centrales à charbon allemandes, responsables de tous les maux ?
 Plusieurs fausses affirmations sur l’environnement ont été régulièrement reprises pendant la campagne présidentielle.
Voici pourquoi elles sont erronées :

La part du nucléaire dans la production d’électricité a-t-elle reculé depuis 2012 ?
François Hollande se félicitait d’avoir diminué la part du nucléaire dans un entretien à L’Obs<http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2016/10/12/loi-travail-environnement-education-les-pirouettes-de-francois-hollande_5012473_4355770.html>  en octobre. Un bilan de sa propre action plutôt flatteur : la part du nucléaire dans la production d’électricité est passée de 74,8 % en 2012 <http://www.rte-france.com/sites/default/files/rte_bilan_electrique_2012.pdf#page=23>  à 76,3 % en 2015 <http://www.rte-france.com/sites/default/files/2015_bilan_electrique.pdf#page=15> , selon les chiffres de RTE, filiale d’EDF. Dans le même temps, la part des énergies renouvelables est passée de 16,4 % à 16,6 %. Les chiffres sont meilleurs pour l’année 2016 (72,3 % de nucléaire, 17,8 % pour les énergies renouvelables), mais s’expliquent en réalité avant tout par une production nette d’électricité plus faible (384 TWh contre 416,8 en 2015), plombé par l’arrêt de certaines centrales pour maintenance. 
Ce n’est pas surprenant si l’on tient compte du fait que la loi sur la transition énergétique programmant la réduction de la dépendance au nucléaire n’a été votée qu’en 2015, tandis que sa mise en œuvre concrète <http://www.lemonde.fr/energies/article/2016/07/04/la-france-envisage-de-reduire-sa-production-nucleaire-de-2-a-15-entre-2019-et-2023_4963516_1653054.html> par la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) est attendue pour… octobre 2016 <http://www.developpement-durable.gouv.fr/Programmation-pluriannuelle-de-l,48569.html> . En attendant, aucun réacteur nucléaire n’a pour l’instant été fermé – et la décision de fermeture ou de prolongation des vieilles centrales est renvoyée à 2019.
Les estimations sont en revanche plus optimistes pour l’avenir : selon l’Observatoire des énergies renouvelables, la capacité en énergies solaire et éolienne pourrait doubler voire tripler en France d’ici 2023.

La France, pays d’Europe qui émet le moins de gaz à effet de serre ?
« Nous sommes le pays d’Europe qui émet le moins de gaz à effet de serre », disait Nicolas Sarkozy pendant la primaire à droite <http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2016/11/18/environnement-education-fonctionnaires-les-intox-du-troisieme-debat-de-la-primaire-a-droite_5033139_4355770.html> . En réalité, si l’on prend en compte l’ensemble des émissions de gaz à effet de serre, la France se classe, par sa taille, parmi les pays les plus polluants d’Europe, selon les statistiques de l’Insee <http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?ref_id=CMPTEF01306>  pour l’année 2013 établie à partir des données de l’agence européenne pour l’environnement.
Si l’on rapporte la pollution au nombre d’habitants, l’affirmation reste erronée. La France a émis en moyenne 7,35 tonnes de CO2 par habitant en 2013. C’est certes moins que l’Allemagne (11,43) ou le Luxembourg, pays le plus polluant (20,82). Mais c’est plus que le Portugal (6,67), la Roumanie (6,02) ou la Suède (5,9).

L’Allemagne a-t-elle remplacé ses centrales nucléaires par des centrales à charbon ?
« Regardez ce qui a été fait en Allemagne, ils ont réouvert des centrales à charbon, ça pollue encore plus », a dit Emmanuel Macron sur France 2 le 6 avril <http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2017/04/07/son-action-de-ministre-ses-projections-economiques-le-charbon-allemand-les-approximations-de-macron_5107208_4355770.html> . Nicolas Sarkozy avait dit sensiblement la même chose en novembre, pendant le troisième débat de la primaire à droite <http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2016/11/18/environnement-education-fonctionnaires-les-intox-du-troisieme-debat-de-la-primaire-a-droite_5033139_4355770.html> , tout comme Jean Lassalle lors du débat à 11 candidats <http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2017/04/07/presidentielle-le-festival-d-intox-des-candidats-sur-l-europe-lors-du-grand-debat_5107575_4355770.html> . 
Et pourtant, les Allemands n’ont pas réouvert de centrales à charbon après la décision d’Angela Merkel en 2011 de fermer progressivement les centrales nucléaires du pays. Il y a bien eu une hausse de la part du charbon entre 2011 et 2013, mais cette dernière a ensuite décru pour atteindre environ 40 % en 2016, à son niveau le plus faible depuis 1990 <http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2017/01/22/en-allemagne-le-charbon-n-a-pas-remplace-le-nucleaire_5066912_4355770.html> . La part des énergies renouvelables a, quant à elle, nettement augmenté, passant de 20 % à près de 30 % du total sur la même période.

Les centrales à charbon sont-elles responsables du pic de pollution de décembre 2016 ?
Tous les épisodes de pollution n’ont pas les mêmes caractéristiques. Mais dans ce cas précis, les conclusions des experts étaient concordantes : les pics de pollution de début décembre 2016 étaient majoritairement causés par des émissions locales, avec des vents quasiment nuls <http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2016/12/12/le-pic-de-pollution-n-est-pas-venu-des-centrales-a-charbon-allemandes_5047702_4355770.html> . Pour tenter de remettre en cause ces faits, concernant cet épisode précis, il faudrait démontrer que les méthodes employées notamment par Airparif (l’observatoire de la qualité de l’air en Ile-de-France) pour déterminer l’origine des particules fines dans l’air ne sont pas les bonnes, ce qui n’a pas été fait à notre connaissance.

http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2017/04/17/avantlevote-les-intox-sur-l-environnement-de-la-campagne-presidentielle_5112421_4355770.html

Avr 17

ADRESSE DU MOUVEMENT DE LA PAIX AU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE EN DATE DU 17 AVRIL 2017

mvt de la Paix« Il faut arrêter l’escalade dangereuse entre les USA et la Corée du Nord »

Les États-Unis ont largué le jeudi 13 avril la plus puissante bombe non-nucléaire qu’ils aient jamais employée surnommé : « la mère de toutes les bombes« .

Cette bombe à effet de souffle massif a une puissance de 10 kt soit l’équivalent de la bombe lancée sur Hiroshima. Le général John Nicholson a déclaré que la bombe GBU – 43 « est la bonne munition pour maintenir l’élan de notre campagne contre le groupe État islamique en Afghanistan ».

Dans le même temps le Président Trump a déclaré que le problème coréen serait « traité » et les USA déploient en mer de Chine et dirigent vers la péninsule coréenne, le porte avion « Carl Vinson » escorté de navires lance-missiles et des sous-marins.

De l’autre côté le régime Nord-Coréen poursuit ses provocations et joue les gros bras au lieu d’arrêter toute velléité de se doter d’armes nucléaires, de signer le TNP et de soutenir activement les négociations pour un traité d’interdiction des armes nucléaires.

Le Mouvement de la Paix rappelle que c’est par la négociation qu’un accord est intervenu avec l’Iran pour empêcher l’État iranien de se doter d’armes nucléaires

Le Président américain et le lobby-militaro industriel qui a soutenu son élection n’ont aucune légitimité à régler à la place des Nations Unies les questions posées.

Le Mouvement de la paix souligne que le rôle diplomatique de la France serait plus crédible si la France n’avait pas suivi les USA en refusant de participer aux travaux de l’Assemblée Générale des Nations Unies qui ont débuté le 27 mars 2017 en vue de l’écriture d’un Traite d’interdiction des armes nucléaires. La France doit s’engager sans tarder dans le soutien au processus d’écriture et de mise en œuvre d’un traité d’interdiction des armes nucléaires

De même les USA qui violent TNP et ne respectent pas le traité d’interdiction des armes chimiques, en ne procédant pas à l’élimination de leurs stocks d’armes chimiques, ne sont pas les mieux placés pour formuler des exigences auprès du régime coréen pour qu’il arrête ses activités nucléaires et balistiques.

Le Mouvement de la paix demande au Président de la République française d’intervenir au sein des Nations Unies et auprès des principaux protagonistes (USA , Corée du Nord, Chine) dans les plus brefs délais pour une solution politique et négociée pour que

  • La Corée du Nord mette un terme à ses activités nucléaires et balistiques
  • Les USA renoncent à leurs exercices militaires annuels conjoints avec la Corée du Sud  

Le Mouvement de la Paix- 17 Avril 2017

http://mouvementdelapaix19.over-blog.com/2017/04/adresse-du-mouvement-de-la-paix-il-faut-arreter-l-escalade-dangereuse-entre-les-usa-et-la-coree-du-nord.html

Avr 17

« LES CANDIDATS N’ONT PAS CHIFFRÉ PRÉCISÉMENT LA SORTIE DU NUCLÉAIRE »

11 candidatsQue proposent les candidats à la présidentielle sur les questions d’environnement ? nos journalistes spécialisés Gary Dagorn, Stéphane Foucart et Pierre Le Hir ont répondu à vos questions.

A l’occasion de notre journée spéciale #AvantLeVote, nos journalistes spécialisés Gary Dagorn, Stéphane Foucart et Pierre Le Hir ont répondu, dans un tchat, à vos questions sur le contenu des programmes en matière d’environnement des candidats à la présidentielle.

-Rémi : Comment le rapport de l’ADEME sur le 100 % renouvelable a-t-il été intégré au programme des candidats ?

Trois candidats proposent de passer à 100 % d’énergies renouvelables en 2050 (Mélenchon, Hamon et Poutou). L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) a effectivement commandé, en 2015, une étude montrant qu’un mix électrique 100 % renouvelable en 2050 était possible. Mais les candidats ne se réfèrent pas directement à cette étude. En réalité, Hamon et Mélenchon vont même plus loin en proposant un mix énergétique 100 % renouvelable en 2050 (et non pas un mix électrique). Rappelons que l’électricité ne représente que 25 % de l’énergie totale consommée en France.

Le scénario 100 % renouvelable en 2050 est celui qui est porté par l’association d’experts NégaWatt.

-Kat : Que deviennent les Accords de Paris en fonction des candidats ?

Aucun candidat ne propose de revenir sur l’Accord de Paris, adopté en décembre 2015 à l’issue de la COP 21, signé le 22 avril 2016 et entré en vigueur le 4 novembre.

-Nicolas : L’un d’eux a-t-il chiffré la sortie du nucléaire ?

Les candidats n’ont pas chiffré précisément la sortie du nucléaire. Ce chiffrage est très complexe à réaliser, car il dépend de la consommation d’électricité dans les prochaines décennies, des coûts futurs du nucléaire et des énergies renouvelables… Les études réalisées indiquent que sortir du nucléaire ou y rester se chiffrera en centaines de milliards d’euros. Ajoutons que les coûts du nucléaire futur (EPR) seront beaucoup plus importants que ceux du parc nucléaire déjà amorti, alors que ceux du renouvelable ne cessent de diminuer.

-Maxarion : Y a-t-il déjà eu une étude estimant le nombre de postes que créerait une transition écologique 100 % renouvelable, comme le souhaitent Mélenchon ou Hamon d’ici 2050 ?

En France, la filière nucléaire représente aujourd’hui environ 220 000 emplois directs et indirects. En face, le secteur des énergies renouvelables représente déjà 100 000 emplois directs et indirects selon le syndicat professionnel. Ce nombre pourrait doubler d’ici à 2023 si les objectifs de la loi de transition énergétique, adoptée en 2015, sont respectés.

Ajoutons que l’arrêt d’une centrale nucléaire ne signifie pas la suppression de tous ces emplois : EDF estime que les activités de démantèlement occuperont entre 10 % et 20 % de l’effectif durant la phase d’exploitation. L’Ademe, elle, estime qu’en 2050 un mix électrique entièrement renouvelable créerait entre 800 000 et 900 000 emplois de plus qu’un système énergétique inchangé.

-djo : En matière de nucléaire, les candidats qui sont pour une diminution des centrales nucléaires « classiques » (à eau pressurisée) seraient-ils favorables à l’exploration de centrales nucléaires à sels fondus ? Une autre technologie, connue depuis des années, et jamais exploitée.

Non, les candidats qui sont favorables à la sortie du nucléaire se prononcent pour un abandon total de cette filière. Seuls Nicolas Dupont-Aignan et Jacques Cheminade, qui soutiennent la filière atomique en France, mentionnent cette technologie dans leurs programmes…

-Thierry : Comment les candidats Mélenchon et Hamon comptent-ils concilier forte baisse des émissions de CO2 et sortie du nucléaire ? Les Allemands n’y sont pas arrivés : les émissions ne baissent pratiquement plus depuis six ans, et elles restent à un niveau très élevé, malgré des centaines milliards d’euro investis dans les énergies renouvelables. Que comptent faire de plus, ou de différent, nos candidats pour satisfaire les engagements climatiques de la France qu’ils disent soutenir ?

Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon proposent une sortie complète du nucléaire d’ici à 2040 (arrêt de fonctionnement au bout de quarante ans de service pour chaque réacteur pour Mélenchon et une fermeture sur une génération, soit 25 ans, pour Benoît Hamon). La décrue sera donc relativement rapide mais progressive. Un élément important à prendre en compte est que le nucléaire ne représente que 75 % de l’électricité produite en France, qui elle-même ne représente que 25 % de la consommation énergétique. On ne parle donc au total que de remplacer 19 % du mix énergétique français.

Les gros postes de consommation et d’émissions de gaz à effet de serre sont les transports et le bâtiment…

Propos recueillis par Stéphane Foucart, Pierre Le Hir et Gary Dagorn

Pour lire la totalité de l’article, cliquer sur :

http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2017/article/2017/04/17/les-candidats-n-ont-pas-chiffre-precisement-la-sortie-du-nucleaire_5112628_4854003.html

Avr 17

« NOTRE AFFAIRE TOUS » ET LE CRILAN ONT DÉPOSÉ UN RECOURS DEVANT LE CONSEIL D’ÉTAT.

CRILANUn décret compromet la sûreté des installations nucléaires et la santé des populations concernées : l’association « Notre affaire tous » et le CRILAN* ont déposé un recours devant le CONSEIL D’ÉTAT.

  • Sorti le 30/12/2015, publié le 3/1/2016, en pleine trêve des confiseurs, un décret (1) autorise, en catimini, les fabricants d’équipements sous pression nucléaire à déroger à leurs obligations essentielles de sécurité, réglementaires et légales.
  • En même temps que sa direction reconnaît à nouveau la possibilité d’un accident  nucléaire majeur en Europe ( donc statistiquement en France, pays le plus nucléarisé), peu après avoir organisé une nouvelle distribution de pastilles d’iode dans un périmètre abstrait et ridiculement réduit, l’Autorité de Sûreté Nucléaire, elle-même sous pression, a validé ce décret.

Ce dernier est, certes, à vocation générale, mais sa sortie quelques semaines avant l’arrivée du couvercle défectueux de la cuve de l’EPR, sous protection policière à Diélette-Flamanville, laisse à  penser qu’elle n’est pas le fait du hasard.

Rappelons que les excès de carbone dans les aciers de la cuve, et du couvercle, fragilisent l’installation en cas de surpression. Le réacteur EPR pourrait ainsi bénéficier d’une dérogation au respect des nouvelles réglementations de 2005, mais aussi de celles de 1974. Avec de telles dérogations, le réacteur EPR serait le moins sûr de France, contrairement aux propos de propagande de ses promoteurs.
Le CRILAN, contacté par l’association nationale « Notre affaire à tous »(2) a décidé de déposer avec cette dernière, un recours en annulation devant le Conseil d’Etat, de ce décret scélérat, et ce, avant la limite réglementaire du 3/3/2016.
L’intérêt national et marchand ne peut être invoqué en l’occurrence, comme il nous est parfois objecté. Il y va, non seulement du respect de l’État de Droit qui s’impose à  tous, à l’État lui-même comme à chaque individu, mais aussi de la protection des travailleurs  et des populations aux effets des faibles ou fortes doses de radioactivité sur la santé.

* CRILAN: Comité de Réflexion d’Information et de Lutte Anti Nucléaire (Association agréée Défense de l’environnement)

  1. https://www.legifrance.gouv.fr/eli/arrete/2015/12/30/DEVP1429850A/jo/texte
    Arrêté du 30 décembre 2015 relatif aux équipements sous pression nucléaires
    2. Notre Affaire à Tous  http://www.notreaffaireatous.org

http://www.s323409623.onlinehome.fr/crilan/

Avr 16

ITER, MENSONGES, NIAISERIES … ET FIASCO INÉLUCTABLE! LA SITUATION AU PRINTEMPS 2017

ITERIl est peu question du réacteur expérimental de fusion nucléaire ITER dans les médias depuis quelques années. La situation n’est pas brillante, et ne l’a jamais été. Comme prévu le coût du réacteur expérimental de fusion nucléaire ITER grimpe encore et les retards s’accumulent. Les têtes tombent mais les problèmes restent identiques.
Bernard Bigot est devenu officiellement directeur général d’Iter Organization le 5 mars 2014. Il était administrateur général du CEA (Commissariat à l’énergie atomique) depuis janvier 2009. C’est le troisième directeur d’ITER ; Il a remplacé le japonais Osamu Motojima.

L’ancien patron du CEA a présenté en mai 2016 le nouveau coût du projet ITER et un nouveau calendrier. Le coût est à présent évalué à 20 milliards d’euros ! Ce n’est plus 3 fois mais 4 fois le montant initial ! Et le premier plasma est renvoyé à 2025, soit 9 ans de retard sur le calendrier.
Chaque jour de retard coûte très cher, environ un million d’euros !

Le calendrier initial était « irréaliste », un « calendrier d’annonce politique » affirme Monsieur Bigot. Cette fois, c’est un « calendrier ambitieux mais crédible » assure-t-il. Nous pouvons bigrement en douter. Cette date de 2025 suppose qu’aucun imprévu ne vienne provoquer un nouveau retard. Cela tiendrait du miracle !

L’ampleur des nouveaux délais et surcoûts a surpris les 7 pays partenaires du projet (Union européenne, Russie, Japon, États-Unis, Chine, Inde, Corée du Sud) mais le Conseil ITER a tout de même validé ce plan le 16 juin 2016.

Les pays partenaires vont donc rajouter 4 milliards d’euros durant les dix années à venir, uniquement pour la construction et l’assemblage de la machine. Ils devront rajouter encore 600 millions d’euros pour aller jusqu’en 2035 a précisé Mr Bigot. Soit une rallonge budgétaire de 4,6 milliards d’euros d’argent public.

Pour l’Europe, cela représente un surcoût de 2 milliards d’euros. Ce qui fait 400 millions € pour la France, pays hôte, qui doit y participer à hauteur de 20%.
La participation des collectivités territoriales (conseil général des départements limitrophes et conseil régional PACA) était jusque-là de 470 millions d’euros, dont 152 pour la région PACA.
En septembre 2016, Christian Estrosi, président de la région PACA, a signé une rallonge de 43 millions d’euros. Ce qui porte à 200 millions la participation de la région. Il a rappelé son « indéfectible soutien à la filière nucléaire ».


ITER, le point sur les travaux, printemps 2017
 

Lors du débat public (2006) la date des premières expériences de fusion était prévue pour 2016, c’est aujourd’hui repoussé à fin 2025, soit 9 ans de retard.

Plus de 200 convois exceptionnels de Berre à Cadarache (104km) sont prévus pour amener les pièces de la machine réalisées par les différents partenaires internationaux
Seuls 15 convois ont parcouru la route à ce jour. Les bâtiments prévus pour accueillir les pièces ne sont pas prêts, ce qui pose de sérieux problèmes.
Alors, pour gérer les arrivages en amont, Iter Organisation a signé avec l’équipementier Daher le 1eroctobre 2016, un bail pour la location de deux cellules de 6 000 m², 3 500 m² de stockage en extérieur, et une option pour 12 000 m² supplémentaires sur la zone de Distriport, à Fos-sur-mer.
D’importants travaux sont en cours pour renforcer la dalle, construire un portique capable de soulever et manutentionner les charges, agrandir la porte pour faire passer les gros colis, jusqu’à 20 mètres de haut, 5 mètres de large et pouvant peser 30 tonnes.

Mais depuis 1 an environ « ITER avance » claironne B. Bigot pour redonner confiance aux partenaires du projet. C’est vrai que de gigantesques bâtiments s’élèvent à présent sur la plate-forme de 42 hectares qui a remplacé la forêt domaniale :

Le Bâtiment d’assemblage (6 000 m²) où seront pré-assemblés les principaux éléments de la machine, est en cours d’équipement.

Le bâtiment de bobinage (12 000 m²) est aussi en cours d’équipement pour la fabrication des bobines de champ poloïdal du système de confinement magnétique d’ITER.

Le complexe Tokamak (440 000 tonnes) chambre de confinement magnétique prévue pour l’expérience de fusion nucléaire, est en construction et doit être terminé en 2018.

L’usine cryogénique est en construction sur une zone de 8 000 m². Elle est prévue pour produire 12 500 litres d’hélium liquide à moins 170 degrés pour assurer le refroidissement des bobines supraconductrices et doit être prête en avril 2017.

Le bâtiment de chauffage RF Attenant au Hall d’Assemblage, ce bâtiment en cours de construction accueillera les systèmes de chauffage du plasma (micro-onde et radiofréquence).

90% des composants sont en cours de fabrication dans les différents pays partenaires et seront progressivement livrés. La phase d’assemblage va bientôt commencer. Les très grandes pièces devront être assemblées sur place.

Ci-dessous les dates-clés revues fin 2016 :

2014-2021 : Construction du Bâtiment tokamak (accès dès 2019 pour les premières opérations d’assemblage)
2010-2021 : Construction de l’installation ITER et des bâtiments auxiliaires nécessaires au Premier Plasma
2018-2025 : Assemblage
Déc. 2025 :  Premières expériences de fusion
Fin 2035 : Expériences de fusion à pleine puissance


ITER et la fusion nucléaire, rappel technique

Le projet ITER a pour objectif de « montrer qu’il est possible de produire de l’énergie propre et abondante grâce à la fusion nucléaire » par confinement magnétique dans un « tokamak », une invention de physiciens soviétiques dans les années 1950-60.

Un tokamak est une machine en forme d’anneau métallique creux. Au centre de cet anneau qui devra être d’une étanchéité absolue, il faudra atteindre une température de 150 millions de degrés (dix fois la température au cœur du soleil !) pour espérer former un plasma afin que les atomes de deutérium et de tritium fusionnent.

Comme aucun matériau ne peut résister à de telles températures, des aimants « supraconducteurs », c’est à dire maintenus à -270°C, sont prévus pour tenter de contenir le plasma à distance des parois, tel un bouclier magnétique.

Du très chaud d’un côté, du froid absolu de l’autre, l‘énergie dépensée pour lancer le processus devra être phénoménale.

Le but d’ITER est de générer une puissance de 500 Mégawatts durant au moins 6 minutes avec 50 Mw injectés, soit libérer dix fois plus d’énergie qu’il n’en consomme. Le record actuel est détenu par le tokamak européen JET qui a dégagé une puissance de 16 Mw pour 23 Mw injectés durant une seconde !

Les inconnus technologiques sont tels que la probabilité de réussite de cette expérience est quasiment nulle. Trois problèmes majeurs :

– les tokamaks sont des machines foncièrement instables et il est très difficile d’y maintenir un plasma à très haute température. Des disruptions sont très probables, pouvant mener à la perte totale du plasma en quelques millisecondes et provoquer des dégâts considérables sur la machine.

– La fusion produit des neutrons de très haute énergie qui iront bombarder les parois de l’enceinte de confinement risquant fort de la détériorer et la rendre radioactive. Aucun matériau connu ne peut résister à un tel bombardement.

Personne ne sait produire du tritium, in situ, à partir de lithium bombardé par les neutrons du réacteur, pour un fonctionnement en continu ; cette partie ne fait pas partie du projet ITER.
Une centrale qui utiliserait la fusion nucléaire aurait besoin d’au moins 50 kg de tritium par an. Le total des réserves mondiales de tritium est  autour de 20 kg.
Et le tritium, isotope de l’hydrogène, est hautement radioactif et impossible à confiner.


Avant l’expérimentation, le très probable cauchemar de l’assemblage!

Une fois la laborieuse construction achevée, va commencer la phase d’assemblage, un puzzle géant qui a de fortes chances d’être un casse-tête insurmontable.

Pour ne pas prendre trop de retard sur le calendrier, la construction des pièces a démarré alors que des parties importantes étaient  incomplètes au niveau de la conception du tokamak.

Et il est impossible de retoucher quoi que ce soit, même s’il y a des erreurs sur le plan initial. La fabrication des pièces ayant démarré un peu partout dans le monde, la moindre modification sur un élément de la machine a des répercussions en chaîne insurmontables.

Concernant le complexe tokamak, il faudra que sa construction soit parfaite, car pour conserver une étanchéité absolue, aucune retouche ne sera possible une fois la construction terminée.

Et vu le gigantisme et la complexité de la machine nous pouvons vraiment en douter ! La fabrication des éléments répartie entre les différents partenaires ajoute encore de gros risques d’erreurs et de surprises à l’assemblage.


ITER : mais qui peut gober ce lot de mensonges et de niaiseries ?

Qui peut encore croire qu’ITER et la fusion nucléaire puisse nous apporter « l’énergie propre et abondante de demain » !? La fusion nucléaire est très loin de devenir une source industrielle d’énergie. La construction du réacteur ITER est bien plus complexe que celle d’un EPR comme celui de  Flamanville, réacteur à fission nucléaire classique qui a pourtant 6 années de retard, un coût qui a plus que triplé, et n’est toujours pas achevé.

Le véritable coût d’ITER est impossible à définir. Ce n’est pas seulement une question de finances, mais aussi de technologie. ITER n’est qu’un projet expérimental à l’état de recherche fondamentale, un jouet de riche.

Est prévu ensuite DEMO, un démonstrateur pré-industriel, pour« prouver la faisabilité industrielle de cette technologie vers 2040 et démontrer que la fusion peut, à l’horizon 2050, produire de l’électricité à l’échelle industrielle »…. ?!? Rappelons que pour DEMO la barre est placée bien plus haute que pour ITER : le réacteur devra être d’une dimension 15 % supérieure, le plasma 30 % plus dense, et produire en continu de 2000 à 4000 MW d’électricité !

Et il reste à résoudre les problèmes laissés de côté avec ITER, comme parvenir à produire du tritium à l’intérieur de la machine et trouver les matériaux adéquats. ITER est de toutes façons une vieillerie des années 50-60, périmée avant d’exister.

Mais quel insoutenable gaspillage d’argent, de temps et de matières premières précieuses. Combien de milliards d’argent public vont-ils encore jeter dans ce puits sans fond ?

Le soleil, le vrai, est là au-dessus de nous et le solaire ça marche ! La production peut se faire  sur chaque lieu de consommation, ce qui augmente de 50% son efficacité.

Le solaire est devenu en 2016 le moyen le moins cher au monde pour produire de l’électricité dans 90% des pays. Il a progressé de 45 % au niveau mondial (mais pas en France) passant de 51 GW installés en 2015 à 74 GW en 2016.

L’industrie nucléaire est agonisante, à cause de son coût et de ses dangers. En France particulièrement, le lobby nucléaire fait tout pour paralyser tout élan vers des énergies propres. La fusion reste leur ultime espoir de relancer la filière nucléaire.

Toute l’année, de charmantes hôtesses font  visiter le chantier ITER et racontent ce merveilleux projet pour le futur de l’humanité. 115 000 visiteurs depuis 2007. Presque 15 000 personnes en 2016, dont 7 000 écoliers.
Pour ce qui est mensonges et bourrage de crâne, le lobby nucléaire sait faire.

Les vrais projets d’avenir doivent être économes en énergie et respectueux des générations futures. Le projet ITER ne tient pas la route (iter, la voie en latin)  dans sa partie politique comme dans sa partie scientifique.

ITER est depuis le début une voie sans issue.                 

Antoine Calandra, coordination Antinucléaire Sud-est

http://www.coordination-antinucleaire-sudest.org/

Avr 16

CORÉE DU NORD: TIR DE MISSILE RATÉ, UNE « PROVOCATION » POUR WASHINGTON

tir ratéPyongyang a raté un tir de missile, essai qualifié de « provocation » par le vice-président américain Mike Pence en visite à Séoul

La Corée du Nord a échoué dimanche à mener un nouveau tir de missile au lendemain d’une vaste parade militaire, un essai qualifié de « provocation » par le vice-président américain Mike Pence, en visite à Séoul.

« Le commandement des forces américaines dans le Pacifique a détecté et suivi ce que nous estimons être un tir de missile nord-coréen à 11h21 heure de Hawaï (21h21 GMT), le 15 avril, depuis le site de Sinpo« , sur la façade océanique du pays, a déclaré Dave Benham, son porte-parole. Mais « le missile a presque immédiatement explosé« , a-t-il affirmé, confirmant des informations préalables du ministre sud-coréen de la Défense.

« Cette provocation du Nord est le dernier rappel en date des risques auxquels vous faites face quotidiennement dans la défense de la liberté du peuple de Corée du Sud et de l’Amérique dans cette partie du monde« , a affirmé Mike Pence à des militaires américains et à leurs familles.

Les États-Unis maintiennent quelque 28.500 militaires en Corée du Sud. La tournée du vice-président américain en Asie était prévue de longue date.

Ni Séoul ni Washington n’ont précisé quel type de missile avait été testé dimanche matin par Pyongyang. Cet essai est survenu au lendemain d’une vaste parade militaire nord-coréenne au cours de laquelle de nouveaux missiles – dont des engins balistiques intercontinentaux, selon des experts – ont été dévoilés.

Informé de l’essai avorté, le président américain Donald Trump « n’a pas plus de commentaire à faire« , a indiqué le ministre américain de la Défense, James Mattis.

Le ministère des Affaires étrangères britannique s’est déclaré « inquiet » face à ce nouveau tir.

Ce test était largement attendu du régime de Pyongyang, alors que la tension est au plus haut avec les États-Unis depuis que le président Trump a affirmé jeudi sa volonté de « traiter » le « problème » nord-coréen.

Fin mars-début avril, la Corée du Nord avait déjà tiré trois missiles balistiques vers la mer du Japon.

Détermination totale –

Le défilé militaire nord-coréen avait notamment pour but de répondre à Donald Trump, qui a récemment décidé d’envoyer un groupe aéronaval autour du porte-avions américain Carl Vinson vers la péninsule coréenne.

« Laissez-moi vous assurer que sous la direction du président Trump, notre détermination n’a jamais été aussi forte, notre engagement dans cette alliance historique avec le peuple courageux de Corée du Sud jamais aussi fort. Avec votre aide et celle de Dieu, la liberté prévaudra à jamais sur cette péninsule« , a lancé dimanche le vice-président américain.

S’exprimant avant la gigantesque parade militaire de samedi dans la capitale nord-coréenne, le numéro 2 du régime nord-coréen avait promis que son pays était « prêt à répondre à une guerre totale par une guerre totale« : « Nous sommes prêts à répliquer à toute attaque nucléaire par une attaque nucléaire à notre façon« , avait insisté Choe Ryong-Hae.

La Chine a fait part vendredi de son inquiétude face à la montée de tensions entre les États-Unis et la Corée du Nord. Pékin plaide depuis plusieurs semaines pour une solution dite de « suspension contre suspension » : Pyongyang doit interrompre ses activités nucléaires et balistiques et Washington ses manœuvres militaires communes avec la Corée du Sud, des exercices annuels considérés par le Nord comme une provocation.

Les États-Unis rejettent le plan chinois. Mais Pékin, qui maintient qu’il s’agit de « la seule option réalisable« , a mis Washington au défi d’avancer « une meilleure proposition« .

Depuis la fin de la guerre de Corée (1950-1953), qui s’est achevée par un armistice et non par un accord de paix, Pyongyang assure avoir besoin de l’arme nucléaire pour se protéger d’une possible invasion américaine.

Le vice-président américain doit rencontrer lundi le président en exercice sud-coréen Hwang Kyo-Ahn pour des discussions centrées sur l’armement nord-coréen et un programme controversé de défense antimissiles américain baptisé THAAD.

http://actu.orange.fr/monde/coree-du-nord-tir-de-missile-rate-une-provocation-pour-washington-CNT000000GIDJ4/photos/parade-militaire-a-pyongyang-le-15-avril-2017-a-l-occasion-du-105e-anniversaire-de-kim-il-sung-fondateur-de-la-republique-populaire-democratique-de-coree-b03c66fe12cd862efda39cf116065e93.html

Avr 15

LES ÉTATS-UNIS TESTENT AVEC SUCCÈS UNE NOUVELLE BOMBE NUCLÉAIRE

bombe nucléaire USQuelques heures après avoir utilisé pour la première fois la «Mère de toutes les bombes», les autorités américaines ont annoncé avoir réussi le test d’une bombe nucléaire modernisée dans le Nevada.

L’administration nationale de la sûreté nucléaire et l’armée de l’air américaines ont annoncé dans un communiqué publié le 14 avril avoir réalisé avec succès le premier test de la bombe nucléaire B61-12, dans le Nevada, le 14 mars.

Selon le communiqué, le test visait à évaluer les «fonctions non-nucléaires» de l’arme, une version modernisée de la bombe thermonucléaire B61, en service depuis 1960. Il s’agissait également d’évaluer la capacité d’avions F-16 à larguer la bombe.

Le président Donald Trump poursuit le plan de modernisation de l’arsenal atomique américain, débuté par son prédécesseur Barack Obama. D’autres tests sont prévus sur les trois prochaines années et la production de la bombe à proprement parler est prévue pour mars 2020.

Le 13 avril, les États-Unis ont utilisé pour la première fois leur arme non-nucléaire la plus puissante, surnommée la «Mère de toutes les bombes» contre une cible de Daesh en Afghanistan.

https://francais.rt.com/international/36889-etats-unis-testent-succes-nouvelle-bombe-nucleaire

Avr 15

TRAIN D’URANIUM BLOQUÉ PRÈS DE NARBONNE : « NOUS DEMANDONS UN DÉBAT PUBLIC SUR LE NUCLÉAIRE »

Malvési trainLe convoi, qui avait pour destination la centrale du Tricastin, dans la Drôme, a été arrêté à 9h30, samedi matin par trois collectifs qui réclament « un débat public sur le nucléaire« . L’opération s’est terminée à la mi-journée. 

Depuis 9h30 samedi 15 avril, une vingtaine de militants antinucléaires se sont mis en travers des voies, près du site industriel AREVA Malvési, près de Narbonne, dans l’Aude, indique France Bleu Drôme Ardèche. L’opération s’est terminée à la mi-journée. 

« Cela fait soixante ans qu’on nous impose cette industrie, on nous prive de tout débat », déclare à franceinfo Didier Latorre, membre du collectif Stop-Uranium.

Les militants demandent « un grand débat public » 

Le site Aréva Malvési n’a pas été choisi au hasard par les militants anti-nucléaire. « 100% de l’uranium brûlé dans nos centrales et 25% de l’uranium mondial passe par cet usine », affirme Didier Latorre qui poursuit : « 100% de l’uranium est importé et l’indépendance du nucléaire est un mensonge de l’industrie. »

Avec cette action, les militants entendent demander « un grand débat public, dans lequel les associations, les anti-nucléaire, auront une voix à égalité avec les pouvoirs publics et l’industrie », selon Didier Latorre.

http://www.francetvinfo.fr/societe/nucleaire/une-cinquantaine-de-militants-anti-nucleaire-bloque-un-train-d-uranium-a-narbonne_2147227.html

Avr 15

LES SIX CRISES DU NUCLÉAIRE FRANÇAIS

les 6...Ces dernières semaines, en pleine campagne présidentielle, le buzz médiatique autour du nucléaire bat son plein. France Inter, dans un documentaire remarquable, nous montre le degré de complicité entre Areva et EDF, et donc de leurs dirigeants, pour tenter de masquer les malfaçons potentiellement graves de conséquences de la forge du Creusot. Ces malfaçons concernent non seulement la cuve du réacteur de Flamanville, mais aussi une myriade de matériels sensibles qui équipent aujourd’hui nos centrales.

Comme par hasard, Fessenheim est aux premières loges dans cette affaire de malfaçons. L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a en effet imposé pour un temps indéterminé l’arrêt du réacteur n° 2 de Fessenheim depuis le 13 juin dernier parce qu’un générateur de vapeur (un élément vital pour la sûreté du réacteur) ne respectait pas les normes de sûreté requises. Dix mois plus tard, il est toujours à l’arrêt. Quant au réacteur n° 1, il est loin de marcher en continu comme l’illustre par exemple son fonctionnement depuis le début de ce mois1.

Fessenheim prolongé sine die

Cette situation déplorable n’empêche pas la direction d’EDF et les syndicats d’affirmer avec aplomb que cette bonne vieille centrale (elle a 40 ans cette année) marche comme une horloge et doit impérativement être conservée, tant elle est indispensable à la sécurité énergétique de notre pays et à l’équilibre des comptes d’EDF…

C’est avec cet argument de choc que le conseil d’administration d’EDF a concrètement repoussé le 6 avril dernier la décision des pouvoirs publics d’arrêter Fessenheim, en liant cet arrêt à la mise en route du réacteur EPR de Flamanville. Or, la centrale de Flamanville est elle-même complètement plombée aujourd’hui par les incertitudes qui pèsent sur les capacités de résistance de sa cuve forgée au Creusot et sur laquelle l’ASN doit rendre un avis d’ici à septembre. D’autres problèmes graves pourraient par ailleurs encore retarder la construction, en particulier les questions de contrôle-commande. Bref, un cercle qui, comme le disait justement Alphonse Allais, à force d’être caressé devient de plus en plus vicieux…

Démantèlement et gestion des déchets : opacité et mensonges

La liste des mauvaises surprises ne fait que s’allonger. Fin octobre, on apprenait simultanément que les coûts de démantèlement affichés par EDF étaient sous-évalués2 d’un facteur 2 à 3 et que l’entreprise qui jusque-là promettait le « démantèlement immédiat »3 défend maintenant le démantèlement différé – à l’horizon 2100 ! – pour les premières centrales de la filière UNGG (uranium naturel, graphite, gaz), fermées dans les années 1980. Ce qui lui permet d’alléger sérieusement ses comptes…

Enfin, et ce n’est pas le moindre des problèmes, Cigéo, le projet d’enfouissement des déchets à haute activité et longue durée de vie sur le site de Bure (Meuse), géré dans l’opacité la plus complète et sans concertation avec la population locale, prend des allures de Notre-Dame-des-Landes. Les nombreuses critiques émises par des experts indépendants concernant les risques de ce chantier qui va durer une bonne centaine d’années (incendies, accidents, etc.) ne sont pas prises en compte. Le respect de la notion essentielle de réversibilité du stockage est totalement bafoué. La remise en cause de la pertinence même du concept de stockage définitif au cours du débat national de 2014 n’a conduit à aucun lancement d’étude alternative. Enfin, alors que l’Andra, l’agence nationale gérant les déchets radioactifs, a évalué le coût de Cigéo à 35 milliards d’euros (très probablement un minimum), le gouvernement a retenu un coût de 25 milliards… qui arrange les affaires d’EDF. Aujourd’hui, l’Andra tente de mener la politique du fait accompli en engageant des travaux d’infrastructure. Pour l’heure, la justice a invalidé le 28 février l’acte par lequel les autorités locales ont cédé à l’Andra le site pressenti pour l’enfouissement, mais sur des motifs de procédure et non sur le fond.

Déni de démocratie

Bien entendu, tous ces choix concernant le nucléaire sont faits

  • au mépris de la loi de transition énergétique d’août 2015 dont la mise en œuvre implique l’arrêt d’une vingtaine de réacteurs d’ici à 2025 ;
  • au mépris du droit, puisque Areva, propriétaire de l’usine du Creusot, ne fait pas même l’objet d’une action en justice de la part de son client EDF, ce qui s’explique aisément puisqu’une partie d’Areva doit être rachetée par EDF ;
  • au mépris des travailleurs du nucléaire à qui l’on fait croire que jamais une centrale nucléaire ne sera fermée, jusqu’au jour où ils vont s’apercevoir qu’il n’en est rien et qu’aucune mesure transitoire n’a été prévue ;
  • au mépris de la sécurité des Français qui savent bien que la partie la plus sensible d’un réacteur, la cuve, qui n’est pas remplaçable, n’est pas éternelle : elle finit par se fragiliser sous l’attaque des neutrons produits par la réaction nucléaire ;
  • au mépris des riverains (français et allemands), qui savent que le site de Fessenheim est particulièrement vulnérable, avec un risque sismique et un risque d’inondation important par le canal du Rhin (qui surplombe la centrale), et des conséquences éventuelles d’accident grave incalculables sur la nappe phréatique d’un bassin rhénan peuplé de plus de 10 millions d’habitants ;
  • au mépris de l’économie, puisque les conditions actuelles et prévisibles de fonctionnement à moyen terme de Fessenheim ne laissent guère espérer plus qu’un fonctionnement à mi-temps4 et par conséquent à perte de la centrale5. L’orthodoxie économique plaiderait donc plutôt pour son arrêt immédiat. Quant au courant produit par l’EPR (s’il fonctionne un jour), son coût complet dépassera à coup sûr les 100 euros par MWh et sera ainsi moins compétitif que des filières renouvelables.

Les six dimensions de la crise

Quand on entend Emmanuel Macron, ancien ministre de l’Économie en charge de l’industrie, déclarer tranquillement à une heure de grande écoute sur France 2 être rigoureusement incapable de chiffrer le coût complet du nucléaire, sans en conclure un instant à la nécessité d’engager d’urgence une étude indépendante sérieuse sur la question, mais en proposant de continuer telle l’autruche dans la même direction, on se dit que le mal est profond. Le nucléaire cumule en effet aujourd’hui six crises qui s’entrecroisent :

  • Une crise technique majeure avec la découverte de l’ampleur des problèmes liés à la qualité des aciers déjà utilisés ou à mettre en œuvre dans le remplacement de pièces ou la construction de nouveaux réacteurs, avec la circonstance aggravante d’une falsification dont l’ampleur n’est pas encore déterminée.
  • Une crise de sûreté, qui découle pour une bonne part de la crise précédente, mais qui se double d’une grave crise de confiance. Traditionnellement, les relations entre l’ASN et l’exploitant reposaient sur la sincérité des déclarations d’incident par ce dernier. Les omissions volontaires qui ont été découvertes mettent fin à la pertinence de ce mode de contrôle. Le « gendarme du nucléaire » ne peut plus se contenter des déclarations de l’exploitant, il se voit contraint de mener des enquêtes et des inspections beaucoup plus fréquentes et approfondies pour mettre en évidence des défauts volontairement cachés.
  • Une crise économique, avec une entreprise Areva dont la faillite n’a pu être évitée que par son rachat en partie par EDF, et EDF dont l’équilibre économique est fortement compromis. L’action d’EDF, introduite en Bourse à 32 euros en 2005 et cotée 62 euros en novembre 2007, continue sa descente aux enfers (8 euros le 7 avril). Le tout dans un contexte international marqué par un recul constant de la part du nucléaire dans le mix électrique mondial (11 % en 2015, contre 18 % en 1996), et aujourd’hui par la faillite de Westinghouse et le retrait d’Engie du nucléaire.
  • Une crise environnementale avec l’augmentation des risques que font courir le vieillissement du parc et les difficultés financières de l’exploitant. Le maintien du « tout nucléaire » freine par ailleurs la pénétration des énergies renouvelables et la maîtrise de l’énergie, entraînant un retard important par rapport aux engagements européens de la France.
  • Une crise sociale qui va toucher de plein fouet les travailleurs de la filière nucléaire quand ils seront brutalement confrontés à l’arrêt non préparé d’un nombre important de centrales (pour des raisons de sûreté et ou économiques) dans les dix ans qui viennent.
  • Une crise institutionnelle, enfin, puisque le système de gouvernance actuel d’EDF ne permet même pas à l’État, pourtant propriétaire de plus de 80 % de l’entreprise, de faire respecter ses décisions.

Comment en sortir ?

On ne sortira pas de cet imbroglio avec quelques pirouettes supplémentaires, la réaffirmation de dogmes stupides6, le consensus informel de dîners en ville, l’incompétence et la paresse de l’administration, l’indifférence de la représentation nationale7, le laxisme de connivence qui gagne les grands corps d’État traditionnellement en charge de l’industrie nucléaire…

Plusieurs questions doivent impérativement être enfin mises sur la table et trouver des réponses à court terme :

  • Comment donner à l’Autorité de sûreté les moyens indispensables pour répondre à la situation nouvelle créée par l’attitude des entreprises du nucléaire ? Faut-il lui attribuer des pouvoirs juridiques et des pouvoirs de sanction financière accrus ? Qui va instruire le procès du « nucléogate » et de ses hauts responsables ?
  • Comment s’assurer que les pressions énormes qui pèsent sur son directeur ne risquent pas de nuire à la pertinence de ses décisions, alors que les pouvoirs publics, la classe politique et l’industrie s’abritent officiellement derrière son avis, sans se priver pourtant d’exercer les chantages et les pressions les plus diverses ?
  • Quelle organisation d’expertise indépendante faut-il mettre en place dans les meilleurs délais pour sortir du flou sur les coûts réels du nucléaire ?
  • Comment remettre à plat démocratiquement tout l’ensemble de l’aval du nucléaire (le retraitement, le démantèlement, le devenir des déchets nucléaires) pour définir une politique cohérente qui prenne en compte l’avis des populations, des territoires concernés par les projets et laisse ouvertes des possibilités de bifurcation en fonction du progrès scientifique et technique ?
  • Comment réformer les statuts d’EDF pour que son presque unique actionnaire reste maître des décisions stratégiques ?

Il est urgent de remettre à plat la gouvernance de la filière

Cette première liste de questions, loin d’être exhaustive, montre l’urgente nécessité d’une remise à plat générale des conditions de gouvernance qui ne sont manifestement plus à la hauteur des défis auxquels est confrontée la filière nucléaire. Au moment où nos concitoyens se préparent à choisir un nouveau président de la République, on aimerait que les candidats ne se contentent pas de déclarations péremptoires sur la poursuite ou l’arrêt du nucléaire, mais s’engagent sur la mise en place d’un processus de délibération et de décision qui respecte les règles élémentaires de la démocratie, du droit, des problèmes sociaux, de l’environnement et de l’économie.

  • 1. Voir sur le site RTE « production des groupes Fessenheim 1 » qui montre que la puissance moyenne sur les dix premiers jours d’avril est de – 9 MW au lieu des 850 MW espérés.
  • 2. Audition parlementaire du 4 octobre 2016 voir http://www.global-chance.org/Le-cout-du-demantelement-des-centrales-nucleaires#note161013 par Bernard Laponche.
  • 3. C’est-à-dire un début de travaux une dizaine d’années après l’arrêt du réacteur.
  • 4. En 2016, le réacteur n° 1 a été arrêté du 6 février au 4 mai et du 10 décembre jusqu’à la fin de l’année et le réacteur 2 depuis le 13 juin. Il l’est encore. Soit moins de 50 % de disponibilité de la centrale en 2016 et très probablement pas mieux en 2017.
  • 5. Le coût du MWh nucléaire augmente de 70 % quand la durée de fonctionnement annuelle tombe de 7 000 heures (moyenne du parc français les bonnes années) à 4 500 heures/an du fait de l’importance des dépenses fixes d’exploitation et de maintenance.
  • 6. Comme par exemple : « Le parc nucléaire ne peut en aucun cas tomber au-dessous d’une puissance de 63,2 GW », ou encore « la France, elle, est l’abri d’un accident nucléaire », ou encore « le retraitement permet le recyclage de 96 % de la matière nucléaire ».
  • 7. Qui préfère déléguer cette question épineuse à quelques députés réunis au sein de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST), issus de l’industrie nucléaire et complètement acquis d’avance à ses thèses.

Article de Benjamin Dessus  

http://www.alternatives-economiques.fr/six-crises-nucleaire-francais/00078430

Avr 15

ARMEMENT NUCLÉAIRE. LES PETITES RECETTES DES BOMBES SALES

Sans titreEst-il facile de fabriquer une bombe sale ? Qui possède des ogives nucléaires prêtes à l’emploi ? Peut-on transporter des produits radioactifs dans une simple valise ? Le magazine Time répond à ces questions dans une enquête publiée début avril. Le bilan fait froid dans le dos.

“Jusqu’ici nous avons eu de la chance. Je pense vraiment que c’est seulement une question de temps avant que nous ne voyions exploser une bombe sale.”

Celle qui s’exprime ainsi dans les colonnes de Time Magazine s’appelle Sharon Squassoni, elle dirige le programme contre la prolifération des armes nucléaires au Center for Strategic and International Studies, un think tank américain dédié à la politique étrangère.

Elle répond au magazine américain, qui a consacré sa une du 17 avril 2017 à “La Face cachée de l’uranium”. Sous-titré “Daech veut sa bombe sale et sait où la trouver”, le récit de Simon Shuster, reporter au grand hebdomadaire new-yorkais, fait froid dans le dos.

Des conséquences dévastatrices

La Corée du Nord, qui est désormais suspectée de posséder plus d’une douzaine d’ogives nucléaires et a testé les missiles intercontinentaux qui pourraient les transporter, est aussi l’un des vendeurs les plus actifs sur le marché mondial en ce qui concerne le savoir-faire nucléaire, indique le journaliste.

Le Pakistan, quant à lui, développe des armes tactiques, plus petites et plus transportables que les missiles stratégiques, alors même que dans le pays, la menace extrémiste ne cesse de grandir.”

Mais le danger représenté par les bombes sales croît encore plus vite, explique-t-il. Ces engins, qui utilisent un explosif conventionnel pour disséminer des substances radioactives avec l’effet de souffle, ne posent pas de grand défi technique. Il n’est pas difficile de se procurer des matériaux radioactifs.

Beaucoup d’hôpitaux et d’industries utilisent des matières très radioactives. Si ces substances sont conditionnées autour d’un explosif conventionnel, un engin pas plus gros qu’une valise peut contaminer plusieurs pâtés de maison – et bien plus si le vent est de la partie.”

La bombe agit alors en deux temps : l’explosion initiale fait son lot de victimes, puis la contamination agit à son tour, touchant plusieurs personnes et paralysant la zone touchée. Les conséquences humaines et économiques sont dévastatrices.

Et le journaliste, qui a mené une grande partie de son enquête en Géorgie, le montre : le commerce de matières radioactives est florissant. En particulier dans cette ancienne république soviétique sise au bord de la mer Noire, entre la Turquie, l’Azerbaïdjan, l’Arménie et la Russie, les contrebandiers s’enrichissent grâce au trafic d’uranium et autres matériaux radioactifs. Des trafics menés parfois par de simples ouvriers et des ferrailleurs, comme le décrit l’article, qui s’attache à l’arrestation et aux aveux d’un brocanteur qui cherchait à vendre pour trois millions d’uranium dans une simple mallette plombée.

Sur l’autoroute nucléaire

Car la Géorgie est en plein milieu de “l’autoroute nucléaire”, une route qui part de la Russie, traverse les montagnes du Caucase jusqu’à l’Iran et la Turquie. Et de là, alimente les territoires encore contrôlés par Daech en Syrie et en Irak.

Cette menace a été prise en compte par l’administration Obama et par ses prédécesseurs, explique l’enquête. En douze ans, le gouvernement américain a fourni pour plus de 50 millions de dollars d’aides à la Géorgie pour qu’elle vienne à bout de ce commerce de l’atome : détecteurs de matière nucléaire, entraînement des forces spécialisées, formation et équipements des autorités locales… “Les Américains ont sécurisé toute la frontière autour de la Géorgie”, résume Vasil Gedevanishvili, directeur de l’agence de sûreté nucléaire du pays. Avec à la clé, plusieurs arrestations de trafiquants, notamment en 2016.

La question est désormais de savoir quelle politique va mener son successeur, Donald Trump. Son administration a bien déclaré prendre cette menace très au sérieux”, mais les coupes claires dans les postes diplomatiques sur son nouveau budget risquent d’entamer sérieusement la coopération nécessaire sur le terrain.

http://www.courrierinternational.com/article/armement-nucleaire-les-petites-recettes-des-bombes-sales

Avr 15

OÙ EN EST LA CORÉE DU NORD DANS LA COURSE AU NUCLÉAIRE ?

CoréeLes essais nucléaires de la Corée du Nord sont au cœur de l’escalade diplomatique avec les États-Unis. Quatre questions pour faire le point sur l’avancement de son armement.

Samedi, la Corée du Nord pourrait profiter des célébrations du 105ème anniversaire de la naissance du fondateur du régime, Kim Il-Sung, pour réaliser son sixième essai nucléaire. Ces essais créent de fortes crispations sur le plan international notamment avec les États-Unis. Quatre questions pour faire le point sur le nucléaire et la Corée du Nord.

Quelle est la puissance nucléaire de la Corée du Nord ?

La Corée du nord a réalisé, le 9 septembre 2016, son cinquième essai, portant sur une ogive nucléaire miniaturisée susceptible, selon Pyongyang, d’équiper un missile. Il s’agissait de l’essai « le plus puissant«  mené pour l’instant par Pyongyang, d’après les autorités sud-coréennes.

Avec une puissance de 10 kilotonnes, l’équivalent de 10.000 tonnes de TNT, cet essai nucléaire est « légèrement moins puissant que le bombardement d’Hiroshima au Japon en août 1945, qui avait été mesuré à 15 kilotonnes environ« , selon un responsable de l’agence météorologique sud-coréenne. Le bombardement sur Hiroshima avait fait quelque 140.000 morts, dont la moitié tués sur le coup.

Quel est le but de ces essais ?

C’est la technique de la miniaturisation. Cette technique est une étape décisive car elle permet de monter l’arme nucléaire sur des ogives de missiles.
D’après les médias officiels nord-coréens, le 5ème test a permis à Pyongyang d’atteindre son but, à savoir la capacité de miniaturiser une ogive nucléaire. Cette technique est nécessaire pour, par exemple, mener à bien une frappe sur le continent américain.

Quel type de bombe teste la Corée du Nord ?

C’est la bombe A, communément appelée « bombe atomique », telles celles larguées sur Hiroshima et Nagasaki en 1945, qu’utilise la Corée du Nord. Ces bombes reposent sur le principe de la fission de noyaux atomiques.  

Le 6 janvier 2016, Pyongyang avait annoncé son premier essai réussi de bombe H, affirmation mise en doute par les spécialistes qui avaient jugé que l’énergie dégagée était trop faible.

La bombe H, « bombe à hydrogène » ou encore « thermonucléaire« , est basée sur le principe de la fusion nucléaire et libère une énergie supérieure aux températures et aux pressions en œuvre au cœur du soleil.

Qui possède l’arme nucléaire dans le monde ?

Les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU sont considérés comme puissances nucléaires officielles : États-Unis, Russie, Grande-Bretagne, France et Chine. Tous possèdent la bombe H, selon les experts.

L’Inde (1974) et le Pakistan (1998) ont rejoint le club des puissances nucléaires, de même qu’Israël, qui ne l’a toutefois jamais reconnu. Ces trois pays ne posséderaient que la bombe A, toujours selon les experts.

La Corée du Nord a effectué son premier test nucléaire en 2006. Puis elle a mené des essais en 2009, 2013 et deux en 2016.

http://www.sudouest.fr/2017/04/15/ou-en-est-la-coree-du-nord-dans-la-course-au-nucleaire-3369667-4803.php

Avr 15

VIDÉO (1mn34s) SUR LES ACCIDENTS SUR LES SITES D’ENFOUISSEMENT DE DÉCHETS NUCLÉAIRES

mine de selFrance Info revient sur les différents accidents qui se sont déroulés sur les différents sites mondiaux d’enfouissement de déchets radioactifs.

Les pionniers en matière d’enfouissement nucléaire sont les Allemands. Dans les années 1960, ils ont entreposé 126 000 fûts de déchets radioactifs sous terre sur ce site. La ville d’Asse en Basse-Saxe en paie les conséquences aujourd’hui. Une ancienne mine de sel désaffectée se fissure et l’eau s’infiltre sur toute l’installation. « Les habitants ont toujours cru que c’était une mine expérimentale pour faire des recherches, que les déchets pouvaient être retirés. Mais en fait, c’était une couverture pour un stockage définitif« , explique Heinke Wiegel, de l’initiative citoyenne de Asse. Le site est condamné depuis 2010. Les autorités cherchent encore des solutions pour tenter d’extraire tous ces déchets radioactifs.

21 ouvriers contaminés

« L’eau est contaminée, il ne faut pas qu’elle s’échappe dans la biosphère« , indiquait à l’époque Ulrich Kleeman, responsable sécurité nucléaire. Aux États-Unis aussi, ils ont fait ce choix. Dans le désert de sel du Nouveau-Mexique, des barils de déchets nucléaires militaires sont enfouis depuis 1999. En 2014 c’est l’accident. Des réactions chimiques imprévues ont fait exploser les fûts de déchets nucléaires. 21 ouvriers sont contaminés ainsi que toute l’installation souterraine. Aujourd’hui la France, l’Australie, la Suède ou le Japon se lancent dans des projets d’enfouissement qui font systématiquement débat.

http://www.francetvinfo.fr/monde/usa/nucleaire-accidents-sur-les-sites-d-enfouissement-de-dechets_2145676.html

Avr 14

NUCLÉAIRE: L’ASN POSE DES CONDITIONS À LA REPRISE DE PRODUCTION AU CREUSOT

Le CreusotLa production de grands composants nucléaires ne pourra reprendre à la forge d’Areva au Creusot (Saône-et-Loire) qu’après acceptation par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) du plan d’action déployé par le groupe pour garantir la qualité des futures fabrications, a indiqué le gendarme de l’atome jeudi.
« L’ASN vérifiera préalablement à la reprise des fabrications le caractère complet du plan d’action et l’efficacité des actions qui ont déjà été menées« , a-t-elle indiqué dans une note d’information.
Informé par Areva de son intention de redémarrer la production de composants destinés à des centrales nucléaires d’EDF, le gendarme du nucléaire a précisé avoir défini « les conditions préalables à la reprise des opérations de forgeage« , dans deux courriers datés du 12 avril adressés à Areva NP (division réacteurs d’Areva) et son client.
En mars, Areva NP avait dit vouloir reprendre mi-2017 la production commerciale de grands composants nucléaires sur son site bourguignon, interrompue après la découverte en 2015 d’irrégularités dans des dossiers de suivi de fabrication.
Ces anomalies, dont certaines s’apparentent à des falsifications selon l’ASN, avaient conduit le groupe à lancer un plan d’amélioration de la qualité de ses usines de fabrication d’équipements.
Dans son courrier, le directeur général de l’ASN, Olivier Gupta, demande notamment à Areva NP de justifier que les actions mises en œuvre « permettent de garantir la qualité des futures fabrications« .
Il rappelle qu’au vu des irrégularités constatées au Creusot, « la justification du respect de l’exigence essentielle de sécurité de qualification technique« , qui pour certains composants repose sur une pièce de qualification réalisée antérieurement, ne pourra cette fois pas s’appuyer sur « les résultats obtenus sur une pièce de qualification réalisée avant la date du présent courrier« .
Après la reprise de la production, l’ASN « maintiendra (…) un contrôle renforcé de l’usine Areva NP de Creusot Forge« , a-t-elle prévenu.

https://www.romandie.com/news/Nucleaire-lASN-pose-des-conditions-a-la-reprise-de-production-au-Creusot/788168.rom

Avr 14

PRÉSIDENTIELLE : LA QUESTION DE L’ÉNERGIE IMPORTANTE POUR 72 % DES FRANÇAIS

enquêteDéveloppement des renouvelables, rénovation thermique, maintien ou arrêt du nucléaire… Les Français considèrent que tous les aspects de l’énergie sont importants dans le choix du candidat à l’élection présidentielle pour lequel ils voteront le 23 avril prochain. QuelleEnergie.fr et OpinionWay révèlent quels sont les points qui les intéressent le plus.
Les Français s’intéressent à toutes les thématiques du débat national, y compris l’énergie, qui semble même occuper une part importante dans leur réflexion pré-électorale. Selon le sondage QuelleEnergie.fr réalisé par OpinionWay (*), 72 % d’entre eux prendront en compte la position des candidats sur cette question au moment de glisser leur bulletin dans l’urne. A l’opposé, ils ne sont que 6 % à ne pas retenir du tout cette thématique, qui recouvre différents aspects : rénovation thermique et lutte contre la précarité, mobilité durable, indépendance énergétique…
Les personnes les plus préoccupées par ces enjeux sont généralement plutôt des sympathisants de gauche (81 %) et issus de catégories sociales favorisées (76 %) mais les catégories plus populaires ne s’en désintéressent pas pour autant (69 %). En revanche, les Français se montrent sceptiques sur la crédibilité des candidats : 35 % des répondants estiment qu’aucun des onze prétendants n’est convaincant… Et les femmes se montrent encore plus dubitatives (38 %) que les hommes (31 %). Le premier candidat à trouver grâce aux yeux des Français interrogés est Jean-Luc Mélenchon avec 14 % de taux de confiance. Il devance deux autres candidats de la gauche et du centre, Emmanuel Macron (12 %) et Benoît Hamon (11 %). Les candidats de droite et d’extrême-droite se trouvent plus loin dans ce classement, avec 10 % de crédibilité sur la question énergétique.
Oui aux EnR, non au nucléaire et aux carburants fossiles
Mais que veulent les électeurs ? Tout d’abord, ils sont 68 % à souhaiter que le développement des énergies renouvelables soit une priorité du quinquennat. C’est ensuite la question de l’effort de rénovation thermique des logements qui les préoccupe (48 %). L’indépendance énergétique de la France vient en troisième position avec 40 % de répondants. Une réduction des importations de carburant qui se traduira donc par l’adoption de nouveaux modes de mobilité et par l’encouragement des transports verts (véhicules hybrides et électriques, vélo, transports en commun, biocarburants…), un enjeu pour 40 % des personnes interrogées.
Par contre, ils ne sont que 10 % à soutenir le développement de la filière nucléaire, une proposition qui se retrouve pourtant dans le programme de deux candidats majeurs à cette élection présidentielle (Marine Le Pen et François Fillon). Cette question clivante se retrouve bien dans le profil des répondants : les sympathisants de droite sont 18 % à souhaiter poursuivre l’exploitation de l’atome civil, alors que seuls 7 % des sympathisants de gauche déclarent la même chose. Quant à la question des gaz de schiste et autres pétroles non conventionnels, elle n’est prioritaire que pour 5 % des Français. Reste à savoir si les propositions mises en œuvre par le candidat élu rencontreront bien celles définies par les Français…
(*) Méthodologie : enquête réalisée auprès d’un échantillon représentatif de 1.016 personnes majeures, constitué selon la méthode des quotas (critères de sexe, d’âge, de catégorie socio-professionnelle et de région de résidence). Le questionnaire a été administré en ligne, entre les 29 et 30 mars 2017. Les résultats doivent être lus en tenant compte d’une marge d’incertitude de 1,5 à 3 points.

http://www.batiactu.com/edito/presidentielle-question-energie-importante-72–francais-48758.php

Avr 14

NUCLÉAIRE : LES DIFFICULTÉS ET LES COÛTS DU DÉMANTÈLEMENT SONT CONSIDÉRABLES

démantèlementDans les entrailles du démantèlement nucléaire
Neuf réacteurs sont déjà en déconstruction en France, un chantier démesuré qu’EDF assure maîtriser techniquement et financièrement. Mais les difficultés et les coûts sont considérables.

Faire, défaire. Ainsi va la vie. Ainsi va désormais le nucléaire. Avec la fermeture annoncée de la centrale alsacienne de Fessenheim à la fin de la décennie – si EDF et le futur gouvernement n’en décident pas autrement –, « un vaste chantier industriel de démantèlement va pouvoir démarrer », se félicite la ministre de l’environnement et de l’énergie, Ségolène Royal…

Superphénix, un démantèlement ardu
La nouvelle aventure qui attend l’industrie nucléaire est-elle alors parfaitement sous contrôle ? Ce n’est pas l’avis de la mission parlementaire conduite par Barbara Romagnan, députée (PS) du Doubs, et Julien Aubert, député (Les Républicains) du Vaucluse, qui, dans un rapport rendu public le 1er février, a jugé qu’EDF se montrait « trop optimiste » quant à la « faisabilité technique », selon elle « pas entièrement assurée », du démantèlement du parc atomique. Et a pointé les retards pris par plusieurs chantiers. Car si celui de Chooz A, le plus simple à mener, paraît en bonne voie, l’électricien est aussi engagé dans d’autres opérations, beaucoup plus ardues.

Tel est le cas pour le réacteur à neutrons rapides Superphénix de Creys-Malville, en Isère. Ce prototype de 1 240 MW – une puissance à l’époque inédite –, mis en service en 1986, avait été baptisé du nom de l’oiseau mythique renaissant de ses cendres car il était censé, en mode surgénérateur, convertir de l’uranium naturel en plutonium et produire ainsi davantage de combustible qu’il n’en brûlait ou, en mode inverse, pouvoir consommer une partie du combustible usé d’autres centrales.
Las, il n’a cessé d’accumuler les avaries, avant que Lionel Jospin, alors premier ministre, ne décide, en 1997, de mettre fin à un fiasco industriel dont la Cour des comptes a chiffré en son temps le coût à 60 milliards de francs (environ 12 milliards d’euros d’aujourd’hui).
« Un immense gâchis », estime encore Christian Gonin, ouvrier mécanicien à la retraite qui, depuis son pavillon du hameau de Faverges, voit tous les matins, en ouvrant ses volets, le mastodonte de béton posé devant les premiers contreforts des monts du Bugey. Il n’a rien oublié de cette histoire tumultueuse, encore moins de la grande manifestation antinucléaire européenne du 31 juillet 1977 qui vit la mort d’un jeune enseignant, Vital Michalon, victime de l’explosion d’une grenade offensive tirée par des forces de l’ordre déployées en masse.
« Un gaspillage énorme », dit lui aussi Maurice François, agriculteur retraité, presque nonagénaire, qui, du temps où il menait la fronde écologiste, s’était équipé, par conviction autant que par bravade, d’une chaudière au biogaz alimentée par le lisier d’une porcherie.
Travail de bénédictin
Que reste-t-il aujourd’hui de Superphénix ? Une installation nucléaire hors normes, où tout est démesuré : un bâtiment de moitié plus haut (85 mètres) que celui d’un réacteur standard de 900 MW, une cuve six fois plus large (24 mètres de diamètre), des composants deux fois plus volumineux (43 mètres de hauteur pour les générateurs de vapeur). Ce qui en fait, vante EDF, « le plus grand réacteur en démantèlement au monde ». Mais, plus encore que ce gigantisme, explique Damien Bilbault, responsable du site, c’est l’utilisation de sodium liquide comme fluide de refroidissement qui s’est transformée en casse-tête pour les déconstructeurs.
Ce métal fondu, dont la cuve et les circuits contenaient 5 500 tonnes, s’enflamme spontanément au contact de l’air et explose en présence d’eau. Pour le neutraliser, il a fallu un travail de bénédictin consistant à l’injecter au goutte-à-goutte dans une solution de soude aqueuse afin de le transformer en soude ensuite incorporée, comme eau de gâchage, à 68 000 tonnes de béton. Lequel, très faiblement radioactif, devra rester entreposé sur place pendant une vingtaine d’années avant de pouvoir rejoindre un centre de stockage.
En comparaison, le reste des interventions – retrait de pompes de 125 tonnes, d’échangeurs de 70 tonnes ou d’un sas de manutention du combustible de 775 tonnes – a presque été un jeu d’enfant. Même s’il a fallu concevoir des machines et des robots spéciaux pour éliminer les poches résiduelles de sodium dans les multiples boucles et circuits d’une pile atomique extraordinairement complexe.
Et qu’en novembre 2014, à la suite d’une plainte du réseau Sortir du nucléaire, le tribunal correctionnel de Bourgoin-Jallieu (Isère) a condamné EDF pour n’avoir pas respecté une mise en demeure de l’Autorité de sûreté nucléaire, qui lui enjoignait d’améliorer la gestion des situations d’urgence, telles qu’un incendie.
Reste à finir le travail. Une fois débarrassée de ses dernières traces de sodium par injection de petites doses de gaz carbonique humide, la cuve doit être mise en eau, fin 2017, avant d’être disséquée, d’ici à 2025, par des engins téléopérés.
À l’horizon 2030, Superphénix devrait enfin avoir rendu l’âme. Sans espoir, cette fois, de renaissance ? Pas tout à fait. Demeureront en place le bâtiment du réacteur, ainsi qu’un atelier pour l’entreposage du combustible, où se trouve une piscine contenant non seulement un cœur déjà brûlé – dont 4,8 tonnes de plutonium –, mais également un cœur tout neuf, prêt à servir. Car EDF n’exclut pas d’installer ici, un jour, un nouveau réacteur de quatrième génération, à neutrons rapides lui aussi. Et ce, alors que le modèle de troisième génération, l’EPR en construction à Flamanville (Manche), n’a toujours pas livré ses premiers kilowattheures.
Le réacteur de Brennilis, autre épine dans le pied d’EDF
Autre épine dans le pied d’EDF, le petit (70 MW) réacteur à eau lourde de Brennilis, dans les monts d’Arrée (Finistère). Mis en service en 1967, stoppé en 1985, il attend toujours, dans la lande battue par les vents, un démantèlement qui ne devrait pas s’achever avant 2032. Près d’un demi-siècle se sera donc écoulé entre sa fin d’activité et la fin des travaux. Et plus de trente ans dans le cas de Superphénix, autant dans celui de Chooz A. Peut-on vraiment, dans ces conditions, affirmer que les délais sont tenus ?
Ce dérapage du calendrier a certes pour raison principale un changement de stratégie d’EDF. Alors que l’électricien prévoyait au départ de procéder à un démantèlement différé, pour laisser la radioactivité décroître pendant quelques dizaines d’années et faciliter ainsi l’intervention humaine, il a, au début des années 2000, opté pour un démantèlement immédiat.
Et ce, justifie Gilles Giron, « pour bénéficier de la mémoire de ceux qui ont exploité les centrales, et parce que des techniques de téléopération étaient disponibles ». Les dossiers de démantèlement ont alors été constitués, ce qui a demandé plusieurs années, avant que soient publiés les décrets autorisant la déconstruction des îlots nucléaires. En se référant à la date de ces décrets, EDF considère donc que la durée effective d’une déconstruction est de l’ordre de quinze ans seulement.
On en est pourtant très loin, avec les six réacteurs de la première génération du parc français (Bugey 1, Chinon A1, A2 et A3, Saint-Laurent A1 et A2), eux aussi en cours de démolition. Des monstres d’un autre temps, vingt fois plus gros qu’un réacteur actuel et d’un fonctionnement incroyablement complexe. D’une technologie dite à uranium naturel graphite gaz, ils recèlent au total 17 000 tonnes de graphite, dont l’extraction sera aussi longue que difficile et qui générera des déchets de faible activité mais à vie longue, pour lesquels il n’existe pas encore de centre de stockage.

Quand ces ancêtres ont été mis à la retraite, EDF avait prévu de terminer leur démantèlement vers 2040. Mais, consultées par appel d’offres sur la méthode retenue – un retrait du graphite sous eau –, les entreprises sous-traitantes se sont déclarées incapables de mener à bien cette tâche. En 2016, EDF a fait volte-face et annoncé qu’elle envisageait désormais une extraction sous air, reportant du même coup l’élimination complète de ces réacteurs au début du siècle prochain.
L’électricien sèchement tancé par l’ASN
« Les difficultés techniques évoquées sont réelles, mais repousser l’échéance au début du XXIIe siècle ne nous paraît absolument pas raisonnable, ni très conforme à la doctrine du démantèlement immédiat. Ou alors, la notion d’immédiateté a changé », s’est fâché le président de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), Pierre-Franck Chevet, auditionné, le 22 février, par la commission du développement durable de l’Assemblée nationale.
Au-delà de ce cas particulier, le gendarme du nucléaire a sèchement tancé l’électricien pour le « manque d’informations » fournies sur la stratégie de démantèlement du parc actuel. « Entre les trois exploitants [EDF, Areva et le CEA], celui sur lequel on a le moins d’éléments techniques pour porter un jugement sur la nature des opérations futures, sur leur faisabilité, sur leur crédibilité, y compris en termes de calendrier, c’est clairement EDF », s’est-il irrité.
Et de brandir le dossier d’EDF, cinq fois moins épais que celui du CEA. D’autant, insiste M. Chevet, que chaque réacteur a une histoire particulière et qu’il est « indispensable d’identifier, site par site, les éventuels problèmes spécifiques qu’il a pu rencontrer », par exemple « les pollutions diverses, à l’intérieur de l’installation ou sur les sols ».
Responsable de la production nucléaire et thermique à EDF, Dominique Minière n’en assure pas moins que « la faisabilité technique du démantèlement des réacteurs à eau pressurisée est d’ores et déjà acquise ». Et que sur les anciennes filières, comme celle à graphite-gaz, elle est « à notre portée », même si aucun réacteur de puissance de ce type n’a encore été totalement déconstruit.
La réalité est pourtant que l’industrie nucléaire n’avait aucunement anticipé la fin de vie de ses réacteurs, pas davantage que la gestion de leurs déchets ultimes. Sûre qu’elle était que, le moment venu, ses ingénieurs sauraient trouver les solutions. Ce n’est que depuis 2006 que la loi exige que, lors de la création d’une installation atomique, soient définis « les principes généraux proposés pour le démantèlement ». « La filière nucléaire a été incapable d’envisager son déclin, juge Yves Marignac, directeur de l’agence d’information sur le nucléaire WISE-Paris. Or, comme en montagne, c’est souvent dans la descente, quand l’attention se relâche, que surviennent les accidents. »

Pour lire l’article complet :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2017/04/13/dans-les-entrailles-du-demantelement-nucleaire_5110505_3244.html

Avr 14

LE NUCLÉAIRE, UN THÈME TOUJOURS PLUS CLIVANT

candidatsLe désengagement nucléaire de la France n’est plus l’apanage des écologistes. La question oppose la droite et la gauche.

Sortir du nucléaire ou y rester ?

La question n’aura jamais été aussi âprement discutée que lors de cette campagne présidentielle. Elle tenait une place bien plus marginale en 2012. À l’époque, Eva Joly, candidate d’Europe Écologie-Les Verts (EELV), avait été la seule avec Philippe Poutou, du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), à prôner un abandon de l’atome. Les choses ont bien changé. En 2017, deux des cinq principaux prétendants à l’Élysée sont sur cette ligne.

D’abord le candidat de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, qui veut une sortie à l’horizon 2050. Il y a cinq ans, celui qui portait les couleurs du Front de gauche était loin d’être aussi affirmatif.

Confronté aux réticences fortes de son inséparable allié, le Parti communiste français, il avait juste promis d’organiser un référendum.

Fait nouveau, le candidat du Parti socialiste, Benoît Hamon, s’engage lui aussi à en finir avec le nucléaire, et ce « à l’horizon d’une génération, soit vingt-cinq ans ». En 2012, François Hollande s’était contenté de promettre de ramener la part de l’atome dans la production d’électricité de 75 % à 50 % à l’horizon 2025, concédant à EELV la fermeture de Fessenheim avant la fin de son quinquennat…

Deux points auxquels Emmanuel Macron veut se conformer. Mais il n’entend pas forcément poursuivre davantage le désengagement nucléaire. Une énergie « au cœur de la stratégie industrielle, énergétique et climatique qui est la nôtre », avait-il estimé en juin 2016, alors qu’il était encore à Bercy. En fait, le candidat d’En marche prend acte de la loi de transition énergétique du 17 août 2015, qui fixe ce niveau de réduction du poids de l’atome. Et il le fait sans oublier les autres grands objectifs fixés par ce texte pour développer les énergies renouvelables.

A droite, la tonalité est diamétralement différente. « Une nouvelle loi de transition énergétique sera adoptée avec de nouveaux objectifs pour notre mix énergétique », annonce François Fillon dans son projet pour la France. A l’opposé de ses adversaires de gauche, l’ancien Premier ministre est partisan de « moderniser le parc nucléaire pour en prolonger la durée d’exploitation ». Il s’est aussi engagé à maintenir en activité la centrale de Fessenheim s’il est élu.

Deux points sur lesquels le rejoint Marine Le Pen, la candidate du Front national. Elle qui déclarait, il n’y a pas si longtemps, tenir l’énergie nucléaire pour «  dangereuse ».

Article de Joel Cossardeaux
https://www.lesechos.fr/elections/presidentielle-2017/0211967340366-le-nucleaire-un-theme-toujours-plus-clivant-2079807.php

Avr 13

23 AVRIL : PRÉSENTATION DU SCÉNARIO NÉGAWATT À AIX-LES-BAINS (73)

NégawattDimanche 23 avril 2017 à 17h30

L’occasion pour découvrir la méthodologie et le contenu du scénario négaWatt 2017-2050, qui vous seront présentés par Gwennyn Tanguy, ambassadrice de l’Association négaWatt.

Le dimanche 23 avril à 17h30 – à Les 2 sources, relais solidaire au 98 avenue de Marlioz à Aix-les-Bains. (en face de l’entrée des thermes de Marlioz) organisée par les Amis de la Terre en Savoie.

Avr 13

MACRON : « J’ASSUME LA DÉFENSE DU NUCLÉAIRE… »

Macron 2Macron se grille avec le charbon allemand : ««Si je suis élu, je fermerai Fessenheim», a déclaré Emmanuel Macron jeudi dernier. Mais, a poursuivi le candidat d’En Marche!, «j’assume totalement la défense du nucléaire parce que je ne rouvrirai pas des centrales à charbon comme en Allemagne». Qu’ils soient de droite ou de gauche, les partisans de l’atome brandissent régulièrement cet argument. Nos voisins d’outre-Rhin ont-ils réellement compensé la baisse de la production nucléaire par le charbon? La réponse est non. Explication.
En 2011, suite à la catastrophe de Fukushima, Angela Merkel a décidé de fermer toutes les centrales nucléaires au plus tard en 2022. Depuis, huit des seize réacteurs du pays ont été arrêtés. Résultat: en cinq ans, l’électricité produite par le nucléaire est passée de 141 à 92 térawattheures (TWh), soit une baisse de 49 TWh.
Alors avec quoi les Allemands ont-ils compensé cette perte? Pour le savoir, il faut se pencher sur les différentes sources de la production d’électricité allemande depuis 2010, date à laquelle le charbon représentait 41,6%, selon le Working Group on Energy Balances (AGEB), cité par Le Monde. Dans les deux années qui ont suivi la décision de sortir du nucléaire, la production d’électricité des centrales à charbon a effectivement connu un regain de 3,6%, avant de commencer à décliner en 2014.
Mais en 2016, la part du charbon dans le bouquet énergétique allemand n’était plus que de 40,1%. Et ce, grâce aux énergies renouvelables (principalement l’éolien), dans lesquelles Berlin a massivement investi. La part de ces énergies dites «alternatives» dans le mix électrique allemand est passée de 16,1% en 2010 à 29,5% en 2016. Leur forte progression a permis de fermer 34 centrales à charbon entre 2011 et 2015. Onze autres centrales de ce type seront définitivement fermées d’ici à 2019.

Source : Tribune de Genève      (13/4/2017)
http://www.tdg.ch/monde/Macron-se-grille-avec-le-charbon-allemand/story/15986345

Avr 12

PÉKIN EXHORTE PYONGYANG À RENONCER À UN NOUVEAU TEST NUCLÉAIRE

CoréeLe programme nucléaire de Pyongyang atteint «un point de basculement», estime le «Global Times», le quotidien du Parti communiste chinois. Xi Jinping et Donald Trump se sont entretenus ce mercredi au téléphone.

Faut-il y voir une véritable inflexion ou un simple changement sémantique visant à faire bonne figure quelques jours après la visite de Xi Jinping aux États-Unis ? Dans un éditorial, le «Global Times» exhorte la Corée du Nord à renoncer à tout projet de test nucléaire «pour sa propre sécurité». Et de prévenir son encombrant voisin que Pékin réagirait fortement à tout nouveau test : «Si [la Corée du Nord] fait un autre mouvement provocateur ce mois-ci, la société chinoise sera disposée à voir le Conseil de sécurité des Nations Unis adopter des mesures de restrictions sévères qui n’ont jamais été vues auparavant, comme la restriction des importations de pétrole vers le Corée du Nord», poursuit le quotidien du Parti communiste chinois, pour qui le programme nucléaire de Pyongyang atteint «un point de basculement».

Pékin a jusqu’ici toujours œuvré pour limiter l’ampleur des sanctions décidées à l’encontre de la Corée du Nord à l’ONU, et estimé que la démilitarisation du régime nord-coréen ne pouvait se faire que par une reprise du dialogue entre Washington et PyongYang.

Ce mercredi matin, le président chinois s’est entretenu au téléphone avec Donald Trump sur la situation en Corée du Nord. L’occasion pour le numéro un chinois d’insister sur la nécessité de résoudre les tensions dans la péninsule coréenne par des moyens financiers.

Regain de tension

La tension est fortement montée ces derniers jours dans la région. Alors que certains observateurs estiment que le sixième essai nucléaire nord-coréen pourrait coïncider avec les célébrations samedi du 105e anniversaire de la naissance du fondateur du régime, Kim Il-sung, les États-Unis ont dérouté le groupe aéronaval Carl Vinson vers la péninsule coréenne . «Nous envoyons une armada. Très puissante» a déclaré Donald Trump.

La Corée du Nord se tient prête à riposter à toute agression américaine, a réagi mardi le journal officiel du régime, Rodong Sinmun : «Notre puissante armée révolutionnaire surveille chaque mouvement de l’ennemi et notre arsenal nucléaire est tourné vers les bases d’invasion américaines, non seulement en Corée du Sud et dans le théâtre des opérations du Pacifique, mais aussi sur le territoire américain même», écrit le quotidien.

Possible action militaire américaine

«Pyongyang devrait éviter de faire des erreurs en ce moment», estime dans ce contexte le «Global Times», pour qui la péninsule coréenne n’a jamais été aussi proche d’un «conflit militaire». «Si Pyongyang mène son sixième test nucléaire dans un proche avenir, la possibilité d’une action militaire américaine contre elle sera plus élevée que jamais. Non seulement Washington regorge de confiance et d’arrogance suite aux attaques de missiles contre la Syrie, mais Trump est également disposé à être considéré comme un homme qui honore ses promesses», poursuit le quotidien chinois.

Le président américain, qui a demandé la semaine dernière à son homologue chinois, Xi Jinping, de jouer de son influence auprès de Pyongyang afin de réduire le programme nucléaire nord-coréen, a publié un tweet pour dire que la Corée du Nord «cherchait les ennuis» et que les États-Unis allaient «résoudre le problème» avec ou sans l’aide de Pékin.

https://www.lesechos.fr/monde/asie-pacifique/0211966101457-pekin-exhorte-pyongyang-a-renoncer-a-un-nouveau-test-nucleaire-2079292.php#cb2L5sXjmtWPHUOD.99

Avr 12

VIDÉO NUCLÉAIRE (6mn51s): « LE GOUVERNEMENT A FAIT ÉNORMÉMENT DE CONCESSIONS À EDF » SELON YVES MARIGNAC

YvesInvité de Stéphane Dépinoy dans « L’éco » mardi 11 avril sur FranceTVinfo, Yves Marignac, porte-parole de Négawatt, association en faveur d’une transition écologique, revient sur le décret de démantèlement de la centrale de Fessenheim : une vrai-fausse fermeture ?

« Le décret donne encore à EDF un délai pour mettre en œuvre cette décision, les prochaines élections peuvent être l’occasion de remettre en cause cette décision » Yves Marignac, porte-parole de Négawatt, association en faveur d’une transition écologique, réagit à la signature du décret de fermeture de la centrale de Fessenheim, mardi 11 avril sur le canapé gris de « L’éco« .

Il poursuit : « depuis 2012, le gouvernement a fait énormément de concessions à EDF. C’est l’illustration que le fournisseur d’énergie est enfermé dans un modèle industriel du passé, construit dans les années 70, et peu adapté à l’avenir énergétique européen. »

« Le démantèlement coûtera énormément d’argent »

Trop cher le démantèlement de Fessenheim ?

En réponse à la Question qui fâche, Yves Marignac riposte : « en Allemagne et en Grande-Bretagne le coût global du démantèlement double ou triple par rapport aux estimations d’EDF. Cela va coûter énormément d’argent : ce n’est pas pro ou anti de le dire ! La question c’est : quelle politique d’investissement on met en œuvre demain pour une transition énergétique rentable. »

Conscient des dangers du nucléaire, la peur d’une nouvelle catastrophe ne paralyse-t-elle pas les spécialistes ?

C’est l’objet de la Question perso : « je ne fais pas partie des nombreux experts remis en question dans leur conviction par la catastrophe de Fukushima. Je ne suis pas du tout porté par une peur, on vit dans un monde où le nucléaire est un risque parmi d’autres. Donc pas de paralysie au contraire c’est un moteur pour l’action. »

Comme à son habitude, Stéphane Dépinoy termine l’interview par la chanson préférée de l’invité. Yves Marignac a choisi L’humaniste de Damien Saez.

http://www.francetvinfo.fr/economie/industrie/video-nucleaire-le-gouvernement-a-fait-enormement-de-concessions-a-edf-selon-yves-marignac_2140882.html

Avr 12

ILLUSOIRE FERMETURE DE FESSENHEIM : DÉCRET DE DUPES LIÉ À LA MISE EN SERVICE DE L’EPR DE FLAMANVILLE.

CommuniquéCOMMUNIQUÉ DE PRESSE du Collectif Anti-Nucléaire Ouest

À quelques semaines de la fin du quinquennat  de François Hollande,  le gouvernement de Bernard Cazeneuve  a signé le samedi 8 avril le décret d’une illusoire fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim, car elle est conditionnée…

. à la mise en service de l’EPR de Flamanville (pas avant 2018) dont l’autorité de sûreté nucléaire (ASN) a révélé  en 2015 les graves défauts qui  affectent la cuve, élément-clé de sûreté,

. et aussi au dépassement de plafond prévu par la loi de transition énergétique — soit son niveau actuel de 63,2 gigawatts.

Alors qu’auraient dû être décidés de façon indépendante pour des questions de sûreté , et la fermeture  de Fessenheim et l’abandon du chantier EPR de Flamanville ainsi que celui de Paluel, centrale arrêtée  depuis près de  2 ans , ce sont les trois  qui sont maintenus pour des questions de marchandage économico-politique.

De nombreux autres réacteurs, dont ceux de Bugey et Paluel, sont  mal en point, et  leur impossibilité de fonctionner les conduira sans doute de facto à la fermeture.  Dans ce cas, le plafond de puissance ne sera pas dépassé et  Fessenheim continuera sa production, que l’EPR de Flamanville soit mis ou non en service.

42 réacteurs sur les 58 en fonctionnement ont dépassé les 30 ans d’âge, durée initiale prévue. La cuve qui contient les barres de combustible devient en vieillissant, susceptible de rompre à un choc thermique. Elle  ne peut ni être changée ni être réparée. Aussi le  programme de rafistolage (dit « carénage ») des réacteurs de plus de 30 ans, évalué par la Cour des Comptes à plus de 100 milliards d’euros, ne sert-il qu’à aggraver la faillite d’EDF et sera mieux utilisé dans des alternatives au nucléaire (renouvelables, économies d’énergie etc …).

Le Collectif anti-nucléaire Ouest en appelle à la responsabilité de chacun, lucide et conscient des dangers pour exiger l’arrêt du nucléaire avant la catastrophe. 

Contact presse :

Didier Anger 06 80 23 39 45 / Chantal Cuisnier 06 84 14 58 87 / Martial Château 06 45 30 74 66 / Sylvie Sauvage 06 08 71 79 61

Collectif Anti-Nucléaire Ouest (Can-Ouest), 10 Route d’tang-Val, 50340 LES PIEUX, contact@can-ouest.org, le site : www.can-ouest.org

http://www.can-ouest.org/communique-du-10-avril-2017/

Avr 11

L’INTERMINABLE DÉMANTÈLEMENT DE LA CENTRALE NUCLÉAIRE DE BRENNILIS

BrennilisSur la lande des monts d’Arrée, entre rivières et tourbières, se dresse une cathédrale de béton. Mise en service en 1967, après cinq ans de travaux, la centrale de Brennilis (Finistère) a été le seul site électronucléaire de Bretagne.

Fonctionnant avec un réacteur à eau lourde, la centrale EL 4 pilotée initialement par le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) n’a pourtant pas dépassé le stade du prototype unique. EDF a finalement opté pour des réacteurs à eau pressurisée au début des années 70. Après dix-huit années de fonctionnement et une production équivalente à la consommation annuelle d’électricité à Paris, EL 4, dont la puissance était faible, est finalement arrêtée en 1985. Le groupe promettait, énergétiquement, un chantier exemplaire et « le retour à l’herbe » le plus rapidement possible.

Mais que s’est-il passé en trente-deux ans ? Le démantèlement, mené en totale autonomie par EDF, s’est éternisé. Il est toujours en cours. La centrale se dresse encore à environ soixante kilomètres de Brest. Quinze employés d’EDF et environ soixante salariés d’entreprises sous-traitantes y travaillent. Pourtant, en 2002, EDF annonçait la libération des lieux pour 2018.

Une facture salée

On évoque aujourd’hui 2032… Et plus le chantier dure, plus il coûte cher. Le premier devis de 2001 était de 254 millions d’euros, il est passé à 377 millions en 2007, selon la Cour des comptes. Le coût total du démantèlement est désormais estimé à 482 millions d’euros !

Comment expliquer que le chantier se prolonge ? D’abord, le caractère unique d’EL 4 : « C’est un réacteur à eau lourde : une technologie unique en France, rare est complexe, et dont le démantèlement nécessite des études préalables poussées, ainsi que le développement de différents modes d’intervention », rappelait EDF à Franceinfo en 2016. Et de mettre en avant « des travaux télé-opérés, effectués à distance pour garantir la sécurité totale des intervenants ». S’y ajoutent les rebondissements juridiques et les aléas techniques.

Jusqu’en 1992, il a d’abord été procédé à la mise à l’arrêt des installations avec vidange des circuits et transfert de cent tonnes de combustible vers le site nucléaire de Cadarache (Bouches-du-Rhône). La seconde phase, prévue jusqu’en 2007, porte sur un démantèlement partiel et non nucléaire. Des bâtiments sont démolis, d’autres transformés : la cantine devient un centre d’information pour les visiteurs, le poste de garde abrite désormais une entreprise de signalisation. Le bâtiment des bureaux et de la salle des commandes, le bâtiment du combustible irradié, le bassin d’accumulation n’existent plus.

Rebondissements juridiques

Coup d’arrêt en 2007 : le Conseil d’État annule le décret de démantèlement total signé l’année précédente par le Premier ministre de l’époque, Dominique de Villepin, en raison d’un défaut de communication de l’étude d’impact. En 2012, une nouvelle demande de démantèlement complet est rejetée par l’Autorité de sûreté nucléaire. Cette dernière exige un nouveau dossier : il sera déposé… en 2018. Au final, le bloc réacteur, qui concentre 90 % de la radioactivité, est toujours debout. La question du stockage des déchets nucléaires se posera donc lors de sa déconstruction. L’installation de conditionnement et d’entreposage des déchets de longue et moyenne activité (Iceda) prévue près de la centrale du Bugey (Ain) a vu sa réalisation retardée en raison de recours juridiques. Perturbé et ralenti, le chantier a aussi connu nombre d’incidents. En septembre 2015, par exemple, un incendie s’est déclaré dans l’atelier de conditionnement de déchets situé dans l’enceinte du réacteur.

Alors que les écologistes locaux veillent au grain, l’ASN assure qu’il n’y a eu aucun rejet radioactif. Ces derniers ont évoqué des rejets de tritium lorsque la centrale était en activité. Le très lent démantèlement de la centrale de Brennilis constitue-t-il une exception ? C’est ce que veut croire le secrétaire d’État auprès du ministre de l’Écologie, Alain Vidalies. En réponse à une sénatrice du Finistère, il déclarait en septembre 2015 : « D’autres démantèlements suivent leur cours tout à fait normalement. Par exemple, la centrale Superphénix [en bordure du Rhône, NDLR], ou au réacteur de Chooz A [à la frontière franco-belge, NDLR], similaires aux centrales actuellement en exploitation. »

http://www.lepoint.fr/environnement/l-interminable-demantelement-de-la-centrale-nucleaire-de-brennilis-11-04-2017-2118829_1927.php

Avr 11

BELGIQUE NUCLÉAIRE: TIHANGE POSE QUESTION À SERAING

BelgiqueGazette de Liège : Une motion a été adoptée à l’unanimité pour protéger la population sérésienne.

Le maintien du nucléaire en Belgique jusqu’en 2025 inquiète. Surtout au vu des problèmes récurrents rencontrés par les centrales de Doel et Tihange où des réacteurs sont trop souvent à l’arrêt.

Dès lors, la locale Écolo de Seraing a décidé de s’engouffrer dans la brèche ouverte par les villes d’Aix-la-Chapelle (Allemagne) et Maastricht (Pays-Bas) qui fustigent le maintien ou la remise en activité de ces réacteurs défectueux. Elle ne demande pas l’arrêt pur et dur de la centrale, mais elle s’inquiète des conséquences qu’un incident pourrait avoir sur la population, elle qui est en première ligne puisque située à une vingtaine de kilomètres seulement du site nucléaire.

Une situation géographique qui permet à la Ville, dans le cadre de la nouvelle loi sur les zones de sécurité, d’être intégrée au sein de la zone la plus exposée et qui bénéficiera donc des plans d’urgence nationaux, provinciaux et communaux prévoyant notamment l’évacuation organisée quartier par quartier ainsi que la distribution automatique de pilules d’iode pour l’ensemble des habitants. Mais cela demeure insuffisant.

Renseignements auprès de spécialistes

Raison pour laquelle le conseil communal a adopté, sur proposition des verts, une motion lui permettant « de se réserver le droit d’entamer toute procédure visant à la protection des habitants de la ville de Seraing. »

Afin d’être pleinement renseigné sur la matière, le conseil communal entendra cependant un agent de l’Agence fédérale de contrôle nucléaire, afin d’expliquer la situation actuelle ainsi que les aspects sécuritaires des centrales de Tihange. Des pro et anti-fermeture temporaire ou définitive d’une ou des centrales de Tihange, choisis par consensus par les chefs de groupe, seront aussi appelés à s’exprimer.

http://www.lalibre.be/regions/liege/nucleaire-tihange-pose-question-a-seraing-58ebcf67cd70e80512c51c44

Avr 11

LA CHINE ET LE JAPON DOIVENT PARTICIPER À LA RECOMPOSITION DU NUCLÉAIRE FRANÇAIS

Japon ChineÀ l’heure où le capital d’Areva est en cours de restructuration, Daniel Verwaerde, le patron du Commissariat  à l’énergie atomique (CEA), souligne la nécessité de ne pas tourner en rond entre interlocuteurs franco-français.

Premier actionnaire d’Areva, avec 54 % du capital, le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) va voir sa participation très fortement diluée à la faveur de la restructuration en cours de l’ex-fleuron du nucléaire français. Toutefois, l’administrateur général de cet établissement public tient à continuer à jouer un rôle clé dans le groupe.

Le FIGARO. – À deux semaines du premier tour de l’élection présidentielle, quels sont les meilleurs candidats pour le maintien du nucléaire en France?

Daniel VERWAERDE.  Il y a deux catégories de candidats. Les premiers estiment que la filière est un atout pour le pays, qu’elle dynamise son économie et garantit sa souveraineté. Les autres s’y opposent en disant vouloir tirer les conséquences des accidents qui se sont produits à l’étranger. Bien sûr, je suis convaincu que le nucléaire est un énorme avantage pour la France…

http://www.lefigaro.fr/societes/2017/04/10/20005-20170410ARTFIG00266-la-chine-et-le-japon-doivent-participer-a-la-recomposition-du-nucleaire-francais.php

Avr 11

FRAPPES US EN SYRIE: TIR DE SOMMATION OU «GUERRE MONDIALE»?

Syrie 2«Washington cherche à dominer le monde depuis 1990», indique à Sputnik Willy Wimmer, ex-vice-président de l’Assemblée parlementaire de l’OSCE et ex-secrétaire d’État auprès du ministère allemand de la Défense. Une stratégie qui provoque une «escalade à l’échelle internationale», selon lui.

Les récentes frappes américaines en Syrie ont provoqué une vague de craintes: et si nous étions en route vers une troisième guerre mondiale? Compte tenu du « comportement unilatéral et injustifié des États-Unis », il est impossible de ne pas parler d’une escalade à l’échelle internationale, a déclaré dans une interview accordée à Sputnik Willy Wimmer, ancien vice-président de l’Assemblée parlementaire de l’OSCE et ex-secrétaire d’État auprès du ministère allemand de la Défense.

« Nous savons tous que depuis la fin de la guerre froide les États-Unis optent pour une nouvelle stratégie: ils cherchent à dominer le monde. Ils en parlent même ouvertement. Regardez les directives des présidents américains qui permettent à ces gens de mener des guerres […].Cela montre clairement à quoi nous sommes confrontés », rappelle l’homme politique allemand.

Selon lui, « les craintes concernant une éventuelle guerre mondiale sont justifiées ». De nombreux observateurs soulignent le fait que la situation tragique actuelle ressemble beaucoup à la crise des missiles de Cuba, 13 jours aujourd’hui oubliés pendant lesquels le monde est passé à deux doigts de la catastrophe nucléaire.

 « Les pays tels que les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France, qui ont commencé la guerre en Syrie il y a six ans, ne reculeront devant rien. Même la Charte des Nations Unies ne suffira pas à les arrêter. Ils mènent la guerre d’une manière connue. Dans des conflits qu’ils ont eux-mêmes créés. Nous le savons au moins depuis la guerre en Yougoslavie », indique à Sputnik M. Wimmer.

Selon le politicien, « plus que jamais désormais on a besoin d’une rencontre entre le Président russe Vladimir Poutine et le Président américain Donald Trump. Les gens sont déprimés, silencieux et inquiets, tout comme on l’était en Allemagne, avant la Seconde Guerre mondiale, selon les descriptions des observateurs internationaux. Partout sur la planète les gens se sentent ainsi parce que le comportement de style Rambo du Président américain, malheureusement, met encore une fois le monde devant le fait accompli… »

« Depuis 1990, il y a eu tant de mensonges. C’est un modèle que nous voyons dans la politique étrangère des États-Unis depuis le port de La Havane, en 1898, et l’explosion de l’USS Maine. Leurs trucs fabriqués par eux-mêmes leur donnent droit d’attaquer les autres. Alors, ou nous arrêtons cela, ou nous nous attendons à des ennuis! Telle est la conclusion inévitable », conclut l’expert.

https://fr.sputniknews.com/international/201704101030826856-syrie-frappes-guerre-mondiale-risques/

Avr 11

20 MAI VERS SAINT-DIZIER : 300 000 PAS CONTRE LA NUCLÉARISATION DU TERRITOIRE

300 000Vous voulez que ça change ? Les « 300 000 pas » sont pour vous !

Après les « 100 000 pas » et les « 200 000 pas » à la découverte de BURE

À Saint-Dizier cette année, au cœur du territoire Bure-Soulaines cancérisé par le nucléaire

À Saint-Dizier, aux métastases dans les domaines militaire, éducatif, énergétique et baigné par la rivière MARNE, cheval de Troie vers Paris pour les contaminants radioactifs de Bure-Soulaines-Gudmont-Joinville…

EODRA – CEDRA – La. Q.V. – ASODEDRA – Les Habitants Vigilants de Gondrecourt – Les Bure Haleurs…

http://Cedra52.fr/300000 (en cours de construction)

www.facebook.com/STOP-BURE-55-738098349641476/

300000pas@gmail.com / 06 44 13 77 91

contacts presse 06 16 27 14 91 – 06 66 95 97 77

http://sortirdunucleaire.org/300-000-pas-a-Saint-Dizier?origine_sujet=MOB201704

Avr 11

CIGÉO STOP : LE 2 MAI SOUTENONS JEAN PIERRE SIMON

Procès JP simonLe 2 mai à Bar-le-Duc, Jean-Pierre Simon, agriculteur à Cirfontaines sera jugé pour avoir soutenu l’occupation du Bois Lejuc en mettant à disposition des occupants son tracteur et sa bétaillère, matériels par ailleurs en saisie judiciaire depuis presque un an.

Face au rouleau compresseur de l’industrie nucléaire, qui tente d’imposer un centre d’enfouissement des déchets radioactifs par tous les moyens, cette occupation était totalement légitime. D’autant que l’ANDRA a par la suite été condamnée pour l’accaparement et le défrichement de cette forêt.

Faisons reconnaître nos droits et notre refus de leur funeste projet, soutenons Jean-Pierre !

RENDEZ-VOUS À BAR-LE-DUC À PARTIR DE 9H00 LE 2 MAI, DEVANT LE TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE (3, Place Saint-Pierre). La mobilisation sera suivie d’un banquet paysan.

Merci de nous tenir informé si vous organisez un co-voiturage pour vous rendre à Bar-le-Duc et qu’il vous reste de la place. Écrivez à mobilisations@sortirdunucleaire.fr

(Organisations soutiens : La Confédération Paysanne, Mirabel LNE, Meuse Nature Environnement, le Réseau « Sortir du nucléaire…)

http://sortirdunucleaire.org/CIGEO-STOP-Le-2-mai-soutenons-Jean-Pierre-Simon?origine_sujet=MOB201704

Avr 10

LES NÉGOCIATIONS SUR LE TRAITÉ D’ABOLITION DES ARMES NUCLÉAIRES PROGRESSENT

ONULe 27/03/2017 les négociations sur un traité d’abolition des armes nucléaires en droit international ont débuté à New York. Cette première session de négociations a montré que plus de 132 pays partagent une vision d’un monde sans armes nucléaires. Et bien que certains désaccords soient prévisibles, il se dégageait un large accord parmi de nombreux pays sur la plupart des éléments du traité proposé.

Le plus remarquable fut l’accent donné au coût humanitaire des armes nucléaires et au caractère inacceptable d’armements conçus pour tuer sans discrimination des civils.

La présidente de l’ICAN, Beatrice Fihn, a déclaré, « Nous avons accompli des progrès formidables dans notre campagne pour combler cette lacune en droit international et abolir les armes nucléaires. Personne ne s’est laissé distraire par l’opposition. Nous disposerons bientôt d’un texte de base. ».

« Les armes nucléaires sont conçues pour tuer des civils par millions. Les peuples civilisés ne croient plus que c’est acceptable. Il est temps de ranger les armes nucléaires aux côtés des armes chimiques et bactériologiques, comme des reliques d’un passé révolu. L’abolition de ces armes en droit international est une première étape logique de leur élimination totale. »

Avec le soutien de plus de 120 pays, l’Assemblée Générale de l’ONU a approuvé les négociations d’un traité d’abolition des armes nucléaires en octobre 2016. Cette première session avait pour but de recueillir des avis des pays participants. Le Président de la Conférence rédigera un texte de base dans les prochaines semaines et les négociations finales sur le texte auront lieu de la mi-juin au 7 juillet.

« Tout pays a un intérêt dans la question des armes nucléaires, et pas seulement les pays qui en sont armés. L’impact d’une guerre nucléaire ou même d’une explosion accidentelle ne connaîtrait pas de frontière politique. Ces armes menacent la sécurité de tous » a déclaré Mme Fihn.

Les discussions de cette semaine se sont concentrées sur trois sujets : les buts, objectifs et préambule du traité, le détail des actions qui seront interdites par le traité, tels que la possession, le développement, l’essai et l’utilisation d’armes nucléaires ou l’assistance à d’autres pays dans ces actions, ainsi que les actions qui seront demandées aux parties, enfin les formalités telles que la ratification du traité, la régularité des conférences de révision et la question de la ratification par des pays possédant l’arme nucléaire.

Il est prévu que le traité final interdise aux parties d’utiliser, posséder et développer des armes nucléaires, ainsi que d’aider d’autres dans ces activités, œuvrant de concert avec le régime existant des traités de non-prolifération et de désarmement, pour parvenir plus vite à un monde sans armes nucléaires.

« L’abolition de ces armes devrait être la première étape de leur élimination. Le traité que nous attendons après cette semaine aura un impact sur le comportement de ses signataires et sur les pays, non signataires, ayant l’arme nucléaire. Comme avec les armes chimiques, les mines terrestres ou les armes à sous-munitions, l’entrée en vigueur de nouvelles normes internationales modifiera le comportement de chaque État. Il est temps de mettre fin à l’âge nucléaire », a encore déclaré Mme Fihn.

https://www.pressenza.com/fr/2017/04/negociations-traite-dabolition-armes-nucleaires-progressent/

Avr 10

AFRIQUE DU .SUD : REMISE EN CAUSE DES PROJETS DE NUCLÉAIRE CIVIL

ANCLe Congrès national africain (ANC) au pouvoir en Afrique du Sud a estimé dimanche que le gouvernement allait devoir réexaminer ses projets en matière de nucléaire civil en raison de la récente dégradation de la note souveraine du pays en catégorie spéculative. Ultra-dépendante du charbon (90%) pour son approvisionnement en électricité, la première économie industrialisée du continent envisage de relancer son programme nucléaire civil avec un méga-contrat, estimé à quelque 73 milliards selon le projet élaboré en 2010 .

Mais en quelques jours, deux grandes agences de notation financière internationales, Fitch et Standard & Poor’s, ont abaissé sa note souveraine en catégorie spéculative, sanctionnant un vaste remaniement ministériel controversé qui a coûté son poste au respecté ministre des Finances, Pravin Gordhan. Deux journaux parus dimanche ont cité un document confidentiel selon lequel la société nationale d’électricité Eskom allait lancer en juin des appels d’offre pour quatre centrales d’une capacité totale de 9.600 mégawatts. Le candidat retenu serait nommé en mars 2018, selon City Press et le Sunday Times. Mais le responsable économique de l’ANC, Enoch Godongwana, a déclaré à des journalistes que « les conditions avaient changé. C’était avant que nous ayons été placés en catégorie spéculative« . « Nous allons très certainement devoir revoir nos schémas de dépense à la lumière du statut spéculatif« , a-t-il ajouté. « Si nous optons pour le nucléaire, nous devons agir dans une limite et à un rythme que nous pouvons nous permettre« , a-t-il dit.

Godongwana a aussi estimé possible que l’économie sud-africaine connaisse une récession. Peu après sa nomination, le nouveau ministre des Finances Malusi Gigaba avait déclaré que le pays poursuivrait son programme nucléaire mais « à un rythme et à une échelle que le fisc peut se permettre« , ajoutant que son financement restait à finaliser. L’Afrique du Sud est le seul pays du continent doté d’une capacité nucléaire civile avec deux réacteurs en service depuis une trentaine d’années.

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2017/04/09/97002-20170409FILWWW00109-afsud-remise-en-cause-des-projets-de-nucleaire-civil.php

Avr 09

TCHERNOBYL, LE MENSONGE FRANCAIS : LE 11 AVRIL À 21H50 SUR RMC DÉCOUVERTE CANAL TNT 24

11 avrilRésumé :

Le 26 avril 1986, après l´explosion de Tchernobyl, un nuage radioactif hautement toxique se déplace vers le reste de l´Europe. Le 1er mai, après avoir survolé le Sud-Est de la France et la Corse, le nuage recouvre les trois quart du territoire français. Les autorités françaises affirment pourtant qu´il s´est arrêté à nos frontières. «D´un point de vue de la santé publique, il n´y a aucun risque. La santé n´est absolument pas menacée. » dixit Pierre Pellerin, directeur du SCPRI, Service central de protection contre les rayonnements ionisants. Alors que les différents pays européens prennent des mesures exceptionnelles (ouverture de parapluies de protection, distribution de pastilles ionisantes aux populations…), le gouvernement Chirac et les scientifiques affiliés au gouvernement persistent publiquement dans la sous-estimation des risques. Au journal de 20h Pierre Pellerin finit par avouer : oui, le nuage a bien survolé la France, provoquant une hausse des taux de la radioactivité. Pour le gouvernement, la crise est inéluctable. Alain Carignon, ministre de l´environnement, admet publiquement qu´il aurait dû informer les Français. Si les autorités ont reconnu que le nuage n´a pas épargné la France, elles refusent toujours de parler d´impact sanitaire. Retour sur l´un des plus gros mensonges du gouvernement français envers sa population.

http://rmcdecouverte.bfmtv.com/emission/tchernobyl-mensonge-francais/

Avr 09

ILS DÉFENDENT UNE LOIRE À ZÉRO… NUCLÉAIRE

LoireLe collectif Sortir du nucléaire mobilisait ses troupes, hier, de Saint-Laurent-Nouan à Blois. Il réclame un arrêt immédiat et une information transparente.

Un slogan : « La Loire à zéro… nucléaire ». À vélo, à pied ou en bateau, ils étaient au moins 200 à converger, hier, depuis Saint-Laurent-Nouan jusqu’à Blois. Progressivement, les effectifs se sont étoffés pour atteindre leur maximum du Lac de Loire au port de La Creusille.

Pari donc réussi pour le collectif régional Sortir du nucléaire Loire & Vienne qui est parvenu à mobiliser ses troupes. Sur un panneau, une citation d’Albert Jacquart résume l’état d’esprit général : « Le nucléaire, c’est le suicide de l’humanité»
La première à intervenir au micro est Catherine Fumé (SDN Berry). D’emblée, elle affiche la couleur : « Il faut prendre la décision politique immédiate de sortir du nucléaire et de s’engager dans la transition énergétique» Elle met en avant d’innombrables fuites radioactives, une industrie moribonde soutenue à coups de millions ou des pathologies non reconnues. « Tout cela pour laisser aux générations futures des déchets radioactifs, des centrales à démanteler et un prix de l’électricité qui ne fera qu’augmenter. »
Martial Château (SDN 72) a lui fustigé « l’absence de transparence lorsque des dysfonctionnements surviennent. »
Puis Jean-Yves Busson s’est penché sur la question de la qualité de l’eau de la Loire. « Ce fleuve qui nous abreuve nous empoisonne-t-il également ? On a le droit de la savoir d’autant que de nombreux captages ont été fermés en raison de la pollution agricole. On sait que du tritium et du césium sont régulièrement déversés. C’est une pollution systémique et régulière. On est donc loin de l’image de l’usine propre véhiculée depuis des années. »
Le même orateur est également revenu sur les deux accidents nucléaires survenus à la centrale de Saint-Laurent les 17 octobre 1969 et 13 mars 1980. Des carottages réalisés par l’IRSN, l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire, dans les berges de la Loire à Montjean-sur-Loire, près d’Angers, en juillet 2015 ont révélé la présence de traces de plutonium. « Comment ne pas croire qu’elles n’ont pas provoqué des tumeurs ? Mais au cynisme de la dilution du plutonium, on a ajouté celui de la charge de la preuve. Il est urgent que nous citoyens nous mobilisions pour reconquérir les espaces d’influence. »

Henri Brissot

http://www.lanouvellerepublique.fr/Loir-et-Cher/Actualite/Politique/n/Contenus/Articles/2017/04/09/Ils-defendent-une-Loire-a-zero-nucleaire-3062525

Avr 09

UN PORTE-AVIONS AMÉRICAIN ET SA FLOTTE EN ROUTE VERS LA PÉNINSULE CORÉENNE

CoréeAlors qu’ils viennent de bombarder une base aérienne syrienne en représailles à une attaque chimique présumée, les États-Unis ont déployé un porte-avions et sa flotte dans le Pacifique en raison de «la menace Nord-coréenne».

«Le commandement américain dans le Pacifique a ordonné au groupe aéronaval déployé autour du porte-avions USS Carl Vinson d’être à disposition et présent dans l’ouest du Pacifique, et ce par mesure de précaution», a déclaré à l’AFP le 8 avril le porte-parole du commandement américain dans le Pacifique, le commandant Dave Benham.

Dave Benham n’a pas fait mystère des raisons du déploiement de cette flotte, précisant que la menace numéro un dans la région restait la Corée du Nord, en raison de son programme de missiles «irresponsable, déstabilisateur et imprudent», et de «la poursuite [de ses recherches] en vue de disposer d’armes nucléaires».

Le porte-avions USS Carl Vinson est accompagné de son escadron aérien, de deux destroyers lanceurs de missiles et d’un croiseur lanceur de missiles. Alors qu’il devait initialement aller faire escale en Australie, il a pris la route du Pacifique Ouest depuis Singapour.

Les États-Unis prêt à «régler» seuls le problème nord-coréen

Les 6 et 7 mars, le président américain Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping ont longuement discuté en Floride (États-Unis), à Mar-a-Lago, dans la résidence privée du nouvel hôte de la Maison Blanche, et Donald Trump aurait demandé à son visiteur de faire pression sur Kim Jong-Un pour que celui-ci cesse son programme d’armement nucléaire. 

Le président américain a cependant d’ores et déjà menacé le régime de Pyongyang d’une action unilatérale, et cette menace paraît encore plus crédible depuis la frappe ordonnée le 6 mars sur une base aérienne syrienne en représailles à une attaque chimique présumée.

«Si la Chine ne règle pas [le problème de] la Corée du Nord, nous le ferons», avait affirmé Donald Trump le 3 avril, précisant que Washington n’attendrait pas l’aide de Pékin. «La Chine décidera de nous aider ou pas avec la Corée du Nord. […] S’ils n’aident pas, ce ne sera bon pour personne», avait-t-il ajouté.

Une déclaration reprise par le secrétaire d’État américain Rex Tillerson, qui  a confirmé depuis Mar-a-Lago que les États-Unis étaient prêts à «agir seuls» si nécessaire contre la Corée du Nord : «Nous […] sommes prêts à agir seuls si la Chine n’est pas capable de se coordonner avec nous pour contrer les ambitions nucléaires de Pyongyang, qui violent le droit international.»

Pyongyang : «renforcer notre dissuasion nucléaire a été le bon choix»

Selon plusieurs analystes, les frappes américaines en Syrie constituaient en fait aussi un message clair à destination de la Corée du Nord. «C’était une façon de dire à Pyongyang qu’il y a en ville un nouveau shérif qui n’hésitera pas à dégainer», a estimé Kim Yong-Hyun, professeur à l’Université Dongguk en Corée du Sud. Le 8 avril, la Corée du Nord a d’ailleurs qualifié cette attaque américaine sur une base aérienne syrienne d’«acte d’agression intolérable».

«La réalité d’aujourd’hui montre que nous devons exercer pouvoir contre pouvoir, et cela prouve plus d’un million de fois que notre décision de renforcer notre dissuasion nucléaire a été le bon choix», a ajouté un porte-parole non identifié du ministère nord-coréen des Affaires étrangères, cité par l’agence officielle KCNA.

La Corée du Nord a réalisé cinq tests nucléaires, dont deux en 2016, et les images satellites décortiquées par les experts de «38 North» suggèrent que le régime de Pyongyang serait en train de préparer un sixième essai.

Selon les services de renseignement américains, la Corée du Nord pourrait être à même de disposer d’un missile à tête nucléaire capable de frapper le sol américain d’ici moins de deux ans.

Une véritable capacité de missiles stratégiques mer-sol (MSBS) ferait monter d’un cran la menace nucléaire, car Pyongyang pourrait ainsi porter sa dissuasion bien au-delà de la péninsule et disposerait d’une capacité de «seconde frappe» en cas d’attaque. S’ils soulignent les progrès nord-coréens, les experts estiment cependant que la Corée du Nord est encore loin de maîtriser la technologie MSBS.

https://francais.rt.com/international/36666-porte-avions-americain-flotte-route-peninsule-nord-coreenne

Avr 09

LE DÉCRET DE FERMETURE DE LA CENTRALE NUCLÉAIRE DE FESSENHEIM PUBLIÉ AU JOURNAL OFFICIEL

FessenheimLe décret de fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim est publié ce dimanche matin au Journal officiel. Le décret reprend les conditions fixées par EDF, l’exploitant. (NDLR : preuve de plus que c’est EDF qui commande et non le gouvernement)

Ségolène Royal, la ministre de l’environnement l’avait promis il y a quelques jours. Le décret qui abroge la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim est paru ce dimanche matin au Journal officiel. Il abroge l’autorisation d’exploiter la centrale nucléaire de Fessenheim par EDF.

Au plus tard en avril 2020

(NDLR : la promesse disait « Je fermerai Fessenheim d’ici au 31 décembre 2016. » Donc, promesse non tenue! De plus, si vous lisez bien le décret, c’est EDF qui décidera de demander ou non l’application du décret!)

Une fermeture qui est conditionnée à la date de mise en service de l’EPR de Flamanville « dès lors que cette abrogation est nécessaire au respect du plafonnement de la capacité nucléaire et que la mise en exploitation de l’EPR intervient avant le 11 avril 2020« .

Jeudi, le conseil d’administration d’EDF, dans un contexte très tendu, avait adopté une motion pour repousser la fermeture de la plus vieille centrale de France. Elle donne mandat au patron du groupe, Jean-Bernard Lévy pour demander la fermeture de Fessenheim le moment venu.

https://www.francebleu.fr/infos/economie-social/le-decret-de-fermeture-de-la-centrale-nucleaire-de-fessenheim-publie-au-journal-officiel-1491719414

NDLR: je rappelle qu’un nouveau gouvernement peut annuler ce décret s’il le souhaite.

Avr 08

CHAȊNE HUMAINE POUR L’ARRÊT DU NUCLÉAIRE À LYON LE SAMEDI 29 AVRIL 2017

chaîne humaineLes catastrophes nucléaires de Fukushima et de Tchernobyl nous ont prouvé le danger réel du nucléaire.
En France, on ne cesse de réparer et de prolonger des centrales nucléaires vétustes et dangereuses alors que le pays serait capable de produire 100% de son électricité d’ici 2050 avec les ÉNERGIES RENOUVELABLES (scénario Négawatt )

Les élections présidentielles approchent, nous voulons que soit inscrite dans les programmes des candidats une décision française pour l’arrêt du nucléaire afin qu’une stratégie se mette en place.
N’attendons pas l’accident pour agir !
Faisons connaître notre indignation et notre détermination pour l’arrêt du nucléaire par une nouvelle chaine humaine
Rejoignez-nous à LYON le samedi 29 avril à 15 h place Bellecourt

(voir http://chainehumaine.fr/)

STOP NUCLÉAIRE 26-07 : http://www.sdn26-07.org

Pour plus d’infos, 09.72.35.89.60 contact@stopnucleaire2607.org

http://www.gazette26.com/article/chaine-humaine-pour-l-arret-du-nucleaire-a-valence-le-11-mars-2017–publie-le-20-F%C3%A9vrier-2017/1/1060.html

Avr 08

VIDÉO DE BERTRAND PICCARD : LE NUCLÉAIRE EST PLUS COÛTEUX QUE LE RENOUVELABLE (4mn23s)

PiccardPour le pilote Bertrand Piccard, le débat autour du nucléaire est trop passionné et pas assez réfléchi : « Ce qui est fondamental, c’est de sortir le nucléaire du clivage gauche-droite et du débat dogmatique. Il faut regarder les faits : l’électricité qui est produite par le nucléaire devient de plus en plus chère, au contraire de l’énergie renouvelable. Les courbes se sont croisées. L’efficience énergétique, c’est-à-dire le remplacement des vieux systèmes énergétiques polluants, par des systèmes beaucoup plus propres, va permettre de créer des emplois« , explique-t-il.

Transformer les centrales nucléaires

D’après Bertrand Piccard, il ne faudrait pas fermer purement et simplement la centrale de Fessenheim, mais la transformer : « Dès qu’il y a des gens qui perdent leur emploi, c’est un drame, mais il faut que ce soit un drame ponctuel, pas un drame sur le long terme. Il faut permettre aux gens de retrouver un emploi, de se former. Imaginez que la centrale de Fessenheim devienne un centre de stockage d’énergie, vous pouvez alors l’optimiser »…

http://www.francetvinfo.fr/societe/nucleaire/energie-le-nucleaire-est-plus-couteux-que-le-renouvelable_2133419.html

Avr 08

SAIT-ON VRAIMENT DÉMANTELER UNE CENTRALE NUCLÉAIRE?

La fermeture de la centrale de Fessenheim est désormais actée (NDLR : mais pas irréversible puisqu’un gouvernement pourra toujours la remettre en cause). Reste à savoir comment la démonter. Le défi du démantèlement est encore plein d’incertitudes pour le parc nucléaire français.

C’était l’une des promesses de campagne du candidat Hollande en 2012, mais l’arrêt des réacteurs de Fessenheim n’aura pas lieu avant la fin de son quinquennat. Le conseil d’administration d’EDF a certes acté la fermeture ce jeudi, mais il a dans le même temps décidé de la repousser à plus tard. De son côté, Ségolène Royal a assuré ce vendredi matin que le décret permettant l’arrêt de l’installation serait pris avant la fin du quinquennat

Quoiqu’il en soit, cette question de la date effective de fermeture en cache une autre, tout aussi épineuse: celle du démantèlement de l’installation nucléaire. Il existe bien une procédure détaillée par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) mais dans les faits, aucune centrale nucléaire n’a encore été entièrement démontée en France.  

En principe, c’est simple

Si l’on suit le mode d’emploi de l’ASN, c’est d’abord à l’exploitant de la centrale de mettre au point un dossier de démantèlement, au moins deux ans avant la date prévue des travaux de démontage. Le temps pour l’ASN de donner son avis et pour le ministère de l’Écologie d’élaborer le projet de décret autorisant le démantèlement. Pendant ce temps, l’évacuation de substances dangereuses et radioactives peut commencer. 

Une fois le décret de démantèlement effectif, le démontage à proprement parler peut commencer: démantèlement de la salle des machines, découpage par des robots de la cuve irradiée du réacteur. 

Si l’ensemble du démantèlement se déroule conformément au plan prévu, et qu’il n’existe plus de substances radioactives, alors l’installation nucléaire atteint son « état final« . L’exploitant de l’ancienne centrale peut en demander le déclassement à l’ASN, qui la supprimera de sa liste des installations nucléaires. 

Une réalité plus complexe

Certains réacteurs français sont effectivement en cours de démantèlement, et sur le terrain, les choses se compliquent. En témoigne la situation du réacteur numéro 1 de la centrale du Bugey, dans l’Ain. Il a été arrêté en 1994, mais les phases finales de démontage ne débuteront pas avant 2050. Un réacteur difficile à démanteler en raison de son système de refroidissement au gaz. 

« Aucun réacteur de ce type n’a encore été démonté dans le monde« , explique ce vendredi à L’Express une attachée de presse d’EDF. C’est le démantèlement d’une autre installation nucléaire du même type, à Chinon, qui doit faire office de cobaye. Selon EDF, cela doit permettre d’établir une feuille de route fiable pour les autres réacteurs refroidis au gaz en France, tous arrêtés désormais. Mais patience, le planning envisage de finir les travaux en 2060

Dans une lettre du président de l’ASN au président d’EDF en date du 25 juillet 2016, on apprend aussi que « le démantèlement du dernier réacteur UNGG [refroidissement au gaz] doit se terminer au début du XXIIe siècle. » Soit plus d’une centaine d’années après sa mise en arrêt. 

« La technologie est encore à inventer »

« On ne sait pas aujourd’hui comment démanteler une centrale nucléaire de A à Z« , tranche Martial Chateau, administrateur du Réseau « Sortir du nucléaire« . En février dernier, Il a été auditionné par l’Assemblée nationale, à l’occasion d’une mission d’information relative à la « Faisabilité technique et financière du démantèlement des installations nucléaires de base« . 

Il explique à L’Express que la partie non-nucléaire des centrales ne poserait pas tant de difficultés, mais celle ayant été directement au contact des radiations serait autrement plus problématique. « On peut penser que la technologie permettant de démanteler est encore largement à inventer« , poursuit le militant. Selon lui, on ne dispose pas encore de l’expérience suffisante pour se débarrasser des plus gros réacteurs du parc nucléaire français. 

Le rapport parlementaire semble aller dans son sens pour ce qui est des réacteurs se refroidissant au gaz. Il pointe « d’importantes difficultés techniques » qui « retardent de près d’un siècle le démantèlement« .  

« Comme le réacteur de Chinon est le premier à être démantelé, on peut être confronté à des difficultés techniques », explique l’attachée de presse d’EDF. 

Le test de la centrale de Chooz

EDF est plus optimiste concernant les autres types de réacteurs encore en fonctionnement dans le parc français, comme ceux de Fessenheim. Ils fonctionnent avec un système de refroidissement à eau pressurisée, qui est moins compliqué à démonter selon EDF. 

Le démantèlement de la centrale à refroidissement à eau de Chooz, dans les Ardennes, en cours depuis 2007, devrait s’achever en 2022 d’après le planning des travaux. Il s’agit véritablement là d’un test pour EDF qui compte communiquer largement sur ce dossier. 

S’il s’achève dans les délais prévus, cela sera de bon augure pour l’entreprise et les 58 autres réacteurs du même type encore en fonctionnement sur le territoire.  

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/environnement/fessenheim-sait-on-vraiment-demanteler-une-centrale-nucleaire_1896444.html

Avr 08

L’ILLUSION DE LA FERMETURE DE FESSENHEIM

FessenheimCommuniqué de presse du Réseau Sortir du Nucléaire :

EDF garde la main sur la politique énergétique… avec la complaisance du gouvernement !

Le Réseau “Sortir du nucléaire“ dénonce fermement l’inaction du gouvernement et de François Hollande, qui, pendant cinq ans, a laissé EDF dicter le sort de Fessenheim et de la politique énergétique française. Derrière l’enfumage du gouvernement, EDF s’enfonce encore plus dans l’impasse nucléaire.

EDF a imposé un deal inacceptable

La décision adoptée hier par le Conseil d’Administration d’EDF entérine l’inversion totale de la logique de la loi de transition énergétique : avec la complaisance du gouvernement, EDF a transformé le plafonnement de la puissance nucléaire installée à ne pas dépasser, instauré par la Loi de Transition Énergétique, en plancher sous lequel ne pas descendre !

Comme il fallait s’y attendre, pour fermer la centrale de Fessenheim, vieille et dangereuse, il faudra attendre la mise en service du réacteur défectueux de l’EPR de Flamanville, équipé d’une cuve qui ne devrait surtout pas être homologuée par l’ASN, qui y perdrait sa crédibilité.

Pire encore, cette fermeture pourrait être remise en question si elle ne s’avérait plus nécessaire pour rester en-dessous des 63,2 GW de puissance nucléaire installée. Ainsi, si d’autres réacteurs venaient à être arrêtés pour raison de sûreté (comme Paluel 2, gravement endommagé par la chute d’un générateur de vapeur), la centrale alsacienne pourrait continuer à fonctionner malgré son âge avancé, ses pannes à répétition et les risques qu’elle fait peser sur les populations.

Une décision qui fait fi de la réalité objective de cette centrale

EDF continue en effet à faire abstraction des défauts de la centrale qui, bien plus qu’une promesse électorale à laquelle plus personne ne croit, justifient sa fermeture immédiate. Située en zone sismique, inondable et dotée d’enceintes de confinement trop petites qui ne pourraient pas contenir la radioactivité en cas d’accident, cette centrale est vulnérable au vieillissement et certains équipements, comme les cuves et les enceintes de confinement, ne pourront pas être remplacés ni réparés.

EDF oublie-t-elle également que le réacteur n°2, à l’arrêt depuis juin 2016, est toujours interdit de redémarrage en raison d’un générateur de vapeur suspect ? Et que le réacteur n°1 ne pourra continuer à fonctionner qu’en mode dégradé ? Avec cette décision à l’image de sa gestion du parc nucléaire, EDF ne fait que reculer pour mieux sauter, entravant une transition aussi urgente qu’inéluctable.

Une politique énergétique entre les mains d’EDF

Les déclarations enthousiastes de Ségolène Royal ne doivent tromper personne. Avec cette décision, EDF garde la main non seulement sur Fessenheim, mais sur la politique énergétique française, dans la droite ligne de la PPE indigente proposée par le gouvernement. En l’absence de fermetures planifiées de centrales, celle-ci ne permet pas de réduction de la part du nucléaire.

Faute d’une vision cohérente de la politique énergétique et au vu de l’acharnement d’EDF, le sort de Fessenheim et la réduction de la part du nucléaire reposent donc sur d’éventuels arrêts par épuisement de réacteurs et sur la capacité à s’interposer d’une Autorité de sûreté nucléaire (ASN) dotée de peu de moyens et soumise à des pressions considérables. Pendant ce temps, les centrales vieillissent, le risque d’accidents majeurs ne peut qu’augmenter, et la transition énergétique prend du retard !

Fessenheim doit fermer immédiatement car c’est la sécurité des populations qui l’impose (7,5 millions d’habitants vivent dans un rayon de 100 km). L’État doit cesser de se subordonner aux choix idéologiques d’EDF et du lobby nucléaire !

Contact presse : Martial Chateau – 06 45 30 74 66

Chargée de communication : Charlotte Mijeon – 06 64 66 01 23

http://www.sortirdunucleaire.org/Nos-communiques-de-presse

Avr 07

ÂGE, SÉISME ET INONDATION : POURQUOI IL FAUDRAIT FERMER LA CENTRALE DE FESSENHEIM

Fessenheim finPourquoi faudrait-il fermer Fessenheim ? Il y a d’abord son âge : la plus vieille centrale nucléaire française a été mise en activité en 1977. Les quarante ans étaient dans les années 1970-1980 la durée de vie envisagée pour les centrales nucléaires. Mais Fessenheim présente aussi une singularité que la catastrophe de Fukushima a mise en exergue. Cette dernière a « rappelé que le séisme et l’inondation, bien que de faible probabilité, peuvent néanmoins se produire […]. Et Fessenheim est un cas emblématique. Cette centrale à 15 km de Mulhouse, 20 km de Colmar, 40 km de Bâle et 100 km de Strasbourg serait-elle capable de résister à un fort séisme suivi d’une possible lame d’eau venue du Grand Canal d’Alsace ? », nous sommes-nous interrogé dans  » Les dossiers noirs du nucléaire français « , ouvrage consacré à la sûreté du nucléaire français (1).

Il pourrait avoir lieu un séisme plus fort – jusqu’à « dix fois plus puissant« , que ce qui avait été envisagé à l’heure où la centrale a été conçue, et donc dimensionnée. Comment cela est-il possible ? Le séisme de référence (Séisme maximal historiquement vraisemblable ou SMVH) pour cette construction, autrement dit celui dont on a la mémoire dans la région, est celui  » de Bâle  » (à 40 km), qui avait détruit en grande partie la ville suisse en 1356. En faisant des études rétrospectives, l’IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire français) a évalué sa magnitude à 6,0 et situé son épicentre à 29 km au sud de la centrale. EDF a conclu à 6,2 et un épicentre à 34 km au sud.

Pas vraisemblable, un séisme à Fessenheim ? Il ne l’était pas non plus à Fukushima

Problème, dans une étude nommé Pegasos, menée dans les années 2002-2004 par vingt-et-un experts européens pour le compte de la ville de Bâle et selon les règles les plus strictes, deux sous-groupes sur quatre ont adopté la valeur de 6,9 comme magnitude du séisme de Bâle, le troisième de 6,5 à 6,9 et le quatrième à 6,5 (+ ou – 0,5). En clair, il pourrait survenir dans la région un séisme à l’énergie bien plus forte que ce qui avait été pensé des décennies plus tôt (attention, les magnitudes citées ci-dessus sont sur une échelle logarithmique, ce qui a pour effet de compresser les chiffres. Pour rappel, un séisme de 7 est 10 fois plus puissant qu’un séisme de 6 en magnitude).

On croise donc les doigts pour que la terre ne fasse pas des siennes – et ce, de façon largement imprévisible – juste pendant les prolongations ! Le tremblement de terre pourrait fissurer les cuves de réacteurs (microfissures dans les soudures), les murs de piscine contenant du combustible nucléaire, affecter les réservoirs d’eau de secours… L’eau, justement, mais d’une autre manière, est ce qui a toujours inquiété à Fessenheim. A été souligné le risque d’une vague, non maritime (cf. Fukushima), mais fluviale. Pourquoi ? Parce que les réacteurs, refroidis grâce à l’eau du Grand Canal d’Alsace, se situent sur une plate-forme… en contrebas de 10 mètres par rapport au canal ! Si séisme trop violent, comment être sûr qu’aucune brèche ne se crée, relâchant l’eau vers la centrale ?

Peu vraisemblable ? Rappelons que la vague de Fukushima, elle non plus, n’était pas considérée comme vraisemblable. Rappelons aussi que ce risque d’inondation n’est pas une vue de l’esprit. Après les ECS (Evaluations complémentaires de sûreté) réalisées quelques mois seulement après les débuts de la catastrophe de Fukushima , le 11 mars 2011, par les exploitants d’installations nucléaires (EDF, CEA, Areva…) et par l’IRSN puis présentées à l’ASN à l’automne 2011, on peut estimer qu’au minimum quatre autres centrales françaises présentent un risque d’inondation à prendre très sérieusement en considération (Gravelines, Tricastin, Blayais, Bugey).

(1) Le premier chapitre de cet ouvrage paru en 2013 aux éditions  » Presses de la Cité  » (auteurs : Dominique Leglu, Monique Sené et Raymond Sené), est entièrement consacré à Fessenheim.

https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/nucleaire/age-seisme-et-inondation-pourquoi-il-faudrait-fermer-la-centrale-de-fessenheim_112038

Avr 07

FESSENHEIM : CARAMBA… ENCORE RATÉ !

FessenheimLe conseil d’administration d’EDF a confirmé jeudi 6 avril le principe de fermeture de Fessenheim, la doyenne des centrales nucléaires françaises. Mais il l’a conditionnée à la mise en service de l’EPR de Flamanville, dont le chantier s’enlise depuis des années.

Fessenheim, la doyenne des centrales nucléaires françaises, va bien être fermée… mais pas tout de suite. C’est la décision qu’a prise le conseil d’administration d’EDF jeudi 6 avril, peu après 18 h, à l’issue d’une après-midi de discussions houleuses, et une fausse alerte de la CGT aux alentours de 17 h. La demande d’abrogation ne sera pas prise immédiatement, mais EDF devra « l’adresser [à l’État] dans les six mois précédant » la mise en service de l’EPR de Flamanville, prévue à l’horizon 2019, selon l’AFP, dont le chantier s’enlise depuis des années et dont la cuve présente un grave défaut. Une décision plus arrachée qu’adoptée, alors que les six administrateurs salariés ont voté contre et que les six représentants de l’État n’ont pas pris part au vote, prétextant un conflit d’intérêts — l’État est actionnaire à plus de 83 % de l’électricien.

« C’est la pire décision, a dit à Reporterre André Hatz, porte-parole de l’association Stop Fessenheim. De graves malfaçons ont été découvertes sur la cuve de l’EPR de Flamanville, forgée à l’usine du Creusot. D’après les révélations de France Inter, l’Autorité de sûreté nucléaire connaissait des dysfonctionnements au sein de l’atelier, mais a été prise en défaut par EDF. Si elle veut retrouver le moindre crédit, elle n’a qu’une solution : ne pas permettre le démarrage de l’EPR. Mais cela veut dire qu’alors, Fessenheim ne fermerait jamais. »

Pour les écologistes, la fermeture de Fessenheim reste une priorité absolue et non négociable. « À bout de souffle, plombée par les pannes, équipées d’enceintes de confinement trop petites, située en zone sismique et en contrebas du grand canal d’Alsace, Fessenheim doit être fermée immédiatement, pour des raisons de sécurité évidentes », a insisté le réseau Sortir du nucléaire dans un communiqué diffusé mercredi 5 avril.

Plusieurs centaines de salariés rassemblés devant le siège d’EDF

Le conseil d’administration s’est déroulé dans une ambiance extrêmement tendue. Prévu à 14 h 30, il a démarré avec quasiment une heure de retard. Plusieurs centaines de salariés d’EDF et en particulier de la centrale nucléaire de Fessenheim s’étaient rassemblés à l’appel de l’intersyndicale CGT, CFDT, FO et CFE-CGT, à midi devant le siège parisien de l’électricien. Ils ont exprimé leur opposition à la fermeture de la doyenne des centrales nucléaires françaises, au motif qu’elle menacerait selon eux quelque 2.000 emplois directs et indirects.

Ces derniers jours, plusieurs ministres avaient poussé les administrateurs à accepter la fermeture de Fessenheim, qui vient de souffler sa quarantième bougie, conformément à la promesse de campagne de François Hollande en 2012. La ministre de l’Environnement, Ségolène Royal, a dénoncé mercredi soir à l’AFP l’attitude de certains administrateurs, qui « seraient tentés de remettre en cause leur décision du précédent conseil d’administration pour ajouter de nouvelles conditions ». En effet, selon une source de l’AFP, un nouveau scénario était évoqué ces derniers jours qui conditionnait l’arrêt de Fessenheim à la capacité de production nucléaire française : si cette dernière baissait en dessous du plafond prévu par la loi de transition énergétique — soit son niveau actuel de 63,2 gigawatts — Fessenheim continuerait sa production.

Ce dernier épisode est l’ultime rebondissement d’un feuilleton qui a débuté par la promesse de campagne de François Hollande, en 2012, de fermer la centrale de Fessenheim. Le 24 janvier dernier, le conseil d’administration d’EDF avait accepté sur le fil le protocole d’indemnisation du groupe, soit une enveloppe de 489 millions d’euros minimum assortie d’une éventuelle compensation pour le manque à gagner jusqu’en 2041. Le 24 mars dernier, la Commission européenne a donné son feu vert à cet accord jugé inacceptable par les associations antinucléaires. « L’entreprise sera dédommagée pour la fermeture d’une centrale non rentable, qui cumule les pannes et ne fonctionne même plus actuellement, a dénoncé le réseau Sortir du nucléaire, reprenant des données de RTE. Rappelons que le réacteur 1 de Fessenheim est à l’arrêt suite à la détection d’une fuite et que le réacteur 2, arrêté depuis juin 2016 et équipé d’un générateur de vapeur suspect, n’est toujours pas autorisé à redémarrer. » Autres contreparties accordées à EDF en échange de la fermeture de Fessenheim, la possibilité de redémarrer le réacteur 2 de la centrale de Paluel (Seine-Maritime) après plus de deux ans d’arrêt et… l’extension de trois ans, jusqu’en avril 2020, du délai d’autorisation de mise en service de l’EPR de Flamanville (Manche).

« L’État s’est aplati et a accepté toutes les conditions exigées par EDF, analyse André Hatz, indigné. Mais EDF n’a pas honoré ses engagements et a ajouté une condition supplémentaire. » Le réseau Sortir du nucléaire n’entend pas en rester là. « Nous allons étudier la possibilité de faire casser par la justice le décret de prorogation du chantier de l’EPR de Flamanville pour cause de tromperie de la part d’EDF », prévient le porte-parole de Stop Fessenheim.

https://reporterre.net/Fessenheim-Caramba-encore-rate

Avr 07

POLYNÉSIE : YOLANDE VERNAUDON SUCCÈDE À BRUNO BARRILLOT À LA TÊTE DE LA DSCEN

Polynésie,Comme révélé la semaine dernière par Radio 1, la candidature de Yolande Vernaudon a bien été retenue pour remplacer Bruno Barrillot à la tête de la DSCEN. L’ancienne responsable de l’Iga a été nommée officiellement mercredi en conseil des ministres. Elle prendra ses fonctions le 10 avril.

Yolande Vernaudon est officiellement la nouvelle déléguée au suivi des conséquences des essais nucléaires (DSCEN). Le poste était vacant depuis le décès de Bruno Barrillot le 25 mars dernier. Dès son discours en hommage à l’ancien délégué, le président Édouard Fritch avait annoncé que la question de la « relève » à la tête de la délégation était « réglée ». L’ancienne responsable de l’Inspection générale de l’administration (Iga) a été nommée mercredi en conseil des ministres. Elle prendra ses nouvelles fonctions le 10 avril prochain. Une nomination qui devrait faire grincer quelques dents. En effet, le profil de Yolande Vernaudon était loin de faire l’unanimité ces derniers jours, notamment au sein du tissu associatif anti-nucléaire.

La DSCEN a notamment pour mission d’assurer le secrétariat général, technique et scientifique du conseil d’orientation pour le suivi des conséquences des essais nucléaires (Coscen) ; de coordonner l’action des services administratifs et établissements publics en la matière ; de faire toutes propositions et recommandations en matières environnementale, sanitaire, sociale, économique, foncière, immobilière et culturelle, dans ce domaine de compétence ; et d’être l’interlocuteur du délégué de l’État pour le suivi de ce dossier ainsi que du comité de liaison pour la coordination du suivi sanitaire des essais nucléaires français (CSSEN).

https://www.radio1.pf/yolande-vernaudon-nommee-deleguee-au-suivi-des-consequences-des-essais-nucleaires/

Avr 07

NUCLÉAIRE – LE RISQUE NÉGLIGEABLE AU CENTRE DES QUESTIONS

TahitiTahiti : Le “risque négligeable” a été supprimé de la loi d’indemnisation des victimes des essais nucléaires. Mais une commission parlementaire doit maintenant être constituée afin de dégager de nouveaux critères d’appréciation. Quels seront-ils ? Ce travail sera-t-il fait rapidement, malgré les élections à venir ? Dans l’intervalle, à quoi doivent s’attendre les demandeurs ? En mission au fenua cette semaine, Alain Christnacht, président depuis deux mois du Comité d’indemnisation des victimes des essais nucléaires (Civen), a répondu à ces questions.

La modification de la loi Morin, en février, a fait renaître certains espoirs de réparation chez les associations de victimes des essais nucléaires. “Attendons de voir”, disaient-elles tout de même prudemment, après des années de combat acharné contre les décisions de rejet du Comité d’indemnisation des victimes des essais nucléaires (Civen). En effet, si le “risque négligeable” a disparu, de nouvelles conditions pourraient restreindre, à l’avenir, les possibilités d’être indemnisé.

Quelles nouvelles conditions d’indemnisation ?

 Pour les personnes qui demandent réparation au titre des essais nucléaires réalisés en Polynésie française, la loi Morin de 2010 pose trois conditions de base : avoir résidé ou séjourné au fenua, que ce séjour ait eu lieu entre le 2 juillet 1966 et le 31 décembre 1998, et souffrir de l’une des maladies radio-induites figurant sur le décret d’application de la loi.

Auparavant s’ajoutait à cela un savant calcul de probabilité effectué par un logiciel sur la base de données comme l’âge, le sexe ou la durée d’exposition aux radiations : si la probabilité que la maladie soit due aux essais nucléaires était inférieure à 1 %, on considérait que le risque était “négligeable”, et la demande était rejetée.

Aujourd’hui, puisque cette condition n’existe plus, rien ne permet d’écarter la présomption de causalité dès lors que les trois conditions de base sont réunies. Mais “si on s’arrêtait là, ça voudrait dire que toute personne ayant séjourné, même 48 heures, en Polynésie pendant cette période-là et ayant développé un cancer pourrait être indemnisée”, note Alain Christnacht, le président du Civen. “Or, objectivement, on ne peut pas dire que tous les cancers de cette période sont dus aux essais nucléaires.”

Une commission parlementaire doit donc être constituée afin de proposer, d’ici à fin mars 2018, de nouveaux critères permettant de “réserver” les réparations aux personnes dont la maladie est bien due aux essais. Alain Christnacht pense par exemple à une durée minimale de résidence. Mais le Civen n’a pas compétence en la matière. Donc il attend…

Aucun rejet avant de connaître les nouvelles modalités

 Dans l’intervalle, le Civen a décidé de poursuivre l’instruction des dossiers, y compris de ceux qui avaient fait l’objet, par le passé, d’un rejet au titre du “risque négligeable” et qui lui seront à nouveau soumis.

Le logiciel de calcul sera toujours utilisé, mais à simple titre indicatif. “Ça ne nous empêchera pas d’indemniser”, assure ainsi Alain Christnacht. Les personnes dont la situation est relativement limpide devraient ainsi pouvoir faire l’objet de décisions positives. “Pour les anciens travailleurs du Centre d’expérimentation du Pacifique, a priori, ça va passer”, lâche le président du Civen.

En revanche, le comité souhaite “éviter d’indemniser des personnes qui ne le seraient pas avec les nouvelles normes”. En cas de doute, pour les personnes n’ayant que séjourné quelques jours au fenua par exemple, aucune décision ne sera prise. Le dossier sera mis en attente jusqu’à connaître les nouveaux critères d’appréciation. Une décision de rejet ne sera donc prise que si les trois conditions de base ne sont pas réunies.

Aucun appel si une jurisprudence existe

Aujourd’hui, seule une cinquantaine de demandes (Polynésie et Algérie réunies) ont abouti à une indemnisation, sur décision du Civen ou, plus fréquemment, du tribunal ayant annulé un rejet du comité. À l’avenir, le Civen promet de ne plus faire appel des décisions du tribunal favorables aux demandeurs dès lors qu’une jurisprudence va déjà en leur sens.Sinon, ça donne le sentiment qu’on fait exprès de perdre du temps”, note Alain Christnacht.

Améliorer la rapidité des traitements

S’agissant des délais d’instruction des dossiers, “je vais essayer de faire en sorte que ça aille plus vite, avec des renforts de personnels”, annonce aussi Alain Christnacht. “Le Civen est chargé d’une mission. Il faut qu’il l’accomplisse sérieusement, et rapidement.”

Afin de faciliter les démarches des demandeurs, un guichet d’accueil pourrait aussi voir le jour ici, en Polynésie. “Une personne recueillerait les dossiers et dirait si c’est complet ou pas.”

Mais tant que la réparation sera calculée en fonction de chaque situation individuelle, comme le prévoit la loi française, le président du Civen prévient que la procédure restera plus longue qu’aux États-Unis notamment, où s’applique un système forfaitaire. “Là, il va falloir des médecins, des experts, il va falloir se dimensionner pour traiter les (nouveaux dossiers).” Selon lui, “de trois à peut-être dix fois” plus de demandes pourraient être déposées maintenant que la loi Morin a été modifiée.

Quid des promesses après les élections ?

 L’association Tamarii Moruroa a fait état de son inquiétude quant à la réalisation de toutes ces avancées après les élections présidentielle et législatives des prochains mois. “La crainte des associations, que je comprends et que je partage – d’une autre façon –, c’est qu’on soit durablement dans une période d’incertitude”, a confié Alain Christnacht hier.

Mais il assure que les élections ne devraient pas avoir d’impact sur la constitution d’une commission. Elle devrait pouvoir commencer à travailler en septembre, pour faire ses propositionsavant la fin de l’année”.

Quant à son action à la tête du Civen : “J’ai été nommé pour trois ans”, rappelle-t-il, en martelant que son comité est de toute façon “une autorité indépendante”.

Marie Guitton

Retrouvez l’intégralité de l’article dans notre édition du jour ou au feuilletage numérique avec :

  • L’interview d’Alain Christnacht, président du Comité d’indemnisation des victimes des essais nucléaires (Civen) : “Je suis venu pour écouter”
  • L’interview de Yannick Lowgreen, président de l’association de victimes Tamarii Moruroa : “Malgré toutes ces réponses, nous resterons très vigilants”

http://www.ladepeche.pf/nucleaire-risque-negligeable-centre-questions/

Avr 07

UNE JOURNÉE POUR UNE LOIRE SANS CENTRALE NUCLÉAIRE

LoireLes adhérents de Sortir du nucléaire 41 et leurs amis du collectif régional seront une nouvelle fois sur le pont le 8 avril. – (Photo SDN41)

Randonnées, animations et conférences : le 8 avril, le collectif Sortir du nucléaire invite le public à réfléchir à un avenir sans énergie atomique.

« La plupart des gens s’arrêtent au fait que nous sommes contre le nucléaire. Nous voulons leur expliquer que nous sommes aussi pour le développement des énergies renouvelables ! » annonce Jean Coly. «Nous voulons aussi montrer que nous existons bien en Loir-et-Cher et dans tout le val de Loire», renchérit Marie-Thérèse Moyer.

Membres l’un et l’autre de Sortir du Nucléaire 41, ces Loir-et-Chériens attendent beaucoup de l’événement que leur association organise samedi, en collaboration avec le collectif régional Sortir du nucléaire Loire & Vienne.
Baptisée «La Loire à zéro… nucléaire», cette journée propose au public plusieurs rendez-vous, comme autant d’occasions de s’informer, d’échanger ou de se mobiliser sur ce thème (voir le programme par ailleurs). «On commencera par prélever un échantillon d’eau de la Loire 200 m en amont de la centrale de Saint-Laurent, révèle Nicole Combredet, vice-présidente de SDN41, et à l’arrivée à Blois, en aval de la centrale, on fera la même chose. C’est symbolique parce qu’on n’a pas la possibilité de les faire analyser, mais c’est une manière de sensibiliser le public aux conséquences de l’activité de la centrale sur le fleuve et son environnement.»
Affiche LoireOutre les membres du collectif régional, qui rassemble neuf associations de Belleville-sur-Loire à Nantes, SDN41 compte sur les sympathisants locaux, «60 à 70 personnes présentes à chacun des deux événements qu’on organise chaque année». Et bien sûr, sur un public plus large, que le sujet du nucléaire ne laisse pas indifférent.
 «Sur les marchés, à Oucques, à Mer ou à Saint-Aignan, beaucoup de gens nous ont parlé de transition énergétique, témoigne Jean Coly, on a aussi entendu pas mal d’inquiétudes vis-à-vis du nucléaire. On a même croisé des salariés EDF de la centrale qui se posent des questions, qui sentent que ce n’est pas l’avenir.»
Les adhérents de SDN41 le savent bien, l’emploi et l’activité économique que fournit la centrale de Saint-Laurent sont un sérieux obstacle pour envisager une sortie rapide du nucléaire. «C’est pour ça qu’on insiste sur le développement des énergies renouvelables, et tous les scénarios dont celui publié par l’Ademe qui montrent qu’on pourra se passer du nucléaire d’ici 2050, et qu’il y aura même plus d’emplois créés.» A deux semaines du premier tour de l’élection présidentielle, cet événement a aussi pour but d’interpeller responsables politiques et élus locaux, pour éclairer le public sur cet enjeu. Et pas vraiment à la bougie.

À suivre

De Saint-Laurent à Blois

> 9 h 30. Rendez-vous devant la centrale de Saint-Laurent, à Saint-Laurent-Nouan (parcours fléché) pour le lancement de la journée.
> 10 h 30. Départ de la randonnée à vélo jusqu’au lac de Loire à Vineuil (22 km).
> 12 h 30. Pique-nique, puis départ à pied, à vélo ou en bateau (canoë, kayak, toue, etc.) vers le port de la Creusille à Blois (4 km).
> 15 h 30. Rassemblement au port de la Creusille : conférence, stands, buvette, etc.
> 18 h. Espace Quinière à Blois, spectacle « Atomes fourchus », conférence gesticulée (gratuit).

Plus d’informations sur : https://llzn.tk/

Article de Catherine Simon publié par :

http://www.lanouvellerepublique.fr/Loir-et-Cher/Actualite/Environnement/n/Contenus/Articles/2017/04/07/Une-journee-pour-une-Loire-sans-centrale-nucleaire-3060335

Avr 06

EDF REJETTE LA FERMETURE DE FESSENHEIM

Sans titreC’était couru d’avance puisque François Hollande a signé avant les deux décrets espérés par EDF

C’est la première fois que l’on voit une personne en position de force abandonner d’elle-même ses moyens de pression…

L’Observatoire du nucléaire « félicite » François Hollande pour ce qui est probablement la dernière grande déconfiture de son quinquennat, à savoir le rejet par EDF de la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim.

Il se trouve que le Président avait toutes les cartes en main pour imposer la fermeture de cette centrale car EDF avait absolument besoin de deux décrets concernant respectivement la centrale de Paluel (Seine-Maritime) et le chantier de l’EPR de Flamanville (Manche). Il suffisait donc à M. Hollande de dire à EDF « Vous votez la fermeture de Fessenheim et je vous donne vos deux décrets ».

Or, de façon sidérante, M Hollande s’est d’abord défait de ses moyens de pression en accordant à EDF les deux décrets attendus avant de dire en substance : « Bon, maintenant, fermez Fessenheim s’il vous plait ».

EDF aurait donc eu bien tort de se gêner. Notons toutefois que M Hollande est connu pour ne pas tenir ses promesses mais pas du tout pour être un idiot, aussi la stupidité de son comportement dans cette affaire ne peut relever que d’une félonie délibérée. M Hollande a donc menti pendant 5 ans, il n’avait en réalité aucune intention de fermer Fessenheim.

Cependant, l’Observatoire du nucléaire rappelle que ce genre de tromperie ne changera pas l’avenir sombre de l’industrie nucléaire française : Areva a fait faillite, EDF suit de près, les chantiers EPR (Finlande et Flamanville) sont désastreux, le scandale des pièces défectueuses et des falsifications n’en est qu’à son début, les réacteurs d’EDF (et pas seulement ceux de Fessenheim) sont dans un état avancé de délabrement…

La seule inconnue, finalement, est de savoir si EDF fermera ses réacteurs avant une catastrophe ou en situation de catastrophe, comme l’a fait le Japon depuis 2011…

http://www.observatoire-du-nucleaire.org/

Avr 06

CENTRALE NUCLÉAIRE DE FESSENHEIM : LA FERMETURE REJETÉE

rejetéeLe conseil d’administration de l’électricien a rejeté la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin), ce jeudi.

La centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin) aura jusqu’au bout du quinquennat fait l’objet d’une bataille. Selon France 3 Alsace et les «Dernières nouvelles d’Alsace», sa fermeture est rejetée, alors que toutes les conditions posées par EDF étaient réunies depuis le 24 mars.

Ce jeudi, le conseil d’administration d’EDF s’est réuni pour donner ou non son aval à la fermeture de la plus ancienne centrale nucléaire en activité de France. La demande d’abrogation de l’autorisation de l’exploitation de la plus vieille centrale nucléaire française a été rejetée ce jeudi : c’est ce que les syndicats ont confié au quotidien alsacien. Une deuxième motion serait en discussion pour repousser la fermeture de la centrale de Fessenheim à l’été 2018, selon les DNA.

En guise de comité d’accueil pour les administrateurs, plusieurs centaines de salariés d’EDF, et en particulier du site de Fessenheim (Haut-Rhin), s’étaient rassemblés à la mi-journée devant le siège du groupe à Paris, protégé par des barrières et des cars de police. Ils ont accueilli la nouvelle dans la joie.

http://www.leparisien.fr/environnement/energies/nucleaire-la-fermeture-de-fessenheim-reportee-06-04-2017-6830979.php

Avr 06

VIDÉO : QUE COÛTERAIT LA FERMETURE DE FESSENHEIM ET LA SORTIE DU NUCLÉAIRE ?

Marignac vidéoINVITÉ RTL – L’analyse de Yves Marignac, porte-parole de l’association NégaWatt.

Un nouvel épisode se joue ce jeudi 6 avril dans la saga de la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim. Un conseil d’administration d’EDF doit se prononcer sur cette promesse phare de François Hollande, lors d’un vote au résultat toujours incertain. Le PDG de l’électricien, Jean-Bernard Lévy, peut faire en sorte que la décision soit reportée après l’élection présidentielle.
Pour certains acteurs du dossier, un changement de cap vers les énergies renouvelables ne coûterait pas forcément plus cher qu’un maintien.

« Cela coûtera forcément pour le démantèlement, mais un jour ou l’autre il faudra bien le faire », explique Yves Marignac.

EDF parle de 300 millions d’euros par réacteur. « C’est probablement sous-estimé », ajoute le porte-parole de négaWatt, une association d’experts pour la transition énergétique.

Pour voir et écouter la vidéo (6mn09 s), cliquer sur :

http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/fessenheim-prouver-que-la-transition-du-nucleaire-vers-d-autres-formes-d-energie-est-possible-7787981748

Avr 05

ENGIE TOURNE LE DOS AU NOUVEAU NUCLÉAIRE

ENGIELe japonais Toshiba va racheter les 40% détenus par le français Engie dans NuGen, ce qui pousse Londres à chercher de nouveaux partenaires pour sauver le projet de centrale nucléaire porté par cette coentreprise au Royaume-Uni.

Le groupe Engie ENGI 0,42% a demandé à Toshiba de lui racheter ses 40% dans Nugen, l’entreprise britannique qui prévoit de construire trois réacteurs nucléaires à Moorside, dans le nord-ouest de l’Angleterre. Un droit de vente dont disposait Engie, et qu’il a décidé d’exercer suite au dépôt de bilan de Westinghouse, la filiale américaine de Toshiba spécialisée dans la construction de nouvelles centrales. Le groupe japonais, à qui cette décision ne facilite pas la tâche, va devoir payer 130 millions d’euros pour cette participation dans un projet qui devait nécessiter un investissement total d’au moins 15 milliards d’euros.

Le retrait d’Engie de l’actionnariat de Nugen semble bien signifier la fin de ses projets dans le nouveau nucléaire.

Même si Engie se déclare disposé à apporter son savoir-faire et son expertise à Nugen, soulignant qu’il est un acteur important dans les services nucléaires, ce retrait de l’actionnariat semble bien signifier la fin des projets de l’ex-GDF Suez dans le nouveau nucléaire.

Avec ses sept réacteurs en exploitation en Belgique, le groupe français a longtemps caressé l’ambition de participer à la construction de nouvelles centrales. Il a travaillé avec Total, sans succès, sur un projet de nouveau réacteur en France. Il a participé au consortium français qui proposait de construire quatre réacteurs nucléaires à Abou Dabi – un méga-contrat finalement décroché par le Coréen Kepco.

Puis avec sa réorientation stratégique, qui mise sur les renouvelables et l’efficacité énergétique, Engie a mis un frein à ses ambitions, déclarant qu’il allait se concentrer sur les deux dossiers en cours: Nugen, au Royaume-Uni, et Sinop, en Turquie – un projet beaucoup moins avancé, pour lequel aucune société spécifique n’a encore été créée.

Depuis des mois, les rumeurs de retrait de ces projets circulent. « Le vrai sujet, c’est: est-ce que nous arrivons à rassembler les conditions technologiques, mais aussi économiques, qui nous permettent de nous engager dans ces projets », répondait Isabelle Kocher, directeur général du groupe en décembre. La mise en faillite de Westinghouse a précipité la décision.

Et vu la décision de la Belgique de sortir du nucléaire en 2025 et la situation politique en Turquie, où son partenaire Mitsubishi est en train de mener l’étude de faisabilité pour la construction d’une nouvelle centrale de 4.400 MW, c’est sans doute le chapitre du nouveau nucléaire qui se clôture définitivement pour le groupe Engie.

Source: L’Écho Belgique

http://www.lecho.be/entreprises/energie/Engie-tourne-le-dos-au-nouveau-nucleaire/9880072?ckc=1&ts=1491377610

Avr 05

UNE FERMETURE DE FESSENHEIM… AU PRIX DE QUELLES CONCESSIONS ?

FessenheimCommuniqué de presse du Réseau Sortir du Nucléaire :

Selon le Canard Enchaîné, le conseil d’administration d’EDF pourrait se prononcer jeudi 6 avril sur la fermeture de Fessenheim. Une décision qui n’a que trop tardé et a été assortie de bien trop de cadeaux faits à EDF.

La fin d’un feuilleton grotesque et scandaleux ?

Le conseil d’administration d’EDF consentirait donc enfin à entériner la fermeture de Fessenheim, après avoir obtenu du gouvernement des concessions importantes (pas d’arrêt du réacteur Paluel 2, pourtant gravement endommagé par la chute d’un générateur de vapeur de 460 tonnes ; trois ans de délai pour le chantier de l’EPR de Flamanville, pourtant plombé par les retards, malfaçons et scandales ; énorme indemnité financière).

En effet, 465 millions d’euros seront prélevés sur l’argent du contribuable pour alimenter le puits sans fond de la dette d’EDF, sans qu’il soit question de reconversion des travailleurs. L’entreprise sera dédommagée pour la fermeture d’une centrale non rentable, qui cumule les pannes et ne fonctionne même plus actuellement ! Rappelons que le réacteur n°1 de Fessenheim est à l’arrêt suite à la détection d’une fuite et que le réacteur n°2, arrêté depuis juin 2016 et équipé d’un générateur de vapeur suspect, n’est toujours pas autorisé à redémarrer.

Enfin, est-il acceptable d’indemniser EDF pour l’arrêt d’une centrale qui a atteint sa fin de vie ? Depuis mars 2017, les réacteurs ont passé les 40 ans ; or l’Autorité de sûreté elle-même exprime des réserves à l’idée de dépasser cette durée de fonctionnement. Ce chantage augure mal de la mise en œuvre de la « réduction de la part du nucléaire » !

Fermeture de Fessenheim contre démarrage de l’EPR de Flamanville : le « deal » inacceptable

Le Réseau “Sortir du nucléaire“ sera particulièrement vigilant concernant l’issue de cette réunion et le décret qui sera adopté par la suite par Ségolène Royal. Si le gouvernement se décide à appliquer ce à quoi il s’est engagé, il lui sera encore possible de publier un acte abrogeant d’ici à la fin du mandat présidentiel l’autorisation d’exploitation de la centrale.

Mais s’il se confirme, comme l’annonce le Parisien, que tout pouvoir doit être voté à Jean-Bernard Lévy, PDG d’EDF, pour fixer lui-même la date de fermeture, le gouvernement cèdera-t-il une nouvelle fois en laissant fixer cette échéance à 2018, date présumée de mise en service de l’EPR de Flamanville ?

Pire, le chantage du PDG d’EDF ira-t-il jusqu’à obtenir qu’aucune date ne soit fixée et que le sort de Fessenheim soit entièrement conditionné au démarrage de Flamanville, quitte à repousser l’arrêt à une date indéterminée ? Fessenheim devrait-elle donc continuer à fonctionner si, au vu des défauts inacceptables de la cuve de l’EPR, celui-ci n’est pas autorisé à démarrer ? Et pire encore, le PDG d’EDF se réserverait-il la possibilité de rediscuter cette fermeture avec un gouvernement qui lui serait favorable ?

L’État, actionnaire à 85% d’EDF et pourtant garant de l’intérêt général, accepterait-il donc de se laisser réduire à un rôle de payeur sans influence sur la politique énergétique, ses représentants ne pouvant même pas s’exprimer ?

À bout de souffle, plombée par les pannes, équipée d’enceintes de confinement trop petites [1] et située en zone sismique et en contrebas du grand canal d’Alsace, Fessenheim doit être fermée immédiatement, pour des raisons de sécurité évidentes. Ce sont les populations qui risquent de faire les frais des marchandages d’EDF !

Contacts presse :

Philippe Lambersens – 06 83 53 89 82

André Hatz – 06 82 02 69 79

Notes :

[1] Comme exposé dans l’ouvrage La farce cachée du nucléaire, documents internes à EDF à l’appui, les enceintes de confinement de Fessenheim sont d’une taille insuffisante, si bien que leur pression de dimensionnement est inférieure à la pression qui pourrait être atteinte lors de l’accident de référence. En cas d’accident, elles ne seraient donc pas en mesure d’assurer correctement leur rôle de confinement de la radioactivité.

Chargée de communication :

Charlotte Mijeon – 06 64 66 01 23

http://www.sortirdunucleaire.org/Nos-communiques-de-presse

Avr 04

LES HABITANTS DE FUKUSHIMA « FORCÉS » DE REVENIR DANS LES ZONES RADIOACTIVES

FukushimaLe gouvernement japonais veut tourner la page de la catastrophe de Fukushima et vient de couper les aides financières aux habitants délogés des zones radioactives. Une décision dangereuse, prématurée et très critiquée par les ONG…

Six ans après le tsunami et la catastrophe nucléaire de Fukushima, le gouvernement japonais a levé l’ordre d’évacuation de quatre districts, parmi les plus contaminés autour de la centrale. Conséquence, 32.000 habitants déplacés de ces zones irradiées à l’époque et aidés financièrement ne recevront plus leur maigre pension (100.000 yens, 837 euros) de l’État. Un « détail » qui a son importance: pour une grande majorité d’entre eux, cette décision est synonyme de retour « à la maison« , relate Arnaud Vaulerin, correspondant de Libération au Japon
Zones « inadaptées« 
Pourtant, dans les communes de Tomioka, Namie, Iitate et Kawamata, les niveaux de radioactivité sont toujours anormalement élevés et potentiellement dangereux pour la santé. Tokyo a d’ailleurs augmenté artificiellement le seuil toléré de l’exposition aux radiations à 20 millisievert (mSv)  « soit la limite autorisée pour les travailleurs du nucléaire », précise l’article consacré. Les ONG japonaises crient au scandale et ont lancé un appel aux Nations unies pour demander à l’organisation internationale de dénoncer cette « réinstallation forcée dans des zones toujours inadaptées à l’habitat humain« . Le Premier ministre Shinzo Abe est pointé du doigt et accusé de « faire pression » sur ces populations pour réduire le budget d’indemnisation et redorer l’image du Japon en vue des Jeux olympiques 2020

Zones A, B et C
La zone contaminée par l’explosion de Fukushima-Daiichi est divisée en trois secteurs. Le secteur A affiche un taux d’exposition inférieur à 20 mSv/an, le B entre 20 et 50 et le C supérieur à 50 mSv. Dans le premier district, le retour est désormais autorisé, dans le second pas encore. Dans la zone C, la plus touchée, la question ne se pose même pas. 23.000 personnes habitaient à cet endroit et ont reçu une compensation de 14,5 millions de yens (120.000 euros) par la compagnie Tepco, gestionnaire de la centrale nucléaire. 

Fin de l’assistance
Le gouvernement japonais cessera également de dédommager les 55.000 ex-habitants de la zone B en mars 2018 et mettra aussi fin à l’aide au logement des 27.000 autres qui ont décidé à l’époque de quitter les régions limitrophes non concernées par l’évacuation obligatoire. « L’État japonais se conduit de manière criminelle en forçant les habitants à rentrer dans des endroits contaminés puisqu’il arrête de verser des aides financières« , accuse une mère de famille qui a quitté Koriyama en 2011 après les premiers symptômes de sa fille.

« Nous n’obligeons personne à revenir »
Tokyo n’oblige « personne à revenir », évidemment: « Des gens ont peur de la contamination, mais nous leur disons que dans la majorité des cas, les relevés d’exposition tournent autour de 2, 3, 4 ou 5 mSv à l’année, reprend Fujita. Ce sont des petites quantités qui ne présentent pas de risques. Après, bien sûr, se sentir en sécurité reste une question personnelle », précise Shinya Fujita, directeur des affaires internationales à l’Agence nationale de la reconstruction.
JO 2020
Signe de la politique de réhabilitation progressive de la région sinistrée, 
le comité olympique international (CIO) a donné vendredi son feu vert pour l’organisation d’épreuves de baseball à Fukushima: « Ce sont les jeux de Tokyo, mais au moins une rencontre, probablement le match d’ouverture, aura lieu au stade de Fukushima », a déclaré le 16 mars dernier le président du comité d’organisation des JO-2020, Yoshiro Mori. 
18.446 morts
Le séisme de magnitude 9 et le tsunami dévastateur du 11 mars 2011 ont causé la mort de 18.446 personnes. L’accident de la centrale nucléaire de Fukushima a contraint 123.000 habitants à l’exil, en raison des radiations.
Rappel des faits ci-dessous. 

Lire aussi

http://www.7sur7.be/7s7/fr/2765/Environnement/article/detail/3121957/2017/04/04/Les-habitants-de-Fukushima-forces-de-revenir-dans-les-zones-radioactives.dhtml

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