Mai 23

JAPON: DES CONDUITES D’AIR ROUILLÉES DANS 12 RÉACTEURS NUCLÉAIRES

Des conduites de systèmes de ventilation mangées par la corrosion et parfois percées ont été découvertes dans douze réacteurs nucléaires du Japon, ce qui présenterait un risque pour les techniciens en cas d’accident, selon un rapport de l’autorité nucléaire rendu public mercredi.

Ces anomalies ont été recensées lors d’une procédure de vérification ordonnée par le gendarme du secteur après un premier cas rencontré à la centrale de Shimane (sud-ouest) en décembre 2016.

La corrosion affecte des conduites d’air qui desservent les salles de contrôle. Il n’y a pas de danger en temps normal mais, « en cas d’accident« , les techniciens pourraient être exposés à des fuites d’air contaminé.

Les douze tranches concernées sont réparties dans un total de sept centrales, dont celle de Kashiwazaki-Kariwa (nord-ouest), la plus importante, exploitée par Tokyo Electric Power. Les conduites de quatre des sept unités de cette centrale présentent des points de corrosion, avec 5 fentes dans celles de la salle du réacteur 3 (dont une de 13 cm de long et 5 de large).

Quatre trous de 2 mm de diamètre ont aussi été repérés dans l’unité 7 qui a pourtant reçu récemment le certificat technique de conformité aux normes japonaises de sûreté, présentées par le gouvernement comme étant les plus sévères au monde.

Tous les réacteurs concernés par ces problèmes sont des modèles à eau bouillante (REB ou BWR) similaires à ceux de la centrale Fukushima Daiichi, mise en péril par le tsunami de mars 2011. Ses deux tranches les moins affectées, 5 et 6, ont aussi fait l’objet de ce contrôle de corrosion, la deuxième présentant des points de rouille.

Aucun des réacteurs à eau pressurisée (REP ou PWR) n’est concerné.

(©AFP / 23 mai 2018)

https://www.romandie.com/news/Japon-des-conduites-d-air-rouillees-dans-12-reacteurs-nucleaires/920441.rom

Mai 23

ALLEMAGNE: RWE ET VATTENFALL INDEMNISÉS POUR LA SORTIE DU NUCLÉAIRE

Berlin – Le gouvernement allemand a approuvé mercredi un projet de loi pour indemniser à hauteur de plusieurs centaines de millions d’euros les énergéticiens RWE et Vattenfall à la suite de sa décision de 2011 de sortir du nucléaire.

Le montant exact de l’indemnisation ne pourra être déterminé qu’une fois toutes les centrales nucléaires du pays fermées, soit en 2022. Mais le gouvernement table sur moins d’un milliard d’euros de dédommagements.

Berlin met ainsi en œuvre une décision de justice de 2016 donnant en partie raison aux producteurs d’énergie, qui réclamaient à Berlin des indemnités pour la sortie accélérée du nucléaire.

La justice allemande n’avait pas chiffré le montant de ces dédommagements, demandant au gouvernement de trouver un compromis avec les plaignants avant juin 2018.

La plainte remontait à 2012: EON et RWE, ainsi que le suédois Vattenfall, troisième producteur d’énergie en Allemagne, s’estimaient lésés par la décision de Berlin de sortir de l’atome suite à l’accident de Fukushima en 2011.

L’Allemagne avait alors décidé de la fermeture immédiate de huit centrales, tandis que les neuf autres doivent cesser leurs activités d’ici 2022.

À la Bourse de Francfort, vers 12H50 GMT, RWE évoluait en tête du Dax (-0,03% à 19,92 euros) dans un marché en baisse de 1,68%.

dar-ys-mfp/eb

https://www.romandie.com/news/Allemagne-RWE-et-Vattenfall-indemnises-pour-la-sortie-du-nucleaire/920555.rom

Mai 23

L’ADEME IMAGINE L’ÉNERGIE DE DEMAIN… SANS PARLER UNE FOIS DU NUCLÉAIRE

Dans son rapport, l’Agence prône une augmentation de 70% des renouvelables d’ici à 2028, mais prend soin de ne pas dire un mot de l’atome…

Délicat exercice que celui qui consiste à parler de l’avenir de l’énergie en France sans employer le mot « nucléaire » ! Dans un pays où plus de 70% de l’électricité provient de l’atome, cette difficulté s’apparente en effet à ce jeu appelé « ni oui ni non« , qui régale les enfants. Pourtant, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) y parvient dans un rapport rendu public ce mardi 22 mai, nommé « Pour une ambition renouvelée en faveur de la transition énergétique« .

Selon l’Ademe, la transition doit apparemment se faire sans que cela concerne ni de près ni de loin les 58 réacteurs que compte notre territoire.

Ce document donne pourtant un éclairage technique sérieux à un moment clé : celui où le gouvernement planche sur la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), une feuille de route qui décrit quel sera l’avenir des énergies dans notre pays, et dont on a déjà dit qu’il est sujet à d’énormes pressions, notamment de la part d’EDF.

Des pressions ? Quelles pressions ?

Des pressions ? Quelles pressions ? semblent se demander les rédacteurs du rapport. À la conférence de presse, le nouveau président de l’Ademe, Arnaud Leroy est même parvenu à employer une périphrase savoureuse, « l’autre source d’énergie électrique » pour désigner le nucléaire sans le dire. De l’art de ne pas appeler un chat un chat…

On suppose que le précédent de 2015 a laissé quelques traces chez le prudent Leroy, ancien député LREM et proche de Macron durant la campagne présidentielle. Souvenons-nous : cette année-là, un rapport de l’Ademe avait osé avancer que la France pourrait tout à fait remplacer ses centrales par une électricité 100% renouvelable d’ici à 2050. Tollé ! Fureur de la ministre de l’Écologie Ségolène Royal, qui tâchait de ménager tant bien que mal les fauves nucléocrates, très implantés, on le sait, dans quelques ministères, y compris le sien. Tancée comme il se doit, l’Ademe avait piteusement rangé son rapport dans un tiroir en invoquant une nécessité d’ »affiner les implications économiques et technologiques« .

Rien de tel avec le rapport 2018, qui, certes, ne se projette pas jusqu’en 2050 et s’arrête à 2035. Mais le scénario 100% renouvelables a disparu… Interpellé, le président de l’Ademe répond :

« On ne va pas refaire le match de la transition énergétique. C’est un débat clos, car il a été tranché en 2015 [avec la Loi de transition énergétique qui prévoyait une réduction de la part du nucléaire dans le bouquet électrique à 50% en 2025, NDLR]. L’échéance de 2025 a été repoussée par réalisme et par pragmatisme, mais l’ambition a 50% n’a pas varié. Nous nous en tenons donc à ce scénario. »

Ce n’est donc plus la peine d’exciter en plus les partisans de l’atome en leur rappelant qu’ils appartiennent au passé.

Fourchette basse

Par ailleurs, selon Leroy, il serait bien difficile de faire entrer dans le rapport un coût dont on ne sait encore rien : celui du Grand Carénage, c’est-à-dire des grands travaux pour permettre aux centrales de dépasser la durée de vie de 40 ans (sursis réclamé à grand cri par EDF et que l’Autorité de sûreté nucléaire va chiffrer en 2021).

Ce n’est pas faux… à ceci près que la fourchette de coût du Grand Carénage est connue : entre 45 et 100 milliards d’euros. Il n’eût sans doute pas été impossible d’établir deux scénarios, fourchette basse-fourchette haute pour combler ce que Leroy appelle « un trou dans la raquette« …

Reste que le rapport de l’Ademe réjouira les partisans du solaire et de l’éolien, puisque l’Agence réaffirme la nécessité d’augmenter de 70% les renouvelables entre 2016 et 2028. On part de loin : ces énergies vertes ne représentent actuellement que 16% du mix énergétique, ce qui est faible en Europe. Il faudrait donc doubler cette proportion… juste pour respecter la loi de 2015. Et viser 40% en 2035.

Ce qui est « techniquement possible et économiquement souhaitable » en « développant un panel plus large de ressources renouvelables« , écrit l’Ademe.

Il s’agit notamment de se mettre sérieusement au photovoltaïque, à la biomasse, aux pompes à chaleur, à l’éolien, à la méthanisation et au biogaz. En somme, toutes les énergies sous-exploitées en France où, jusqu’ici, on a surtout misé sur le bois-énergie et les barrages hydrauliques.

345.000 emplois créés

Quant au caractère « intermittent » de ces énergies (le vent ne souffle pas tout le temps, le soleil ne brille pas tout le temps) qui fait tant hurler les pro-nucléaires, l’Ademe estime :

« Cela ne pose aucun problème au système électrique français (…) : la flexibilité actuelle du système est déjà très importante« , et va devenir de plus en plus performante, notamment grâce au progrès dans les capacités de stockage de l’électricité renouvelable – encore médiocres.

L’Ademe estime même que miser sur les renouvelables sera bon pour l’emploi puisqu’elles créeront 345.000 emplois d’ici à 2035. Cela ne désavoue pas un scénario de 2016, dans lequel la même Agence annonçait un million d’emplois pour 2050. Mais reconnaissons que cela a moins de panache – prudence encore…

Ce que ne dit pas le rapport de l’Ademe, c’est comment il va être possible, pour la France, de cumuler la puissance du parc nucléaire existant, avec celle qui proviendra des renouvelables, dans un contexte où la consommation d’électricité des ménages dégringole et cela ne va pas cesser…

Interrogé sur ce point, David Marchal, chef de service adjoint réseaux et énergies renouvelables à l’Ademe, estime que « le mix français renouvelable et nucléaire va bien s’exporter en Europe.« 

Autrement dit, cette surcapacité va être exportée sur les réseaux, hors de nos frontières et remplir les poches de la France. Un scénario séduisant, mais pas du tout établi : pour exporter une énergie dans un paysage concurrentiel déjà saturé, il faut en effet souvent la brader. Au final, des pertes seraient donc en vue… Mais ce scénario a au moins le mérite d’évacuer une question qui fâche sans trop enquiquiner EDF.

Par Arnaud Gonzague, journaliste, publié le 23 mai 2018

https://www.nouvelobs.com/planete/20180522.OBS7044/l-ademe-imagine-l-energie-de-demain-sans-parler-une-fois-du-nucleaire.html

Mai 23

L’ACCORD SUR LE NUCLÉAIRE IRANIEN N’EST PAS MORT, DIT LE DRIAN

PARIS (Reuters 23/05/2018) – L’accord sur le nucléaire iranien « n’est pas mort« , a déclaré mercredi le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, qui a évoqué un désaccord à la fois sur le fond et sur la méthode à ce sujet avec les États-Unis.

Les États-Unis de Donald Trump ont décidé de se retirer de cet accord et promettent d’imposer à l’Iran les sanctions « les plus dures de l’histoire« , ainsi que l’a déclaré lundi le secrétaire d’État américain, Mike Pompeo.

La France a certes des préoccupations communes avec Washington, notamment à l’égard du programme balistique iranien et de la volonté d’hégémonie régionale de Téhéran, a dit Jean-Yves le Drian, interrogé par France Inter.

« Mais (…) nous avons un désaccord de fond parce que nous estimons que l’acquis qui a été produit par l’accord de Vienne, qui empêche réellement l’Iran d’accéder à l’arme nucléaire, est un acquis considérable« , a-t-il ajouté.

« Cet accord n’est pas mort (…) Les États-Unis s’en sont retirés, la France, la Grande-Bretagne, l’Allemagne, la Chine la Russie en font toujours partie« , a-t-il ajouté.

Concernant la méthode, la France considère que les sanctions envisagées par les États-Unis à l’encontre de l’Iran ne sont pas de nature à favoriser le dialogue.

« Au contraire, ça va favoriser en Iran la présence et la puissance des conservateurs, ça va affaiblir le président (Hassan) Rohani, qui voulait négocier », a-t-il ajouté. « Et, finalement, cette posture risque de mettre davantage en danger la région que cela ne l’est aujourd’hui. »

Jean-Yves Le Drian a également jugé « inacceptable » que les entreprises européennes travaillant avec l’Iran puissent être sanctionnées par les États-Unis.

« Nous sommes tout à fait opposés à ces mesures (…)  extraterritoriales, on ne se plie pas« , a dit le ministre français, qui a rappelé la décision de l’Union européenne de mettre en œuvre un mécanisme financier « immunisant » les entreprises intervenant en Iran contre ces sanctions.

Emmanuel Jarry

https://www.challenges.fr/monde/l-accord-sur-le-nucleaire-iranien-n-est-pas-mort-dit-le-drian_588920

Mai 23

LA CORÉE DU NORD PRÉPARE LE DÉMANTÈLEMENT DE SON SITE NUCLÉAIRE MALGRÉ LES DOUTES DE TRUMP

Séoul (AFP) – Des journalistes étrangers étaient en route mercredi pour couvrir la destruction du site nord-coréen d’essais nucléaires, un geste de bonne volonté avant un sommet historique dont la tenue est cependant mise en doute par Donald Trump.

Le Nord avait annoncé le mois dernier qu’il allait détruire le site de Punggye-ri, dans le nord-est, en faisant exploser les tunnels d’accès, une annonce saluée par Washington et Séoul.

Punggye-ri a été le théâtre des six essais nucléaires menés par Pyongyang. Le dernier en date, le plus puissant à ce jour, a eu lieu en septembre et aurait été celui d’une bombe à hydrogène.

Ce démantèlement est censé intervenir entre mercredi et vendredi, en fonction de la météo.

La Corée du Nord a présenté cette destruction comme un geste de bonne volonté avant le sommet historique entre M. Trump et le leader nord-coréen Kim Jong Un prévu le 12 juin à Singapour.

Mais l’espèce d’euphorie qui a flotté dans les semaines suivant l’annonce d’un accord sur cette rencontre a cédé la place au doute.

La semaine dernière, le Nord a subitement menacé de ne pas participer et annulé des discussions avec le Sud, accusant Washington de vouloir le mettre au pied du mur et le forcer à renoncer unilatéralement à son arsenal nucléaire. Et mardi, c’est M. Trump qui a évoqué la possibilité d’un report.

« Il est possible que ça ne marche pas pour le 12 juin« , a dit M. Trump, assis dans le Bureau ovale au côté de son homologue sud-coréen Moon Jae-in. « Si la rencontre n’a pas lieu, elle aura peut-être lieu plus tard« , a-t-il ajouté évoquant « certaines conditions« , sans élaborer.

– « Terrain glissant » –

« Nous voulons nous assurer que nous sommes sur la même longueur d’ondes au sujet du contenu de ce qui sera discuté« , a ensuite dit le secrétaire d’État américain Mike Pompeo à la presse. Mais « nous travaillons toujours en vue du 12 juin » et « nous ferons tout notre possible pour que cette rencontre soit une réussite« , a-t-il ajouté, assurant être « optimiste« .

Washington exige une dénucléarisation « complète, vérifiable et irréversible » de la Corée du Nord, mais celle-ci a toujours affirmé qu’elle ne renoncerait pas à des armes atomiques qu’elle a développées comme une assurance-vie contre ce qu’elle perçoit comme des menaces américaines d’invasion.

Koo Kab-woo, professeur à l’Université des études nord-coréennes de Séoul, évoque auprès de l’AFP « un terrain glissant« .

« Trump veut une dénucléarisation rapide, qui interviendrait pendant son premier mandat. Mais si c’est le cas, il doit fournir aussi rapidement à la Corée du Nord des garanties correspondantes pour sa sécurité.« 

Dans ce contexte, la cérémonie de démantèlement de Punggye-ri sera peut-être l’occasion d’en savoir plus sur l’état d’esprit des dirigeants nord-coréens.

Les spécialistes sont divisés sur le fait de savoir si le site sera vraiment rendu inutilisable. Certains avancent qu’il l’était peut-être déjà, d’autres disent qu’un tel site peut facilement être remis en service.

Et par le passé, Pyongyang a pu faire machine arrière quand le vent diplomatique tournait.

– Pyongyang gagne des points –

Mais certains experts jugent remarquables le fait que Pyongyang ait annoncé le démantèlement sans rien demander en échange.

Pour Go Myong-hyun, expert à l’Institut Asan d’études politiques, les deux camps cherchent à aborder le sommet dans la position la plus forte.

Le démantèlement devant les caméras étrangères permettra à Pyongyang de gagner des points à l’international, même en cas d’échec du sommet.

« La Corée du Nord pourra dire à la communauté internationale qu’elle a fait tout ce qu’elle a pu pour parvenir à la dénucléarisation au travers de négociations mais qu’elle n’y est pas parvenue à cause des pressions américaines« , dit-il.

Mardi, des reporters de Chine, de Russie et des États-Unis ont embarqué à Pékin à bord d’un vol pour Wonsan, en Corée du Nord, d’où ils devaient ensuite voyager en train et en bus pendant une vingtaine d’heures le long de la côte est, jusqu’au site d’essais.

Mais les journalistes sud-coréens n’étaient pas montés à bord, Séoul affirmant ne pas avoir reçu la confirmation de la Corée du Nord que ses reporters étaient autorisés à venir.

Mercredi, le ministère sud-coréen de l’Unification a annoncé que c’était désormais chose faite. On ignore comment les journalistes sud-coréens rejoindront leurs confrères étrangers.

Mardi, un porte-parole du ministère avait avancé que le Sud pourrait affréter un vol direct, chose rarissime entre deux pays qui, faute de traité de paix à l’issue du conflit de 1950-1953, sont encore techniquement en guerre.

L’Agence France-Presse, comme d’autres grands médias internationaux, n’a pas été conviée à couvrir l’événement.

Par L’Obs, publié le 23 mai 2018

https://www.nouvelobs.com/topnews/20180523.AFP1014/la-coree-du-nord-prepare-le-demantelement-de-son-site-nucleaire-malgre-les-doutes-de-trump.html

Mai 23

EDF PRÉPARE UN NOUVEL EPR

EDF a réitéré mercredi 23 mai sa volonté de ne fermer aucun réacteur nucléaire avant 2029 hormis ceux de la centrale de Fessenheim, et d’obtenir l’autorisation d’en garder certains en service jusqu’à 60 ans, mais sans préciser combien.

« Nous sommes confiants dans notre capacité à exploiter en toute sûreté [le] parc [nucléaire] jusqu’à 60 ans […], mais il ne nous parait pas réaliste d’emmener l’ensemble du parc à cette échéance », écrit l’électricien dans sa contribution publiée mercredi sur le site de la Commission nationale du débat public.

Ce texte s’inscrit dans le débat en cours sur l’élaboration de la feuille de route énergétique de la France pour la période 2019-2023 et des orientations à horizon 2028. Il doit permettre au gouvernement d’aboutir à un texte définitif à la fin de l’année.

Actuellement, EDF a l’autorisation d’exploiter les 58 réacteurs de son parc français pendant 40 ans. Un certain nombre commenceront à atteindre cette échéance à partir de 2019 et EDF prévoit de grands travaux pour obtenir de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) le droit de prolonger leur vie de dix années supplémentaires, soit jusqu’en 2029 pour les plus anciens.

EDF confirme aussi qu’il travaille toujours au développement d’un réacteur EPR « simplifié » pour renouveler une partie du parc nucléaire français. Il dit d’ailleurs attendre « une décision prochaine » de l’État pour lancer le processus permettant de mettre une « première » centrale en service « en 2030 ou à peu près ».

Source : Romandie

https://reporterre.net/EDF-prepare-un-nouvel-EPR

Mai 23

5èmes JOURNÉES D’ÉTUDES POUR L’ARRÊT DU NUCLÉAIRE SAMEDI 30 JUIN et DIMANCHE 01 JUILLET 2018

LE COLLECTIF ARRÊT DU NUCLÉAIRE, vous invite à participer à deux journées d’échanges, de débats et de fête dans un cadre historique des luttes antinucléaires Le Cotentin aux cotés de nos ami-e-s du CRILAN et du CANO regroupant tous les groupes Ouest.

L’objectif de ces Journées d’études est de réfléchir ensemble aux actions communes et élaborer collectivement pour arrêter le nucléaire.

Tous les membres des groupes antinucléaires ayant une activité locale régionale ou nationale sont invités quels que soient la coordination ou les réseaux auxquels ils sont adhérents.

LIEU : Ferme de DOMI et ISA

https://www.jours-de-marche.fr/producteur-local/laferme-de-domi-et-isa-28.html

À 4 km de Valognes dans le Cotentin (département de la Manche).

Adresse :

La Ferme de Domi et Isa, 8 bis route de la Vautière, 50700 Yvetot-Bocage

téléphone: 02.33.95.19.47 mobile: 0687521274

dominique.poisson4@wanadoo.fr

PROGRAMME et Inscription: cliquer sur :

http://collectif-adn.fr/entree.html

Mai 22

ÉCONOMIE : AVEC DES AMIS COMME LES ÉTATS-UNIS, PAS BESOIN D’ENNEMIS

Grâce à l’extraterritorialité du droit américain, les États-Unis mènent une véritable guerre économique contre les groupes français et européens. En sanctionnant l’entreprise russe Rusal, Washington menace nos industries et crée même les conditions d’une pénurie d’alumine sur le continent.

Le retrait américain de l’accord sur le nucléaire iranien a mis en lumière les conséquences économiques d’une telle décision pour nos entreprises européennes. Une situation qui popularise encore auprès du grand public la question de l’extraterritorialité du droit américain, et ses terribles répercussions pour nos grands groupes et nos PME. Dans la guerre économique que livrent les États-Unis, ceux-ci disposent d’une arme unique en son genre, qui biaise la concurrence et fausse la compétition économique mondiale. Les récentes sanctions décidées contre plusieurs entreprises russes procèdent de la même logique que le dossier iranien : empêtrés dans un conflit politique, les Américains appliquent des sanctions économiques, auxquels tous leurs partenaires, et en premier lieu les Européens, sont priés de se plier. Sous peine de voir leur peine s’alourdir.

Sanctions économiques contre Rusal : Paris et Berlin inquiets

Les récents voyages diplomatiques d’Emmanuel Macron et d’Angela Merkel à Washington avaient des allures d’audience papale du Moyen-Âge : les grands seigneurs sont venus implorer le Saint-Siège de leur épargner l’excommunication. Une excommunication bien entendu non pas spirituelle, mais économique : une mise au ban de l’économie mondiale et de lourdes sanctions pour la moindre entreprise française ou européenne qui s’aviserait d’avoir des partenariats avec un certain nombre d’entreprises russes.

Depuis le 6 avril, Washington a promulgué de nouvelles mesures de rétorsion économiques visant sept hommes d’affaires russes et leurs sociétés, et toute entreprise susceptible de travailler avec eux. L’entreprise de production d’aluminium Rusal figurant sur la liste noire dressée par Washington, des constructeurs automobiles comme Volkswagen, ou encore le groupe aéronautique Airbus, pourraient être sanctionnés s’ils continuaient à traiter avec les Russes. Une menace sérieuse donc, Rusal assurant 25% de la demande d’aluminium sur le continent européen. Plus de soixante entreprises allemandes pourraient pâtir de ces sanctions, selon le Comité oriental de l’économie allemande : « les sociétés allemandes craignent des annulations de contrats à court terme pour plusieurs centaines de millions d’euros ».

Les sanctions américaines pourraient même entrainer une pénurie d’alumine — la matière première de l’aluminium — sur le Vieux Continent. « Il y a déjà une pénurie d’alumine et il y aura à terme une pénurie d’aluminium en Europe si rien n’est fait » déclarait en avril dernier le PDG du groupe industriel norvégien Norsk Hydro. Une inquiétude partagée par un autre géant de l’aluminium, le groupe anglo-australien Rio Tinto. Face à cette situation l’Association allemande des métaux a demandé « des solutions politiques rapides » et des dérogations pour les importateurs européens.

Devant l’insistance des Européens, Washington a fini par céder : le 23 avril, le département du Trésor annonçait que les entreprises américaines auront jusqu’au 23 octobre — au lieu du 5 juin — pour mettre un terme à leurs activités avec Rusal, et qu’il n’imposerait pas de sanctions aux entreprises non américaines qui travaillent avec Rusal ou ses filiales.

Les entreprises européennes sont-elles tirées d’affaire pour autant ? Sauf syndrome de Stockholm aiguë, difficile de ne pas en vouloir aux autorités américaines qui manient la carotte et le bâton avec leurs « alliés » européens. Ces sanctions font peser une épée de Damoclès sur nos entreprises et surtout sur nos PME. Pour celles-ci, ces menaces économiques sont particulièrement difficiles : elles ne disposent pas des réserves budgétaires, du réseau et des services juridiques des grands groupes quand il s’agit de négocier ou de subir les sanctions américaines. Dans le cas de mesures comme celles imposées à Rusal, nos PME sont donc contraintes de choisir : s’exposer au risque de lourdes amendes, ou se priver de partenaires commerciaux parfois indispensables. En attendant la prochaine crise diplomatique des États-Unis…

Une situation intolérable et un non-sens économique. Bruxelles, si prompt à défendre (souvent à raison) une réduction de la place de l’État dans les économies des nations européennes, serait bien inspiré de protéger les entrepreneurs de ces turbulences politiques.

Comment la justice américaine cible les entreprises étrangères

Car le cas de Rusal n’a rien d’anecdotique. En vertu de l’extraterritorialité du droit américain, toute entreprise non américaine peut être poursuivie par la justice de l’Oncle Sam, à condition qu’elle ait un lien avec les États-Unis : établir une transaction en dollars ou utiliser une technologie américaine suffit pour que des poursuites soient engagées.

De nombreuses entreprises européennes et françaises en ont déjà fait les frais. En 2014, la banque BNP Paribas s’est ainsi vue infliger une amende record, de près de 9 milliards de dollars, pour violation de l’embargo contre l’Iran, le Soudan et Cuba. « Nous avons payé pour des sanctions que nous ne reconnaissions pas », s’indigne l’ancien ministre Pierre Lellouche, qui estime même que les États-Unis, s’étant depuis rapprochés de Cuba, devraient rembourser cette amende.

La mésaventure d’Alstom, passée en 2014 sous la houlette de l’américain General Electric (GE), est elle aussi éloquente. Juste avant d’être rachetée au nez et à la barbe de l’État français, cette entreprise stratégique avait été condamnée par la justice américaine à payer une amende de 772 millions de dollars pour des faits de « corruption ». Acculé, le groupe français n’a eu que deux alternatives : payer cette amende record et faire couler le budget de l’entreprise ou accepter de se faire racheter à très bon prix par son principal rival américain. On connaît la suite…

Airbus, qui s’est dénoncé aux autorités américaines pour les mêmes raisons, ou Areva, lors du rachat du Canadien Uramin, sont également menacés.

Iran : le double jeu des États-Unis

Si Donald Trump a promis une nouvelle vague de sanctions à l’encontre de l’Iran, jusqu’à sa dénonciation de l’accord sur le nucléaire certaines entreprises étaient libres de commercer avec l’Iran. Mais toujours selon les règles édictées par Washington. C’était le cas d’Airbus, qui a attendu de longs mois que le Trésor américain valide la vente de 118 de ses avions, pour 25 milliards de dollars. Pendant ce temps, son concurrent Boeing signait avec Téhéran un accord pour l’achat de 100 avions, permettant à l’avionneur américain de refaire son retard sur son concurrent européen. Un double jeu évident, pour favoriser, une nouvelle fois, les intérêts américains sur ceux du Vieux Continent…

Imaginez un sportif qui prendrait part à une compétition, tout en endossant le statut d’arbitre et se permettant de sanctionner ses coéquipiers s’ils ne jouent pas selon ses propres règles. C’est à peu près le rôle des États-Unis dans la compétition économique mondiale. Un non-sens, dont les Européens seraient bien inspirés de tenter d’y mettre fin.

http://www.planete-business.com/2018/05/21/economie-avec-des-amis-comme-les-etats-unis-pas-besoin-dennemis/

Mai 22

LA CORÉE DU NORD REFUSE LES JOURNALISTES SUD-CORÉENS POUR LA COUVERTURE DU DÉMANTÈLEMENT DU SITE NUCLÉAIRE

SÉOUL, 22 mai (Yonhap) — La Corée du Nord a refusé la liste des journalistes sud-coréens sélectionnés pour couvrir le démantèlement du site d’essais nucléaires de Punggye-ri, diminuant fortement les chances de voir des médias sud-coréens se joindre à l’événement prévu cette semaine.

«Nous avons essayé d’envoyer la liste à travers le canal de communication de Panmunjom ce matin à 9h, mais le Nord l’a refusée», a déclaré un officiel du ministère de l’Unification sous couvert d’anonymat.

Alors que le Nord a refusé la liste, la presse sud-coréenne devrait donc être exclue de la cérémonie que le Nord projette de tenir cette semaine.

La Corée du Nord a annoncé à la mi-mai qu’elle démantèlerait publiquement le site d’essais nucléaires situé à Wonsan, dans le nord du pays, lors d’une cérémonie à laquelle des médias de la Corée du Sud, des États-Unis, de la Chine, de la Russie et du Royaume-Uni seront invités.

La Corée du Nord a, à l’origine, invité quatre journalistes d’une agence de presse et quatre autres d’une chaîne de télévision pour couvrir l’événement qui aura lieu entre les 23 et 25 mai.

Le site, situé dans la région montagneuse du nord-est de la Corée du Nord, est l’endroit où le Nord a effectué tous ses six essais nucléaires. Son démantèlement sera une étape «significative» vers la dénucléarisation complète que le Nord a promise lors du sommet inter-coréen du 27 avril.

Malgré l’incertitude de leur voyage au Nord, les huit journalistes sud-coréens sont arrivés à Pékin lundi. Les journalistes étrangers sont partis ce mardi matin pour Wonsan à bord d’un avion affrété par la compagnie aérienne nord-coréenne Air Koryo.

rainmaker0220@yna.co.kr

http://french.yonhapnews.co.kr/news/2018/05/22/0200000000AFR20180522000400884.HTML

Mai 22

NUCLÉAIRE IRANIEN: LES ÉTATS-UNIS VEULENT «LES SANCTIONS LES PLUS FORTES DE L’HISTOIRE» POUR L’IRAN

Le secrétaire d’État à la Défense américain a mis sur la table douze conditions drastiques, sous peine de sanctionner l’Iran…

Les États-Unis ont promis lundi d’imposer à l’Iran les sanctions « les plus fortes de l’Histoire ». Une liste de douze exigences draconiennes en vue d’un « nouvel accord » beaucoup plus vaste, après le retrait américain controversé du texte sur le nucléaire iranien.

« L’Iran n’aura plus jamais carte blanche pour dominer le Moyen-Orient », a déclaré le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo en présentant la « nouvelle stratégie » après la décision fracassante annoncée le 8 mai par Donald Trump.

« Qui êtes-vous pour décider pour l’Iran et le monde ? L’époque de telles déclarations est révolue », a réagi le président iranien modéré Hassan Rohani..

Le secrétaire d’État américain Mike Pompeo a réclamé le « soutien » des alliés des États-Unis à sa stratégie. Tout en reconnaissant les difficultés des entreprises européennes, il a prévenu : celles qui conserveront des investissements dans des secteurs iraniens interdits par les sanctions américaines « seront tenues responsables ».

Les douze conditions « irréalistes » de Pompeo pour l’Iran

Dans son discours, l’ex-directeur de la CIA a assuré que les États-Unis allaient exercer une « pression financière sans précédent sur le régime iranien », avec « les sanctions les plus fortes de l’Histoire ». Il a aussi promis de « traquer les agents iraniens et leurs supplétifs du Hezbollah à travers le monde pour les écraser ». Le ministère américain de la Défense a parallèlement envisagé de « nouvelles mesures » pour contrer l’influence iranienne au Moyen-Orient.

Mike Pompeo s’est certes dit prêt à négocier avec le régime iranien un « nouvel accord » pour qu’il « change d’attitude ». Mais il a émis douze conditions dont il a lui-même reconnu qu’elles « peuvent sembler irréalistes ».

Sur le volet nucléaire, les demandes américaines vont bien au-delà de l’accord de 2015 : l’Iran doit reconnaître la dimension militaire passée de son programme, cesser tout enrichissement d’uranium et fermer son réacteur à eau lourde, et enfin donner aux inspecteurs internationaux accès sans conditions à tous les sites du pays. Téhéran, a-t-il poursuivi, doit aussi mettre fin à la prolifération de missiles balistiques et aux développements et essais de missiles à capacité nucléaire.

Enfin, la République islamique doit se retirer de Syrie où elle soutient le régime de Bachar-al-Assad, cesser de soutenir des groupes « terroristes » (Hezbollah libanais, talibans afghans…), de s’ingérer dans les conflits ou les affaires de ses voisins (Yémen, Irak, Liban…), ou d’en menacer d’autres, comme Israël ou l’Arabie saoudite, a énuméré Mike Pompeo.

Le choix du peuple iranien

« En échange de changements majeurs en Iran » sur ces douze points, les États-Unis sont prêts à lever, à terme, leurs sanctions et à « rétablir l’ensemble des relations diplomatiques et commerciales », a assuré le secrétaire d’État américain. « Au bout du compte, le peuple iranien devra faire un choix sur ses dirigeants », a-t-il lancé.

« Il n’y a pas de solution alternative » à l’accord sur le nucléaire, a réaffirmé la cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini, estimant que le discours de Mike Pompeo « n’a démontré en rien » comment le retrait américain pourrait rendre « la région plus sûre ».

Depuis Buenos Aires, le chef de la diplomatie allemande Heiko Maas a annoncé lundi qu’il se rendrait cette semaine à Washington pour s’entretenir avec Mike Pompeo. « Nous pensons que sans cet accord, nous prendrions le risque que l’Iran reprenne son programme nucléaire », a-t-il ajouté.

https://www.20minutes.fr/monde/2275223-20180522-nucleaire-iranien-etats-unis-veulent-sanctions-plus-fortes-histoire-iran

Mai 22

DE BURE À BELLEVILLE-SUR-LOIRE, LA MOBILISATION CONTRE LES DÉCHETS NUCLÉAIRES S’ÉLARGIT

Fin avril, près d’une centaine de personnes se sont mobilisées contre le projet de piscine géante d’entreposage de combustible radioactif à Belleville-sur-Loire. De Bure à La Hague, la prise de conscience autour des déchets nucléaires progresse, et la lutte s’élargit.

Belleville-sur-Loire (Cher), reportage

Le 1er mai 2018, alors que les cortèges syndicaux défilaient dans les villes, à Belleville-sur-Loire (Cher), la contestation s’est prolongée près de la centrale nucléaire, où les deux réacteurs crachent leur fumée en continu dans l’azur. Au bord de l’étang creusé en contrebas — la baignade y est déconseillée, mais les pêcheurs nombreux —, une petite centaine de personnes s’est regroupée pour une « kermesse » antinucléaire concluant le week-end « Tchernoville-sur-Loire ». Quatre jours de conférences, déambulation clownesque, repas partagés, pour affirmer l’opposition au projet de construction d’une piscine géante d’entreposage de combustible irradié, révélé par Reporterre en février dernier.

La nouvelle piscine géante pourrait accueillir 6.000 à 8.000 tonnes de combustible irradié et servirait à désengorger le site de La Hague (Manche), qui arriverait à saturation en 2025. Préparé depuis plusieurs années à la demande de l’IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire), de l’ASN (Autorité de sûreté nucléaire) et du Plan national de gestion des matières radioactives, le projet était resté secret. Deux mois après sa révélation, la contestation se met en place.

« Là, ça touche à l’image de la région » 

Catherine Fumé, coprésidente de Sortir du nucléaire Berry-Giennois-Puisaye, coorganisatrice de « Tchernoville », y voit un premier succès : « Depuis des années, on n’était que vingt à agiter nos tracts ! » Les élus aussi se manifestent : « Ils ont été les premiers à se faire graisser la patte pour accepter les autres centrales de la région, malgré toutes leurs défaillances. Mais là, ça touche à l’image de la région », explique-t-elle. Dès le lendemain des révélations, François Bonneau, le président du conseil régional du Centre-Val de Loire, a annoncé qu’il s’opposait au projet et inciterait d’autres élus à montrer « leur totale opposition ». Peu de temps après, le conseil régional a suivi, ainsi que d’autres élus locaux, comme les maires de Beaulieu ou de Bonny-sur-Loire.

Une pétition regroupant 4.000 personnes a été lancée par le groupe EELV-Centre-Val de Loire. Deux collectifs de riverains se sont créés pour s’y opposer — ADNB dans la Nièvre et Vivons notre Loire dans le Sancerrois. « Au début, il y avait un côté “pas dans mon jardin”, maintenant, beaucoup pensentni ici, ni ailleurset remettent en question le nucléaire », explique Émilie, fondatrice d’ADNB.

Face à ces premiers refus, EDF est sorti de son silence le 28 mars à Paris lors de la première réunion de présentation officielle du projet à l’initiative de l’IRSN et de l’ASN, qui regroupait des membres de la société civile et des CLI (commissions locales d’information). Affirmant que le choix final du site n’était pas encore fait. « EDF a annoncé que la sélection du lieu interviendrait dans un deuxième temps, après validation du projet généraliste et du dossier d’option de sûreté par l’IRSN », dit Catherine Fumé.

Ce flou de communication ne rassure pas Irène [*], la cinquantaine, installée à 5 km de la centrale de Belleville depuis plus d’une vingtaine d’années, qui participe pour la première fois à un rassemblement antinucléaire. « On a fait construire notre maison à côté de la centrale sans savoir. J’en ai fait des cauchemars pendant des années », témoigne-t-elle. L’annonce de la méga-piscine est pour elle un déclic. « Maintenant, j’ai des enfants, des petits-enfants, et ils veulent mettre les déchets juste à côté : comment avoir l’information ? Comment se mobiliser ? » Erwan [*], lui, est mécanicien robinetier depuis 7 ans à la centrale nucléaire de Belleville — « mais je suis antinucléaire, c’est juste pour nourrir ma famille », explique-t-il. Venu aussi pour la première fois, il souhaite dénoncer, sous pseudonyme, ce projet de piscine qui, selon lui, « ne tient pas debout si on ne sait pas quoi faire, ensuite, des combustibles entreposés ».

Ils sont loin d’être les seuls à s’inquiéter. Le 21 avril, 300 personnes ont assisté à une première réunion d’information animée par Bernard Laponche, dans le petit village de Boulleret, à 10 km de la centrale de Belleville. Catherine veut y voir le signe d’une « vague montante de prise de conscience sur cette question. Les déchets débordent de partout et viennent taper à la porte des gens ! Quand on tracte, les gens disent : “Les déchets nucléaires ? Ah oui, c’est comme à Bure.” C’est très nouveau ! »

« Il y a un renouvellement générationnel qui redonne de l’énergie au mouvement antinucléaire » 

Pour les militants, les deux projets font système. Dominique Boutin, de Sortir du nucléaire Tours, estime que la piscine de Belleville serait une antichambre du projet d’enfouissement de déchets ultimes Cigéo : « Un stockage intermédiaire pour désengorger La Hague en attendant que la poubelle de Bure soit opérationnelle d’ici 2080-2090. Mais si Cigéo ne se fait pas, que faire de ces déchets qui s’accumulent ? » Selon lui, la méga-piscine, pas encore sortie de ses cartons, pourrait même faire des petits très vite : « EDF a environ 20.000 tonnes de combustibles irradiés, issus du Mox et des autres filières, qu’ils prétendent retraiter un jour, mais dont ils ne savent pas quoi faire en réalité. Il faudra sans doute s’attendre à 3 ou 4 piscines du même type. »

Pour Gwen, impliqué dans le comité de soutien à Bure de la Puisaye, « la méga-piscine de Belleville est un nouvel exemple concret du problème des déchets sur lequel l’industrie n’a jamais eu aucune solution, à Bure comme ailleurs ». L’organisation du week-end a été portée par la vague qui a suivi l’expulsion du bois Lejuc à Bure le 22 février — 70 rassemblements, dont 6 dans le Centre, et une cinquantaine de comités de soutien créés. Des membres des comités Bure de Blois, de la Puisaye, du Morvan, de Tours, de l’Allier, du Centre et mêmes des « hiboux » de Bure se sont ainsi impliqués pour faire vivre « Tchernoville »« TomBur’la » de solidarité contre la répression, animations, déambulations…

Sylvie [*], la trentaine, est descendue de Bure spécialement pour participer : « Ce qui se joue en ce moment, avec le projet à Belleville et la dynamique des comités, peut élargir la lutte, alors que l’État a toujours voulu cantonner au plan local ses projets de gestion de déchets. » En se rencontrant au niveau régional, les groupes Sortir du nucléaire (SDN) et les comités apprennent à mieux se connaître et préparent leurs futures actions. « On met tout en place pour que le jour où ils posent la demande d’autorisation de chantier, si on n’est pas écouté, ça se mobilise très fort ! J’ai 60 ans, j’ai fait de l’action légale toute ma vie, mais le contexte global de déni de démocratie, à la Zad, sur les étudiants, les migrants, les cheminots, conduit à d’autres formes de lutte. Il y a un renouvellement générationnel qui redonne de l’énergie au mouvement antinucléaire ! » explique vivement Catherine Fumé. La mobilisation ne fait donc que commencer. Après la kermesse, un camp de rencontres, porté par le « comité central de Bure », va donc s’installer pendant 3 semaines et « construire des outils pour renforcer et populariser la lutte antinucléaire ».

Catherine Fumé, administratrice de SDN Berry-Giennois-Puisaye, participera jeudi 24 mai à la Rencontre de Reporterre : « Des déchets nucléaires aux luttes sociales, on ne nous atomisera pas ! »

https://reporterre.net/De-Bure-a-Belleville-sur-Loire-la-mobilisation-contre-les-dechets-nucleaires-s

Mai 21

MOON PREND LA DIRECTION DE WASHINGTON POUR RENCONTRER TRUMP

SÉOUL, 21 mai (Yonhap) — Le président Moon Jae-in a pris aujourd’hui la direction de Washington, avec la mission de jouer le médiateur sur la question nucléaire entre les États-Unis et la Corée du Nord à l’approche de leur tout premier sommet prévu le mois prochain.

La visite de Moon fera suite à son sommet historique avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un au village de la trêve de Panmunjom le 27 avril. Il aura une réunion demain (heure des États-Unis) avec le président américain Donald Trump.

Les deux leaders ont eu trois entretiens téléphoniques depuis le sommet inter-coréen, le dernier remontant à hier.

«Nous nous attendons à ce que le prochain sommet joue un rôle de pont (entre la Corée du Nord et les États-Unis) et conduise au succès du sommet Corée du Nord-États-Unis alors qu’il interviendra trois semaines avant le sommet Pyongyang-Washington», a dit Nam Gwan-pyo, chef adjoint du Bureau de la sécurité nationale de Cheong Wa Dae.

Les deux pays «devraient discuter des moyens de garantir un avenir brillant au Nord si le pays accomplit une dénucléarisation complète», a ajouté l’officiel.

Dans la «déclaration de Panmunjom», les leaders des deux Corées sont convenus de poursuivre la dénucléarisation complète de la péninsule coréenne.

Pour semble-t-il prouver son engagement de dénucléarisation, la Corée du Nord prévoit de procéder au démantèlement de son site d’essais nucléaire de Punggye-ri cette semaine devant plusieurs dizaines de journalistes de la Corée du Sud, de la Chine, de la Russie, de la Grande-Bretagne et des États-Unis.

Toutefois, la récente suspension du dialogue inter-coréen de haut niveau envoie des signes confus, suscitant des questions sur la sincérité de l’engagement du Nord à abandonner ses armes nucléaires.

Moon va expliquer à Trump ce qu’il attend et n’attend pas de Kim, en se basant sur sa rencontre avec le dirigeant nord-coréen le mois dernier, ont fait savoir des officiels de Cheong Wa Dae.

Selon les officiels, Moon et Trump auront un face-à-face sans d’autres participants.

«Le fait que les deux leaders aient une réunion sans d’autres participants est important. Cela devrait être une bonne occasion pour eux de partager leurs réflexions les plus profondes», a affirmé un officiel.

Moon repartira des États-Unis après un séjour de deux jours et sera de retour en Corée du Sud tôt jeudi matin.

kimsy@yna.co.kr

http://french.yonhapnews.co.kr/news/2018/05/21/0200000000AFR20180521001100884.HTML

Mai 21

QUATRE REPORTERS SUD-CORÉENS SE DIRIGENT VERS LE SITE D’ESSAIS NUCLÉAIRES DE LA CORÉE DU NORD

SÉOUL, 21 mai (Yonhap) — Quatre reporters sud-coréens sont partis aujourd’hui pour la Corée du Nord afin de couvrir la démolition prévue de son site d’essais nucléaires.

Le Nord a annoncé plus tôt qu’il démantèlerait les installations de Punggye-ri, dans sa région montagneuse du nord-est, où il a effectué six essais nucléaires, par explosion afin de démontrer sa volonté de dénucléarisation. Cette initiative intervient moins d’un mois avant le sommet Pyongyang-Washington qui se tiendra à Singapour le 12 juin.

Le royaume ermite a invité des journalistes de Corée du Sud, des États-Unis, de Chine, de Russie et de Grande-Bretagne à la cérémonie prévue pour durer une journée entre mercredi et vendredi.

Pour la Corée du Sud, quatre journalistes d’un service de presse et quatre autres d’un diffuseur seront autorisés à assister à l’événement.

Séoul a essayé de fournir une liste de reporters sélectionnés pour la couverture de l’événement, mais Pyongyang n’a pas accepté alors qu’il est revenu à un ton récalcitrant. Le Nord est contrarié par l’exercice de combat aérien combiné en cours entre la Corée du Sud et les États-Unis.

Reste à savoir si le Nord tiendra la cérémonie de Punggye-ri comme prévu et si les médias sud-coréens la couvriront.

Les quatre reporters sud-coréens vont demander un visa pour la Corée du Nord à l’ambassade de Pékin et attendre un vol. Les quatre autres prévoient de partir pour Pékin plus tard dans la journée.

Le Nord a promis que des journalistes étrangers se verraient offrir un vol charter de Pékin à Wonsan, une ville portuaire de l’est du pays, pour ensuite prendre un train spécial vers la zone d’essais nucléaires.

lp@yna.co.kr

http://french.yonhapnews.co.kr/news/2018/05/21/0200000000AFR20180521001500884.HTML

Mai 21

TRUMP DEMANDE À LA CHINE DE CONTRÔLER LA FRONTIÈRE NORD-CORÉENNE JUSQU’À LA SIGNATURE D’UN ACCORD SUR LE NUCLÉAIRE

Donald Trump a demandé ce lundi -dans un tweet- à la Chine de mieux contrôler sa frontière avec la Corée du Nord, semblant reprocher à Pékin de fragiliser les sanctions économiques contre Pyongyang avant un sommet prévu avec le dirigeant nord-coréen.

« La Chine doit continuer à être forte et étanche sur la frontière avec la Corée du Nord jusqu’à ce qu’un accord soit conclu« , a écrit le président américain, faisant allusion à l’accord de dénucléarisation qu’il espère conclure avec Kim Jong Un, lors d’un sommet historique qui doit théoriquement se tenir le 12 juin à Singapour.

« J’entends dire que la frontière est devenue bien plus poreuse récemment et que plus de choses ont réussi à passer à l’intérieur. Je veux que cela se produise, et je veux que la Corée du Nord rencontre un GRAND succès, mais seulement après la signature!« , a poursuivi le président. Ce dernier estime que c’est sa politique d’extrême fermeté et notamment l’impact des sanctions économiques contre Pyongyang qui a forcé Kim Jong Un à proposer de négocier avec lui.

La Chine est le principal allié de la Corée du Nord et, sans sa coopération, les sanctions économiques n’ont que peu de mordant.

Retour des tensions

Après des mois de signaux positifs et de gages de détente donnés par Pyongyang, le ton a changé la semaine dernière et le régime nord-coréen est revenu à une rhétorique plus belliqueuse, menaçant d’annuler le sommet avec le président américain.

La Corée du Nord s’est notamment officiellement offusquée de manœuvres militaires conjointes entre les forces américaines et sud-coréennes mais aussi de déclarations du conseiller à la sécurité nationale du président, John Bolton, qui suggérait de dénucléariser la Corée du Nord en suivant le modèle libyen. Des propos qui semblent avoir fait craindre à Pyongyang que les États-Unis ne veuillent in fine faire tomber le régime.

Après avoir renoncé à son programme atomique, le leader libyen Mouammar Kadhafi avait été tué lors d’un soulèvement soutenu par des bombardements de l’OTAN.

Donald Trump avait alors tenté de clarifier les choses en affirmant que le modèle libyen n’était nullement celui retenu pour dénucléariser la Corée du Nord. Il avait toutefois, dans un même souffle, laissé entendre que si elle ne négociait pas elle pourrait connaître le sort de la Libye.

https://www.rtbf.be/info/monde/detail_donald-trump-demande-a-la-chine-de-mieux-controler-sa-frontiere-avec-la-coree-du-nord?id=9923733

Mai 21

ACCORD NUCLÉAIRE : TÉHÉRAN JUGE LES EFFORTS EUROPÉENS INSUFFISANTS

Le ministre français de l’Économie et des Finances a proposé que Bruxelles prenne en charge le coût des sanctions financières que les États-Unis pourraient infliger aux entreprises européennes actives en Iran.

Les efforts déployés par l’Union européenne pour sauver l’accord sur le programme nucléaire de Téhéran dénoncé par les États-Unis sont insuffisants, a jugé dimanche le ministre iranien des Affaires étrangères.

« Avec le retrait de l’Amérique, les attentes (de l’Iran) vis-à-vis de l’Union européenne concernant la préservation des bénéfices de l’accord ont augmenté et, dans le contexte actuel, le soutien politique européen n’est pas suffisant« , a déploré Mohammad Javad Zarif, s’adressant à Miguel Arias Canete, commissaire européen à l’Énergie, qui se trouve à Téhéran, rapporte l’agence de presse Irna.

Le revirement des États-Unis annoncé le 8 mai par Donald Trump, qui reproche à l’accord de Vienne de ne couvrir ni le programme balistique de Téhéran ni son rôle dans les conflits au Moyen-Orient, a ouvert la voie à des sanctions à l’encontre d’entreprises européennes ayant des activités en Iran, ce qui en a amené plusieurs à envisager d’y renoncer.

« L’annonce d’un éventuel retrait des grandes entreprises européennes qui coopèrent avec l’Iran n’est pas en accord avec l’engagement de l’Union européenne à poursuivre la mise en œuvre » de l’accord, a poursuivi le chef de la diplomatie.

Les signataires européens de l’accord de Vienne promettent de faire tout leur possible pour préserver les relations commerciales et les investissements pétroliers qui ont repris après son entrée en vigueur, mais reconnaissent que leur marge de manœuvre est étroite.

« Nous devons préserver cet accord afin de ne pas avoir à en négocier un nouveau. Notre message est très clair: il s’agit d’un accord nucléaire qui fonctionne« , a quant à lui souligné le commissaire européen à l’Énergie, s’adressant à la presse après deux jours de discussions avec ses interlocuteurs iraniens.

Velayati doute de la sincérité des Européens

La Commission européenne a décidé la semaine dernière de mettre en œuvre une disposition adoptée en novembre 1996 pour  contourner l’embargo américain à Cuba et protéger les entreprises européennes de l' »application extraterritoriale » des sanctions américaines.

À Paris, le ministre français de l’Économie et des Finances a proposé dimanche que Bruxelles prenne en charge le coût des sanctions financières que les États-Unis pourraient infliger aux entreprises européennes actives en Iran. « Est-ce que nous acceptons que les États-Unis soient le gendarme économique de la planète ? La réponse européenne doit être clairement non« , a déclaré Bruno Le Maire.

Ali Akbar Velayati, proche conseiller de l’ayatollah Khamenei, guide suprême de la Révolution, a toutefois émis des doutes dimanche quant à la sincérité des Européens. « Les contradictions dans les propos des autorités européennes sont suspectes. Nous espérons que nos représentants seront en mesure d’obtenir les garanties nécessaires dans le cadre de leurs négociations, parce qu’on en peut pas se fier à ceux qui hésitent et tiennent des propos contradictoires« , a-t-il estimé, selon Irna.

D’après le Welt am Sonntag, Européens, Chinois et Russes réfléchissent à un nouvel accord qui limiterait le programme balistique de Téhéran et ses ingérences dans les pays voisins, moyennant une aide financière.

Une réunion sur la marche à suivre après le revirement américain aura lieu la semaine prochaine à Vienne sous l’égide d’Helga Schmid, secrétaire générale du Service européen pour l’action extérieure (SEAA). De sources européennes, on assure que le thème de l’aide financière ne sera pas abordé lors de cette réunion.

https://www.lorientlejour.com/article/1116670/accord-nucleaire-teheran-juge-les-efforts-europeens-insuffisants.html

Mai 20

EN IRAN, LA CLASSE MOYENNE PREMIÈRE VICTIME DE LA DÉCISION DE TRUMP

Avec la sortie américaine de l’accord sur le nucléaire, les investissements étrangers, déjà fragiles, vont se tarir. Les caisses de l’État vont en souffrir, ainsi qu’un secteur privé déjà à la peine.

C’était il y a seulement deux ans et demi. L’accord sur le nucléaire était à peine signé qu’une délégation française faisait le déplacement en grande pompe dans le futur eldorado iranien. Avec ses 80 millions d’habitants, le pays était décrit partout comme une concentration d’opportunités économiques et un nouveau marché à conquérir. Depuis, les investissements se sont heurtés à une levée des sanctions seulement partielle et à l’incertitude financière venue des États-Unis. La récente sortie américaine de l’accord de Vienne va encore accentuer les difficultés d’une économie déjà mal en point.

Toutes les sanctions économiques pesant sur l’Iran avaient-elles été levées ?

L’accord de Vienne prévoyait la levée progressive des sanctions économiques visant les secteurs de la finance, de l’énergie et du transport. Mais côté américain, même après l’entrée en vigueur de l’accord, en janvier 2016, toutes les entreprises voulant commercer avec l’Iran devaient commencer par obtenir une autorisation de l’Office of Foreign Assets Control (OFAC), agence dépendant du Trésor. D’autres mesures de rétorsion, visant le soutien au terrorisme, le programme balistique et les atteintes aux droits de l’homme, sont aussi restées en place. L’accord a par contre permis le dégel de 100 milliards de dollars d’avoirs iraniens bloqués aux États-Unis depuis 1979.

Ce climat d’incertitude a contribué à freiner les ambitions des entreprises européennes, confrontées aux réticences des grandes banques à financer des projets en Iran. Elles avaient déjà été échaudées par l’amende de 8 milliards d’euros infligée à BNP par les États Unis en 2015, après que la banque avait contourné l’embargo américain sur plusieurs pays dont l’Iran. La Banque mondiale brosse dans son dernier rapport le portrait d’un pays encore largement fermé: «En raison de la lenteur de la reprise des relations des banques iraniennes avec les grandes banques internationales, les apports d’investissement direct étranger dans le pays et les échanges commerciaux avec le reste de la planète restent limités.» L’élection de Donald Trump, qui clamait sa volonté de déchirer l’accord, a achevé de miner la confiance des banques.

Quels effets l’accord a-t-il eus sur l’économie iranienne ?

Malgré ces restrictions, l’accord a permis au pays de reprendre des transactions financières avec l’UE et de vendre son pétrole à une clientèle variée et élargie. L’économie iranienne en a directement bénéficié en 2016 : sa croissance a bondi de plus de 4 points, dopée par le doublement des exportations de pétrole. Mais après l’espoir des premiers temps, la population iranienne a vite été confrontée à des retombées économiques moindres qu’espérées en raison de la réticence des banques occidentales à investir.

Pour les opposants à l’accord de Vienne, Donald Trump en tête, l’afflux de liquidités pétrolières de ces deux dernières années aurait été utilisé par le régime pour financer ses opérations extérieures dans la région plutôt que pour développer les infrastructures. Les États-Unis ont adopté le 15 mai des sanctions contre le gouverneur de la Banque centrale iranienne, accusé d’avoir participé au financement du Hezbollah. Cette suspicion est manifestement partagée par les Iraniens eux-mêmes. Pendant les manifestations qui ont éclaté en décembre 2017, certains scandaient «Pas Gaza, pas le Liban, ma vie en Iran !», pour protester contre l’implication financière de l’Iran au Proche-Orient au détriment des programmes de subvention aux produits de base.

Dans quel état est l’économie iranienne aujourd’hui ?

L’économie, et au-delà l’État, est très dépendante du secteur pétrolier qui ne crée que peu d’emplois. Le secteur privé, qui représente à peine 20% de l’économie, a, le plus grand mal à exister dans l’ombre étatique. «On se trouve face à un État prédateur, qui limite les privatisations et ne laisse pas s’épanouir les jeunes entreprises. Si elles ont du succès, elles sont récupérées par l’État ou le secteur semi-public, une galaxie d’hommes d’affaires très proches du pouvoir», explique Clément Therme, chercheur à l’International Institute for Strategic Studies (IISS).

Au-delà des problèmes des entreprises, le coût de la vie est élevé par rapport aux salaires et oblige souvent les classes populaires à cumuler deux, voire trois jobs pour vivre. «Une grande partie de la population a le sentiment qu’une oligarchie en a remplacé une autre, que les promesses d’égalité de la révolution islamique de 1979 ont été complètement oubliées. Le sentiment d’injustice augmente avec le chômage, qui croît malgré les ressources», analyse Clément Therme. Sur les recommandations du FMI, le pays a engagé un programme de réduction des dépenses publiques, en diminuant les subventions aux produits de première nécessité. «Le régime oscille en permanence entre des politiques populistes, qui alimentent l’inflation, et des approches orthodoxes, qui produisent des mesures perçues comme injustes et alimentent les révoltes populaires», poursuit l’expert. En décembre, c’est l’abaissement du revenu universel instauré par Mahmoud Ahmadinejad de 40 à 10 dollars par mois, qui avait été le déclencheur de manifestations dans tout le pays.

Sur qui va peser le retour des sanctions ?

Malgré les déclarations volontaristes des dirigeants européens, l’avenir s’annonce sombre. La réactivation par l’Union européenne du «blocking status», créé en 1996 pour contourner l’embargo sur Cuba en neutralisant les effets extraterritoriaux des sanctions américaines, risque fort d’être un geste uniquement symbolique. Le rétablissement des sanctions américaines concerne toutes les entreprises travaillant avec l’Iran, si elles commercent aussi avec les États-Unis ou utilisent le dollar dans leurs transactions. Ces sanctions s’appliqueront dès le 6 août pour les entreprises du secteur des transports, et le 4 novembre pour la finance et l’énergie. Total a annoncé le 16 mai que, sauf dérogation américaine, il allait abandonner son grand projet gazier en Iran.

À suivre le rapport de la Banque mondiale, «les perspectives de croissance à moyen et long termes restent tributaires du rythme de réintégration de l’Iran dans l’économie mondiale». Dans ces conditions, l’économie iranienne a beau être résiliente, il est probable que le chômage augmente, alors qu’il touche déjà 13% de la population selon des chiffres officiels jugés sous-estimés, et près de 30% des jeunes. «La hausse du chômage va toucher en premier lieu le secteur privé, et donc la classe moyenne occidentalisée, la population la moins liée à l’État», analyse Clément Therme.

Les sanctions vont aussi avoir un impact sur les finances de l’État, dont les revenus proviennent à 80% des exportations de pétrole. Dans un pays où «c’est l’État qui paye les gens et pas l’inverse», selon la formule de Clément Therme, une grande partie de la population risque d’en pâtir directement. En dépit de climat pessimiste, certains se frottent les mains. «Tous les intérêts rentiers, en partie aux mains de l’armée, n’ont pas intérêt à l’ouverture économique du pays et à la concurrence qu’elle amène. Eux se réjouissent du retour des sanctions», pointe le chercheur. En économie comme en politique, la décision de Trump ne fait que conforter les durs du régime.

Nelly Didelot

http://www.liberation.fr/planete/2018/05/19/en-iran-la-classe-moyenne-premiere-victime-de-la-decision-de-trump_1651084

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Mai 20

POUR PYONGYANG, LE DÉMANTELEMENT DU SITE D’ESSAIS NUCLÉAIRES EST UNE «MESURE TRÈS IMPORTANTE ET SIGNIFICATIVE»

SÉOUL, 20 mai (Yonhap) — La Corée du Nord a souligné ce dimanche l’importance du démantèlement du site d’essais nucléaires de Punggye-ri prévu la semaine prochaine et l’a décrit comme une «mesure significative».

Le démantèlement du site est une «mesure très importante et significative» que la Corée du Nord prend sur une base volontaire dans l’esprit de la déclaration de Panmunjom adoptée par les dirigeants des deux pays lors du sommet intercoréen historique qui a eu lieu le 27 avril dernier au village de la trêve de Panmunjom, a déclaré le site de propagande nord-coréen DPRK Today.

Celui-ci fait référence à l’annonce du 12 mai du ministère nord-coréen des Affaires étrangères selon laquelle il organisera une cérémonie de démantèlement du site d’essais nucléaires entre mercredi et vendredi prochains et invitera des journalistes chinois, russes, américains, britanniques et sud-coréens pour couvrir l’événement.

Hier, un autre site de propagande nord-coréen, Uriminzokkiri, a publié un commentaire dans lequel le Nord a déclaré ne prêter aucune attention aux «lamentations de malades mentaux» au Sud. «La communauté internationale, ainsi que les États-Unis et la Corée du Sud, est en train d’apporter un grand soutien au démantèlement», a-t-il noté.

Dans les commentaires relayés par les deux sites de propagande, le Nord a descendu en flammes les conservateurs sud-coréens, dont le principal parti d’opposition, le Parti Liberté Corée (PLC), qui a sous-estimé l’importance de la fermeture prochaine du site. Pyongyang semble chercher à souligner le sens que revêt le démantèlement en évoquant une nouvelle fois son intention de fermer le site.

Le ministère sud-coréen de l’Unification en charge des affaires intercoréennes a noté vendredi que le Nord n’a pas répondu à la liste des journalistes sud-coréens sélectionnés pour assister à la cérémonie.

La Corée du Sud a tenté de notifier à la Corée du Nord des noms des journalistes à travers le canal de communication à Panmunjom, mais le Nord n’a pas accepté la communication.

http://french.yonhapnews.co.kr/news/2018/05/20/0200000000AFR20180520000400884.HTML

Mai 20

PAS D’ENFOUISSEMENT DES DÉCHETS NUCLÉAIRES, NI À BURE, NI AILLEURS !

QUELQUES RAPPELS :

. Le 23 mai à 18h rassemblement à Chambéry, Boulevard Gambetta, devant les locaux d’ENEDIS/EDF, principal producteur des déchets nucléaires,

– en solidarité avec les militants jugés à Bar-Le-Duc le jour même,

– pour dire non à l’enfouissement,

– pour dire oui à l’arrêt définitif des réacteurs nucléaires du Bugey.

. Le 1er juin à 19h30 projection du documentaire « À Bure pour l’éternité »

Salle J.B. CARRON au Biollay à Chambéry (149, Rue Général Buisson)

Le film sera suivi d’un débat avec des personnes et des groupes impliqués dans l’opposition au projet d’enfouissement de déchets nucléaires à Bure (Haute-Marne).

Accueil à partir de 19h

. Le 16 juin toute la journée, rassemblement à Bar-Le-Duc pour dire non au projet Cigéo

Covoiturages ou car prévus au départ de Chambéry le vendredi 15 juin après-midi et dans la nuit de vendredi à samedi, retours prévus le samedi 16 au soir et le dimanche matin 17 juin.

Réservez votre place dès aujourd’hui par courriel à comitebure73@riseup.net

Pourquoi y a-t-il un problème de déchets nucléaires ?

L’industrie nucléaire, en plus des catastrophes qu’elle génère, produit de grandes quantités de déchets toxiques pour l’homme et pour l’environnement. La France, avec ses 58 réacteurs nucléaires en activité, est le pays le plus nucléarisé au monde. Mais elle ne dispose d’aucune solution sûre pour gérer ses déchets « ultimes », ceux dont la toxicité est la plus forte et va durer des milliers d’années. L’accumulation de ces déchets est un des éléments qui rend de moins en moins crédible le discours officiel sur le nucléaire qui serait une industrie d’avenir, « propre, sûre et peu coûteuse ».

Pour sauver son industrie nucléaire de la débâcle, technique, économique et symbolique, l’État français a inventé de nouvelles «lignes Maginot». Celle pour les déchets s’appelle Cigéo.

À quoi sert le projet Cigéo à Bure en Champagne Lorraine Ardennes ?

Cigéo est un projet d’enfouissement, en couches géologiques profondes, des déchets les plus dangereux qui vont rester radioactifs pendant des millénaires, autant dire pour l’éternité.

Mais comme personne ne veut ce type d’installation chez soi, ou à proximité, l’État nucléariste a trouvé trois « astuces » :

– créer une agence publique, l’ANDRA, chargée de « gérer » les déchets radioactifs ultimes,

– lui confier la réalisation, dans une zone géographique très peu habitée, d’un « laboratoire de recherche souterrain » ;

– arroser d’argent public les collectivités locales qui ont accepté dans un premier temps ce laboratoire et qui sont censées accepter dans un deuxième temps le centre industriel de stockage géologique de déchets radioactifs.

C’est ainsi que la commune de Bure a été choisie pour «accueillir» le projet Cigéo et pour créer l’illusion d’une solution pérenne et sûre aux problèmes des déchets nucléaires.

Pourquoi s’opposer à ce projet ?

Depuis près de 25 ans, des habitants, des élus locaux et des associations s’opposent aux projets d’enfouissement à Bure et ailleurs. Ainsi, plusieurs projets ont été bloqués, puis abandonnés, notamment dans l’Ain et en Corrèze (fief politique de l’ancien Président Hollande).

Parmi les arguments décisifs pour ne pas enfouir les déchets nucléaires on peut en retenir deux.

– Il n’est pas possible de garantir la sûreté, pendant des milliers d’années, d’un stockage géologique (toutes les installations de ce type réalisées à ce jour ont connu de graves déboires).

– La fuite en avant n’a jamais été une politique acceptable. Et Cigéo est le énième tour de passe-passe de l’industrie nucléaire qui n’a pas réussi à empêcher plusieurs catastrophes majeures en une cinquantaine d’années mais prétend gérer ses déchets pendant des millénaires.

La seule solution sûre et pérenne au problème des déchets nucléaires, c’est d’arrêter d’en produire !

Pour en savoir plus et signer la pétition pour l’arrêt définitif des réacteurs du Bugey, cliquer sur : https://arretdunucleaire-savoie.fr/

Mai 19

SÉOUL RENONCE À PARTICIPER À DES MANŒUVRES AVEC WASHINGTON

Appréhendant une réaction douloureuse de Pyongyang, la Corée du Sud ne participera pas aux manœuvres prévues avec les États-Unis, qui y engagent leur aviation stratégique.

La Corée du Sud a renoncé à participer à des manœuvres militaires avec la participation de l’aviation stratégique américaine, appréhendant une réaction douloureuse de la part de Pyongyang, a fait savoir samedi la chaîne de télévision sud-coréenne KBS.

La semaine dernière, selon KBS, les manœuvres Blue Lightning avec la participation de bombardiers stratégiques B-52 prévues cette semaine ont été annulées suite à l’annonce de la non-participation de Séoul, qui appréhendait qu’elles nuiraient aux relations inter-coréennes en prévision du sommet Washington-Pyongyang.

Le 16 mai, le ministre coréen de la Défense nationale du Sud, Song Young-moo, a rencontré le général Vincent Brooks, commandant des forces américaines en Corée, pour s’entendre sur le fait que les B-52 américains n’entreraient pas dans la zone d’identification aérienne sud-coréenne, réalisant leurs vols uniquement dans l’espace aérien japonais.

Mardi, l’agence centrale de presse nord-coréenne a fait savoir que Pyongyang avait annulé les pourparlers avec la Corée du Sud prévus le mercredi 16 mai, suite au lancement, le 11 mai, des exercices militaires conjoints de Washington et de Séoul Max Thunder. Pyongyang a qualifié ces manœuvres de «provocation intentionnée». La Corée du Nord a également remis en question la tenue de la rencontre entre MM. Trump et Kim, programmée pour le 12 juin à Singapour.

https://fr.sputniknews.com/defense/201805191036441199-corees-usa-exercices/

Mai 19

SOMMET TRUMP-KIM. POURQUOI L’IMPOSSIBLE DÉNUCLÉARISATION DE LA PÉNINSULE CORÉENNE FAIT PLANER UNE GUERRE NUCLÉAIRE AUX USA, ASIE ET EUROPE ?

1ère Partie: La dernière information sur l’évolution du réchauffement entre la Corée du Nord et la Corée du Sud et les États-Unis et les préparatifs en cours du sommet entre le président américain Donald Trump et le président nord-coréen Kim Jong-un est tombée le 15 mai 2018. Un nouveau message de la Corée du Nord « qui jette le doute sur la tenue du sommet avec Trump. » (1) Au moins, le message du premier vice-ministre des Affaires étrangères nord-coréen Kim Kye-gwan vient remettre les pendules à l’heure. Afin que tout soit clair pour tout le monde. Il balise désormais le contenu de la rencontre entre le président américain et le président nord-coréen, prévu le 12 juin 2018. Et on peut même se poser la question si la rencontre est vraiment utile pour régler le problème de la crise nord-coréenne tant il y une grande confusion dans ce rendez-vous historique. Quel sens donner à cette clarification que l’on relève dans cette déclaration du premier vice-ministre des Affaires étrangères nord-coréen Kim Kye-gwan ? Une déclaration qui s’assimile véritablement à une mise en garde adressée à Washington « et qui demande une réponse de la Maison Blanche. »

1: Les clarifications de la Corée du Nord sur la dénucléarisation de la péninsule coréenne

Ce qui nous apparaît en premier, et que le nouveau message de la Corée du Nord (1) vient à souligner qu’il ne faut pas confondre dénucléarisation de la Corée du Nord et dénucléarisation de la péninsule coréenne. Le message de Pyongyang est très explicite. Il n’y a dénucléarisation de la Corée du Nord que s’il y a une dénucléarisation vérifiable de toute la péninsule coréenne. Ce qui signifie pour une dénucléarisation de la péninsule, qu’il soit mis définitivement fin aux manœuvres militaires entre le la Corée du Nord et les États-Unis, et d’inclure le retrait des forces américaines stationnées en Corée du Sud. Retrait qui doit être effectif puisque ces forces perdent le sens de leur mission défensive de la Corée du Sud, n’ayant plus de rôle à jouer en Corée du Sud. Et ce sont ces deux conditions qui amèneront la Corée du Nord à renoncer définitivement à son arsenal nucléaire. Donc à procéder « au démantèlement complet, vérifiable et irréversible des programmes nucléaires et des missiles nord-coréens », comme le demande les États-Unis, le Japon et la Corée du Sud. Et la réunification des deux Corées pourrait suivre.

« MM. Trump et Abe, pour leur part, « ont réitéré la nécessité que la Corée du Nord abandonne toutes les armes de destruction massive et tous les programmes de missiles balistiques », a indiqué la Maison Blanche. Par ailleurs, le ministre américain de la Défense Jim Mattis a eu une conversation téléphonique avec son homologue sud-coréen Song Young-moo, auquel il a « réaffirmé l’engagement à toute épreuve des États-Unis à défendre la Corée du Sud en utilisant tout l’éventail des capacités américaines », a déclaré le Pentagone dans un communiqué. « Les deux parties ont promis de poursuivre leur coopération étroite pour appliquer les résolutions des Nations unies et pour soutenir les efforts diplomatiques visant à parvenir à une dénucléarisation complète, vérifiable et irréversible », ajoute le communiqué. » (2)

Sauf qu’aujourd’hui, une renonciation « unilatérale » par la seule Corée du Nord est inacceptable. Et c’est ce message qui est transmis à Trump par Kim Kye-gwan. « Si les États-Unis essaient de nous acculer pour forcer notre renonciation unilatérale au nucléaire, nous ne serons plus intéressés par ce genre de dialogue et ne pourrons que reconsidérer notre poursuite du sommet RPDC-USA », déclare Kim Kye-gwan.  » (1)

De même, ce message constitue une réponse à la déclaration du nouveau chef de la diplomatie Mike Pompeo – il s’est rendu deux fois à Pyongyang – selon laquelle «  les États-Unis accepteraient de lever les sanctions contre la Corée du Nord si elle accepterait de détruire complètement son programme d’armes nucléaires. » Le vice-ministre des Affaires étrangères nord-coréen est catégorique  : « La Corée du Nord n’abandonnera jamais son programme nucléaire en échange d’échanges économiques avec les États-Unis. » (1)

Il faut aussi rappeler la déclaration de Panmunjom, le 27 avril 2018, qui demandait à chaque partie, le Nord comme le Sud, d’éviter toute provocation, ou tout acte d’hostilité envers la partie adverse. Comme il est mentionné au point 2, et le point 1 qui s’y rattache.

« 2. Le Nord et le Sud s’attacheront en commun à atténuer la grave tension militaire et à éliminer effectivement le danger de guerre dans la péninsule coréenne.

La réduction de la tension militaire et l’élimination du danger de guerre dans la péninsule coréenne s’avèrent particulièrement importantes pour le destin de la nation et cruciales pour une vie pacifique et stable des Coréens.

Le Nord et le Sud sont convenus de cesser sur tous les plans, notamment sur terre, sur mer et dans l’air, tous genres d’actes d’hostilité l’un à l’égard de l’autre de nature à provoquer une tension et un conflit militaire.

Dans l’immédiat, ils sont convenus de cesser à partir du 1er mai l’émission par haut-parleur et l’épandage de tracts et tous les autres actes d’hostilité dans les parages de la ligne de démarcation militaire, d’en supprimer les moyens correspondants et de transformer la zone démilitarisée en une zone de paix réelle. » (3)

Dès lors les manœuvres conjointes « Max Thunder », qui ont lieu du 14 au 25 mai 2018 à la base aérienne de Gwangju, et se poursuivront comme l’annonce le ministère sud-coréen de la Défense tout en précisant que ces manœuvres ne visent pas « à l’attaque d’une tierce partie » viennent contredire l’esprit et la lettre de la déclaration de Panmunjom du 27 avril. Peut-on accepter telle assertion de la part de Heather Nauert, la porte-parole du département d’État américain lors d’un point de presse.

« Kim Jong-un a dit précédemment qu’il comprenait la nécessité et l’utilité pour les États-Unis et la République de Corée de poursuivre leurs manœuvres conjointes », a souligné Heather Nauert, porte-parole du département d’État américain lors d’un point de presse. « Nous n’avons rien entendu de ce gouvernement ou du gouvernement de la Corée du Sud pour indiquer que nous ne continuerions pas ces exercices ou que nous ne continuerions pas à planifier notre rencontre entre le président Trump et Kim Jong Un le mois prochain », a-t-elle ajouté. (1)

Dès lors, au regard de la Déclaration inter-coréenne du 27 avril, il apparaît nettement que les exercices militaires conjoints entre les États-Unis et la Corée du Sud devaient être évitées, et donc ne pas avoir lieu. Et c’est le contraire qui s’est produit. La riposte nord-coréenne n’a pas tardé. « Quelques heures avant les déclarations de Kim Kye-gwan, la Corée du Nord avait critiqué les manœuvres militaires en cours entre les États-Unis et la Corée du Sud, les qualifiant de « provocation ». Elle annonçait dans la foulée l’annulation de la réunion de mercredi qui devait étudier la façon de mettre en œuvre la déclaration du sommet inter-coréen de Panmunjom du 27 avril dernier qui prévoit de mettre fin officiellement à la guerre de Corée et de parvenir à une « complète dénucléarisation » de la péninsule. La Corée du Sud a qualifié la décision de la Corée du Nord de « regrettable ». (1)

Une autre précision a été apportée par le premier vice-ministre des Affaires étrangères de Kim Kye-gwan. Elle concerne la proposition du nouveau conseiller national à la Sécurité de Donald Trump, John Bolton, selon laquelle « la dénucléarisation de la Corée du Nord doit se faire suivant le modèle libyen par lequel le régime communiste de Pyongyang remettrait rapidement son arsenal nucléaire aux États-Unis ou à d’autres pays. » Et cette précision est de taille puisqu’elle tourne John Bolton dans l’absurdité. Comparer l’incomparable. Un pays qui menace les États-Unis d’une guerre nucléaire, et des menaces qui n’ont pas cessé dans la guerre des mots avec le président américain Donald Trump, et celui-ci depuis le 9 mars 2018 a accepté de rencontrer l’homme qui a menacé l’Amérique, le 12 juin 2018, démontre simplement l’insuffisante prise de conscience du nouveau conseiller américain à la sécurité du danger auquel face l’Amérique aujourd’hui. En cherchant à imposer une ligne dure à la Corée du Nord, le conseiller américain ne prend pas en compte l’imprévisibilité d’une guerre nucléaire qui peut éclater et faire des millions de victimes innocentes, qui n’ont rien à voir avec le conflit.

Aussi lit-on dans la déclaration nord-coréenne : « Le monde sait très bien que notre pays n’est ni la Libye, ni l’Irak qui ont connu un sort misérable », déclare le premier vice-ministre des Affaires étrangères. « Il est totalement absurde d’oser comparer la RPDC, un État ayant l’arme nucléaire, à la Libye qui en était au premier stade de son développement nucléaire. »

Ce message nord-coréen qui vient préciser les donnes pour le rendez-vous historique du 12 juin, et si celui-ci aura lieu ce qui n’est pas encore sûr, montre que les négociations seront très difficiles et complexes. Car les positions de chaque partie sont très éloignées, et malgré la déclaration inter-coréenne du 27 avril 2018 pour la paix, la prospérité et la réunification de la péninsule coréenne, la situation n’est toujours pas très claire vu l’antagonisme des puissances régionales et mondiales sur les enjeux géostratégiques que renferme la péninsule coréenne. Et tout n’est pas dit sur ces enjeux, qui risquent de générer des tensions, rendant cette région encore plus explosive.

2 : La réponse non politique du président américain mais légère d’un milliardaire

On peut se poser la question pourquoi la rencontre entre le leader nord-coréen Kim Jong-un et le président sud-coréen Moon Jae-in a été impressionnante, le 27 avril 2018. Et qu’on y lisait l’espoir d’une détente durable. Les deux peuples de Corée ne souhaitent-ils pas la paix, et vivre comme tous les autres peuples ? De la même façon, les peuples de Palestine et d’Israël ne souhaitent-ils pas la paix et partager cette terre qu’est la Palestine équitablement et vivre côte à côte en paix ? Les problèmes qui se posent ne sont pas les peuples, mais les enjeux géostratégiques, et ceux-ci se portent notamment sur des positions géographiques que se disputent les grandes puissances. Donc le seul reproche pour ces peuples est de se trouver là, dans ces régions géographiques à risque.

Israël, par exemple, cherche à s’imposer au Moyen-Orient, et constitue un poste avancé de l’impérialisme américain. Pourquoi ? Parce que le Moyen-Orient regorge de pétrole, les grands gisements de pétrole se trouvent dans cette région. Et les États-Unis ont besoin de cette région, elle est vitale pour eux. Pourquoi ? Toutes les transactions pétrolières dans cette région, sauf l’Iran, s’effectuent en dollar. Et ce pouvoir qu’offre le pétrole permet à l’Amérique d’émettre des dollars ex nihilo, autant que nécessaire pour financer ses déficits extérieurs, dont une part importante pour ses forces armées aux États-Unis et ses bases dans le monde.

On comprend alors la souffrance du peuple palestinien, et les sévices qu’il subit par Israël parce ce pays est soutenu par les États-Unis. D’autre part, non seulement la puissance américaine vise le pétrole qui joue comme contrepartie du dollar, mais aussi impose un « ordre américain » au monde. Et le nouveau président américain, un seul homme fort du pouvoir présidentiel que lui donne la Constitution de la première puissance du monde, milliardaire de surcroît, poursuivi par une enquête judiciaire pour collusion entre l’équipe Trump et la Russie au cours de la campagne électorale 2016, ne sachant pas comme s’en sortir, prend pour apparaître plus puissant encore des décisions malheureuses. En effet, Donald Trump, rompant avec ses prédécesseurs, décide le 6 décembre 2017 de reconnaître Jérusalem, la Ville sainte comme nouvelle capitale de l’État hébreu en lieu et place de Tel-Aviv.

« Donald Trump a reconnu mercredi « officiellement Jérusalem comme capitale d’Israël », marquant une rupture spectaculaire avec des décennies de diplomatie américaine et internationale symbolisée par sa décision de déplacer l’ambassade des États-Unis en Israël de Tel-Aviv vers la Ville sainte. Ce faisant, le président américain a revendiqué lors d’une allocution solennelle à la Maison Blanche « une nouvelle approche » sur le conflit israélo-palestinien, assurant tenir une promesse que ses prédécesseurs ont « échoué » à respecter.

« Il est temps d’officiellement reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël », a-t-il lancé, avec la volonté dit-il de reconnaître une simple « réalité ». « Après plus de deux décennies de dérogations » à une loi américaine de 1995 imposant le déplacement de l’ambassade, « nous ne sommes pas plus près d’un accord de paix entre Israël et les Palestiniens », a-t-il notamment justifié. « Les États-Unis restent déterminés à aider à faciliter un accord de paix acceptable pour les deux parties », a-t-il ajouté. « J’ai l’intention de faire tout ce qui est en mon pouvoir pour aider à sceller un tel accord », a martelé le milliardaire républicain, debout au pupitre devant un portrait de George Washington. (4)

Si ses prédécesseurs ont échoué à appliquer cette loi, la réponse est simple, c’est une loi illégitime au sens du droit international. Le Congrès américain n’a pas le droit de se substituer au Conseil de Sécurité. Certes, il peut légiférer sur les problèmes externes qui touchent les États-Unis, mais jamais sur l’organisation internationale des États qui relève de l’Organisation des Nations Unies, à laquelle adhèrent les 192 États du monde. Et sceller un accord avec Israël en décidant Jérusalem, capitale d’Israël, a provoqué un massacre de 55 Palestiniens civils tués, entre hommes, femmes, vieux et enfants, et près de deux milliers de blessés. Alors que de l’autre côté, les autorités israéliennes et américaines fêtaient cet événement, le transfert illégitime de l’ambassade américaine à Jérusalem. Où est la détermination de Donald Trump « à aider et faciliter un accord de paix acceptable pour les Israéliens et les Palestiniens ? » N’est-ce pas mettre de l’huile au feu ? Et donc aggraver la situation ? Et faire diversion dans ses problèmes avec la justice, en ayant son nom dans tous les journaux, que l’on peut mettre au compte de son narcissisme, un excès d’admiration portée sur soi-même.

« La nouvelle saillie polémique de Donald Trump aux Nations Unis, « Rocket Man est en mission suicide pour lui-même et son régime », ne manquera sans doute pas de relancer la thèse de l’instabilité mentale du président américain. Depuis son élection, de nombreuses personnalités ont évoqué un possible déséquilibre mental du président. Parmi elles, on compte des membres du Congrès américain, mais aussi de nombreux psychiatres. En septembre 2016, une étude réalisée par des scientifiques de l’Université d’Oxford qui s’était penchée sur les traits psychopathiques de certains dirigeants, avait conclu que Donald Trump présentait plus de traits psychopathiques qu’Adolf Hitler, ce qui le classait juste derrière Idi Amin Dada, Saddam Hussein et Henri VIII. (Selon la même étude, Hillary Clinton se classait entre Napoléon et Néron). Les chercheurs avaient souligné que leur étude ne permettait en aucun cas de déterminer si les sujets étaient psychopathes, mais seulement de déterminer le degré de présence de certains traits psychopathiques dans leur personnalité. Depuis l’accession de Trump au pouvoir, le débat s’est intensifié. En avril, un colloque organisé à l’Université de Yale, dans le Connecticut, rassemblant des experts du monde entier pour examiner cette question, a abouti à diagnostiquer un « narcissisme malfaisant ». (5)

De même, la réaction du président américain au revirement spectaculaire de la Corée du Nord de ce même esprit. Il y a deux jours – le 6 mai 2018 –, la Corée du Nord a annulé une rencontre inter-coréenne et évoquant la possibilité de remettre en cause le tête-à-tête très attendu, en Asie et ailleurs dans le monde, avec M. Trump. Certes, le président américain cherche à être rassurant sur le sommet prévu le 12 juin, et il se veut conciliant avec le leader nord-coréen Kim Jong-un. Mais il reste la forme et le fond de la réponse de Donald Trump qui n’est pas politique. Elle est commerciale alors qu’il existe un véritable danger de guerre avec la Corée du Nord, et c’est ce danger et l’arsenal nucléaire que détient la Corée du Nord – que l’on ne doit pas perdre de vue – qui a dicté à Trump d’accepter de rencontrer le leader nord-coréen Kim Jong-un.

Sans ce danger de guerre nucléaire pour les États-Unis, le président américain Donald Trump n’aurait jamais consenti de rencontrer un président d’un petit État du monde, ni donné une quelconque importance à ce pays.

 « Rien n’a changé sur la Corée du Nord à notre connaissance, on ne nous a rien dit », a-t-il déclaré depuis le Bureau ovale, en dépit des doutes que fait planer Pyongyang sur ce face-à-face historique prévu le 12 juin à Singapour. « Nos équipes sont en ce moment même en contact avec eux pour l’organisation », a-t-il ajouté en recevant le secrétaire général de l’Otan Jens Stoltenberg. « Tout accord se fera avec Kim Jong Un », a martelé le 45ème président des États-Unis, évoquant de « très fortes protections pour ce dernier ». « Il serait dans son pays, il dirigerait son pays, son pays deviendrait très riche  », a-t-il encore dit, évoquant la Corée du Sud comme modèle possible en termes de développement industriel pour le Nord. 

Jeudi, elle a assuré qu’elle n’engagerait pas de discussions avec Séoul dans l’état actuel des choses, qualifiant les responsables sud-coréens « d’ignorants et d’incompétents ». Pyongyang proteste contre l’exercice annuel Max Thunder, un entraînement militaire en cours entre Séoul et Washington dans la péninsule. Ce dernier implique une centaine d’avions des deux pays, dont des avions de chasse furtifs américains F-22 « Raptor », la bête noire de la Corée du Nord qui voit dans ces appareils la menace de frappes chirurgicales. […]

« Si vous regardez ce qui s’est passé avec Kadhafi (…), nous sommes allés sur place pour le vaincre », a souligné M. Trump, faisant un raccourci historique entre différentes étapes, éloignées de plusieurs années, dans les relations avec la Libye.

« Cela pourrait probablement avoir lieu si nous ne trouvons pas d’accord, mais si nous trouvons un accord, je pense que Kim Jong Un sera très très heureux », a-t-il poursuivi. » (6)

Que constate-on dans la réponse de Donald Trump à la Corée du Nord ? Il évoque la protection pour Kim Jong-un, « il serait dans son pays, il dirigerait son pays, son pays deviendrait très riche ». Des promesses qui n’ont rien de politique sur le danger que représente la Corée du Nord pour les États-Unis et le monde. De même pour « Kadhafi, nous sommes allés sur place pour le vaincre ». Là encore, une menace parlante sur les extrêmes conséquences qui peuvent survenir dans ces mots du président américain que l’on pourrait qualifier d’inimaginable telle qu’elle risque d’être horrifiante, impossible à les croire. Et surtout Trump enfonce le clou en disant « Cela pourrait probablement avoir lieu si nous ne trouvons pas d’accord, mais si nous trouvons un accord, je pense que Kim Jong Un sera très très heureux ». Ce qui signifie que si un accord n’est pas trouvé avec Kim Jong-un, cela pourrait avoir lieu, en clair le leader coréen aurait le même sort que Kadhafi. Cette réponse éclaire d’un nouveau jour la rencontre entre les deux présidents. Aussi pose-t-on la question : « Le rendez-vous historique aura-t-il lieu ? Et Donald Trump changera-t-il de rhétorique pour donner une chance à la paix, et éviter aux millions de victimes une mort affreuse, impossible à se représenter. »

3 : Le risque que le monde encourt, une « Guerre Nucléaire Graduée Équilibrée »

D’emblée doit répondre, le rendez-vous du 12 juin aura lieu. Ce n’est pas une prédiction c’est une « Nécessité historique. » D’autant plus que tant Donald Trump que Kim Jong-un ont intérêt à se rencontrer, il y va de l’intérêt de leurs pays et du monde. Le problème n’est pas que Kim Jong-un « sortira grandi » pour avoir rencontré le président de la première puissance du monde, ceci est évidemment acquis et même le président n’aura pas d’alternative, c’est une décision sage eu égard au risque de guerre que peut provoquer une « animosité et des invectives » entre les deux présidents. Ou la guerre d’un petit bouton nucléaire contre un gros bouton nucléaire et « et le mien fonctionne ! » (7), mais les millions de morts, et il faut le préciser, une guerre provoquée fera des millions de victimes innocentes, à travers le monde.

Et toutes les grandes puissances seront impliquées, comme nous le verrons, cela paraît de la science-fiction, mais ce n’est pas de la science-fiction. L’attaque terroriste du 11 septembre 2001 est bien survenue, pourtant l’effondrement des tours du World Trade Center paraissait incroyable, ressemblant à un film hollywoodien. Et cette attaque ne sera qu’une goutte dans un verre d’eau, i.e. par rapport à ce qui arrivera si des décisions sages ne seraient pas prises. Il faut encore préciser que l’Europe sera entraînée dans la guerre que l’on peut appeler une « Guerre Nucléaire Graduée Équilibrée ». « Graduée », en rappel du concept de Robert Mc Namara, ancien secrétaire à la Défense dans l’administration Kennedy, dans la stratégie de « Riposte Graduée ». Aucune puissance n’échappera à cette « Riposte Graduée » puisqu’elle émanera des deux camps adverses. Et donc « Équilibrée », en regard de la « Nécessité conceptuelle que toutes les puissances doivent subir plus ou moins le même sort. » En clair, une « Troisième Guerre Mondiale Graduée » et donc « non totale ».

Dans ce qui va suivre, dans la deuxième partie, l’auteur cherche simplement à montrer les forces géostratégiques peu lisibles, souterraines qui n’apparaissent pas très bien dans les relations internationales. En particulier entre les grandes puissances nucléaires qui ont le droit de véto au Conseil de sécurité de l’ONU. Et parmi les cinq, trois pays sont prépondérants – les États-Unis, la Chine et la Russie –, et par eux peut venir une « Guerre Nucléaire Graduée Équilibrée », par des « moyens détournés ».

On verra que la proposition « revue et restructurée » de l’ancien Premier ministre français Dominique de Villepin et paradoxalement la proposition aussi « revue et restructurée » du président américain Donald Trump d’« enrichir la Corée du Nord par le commerce, par la remise à niveau de l’économie nord-coréenne » participeraient à éviter la guerre. En clair, il y a des solutions à la crise nucléaire qui, si rien n’est fait, pourraient avoir des conséquences catastrophiques pour le monde.

Et c’est à cela que l’auteur cherche à prévenir, à avertir en regard de cette guerre nucléaire qui peut se produire et qu’il y a des « moyens pacifiques » pour l’éviter, et éviter des destructions apocalyptiques et des pertes humaines qui se chiffreraient entre 100 millions et 200 millions morts en quelques heures. La deuxième partie traitera plus profondément ce qui n’est pas dit dans les médias, et les risques qu’encourent les États-Unis, l’Asie et l’Europe.

Par Medjdoub Hamed, Chercheur spécialisé en Économie mondiale Relations internationales et Prospective.
www.sens-du-monde.com

Pour retrouver cet article et les notes qui l’accompagnent, cliquer sur : https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/sommet-trump-kim-pourquoi-l-204453

Mai 19

NUCLÉAIRE: L’IRAN ACCUEILLE AVEC CIRCONSPECTION LES ENGAGEMENTS DE L’UE

L’Iran a dit samedi attendre des mesures concrètes de la part des Européens pour décider si l’accord sur le nucléaire pouvait être sauvé, au premier jour d’une visite à Téhéran du commissaire européen à l’Énergie Miguel Arias Canete.

Canete est le premier responsable occidental à être reçu dans la capitale iranienne depuis la décision des États-Unis de se retirer de l’accord historique signé en 2015 entre Téhéran et six grandes puissances et de réimposer des sanctions économiques dont les effets s’imposent aux entreprises étrangères, notamment européennes.

Ce retrait et les menaces de sanctions font planer de gros risques financiers sur les entreprises européennes qui voulaient investir en Iran, mais aussi risquent d’avoir de lourdes conséquences pour l’économie iranienne.

L’UE avait indiqué cette semaine chercher « des solutions pratiques pour permettre à l’Iran de continuer ses ventes de pétrole et de gaz, poursuivre ses transactions bancaires, maintenir les liaisons aériennes et maritimes« .

Préserver l’accord nucléaire est « fondamental pour la paix dans la région« , a déclaré samedi M. Canete lors d’une conférence de presse commune avec le vice-président iranien Ali Akbar Salehi, retransmise en directe par la télévision d’État.

« Il est certain qu’il y a des difficultés évidentes avec les sanctions (…) Nous devrons demander des dérogations, des exemptions pour les entreprises qui font des investissements » en Iran, a déclaré M. Canete lors d’une conférence de presse commune avec M. Salehi.

– « Pas question de renégocier » –

La Commission européenne a notamment lancé vendredi une procédure visant à activer la « loi de blocage » afin de contrecarrer les effets extraterritoriaux des sanctions américaines pour les entreprises européennes voulant investir en Iran.

« M. Canete nous a présenté verbalement un certain nombre de propositions et de mesures destinées à contrebalancer la décision américaine et nous espérons qu’elles vont se concrétiser« , a déclaré de son côté M. Salehi.

« Pour le moment (…) nous attendons de voir si ces mesures débouchent sur des résultats tangibles« , a-t-il insisté.

« Dans le cas contraire, nous serons contraints de prendre une décision que personnellement je ne souhaite pas« , a-t-il ajouté.

L’Iran a auparavant menacé de relancer son programme d’enrichissement d’uranium à un « niveau industriel« . « Nous avons beaucoup de possibilités et de combinaisons possibles » pour cette décision, a souligné M. Salehi, qui dirige aussi l’Organisation iranienne de l’énergie atomique (OIEA)

« La balle est dans le camp de l’Union européenne« , a-t-il résumé lors d’un entretien avec des journalistes européens accompagnant M. Canete.

Il a en outre réaffirmé l’opposition de l’Iran à toute renégociation de l’accord de 2015.

« Il s’agit d’un paquet complet et nous entendons le conserver ainsi. Il n’est pas question de le renégocier« , a-t-il soutenu.

L’accord nucléaire de 2015 vise à faciliter les échanges commerciaux avec l’Iran et à relancer son économie, en levant de lourdes sanctions internationales en échange d’un engagement de Téhéran à limiter ses activités nucléaires et à ne jamais chercher à obtenir la bombe atomique.

– « Attendons quelques semaines » –

Le président américain Donald Trump juge que le texte est trop laxiste sur l’aspect nucléaire, et qu’il ne s’attaque pas aux missiles balistiques de Téhéran.

Interrogé sur cette question des missiles, M. Salehi a botté en touche. « Il s’agit de thèmes de la compétence du ministre des Affaires étrangères« , a-t-il déclaré. M. Canete doit rencontrer dimanche le chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif avant de repartir pour Bruxelles.

Zarif s’est rendu ces derniers jours à Pékin, Moscou et Bruxelles avec l’objectif de sauver l’accord nucléaire et préserver les intérêts économiques de son pays.

Les Européens, qui veulent éviter à tout prix que l’Iran abandonne l’accord et relance son programme nucléaire, s’étaient notamment engagés mardi à Bruxelles à assurer des ressources économiques à l’Iran.

Le vice-président iranien a pressé samedi les Européens à rapidement concrétiser leurs engagements. « Si rien ne vient, la majorité de la population nous forcera à l’abandonner » (l’accord), a-t-il averti.

« Je ne veux pas préjuger. Attendons encore quelques semaines et voyons comment tout cela se développe« , a-t-il ajouté.

Canete a reconnu que la tâche ne serait pas facile car nombre d’entreprises européennes engagées en Iran parlent de quitter le pays pour éviter les conséquences des sanctions américaines, comme la perte de leur licence aux États-Unis pour les banques.

Le groupe français Total a annoncé mercredi qu’il ne mènerait pas à terme un grand projet gazier entamé en 2017 en Iran à moins d’obtenir une dérogation de la part des autorités américaines. D’autres entreprises et groupes européens ont signalé leur intention de se désengager faute de garanties.

©AFP / 19 mai 2018

https://www.romandie.com/news/Nucleaire-l-Iran-accueille-avec-circonspection-les-engagements-de-l-UE/919554.rom

Mai 19

LE VIETNAM EST LE DIXIÈME PAYS À RATIFIER LE TRAITÉ D’INTERDICTION DES ARMES NUCLÉAIRES

Ce 17 mai 2018, le Vietnam a déposé le dossier de ratification du Traité d’interdiction des armes nucléaires auprès des Nations Unies, devenant ainsi le dixième État du monde et de l’Asie du Sud-Est à ratifier le traité, le premier étant la Thaïlande.

Au cours des négociations de l’année dernière, le Vietnam a souligné « la grave préoccupation des peuples du monde entier face à la menace que représente pour l’humanité l’existence d’arsenaux d’armes nucléaires et les conséquences humanitaires catastrophiques de toute explosion nucléaire ». Plus que jamais, le monde est devenu instable et vulnérable devant la menace de la course aux armements…

Le contexte mondial actuel, avec ses événements complexes, rend encore plus urgente la construction d’un monde sans armes nucléaires : il est temps pour nous de montrer notre détermination et de trouver les bonnes solutions pour interdire ces armes hautement destructrices.

https://www.pressenza.com/fr/2018/05/vietnam-dixieme-pays-a-ratifier-traite-dinterdiction-armes-nucleaires/

Mai 18

DONALD TRUMP MENACE LE LEADER NORD-CORÉEN

Le président américain Donald Trump a menacé que « si on ne parvient pas à un accord avec la Corée du Nord, le dirigeant nord-coréen connaîtra le même sort que le leader libyen Kadhafi ».

Le président américain, pour tenter de ramener Kim Jong-un à la table des négociations sur son programme nucléaire, a eu recours à la politique de la carotte et du bâton. « Il resterait en place dans son pays, il continuerait à gouverner et son pays deviendrait très riche », a-t-il promis, évoquant la Corée du Sud comme modèle possible pour le Nord. En même temps, il n’a pas écarté l’idée d’un modèle libyen évoquée par son conseiller à la sécurité nationale John Bolton, en disant que « ce modèle pourrait être mis en place si on ne parvient pas à un accord avec Pyongyang ».

Après des mois de détente, la Corée du Nord a annulé une rencontre avec son voisin du Sud, en protestation contre des exercices conjoints entre Washington et Séoul, évoquant la possibilité de remettre en cause la rencontre avec Donald Trump prévue le 12 juin.

D’après Pyongyang, ces manœuvres consistent à travailler des scénarios d’attaque contre la Corée du Nord et ne peuvent être considérées comme une démarche amicale.

Jeudi, Pyongyang a assuré que des discussions avec Séoul ne pouvaient s’engager dans l’état actuel des choses, qualifiant les responsables sud-coréens « d’ignorants et d’incompétents ».

Dans la foulée, la Corée du Nord a déclaré que tous les pays détenteurs d’armes atomiques devraient mettre fin à leurs essais nucléaires.

Le représentant de la Corée du Nord à la Conférence de l’ONU sur le désarmement à Genève a déclaré que la récente décision de Pyongyang d’arrêter ses essais nucléaires constituerait une étape importante en vue du désarmement à l’échelle mondiale. Il a ajouté que la Corée du Nord rejoindrait les efforts collectifs visant à dénucléariser le monde.

C’est la première fois que la Corée du Nord s’exprime ouvertement sur les efforts collectifs destinés à mettre fin aux essais atomiques, ce qui pourrait mettre en évidence sa volonté de rejoindre le Traité d’interdiction complète des essais nucléaires (TICEN).

http://www.presstv.com/DetailFr/2018/05/18/562140/Core-du-Nord-Soul-USA-Donald-Trump-exercices

Mai 18

EDF : LE ROI DE L’INTOX, DES VESSIES POUR DES LANTERNES

L’Assemblée générale d’EDF de ce 15 mai 2018 est un florilège d’intoxications et de mensonges, histoire de tenter de faire prendre des vessies pour des lanternes; au petit peuple comme aux investisseurs. Alors que l’entreprise accumule une dette brute de 67 milliards d’euros et un « free cash flow » négatif pour la 11ème année consécutive, que le fiasco technique et financier de son projet EPR plombe internationalement sa crédibilité, que l’entreprise a été éjectée du CAC40 et vu ses actions chuter au plus bas, son PDG en poste actuellement, le polytechnicien Bernard Lévy, promet « transition énergétique, investissements faramineux, prolongation des vieilles casseroles atomiques, développement à l’international« . Délires. Un bis-repetita à la sauce Areva-Orano.

Le PDG d’EDF n’y va pas avec le dos de la cuillère! C’est à un florilège d’intoxications que s’est livré son PDG lors de l’Assemblée générale du 15 mai 2018. Une performance digne des films noirs américains pour tenter de faire prendre des vessies pour des lanternes.

Il est vrai que, à l’image de ses prédécesseurs et alter-ego dont les noms évoquent le noyautage des institutions et la république des coquins (Lauvergeon, Proglio, Gadonneix), l’actuel PDG, Jean-Bernard Lévy, a un parcours tout ce qu’il y a de conforme : Polytechnicien, ami d’adolescence de François Hollande, premiers pas professionnels aux États-unis à la « Phoenix Steel Corporation« , Conseiller technique et pour les affaires internationales et industrielles en 1986 (sous le gouvernement Chirac et la Présidence François Mitterrand) du ministre Gérard Longuet (le co-fondateur du mouvement d’extrême droite « Occident« ), ancien PDG de Matra Communication de 1995 à 1998, ancien Président du directoire de Vivendi de 2002 à 2012, PDG de Thales de décembre 2012 à octobre 2014. De quoi s’inscrire pleinement dans les pas boueux de ses prédécesseurs

Alors que les aficionados de la destruction atomique du Conseil d’Administration d’EDF (1) orientent la quasi-totalité des investissements pour faire durer à tout prix leur nucléaire chéri et assassin, leur propagande (pardon, la communication publicitaire) vante… la transition énergétique et même les énergies renouvelables. Et même que l’entreprise y jouerait un rôle central de par son « plan solaire pour 2035 » datant de décembre 2017. Pourtant cette même année EDF n’a consacré que 10% de ses investissements aux renouvelables. Son faramineux et propagandiste plan a déjà du plomb dans l’aile. Et plus que du retard.

Comme dirait l’autre : « c’est de la poudre de perlimpinpin « . Car, au-delà des effets de manches et de mentons, EDF a tout mis en œuvre pour faire capoter la loi de transition énergétique votée en 2015. Celle diminuant la part de la dépendance du pays au nucléaire à 50% (maintenant donc toutefois la contamination radioactive à 50% de la situation actuelle) et l’émergence des énergies alternatives. Un coup d’œil sur les échéanciers et les budgets envisagés par EDF démontre bien que l’entreprise va donner la priorité aux investissements… dans le parc nucléaire. Et remettre à plus tard ses investissements dans le solaire… Validés par le ministre télé-écolo-milliardaire Hulot dont la fondation (FNH) est financée par… EDF et sa filiale RTE.

Des installations nucléaires plus proches de la tombe que du berceau

Elles sont vieilles, très vieilles les centrales atomiques étasuno-tricolores (2). Déliquescentes même pour une bonne part. Plus des deux-tiers des 58 réacteurs sont, avec leurs 30 ans dépassés, bons pour la casse. 48 exactement dont 23 ont plus de 35 ans alors qu’ils étaient prévus pour 30 ans d’existence. Imaginez votre voiture dans un tel état, la carrosserie rouillée et perforées, les durites trouées, le réservoir fissuré, le carter fuyant, les bielles vrillées, le pot crachant des particules mortelles, les pneus rechapés usés jusqu’à la ferraille. Difficile de faire croire que ça peut repartir pour dix ans de plus et sans souci aucun.

C’est pourtant à cette mascarade que se livrent le patron d’EDF et son staff. Ils veulent prolonger leurs vieilles guimbardes de dix ans de plus voire vingt ans de plus. « Nous avons trouvé la potion anti-vieillissement » veulent-ils nous faire croire : le « grand carénage« .

N’est-il pas évident que ce terme emprunté au nautique et à la réparation navale est une façon peu discrète de mener en bateau tout le monde. Certains politiciens (3) veulent y croire et entraîner le pays dans cette folie. Cela relève plus de la psychiatrie que de la prospective.

D’autant que ces petites réparations vont coûter un maximum : 100 milliards d’euros d’après la Cour des Comptes. Mais il est vrai que EDF les évalue à seulement la moitié : 55 milliards €. Dans le nucléaire on jongle allègrement avec les milliards… qu’on ne possède pas. L’entreprise est plombée par une dette brute de 67 milliards d’euros et son « free cash-flow » – le flux de trésorerie disponible – est négatif pour la 11ème année consécutive. Rappelons-nous qu’EDF a aussi été éjectée du CAC40 en 2015.

Un leurre déprécié pour une pêche en eaux troubles

Pourtant Jean-Bernard Lévy, à l’image d’un Proglio ou d’une Anne Lauvergeon (4) des années passées, entonne l’air bien connu du flutiau : le fameux « rebond du nucléaire« . Un air quelque peu galvaudé au-delà des effets d’annonces de commandes à l’étranger qui ne sont que de vagues lettres d’intentions qui, depuis vingt ans pour certaines – de Sarkozy en Macron- ne se sont jamais concrétisées.

Sans parler d’autres petits désagréments tels le coût et les surcoûts non-prévus ni anticipés de l’EPR de Flamanville. Ce pseudo-fleuron que la terre entière allait nous envier – promis juré – devait coûter, selon les affirmations et budgétisations de EDF, 3 milliards 300 millions. Un coquet pactole quand même mais que le nucléariste se faisait gloire de maîtriser avec son compère Areva (devenu Orano après sa récente « faillite« ). Las, quelque peu amnésique, la direction de l’entreprise affirme fin 2017 : « Notre budget à 10,5 milliards d’euros sera respecté« . Trois fois plus ! Et toujours des affirmations péremptoires. On est revenu au temps des Pharaons, radioactivité en plus et poches des contribuables vidées

Qui peut encore croire, dans ces conditions, aux sornettes des nucléocrates ? Incapables de tenir un budget, comme monsieur ou madame tout le monde y est contraint. Ils demeurent cependant intouchables. La complicité des politiciens est sans limite. Essayez, vous, de faire payer à votre acheteur un kilo de tomates trois fois plus cher que le prix convenu… Ou de livrer votre article avec cinq ans de retard. Oui, EDF et Areva, affirmaient que leur bijoux EPR, conçu par les meilleurs des meilleurs, serait en service en … 2012 ! Déjà six ans de retard ! Et de nouvelles anomalies sont détectées sur les matériaux et installations, des soudures non-conformes et dangereusement inadaptées qui risquent de rompre (plus de 150 soudures sur le circuit secondaire principal), après celle de la défectuosité de la cuve du réacteur et du couvercle du réacteur, des malfaçons et autres dissimulations. Du grand art !

Avec le nucléaire, pour la grandeur des mégalos, c’est :  » à vos poches citoyens-contribuables« 

7 ans de retard et des surcoûts de 8,2 milliards d’euros ! Comment dans ces conditions l’électricien aurait-il la capacité à construire un autre  EPR au Royaume-Uni, à Hinkley Point, à hauteur de 8 milliards pièce ? Sauf à ce que les États se portent garants financiers – sur le dos des contribuables – des pertes, surcoûts et retards. Bel avenir !

En 2005, lors du « débat public« , EDF annonçait un prix du MWh produit par l’EPR à 43 €, en 2008 il bondissait à 55 €, en 2017 il flambait à 70 € et, si sa mise en route à lieu, on parle à présent de 120 euros le MWh produit par cet engin mortel du siècle passé. Bien plus cher que les 62 € du solaire ou les 80 € de l’éolien. L’électricité nucléaire est de moins en moins la moins chère des électricités. Déchets radioactifs et démantèlement des installations non-compris.

En poursuivant dans le nucléaire EDF n’a plus les moyens d’investir dans le solaire et l’éolien. Il faut faire le choix rationnel et cohérent : arrêter le massacre sanitaire / financier / technique / économique immédiatement. Passer la sur-démultipliée, fermer sans attendre 50% du parc vétuste atomique et le reste en quelques années. C’est la seule option possible même si elle maintient encore des années de contaminations, de menaces et de risques de catastrophe. Ou bien : fermeture de 100% des installations immédiatement (comme l’a fait, contraint et forcé, le Japon en 2011).

Dans tous les cas de figures, les 150 000 salarié-es de EDF ont intérêt à faire fissa pour exiger et obtenir de leur Direction des plans de reconversions professionnelles collectifs et individuels, les contribuables à préparer un bon stock de mouchoirs et les riverains à prévoir plusieurs itinéraires de fuites en fonction du sens du vent.

J.R

http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2018/05/15/EDF-%3A-le-roi-de-l-intox%2C-des-vessies-pour-des-lanternes

Notes :

(1) Avant d’être nationalisée en 1945 en application du programme du Conseil National de la Résistance adopté après la victoire contre l’Allemagne nazi, 1 450 entreprises privées assuraient la production, le transport et la distribution de l’énergie électrique.
En août 2004 (sous la Présidence Chirac), la loi n°2004-803 transforme l’établissement public à caractère industriel et commercial nationalisé EDF (EPNIC), en société anonyme d’état dont le capital est transféré à l’État à hauteur de 70 % et 30% privatisés permettant aussi la mise sur le marché spéculatif (bourse) d’une partie de son capital.

(2) Framatome (Areva NP) a acheté à ‘l’étasunien Westinghouse en 1974 sa licence de réacteurs nucléaires à eau pressurisée ce qui a permis de construire le parc nucléaire dit français (https://fr.wikipedia.org/wiki/Westinghouse_Electric_Company  et https://fr.wikipedia.org/wiki/Centrale_nucl%C3%A9aire_en_France ).

(3) Aujourd’hui, plus de 50% des ex-commissaires et 30% des ex-députés du Parlement européen qui ont quitté le monde politique travaillent pour des organisations inscrites au registre des lobbyistes de l’Union européenne. Parmi les entreprises françaises qui dépensent le plus pour influencer et se rapprocher de l’élaboration des lois en Europe, les trois premières sont toutes issues du même secteur, celui de l’énergie: il s’agit de Total, Engie et EDF. La proportion des députés et sénateurs français proches du monde de l’atomisme est sidérant. (http://www.businessinsider.fr/edf-total-engie-2-millions-euros-lobby-bruxelles-transparence )

(4) Anne Lauvergeon, la présidente d’Areva assurait en 2011 que son groupe n’avait « pas besoin d’une autre augmentation de capital » après celle réalisée en 2010. Elle n’hésitait pas à affirmer : « Je ne peux pas faire de commentaire sur les prévisions financières que nous devrions communiquer d’ici à la fin du mois, mais vous pourriez être agréablement surpris ! Notre stratégie a été mise en œuvre avec le soutien et sous le contrôle permanents de notre actionnaire principal, l’Etat. » (https://www.lesechos.fr/15/06/2011/LesEchos/20953-107-ECH_anne-lauvergeon—–il-n-y-aura-pas-d-hiver-du-nucleaire-apres-fukushima–.htm). On a vu la suite… une faillite qui coûte très cher aux contribuables. Elle assurait aussi que l’EPR finlandais serait construit en « 92 mois, contre 105 mois pour les réacteurs américains« . Il n’est toujours pas en service à ce jour et accuse près de 10 ans de retard. ( https://www.usinenouvelle.com/article/anne-lauvergeon-defend-le-nucleaire-francais.N153731 ).

Mai 18

CONTRE GREENPEACE, L’ÉTAT FAIT LE PROCÈS DE LA DÉSOBÉISSANCE CIVILE

Des peines de sursis et de prison ferme ont été requises contre les vingt-trois militant·e·s de Greenpeace qui ont illégalement pénétré dans la centrale nucléaire de Cruas, en novembre 2017. Pour le ministère public, comme pour EDF, « il est temps que ça s’arrête. Il n’est plus possible de tolérer ces intrusions à répétition »

Le nucléaire dans le cul-de-sac de la démocratie

Privas (Ardèche), envoyée spéciale.– Deux mondes se font face au tribunal de grande instance de Privas, jeudi 17 mai, et rien ne semble pouvoir les réconcilier. Pas même les blagues. Il s’en formule pourtant une savoureuse, quand le procureur de la République, Pierre-Yves Michaud, s’en prend à Bernard Laponche, expert critique du nucléaire : pourquoi témoigner pour Greenpeace s’il n’a pas pris part à l’action ? N’est-ce pas une façon de ne pas prendre ses responsabilités ? Ne peut-on faire de l’expertise et de l’action ? Réponse directe : « Je vais y réfléchir ! » lui lance le physicien, 80 ans, élégant dans son costume-cravate.

Des rires se font entendre dans la salle d’audience, mais ils viennent tous des prévenus. Aucun terrain d’entente ne sera apparu pendant les presque 8 heures d’audience. D’un côté, et d’un bloc : l’affirmation par l’État et EDF que la sécurité du nucléaire est bien assurée et la condamnation de la désobéissance civile. De l’autre, la dénonciation du risque de catastrophe et la conviction que l’introduction illégale dans les centrales est le seul moyen de réveiller la société sur ce sujet.

Vingt-trois personnes comparaissaient pour s’être introduites dans la centrale nucléaire de Cruas (Ardèche), le 28 novembre 2017, et avoir réussi à atteindre le bâtiment d’entreposage des combustibles usagés. Certain·e·s y ont laissé une empreinte de leur main en peinture, pour prouver leur présence. Les onomatopées « boum » et « crac »furent projetées sur des bâtiments de la centrale. Au bout d’une dizaine de minutes, les personnes furent identifiées et interpellées. Au fil des heures d’audience, leurs visages, très divers générationnellement, deviennent familiers au regard. Une ligne de défense s’érige. C’est le plus jeune, Titouan Billon, né en 1991, qui parle pour tou·te·s. Il est musicien.  « Cette action est l’aboutissement d’un travail beaucoup plus long d’expertise, de rédaction de rapport, de sensibilisation. On essaie de faire bouger les lignes avant. Mais cela fait de jolis dossiers dans des tiroirs. »

C’est tout le début de l’histoire : en octobre 2017, Greenpeace publie un rapport sur la vulnérabilité des installations nucléaires françaises et belges face aux risques d’attaques extérieures. Quelques reprises médiatiques mais pas d’annonces fortes d’EDF. Quelques jours plus tard, huit militant·e·s de Greenpeace entrent par effraction dans la centrale de Cattenom, en Lorraine, proche de la frontière avec le Luxembourg. Puis vingt-deux activistes pénètrent la zone protégée de la centrale de Cruas fin novembre. Pour Titouan Billon, « n’importe quel quidam peut entrer dans une centrale nucléaire avec une échelle ». Surtout, « les centrales ont été construites à un moment où les terroristes ne jetaient pas d’avion contre elles. Les temps ont changé. Les centrales n’ont pas changé ». Il poursuit : « Ce procès, je m’en remettrai. Mais si un feu se déclenche dans une piscine de combustibles, on en parlera encore dans dix générations. »

Pour Jean-François Julliard, directeur général de Greenpeace, poursuivi comme personne morale : « Ces actions sont nécessaires, légitimes et utiles. Les rapports ne suffisent pas. Les rencontres politiques avec Hulot et Macron ne suffisent pas. C’est une action désintéressée au nom de l’intérêt général. » Selon Alexandre Faro, l’avocat de Greenpeace, les activistes mettent en œuvre l’état de nécessité : n’est pas pénalement responsable la personne qui, face à un danger actuel ou imminent, accomplit un acte nécessaire à la sauvegarde de la personne ou du bien.

En dehors de l’audience, il s’inquiète des effets répressifs de la loi Ganay de juillet 2015 qui crée un délit spécifique pour l’intrusion dans les centrales. Il n’y avait pas de laxisme, insiste-t-il, chaque fois les militant·e·s de Greenpeace ont été poursuivi·e·s et condamné·e·s. La jurisprudence fondée sur cette loi est l’un des enjeux du procès, car ce n’est que la deuxième fois qu’un tribunal est appelé à juger dans ce cadre. À Thionville (Moselle) en février, la justice a condamné deux activistes de Greenpeace à deux mois de prison ferme pour leur intrusion dans la centrale de Cattenom –ils avaient un casier judiciaire, les quatre autres ont écopé de peines avec sursis. « C’est un thermomètre de l’époque. »

Mais le procureur de la République considère qu’« il y a un problème croissant dans notre société de désobéissance civile. C’est au-delà de la liberté d’expression. La désobéissance civile, c’est violer la loi, le revendiquer, l’assumer publiquement pour prétendument faire avancer le débat d’idées ». Pour le ministère public, « c’est un déni de démocratie. C’est le refus du résultat des urnes. C’est bafouer les décisions du peuple français. Aucune minorité, faction, structure, organisation n’a le droit de s’arroger une parcelle de souveraineté et d’imposer sa vérité à tous ».L’intrusion à Cruas est à ses yeux « ridicule, totalement irresponsable et dangereuse. C’est tout sauf une action non violente. Ça crée de la tension supplémentaire, dans le contexte du terrorisme ». Il réclame 6 mois de prison avec sursis pour les prévenus, 4 mois ferme pour celles et ceux qui avaient un casier et ne peuvent plus bénéficier du sursis et 30 000 euros d’amende, contre Greenpeace : « C’est indécent de faire ce genre d’action dans la situation de notre pays. Ça ne sert à rien. Cette action n’est pas pertinente. C’est un grand carnaval, une mascarade. » Car à ses yeux : « Les seuls problèmes de sécurité dans les centrales nucléaires depuis 20 ans ce sont les intrusions de vos militants ! » Pour son final, il se dit d’accord avec l’idée d’augmenter le niveau de défense des installations nucléaires pour permettre aux gendarmes de tirer sans sommation sur les intrus. « Il est temps que ça s’arrête. Il n’est plus possible de tolérer ces intrusions à répétition ! »

« L’autorité n’est ressentie que quand elle a un effet concret »

Pour l’avocat d’EDF, Thibault de Montbrial, « le débat sur la sécurité nucléaire est légitime. Mais ce qui ne peut être légitime, c’est de commettre sciemment, mécaniquement, militairement des infractions pénales en faisant croire à la vulnérabilité des installations nucléaires. » Il avait demandé 1,2 million d’euros de dommages et intérêts à Greenpeace : « Il y a un moment où ça suffit. » Il compare les activistes à « des délinquants d’habitude » qui « arrivent à la barre avec une démarche plus ou moins chaloupée », et se prennent du sursis. Peines inutiles à ses yeux car « l’autorité n’est ressentie que quand elle a un effet concret. Si ça ne tombe pas, ça ne s’arrête pas ». Entre 2003 et 2014, il y a eu quatorze intrusions, puis deux en six semaines fin 2017.

En début d’audience, le président du tribunal, Jacques Vuillet, pose le cadre qu’il souhaite donner au débat : « C’est un procès de forme. Il y a d’autres manières de manifester ses convictions. » Mais il questionne attentivement et en finesse les prévenus, leur permettant de s’expliquer. L’enjeu des débats porte sur les piscines de refroidissement, où le combustible usé est stocké, avant de partir vers le site d’Areva à La Hague (Manche).

Dans un bâtiment combustible, on trouve l’équivalent en radioactivité de deux ou trois réacteurs. C’est énorme. Pour Greenpeace, à la différence des bâtiments réacteurs, où la radioactivité est confinée par trois barrières de protection, ces bâtiments combustibles sont construits comme de vulgaires hangars, sans aucune protection de sécurité.

L’EPR toujours en construction à Flamanville protège sa piscine de stockage de combustible sous une coque de béton, preuve pour les militant·e·s que l’architecture des actuels bâtiments est insuffisamment protectrice. En off, un responsable chez EDF nous explique que les bâtiments combustibles sont conçus pour résister à un choc avec un avion qui arriverait latéralement, mais pas par le dessus.

Reste une question de fond : que prouve l’action de Greenpeace sur la vulnérabilité ? Le président du tribunal s’est montré dubitatif : « Mais puisque vous êtes reconnus comme Greenpeace, qu’est-ce que ça prouve ?» Pour Thibault de Montbrial, avocat d’EDF : « Greenpeace prétend que si ses militants entrent dans le périmètre de la centrale, c’est la démonstration en soi de l’insuffisance des mesures de sécurité. Mais Greenpeace a tout de suite été identifié. Prétendre le contraire est malhonnête. »

Pour Yannick Rousselet, principal expert nucléaire de l’association : « Ce n’est pas parce que nous sommes siglés que le risque est moindre. Les gendarmes sont arrivés après. Ils sont arrivés en retard. » Une personne qui a participé à l’action en grimpant sur l’un des bâtiments raconte dans la salle des pas perdus que les policiers ont mis 2 h 30 à la décrocher et que lorsque le premier gendarme les met en joue, pendant une demi-heure, il n’est même pas dans le périmètre de la centrale.

L’association considère que ses actions ont conduit EDF à améliorer la sécurité des installations nucléaires en France. Pour Lina, 46 ans, l’une des prévenu·e·s, maître d’œuvre dans le bâtiment : « C’est très important de s’engager, y compris en prenant des risques juridiques. Il est essentiel de dénoncer. C’est un acte citoyen. » Pour Sébastien, brasseur : « C’est notre rôle de lanceur d’alerte de mettre en lumière les failles des centrales nucléaires. Les terroristes n’ont pas besoin de nous pour avoir des idées dangereuses. Le problème n’est pas Greenpeace. Nous ne sommes pas malveillants. Nous sommes pacifistes. »

L’originalité de Greenpeace dans le monde associatif est de développer une double stratégie, détaillée par Yannick Rousselet, son spécialiste en sûreté nucléaire : « On est dans une stratégie de discussion sur l’expertise, mais elle n’est pas suivie d’effets s’il n’y a pas de rapport de force. Il faut être dedans et dehors. » À la suite de l’intrusion à Cattenom, une commission parlementaire s’est montée sur le sujet, sous la houlette de Barbara Pompili (LREM, ex-EELV).

Mais la voie est étroite. Pour Christophe Chanut, directeur de la centrale de Cruas depuis 2014, et EDF, les militants se trompent : les piscines ne sont pas vulnérables, l’intérieur est protégé par un couvercle en acier. Mais « aux questions sur l’évaluation précise des risques d’attaques terroristes, les réponses sont secret défense, regrette Cyril Cormier, autre spécialiste du nucléaire dans l’association. On est dans le cul-de-sac de la démocratie ».

Pendant l’audience, Thibault de Montbrial demande au porte-parole des prévenus s’il est certain qu’ils n’étaient pas dans la ligne de mire d’un tireur de haute précision de la centrale. Ce sera dans le rapport parlementaire veut croire le jeune homme. « Si c’est dans le rapport, ce sera dans sa partie classifiée », lui rétorque aussitôt l’avocat. L’échange résume bien l’ambiance de la journée : zone d’ombre assumée dans le discours de Greenpeace, opacité revendiquée du côté d’EDF. Juste avant que le procès ne commence, des dizaines de militant·e·s de Greenpeace ont chacun tenu une lettre en grand format. L’ensemble déroulait : « À quand le procès des centrales d’EDF ? » Le jugement des prévenu·e·s sera rendu le 28 juin.

https://www.mediapart.fr/journal/france/180518/contre-greenpeace-l-etat-fait-le-proces-de-la-desobeissance-civile?onglet=full

Mai 18

D’APRÈS L’IFOP, LES FRANÇAIS VEULENT UN RÉFÉRENDUM POUR ABOLIR LES ARMES NUCLÉAIRES

Un sondage de l’IFOP révèle que 85 % des Français veulent l’abolition des armes atomiques, avec la participation de la France. Ils veulent aussi le dire. Pour cela, il faut que 20 % des députés et sénateurs signent la Proposition de Loi Référendaire dont ils sont saisis depuis le 1er mai 2018… Et vous, le voulez-vous ?

Le 1er mai 2018, l’Action des Citoyens pour le Désarmement Nucléaire (ACDN) a invité par courriel les 577 député(e)s et les 348 sénatrices et sénateurs à signer une Proposition de Loi organisant un référendum sur la question suivante :

« Voulez-vous que la France participe à l’abolition des armes nucléaires et engage avec l’ensemble des États concernés des négociations visant à établir, ratifier et appliquer un traité d’interdiction et d’élimination complète des armes nucléaires et radioactives, sous un contrôle mutuel et international strict et efficace ? »

Du 2 au 3 mai, l’IFOP a réalisé sur cette question une enquête par questionnaire auto-administré en ligne, auprès d’un échantillon de 1007 personnes représentatif de la population française de 18 ans et plus.

À cette question, 85 % des sondés ont répondu OUI.

Une seconde question leur était posée. D’après la Constitution française, un référendum d’initiative parlementaire et citoyenne nécessite une proposition de loi signée par un cinquième des parlementaires (185 députés ou sénateurs sur 925) puis soutenue par 10% des électeurs inscrits. Sachant cela, il leur a été demandé :

« Si 20 % des parlementaires la signent, pensez-vous que vous apporterez votre soutien à cette proposition de loi pour que le référendum puisse avoir lieu ? »

À cette autre question, 82 % des sondés ont répondu OUI (31% certainement, 51 % probablement), 15 % NON, probablement pas et 3% NON, certainement pas.

Depuis sa fondation en 1996, ACDN se bat pour l’abolition des armes nucléaires et revendique un référendum sur ce sujet. En octobre 2015, dans un sondage IFOP-ACDN portant sur deux questions similaires, chacune avait obtenu 74 % de OUI. Ainsi, la proportion de Français partisans de l’abolition des armes nucléaires et radioactives, de l’engagement actif de la France et d’une consultation par référendum, est passée de 3 sur 4 à plus de 8 sur 10.

Autre fait remarquable : cette volonté transcende toutes les frontières politiques et notamment le clivage droite/gauche. Ainsi, les électeurs de Benoît HAMON au 1er tour de la présidentielle 2017 sont 92 % à avoir répondu OUI à la question du référendum, ceux de Jean-Luc MÉLENCHON 89%, d’Emmanuel MACRON 89%, de François FILLON 87 %, de Nicolas DUPONT-AIGNAN 86 % et de Marine LE PEN 81 %.

Les soutiens citoyens à la proposition de loi référendaire suivent une courbe analogue, de 79 % (électeurs de Marine LE PEN) à 87% (électeurs d’Emmanuel MACRON).

Il ne manque plus que les 185 signatures requises de parlementaires sur la proposition de loi référendaire pour que le peuple français puisse enfin dire ce qu’il pense de ces armes d’extermination, de crime contre l’humanité, et qu’il ouvre la voie à leur élimination de la surface de la terre.

Nous invitons chaque citoyenne, chaque citoyen, à s’adresser aux députés et sénateurs de son département ou sa circonscription pour leur demander de signer sans tarder la proposition de loi référendaire qu’ils ont reçue. Chacun peut se la procurer sur www.acdn.net et rejoindre la campagne nationale pour ce référendum en écrivant à contact@acdn.net.

Vive la République, vive le peuple français, vive l’humanité et vive la vie !

Par Jean-Marie Matagne

https://blogs.mediapart.fr/jean-marie-matagne/blog/170518/d-apres-l-ifop-les-francais-veulent-un-referendum-pour-abolir-les-armes-nucleaires

Mai 18

18 MAI : DES MILITANTS DANS LES ARBRES EN SOUTIEN AUX OPPOSANTS À CIGÉO

Dans plusieurs villes de France se déroulent, ce vendredi 18 mai, plusieurs actions de militants antinucléaires. Les manifestations visent à soutenir les habitants expulsés le 22 février dernier du bois Lejuc, près de Bure, dans la Meuse, à dénoncer la répression dont ils sont victimes et à interpeler au sujet du projet d’enfouissement de déchets nucléaires Cigéo. L’idée : monter une ou plusieurs cabanes dans des arbres, au cœur des villes.

Les opposants d’Île-de-France, une vingtaine, ont choisi d’installer une cabane devant le 10 boulevard de Bonne-Nouvelle, qui abrite les locaux du média Uszbek & Rica. « Ils collaborent avec l’Andra [Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs] pour la réalisation du module Les Arpenteurs, explique une militante. Sous un projet apparemment très lisse de blog sur les générations futures, ils participent à l’acceptation sociale du projet de Cigéo. On y trouve notamment des portraits de salariés de l’Andra, sans aucun recul critique sur le projet et ses risques, notamment en matière d’environnement. Ils se rendent complices de Cigéo. »

Un grimpeur téméraire a monté la cabane, soutenu au sol par d’autres militants. Au programme : lecture des revendications, musique, percussions, tractage et discussions. Les salariés d’Usbek & Rica, surpris, sont descendus à leur rencontre, prêts à engager un dialogue.

Les organisateurs de l’événement ont rappelé que, depuis plus de vingt ans, l’Andra, sous la tutelle du gouvernement français, projette d’enfouir les déchets nucléaires hautement radioactifs à vie longue en Meuse et Haute-Marne. « Concentrant 99 % de la radioactivité des déchets produits en France, Cigéo, ce projet de poubelle nucléaire, sacrifierait tout le territoire et ses alentours au profit de l’épanouissement d’une industrie mortifère », s’insurgent-ils. Le 22 février 2018, les « hiboux », résistants qui vivaient dans les arbres, ont été expulsés. Le territoire est, depuis, sous occupation militaire.

Les militants ont appelé à converger, le 16 juin prochain, à Bar-le-Duc, pour une grande journée de mobilisation.

Source : Alexandre-Reza Kokabi/(Reporterre)

Photo : Action à Strasbourg. VMC.camp

https://reporterre.net/Des-militants-dans-les-arbres-en-soutien-aux-opposants-a-Cigeo

Mai 18

NUCLÉAIRE IRANIEN : L’UE TENTE DE BLOQUER LES SANCTIONS AMÉRICAINES CONTRE LES ENTREPRISES EUROPÉENNES

Bruxelles a décidé d’activer, dès vendredi, un règlement européen qui avait été créé à l’origine pour contourner l’embargo imposé par les États-Unis sur Cuba.

Les entreprises européennes pourront-elles investir en Iran malgré les menaces des États-Unis ? C’est ce que souhaite la Commission européenne, qui va lancer, vendredi 18 mai, un processus lui permettant de bloquer les effets extraterritoriaux des sanctions américaines pour les entreprises européennes voulant investir en Iran, après que Donald Trump a annoncé son souhait de les rétablir. Cette décision du président américain fait suite au retrait des États-Unis de l’accord nucléaire iranien.

 « Nous devons maintenant agir », a déclaré le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, jeudi, lors d’une conférence de presse à l’issue d’un sommet de l’UE à Sofia. « C’est la raison pour laquelle nous lançons le processus de la loi de blocage, le “blocking status” de 1996, qui vise à neutraliser les effets extraterritoriaux des sanctions américaines. Ce sera fait demain [vendredi à 10 h 30] », a-t-il annoncé.

« Des tests de souveraineté pour l’Europe »

Cet outil est un règlement européen créé à l’origine pour contourner l’embargo imposé par les États-Unis sur Cuba. Cette loi dite « de blocage » permet aux entreprises et tribunaux européens de ne pas se soumettre à des réglementations sur des sanctions prises par des pays tiers et énonce qu’aucun jugement décidé par des tribunaux étrangers sur la base de ces réglementations ne saurait s’appliquer dans l’UE.

Cette décision a été saluée, jeudi, par le président de la République, Emmanuel Macron. « Ces sujets sont des tests de souveraineté pour l’Europe » et les décisions prises ont été « claires et fortes », s’est-il félicité. « Nous n’allons pas enclencher une guerre stratégico-commerciale avec les États-Unis sur le cas de l’Iran », a-t-il poursuivi.

« On ne va pas sanctionner ou contre-sanctionner des entreprises américaines pour répondre sur ce sujet-là, ça n’aurait pas de sens (…), parce que l’objectif final est quand même d’avoir cet accord large. »

http://www.lemonde.fr/europe/article/2018/05/17/nucleaire-iranien-l-ue-tente-de-bloquer-les-sanctions-americaines-contre-les-entreprises-europeennes_5300638_3214.html

Mai 18

PROCÈS GREENPEACE : LE JUGEMENT RENDU EN JUIN [+VIDÉO]

22 militants ainsi qu’un salarié de Greenpeace sont jugés, depuis ce matin, devant le tribunal correctionnel de Privas pour l’intrusion dans la centrale nucléaire de Cruas, le 28 novembre dernier.

9 H 30 : Me Alexandre Faro, avocat de Greenpeace, demande la nullité de la procédure pour Yannick Rousselet, responsable de campagne nucléaire pour l’ONG, poursuivi pour complicité dans l’intrusion de la centrale nucléaire. 

« Je comprends que la défense tente des coups de procédure. Si ça passe, ça passe ! Mais là, ça a peu de chances de passer », indique Thibault de Montbrial, avocat d’EDF, partie civile.

10 HEURES  : « Ce procès est un procès de la forme. On peut imaginer qu’il y a d’autres façons d’exprimer ses convictions », a déclaré Jacques Vuillet, le président du tribunal.

« Nous voulions montrer une faille de sécurité flagrante. On rentre dans une centrale nucléaire avec une échelle. Il suffirait d’être mal intentionné pour provoquer une catastrophe nucléaire. », indique un prévenu à la barre. Titouan Billon, un militant poursuivi pour l’intrusion s’exprime devant le tribunal au nom des activistes.

10 H 30 : Pierre-Yves Michau, le procureur de la République interroge le militant de Greenpeace. « Dans un état de droit, c’est une façon convenable de faire prévaloir vos idées que de violer la loi ? »

10H45 : Thibault De Montbrial, avocat d’EDF, est intervenu juste avant la suspension d’audience pour poser une dernière question au prévenu. « Vous pensez vraiment que EDF et les pouvoirs publics n’en ont rien à foutre de la sécurité des centrales nucléaires ? En vous écoutant, c’est l’impression que vous donnez. EDF serait une bande de zozos et si tout pète, ils n’en n’ont rien à foutre, ils iront vivre ailleurs ! »

11 H 15 : Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire de Greenpeace est à la barre. Il est poursuivi pour complicité. Le président du tribunal lui a demandé pourquoi il n’était pas entré dans la centrale avec les militants. « Je suis admiratif de ce qu’ils ont fait. Mais, mon rôle dans cette opération était celui de la communication avec les journalistes. » Il indique ne pas avoir pris part à la mise en place de l’opération.  

11 H 45 : Le procureur de la République a interrogé Yannick Rousselet, salarié de Greenpeace sur la sélection des militants qui s’introduisent dans les centrales nucléaires. « Avez-vous des tests pour être certain qu’un individu n’infiltre pas Greenpeace pour commettre un vrai attentat ? » Le prévenu n’a pas répondu à la question. « Il y a des services qui s’occupent de cela. Pas moi ! »

Jean-François Julliard, le directeur de Greenpeace est à la barre. L’ONG est poursuivie en tant que personne morale.

12 H 10 : Jean-François Julliard, le directeur de Greenpeace assume les actions d’intrusion de l’ONG. « Ces actions sont nécessaires, légitimes et utiles. Les rapports ne suffisent pas. À un moment donné, il faut aller plus loin et provoquer le débat public. Les militants n’avaient aucun intérêt personnel. Ils l’ont fait au sens de l’intérêt général. » 

12 H 22 : L’audience est suspendue jusqu’à 13 heures.

13 H 15 : l’audience reprend avec un témoin cité par Greenpeace. Il s’agit de Bernard Laponche, physicien à la retraite. Il a notamment travaillé au commissariat à l’énergie atomique. Il fait un exposé sur la sureté et la sécurité des centrales nucléaires et des piscines d’entreposage de combustibles usagés et radioactifs.  « Les bâtiments des piscines sont des bâtiments normaux. Ils ont été construits sans préoccupation de sécurité par rapport aux agressions extérieures. » 

14h10 : Norbert Tangy, ancien ingénieur d’EDF est à la barre comme témoin. Il déclare : « je prends très au sérieux l’alerte des militants de Greenpeace (…) d’autant plus dans un contexte où EDF demande d’augmenter la durée de vie des réacteurs au-delà de 40 ans. Je comprends les personnes qui entrent dans les centrales. Elle n’ont plus confiance.« 

14h30 : Quelle est l’épaisseur des murs autour des piscines d’entreposage des combustibles ? Greenpeace assure qu’ils mesurent 30 centimètres. L’ancien salarié d’EDF et directeur de centrale, Norbert Tangy a déclaré à ce sujet, sans vouloir vraiment répondre à la question… : « L’alerte de Greenpeace est justifiée!« 

Le directeur de la centrale de Cruas, Christophe Chanut, arrive à la barre. Il indique que le bâtiment où se trouvent les piscines à Cruas sont « capables de résister à une chute d’avion« .

14h50 : « Je considère que la centrale de Cruas est robuste ; ça ne veut pas dire que rien ne peut arriver mais elle est robuste« , déclare le directeur du site ardéchois.

15h05 : le président du tribunal fait état des casiers judiciaires des prévenus. La majorité d’entre eux n’ont aucune mention à leur casier.

15h25 : l’audience a été suspendue juste avant les plaidoiries des avocats et les réquisitions du procureur.

15h40 : « je suis l’avocat d’une hydre malfaisante. D’un groupe qui se moque de la sécurité, de celle de ses salariés d’abord et de ses compatriotes ensuite. EDF n’est pas si méchante. Greenpeace n’est pas si puissant« , plaide Me Thibault De Montbrial, avocat de la partie civile, EDF.

L’entreprise exploitant de la centrale de Cruas, par la voix de son avocat, demande 500 000 euros à Greenpeace au titre du préjudice subi.

16 heures : « ça me fait penser aux délinquants d’habitude. Vous pouvez mettre 30 sursis à un type, si la prison ne tombe pas, ça ne s’arrêtera pas. Là, c’est pareil ! » insiste l’avocat de la partie civile.

En tout, EDF demande plus de 1,2 million d’euros au titre des préjudices moral et matériel. 

16H30 : « Est ce que vous jugez vos arguments trop faibles, pour basculer dans ce type d’action ? » a interrogé Pierre-Yves Michau, procureur de la République. Il a qualifié l’opération de Greenpeace de « ridicule, irresponsable et dangereuse« .  

« Les militants avaient l’intention de rester plus que dix minutes sur le site nucléaire de Cruas«  d’après le procureur de la République. « Ils avaient des victuailles pour rester plus longtemps que cela. L’opération a été un fiasco pour Greenpeace.« 

17 heures: le parquet a requis 30 000 euros d’amende pour Greenpeace. Pour la totalité des prévenus, il a requis 6 mois d’emprisonnement avec sursis. Pour les trois militants déjà sous le coup d’une peine de sursis, le parquet a requis 4 mois de prison ferme.

17h30 : l’avocat de la défense plaide en ce moment. « J’ai droit à deux procureurs en face de moi« , indique-t-il en visant l’avocat de la partie civile. Il dénonce des dommages et intérêts « punitifs » demandés par EDF.

18H15 : l’audience est terminée. Le jugement est mis en délibéré. Il sera rendu le 28 juin.

Pour voir les photos et les vidéos, cliquer sur : https://www.ledauphine.com/ardeche/2018/05/17/ardeche-privas-cruas-intrusion-a-la-centrale-proces-de-greenpeace-et-manifestation-de-soutien-ce-matin

Mai 17

NUCLÉAIRE, L’IMPASSE FRANÇAISE : DOCUMENT SUIVI D’UN DÉBAT SUR FRANCE 5.

Nucléaire, l’impasse française : document inédit de Patrick Benquet, suivi d’un débat animé par Marina Carrère d’Encausse. Mercredi 30 mai dès 20h50 sur France 5.

Depuis 50 ans, la France produit 75% de ses besoins en électricité grâce à la filière nucléaire. Un cas unique au monde. Aujourd’hui, une dépendance qui mène l’entreprise publique, EDF, tout droit à la faillite.

Le nouveau réacteur français, l’EPR, accumule les retards de livraison en France à Flamanville et en Finlande. Les coûts continuent de grimper et c’est en dizaine de milliards que se chiffrent, aujourd’hui, les dépenses de la France pour tenter de maîtriser cette technologie trop complexe. Alors pourquoi la France a-t-elle donné le feu vert à la construction de deux autres EPR à Hinkley Point en Grande-Bretagne ? Et, ce, malgré de violentes oppositions au sein même d’EDF ?

Alors que de plus en plus de pays sortent du nucléaire, qu’on ne sait toujours pas comment démanteler les centrales en fin de vie, et que le coût des énergies renouvelables ne cessent de baisser, la France est de plus en plus isolée dans ses choix pro-nucléaires. Des choix qui pèsent très lourds sur le budget de l’État et qui font prendre à la France un retard colossal en termes de transition énergétique.

Qui paiera la facture du nucléaire ? 

Crédit photo © Bloomberg via Getty Images.

http://www.leblogtvnews.com/2018/05/nucleaire-l-impasse-francaise-document-suivi-d-un-debat-sur-france-5.html

Mai 17

PROJET DE STOCKAGE DES DÉCHETS NUCLÉAIRES À BELLEVILLE-SUR-LOIRE : OÙ EN EST-T-ON ?

Le 13 février dernier, Reporterre dévoilait sur son site que l’ASN et EDF envisageaient la construction d’une piscine géante de déchets nucléaires à Belleville-sur-Loire. Entre opacité sur le dossier, écologie et choix définitif du lieu, où en est-on en mai 2018 ?

C’est un dossier qui reste très sensible. Depuis l’article publié en février dernier par le site spécialisée Reporterre, le projet de stockage des déchets nucléaires, qui pourrait être accueilli par Belleville-sur-Loire dans le Cher, ne cesse de faire l’objet de débats houleux entre les élus de la région Centre-Val de Loire et l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) et EDF, qui sont à l’origine du projet.

Et pour cause, comme, nous vous le mentionnions dans notre article du 16 février, l’enquête de Reporterre évoque une capacité de stockage allant jusqu’à 8000 tonnes de métal lourd irradié, « l’équivalent de 69 à 93 cœurs de réacteur nucléaire de combustibles brûlants et hautement radioactifs. » Le site accueillerait principalement un mélange d’uranium et de plutonium, appelé Mox. Sa particularité est de dégager une chaleur intense, même plusieurs années après sa mise en stockage, et de n’être jamais retraité, faute de moyen.

Hier, s’est tenue une table ronde organisée par le Sénat sur la gestion et le stockage des déchets radioactifs pour étudier les « grandes caractéristiques de sûreté, d’un tel équipement« . Franck Chevet, le président de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a affirmé « avoir beaucoup entendu parler de Belleville aussi » mais que « le lieu n’a pas encore été formellement choisi« . A également été précisé que le projet de piscine d’entreposage serait de « l’ordre d’une vingtaine de milliers d’assemblages » et aurait « une capacité un peu plus petite que la Hague« .

Besoin de transparence

Si le projet soulève des questions délicates sur le plan écologique, il agace également les élus de la région par son opacité. En effet, ces derniers reprochent à l’ASN et EDF d’être tenus à l’écart de certaines discussions et pas être au cœur des décisions.

Interrogé par notre rédaction en février dernier, Patrick Bagot, le maire de Belleville-sur-Loire et président de la commission locale d’information (CLI), affirmait ne pas être au courant. « En tant que maire, je n’ai pas eu l’information. Qu’une piscine soit construite pour assurer un stockage temporaire avant le cheminement des déchets vers des sites de stockage, oui, le projet a été évoqué aux vœux de l’ASN. Mais le nom de la commune n’a pas été évoqué. Un projet comme celui-ci, il faudrait tout de même un dépôt de permis de construire, puis une enquête publique…« , expliquait-il, rappelant la procédure qui avait été mise en place lors de la construction de la centrale.

Depuis, l’édile a obtenu quelques éclaircissements à ses questions, qui restaient jusque-là en suspens « L’ASN m’a répondu que, aujourd’hui [16 mai], il n’y avait pas de projet à Belleville-sur-Loire. Le lieu n’a pas été choisi, et, tant qu’EDF n’a pas déposé de dossier, ils ne peuvent pas m’apporter plus de réponses ».

EDF justement, selon Patrick Bagot, lui aurait « renvoyé un document de deux pages, qui explique un peu plus en détail ». Ils disent qu’il y a effectivement un projet, et qu’à ce jour le lieu n’a pas été choisi. Belleville est un lieu possible, mais il n’est pas le seul, plusieurs sites d’implantation sont possibles. On me dit aussi que des critères logistiques, techniques et de sécurité sont encore à prendre en compte. »

Des réponses qui ont semble-t-elles rassuré, voire adouci, le maire de la commune du Cher, qui a depuis mis de l’eau dans son vin. « Je voulais en savoir plus avant de donner mon avis, savoir si ça fonctionnait. Je ne veux pas avoir des déchets qui durent des centaines d’années, prendre cette décision alors que je suis élu pour six ans… Si tout est conforme à la sécurité, et que ça ne présente pas plus de danger que la piscine actuelle…« , justifie-t-il. Avant de poursuivre prudemment « mais je demande à ce qu’on me fasse voir comment ça fonctionne, à ce qu’on m’explique, tant pour la sécurité de mes habitants en tant que maire de Belleville que pour la sécurité en général en tant que président de la CLI« .

En somme, Patrick Bagot ne s’oppose pas fondamentalement au projet. Il souhaite juste que l’infrastructure ne représente pas de danger pour la population de la région. « Ces points feront l’objet d’une saisine de la Commission Nationale du débat public, prévu d’ici à 2019. On m’assure également à plusieurs reprises que l’installation sera conçue ‘pour n’avoir aucun impact sanitaire sur la population’, y compris en cas d’accident, et que le projet se base sur des ‘retours d’expériences internationales’ récentes« , ajoute-t-il. Pour ensuite conclure « les gens s’opposeront toujours à ce que l’on mette ce genre de piscine près de chez eux, ils vont vouloir l’envoyer ailleurs. Mais enfin, il va bien falloir qu’elle soit quelque part« , conclut-il.

Opposition ferme de la Région

La Région, à travers la voix de son président François Bonneau, expliquait en février que « la région Centre-Val de Loire n’a pas vocation à devenir la poubelle nucléaire de la France« . Une opposition ferme à l’éventuelle construction d’une piscine de stockage de déchets nucléaires dans le Cher. Le Conseil régional, symbolisée par le vote d’une motion en défaveur du projet de piscine d’entreposage de déchets nucléaires.

Enfin, EDF, qui n’avait pas donné suite à nos appels il y a trois mois, nous a répondu : « en effet, de nouvelles capacités d’entreposage seront nécessaires autour de 2030, et ce, quel que soit le scénario industriel de production d’électricité qui sera défini dans le cadre de la Programmation Pluriannuelle de l’Énergie à venir. Ces capacités permettront d’entreposer ces matières jusqu’à leur réutilisation dans de futurs réacteurs ou bien, si cette option industrielle n’était pas confirmée, jusqu’à leur stockage définitif à Cigéo. En réponse à ce besoin, EDF travaille actuellement sur la conception d’une piscine d’entreposage et a transmis pour avis à l’ASN le dossier d’options de sûreté de cette installation en avril 2017. Conformément au PNGMDR, EDF prévoit le dépôt d’une demande d’autorisation de création d’ici 2020. Plusieurs sites sont actuellement à l’étude pour l’implantation de ce projet, aucune décision n’est prise pour le moment.« 

Par A.Jégou avec Y. Hajzler

https://france3-regions.francetvinfo.fr/centre-val-de-loire/cher/projet-dechet-nucleaire-belleville-est-t-on-1477077.html

Mai 17

IRAN: L’UE CONVIENT QUE L’ACCORD SUR LE NUCLÉAIRE « N’EST PAS PARFAIT » (MERKEL)

Les pays de l’UE conviennent que l’accord sur le nucléaire iranien « n’est pas parfait » mais qu’il faut le préserver, a déclaré jeudi à Sofia la chancelière allemande Angela Merkel au lendemain d’une discussion sur le sujet entre les 28.

« Chacun dans l’UE partage le point de vue que l’accord n’est pas parfait, mais que nous devrions rester dans cet accord et poursuivre des négociations avec l’Iran sur d’autres sujets, comme les missiles balistiques« , a-t-elle dit devant la presse.

Mme Merkel s’exprimait à l’ouverture d’un sommet entre les pays de l’UE et des pays des Balkans, précédé la veille d’un long dîner de travail à Sofia entre les 28, largement consacré aux conséquences des décisions de Donald Trump, défiantes vis-à-vis de l’Europe, sur le nucléaire iranien notamment.

« Nous allons œuvrer pour maintenir le cadre de l’accord de 2015 quelles que soient les décisions américaines« , a déclaré de son côté le président français Emmanuel Macron.

Les Européens vont apporter leur « engagement politique et faire en sorte que nos entreprises puissent rester » en Iran, a dit M. Macron. Ils vont le faire « tout en conduisant toutes les parties à poursuivre les négociations sur accord plus large indispensable« , a-t-il ajouté.

« L’accord de 2015 a besoin d’être complété par un accord sur le nucléaire après 2025, un accord sur les activités balistiques et la présence régionale« , a-t-il fait valoir.

(©AFP / 17 mai 2018)

https://www.romandie.com/news/Iran-l-UE-convient-que-l-accord-sur-le-nucleaire-n-est-pas-parfait-Merkel/918791.rom

Mai 17

BROCHURE GRATUITE : SYNTHÈSE EFFICACE DES ARGUMENTS CONTRE LE NUCLÉAIRE MILITAIRE

Le Réseau Sortir du Nucléaire vous propose une brochure gratuite de 8 pages, format A5, réalisée en mars 2018.

Le 7 juillet 2017, un Traité international d’interdiction des armes nucléaires a été́ adopté à l’ONU. Approuvé par 122 États, il rentrera en vigueur lorsque 50 pays l’auront ratifié. Historique, ce texte interdira aux pays signataires de fabriquer, stocker ou utiliser des armes nucléaires. La menace d’employer ces armes – la politique de dissuasion – deviendra elle aussi interdite.

Et la France ne joue pas le jeu… Les 9 pays dotés de la force de dissuasion nucléaire et leurs alliés ont refusé́ de participer aux négociations. Parmi les mauvais élèves du désarmement, la France s’est illustrée par ses condamnations officielles et ses pressions diplomatiques contre ce traité d’interdiction. Comme ses prédécesseurs, le président Emmanuel Macron a réaffirmé que la dissuasion restait la « clef de voûte » de la défense nationale.

Mais il n’est pas trop tard ! La population française doit saisir cette opportunité d’un désarmement concerté. Tout comme les autres puissances nucléaires, la France peut signer et ratifier le traité à tout moment. Mais sans une pression combinée de l’opinion publique et de la communauté internationale, le gouvernement ne renoncera pas à sa doc- trine de dissuasion.

Alors, mobilisons-nous !

http://boutique.sortirdunucleaire.org/index.php?id_product=521&controller=product

NDLR : je vous invite à découvrir un intéressant diaporama pour comprendre les enjeux actuels autour de l’abolition des armes nucléaires.

Cliquer sur : http://www.sortirdunucleaire.org/infographie-interdiction-armes-nucleaires?origine_sujet=MOB201805 puis sur la flèche du bas de la première page (environ 30 pages)

Mai 17

ISRAËL : 200 ARMES NUCLÉAIRES POINTÉES SUR L’IRAN

Le vacarme qui entoure le retrait US de l’accord nucléaire iranien masque les vrais enjeux. Le plus important reste cette donnée fondamentale : Israël est une puissance nucléaire alors que l’Iran n’en est pas une.

La décision des États-Unis de sortir de l’accord sur le nucléaire iranien —stipulé en 2015 par Téhéran avec les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’Onu plus l’Allemagne— provoque une situation d’extrême dangerosité, pas seulement pour le Moyen-Orient.

Pour comprendre les implications d’une telle décision, prise sous la pression d’Israël qui qualifie l’accord de « reddition de l’Occident à l’Axe du Mal conduit par l’Iran », on doit partir d’un fait bien précis : c’est Israël qui a la bombe, pas l’Iran.

Il y a plus de cinquante ans qu’Israël produit des armes nucléaires dans le site de Dimona, construit avec l’aide surtout de la France et des États-Unis. Ce site n’est pas soumis à des inspections parce qu’Israël, la seule puissance nucléaire du Moyen-Orient, n’adhère pas au Traité de non-prolifération des armes nucléaires, que l’Iran par contre a signé il y a cinquante ans. Les preuves qu’Israël produit des armes nucléaires ont été apportées il y a plus de trente ans par Mordechai Vanunu, qui avait travaillé dans le site de Dimona : après avoir été passées au crible par les plus grands experts en armes nucléaires, elles furent publiées par le journal The Sunday Times le 5 octobre 1986. Vanunu, enlevé à Rome par le Mossad et transporté en Israël, fut condamné à 18 années de prison en quartier disciplinaire et, relâché en 2004, soumis à de graves restrictions [1].

Israël possède aujourd’hui (bien que sans l’admettre) un arsenal estimé à entre 100 et 400 armes nucléaires, dont des bombes tactiques et des bombes à neutrons de nouvelle génération ; il produit du plutonium et du tritium en quantité suffisante pour en construire des centaines d’autres. Les têtes nucléaires israéliennes sont prêtes au lancement aussi bien sur des missiles balistiques, comme le Jericho 3, et avec des chasseurs-bombardiers F-15 et F-16 fournis par les USA, auxquels s’ajoutent maintenant les F-35.

Comme le confirment les nombreuses inspections de l’AIEA, l’Iran n’a pas d’armes nucléaires et s’engage à ne pas en produire en se soumettant, sur la base de l’accord, à un étroit contrôle international. Cependant —écrit l’ex-secrétaire d’État Colin Powell, le 3 mars 2015, dans un email qui a été dévoilé— « À Téhéran on sait bien qu’Israël a 200 armes nucléaires, toutes pointées sur Téhéran, et que nous en avons des milliers ».

Les alliés européens des USA, qui formellement continuent à soutenir l’accord avec l’Iran, sont substantiellement rangés aux côtés d’Israël. L’Allemagne lui a fourni quatre sous-marins Dolphin, modifiés pour pouvoir lancer des missiles de croisière à tête nucléaire. L’Allemagne, la France, l’Italie, la Grèce et la Pologne ont participé, avec les USA, au plus grand exercice international de guerre aérienne de l’histoire d’Israël, le Blue Flag 2017 [2].

L’Italie, liée à Israël par un accord de coopération militaire (Loi n° 94, 2005), y a participé avec des chasseurs Tornado du 6° Stormo de Ghedi (Brescia), affecté au transport des bombes nucléaires états-uniennes B-61 (qui sous peu seront remplacées par les B61-12). Les USA, avec des F-16 du 31st Fighter Wing d’Aviano (Frioul), affectés à la même fonction.

Les forces nucléaires israéliennes sont intégrées dans le système électronique de l’Otan, dans le cadre du « Programme de coopération individuel » avec Israël, pays qui, bien que n’étant pas membre de l’Alliance, a un bureau permanent au quartier général de l’Otan à Bruxelles.

Selon le plan testé dans l’exercice USA-Israël Juniper Cobra 2018, des forces états-uniennes et l’Otan arriveraient d’Europe (surtout des bases en Italie) pour soutenir Israël dans une guerre contre l’Iran [3]. Celle-ci pourrait commencer par une attaque israélienne contre les sites nucléaires iraniens, comme celle effectuée en 1981 à Osiraq en Irak. En cas de représailles iraniennes, Israël pourrait employer une arme nucléaire mettant en marche une réaction en chaîne aux issues imprévisibles.

Manlio Dinucci  (Traduction Marie-Ange Patrizio, Source : Il Manifesto, Italie)

Notes :

[1] Voir notre dossier : Vanunu, Mordechai.

[2] « Italie-Israël : la « diplomatie des chasseurs » », par Manlio Dinucci, Traduction Marie-Ange Patrizio, Il Manifesto (Italie) , Réseau Voltaire, 14 décembre 2017.

[3] « Sous l’emprise des USA et de l’Otan », par Manlio Dinucci, Traduction Marie-Ange Patrizio, Il Manifesto (Italie) , Réseau Voltaire, 13 mars 2018. Et « Droit de réponse de l’Otan, réplique de Manlio Dinucci et commentaire du Réseau Voltaire », 17 mars 2018.

http://www.voltairenet.org/article201165.html

Mai 16

CORÉE DU NORD : « UNE DÉNUCLÉARISATION DANS LES MOIS QUI VIENNENT EST PEU PROBABLE », SELON UN EXPERT

La Corée du Nord a menacé mercredi d’annuler le sommet avec les États-Unis prévu le 12 juin. Kim Jong Un dénonce la pression mise par Donald Trump pour renoncer à son arsenal nucléaire. Pour Antoine Bondaz, chercheur, Pyongyang tente en réalité de négocier.

Nouveau rebondissement dans les relations diplomatiques entre la Corée du Nord, la Corée du Sud et les États-Unis. Mercredi 16 mai, le leader nord-coréen Kim Jong Un a annulé les discussions du jour avec des représentants de la partie sud de la péninsule. Il a aussi menacé d’annuler sa rencontre avec le président américain Donald Trump prévue le 12 juin, à Singapour. Pyongyang dénonce la pression mise par les États-Unis pour engager la dénucléarisation. Un processus de désarmement qui semble « extrêmement peu probable dans les mois à venir » analyse Antoine Bondaz, chercheur à la Fondation pour la recherche stratégique et enseignant à Sciences Po Paris, invité de franceinfo. Pour l’expert, la Corée du Nord développe une « stratégie de négociation ».   

franceinfo : Est-ce vraiment une surprise que la Corée du Nord souffle ainsi le chaud et le froid ?  

Antoine Bondaz : Non, cela fait partie d’une stratégie de négociation, une stratégie historique. On rappelle par exemple qu’avant les Jeux Olympiques en Corée du Sud, la Corée du Nord s’était retirée à plusieurs reprises de discussions de haut niveau avec les Sud-Coréens. Donc de ce côté-là, il n’y a rien de nouveau du côté de Pyongyang.  

Ces exercices militaires sud-coréens et américains, sont-ils une provocation comme le dit Kim Jong Un ?  

Les exercices sont considérés par la Corée du Nord comme une provocation. Kim Jong Un avait cependant annoncé au début de l’année que ces exercices militaires ne devaient pas s’arrêter, que la Corée du Nord ne faisait pas de l’arrêt de ces exercices une précondition au dialogue avec les États-Unis. Cependant, depuis, il y a eu cette fameuse déclaration de Panmunjeom, le 27 avril, qui demandait à chaque partie, le Nord comme le Sud, d’éviter toute provocation, ou tout acte d’hostilité envers la partie adverse. Aujourd’hui la Corée du Nord considère que la Corée du Sud n’aurait pas dû réaliser ce type d’exercice avec son allié américain.

Pyongyang exige des « concessions significatives » de la part de Washington. De quoi s’agit-il ?

Ce que cherche officiellement la Corée du Nord, c’est faire disparaître ce qu’elle considère comme des menaces nucléaires des États-Unis, et plus largement la politique hostile des États-Unis envers la Corée du Nord. Le problème, c’est qu’il n’y a pas de définition extrêmement claire de ce que cela signifie, et cela donne des marges de négociation à Pyongyang. Mais ce qui est extrêmement important dans la déclaration de ce matin, c’est l’attaque directe sur John Bolton, le conseiller à la sécurité de Donald Trump, l’objectif pouvant être, au sein de l’administration Trump, de diviser les différentes factions. John Bolton est sur une ligne extrêmement dure, et historiquement un des officiels américains les plus critiqués par la Corée du Nord. En 2003 déjà, lorsqu’il était représentant à l’ONU, la Corée du Nord concentrait ses attaques sur John Bolton.  

Donc diviser pour mieux régner ? Pour prendre le dessus ?  

Ou en tout cas diviser pour s’assurer que la ligne de Donald Trump, qui serait avant tout celle d’un accord politique plus que d’un accord technique, soit la ligne qui domine à Washington.  

Kim Jong Un a-t-il raison de s’inquiéter du fait que Donald Trump mette le modèle libyen de dénucléarisation en avant ?  

C’est pour l’instant son conseiller John Bolton qui met en avant ce modèle libyen. Il est en réalité extrêmement dur de mettre en œuvre un tel modèle puisque la Libye n’avait qu’un programme nucléaire initial. Elle n’avait pas encore réalisé d’essais nucléaires, elle n’avait pas encore d’arme nucléaire. L’objectif de John Bolton c’est de mettre une pression maximale sur la Corée du Nord. Rappelons toutefois qu’en Corée du Nord les armes nucléaires sont devenues des armes politiques, des armes identitaires pour le régime, et qu’une dénucléarisation à très court terme, dans les mois qui viennent est extrêmement peu probable.    

https://www.francetvinfo.fr/monde/usa/presidentielle/donald-trump/coree-du-nord-une-denuclearisation-dans-les-mois-qui-viennent-est-peu-probable-selon-un-expert_2754883.html

Mai 16

EN IRAN, HASSAN ROHANI ATTAQUÉ DE TOUTE PART APRÈS LA SORTIE AMÉRICAINE DE L’ACCORD NUCLÉAIRE

Il n’a fallu que très peu de temps aux adversaires du président modéré iranien, Hassan Rohani, pour commencer à s’attaquer à cet architecte de l’accord sur le nucléaire, aujourd’hui compromis à la suite du récent retrait de Washington.

Dès le lendemain de l’annonce du président américain, Donald Trump, la presse conservatrice, très critique vis-à-vis de la « naïveté » du président Rohani d’avoir fait confiance à l’Occident en général, et aux États-Unis en particulier, a réclamé une sortie rapide de Téhéran de l’accord nucléaire. Ce traité, signé en juillet 2015 entre l’Iran, les États-Unis, le Royaume-Uni, la France, la Russie, la Chine et l’Allemagne, a entraîné la levée d’une partie des sanctions et permis à l’Iran de sortir de son isolement.

À Téhéran, les mots les plus durs sont venus, le 14 mai, de l’Assemblée des experts, chargée de désigner le successeur du guide suprême (la plus haute autorité du pays) Ali Khamenei après sa mort. « Il faut que le président demande pardon au peuple iranien pour les dégâts causés dans le cadre de l’accord, parce qu’il n’a pas respecté les lignes rouges établies par le guide suprême », peut-on lire dans ce communiqué.

L’ancien président, l’ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad (2005-2013), qui, pendant sa présidence, est resté intransigeant sur le programme nucléaire du pays, est également monté au créneau. Dans une lettre ouverte, il dénonce le gouvernement qui « a imposé avec l’accord des dommages allant jusqu’à 30 milliards de dollars », une référence aux activités nucléaires iraniennes arrêtées ou suspendues dans le cadre de l’accord. C’est également pendant ses années au pouvoir que l’Iran a essuyé d’importantes sanctions, visant notamment sa vente du pétrole, les assurances et le transport.

Face à cette avalanche d’attaques, le président n’est pas resté les bras croisés. Dans un communiqué, le gouvernement a essayé de rappeler que les négociations et l’accord « n’étaient contraires ni à la Constitution, ni aux devoirs du président, ni aux décrets du Conseil suprême de la sécurité nationale », organe sous l’autorité du guide suprême. Une manière pour Hassan Rohani de répondre aux critiques et de rappeler à ses adversaires que rien dans le cadre de l’accord n’a été fait sans l’aval et l’approbation d’Ali Khamenei.

Pour sauver l’accord, le ministre iranien des affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, était à Bruxelles le 15 mai pour rencontrer notamment ses homologues français, allemand et britannique. M. Rohani avait conditionné le maintien de Téhéran dans l’accord à ce que les Européens parviennent à garantir les intérêts iraniens dans le cadre du « deal ».

Dans la rue pourtant, la sortie de Washington de l’accord est qualifiée de mauvaise nouvelle pour les partisans de l’ouverture en Iran, car une telle décision renforcera les plus durs dans la République islamique. Ces derniers n’arrêtent pas de se vanter d’avoir eu raison de marteler que l’Occident n’était guère digne de confiance. « Beaucoup en Iran seront déçus si l’accord s’écroule, explique Arash qui travaille dans une société de publicité et qui a voté deux fois pour le président Rohani. De plus, dans trois ans [lors de la prochaine présidentielle, en 2021], le camp modéré sera très affaibli et aura beaucoup moins de chances de gagner le scrutin. »

http://keyhani.blog.lemonde.fr/2018/05/15/en-iran-hassan-rohani-attaque-de-toute-part-apres-la-sortie-americaine-de-laccord-nucleaire/

Mai 16

« DES DÉCHETS NUCLÉAIRES AUX LUTTES SOCIALES, ON NE NOUS ATOMISERA PAS ! » – RENCONTRE DE REPORTERRE LE 24 MAI À PARIS

Jeudi 24 mai, à partir de 18h30, à la salle Jean Dame, 17 rue Léopold Bellan, 75002 PARIS

Après plus d’un demi-siècle, le nucléaire semble au bord de la faillite. Les déchets atomiques s’accumulent : comment y faire face ?

De La Hague à Bure, la conscience progresse et les résistances s’affirment. Mais le 22 février 2018, 500 gendarmes ont évacué brutalement le bois Lejuc occupé depuis un an et demi pour bloquer les travaux de la « poubelle nucléaire » Cigéo. Avec ce projet gigantesque, l’État prévoit d’enfouir les pires rebuts atomiques 500 mètres sous terre. Mais une cinquantaine de comités de soutien aux « chouettes de Bure » se sont formés.

« On ne nous atomisera jamais ! » crient les résistants de Bure. La répression qui y sévit rappelle que le nucléaire est l’incarnation d’un ordre social qui réprime les luttes et les alternatives, isole les gens, considère les travailleurs-euses et les territoires comme des choses jetables. Après un an de pouvoir, le gouvernement Macron semble décidé à consolider cet ordre coûte que coûte : attaques contre les cheminots et les protections sociales, intervention militaire pour détruire la Zad de Notre-Dame-des-Landes, CRS dans les facultés occupées, répression des solidarités avec les migrants…

L’aspiration à la transformation écologique et sociale est plus vive que jamais. Des déchets nucléaires à la lutte contre la précarisation générale, comment se relier, lutter ensemble et faire fleurir d’autres printemps ? Reporterre et ses partenaires vous invitent à une soirée exceptionnelle de débat ! Au programme : discussions, musique, tables d’informations…

Programme :

  • À partir de 18h30 : accueil en musique jazzy live à la salle Jean Dame, stands et tables d’infos.
  • 19h à 20h15 – Première table ronde – « Les déchets nucléaires : état des lieux, état des luttes », animée par Émilie Massemin (Reporterre), avec :
    • Charlotte Mijeon, porte-parole du réseau Sortir du Nucléaire ;
    • Catherine Fumé, administratrice de SDN Berry-Giennois-Puisaye, en lutte contre la piscine de déchets atomiques de Belleville-sur-Loire ;
    • Yannick Rousselet, de Greenpeace ;
    • Gaspard d’Allens, co-auteur du livre Bure, la bataille du nucléaire.
  • 20h15 à 20h40 – Intermède musical jazzy
  • 20h45 à 22h – Deuxième table ronde – « Bure, ZAD, travailleurs-euses, étudiant-e-s, migrant-e-s : comment relier les luttes face à l’État policier ? », animée par Lorène Lavocat ( Reporterre ), avec :
    • Geneviève Coiffard-Grosdoy, Attac, membre de la coordination de soutien à la ZAD ;
    • Marie, membre du comité de soutien aux exilé-e-s occupant Paris-8, et un exilé de l’occupation ;
    • Zelda, étudiante en lutte à l’université de Paris-8 Saint-Denis ;
    • Angélique Huguin, membre du groupe de soutien juridique à Bure ;
    • Laura Dipace, de Sud-Rail.

Partenaires :

  • Les Éditions du Seuil
  • Agir pour l’environnement
  • Réseau Sortir du nucléaire
  • Radio Parleur

https://reporterre.net/Des-dechets-nucleaires-aux-luttes-sociales-on-ne-nous-atomisera-pas-Rencontre

Mai 16

LES AGENTS DE LA CENTRALE NUCLÉAIRE DE PENLY SONT EN GRÈVE

Un appel à la grève a été lancé, jeudi 10 mai 2018, pour une durée illimitée au centre nucléaire de production d’électricité de Penly (Seine-Maritime). Les agents demandent une revalorisation de leur salaire.

Les agents du centre nucléaire de production d’électricité (CNPE) de Penly (Seine-Maritime) sont appelés à la grève depuis jeudi 10 mai 2018. Les syndicats ont déposé un préavis pour une durée illimitée. « Nous demandons une revalorisation salariale, sur le principe que depuis plusieurs années, l’augmentation du salaire de base des agents est inférieure à la hausse de l’inflation« , explique Gilles le Foll, délégué syndical CGT à la centrale de Penly.

Les agents regrettent ainsi une « perte de pouvoir d’achat ». Mais surtout, « il ne s’agit pas d’augmenter nos salaires purement et simplement, mais de mieux répartir les richesses produites par les salariés, nous voulons défendre le service public », poursuit Gilles le Foll.

La sûreté assurée

Les agents dénoncent la hausse de la facture d’électricité pour les usagers « quand le salaire n’a pas évolué, mais les profits de l’entreprise ont augmenté ».

À la centrale de Penly, les grévistes profitent d’un arrêt de tranche, c’est-à-dire une période où le combustible doit être changé au sein de la centrale. « C’est un moment propice car on n’a plus d’impact sur la sûreté ou la sécurité, affirme Gilles le Foll, on peut bloquer l’arrêt et pénaliser l’entreprise au niveau uniquement économique. » Le mouvement a donc un impact sur le planning des interventions prévues.

Contactée par Tendance Ouest, la direction de la centrale nucléaire de Penly explique « ne jamais commenter les mouvements sociaux en cours ». Dans le même temps, elle affirme que « la sécurité des installations nucléaires est garantie ».

https://www.tendanceouest.com/actualite-275771-les-agents-de-la-centrale-nucleaire-de-penly-sont-en-greve.html

Mai 16

NOUVELLE PREUVE DE L’USAGE PERMANENT D’ARMES À URANIUM APPAUVRI (ATTENTION : IMAGES INSUPPORTABLES)

Cas de malformations des dernières semaines à Falloujah (Irak) et ailleurs (entre autres au Yémen)

Publié par Florent PIROT (Valbonne, France) le 16 mai 2018

La plupart des cas ci-dessous [Avril + première partie du mois de Mai] viennent de la clinique de Falloujah (du Dr Alaani avec lequel je n’ai plus de contact direct) à l’exception du premier bébé siamois (de l’hôpital Al Qa’im d’Al Anbar via le Dr Hamdi Noori) et du deuxième bébé siamois (Yémen).

Pour voir les photos (NDLR : ATTENTION : image difficiles à supporter, enfants et personnes sensibles s’abstenir)

https://depleteduranium.org/2018/05/11/monthly-delivery-of-birth-defects-iraq-one-case-from-yemen-livraison-mensuelle-de-malformations-congenitales-irak-et-un-cas-au-yemen/

J’ai dû rompre les liens avec la Dr Alaani car j’ai découvert qu’elle soutenait la violence contre les États-Unis et leurs troupes. Le djihadisme. Mais n’importe qui peut comprendre que l’on devienne totalement désespéré après avoir vu, jour après jour, ces malformations dans votre hôpital. Falloujah connaît cette épidémie depuis 2004 et les batailles dans cette ville. Falloujah est une ville damnée. Mais la situation est identique partout en Irak, en Afghanistan, au Pakistan, au Yémen, en Syrie, et au Vietnam, premier pays bombardé à l’uranium appauvri (l’Agent Orange n’a rien à voir…). Cliquer ici pour en savoir plus en téléchargeant mon livre gratuit et en suivant les liens additionels inclus.

NDLR : cette publication n’engage pas la responsabilité du site « Savoie antinucléaire » qui n’a aucun moyen de vérifier l’authenticité des images. Par contre, le site ne partage pas le point de vue de Florent Pirot exprimé dans la phrase:  » … n’importe qui peut comprendre que l’on devienne totalement désespéré … ».

Mai 15

CHAMBÉRY : PROJECTION DU FILM « LA BOMBE ET NOUS » JEUDI 17 MAI, À 20H30

Initiative du Mouvement de la Paix 73 qui a notamment le soutien de la LdH-Chambéry

Les tensions internationales s’exacerbent avec la décision de D. Trump de remettre en cause le traité sur le nucléaire militaire iranien.

Le Moyen-Orient est au bord de l’implosion.

Nous vous invitons à la projection du film « La Bombe et nous » jeudi 17 mai, à 20h30 à l’Astrée en présence du producteur Jean-Claude Bauduret et d’Arielle Denis, responsable de ICAN à Genève pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique.

Le film est un documentaire remarquable sur la bombe nucléaire, on apprend beaucoup à le regarder.

Le débat qui suivra permettra de revenir sur les événements de ces derniers jours concernant la Corée mais surtout l’Iran et le Moyen-Orient. Venez nombreux:

  1. Vous informer.
  2. Envisager les actions à venir contre les dangereuses décisions américaines et les moyens de peser sur la politique du gouvernement français qui nous inquiète également

Le film

Sommes-nous pris au piège de l’arme nucléaire ? Peut-on vivre sans elle ? Peut-on penser le monde autrement que par un équilibre de la terreur ? Est-elle, au contraire, un gage de paix et de stabilité ? Ces questions autour de l’arme atomique existent depuis la naissance même de l’engin, alimentant les peurs les plus terribles et les discours les plus dangereux. Ceux qui la créèrent manifestèrent très tôt leur hostilité vis-à-vis de la bombe qu’ils avaient mise au point… Paradoxe de cette arme pas comme les autres.

En une heure et quart, ce film se propose de porter la réflexion sur l’actualité et l’avenir du nucléaire militaire. Dépasser les pensées toutes faites, le prêt-à-porter intellectuel comme les formules lapidaires…

Proposer du sens et de la complexité. Les intervenants viennent de tous bords : militaires, scientifiques, historiens, militants, hommes politiques. Certains sont pour le désarmement, d’autres sont contre. Leur parole et leur expertise permettent de mieux comprendre la bombe atomique et les enjeux qu’elle représente aujourd’hui et demain.

Mai 15

NUCLÉAIRE IRANIEN : FACE AU DANGER DE GUERRE, LES OPINIONS PUBLIQUES DOIVENT D’URGENCE INTERVENIR…

Déclaration du Mouvement de la Paix publiée par Rédaction 7seizh, le 15 mai 2018

Après la rupture unilatérale de l’accord de Vienne sur le nucléaire iranien par le Président des USA et l’intervention militaire israélienne en Syrie, le risque s’est accru d’une guerre qui embraserait l’ensemble de la région avec la possibilité d’une conflagration beaucoup plus étendue.

Les intérêts économiques et géostratégiques ainsi que les logiques de puissance et de domination y compris militaires qui s’affrontent dans cette région n’ont rien à voir avec les intérêts, les aspirations et les droits des populations.

Ces logiques guerrières, bellicistes et interventionnistes, alimentées également par divers lobbies militaro-industriels, sont portées par des États qui ont le même système économique mais visent à déterminer des aires d’influence et de domination. Ces logiques expliquent la croissance des dépenses mondiales d’armement qui augmentent encore en 2017 pour atteindre 1739 Milliards de dollars (Source SIPRI) et alimentent un commerce des armes facteur de guerre. (1)

La crainte d’une conflagration dévastatrice est renforcée par la caricaturale conférence de presse de Netanyahou du 30 avril, durant laquelle il estime, contrairement à toutes les déclarations de l’AIEA (2) avoir les preuves que l’Iran viole l’accord sur le nucléaire. Elle rappelle la sinistre prestation mensongère de Colin Powell devant le conseil de sécurité des Nations Unies en 2003, pour justifier la guerre en Irak.

Crainte d’autant justifiée que le courant belliciste aux USA est renforcé par la nomination de Mike Pompeo comme Secrétaire d’État et John Bolton comme Conseiller à la sécurité nationale, tous deux issus de l’extrême droite étasunienne, qui expriment ouvertement leur volonté d’en découdre par la force militaire et la guerre.

Les peuples de cette région et du monde entier ont tout à craindre des issues vers lesquelles peuvent nous entrainer ces confrontations.

À court terme, dans ce contexte, le Mouvement de la Paix appelle partout en France à des expressions publiques, dans l’union la plus large, pouvant se concrétiser par des rassemblements, des distributions de tracts, des délégations auprès des députés, des débats citoyens …, à partir du mercredi 16 mai et les jours suivants afin d’exiger :

. Une résolution pacifique et diplomatique des questions posées dans le cadre des Nations Unies et dans le respect du droit international.
. Que la France et l’UE persistent dans leur décision de rester dans le cadre de l’accord conclu avec l’Iran
. Le respect total du Traité de Non-Prolifération nucléaire (TNP) par les puissances nucléaires car il est inadmissible, intolérable et dangereux pour la paix qu’un groupe de 9 États (USA, Russie, GB, France, Chine, Pakistan, Inde, Israël, Corée du Nord) entendent ne pas respecter leurs engagements internationaux tout en exigeant le respect de ces textes par tous les autres États du Monde.
. La cessation de toutes les violations en cours du TNP, et de son article 6, qui s’expriment en particulier aux USA, en France et en Russie par des programmes de modernisation de leurs arsenaux nucléaires respectifs.
. Que la France donne au plan international l’exemple en exprimant sa volonté claire de respecter ses engagements pris au titre de l’article 6 du TNP et de signer puis ratifier le traité d’interdiction des armes nucléaires adopté par les Nations Unies le 7 juillet 2017.

À moyen terme le Mouvement de la Paix appelle à contribuer au succès des initiatives déjà engagées telles que :

. Les actions dans toute la France du 11 au 15 juin contre le forum des marchands d’armes d’Eurosatory.

. La journée internationale de la Paix du 21 septembre

. Le Samedi 22 septembre, toujours dans le cadre de la journée internationale de la Paix : les Marches pour la Paix dans toutes les villes et communes de France à l’initiative du collectif « En Marche pour la Paix » fort de 150 organisations

. Le Dimanche 14 Octobre à des rassemblements pour la ratification du Traité d’interdiction des armes nucléaires, notamment devant les sites liés aux armes atomiques.

Face à cette situation dangereuse pour la paix, en France comme partout dans le monde les peuples doivent exprimer avec force leur exigence de paix pour que ces questions soient réglées politiquement et diplomatiquement.

Le Mouvement de la paix travaillera à favoriser les expressions les plus unitaires possible au plan international, y compris à travers des journées mondiales d’action, pour exiger le respect des droits des peuples à la Paix.

Rédigé par Le Mouvement de la Paix, le 12 Mai 2018

(1) Les dix pays qui dépensent le plus d’argent pour les armes sont : USA, Chine, Russie, Arabie Saoudite, Inde, France, Grande Bretagne, Japon, Allemagne, Corée du Sud (source Sipri 2018)

(2) AIEA : Agence internationale de l’énergie atomique, chargée de la surveillance de l’accord sur le nucléaire iranien
Pour s’informer : Accord de Vienne sur le nucléaire iranien / L’accord avec L’Iran sur le nucléaire militaire : une bonne nouvelle pour la paix. Quand on veut on peut !

https://7seizh.info/2018/05/15/nucleaire-iranien-face-au-danger-de-guerre-les-opinions-publiques-doivent-durgence-intervenir/

Mai 15

RASSEMBLEMENT NUCLÉAIRE BUGEY ET MARCHE DES COBAYES, LE 27 MAI 2018

La Marche des Cobayes et la coordination STOP BUGEY s’associent pour une grande journée de mobilisation au Bugey autour de la thématique :

« Site nucléaire du Bugey : Quelle menace pour les habitants de la région … et au-delà ! « 

Au programme de la journée du dimanche 27 mai 2018 :

– RDV 10 h Chemin du vivier, Saint Étienne d’Hières :

Rassemblement en bord du Rhône, petite marche jusqu’au bord du Rhône, face à la centrale, et puis départ de la marche d’environ 1h / 1h 30 vers Hières-sur-Amby et le plateau de Larina pour aller déjeuner (des convois motorisés seront organisés pour les personnes à mobilité réduite.).

– RDV 13h Site Archéologique de Larina sur le commune de Hières-sur-Amby :

Pique-nique convivial à prix libre. En haut du plateau de Larina, nous déjeunerons ensemble sur un magnifique site avec vue sur la vallée du Rhône, juste au-dessus de la centrale du Bugey, ce sera également l’occasion de présenter le site nucléaire du Bugey et les usines classées SEVESO de la plaine de l’Ain.

Prises de paroles de membres du collectif Stop Bugey, de marcheurs « les cobayes lancent l’alerte« , de Michèle Rivasi députée européenne, de Roland Desbordes, président de la CRIIRAD, de Jean Paul Jaud, réalisateur du film « Tous cobayes« , etc

– Photo collective

– 20 h au Ciné-Rillieu Projection du film « Tous Cobayes » en présence du réalisateur Jean Paul Jaud.

Nous mettons en place des covoiturages (depuis Lyon) et nous organisons le pique-nique. Ainsi pour nous faciliter l’organisation inscrivez-vous : https://framaforms.org/rassemblement-bugey-1526051493

N’hésitez pas à faire suivre ces informations à tous vos contacts.

Au plaisir de vous voir !

Axel MARIN,

Coordination Marche Vérité et Justice pour la santé environnementale, « Les cobayes lancent l’alerte »

Soutenez la Marche Vérité et Justice pour la Santé Environnementale – Les cobayes lancent l’alerte: marchedescobayes.org

Facebook: @marchetouscobayes

Twitter: @marchecobayes

Instagram: @marchetouscobayes

Signez notre pétition ici.

Faites un don ici.

Transmis par Joël Guerry, Coordination Stop Bugey

Mai 14

NUCLÉAIRE: LES EUROPÉENS ONT 60 JOURS POUR DONNER DES GARANTIES À L’IRAN

Les pays européens ont 60 jours pour donner des « garanties » afin d’assurer les intérêts de l’Iran dans le cadre de l’accord nucléaire après la sortie des États-Unis, a déclaré dimanche un responsable iranien, selon le site du Parlement.

« Les Européens ont entre 45 et 60 jours pour donner les garanties nécessaires pour assurer les intérêts de l’Iran et compenser les dommages causés par la sortie des États-Unis« , a déclaré Abbas Araghchi, le vice-ministre iranien des Affaires étrangères lors d’une réunion de la commission des Affaires étrangères du Parlement, selon le porte-parole de cette commission, Seyyed Hossein Naghavi Hosseini.

« Si les Européens ne donnent pas de garanties, il reviendra aux responsables du pays de prendre les décisions nécessaires« , a-t-il ajouté dans ces propos rapportés sur le site du Parlement.

C’est la première fois qu’un tel délai est évoqué.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a entamé dimanche à Pékin une tournée diplomatique marathon. Il espère décrocher « un cadre futur clair » pour l’accord nucléaire après le retrait fracassant des États-Unis, mais réclame aux Européens des « garanties » sur la préservation des intérêts de Téhéran.

Zarif se rendra ensuite à Moscou puis à Bruxelles, où il rencontrera ses homologues français, allemand et britannique. Il aura alors fait le tour des cinq puissances qui, outre les États-Unis, avaient signé avec l’Iran le texte de 2015.

Le ministre iranien a semblé afficher dimanche un optimisme prudent quant aux possibilités de sauver cet accord historique, qui prévoyait une levée des sanctions visant son pays en contrepartie de l’engagement de la République islamique à ne pas se doter de l’arme nucléaire.

La tournée de M. Zarif a commencé alors que les responsables conservateurs ont critiqué la position du gouvernement, soulignant que l’Iran ne pouvait pas faire confiance aux Européens, comme l’avait affirmé mercredi le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei.

(©AFP / 14 mai 2018 08h17)

https://www.romandie.com/news/Nucleaire-les-Europeens-ont-60-jours-pour-donner-des-garanties-a-l-Iran/917524.rom

Mai 14

AG D’EDF : LES 3 INTOX QUE JEAN-BERNARD LÉVY PRÉSENTERA DEMAIN AUX ACTIONNAIRES

Paris, le 14 mai 2018À la veille de l’Assemblée générale d’EDF, Greenpeace France pointe du doigt les intox que le PDG d’EDF véhicule depuis plusieurs mois et présentera demain aux actionnaires de l’entreprise.

À grand renfort de communications sur la transition énergétique, l’entreprise est en fait loin de développer les énergies renouvelables et oriente la quasi-totalité de ses investissements dans le nucléaire. Une stratégie qui est pourtant perdante, aussi bien pour l’entreprise, que pour la France, qui accuse un retard très inquiétant sur la mise en œuvre de sa transition énergétique.

EDF annonce un plan solaire… sans investir davantage dans les renouvelables

Face aux actionnaires d’EDF, Jean-Bernard Lévy dira sans doute demain que l’entreprise joue un rôle central dans la transition énergétique, avec notamment son plan solaire pour 2035 présenté en décembre 2017. « En réalité, quand on croise les calendriers et les budgets d’EDF, on réalise que l’entreprise va surtout donner la priorité aux investissements dans le parc nucléaire et remettre à plus tard ses investissements dans le solaire…De manière générale, l’entreprise est déjà en retard sur les objectifs qu’elle s’est fixés. Et pourtant, en 2017, elle n’a consacré que 10% de ses investissements aux renouvelables !», s’exclame Alix Mazounie, chargée de campagne énergie pour Greenpeace France.

Les principales raisons sont qu’entre le vieillissement des réacteurs nucléaires et les coûts pharaoniques et retards des chantiers EPR, EDF n’a plus les moyens d’investir dans le solaire et l’éolien.

« Pour être crédible, il faut qu’EDF annonce la fermeture de réacteurs français et se libère ainsi des marges de manœuvre. Or à l’heure actuelle, EDF passe plus de temps à tenter de saboter la loi votée en 2015 en retardant l’échéance de fermeture de réacteurs, qu’à œuvrer pour la transition énergétique », ajoute Alix Mazounie.

EDF ne relancera pas la filière nucléaire avec l’EPR

Au cours de l’AG d’EDF, Jean-Bernard Lévy, tentera aussi de faire croire que l’EPR permettra de relancer la filière nucléaire alors que c’est en fait un échec cuisant. Récemment, EDF a annoncé que des soudures non conformes aux exigences de sûreté ont été faites sur l’EPR de Flamanville.  « Normalement les soudures doivent être réalisées selon le principe de « non rupture ». Or aujourd’hui, plus de 150 soudures sur le circuit secondaire principal de l’EPR de Flamanville ne sont pas conformes » explique Alix Mazounie.

« Ces nouveaux problèmes, qui viennent s’ajouter à l’affaire des anomalies sur la cuve de l’EPR et son couvercle, laissent présager un énième report du démarrage de l’EPR de Flamanville. Alors que le chantier a déjà pris 7 ans de retard et a atteint des surcoûts de 8, 2 milliards d’euros ! Autant d’embûches qui remettent aussi en question la faisabilité des deux EPR à Hinkley Point au Royaume-Uni ».

EDF ne redressera pas la barre de ses finances avec le nucléaire  

Quant à la santé financière de l’entreprise, Jean-Bernard Lévy parlera sûrement de 2018, comme l’année rebond tant attendue. Pourtant, l’entreprise reste plombée par une dette brute de 67 milliards d’euros et son free cash flow est négatif pour la 11ème année consécutive.

« Aujourd’hui, il y a un manque notable de sûreté et de sécurité des réacteurs qui va contraindre EDF à des investissements colossaux. Pourquoi s’obstiner à vouloir prolonger son parc nucléaire alors qu’il est lui-même à l’origine de la faillite de l’entreprise ? » conclut Alix Mazounie.

https://www.greenpeace.fr/espace-presse/ag-dedf-3-intox-jean-bernard-levy-presentera-demain-aux-actionnaires/

Mai 14

L’IRAN DEMANDE DES « ASSURANCES » DES SIGNATAIRES DE L’ACCORD NUCLÉAIRE

Le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Zarif, à Moscou avant de rencontrer les Européens pour tenter de sauver l’accord sur le nucléaire iranien, a demandé lundi des « assurances » aux signataires de ce texte abandonné avec fracas par les États-Unis.

Deuxième étape de sa tournée diplomatique, M. Zarif s’est entretenu lundi matin avec son homologue russe Sergueï Lavrov après des consultations à Pékin pendant le weekend et avant son arrivée à Bruxelles mardi où il rencontrera ses homologues français, allemand et britannique.

Au terme de ces entretiens à travers le monde, il aura alors fait le tour des cinq puissances qui, outre les États-Unis, avaient signé avec l’Iran cet accord historique en 2015, qui prévoyait une levée des sanctions visant l’Iran en contrepartie de l’engagement de la République islamique de ne pas se doter de l’arme nucléaire.

« L’objectif final de tous ces pourparlers, c’est d’obtenir des assurances que les intérêts du peuple iranien, garantis par (l’accord) seront défendus« , a déclaré M. Zarif au début de l’entretien avec M. Lavrov.

Au terme de la rencontre, M. Zarif a vanté l' »excellente coopération » entre la Russie et l’Iran et indiqué que M. Lavrov lui avait promis de « défendre et se tenir à l’accord« .

Le chef de la diplomatie russe a de son côté estimé au début de la rencontre que Russes et Européens devaient « défendre de concert leurs intérêts » sur ce dossier.

La sortie des États-Unis entraîne un rapprochement entre Moscou et les Européens, rare vu les tensions de ces dernières années, alimentées par les dossiers syrien et ukrainien et récemment renforcées par l’empoisonnement de l’ex-espion Sergueï Skripal en Angleterre.

Le président russe Vladimir Poutine avait multiplié les contacts la semaine dernière sur le dossier iranien en s’entretenant avec la chancelière allemande Angela Merkel après le président turc Recep Tayyip Erdogan, plaçant la Russie au centre du jeu après le retrait fracassant des Américains.

Mme Merkel est attendue le 18 mai à Sotchi, dans le sud de la Russie, pour une rencontre avec Vladimir Poutine, tandis que le président français Emmanuel Macron doit se rendre à Saint-Pétersbourg fin mai.

Dès lundi, M. Poutine doit rencontrer Yukiya Amano, le directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) à Sotchi, selon son conseiller Iouri Ouchakov.

‘Cadre clair’

Autre exemple du ballet diplomatique suivant le retrait américain, le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian déjeune lundi avec son homologue britannique Boris Johnson pour évoquer notamment ce sujet.

L’accord a été conclu en juillet 2015 après des années d’âpres négociations entre l’Iran et le groupe 5+1 (Allemagne, Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni et Russie). Aux termes de l’accord, Téhéran a accepté de geler son programme nucléaire jusqu’en 2025.

Les Iraniens espèrent désormais « être capables d’établir un cadre futur clair pour l’accord« , avait déclaré M. Zarif à Pékin, avertissant que l’Iran était « prêt pour toutes les options » si ses intérêts n’étaient pas assurés.

Vendredi, il avait d’ailleurs affirmé que Téhéran se préparait à reprendre « l’enrichissement industriel » d’uranium « sans aucune restriction » à moins que l’Europe ne fournisse de solides garanties de maintien des relations commerciales avec l’Iran.

La Russie s’est imposée ces dernières années comme un acteur majeur au Proche-Orient, un rôle renforcé par son intervention militaire en Syrie lancée en 2015 en soutien à Bachar al-Assad. Elle entretient de bons rapports avec des pays aux intérêts divergents et parfois rivaux, de l’Iran à la Turquie en passant par Israël.

Lors d’une rencontre jeudi à Téhéran, le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Riabkov et son homologue iranien Abbas Araghchi avaient déjà souligné leur « attachement à la sauvegarde de l’accord« .

Longtemps antagonistes, la Russie et l’Iran ont vu leurs relations s’améliorer avec la fin de la Guerre froide. Alors que Téhéran était au ban des nations, Moscou a accepté de reprendre au milieu de la décennie 1990 le contrat de construction de la centrale nucléaire de Bouchehr (sud de l’Iran), abandonné par l’Allemagne.

Des experts estiment que la Russie pourrait bénéficier économiquement du retrait américain, étant moins exposée que l’Europe aux conséquences du rétablissement de sanctions contre la République islamique.

burs-or-pop/gmo/sba

14/05/2018 10:52:37 –          Moscou (AFP) –          © 2018 AFP

http://www.lepoint.fr/monde/l-iran-demande-des-assurances-des-signataires-de-l-accord-nucleaire-14-05-2018-2218130_24.php

Mai 14

ÉNERGIE : « L’ENTÊTEMENT FRANÇAIS SUR LA VOIE DU NUCLÉAIRE EST UNE STRATÉGIE RISQUÉE »

Le choix français pour le nucléaire est d’autant plus périlleux qu’il est économiquement dépassé par d’autres sources d’énergie, affirme l’économiste Aurélien Saussay dans une tribune au « Monde ». 

[La préférence française pour le nucléaire est au cœur du débat public qui a lieu jusqu’au 30 juin sur la « programmation pluriannuelle de l’énergie » (PPE).]

Tribune. Avec la nouvelle programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), en débat public jusqu’au 30 juin, la France semble devoir renouveler ses vœux de fidélité au nucléaire. Les tenants du statu quo avancent des arguments surtout économiques. Seule l’électricité nucléaire, fleuron de la technologie française, serait capable de répondre à nos besoins pour un coût raisonnable, tout en n’émettant pas de gaz à effets de serre.

La santé économique de la filière n’est pourtant guère rassurante. Contrairement aux espoirs d’une « renaissance » soulevés en 2007 lors du lancement du chantier de l’EPR à Flamanville, la décennie écoulée s’est avérée désastreuse pour le nucléaire français et international. Areva, qui avait assuré la conception et la maîtrise d’ouvrage de l’EPR, s’est trouvée dans une situation critique, en 2016, après avoir subi une perte cumulée de 10 milliards d’euros de 2011 à 2015. Seule l’injection de près de 5 milliards d’euros par l’État et une restructuration drastique a sauvé de la faillite l’entreprise.

De très nombreux projets de réacteurs ont été annulés ces dernières années, au Brésil, en Afrique du Sud, aux États-Unis. Principale exception : la Chine, avec 20 réacteurs en construction et 60 autres projetés pour la décennie à venir. Le premier EPR mis en service au monde se trouvera d’ailleurs dans le sud-est de la Chine. En dehors de cette spécificité chinoise, comment expliquer la déroute, en France comme à l’étranger, d’une industrie promise au plus bel avenir il y a seulement dix ans ?

Des tendances structurelles qui minent la compétitivité

La fusion de trois des quatre réacteurs de la centrale de Fukushima en mars 2011 a certes joué un rôle majeur dans ce revirement. Les terribles conséquences de l’accident pour les populations locales ont assombri la perception d’une filière qui sortait à peine du purgatoire dans lequel la catastrophe de Tchernobyl l’avait plongée.

C’est une caractéristique de la filière nucléaire : contrairement à celui des autres technologies de pointe, son coût a tendance à augmenter au fil du temps.

Mais ce désastre masque les tendances structurelles qui ont miné la compétitivité de cette technologie. En premier lieu, la troisième génération de réacteurs (EPR pour Areva, AP 1000 pour Westinghouse) n’a pas tenu ses promesses en matière de coût. Leur conception, devenue très complexe pour satisfaire aux normes de sécurité renforcées, a rendu leur construction longue et difficile. Ce problème est encore aggravé par la taille des réacteurs.

Prévu pour 2012, l’EPR de Flamanville devait coûter 3,3 milliards d’euros. Son démarrage est reporté à fin 2018, pour un coût dépassant 10,5 milliards d’euros. Cela illustre une caractéristique de la filière nucléaire : contrairement à celui des autres technologies de pointe, son coût a tendance à augmenter au fil du temps. Si l’électricité nucléaire « historique » ne coûtait que 0,04 €/kWh, un kWh EPR devrait dépasser les 0,12 €. Or, d’autres technologies de production d’électricité sans émissions de gaz à effet de serre, tels le solaire photovoltaïque ou l’éolien, ont suivi une trajectoire de coût exactement inverse. Dans le cas du solaire, la chute est spectaculaire : certains projets internationaux ont franchi le seuil des 0,04 €/kWh.

Bien entendu, en raison de l’intermittence du vent et de l’ensoleillement, les énergies renouvelables ne peuvent offrir une alternative directe aux technologies produisant de l’électricité en continu comme le nucléaire. Mais les progrès parallèles réalisés sur les batteries, ainsi que la possibilité de coupler les installations renouvelables avec des centrales à gaz, sont autant de solutions à moyen terme.

Aux États-Unis, 95 % de renouvelables

En dehors de nos frontières, le choix technologique semble fait : en 2017, 95 % des nouvelles capacités électriques installées aux États-Unis et 60 % de celles de l’ensemble de l’Asie étaient renouvelables. La Chine elle-même, malgré son ambitieux programme nucléaire, est le leader mondial en matière de solaire et d’éolien.

Dans ce contexte, l’entêtement français sur la voie du nucléaire est une stratégie industrielle risquée. EDF, qui a repris la division d’Areva en charge de la construction des centrales de Flamanville et d’Hinkley Point au Royaume-Uni, se trouve dans une position délicate. À l’international, les perspectives d’exportation se sont refermées.

En France, la prolongation de la durée de vie des centrales existantes peut permettre de maintenir pour l’heure sa compétitivité. Mais à plus long terme, l’absence de développement d’une véritable filière industrielle française des énergies renouvelables nous conduira à devoir importer ces technologies dans lesquelles nous n’aurons pas su investir à temps.

Par Aurélien Saussay (Économiste et responsable du pôle environnement à l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE, Sciences Po))

http://www.lemonde.fr/economie/article/2018/05/12/energie-l-entetement-francais-sur-la-voie-du-nucleaire-est-une-strategie-risquee_5297979_3234.html#2wpKXq3FVQhhZhsY.99

Mai 13

BURE : APPEL À RASSEMBLEMENT EN SOUTIEN AUX PROCÈS DU 23 MAI À BAR-LE-DUC

Avec 2 procès de 6 inculpé.e.s chacun, 11 hiboux passeront en procès le 23 mai à partir de 14h au tribunal de Bar-le-Duc. (Rendez-vous devant le tribunal à 14h.)

Note : un 3ème procès d’un hibou se rajoute aux 2 autres pour cette après-midi du 23 mai.

Oyez oyez braves gentes,

Activistes de tout poil et de toutes les contrées,

Paysan.ne.s militant.e.s et militant.e.s paysan.ne.s,

Nous avons le plaisir de vous annoncer que la grande foire s’installera le 23 mai à Bar-le-Duc.

Avec nos fabuleux numéros et curiosités, nos incroyables jeux et ateliers, nous nous plierons en quatre pour vous divertir ! Participez à l’élaboration du programme en proposant votre atelier ou votre animation ou en ramenant votre instrument de musique. De la dégustation de succulentes galettes, aux divertissements musicaux en passant par le stand déjanté de molkeuf, vous serez ébloui.e.s, époustouflé.e.s, impressionné.e.s, émerveillé.e.s…

Sans oublier le spectacle loufoque du cabinet des curiosités du tribunal que vous ne saurez rejoindre qu’en traversant avec succès la terrifiante galerie des glaces (voir photo).

Âmes sensibles, s’abstenir ! Retrouvez-nous plutôt sur notre stand de confection de sushis, végans bien sûr.

P.S. : L’abus d’actions militantes est mauvais pour le contrôle de l’État, révoltez-vous sans modération. Ceci n’est pas un message du ministère de l’intérieur.

Pour proposer votre atelier/ animation, vous pouvez nous écrire à lagrandefoire@riseup.net ou débarquer carrément avec sur place.

https://vmc.camp/2018/04/23/appel-a-rassemblement-en-soutien-aux-proces-du-23-mai-a-bar-le-duc-call-for-a-gathering-to-support-the-trials-of-may-23rd-in-bar-le-duc/

Mai 13

IRAN : LES ÉTATS-UNIS VEULENT « TRAVAILLER DUR AVEC LES EUROPÉENS » SUR UN NOUVEL ACCORD

Le secrétaire d’État américain Mike Pompeo a affirmé, dimanche, que le retrait des États-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien ne « visait pas les Européens ».

Les États-Unis veulent « travailler dur avec les Européens » afin de parvenir à un nouvel accord sur le nucléaire iranien. C’est ce qu’affirme le secrétaire d’État américain, Mike Pompeo, dans un entretien diffusé sur la chaîne Fox dimanche. Il a également déclaré vouloir contrer « le comportement néfaste » de Téhéran, après le retrait de Washington de l’accord sur le nucléaire iranien.

« J’espère que, dans les jours et les semaines à venir, nous pourrons parvenir à un accord qui fonctionne vraiment, qui protège réellement le monde face au mauvais comportement iranien », a déclaré Mike Pompeo. « Pas juste sur leur programme nucléaire mais également leurs missiles et leur comportement néfaste. Et je travaillerai de près avec les Européens pour tenter d’y parvenir. »

Le secrétaire d’État, en poste depuis deux semaines, a ajouté que « le président Trump [l’] a chargé de trouver un accord qui atteigne l’objectif de protéger l’Amérique. C’est ce que nous allons faire. »

Donald Trump a annoncé, le 8 mai, le retrait total des États-Unis de l’accord et le rétablissement des sanctions contre la République islamique. Les signataires européens – la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni – se sont dans la foulée dits « déterminés à assurer la mise en œuvre » du texte en « maintenant les bénéfices économiques » au profit de la population iranienne.

Le chef de la diplomatie iranienne en tournée

Le chef de la diplomatie américaine a fermement rejeté, dimanche, toute notion que le regain de tensions des derniers jours dans la région était dû au fait que Téhéran se sentait moins bridé depuis le retrait américain de l’accord. « C’est ridicule », a-t-il assené, affirmant qu’au contraire c’est avec l’entrée en vigueur de l’accord, en 2015, que les dirigeants iraniens « ont pensé qu’ils pouvaient agir en toute impunité ».

Un argument martelé par le conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, John Bolton. « Je vais vous dire, si vous observez les avancées que l’Iran a faites sous couvert de cet accord, ses avancées militaires conventionnelles et terroristes, en Irak, en Syrie, au Liban, au Yémen, depuis 2015, l’Iran avançait réellement. Ils étaient en train de faire basculer l’équilibre du pouvoir au Moyen-Orient jusqu’à ce que le président Trump se retire de cet accord », a-t-il affirmé sur la chaîne ABC, dimanche.

L’accord conclu en 2015 entre l’Iran et le groupe 5 + 1 (Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne) prévoit une levée des sanctions visant Téhéran, en contrepartie de son engagement de ne pas se doter de l’arme nucléaire.

Le chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif, a entamé dimanche une tournée en Chine, en Russie et en Europe pour tenter de sauver l’accord.

Le Monde.fr avec AFP | 13.05.2018 à 17h19 •

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2018/05/13/iran-les-États-unis-veulent-travailler-dur-avec-les-europeens-sur-un-nouvel-accord_5298310_3218.html

Mai 13

APPEL URGENT DE L’ASSOCIATION ENFANTS DE TCHERNOBYL BELARUS (ETB)

Le bulletin que vous trouverez sur la page d’accueil du site d’ETB est le plus important qui vous soit jamais parvenu, pour deux raisons sans rapport entre elles.

. La première : notre Trésorier Patrick Lenoir va cesser ses fonctions et doit être remplacé d’ici début août.

. La seconde : le rythme des soutiens diminue dangereusement, ce qui compromet à court-terme la survie de l’Institut BELRAD et la protection des enfants de Tchernobyl.

Merci de prendre connaissance du détail de ces informations à l’URL habituel <http://enfants-tchernobyl-belarus.org/doku.php#bulletin_et_assemblee_generale>

Trouver des solutions aux problèmes posés est l’affaire de tous, solidaires pour tenir le cap choisi en avril 2001, il y a 17 ans, par Vassily Nesterenko et ses amis, Solange, Michel et Antoine Fernex, et Wladimir Tchertkoff.

L’équipe du Conseil d’Administration se joint à moi pour exprimer sa confiance en votre réaction.

Bien amicalement,

http://enfants-tchernobyl-belarus.org/virtubook/bulletin-05-2018/#p=1

RAPPEL

L’Institut indépendant BELRAD (Voir ici la création de BELRAD et son histoire) a besoin de 15 000 €/mois minimum pour payer ses 30 collaborateurs et les frais de la protection des 25000 enfants les plus exposés vivant dans les régions polluées par l’accident de Tchernobyl.

Notre association, ETB, a été fondée le 27 avril 2001, à la demande du Professeur Vassili Nesterenko pour apporter à BELRAD l’aide financière nécessaire à ses interventions sur le terrain. BELRAD réalise notamment des mesures de la contamination radioactive dans l’organisme des enfants. Ces informations sont transmises aux habitants, et on explique aux mères de famille comment éliminer une grande partie des radionucléides radiotoxiques présents dans les aliments. Des cures intermittentes de pectine de pomme chez les enfants contaminés réduisent la charge corporelle en radio césium qui est cause de nombreuses maladies. ETB reçoit de BELRAD des informations fiables sur la situation sanitaire du Belarus. Tout compris, investissement et fonctionnement, elle doit assurer 75 à 80% de la rubrique recettes du budget de l’Institut.

Le premier geste de solidarité à effectuer : contribuer personnellement en faisant régulièrement un don. Le maintien des installations (maison de Belrad, équipements, véhicules etc…) et la survie de l’équipe de BELRAD en dépendent.

ETB et BELRAD forment une équipe pour protéger les enfants exposés aux rayonnements ionisants artificiels de Tchernobyl.

Chaque don fait l’objet d’un reçu fiscal permettant une déduction des 2/3 de sa valeur du montant de l’impôt sur les revenus. Ainsi, verser 100 € à ETB revient in fine à ne payer que 33 € . Tout don compte et représente pour ETB une contribution précieuse à la tenue de ses engagements envers BELRAD.

Sans BELRAD, aucune radioprotection ne serait plus apportée aux enfants du Belarus et plus aucune mesure de la contamination corporelle des habitants du pays ne serait effectuée. La principale source d’information scientifique  sur les conséquences de la catastrophe de Tchernobyl disparaîtrait.

Dans une telle situation, la désinformation et la négation de l’effet des radiations de Tchernobyl auraient libre cours.

Mai 13

POURQUOI TRUMP A REJETÉ L’ACCORD SUR LE NUCLÉAIRE IRANIEN

Le président des USA Donald Trump a donc signalé le 9 mai 2018 qu’il retirait son pays des accords conclus entre « la communauté internationale » et l’Iran concernant le programme nucléaire Iranien. Accord qui obligeait l’Iran a accepter une supervision de ses installations nucléaires – mais pas de ses bases militaires – en échange de la levée des sanctions économiques. Parmi ces sanctions figure le bannissement du système monétaire SWIFT qui permet les payements internationaux.

Je vais ici fournir une réflexion (j’aimerais pouvoir dire analyse) sur les raisons de cette décision.

Mais pourquoi a-t-il fait ça ?

La première explication est que Trump est stupide et ignorant. Ce n’est pas impossible, mais il est entouré de conseillers et eux ne sont certainement pas tous des crétins. Ils n’auraient pas permis une telle décision s’ils n’avaient pas – au moins un peu – approuvé la chose. Le président des USA n’est pas omnipotent, il est plutôt la figure de proue, ou la marionnette, de tout l’appareil étatique des USA, qui va de l’industrie militaire aux géants de la Silicon Valley, en passant par la machine à propagande Hollywoodienne et la pompe à fric de Wall Street.

Partons donc du principe que la décision a été réfléchie et qu’il y a des vrais avantages pour les USA à avoir rejeté cet accord. Commençons par le critère généralement approuvé du cui bono : « à qui profite le crime« . Et, inversement, à qui est-il nuisible.

Premièrement, les 2 seuls pays à avoir immédiatement applaudi la décision sont Israël et l’Arabie Saoudite. Ceux qui l’ont immédiatement condamné sont l’ONU et les pays Européens.

Israël

Israël est obnubilé par l’Iran, et déclare depuis 1984 (plus de 30 ans !) que l’Iran n’est qu’à 2 ans de fabriquer une bombe nucléaire. On comprend donc qu’Israël soit content que les USA soient de leur côté à condamner l’Iran et son – supposé – programme nucléaire. Même si tous les organismes internationaux – ONU et AIE inclus – affirment que l’Iran respecte tous les termes de l’accord. Israël a la bombe atomique (sans être signataire du traité de non-prolifération), ce qui fait que les Iraniens savent que leur pays serait rayé de la carte si vraiment ils attaquaient Israël avec des missiles atomiques.

Il faut donc voir les intérêts d’Israël dans le rejet de cet accord ailleurs. Et comme souvent, des problèmes de politique intérieure peuvent être cachés par une bonne petite guerre à l’extérieur.

D’un, le premier ministre Netanyahu est accusé pour corruption et détournement d’argent public dans plusieurs affaires, et agiter l’épouvantail de la bombe atomique Iranienne permet de détourner l’attention de la population du pays. C’est un subterfuge classique.

Deuxièmement, la pression internationale sur Israël concernant les territoires occupés Palestiniens devenait très forte depuis quelques années, surtout depuis la guerre non-gagnée contre le Hezbollah en 2006, l’opération Plomb Durci dans la bande de Gaza en 2008-2009 et l’abordage des bateaux de la flottille pour Gaza dans les eaux internationales de la Méditerranée en 2010. Le printemps Arabe puis la guerre de Syrie ont permis de moins parler de l’occupation des territoires Palestiniens, mais la fin prochaine de ces conflits remettra inévitablement ce problème sur la table.

Il en résulte que l’intérêt d’Israël n’est pas une grosse guerre ouverte avec l’Iran dont l’issue serait incertaine, encore moins une invasion avec troupes au sol, mais plutôt une guerre larvée de basse intensité qui permettrait à Israël de s’afficher en victime et repousserait automatiquement toute tentative de résolution de la question Palestinienne.

Arabie Saoudite

Les problèmes de l’Arabie Saoudite avec l’Iran sont doubles :

D’un côté, il y a une composante religieuse, Islam Chiite contre Islam Sunnite, qui est millénaire. Personnellement, je doute que ce soit autre-chose qu’un prétexte, même des crétins Wahhabites ne feraient pas la guerre pour si peu, mais ça permet de galvaniser les foules à peu de frais.

Mais surtout, l’Arabie Saoudite a un problème démographique interne : la moitié de la population a moins de 25 ans. Ces jeunes sont privés de tout ce qui est disponible pour la jeunesse partout dans le monde – musique, alcool, danse, sorties, cinéma, sport … – et ont pu être occupé à rien faire avec l’argent facile du pétrole jusqu’à maintenant. Mais les finances publiques sont devenues déficitaires avec la chute des cours du pétrole, et donc l’argent ne coule plus autant à flots. Le risque est trop grand que ces jeunes se rendent compte qu’on leur vole à la fois leur vie présente avec des restrictions moyenâgeuses, mais aussi tout espoir d’améliorations futures, et en suivant l’exemple du printemps Arabe ils pourraient se révolter contre la maison des Saoud avec ses centaines de princes milliardaires. Le régime de l’Arabie Saoudite a donc besoin d’une guerre pour occuper ses jeunes, voire, si on est encore plus cynique, pour éliminer une partie de ses jeunes en vue de réduire leur nombre et donc le risque de révolte qu’ils représentent.

Une guerre avec l’ennemi Chiite de toujours permettrait à la fois d’envoyer à la boucherie des jeunes en mal d’activité, mais aussi de supprimer la production pétrolière Iranienne qui feraient remonter les cours du pétrole et aideraient donc les finances Saoudiennes. Sans ça, c’est la révolution assurée, il s’agit donc d’un mouvement désespéré de la part du régime en place.

Europe

L’Europe a beaucoup plus de relations économiques avec l’Iran que les USA, donc un retour de l’Iran dans le cercle économique mondial aiderait l’Europe et peu les USA. Or, même si certains prétendent que l’Union Européenne est une invention des USA, il est certain que la puissance économique Européenne fait de l’ombre aux USA, à tel point que désormais ce sont les normes Européennes qui font les normes internationales. Affaiblir l’Europe, mais sans la faire exploser totalement, permet de garder ce partenaire devenu concurrent sous tutelle.

Et ce d’autant plus que l’€uro commence à faire concurrence au dollar dans certains échanges internationaux, et une des raisons de la terminaison de l’accord Iranien serait que l’Iran fait désormais son commerce international en €uros et plus en dollars. C’est d’ailleurs une décision similaire qui avait provoqué la troisième guerre de l’Irak (celle de W. Bush Jr, après celle de Bush Sr. et celle de Clinton-Levinsky).

Le fait que la guerre d’Irak a, en supprimant Saddam Hussein, renforcé l’Iran et la population chiite en Irak, a peut-être échappé aux décideurs US. Ou alors, ils pensent avoir tiré les conséquences de ces erreurs, qui sait. En tout cas, vu d’Europe, la conséquence sera probablement que les Européens se détourneront du « leadership » US et se forgeront une organisation militaire Européenne plus indépendante de l’OTAN. On peut l’espérer en tout cas.

Russie

Sous Vladimir Poutine, la Russie a redressé la tête après les années noires de l’ivrogne Yeltsin, et avec l’annexion réussie de la Crimée puis la défense réussie de la Syrie elle a montré sa puissance militaire retrouvée, et aussi sa détermination à ne plus subir le dictat US.

Les sanctions US n’ont affaibli ni le régime ni même la population, car la Russie s’est lancée dans la modernisation de son économie et de son industrie, en se tournant en particulier vers la Chine qui est devenue la première puissance économique. Chine qui a aussi ses propres antagonismes avec les USA, et joue donc volontiers le partenaire pour la Russie.

L’objectif des sanctions contre l’Iran servirait donc à affaiblir un partenaire de la Russie, mais franchement on ne voit pas très bien ce que ces sanctions pourraient concrètement faire à la Russie. Par contre, c’est encore une épine dans le pied des Européens, dont les industriels aimeraient en finir avec les sanctions économiques contre la Russie.

Les pétrodollars

Et là, bien-sûr, c’est le gros morceau. Jusque-là, on n’a évoqué que des avantages indirects pour les USA, que ce soit en aidant des alliés ou en incommodant des concurrents. Il n’est d’ailleurs pas toujours évident de savoir si l’Europe est un partenaire ou un adversaire pour les USA, et qui entre Israël et l’Arabie Saoudite est le vassal ou le maître.

Mais quand il s’agit du dollar, les USA ne connaissent aucune pitié.

Et là, je me réfère à un de mes articles précédents : Les raisons de l’effondrement financier. L’idée est que le système monétaire « occidental« , celui qui a résulté de la sortie des USA des accords de Bretton Woods et la fin de la convertibilité des dollars en or, est basé sur un principe qui oblige une expansion exponentielle de la quantité de monnaie en circulation. Ce système marchait à-peu-près convenablement avec une économie en expansion, mais est incompatible mathématiquement avec une économie mondiale en stagnation, ce qui a résulté dans l’effondrement du système bancaire en 2008. Depuis, ce système est sous perfusion, mais cette perfusion va un jour prendre fin, et alors l’effondrement sera final, ne pourra plus être rafistolé par les banques centrales.

À cause des intérêts manquants, il y a beaucoup plus de dettes que d’avoirs, c.à.d. d’argent en circulation, et un jour ou l’autre ce système va imploser. Il y a alors 3 issues possibles :

  • les banques centrales peuvent créer l’argent des intérêts manquants sans contreparties économiques (« monétiser la dette« ) ce qui historiquement mène à l’hyperinflation. Les banques centrales ont essayé cette technique mais les Allemands s’y sont opposés et ça n’a donc pas porté les fruits voulus
  • la société peut reconnaître l’impasse de la situation et préférer vidanger le système monétaire d’un coup en faisant défaut sur ses dettes jugées odieuses pour repartir sainement. Il va sans dire que c’est la dernière chose que les banksters de Wall-Street accepteront.
  • ne prendre aucune décision désagréable dans l’espoir que le problème partira de lui-même, ce qui pourrit la situation jusqu’au point de rupture et amène la violence : révolution, dictature ou guerre. Et là, nous sommes en plein dedans.

L’objectif d’une guerre ne serait donc pas de la gagner, mais d’utiliser la destruction que cela entraîne pour justifier l’implosion du système monétaire occidental, c.à.d. des pétrodollars. Vous imaginez bien que les dirigeants de J-P Morgan ou de Goldman Sachs ne peuvent pas dire soudainement : « Les gars, votre argent à la banque a disparu, ça fait 100 ans qu’on vous arnaque, mais ça ne sert à rien de vous plaindre car de toutes façons on ne peut rien y faire, c’est fini.« . Ils seraient lynchés le jour même. Ils savent comme vous et moi que leur système est fini, mais ils ont besoin d’une excuse, d’un bouc-émissaire à qui ils peuvent attribuer la faute.

C’est sur ce dernier point que je voudrais insister : on a souvent tendance à croire que les gens font la guerre pour la gagner, parce-qu’ils pensent qu’à la fin ils auront l’avantage. Dans ce cas précis, dans le cas de la guerre annoncée avec l’Iran, je suis convaincu que les 3 protagonistes principaux – les USA, Israël et l’Arabie Saoudite – ne compte pas gagner la guerre, mais juste utiliser la destruction qu’elle engendre pour la destruction elle-même, à des fins de politique interne. Les milliers (voire millions) de morts ne serviront qu’à cacher la faillite du système actuel, que ce soit le Sionisme, le Wahhabisme, ou le pétrodollarisme.

C’est à cette vision des évènements que je voudrais éveiller le lecteur : la prochaine fois que vous entendrez parler de ce sujet, demandez-vous si le but de la guerre en préparation ne serait pas la guerre elle-même, sans aucune volonté de la gagner, sans aucun autre objectif, juste la destruction pour la destruction.

https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/pourquoi-trump-a-rejete-l-accord-204231

Mai 13

LES INSPECTIONS DE SITES NUCLÉAIRES IRANIENS DOIVENT SE POURSUIVRE (RESPONSABLES AMÉRICAINS)

Washington – La Maison Blanche veut que les inspections de sites nucléaires iraniens se poursuivent en dépit du retrait des États-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien, ont indiqué jeudi des responsables américains à l’AFP.

« Nous nous attendons à ce que l’Iran continue d’appliquer le protocole additionnel et coopère avec l’AIEA, que (l’accord) reste en place ou non« , a affirmé un haut responsable gouvernemental, en référence au protocole additionnel du Traité de non-prolifération des armes nucléaires (TNP) et à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).

Un deuxième responsable a confirmé à l’AFP jeudi que Washington tenait toujours aux inspections.

Lors d’un meeting jeudi soir dans l’Indiana (nord), M. Trump a estimé que des inspections approfondies restaient nécessaires.

« Nous devons être en mesure d’aller sur un site et de vérifier ce site. Nous devons être en mesure d’aller dans leurs bases militaires pour voir si oui ou non ils trichent« , a-t-il lancé.

L’accord signé entre l’Iran et les grandes puissances en 2015 avait permis une suspension des sanctions occidentales et onusiennes relatives au programme nucléaire de Téhéran, en échange de quoi l’Iran avait accepté de brider ce programme pour garantir qu’il ne cherche pas à se doter de la bombe atomique.

Aux termes de l’accord, l’Iran applique le TNP sans l’avoir encore ratifié, ce qui l’engage à ouvrir toutes ses installations nucléaires déclarées à des contrôles inopinés de l’AIEA. Le texte contraint les autorités iraniennes à ouvrir tout site aux inspecteurs dans les 24 jours, et une surveillance à distance 24h/24 a été établie sur plusieurs sites.

Le président Donald Trump, qui a maintes fois critiqué l’accord en considérant qu’il manquait de mécanismes pour « détecter et punir toute tricherie« , a annoncé mardi le retrait de son pays de cet accord signé par les cinq membres permanent du Conseil de sécurité et l’Allemagne, avec l’Iran.

En octobre 2017, en réaction à des menaces de M. Trump, le chef de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique Ali Akbar Salehi avait déclaré à la télévision publique: « Si un jour l’accord nucléaire devient caduc, l’application du protocole additionnel cessera car, sans l’accord nucléaire, son application n’a pas de sens« .

Reste que les autres signataires de l’accord ont émis le vœu d’en poursuivre l’application, malgré le départ des Américains. Mais des experts doutent de sa viabilité si les États-Unis imposent des sanctions sur les groupes européens faisant des affaires en Iran.

©AFP

https://www.romandie.com/news/Les-inspections-de-sites-nucleaires-iraniens-doivent-se-poursuivre-responsables-/916851.rom

Mai 12

HAGUEPOCALYPSE NO : L’ÉTAT NUCLÉAIRE FRANÇAIS DANS SES BASSES ŒUVRES FINANCIÈRES

COMMUNIQUÉ DE PRESSE du 10 mai 2018

L‘État nucléaire français, par l’intermédiaire de son entreprise ORANO (ex AREVA), vient de proposer à l’Ukraine le « retraitement » des combustibles irradiés de ses centrales, c’est-à-dire pour parler vrai « l’extraction du plutonium à des fins civiles ou militaires ».

Pourtant, une autre solution pour moins mal gérer les déchets nucléaires existe : c’est le stockage direct pratiqué par les États-Unis et les pays européens à l’exception de la Grande Bretagne et de la France qui possèdent l’arme de destruction massive. À terme, on le sait, l’industrie nucléaire et l’extraction du plutonium permettent aux nations qui les instrumentalisent de mettre en place leur bombe.

Non seulement Orano ne doit pas retraiter les combustibles usagés ukrainiens mais Orano doit aussi arrêter le retraitement des combustibles des centrales françaises dans son usine de la Hague !

Le choix fait par la France n’est pas neutre dans un contexte international à risques, entre les Grandes puissances présentent au Moyen Orient.

-À défaut de faire appel à la France, la Turquie envisage de se doter de deux centrales nucléaires russes.

-Grâce à la France par la construction de son centre de Dimona, Israël est déjà une puissance nucléaire destructrice dès la fin des années 60.

-Les Chiites d’Iran vont pouvoir profiter du rejet par TRUMP de l’accord sur le nucléaire militaire pour relancer leur programme de centrifugeuses et avoir leur bombe.

-Les pays musulmans sunnites ne voudront pas être en reste.

Le sale commerce de matières et équipements de l’État nucléaire français dans une région déjà en guerre met en évidence son mépris de la sécurité et de la paix, non seulement au Moyen Orient et au sud Est de l’Europe mais aussi à cause du système d’alliances mondiales menace la Planète d’apocalypse.

Contact presse :

Didier Anger 06 80 23 39 45 / Chantal Cuisnier 06 84 14 58 87 / Martial Château 06 45 30 74 66 /

Sylvie Sauvage 06 08 71 79 61

Collectif Anti-Nucléaire Ouest

10 Route d’Etang-Val, 50340 LES PIEUX

07 68 35 03 38

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http://www.can-ouest.org/apocalypse-no-letat-nucleaire-francais-dans-ses-basses-oeuvres-financieres/

Mai 12

L’IRAN ADOPTE DES CONTRE-SANCTIONS À L’ÉGARD DE WASHINGTON

En réponse à l’élargissement par Washington de la liste des Iraniens touchés par les sanctions, Téhéran a élargi sa liste des personnes américaines concernées par les sanctions de riposte, réaffirmant son droit à réaliser un programme de missiles.

Le ministère iranien des Affaires étrangères a annoncé jeudi l’adoption de sanctions contre des personnes physiques et morales en réponse à des mesures restrictives analogues adoptées la veille par Washington, relate la chaîne Press TV.

Il s’agit de neuf personnes physiques et sociétés américaines qui ont joué un rôle «  dans une violation dure des droits de l’homme par voie de participation directe ou indirecte dans des crimes contre l’humanité sur les territoires occupés par le régime sioniste  », lit-on dans un communiqué du ministère.

La liste sera publiée après avoir été approuvée par les organes compétents, selon la source.

Mercredi, les États-Unis ont élargi la liste des personnes concernées par les sanctions visant le programme de missiles iranien et l’assistance à la Syrie. Parmi les personnes tombées sous le coup des sanctions américaines on trouve deux militaires iraniens dont l’un est lié à la fabrication de missiles balistiques et l’autre aide la Syrie sous différentes formes.

Résolu à poursuivre son programme de missiles malgré tout, Téhéran a jugé inacceptable et illégitime la décision des États-Unis.

https://fr.sputniknews.com/international/201705181031437942-iran-usa-sanctions/

Mai 12

« LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE RISQUE D’ÊTRE CONFRONTÉE À UNE NOUVELLE VAGUE DE PROLIFÉRATION NUCLÉAIRE »

Le président des États-Unis Donald Trump a annoncé le mardi 8 mai que son pays se retirait de l’accord sur le nucléaire iranien, signé en 2015. Pour la Campagne internationale pour abolir les armes nucléaires (ICAN), qui a reçu le prix Nobel de la paix en 2017, il s’agit là d’une décision aux conséquences dangereuses pour la stabilité mondiale. Basta ! publie une tribune de Jean-Marie Collin, porte-parole de le branche française de l’ICAN.

Le 15 juillet 2015, c’est avec un grand soulagement que la communauté internationale apprenait enfin, après 13 années d’âpres négociations, que le risque de voir l’Iran se doter de l’arme nucléaire était rendu caduc par un accord solide. Dans l’accord de Vienne — ou plan d’action commun — l’Iran réaffirmait « qu’en aucun cas il ne cherchera, ne développera ou n’acquerra d’armes nucléaires ». Un accord qui s’ajoute par ailleurs au fait que l’Iran n’envisage pas de se retirer du Traité de non-prolifération (TNP) qui lui interdit également de se doter de ce type d’arme.

L’Iran s’est engagé avec cet accord à recevoir des contrôles fréquents par les inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) sur toutes ses infrastructures nucléaires pour garantir leur utilisation à des fins pacifiques. En échange, la communauté internationale desserrait son étau de sanctions économiques. Résultat : après trois années d’existence, tous les rapports de contrôle de l’AIEA garantissent que l’Iran respecte ses engagements ! La crainte de voir l’arme nucléaire proliférer dans toute cette région a ainsi été repoussée ; Israël restant le seul État à posséder cette arme de destruction massive au Moyen-Orient.

Cet accord démontre que la diplomatie est la meilleure arme pour lutter contre l’insécurité mondiale posée par les armes nucléaires. Sa remise en cause, de manière unilatérale, par les États-Unis ce 8 mai 2018 est une catastrophe pour la stabilité internationale et plus particulièrement pour la région du Moyen-Orient. Une décision dont nul ne peut prédire les lourdes conséquences. Par exemple, doit-on redouter, dans les prochaines semaines, une possible attaque d’Israël – comme ce fut le cas en juin 1981 sur le site irakien d’Al-Tuwaitha et sur le présumé site nucléaire syrien en septembre 2007 – sur les infrastructures iraniennes pour achever cet épisode ? Comment la Russie, alliée de l’Iran, réagira-t-elle à une attaque d’un allié des États-Unis ?

Comment la Corée du Nord pourra-t-elle encore croire à une négociation sur un processus de dénucléarisation ?

Par cette décision, le président Trump porte un coup grave à la crédibilité de tous les engagements futurs que les États-Unis pourraient réaliser. Comment la Corée du Nord pourra-t-elle croire toute future négociation sur un processus de dénucléarisation ? Cet acte envoie un signal qui induit que tout ce qui est accepté par les États-Unis peut au final ne pas être honoré. Cette décision met donc en danger la sécurité internationale.

En 2017, le comité Nobel décernait le prix Nobel de la paix à la Campagne internationale pour abolir les armes nucléaires (ICAN) pour son « travail de sensibilisation sur les conséquences humanitaires catastrophiques de toute utilisation d’armes nucléaires », ainsi que pour son « initiative inédite visant à obtenir l’interdiction de ces armes au moyen d’un traité ». Le comité Nobel souhaitait rappeler au monde le danger et les risques d’utilisation des armes nucléaires.

Avec la remise en cause de cet accord, la communauté internationale se voit confrontée encore un peu plus au risque posé par les arsenaux nucléaires et éventuellement à une nouvelle vague de prolifération nucléaire. De manière plus générale, c’est bien l’avenir du régime général de non-prolifération nucléaire qui se pose. La Campagne internationale pour abolir les armes nucléaires exhorte ainsi tous les États à signaler leur rejet inconditionnel des armes nucléaires en rejoignant le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires adopté par l’Assemblée générale des Nations Unies en 2017. Déjà 58 États ont décidé de faire ce pas.

De plus, l’ICAN encourage les autres signataires – l’Allemagne, la Chine, la France, la Russie, le Royaume-Uni, l’Union européenne et l’Iran – à rester partie prenante de l’accord de Vienne et également à ce que Téhéran poursuive sa pleine coopération avec l’AIEA pour continuer de démontrer le caractère pacifique de son programme nucléaire. Cette politique responsable iranienne permettrait de ne pas souffler sur les braises insécuritaires créées par le président Trump.

Face au danger que représentent les armes nucléaires, face aux risques de la prolifération nucléaire, la mise en œuvre de l’interdiction complète de ces armes, puis leur élimination totale apparaît être un but encore plus vital.

Jean-Marie Collin, porte-parole de ICAN France.

https://www.bastamag.net/La-communaute-internationale-risque-d-etre-confrontee-a-une-nouvelle-vague-de

Mai 12

LA CORÉE DU NORD DÉMANTÈLERA SON SITE D’ESSAIS NUCLÉAIRES DANS 10 JOURS

La Corée du Nord «prend des mesures techniques» pour démanteler son site d’essais atomiques et invitera la presse étrangère à une cérémonie de lancement du processus entre les 23 et 25 mai, a annoncé aujourd’hui l’agence d’État KCNA.

«Une cérémonie de démantèlement du site d’essais atomiques est maintenant prévue entre les 23 et 25 mai, en fonction des conditions météorologiques», a indiqué l’agence, qui cite un communiqué du ministère nord-coréen des Affaires étrangères. La République populaire démocratique de Corée entend procéder en faisant exploser les tunnels servant aux tests nucléaires. Les accès à ces tunnels seront en outre totalement obstrués et toutes les structures d’observation ainsi que les instituts de recherches seront détruits.

À l’occasion d’un sommet inter-coréen historique le 27 avril, le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un avait proposé à Séoul de fermer en mai son seul site connu d’essais nucléaires, Punggye-ri, une installation secrète près de la frontière avec la Chine. Ce site souterrain a été le théâtre des six essais nucléaires menés par Pyongyang dont le dernier en date remonte à septembre.

Certains experts ont estimé qu’il s’agissait d’une concession de façade car le site pourrait être déjà inutilisable en raison du «syndrome de la montagne fatiguée». Selon des sismologues chinois cités en avril sur le site de l’Université de science et technologie de Chine, le dernier essai a provoqué un effondrement de roches à l’intérieur de la montagne.

Hier, le secrétaire d’État américain, Mike Pompeo, avait cependant promis «un avenir de paix et de prospérité» à la Corée du Nord, si elle acceptait de renoncer rapidement à ses armes nucléaires.

«Si la Corée du Nord prend des mesures énergiques pour dénucléariser rapidement, les États-Unis sont prêts à travailler avec la Corée du Nord pour qu’elle atteigne la prospérité de nos amis sud-coréens», avait déclaré Mike Pompeo lors d’une conférence de presse avec son homologue sud-coréen à Washington.

Trois Américains libérés

Mike Pompeo, qui est rentré de Pyongyang cette semaine avec trois Américains qui étaient détenus en Corée du Nord, a déclaré que la libération des hommes avait aidé à établir les conditions d’une rencontre réussie entre le président américain Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un à Singapour le 12 juin.

 «Nous avons eu de bonnes conversations, des conversations de fond, des conversations sur des problèmes complexes […] sur la décision stratégique que le « président » Kim doit prendre sur la façon de procéder et s’il est prêt, en échange des assurances que nous sommes prêts à lui fournir, s’il est prêt à dénucléariser complètement», avait déclaré le secrétaire d’État. Il s’agissait de sa deuxième rencontre avec le dirigeant nord-coréen en moins de six semaines.

Par Le Figaro.fr avec agences

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2018/05/12/97001-20180512FILWWW00085-la-coree-du-nord-demantelera-son-site-d-essais-nucleaires.php

Mai 12

24 MAI À ANNEMASSE (74) : RÉUNION PUBLIQUE « SORTIR DU NUCLÉAIRE, C’EST NÉCESSAIRE »

Dans une période où la démocratie en France est particulièrement malmenée, nous nous attachons à faire vivre le débat transfrontalier en invitant Rémy Pagani, maire de Genève et Mathilde Panot, députée de la France Insoumise pour une réunion publique sur le thème de la sortie du nucléaire, deux intervenants qui, dans des contextes politiques et institutionnels différents, se battent pour en finir avec cette énergie du passé. 

Il s’agira de confronter la situation des 2 pays, celle de la France, avec ses 58 réacteurs vieillissants pour 67 millions d’habitants, et le récent abandon par Nicolas Hulot de la timide « Loi de transition énergétique » de 2015; celle de la Suisse avec les 2 votations qui ont conduit à l’adoption de la « Stratégie énergétique 2050« . 

Depuis de nombreuses années Genève mène des actions en justice pour mise en danger de la population à cause de la proximité de la centrale vieillissante de Bugey dans l’Ain (70km). La France Insoumise, avec ses partenaires, a fait campagne ce printemps pour la sortie du nucléaire civil et militaire, la votation citoyenne qui a suivi a récolté 93,13% en faveur de la sortie. La résistance s’organise aussi dans les 2 pays autour de l’insoluble problème des déchets radioactifs: contre le projet d’enfouissement de Cigéo à Bure où se tiendra un grand rassemblement le 16 juin, contre le stockage Iceda sur le site de la centrale de Bugey, ou en Suisse avec les récentes votations dans le Jura.

Mais surtout nous voulons défendre lors de cette soirée un service public de l’énergie, montrer qu’une autre voie est possible pour vivre mieux, cesser de mettre nos vies et celles de nos voisins en danger, nous orienter vers le 100% renouvelable, et associer à ce changement des citoyens combatifs.

Vous êtes invités à venir nous faire part des initiatives que vous avez déjà pu mettre en place de part et d’autre de la frontière pour développer des projets collaboratifs, ou plus modestement pour réduire votre consommation d’énergie.

Rendez-vous le 24 mai 2018 à 20h à l’espace Martin Luther King (Rue du Dr Francis Baud) à Annemasse!

Réunion organisée par les Insoumis du Genevois et de la Vallée verte

Mai 11

TRUMP ANNONCE VOULOIR CONCLURE «UN BON MARCHÉ» AVEC L’IRAN

Le Président Trump a affirmé qu’il voudrait conclure «un bon marché» avec l’Iran après le retrait des États-Unis du Plan global d’action conjoint (JCPOA).

Le dirigeant américain a déclaré le jeudi 10 avril qu’il souhaitait conclure un nouvel accord avec Téhéran qui serait meilleur pour les États-Unis et «meilleur pour eux».

«J’espère être en mesure de conclure un marché avec eux, une bonne affaire, un accord équitable, une bonne affaire pour eux, meilleur pour eux. […] Mais nous ne pouvons pas leur permettre d’avoir des armes nucléaires. Nous devons être en mesure d’aller sur un site et de vérifier ce site. Nous devons être en mesure d’aller dans leurs bases militaires pour voir si elles trichent ou non», a déclaré Donald Trump, cité par NBC News.

Selon lui, l’accord n’a pas pu contourner les possibilités d’acheminement d’armes nucléaires en Iran ainsi que dans «les autres pays du Proche-Orient qui ont de l’argent». Ils auraient commencé à chercher des possibilités pour se procurer des armes nucléaires, estime le locataire de la Maison-Blanche.

«Cela aurait entraîné une catastrophe», a-t-il affirmé.

Par ailleurs, Donald Trump a souligné que Washington introduit «les sanctions les plus dures à l’encontre de l’Iran».

Pour sa part, les guerres nucléaires et non nucléaires résultent de la «faiblesse» tandis que son approche vis-à-vis «de la restauration de la paix est efficace».

«Nous ouvrons de nouvelles opportunités de prospérité et de paix», a-t-il résumé.

Donald Trump a annoncé le 8 mai qu’il retirait son pays de l’accord signé à Vienne en juillet 2015, en vertu duquel l’Iran a accepté de brider son programme nucléaire en s’engageant à ne jamais chercher à obtenir la bombe atomique en échange de la levée d’une partie des sanctions internationales visant la République islamique.

Pour sa part, le Président iranien Hassan Rohani a fait savoir que son pays restait fidèle à l’accord signé avec les cinq parties restantes, mais que son pays était prêt à reprendre en cas de besoin l’enrichissement d’uranium sans aucune limitation.

https://fr.sputniknews.com/international/201805111036306411-USA-teheran-accord-trump/

Mai 11

PREMIÈRES SANCTIONS AMÉRICAINES DEPUIS LA SORTIE DES ÉTATS-UNIS DE L’ACCORD SUR LE NUCLÉAIRE IRANIEN

Le secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin, entend assécher le financement des gardiens de la révolution, l’armée d’élite de la République islamique d’Iran.

Les États-Unis ont annoncé jeudi 10 mai des sanctions à l’encontre d’un réseau de financement des gardiens de la révolution, l’armée d’élite du régime iranien, à travers des transferts de devises entre les Émirats arabes unis et l’Iran.

Ces sanctions, prises en coordination avec les autorités émiraties, sont les premières depuis que le président américain, Donald Trump, a annoncé mardi la sortie de son pays de l’accord nucléaire iranien.

 « Activités malignes »

Elles visent six individus iraniens et trois entités, accusés de faire partie d’« un large réseau d’échange de devises (ayant) fourni et transféré des millions de dollars à la force Al-Qods des gardiens de la révolution », dit dans un communiqué le département du Trésor.

L’argent servait à financer les « activités malignes » de la force Al-Qods [le corps au sein des gardiens chargé des opérations extérieures] et les « groupes régionaux (utilisés) par procuration »« La Banque centrale iranienne est complice du plan (des gardiens de la révolution) et a activement soutenu ce réseau de conversion de devises et lui a permis d’accéder à des fonds détenus dans des banques étrangères », ajoute le département américain.

 « Nous voulons couper les circuits de revenus des gardiens de la révolution, peu importe leur source et leur destination », écrit dans le communiqué le secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin, qui a remercié les Émirats arabes unis « pour leur étroite collaboration ».

Alliés régionaux de Washington, les Émirats arabes unis ont salué la décision de M. Trump de se retirer de l’accord nucléaire signé en 2015 avec Téhéran, même si Dubaï, membre de la fédération, entretient de solides liens commerciaux et financiers avec l’Iran.

http://www.lemonde.fr/international/article/2018/05/10/premieres-sanctions-americaines-depuis-la-sortie-des-etats-unis-de-l-accord-sur-le-nucleaire-iranien_5297226_3210.html

 

Mai 10

DES MILITANTS ENVIRONNEMENTAUX ACCUEILLENT EMMANUEL MACRON À AIX-LA-CHAPELLE AVEC DES BANDEROLES ANTI-NUCLÉAIRES

Aix-la-Chapelle, le 10 mai 2018 – Des militants environnementaux ont déployé ce matin à Aix-la-Chapelle, en Allemagne, une banderole indiquant «Build a nuclear free Europe. Stop Tihange & Cattenom !»Construisez une Europe sans nucléaire. Fermez Tihange & Cattenom !») lorsque le président français Emmanuel Macron arrivait à l’hôtel de ville pour recevoir le Prix international Charlemagne d’Aix-la-Chapelle.

L’obsession nucléaire d’Emmanuel Macron est le contraire d’une bonne coopération européenne

D’après le Directoire de la Société pour la remise de ce prix, le président de la République française a été récompensé pour «sa vision d’une nouvelle Europe (…) et d’une restructuration de la coopération des peuples et des nations. » Dans une déclaration commune, Greenpeace et l’initiative locale Stop Tihange déclarent :

« Le futur de l’Europe est renouvelable, pas nucléaire. Le président Macron mériterait pleinement ce prestigieux prix européen seulement s’il prenait des mesures concrètes pour fermer immédiatement certaines des centrales nucléaires les plus dangereuses au cœur de l’Europe et dans lesquelles l’État français a des intérêts financiers. Cela inclut la centrale nucléaire de Tihange en Belgique, située à 60 kms d’Aix-la-Chapelle, et la centrale de Cattenom en France, située à proximité des frontières avec le Luxembourg et l’Allemagne. »

« L’obsession de M. Macron et de la France pour le nucléaire a un impact bien au-delà des frontières françaises. Tout d’abord, l’abondance d’énergie nucléaire non flexible sur le réseau électrique européen bloque la transition énergétique dans toute l’Europe. C’est un non-sens complet étant donné que les énergies renouvelables sont moins chères et plus sûres que l’énergie nucléaire.  Par ailleurs, les centrales nucléaires vieillissantes créent des risques transfrontaliers pour des populations qui ont souvent choisi de sortir du nucléaire. C’est le contraire d’une bonne coopération des peuples et des nations européennes ! »

L’État français a des intérêts financiers dans le nucléaire en Belgique

L’entreprise EDF, qui exploite les 58 réacteurs nucléaires français, est détenue à hauteur de 85% par l’État français. Certaines des centrales d’EDF sont implantées près des frontières et à quelques kilomètres de certains pays voisins. C’est le cas de Gravelines (proche de la Belgique), Chooz (proche de la Belgique et du Luxembourg), Cattenom (proche du Luxembourg et de l’Allemagne), Fessenheim (proche de l’Allemagne et de la Suisse) et Le Bugey (proche de la Suisse). Cela pose des problèmes diplomatiques entre la France et ces pays, tout particulièrement depuis que Greenpeace France a remis aux autorités nationales pays un rapport démontrant la vulnérabilité des piscines d’entreposage de combustible usage de ces centrales face aux actes de malveillance. De plus, des anomalies sérieuses ont été détectées depuis 3 ans dans les équipements de toutes ces centrales.

En Belgique, l’État français a des intérêts financiers dans la centrale nucléaire de Tihange, qui menace la grande région de Liège en Belgique et d’Aix-la-Chapelle en Allemagne. En effet, EDF possède 50% du réacteur n°1 de Tihange et Engie Electrabel, propriété à hauteur de 24% de l’État français, possède 50 % du réacteur 1, 90% des réacteurs n°2 et°3. En particulier, Greenpeace demande la fermeture immédiate du réacteur n°2 de Tihange à cause des milliers de fissures détectées dans la cuve du réacteur.

https://www.greenpeace.fr/espace-presse/militants-environnementaux-accueillent-emmanuel-macron-a-aix-chapelle-banderoles-anti-nucleaire/

Mai 10

LE CONSEIL D’ÉTAT SE PENCHE SUR LES GÉNÉRATEURS DE VAPEUR DÉFECTUEUX EN SERVICE DANS LES RÉACTEURS EDF

Saisi par l’Observatoire du nucléaire, le Conseil d’État étudiera en détail lundi 14 mai 2018 à 9h30 le cas des générateurs de vapeur défectueux actuellement en service dans un certain nombre de réacteurs nucléaire d’EDF.

Pour mémoire, depuis avril 2015, dans la foulée de la révélation de la défectuosité de la cuve du réacteur EPR de Flamanville (cf analyse ), des investigations ont mis au jour de graves malfaçons sur de nombreuses pièces fabriquées par Areva au Creusot et par le japonais Japan Casting & Forging Corp (JCFC).

Ces malfaçons seraient, parait-il, passées inaperçues jusqu’alors, version assez difficile à croire mais qui démontre dans tous les cas l’incompétence des industriels du nucléaire et l’incapacité de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) à s’assurer de la conformité du matériel utilisé.

Pour mémoire encore, la rupture de la cuve ou d’un générateur de vapeur est un évènement si grave qu’il n’est tout simplement pas postulé dans les règles de sûreté : une telle rupture est dite « exclue« , ce qui ne signifie pas qu’elle ne peut pas se produire mais qu’elle ne doit surtout pas se produire, sous peine de générer un accident pouvant être aussi dramatique que les catastrophes de Tchernobyl ou Fukushima.

À l’automne 2016, de nombreux réacteurs sont à l’arrêt alors que l’hiver approche avec la perspective d’une pénurie d’électricité (du fait de l’option absurde du chauffage électrique développée inconsidérément en France depuis plusieurs décennies). Sous la pression d’EDF, de façon irresponsable, l’ASN autorise le redémarrage des réacteurs avec des dispositions qui relèvent d’un étrange bricolage, EDF étant priée de bien vouloir mettre en œuvre :

des « mesures compensatoires« , par exemple faire en sorte que le réacteur ne s’échauffe ou ne se refroidisse pas trop vite. C’est comme si l’on autorisait l’utilisation d’une voiture délabrée en demandant au conducteur d’accélérer et de freiner avec modération…

des « dispositions complémentaires« , par exemple « le renforcement de la surveillance exercée par l’équipe de conduite« , pour éviter autant que faire se peut les situations dans lesquelles les « mesures compensatoires » ne pourraient être respectées, comme « le redémarrage d’une pompe primaire à la suite d’une ouverture intempestive d’une vanne« . Pour reprendre l’analogie de la voiture en mauvais état, il s’agit de faire en sorte qu’aucun automobiliste ou obstacle sur la route n’oblige le conducteur à freiner de façon trop appuyée par rapport à ce que peut supporter la voiture… sauf qu’ici il s’agit d’une centrale nucléaire.

À ce jour, divers réacteurs nucléaires continuent de fonctionner avec des générateurs de vapeur défectueux. Bien sûr, il est possible de compter sur la chance et de dire « Vous voyez bien qu’il n’y a pas de risque, ça tient !« . Il est au contraire justifié de faire cesser cette prise de risque insensée et de contraindre l’ASN et EDF à respecter leurs propres préconisations et de ne pas les contourner par des dispositions dérogatoires irresponsables. C’est à cet effet que l’Observatoire du nucléaire a saisi le Conseil d’État.

 

Mai 10

BELGIQUE : L’ORIGINE PRÉCISE DE LA FUITE À DOEL 1 NE SERA PAS CONNUE AVANT LONGTEMPS

La recherche de la cause précise de la fuite de liquide dans la partie nucléaire de l’unité 1 de la centrale nucléaire de Doel prendra encore des semaines, voire des mois, a affirmé mercredi le patron de l’Agence Fédérale de Contrôle Nucléaire (AFCN), Frank Hardeman, devant la sous-commission Sécurité nucléaire de la Chambre. Étant donné que la soudure défectueuse est située à un endroit difficile d’accès, le réacteur doit d’abord être entièrement déchargé. La conduite défectueuse devra ensuite être envoyée en laboratoire.

L’exploitant de la centrale, Electrabel, avait constaté l’existence d’une fuite au réacteur 1 de la centrale nucléaire de Doel, le lundi 23 avril dernier, vers 6h du matin. La centrale nucléaire avait aussitôt été mise à l’arrêt, mais Electrabel n’avait pas été en mesure de détecter immédiatement l’endroit de la fuite. Le réacteur avait d’abord dû être refroidi pour permettre un meilleur examen du système.

À l’aide d’un endoscope, Electrabel avait finalement pu localiser la fuite le jeudi 26 avril. La faiblesse est apparue dans une soudure d’un des deux circuits de secours du circuit primaire du réacteur, à savoir les systèmes de sécurité qui doivent injecter de l’eau de refroidissement en plus dans les situations d’urgence.

Selon l’AFCN, l’eau qui s’est échappée du circuit – en tout quelque 6.000 litres – a été recueillie sans atteindre l’extérieur. L’incident n’a pas non plus mis les travailleurs en danger. L’AFCN a classé la situation due à la fuite d’eau dans la partie nucléaire du réacteur de Doel 1 au niveau le plus bas sur l’échelle internationale de dangerosité des événements impliquant des sources de rayonnement ionisants. Devant les membres de la commission, Frank Hardeman a toutefois concédé qu’il s’agissait d’une situation « exceptionnelle » et « anormale« .

Doel 2 fonctionne également avec ce type de conduite, mais il faut attendre de connaître la cause du problème survenu à Doel 1 avant de tenter de savoir s’il faut s’attendre au même type de problème. Cela peut encore prendre « des semaines, voire même des mois« , parce que le réacteur doit d’abord être entièrement déchargé. Il sera possible de récupérer la pièce défectueuse et de l’envoyer en laboratoire une fois que le combustible aura été retiré.

Hardeman envisage de pousser la recherche plus largement qu’au niveau de la soudure. L’AFCN a déjà demandé une inspection des circuits identiques de Doel 1 et 2.

Doel 1, qui est en activité depuis 1975 et constitue la plus vieille centrale de Belgique, restera à l’arrêt au moins jusqu’au début du mois d’octobre, ne serait-ce que dans le cadre d’un grand entretien qui était prévu à partir de la fin du mois de mai mais qui est à présent anticipé. La période sera mise à profit pour réparer la soudure, voire résoudre d’autres problèmes qui seraient détectés au niveau du circuit primaire. Il reviendra à l’AFCN de donner son feu vert à un redémarrage.

Dans les plans actuels, la centrale doit rester en activité jusqu’en 2025.

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1502/Belgique/article/detail/3421879/2018/05/09/L-origine-precise-de-la-fuite-a-Doel-1-ne-sera-pas-connue-avant-longtemps.dhtml

Mai 10

AU JAPON, UN SOMMET POUR UNE PÉNINSULE CORÉENNE SANS ARME NUCLÉAIRE

Un sommet tripartite s’est ouvert mercredi 9 mai à Tokyo entre le Japon, la Chine et la Corée du Sud. Ses membres ont soutenu la déclaration des deux Corées.

Chine, Japon et Corée du Sud se sont réunis mercredi à Tokyo pour chercher un terrain d’entente dans l’intense activité diplomatique en cours sur la question nord-coréenne. Ils ont appelé à la dénucléarisation complète de la péninsule coréenne et soutenu la déclaration commune émise par les deux Corées lors de leur sommet historique du 27 avril.

« Nous nous sommes avant tout accordés à reconnaître que la dénucléarisation complète de la péninsule coréenne, l’instauration d’une paix immuable et le développement des relations inter-coréennes étaient cruciaux », a déclaré le président sud-coréen Moon Jae-in au cours d’un point de presse conjoint après une réunion tripartite organisée à Tokyo.

Des actes concrets à la Corée du Nord

Le premier ministre japonais Shinzo Abe a appelé de son côté à « des actions concrètes de la Corée du Nord » vers une « dénucléarisation complète de la péninsule coréenne et la paix et la stabilité en Asie du Nord-Est ».

« Si les questions des enlèvements et des programmes nucléaires et de missiles sont dans leur ensemble résolues et si la Corée du Nord suit le bon chemin, nous aurons pour objectif une normalisation des relations », a déclaré Shinzo Abe. Par « enlèvements », il fait référence aux ressortissants japonais, dont des adolescents, kidnappés dans les années 1970 et 1980 par la Corée du Nord.

Une intense activité diplomatique en faveur de la Corée du Nord

Les pourparlers mercredi 9 mai à Tokyo du premier ministre japonais avec le président sud-coréen et le premier ministre chinois Li Keqiang, font partie de rencontres régulières entre les trois pays. Les derniers remontent à plus de deux ans.

Ils interviennent alors que le Japon s’efforce de se faire une place dans un ballet diplomatique qui a déjà donné lieu en six semaines à deux visites en Chine du dirigeant de la Corée du Nord, un sommet historique entre les deux Corées et devrait déboucher sur une rencontre non moins historique entre Kim Jong Un et le président américain Donald Trump le mois prochain. Le secrétaire d’État américain Mike Pompeo était mercredi à Pyongyang pour préparer ce rendez-vous.

La Croix (avec l’AFP)

https://www.la-croix.com/Monde/Asie-et-Oceanie/Au-Japon-sommet-peninsule-coreenne-sans-arme-nucleaire-2018-05-09-1200937767

Mai 10

RYAD PRÉVIENT À NOUVEAU QU’IL POURRAIT ACQUÉRIR LA BOMBE

Principale rivale de l’Iran au Moyen-Orient, l’Arabie saoudite a prévenu qu’elle développerait son propre arsenal nucléaire si Téhéran s’y employait.

L’Arabie saoudite a prévenu mercredi 9 mai qu’elle développerait son propre arsenal nucléaire si l’Iran s’y employait de son côté, au lendemain du retrait américain de l’accord sur le nucléaire iranien, des menaces qui exacerbent les fortes tensions dans la région. Mardi 8 mai, le président Donald Trump a annoncé le retrait des États-Unis de l’accord signé en 2015 en vertu duquel l’Iran a accepté de brider son programme nucléaire en s’engageant à ne jamais chercher à obtenir la bombe atomique en échange de la levée d’une partie des sanctions internationales.

Principale rivale de l’Iran au Moyen-Orient, l’Arabie saoudite a immédiatement applaudi l’annonce de Donald Trump, grand pourfendeur de l’accord et allié de premier plan de Ryad. Interrogé par la chaîne CNN sur l’éventualité que Ryad « construise sa propre bombe » si Téhéran reprenait son programme nucléaire, le ministre saoudien des Affaires étrangères Adel al-Jubeir a déclaré : « Si l’Iran se dote d’une capacité nucléaire, nous ferons tout notre possible pour faire de même« . Que les Iraniens choisissent ou non de reprendre l’enrichissement de l’uranium et d’accélérer un programme militaire, on aura une « course nucléaire au Moyen-Orient« , a estimé James Dorsey, analyste à la S. Rajaratnam School of International Studies de Singapour, avant la déclaration d’Adel al-Jubeir.

« Déstabiliser la région »

En mars, le prince héritier d’Arabie saoudite Mohammed ben Salmane avait averti que si Téhéran se dotait de l’arme nucléaire, son pays ferait de même. L’Arabie saoudite et l’Iran sont à couteaux tirés depuis des années, les deux pays soutenant notamment des camps opposés en Syrie, au Liban et au Yémen. Le ministère saoudien des Affaires étrangères a accusé mercredi Téhéran de « tirer profit des revenus générés par la levée des sanctions pour déstabiliser la région« .

Au lendemain de l’annonce américaine du retrait de l’accord conclu entre Téhéran et les six grandes puissances, l’Arabie saoudite a été la cible d’une nouvelle salve de missiles tirés par les rebelles Houthis du Yémen, soutenus par l’Iran. Deux ont été interceptés au-dessus de Ryad. Pour le porte-parole de la coalition sous commandement saoudien qui intervient au Yémen au côté du pouvoir, ces tirs sont « une nouvelle preuve » du soutien militaire iranien aux insurgés yéménites. L’Iran dément soutenir militairement les Houthis.

À l’instar de l’Arabie saoudite, d’autres pays du Golfe comme les Émirats arabes unis et Bahreïn ont salué la décision de Donald Trump. Le sultanat d’Oman, qui a abrité les premiers contacts secrets ayant abouti à l’accord nucléaire de 2015, a réagi avec prudence. « L’option de la confrontation n’est dans l’intérêt de personne« , a souligné le ministère des Affaires étrangères du sultanat qui a toujours entretenu de bons rapports avec l’Iran. Le Qatar et le Koweït ont également réagi prudemment. « La priorité » doit être d’empêcher « une course aux armements nucléaires« , a déclaré le ministère des Affaires étrangères du Qatar, pays dont le rapprochement avec l’Iran a motivé en partie une grave crise qui l’oppose depuis près d’un an à ses voisins du Golfe. Le Koweït a dit respecter la position américaine « à partir du moment où l’objectif est d’assurer la stabilité » du Moyen-Orient.

Équilibrer le marché pétrolier

Au plan économique, l’Arabie saoudite a dit être prête à équilibrer le marché pétrolier si jamais il était affecté par le retrait américain de l’accord nucléaire. « Le royaume travaillera avec les principaux producteurs de pétrole à l’intérieur et à l’extérieur de l’Opep, ainsi qu’avec les principaux consommateurs, pour limiter l’impact de toute pénurie d’approvisionnement« , a déclaré le ministère saoudien de l’Énergie.

Actuellement, les exportations pétrolières de l’Iran atteignent 2,5 millions de barils par jour (mbj), dont la majorité est destinée à l’Europe et à l’Asie. L’Arabie saoudite, qui pompe actuellement 10 mbj, a la capacité de produire quotidiennement 12 mbj. Mercredi, la Bourse de Dubaï a reculé de 2 % de crainte de l’impact du rétablissement des sanctions contre l’Iran.

La cité-État de Dubaï, membre de la fédération des Émirats arabes unis, est la plus exposée à toute difficulté de l’économie iranienne car elle entretient de solides liens commerciaux avec l’Iran. La décision américaine est « susceptible de provoquer un nouveau ralentissement de l’économie iranienne mais, en l’état actuel des choses, l’impact économique sur le reste de la région ne devrait pas être sévère« , a tempéré l’institut d’analyse Capital Economics.

http://www.lepoint.fr/monde/nucleaire-iranien-ryad-previent-a-nouveau-qu-il-pourrait-acquerir-la-bombe-09-05-2018-2217266_24.php

Mai 10

FORT DE VAUJOURS : POLLUTION RADIOACTIVE AUX PORTES DE PARIS (VOIR LA VIDÉO)

À voir absolument ! Nouveau documentaire avec de nouvelles révélations et des témoignages inédit.

Cette vidéo de 19mn34s est publiée par Sauvons la Dhuis via Change.org

https://www.youtube.com/watch?time_continue=1174&v=pZOSlWxvwkA

Mai 09

ITALIE: PAQUET BOMBE NUCLÉAIRE EN PROVENANCE DES USA

La nouvelle bombe nucléaire B61-12 -que les USA se préparent à envoyer en Italie, Allemagne, Belgique, Pays-Bas et probablement dans d’autres pays européens- est désormais en phase finale de réalisation.

C’est ce qu’a annoncé le général Jack Weinstein, chef d’état-major adjoint de la U.S. Air Force, responsable des opérations nucléaires, en intervenant le 1er mai à un symposium de la U.S. Air Force Association à Washington devant un auditoire choisi d’officiers supérieurs et de représentants de l’industrie de guerre.

Le programme est en train d’avancer extrêmement bien”, a souligné avec satisfaction le général, en spécifiant “nous avons déjà effectué 26 tests d’ingénierie, développement et vol guidé de la B61-12”. Le programme prévoit la production, partir de 2020, d’environ 500 B61-12, avec une dépense d’environ 10 milliards de dollars (ce qui fait que chaque bombe va coûter le double de ce qu’elle coûterait si elle était construite entièrement en or). Les nombreux composants de la B61-12 sont projetés dans les laboratoires nationaux Sandia de Los Alamos, Albuquerque et Livermore (au Nouveau-Mexique et en Arizona), et produits dans une série de sites au Missouri, Texas, Caroline du Sud, Tennessee. La bombe est testée (sans charge nucléaire) dans le Tonopah Test Range au Nevada.

La B61-12 a des “qualités” entièrement nouvelles par rapport à l’actuelle B61 déployée en Italie et dans d’autres pays européens :

. une tête nucléaire à quatre options de puissance sélectionnables ;

. un système de guidage qui la dirige avec précision sur l’objectif ;

. la capacité de pénétrer dans le sous-sol, y compris à travers du ciment armé, en explosant en profondeur.

La précision plus grande et la capacité pénétrante rendent la nouvelle bombe adaptée à l’attaque des bunkers des centres de commandement, de façon à “décapiter” le pays ennemi. Une B61-12 de 50 Kt (équivalents à 50 mille tonnes de TNT) qui explose sous terre a le même potentiel destructeur qu’une bombe nucléaire de plus d’une mégatonne (un million de tonnes de TNT) qui explose en surface.

La B61-12 peut être larguée par les chasseurs étasuniens F-16C/D déployés à Aviano (Frioul), et par les Tornado italiens PA-200 déployés à Ghedi (Province de Brescia). Mais pour utiliser toutes les capacités de la B61-12 (notamment le guidage de précision), il faut les nouveaux chasseurs F-35A. Cela implique la solution d’autres problèmes techniques, qui s’ajoutent aux nombreux révélés dans le programme F-35, auquel l’Italie participe comme partenaire de second niveau. Le complexe software du chasseur, qui a jusqu’à présent été modifié plus de 30 fois, requiert des mises à jour ultérieures. Pour modifier 12 F-35 l’Italie devra dépenser environ 400 millions d’euros, qui s’ajoutent à la dépense non encore quantifiée (estimée à 13-16 milliards d’euros) pour l’acquisition de 90 chasseurs et leur modernisation continue. De l’argent qui sort des caisses de l’État (c’est-à-dire des nôtres), tandis que celui dégagé par les contrats pour la production du F-35 entre dans les caisses des industries militaires.

La bombe nucléaire B61-12 et le chasseur F-35, que l’Italie reçoit des USA, font ainsi partie d’un seul “paquet bombequi nous explosera dans les mains. L’Italie sera exposée à des dangers ultérieurs en tant que base avancée de la stratégie nucléaire des États-Unis contre la Russie et d’autres pays. Il n’y a qu’une façon de l’éviter :

. Demander aux USA, sur la base du Traité de non-prolifération, d’enlever toute arme nucléaire de notre territoire ;

. Refuser de fournir au Pentagone, dans le cadre de l’Otan, pilotes et avions pour l’attaque nucléaire ;

. Sortir du Groupe de planification nucléaire de l’Otan ;

. Adhérer au Traité Onu sur l’interdiction des armes nucléaires.

Y a-t-il quelqu’un, dans le monde politique, qui soit disposé à ne pas faire la politique de l’autruche ?

Manlio Dinucci

Article original en italien (Pacco bomba nucleare dagli Usa)

il manifesto, Édition de mardi 8 mai 2010

https://ilmanifesto.it/pacco-bomba-nucleare-dagli-usa/

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

https://www.mondialisation.ca/paquet-bombe-nucleaire-en-provenance-des-usa/5625496

Mai 09

NUCLÉAIRE IRANIEN : POUR BRUNO LE MAIRE, IL N’EST « PAS ACCEPTABLE » QUE LES ÉTATS-UNIS SOIENT « LE GENDARME ÉCONOMIQUE DE LA PLANÈTE »

Le ministre de l’Économie Bruno Le Maire a estimé, mercredi sur France Culture, que la décision du retrait américain de l’accord sur le nucléaire iranien aura des conséquences économique importantes pour les entreprises françaises.

Le ministre de l’Économie a qualifié, mercredi 9 mai sur France Culture, d’« erreur » la décision de Donald Trump de se retirer de l’accord sur le nucléaire iranien. Bruno Le Maire a également jugé « pas acceptable » que les éventuelles nouvelles sanctions prises par les États-Unis nuisent aux entreprises européennes et françaises qui se sont réimplantées en Iran.

« Cela fait des États-Unis le gendarme économique de la planète et je considère que ce n’est pas une situation qui est acceptable », a estimé Bruno Le Maire à propos des sanctions extraterritoriales que les États-Unis pourraient imposer à l’Iran, obligeant aux entreprises européennes de quitter le territoire iranien. Ce qui causerait « des difficultés considérables » à ces dernières.

Bruno Le Maire a indiqué qu’il s’entretiendrait au téléphone d’ici la fin de semaine avec le secrétaire américain au Trésor pour « étudier avec lui quelles sont les possibilités ». Le ministre français a dit espérer notamment pouvoir négocier des « exemptions », afin de permettre aux entreprises implantées en Iran de continuer leurs activités.

Les conséquences pour nous Français sont importantes du point de vue économique.

« On a cité les investissements de Total, il y a également Sanofi, Renault, Peugeot, il y a Airbus, je rappelle qu’en deux ans, la France avait multiplié par trois son excédent commercial en Iran », a indiqué Bruno Le Maire. Avant cet entretien téléphonique avec le secrétaire au Trésor américain, Bruno Le Maire va aussi appeler ses homologues européens – Allemands et Britanniques en tête – afin de « voir quelles réactions nous pouvons avoir face à ces sanctions ».

Une erreur diplomatique

Sur le fond de l’affaire, le ministre français a qualifié la décision du président américain d’« erreur ». « Cette décision est une erreur. C’est une erreur pour la stabilité régionale, c’est une erreur pour la sécurité internationale, et c’est évidemment une erreur du point de vue économique« , a déclaré Bruno Le Maire.

« Qui peut contrôler les activités nucléaire iraniennes s’il n’y a plus d’accord international garanti par les membres permanents du conseil de sécurité des Nations unies, plus l’Allemagne, avec l’Agence internationale de l’énergie atomique ? », s’est interrogé le ministre de l’Économie, appelant à « retrouver la voie européenne de la sagesse » dans ce dossier.

https://www.francetvinfo.fr/monde/proche-orient/nucleaire-iranien/nucleaire-iranien-pour-bruno-le-maire-il-n-est-pas-acceptable-que-les-etats-unis-soient-le-gendarme-economique-de-la-planete_2743905.html#xtor=AL-67-[article]

Mai 09

ACCORD NUCLÉAIRE IRANIEN : LES 10 CONSÉQUENCES DE LA (FOLLE) DÉCISION DE TRUMP

Le monde a basculé le 8 mai 2018, avec la sortie des États-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien. Voici ce qui risque de se passer maintenant.

Rien n’y a fait. Ni les câlins d’Emmanuel Macron. Ni les menaces du président iranien. Ni les assurances des patrons de la CIA et de l’AIEA. Donald Trump a tranché : sous le prétexte non prouvé que l’Iran ne le respecte pas, il retire les États-Unis de l’accord nucléaire signé le 14 juillet 2015. Une folle décision aux conséquences considérables.

1. Après la dénonciation de celui de Paris sur le climat, voici l’abandon unilatéral d’un autre accord qui a été négocié par les grandes puissances pendant plus de dix ans. L’Amérique devient donc, à l’évidence, un « rogue state » – un État voyou qui ne respecte pas ses engagements internationaux et ment une fois encore ouvertement au monde. L’invasion de l’Irak n’était donc pas une exception malheureuse : Washington n’incarne plus l’ordre international mais le désordre. 

2. Si l’on en doutait encore, le monde dit libre n’a plus de leader crédible ni même de grand frère. Ce qui va troubler un peu plus encore les opinions publiques et les classes dirigeantes occidentales.

3. Puisque l’Iran en est l’un des plus gros producteurs et qu’il va être empêcher d’en vendre, le prix du pétrole, déjà à 70 dollars le baril, va probablement exploser, ce qui risque de ralentir voire de stopper la croissance mondiale – et donc celle de la France.

4. D’ailleurs, de tous les pays occidentaux, la France est celui qui a le plus à perdre d’un retour des sanctions américaines – directes et indirectes. L’Iran a, en effet, passé commandes de cent Airbus pour 19 milliards de dollars et a signé un gigantesque contrat avec Total pour l’exploitation du champ SouthPars 11. Or Trump a choisi la version la plus dure : interdire de nouveau à toute compagnie traitant avec Téhéran de faire du business aux États-Unis. Pour continuer à commercer sur le marché américain, Airbus et Total devront donc renoncer à ces deals juteux.

5.En Iran, le président « réformateur » Rohani, qui avait défendu bec et l’ongle l’accord en promettant des retombées économiques mirifiques pour son pays et accepté, par cet accord, que son pays démonte les deux tiers de ses centrifugeuses et se sépare de 98% de son uranium enrichi, est humilié. Tandis que le clan des « durs » pavoise.

6. L’accord dénoncé, l’Iran va donc probablement relancer au plus vite son programme nucléaire militaire en commençant par réassembler les centrifugeuses et les faire tourner dans un bunker enterré très profondément.

7. Ce qui devrait être le déclencheur d’une course folle à l’armement atomique dans tout le Moyen-Orient. L’Arabie Saoudite, grâce au Pakistan, et la Turquie, grâce à son développement économique, ne voudront pas être dépassées par l’Iran et voudront, donc, devenir elles aussi des puissances nucléaires. Si bien qu’Emmanuel Macron a eu raison d’évoquer « un risque de guerre » (dans le « Spiegel » samedi dernier) si les États-Unis se retiraient de l’accord. De fait, le risque est grand que cette dénonciation unilatérale, alliée à un retour en force des « conservateurs » à Téhéran, ne précipitent un affrontement militaire de grande envergure entre Israël et l’Iran – affrontement qui a déjà commencé à bas bruit, ces dernières semaines, par les frappes de Tsahal contre des bases du Hezbollah en Syrie.

8. La milice chiite pro-iranienne qui vient de remporter les élections législatives au Liban pourrait profiter de cette victoire électorale inattendue et du retrait unilatéral américain – gros de menaces militaires – pour attaquer le nord d’Israël.

9. Et, ainsi soutenu politiquement par le président américain, le gouvernement israélien pourrait décider de frapper ce qui reste des installations nucléaires iraniennes, ainsi qu’il l’avait sérieusement envisagé plusieurs fois avant l’accord de 2015. Autrement dit, la seule question est peut-être désormais de savoir lequel des deux pays, l’Iran ou Israël, va lancer la vaste offensive en premier. A moins que les États-Unis ne décident de frapper eux-mêmes « préventivement » la République islamique, avec les conséquences géopolitiques que l’on n’ose imaginer. Vous croyez cela impossible ? N’oubliez pas que Donald Trump vient de se choisir un nouveau conseiller à la sécurité. Il s’agit d’un certain John Bolton, un néoconservateur qui milite depuis le 11-Septembre pour que les États-Unis renversent le « régime des mollahs »… 

10. Évidemment, cette décision de Trump éloigne un peu plus encore l’espoir d’un règlement politique du conflit syrien. Et augmente les risques sur le terrain d’affrontements militaires entre les soldats occidentaux – dont les forces spéciales françaises.  

Vincent Jauvert, journaliste

https://www.nouvelobs.com/monde/20180508.OBS6351/accord-nucleaire-iranien-les-10-consequences-de-la-folle-decision-de-trump.html

Mai 09

DIAPORAMA POUR TOUT SAVOIR SUR LA CENTRALE NUCLÉAIRE DU BUGEY

La coordination STOP BUGEY a réalisé un très édifiant diaporama, remarquablement documenté (35 pages) qu’il vous faut consulter pour mieux comprendre les risques innombrables que pose cette installation.

Pour tout savoir sur :

. Les rejets radioactifs et chimiques réguliers de la centrale

. Les fuites des barrières de sûreté

. Les pollutions accidentelles

. Le vieillissement

. Les incidents

. Les irrégularités et fraudes

. La menace du barrage de Vouglans

. ICEDA l’Installation de Conditionnement et d’Entreposage de Déchets Activés

. Etc…

Pour accéder au diaporama, cliquer sur : http://arretdunucleaire-savoie.fr/wp-content/uploads/2018/04/Pre%CC%81sentation-site-nucle%CC%81aire-du-Bugey.pdf

Mai 09

LA MACRONIE : VA-T-EN-GUERRE NUCLÉARISTE

À quelques heures des célébrations du 8 mai 1945 marquant la fin de la seconde guerre mondiale et la capitulation de l’Allemagne nazie, la ministre macroniste des armées annonce la construction d’un cinquième sous-marin nucléaire d’attaque. L’alignement de la France sur le bellicisme états-unien et les exigences des « va-t-en guerre » galonnés tricolore et du Commissariat à l’Énergie Atomique sont une menace pour les peuples et la planète.

La sinistre des Armées Florence Parly* a annoncé – quatre jours avant les commémorations du 8 mai 1945 marquant la fin de la seconde guerre mondiale, la victoire des alliés et la capitulation de l’Allemagne nazie – le lancement de la construction d’un cinquième sous-marin nucléaire d’attaque français. 

La commande en est faite auprès du groupe industriel militaire « Naval Group » à Cherbourg, le nouveau nom héritier des arsenaux français et de la Direction des constructions et armes navales (DCAN), devenue la Direction des constructions navales (DCN) en 1991 puis DCNS en 2007 et Naval Group depuis 2017 intervenant également dans le nucléaire dit « civil« .

Si « Naval Group » est une société de droit privé, pour satisfaire aux exigences de la Commission Européenne et de la mondialisation capitaliste, elle est toutefois détenue à hauteur de 62,49 % par   l’État français et de 35 % par Thales. Thales elle-même créé en 1998 par la réunion des activités militaires de Alcatel (fusionnée depuis, en 2006, avec l’étasunienne Lucent Technologies), de Dassault Électronique (du sénateur LR Serge Dassault) et de Thomson CSF (exploitant en France les brevets de la société états-unienne Thomson-Houston Electric) et détenu par l’État français à hauteur de 26,4 %, Dassault Aviation 25,3 % et dont 48,3 % sont livrés à la spéculation boursière.

La destruction et la mort comme conception des relations internationales

Quatre sous-marins nucléaires d’attaque (SNA) sont déjà en cours de construction dont le prototype « Le Suffren« , premier d’une série qui doit être livré à la Marine nationale et mis en service en 2020.

Leur système de propulsion nucléaire « K15 » a été conçu par Areva (TA.) et la Direction des constructions navales militaires (DCNS). Areva et le Commissariat à l’Énergie Atomique sont partie-prenantes des recherches et mises au point des mini-centrales atomiques embarquées de ces sous-marins nucléaires avec comme armement : des missiles de croisière navals de 1 000 km de portée et mines FG29, des missiles antiaériens Mica, des missiles anti-navires Exocet SM39 à changement de milieu de 50 km de portée, des torpilles lourdes du type torpille F21, des armes en râtelier et en tubes, et autres joyeusetés de mort.

Alignement sur l’OTAN : intervention guerrière sur tous les continents

Pour la ministre porte-voix du complexe militaro-industriel l’objectif est clair : « l’autonomie stratégique signifie être capable d’intervenir partout » et donc de menacer n’importe quel peuple ou gouvernement pour faire régner l’ordre prédateur libéral. Et, pour ceux et celles qui n’auraient pas bien compris, de tweeter le 4 mai 2018 : «  J’ai décidé de la commande d’un cinquième sous-marin nucléaire d’attaque (SNA) Barracuda. Ces sous-marins de nouvelle génération permettent une meilleure capacité de frappe et le déploiement de forces spéciales « .

Confirmation donc, par la ministre de la guerre, de la « loi de programmation militaire 2019-2025 » adoptée a à l’Assemblée Nationale française, fin mars, par 389 voix contre 37 : près de 300 milliards d’euros sont octroyés aux armées et agressions extérieures de la France. Emmanuel Macron et son gouvernement*** portent ainsi les dépenses de guerre à 2% du PIB français rejoignant donc les préconisations de l’Organisation militaire de l’Occident pilotée par les États-Unis (OTAN). Sinistre.

Jean Revest

Notes :

* Florence Parly : Diplômée de l’ENA et de Science-Po, épouse du Directeur général du Groupe LaPoste, Commissaire aux participation de l’État, administratrice civile de la Direction du Budget, Directrice générale adjointe et Directrice de la stratégie et des investissements d’Air-France, Directrice générale et des finances de la SNCF et de la branche SNCF-voyageurs, administratrice-Présidente du Comité des nominations et rémunérations de chez Altran (entreprise de conseil en ingénierie des secteurs nucléaire, électronique, aéronautique, transport, télécom), membre du Conseil d’Administration de Zodiac-Aerospace (systèmes et équipements aéronautique), Présidente de l’Agence Régionale de Développement d’Ile-de-France, vice-Présidente du Conseil Régional de Bourgogne. Millionnaire, revenus de 315 000€/an en 2017 (657 000€/an en 2014), patrimoine de 3 200 000€ (maison et appartement) et 1 900 000€ (SCI et comptes bancaires) et 149 000€ (placements financiers) et 56 000€ (assurances vie) et 357 000€ (comptes courants). source : >Haute Autorité pour la Transparence de la vie publique. Les autres membres du gouvernement : www.mcca-ain.org/wanted/index-wanted.html

** Le « programme Barracuda » comporte la construction de six sous-marins atomique de la classe « Suffren » et intègre la coordination des industriels qui gèrent eux-mêmes de nombreux sous-programmes, comme ceux liés à la chaufferie nucléaire, aux nouvelles armes, au système de combat,…

*** Empêtrés dans leur liens de soumission aux industries de la mort, les Présidents de la République française n’ont eu de cesse que de leur servir de VRP pour vendre à tour de bras aux pays étrangers les armements qui massacrerons les peuples et détruirons les territoires de vie. Ainsi, en avril 2016 sous l’ère des sociaux-libéraux Hollande et LeDrian (sinistre des armées sous le précédent Président devenu ministre des Affaires étrangères sous le Président actuel Macron, lui-même ministre de l’Économie à l’époque Hollande) DCNS a signé un méga contrat estimé entre 34 et 50 milliards d’euros pour la construction de la prochaine génération de sous-marins australiens.

http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2018/05/08/La-Macronie-va-t-en-guerre

Mai 08

PÉTITION : MONSIEUR LE PRÉSIDENT, LA FRANCE DOIT SIGNER LE TRAITÉ D’INTERDICTION DES ARMES NUCLÉAIRES

L’année dernière, 122 pays ont approuvé un traité d’interdiction des armes nucléaires, à l’ONU. C’est désormais au tour des États de se saisir du texte en le ratifiant.

Malheureusement, la France fait encore partie du club très fermé des nations qui possèdent des armes nucléaires et elle refuse de signer le texte. Pourtant, l’utilisation de ces armes de destruction massive relèverait de la folie meurtrière et serait synonyme de crime contre l’Humanité. Le simple fait d’en posséder est déjà polluant, dangereux, trop coûteux et anti-démocratique.

Chaque année, une part importante des ressources publiques est gaspillée pour le maintien et la modernisation de la force de frappe nucléaire. Nous considérons que les fonds publics engagés dans la politique de dissuasion mériteraient d’être employés dans des secteurs socialement et écologiquement utiles.

Au nom de tou.te.s les citoyen.ne.s qui s’engagent à nos côtés, nous demandons à Emmanuel Macron de faire en sorte que la France signe et ratifie elle aussi le Traité d’interdiction des armes nucléaires (TIAN).

Pour signer, cliquer sur : http://www.sortirdunucleaire.org/Petition-TIAN?origine_sujet=LI201805

Mai 08

NUCLÉAIRE IRANIEN: LONDRES CONJURE TRUMP DE NE PAS RENONCER À L’ACCORD

Le président américain devrait dans quelques jours prendre la décision de renoncer ou pas à l’accord nucléaire iranien. Boris Johnson s’en inquiète.

La Grande-Bretagne a conjuré Donald Trump de ne pas renoncer à l’accord nucléaire avec l’Iran, soulignant qu’il n’était pas parfait mais qu’il n’existait pas de meilleure alternative. Boris Johnson s’est fendu lundi d’une chronique dans le New York Times.

Le chef de la diplomatie britannique s’est exprimé peu avant une rencontre avec des responsables de l’administration américaine. Dans sa chronique publiée dans la presse américaine, Boris Johnson estime qu’en «ce moment délicat, ce serait une erreur de s’éloigner de l’accord et de lever les contraintes qu’il fait peser sur l’Iran».

Les inspecteurs de l’Agence internationale de l’Énergie atomique (AIEA) se sont vus octroyer des pouvoirs supplémentaires pour contrôler les installations nucléaires iraniennes, «augmentant la possibilité de détection de toute tentative de fabriquer une arme», a argumenté le ministre britannique des affaires étrangères.

«Je pense que préserver les contraintes de l’accord sur le programme nucléaire iranien permettra aussi de contrecarrer l’attitude agressive de Téhéran dans la région. Je suis convaincu d’une chose: toute alternative possible est pire. La meilleure ligne à suivre serait d’améliorer les menottes plutôt que de les rompre», a encore écrit Boris Johnson.

Rohani réplique

Le président iranien Hassan Rohani a pour sa part déclaré lundi que les États-Unis regretteraient la décision d’abandonner l’accord de 2015 et que Téhéran résisterait farouchement aux pressions américaines pour limiter son influence au Moyen-Orient.

«S’ils veulent s’assurer que nous ne recherchons pas la bombe atomique, nous avons dit à plusieurs reprises que ce n’était pas le cas et que ce ne sera pas le cas (…) mais s’ils veulent affaiblir l’Iran et limiter son influence que ce soit dans la région ou dans le monde, l’Iran résistera avec acharnement», a déclaré le président Rohani dans un discours diffusé en direct à la télévision publique.

Le ministre iranien des affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a de son côté déclaré que la «réaction féroce à la violation de l’accord nucléaire conclu avec les grandes puissances ne sera pas agréable pour l’Amérique», toujours selon la télévision iranienne.

Réponse américaine d’ici samedi

L’accord sur le nucléaire iranien a été conclu en 2015 entre Téhéran et le Groupe des 5 +1 (Chine, États-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie et Allemagne), avant l’arrivée à la Maison Blanche de Donald Trump.

Par ce texte, l’Iran déclare solennellement ne pas chercher à se doter de la bombe atomique et accepte de brider son programme nucléaire afin d’apporter au monde la garantie que ses activités ne sont pas à visée militaire. En échange, la République islamique a obtenu la levée progressive et temporaire des sanctions internationales imposées du fait de ce programme, et qui ont fortement nui à son économie.

Mais n’ayant pas de mots assez forts pour dénoncer cet accord conclu sous la présidence de son prédécesseur Barack Obama, le président Donald Trump a donné aux Européens jusqu’à samedi prochain, soit le 12 mai, pour trouver un nouveau texte pour remédier aux «terribles lacunes» de l’actuel, faute de quoi les États-Unis s’en retireront. (afp/nxp)

https://www.24heures.ch/monde/londres-conjure-trump-renoncer-accord/story/10303820

Mai 08

L’ENVOYÉ NUCLÉAIRE DE LA CORÉE DU SUD PROJETTE DE SE RENDRE AUX ÉTATS-UNIS CETTE SEMAINE

SÉOUL, 07 mai (Yonhap) — Le représentant spécial pour la paix sur la péninsule coréenne et les affaires de sécurité du ministère des Affaires étrangères Lee Do-hoon projette de se rendre aux États-Unis cette semaine pour parler des accords du sommet inter-coréen et d’autres sujets liés, a déclaré ce lundi une source.

Selon la source, Lee projette de rencontrer la secrétaire d’État adjointe par intérim pour l’Asie de l’Est Susan Thornton à Washington et les préparations sont en cours pour sa visite.

La visite de Lee interviendra à l’approche du sommet Corée du Sud-États-Unis prévu le 22 mai dans la capitale américaine et du sommet Pyongyang-Washington qui devrait avoir lieu en juin.

Le négociateur en chef des pourparlers à six devrait expliquer les accords conclus lors du sommet inter-coréen du 27 avril, figurant dans la déclaration de Panmunjom, et s’informer des préparatifs du sommet Corée du Nord-États-Unis auprès des officiels américains. Le sujet de la dénucléarisation de la Corée du Nord pourrait également être abordé.

Des officiels américains clés ont mentionné le «démantèlement permanent, vérifiable et irréversible» des armes du Nord, un concept encore plus strict que le «démantèlement complet, vérifiable et irréversible».

Lee devrait discuter avec les officiels américains des demandes qui seront faites à la Corée du Nord concernant la dénucléarisation.

Lee devrait également échanger des idées sur la Corée du Nord qui cherche la sécurité de son régime et sur la spéculation que les États-Unis pourraient retirer leurs troupes de la Corée du Sud. Lee a déjà discuté avec Thornton à Séoul le mois dernier des questions nord-coréennes.

Les sources diplomatiques ont ajouté que la ministre sud-coréenne des Affaires étrangères Kang Kyung-wha projette aussi de se rendre aux États-Unis ce mois-ci pour s’entretenir avec le secrétaire d’État américain Mike Pompeo.

rainmaker0220@yna.co.kr

http://french.yonhapnews.co.kr/news/2018/05/07/0200000000AFR20180507000800884.HTML

Mai 08

NUCLÉAIRE IRANIEN : L’ÉQUIPE DE TRUMP ACCUSÉE D’AVOIR FAIT ESPIONNER CELLE D’OBAMA, POUR « SALIR » L’ACCORD DE 2015

Selon des médias anglo-saxons, l’actuel président américain aurait fait appel à une société israélienne spécialisée dans l’espionnage et les coups bas, afin de discréditer l’accord sur le nucléaire iranien conclu en 2015.

La presse britannique et le magazine américain The New Yorker (article en anglais) ont affirmé, dimanche 6 mai, que les équipes de Trump ont fait espionner les équipes américaines qui ont négocié l’accord sur le nucléaire iranien – conclu en 2015 par Téhéran, les États-Unis, la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne, la Russie et la Chine – pour tenter de les « salir » et, ainsi, discréditer l’accord

Donald Trump n’a de cesse de dénoncer cet accord, qui est à ses yeux, « le pire accord jamais signé par les États-Unis ». Il doit dire dans quelque jours si son pays le quitte ou non. La date butoir est samedi 12 mai.

Même méthode qu’Harvey Weinstein

Dans le New Yorker, le journaliste Ronan Farrow, lauréat du prix Pulitzer 2018 pour son enquête sur l’affaire Harvey Weinstein, affirme qu’à l’instar du producteur hollywoodien déchu, les équipes de l’actuel président américain ont fait appel à la société israélienne Black Cube, spécialisée dans l’espionnage et les coups bas (elle fait notamment travailler des anciens du Mossad).

Les premiers contacts remonteraient à mai 2017. Selon le New Yorker, les équipes de Donald Trump auraient demandé à Black Cube d’enquêter sur les deux principaux négociateurs américains de l’accord sur le nucléaire iranien, Ben Rhodes et Colin Kahl, deux proches conseillers de Barak Obama qui a négocié l’accord en 2015. 

Deux espionnes

L’idée était, par exemple, de prouver leur proximité avec des lobbyistes iraniens ou encore de montrer qu’ils se sont enrichis à travers la signature de cet accord. Black Cube aurait notamment fait appel à deux femmes qui ont approché Rhodes et Kahl, ainsi que leur entourage et leurs familles, en se faisant passer pour des journalistes.

La société israélienne nie tout en bloc. La Maison Blanche ne fait aucun commentaire pour l’instant.

https://www.francetvinfo.fr/monde/usa/presidentielle/investiture-d-obama/nucleaire-iranien-l-equipe-de-trump-accusee-d-avoir-fait-espionner-celle-d-obama-pour-salir-l-accord-de-2015_2741527.html#xtor=AL-67-[article]

Mai 08

MANCHE : DES CADENAS DISPARAISSENT À L’EPR DE FLAMANVILLE : EDF PORTE PLAINTE

EDF, l’exploitant de la centrale nucléaire de Flamanville (Manche) et constructeur de l’EPR, a déposé une plainte samedi 5 mai 2018. Des cadenas protégeant des armoires ont été dérobés sur le site.

Samedi 5 mai 2018, la gendarmerie des Pieux (Manche) a été sollicitée pour une affaire singulière. L’électricien EDF est venu déposer une plainte contre X, après la disparition de cadenas sur le site du réacteur EPR en cours de construction sur la centrale de Flamanville (Manche).

Les scellés sont intacts

Ces verrous protégeaient des armoires du contrôle-commande de l’unité. À l’intérieur, se trouve du matériel informatique servant à piloter l’installation nucléaire. Selon EDF, celui-ci n’a pas bougé. « Les scellés mis en place à l’intérieur des armoires sont intacts », indique l’entreprise dans un communiqué. EDF fait par ailleurs savoir que les équipements « du contrôle commande de protection de la chaudière nucléaire ne sont pas concernés par cette disparition ».

Acte malveillant

Une enquête est a été ouverte pour déterminer les circonstances de cet événement. EDF a également lancé un audit de l’intégrité du contrôle commande. L’électricien évoque un acte malveillant mais assure qu’il n’a eu « aucune conséquence sur la sûreté des installations ».

https://www.lamanchelibre.fr/actualite-512459-manche-des-cadenas-disparaissent-a-l-epr-de-flamanville-edf-porte-plainte

Mai 08

ÉTATS-UNIS : 1 GRAMME DE PLUTONIUM PERDU PAR UNE UNIVERSITÉ

Une université américaine a perdu 1 gramme de plutonium. La Commission de règlementation nucléaire américaine propose de lui infliger une amende de plus de 8000 dollars.

L’échantillon est minuscule, pas plus grand qu’une pièce d’un quart de dollar américain mais sa disparition jette un froid : selon l’agence de presse mondiale Associated Press, 1 gramme de plutonium a été égaré par l’Université d’État d’Idaho (Nord-Ouest des États-Unis). Si la quantité n’est pas suffisante pour produire une bombe nucléaire, elle l’est cependant assez pour confectionner un engin explosif capable d’engendrer une contamination radioactive.

C’est lors d’un contrôle de routine qu’un employé de l’université n’a pu trouver que 13 échantillons de plutonium à la place des 14 attendus. Le signalement de la disparition a eu lieu le 13 octobre 2017. Dans un communiqué paru le 4 mai 2018, la Commission de règlementation nucléaire américaine (NRC) propose d’infliger une amende de 8500 dollars à l’établissement « pour avoir échoué à maintenir un contrôle et une surveillance sur un gramme de matériel radioactif« . « L’université a 30 jours pour contester l’amende ou requérir la participation d’un tiers impartial afin de résoudre le problème« , ajoute la NRC. 

Selon le Dr Cornelis Van der Schyf, vice-président de la recherche à l’université, le problème proviendrait de papiers incomplets remplis il y a 15 ans alors que l’établissement américain se procurait du plutonium. Selon l’Associated Press, l’université utilisait cet élément chimique afin de s’assurer que les conteneurs destinés à recevoir des déchets nucléaires ne présentaient aucune fuite. Elle tentait également de trouver un moyen pour détecter du matériel radioactif entrant illégalement sur le sol américain. Cité par l’agence de presse, le Dr Van der Schyf a assuré que « l’échantillon radioactif en question ne pose pas de problème direct pour la santé ni de risque pour la sécurité publique« .

https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/nucleaire/etats-unis-1-gramme-de-plutonium-perdu-par-une-universite_123757

Mai 07

LE 5 ÈME SOUS-MARIN NUCLÉAIRE D’ATTAQUE DE TYPE BARRACUDA BIENTÔT COMMANDÉ

Outre le lancement de la modernisation des hélicoptères d’attaque Tigre, la ministre des Armées, Florence Parly, a annoncé la commande prochaine du cinquième sous-marin nucléaire d’attaque (SNA) de type Barracuda, lors d’un comité ministériel d’investissement, le 4 mai.

Cette décision était attendue dans la mesure où elle avait été confirmée en juillet 2017 par l’amiral Christophe Prazuck, le chef d’état-major de la Marine nationale [CEMM].

Pour rappel, le programme Barracuda prévoit de doter la Marine nationale de 6 nouveaux sous-marins afin de remplacer ceux de la classe Rubis. Et elle ava

Le premier de la série, qui s’appellera le « Suffren », fut commandé il y a maintenant près de 12 ans. Devant être livré en 2016, il entrera finalement en service en 2020, ce retard ayant été causé par un « problème de qualité de travail » chez les industriels [Naval Group et Areva TA] aux dires de la Direction générale de l’armement (DGA).

Le SNA Barracuda « n’est pas une trottinette mais un engin difficile à construire et des erreurs ont été commises, qu’il faut identifier, corriger puis rattraper. Pendant ce temps-là, nous avons constitué notre premier équipage et utilisons des simulateurs pour les former, mais j’attends avec impatience ce bateau », avait expliqué l’amiral Prazuck, lors de l’examen du projet de Loi de finances initial 2018 par les parlementaires.

« Le retard de livraison du premier de série […] va m’obliger à prolonger l’usage des Rubis pour avoir en permanence six sous-marins nucléaires d’attaque en parc. Quand j’ai six SNA, un est en entretien de longue durée – pendant un an et demi ou deux ans –, un autre en entretien intermédiaire, un troisième en entraînement, un quatrième dans l’Atlantique, un cinquième en Méditerranée et le dernier soit dans l’Atlantique, soit en Méditerranée, soit dans l’océan Indien », avait ajouté le CEMM

Aussi, entre 2019 et 2025, les « 4 premiers sous-marins nucléaires d’attaque de type Barracuda seront livrés, autorisant le retrait progressif des sous-marins nucléaires d’attaque de la classe Rubis, ainsi que l’a décidé la ministre des Armées lors des travaux de préparation de la LPM », souligne le communiqué du ministère des Armées.

Comme l’a annoncé l’état-major de la Marine nationale en 2015, les 5 et 6e SNA de type Barracuda s’appelleront respectivement « Casabianca » et « Rubis » afin de « perpétuer le souvenir d’unités qui se sont historiquement illustrées […] et dont la mémoire revêt une importance particulière pour les marins en général et les sous-mariniers en particulier. »

Si tout se passe bien, le Casabianca devrait être livré en 2027. En 2030, la Force océanique stratégique (FOST) disposera de ses 6 SNA Barracuda. Initialement, le coût de ce programme était estimé à près de 8 milliards d’euros.

Ces nouveaux SNA sont plus imposants que ceux de la classe Rubis qu’ils vont remplacer (99,5 mètres contre 73,6 m). Mis en œuvre par un équipage de 60 sous-mariniers, ils seront équipés d’un système de combat (SYCOBS) identique à celui utilisé par les sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE). Pouvant embarquer des nageurs de combat dotés du propulseur sous-marin (PSM) de troisième génération pour les opérations spéciales, ils seront armés de torpilles lourdes F-21, de missiles anti-navire Exocet et surtout du Missile de croisière naval (MdCN).

Posté dans Forces navales par Laurent Lagneau le 07-05-2018

http://www.opex360.com/2018/05/07/5e-marin-nucleaire-dattaque-de-type-barracuda-bientot-commande/

NDLR: si vous ne saviez pas où passent nos milliards d’euros, ceci n’est qu’un exemple.

Mai 07

CORÉES : QUI VEUT LE PÈZE PRÉPARE LA PAIX

Au-delà du rôle joué par la diplomatie, et si le calendrier et les modalités de la détente restent encore à préciser, le revirement aussi soudain que spectaculaire du régime de Pyongyang s’explique aussi par ses innombrables difficultés économiques.

C’est le branle-bas. Les rendez-vous s’accélèrent. Les gestes symboliques se multiplient avant la rencontre au sommet entre Kim Jong-un et Donald Trump, dont le lieu et la date ont été décidés mais pas encore annoncés. Les diplomates s’activent comme s’il fallait vite engager le régime de Pyongyang et prendre au mot le «Grand Successeur», qui a souscrit à l’objectif d’une «dénucléarisation complète de la péninsule» lors du sommet de Panmunjom le 27 avril. Le ministre chinois des Affaires étrangères s’est rendu en Corée du Nord la semaine dernière, notamment pour préparer la venue du président Xi Jinping à Pyongyang. Tokyo accueillera mercredi une réunion trilatérale entre les chefs de gouvernement chinois et japonais et le président sud-coréen, Moon Jae-in. Ce dernier sera à Washington le 22 mai pour un échange avec le président américain, préalable au sommet historique entre Trump et Kim. Moon veut aller vite, il l’a d’ailleurs indiqué à Kim, et entend conserver son rôle de facilitateur entre les deux grands ennemis au comportement imprévisible.

«Sans plus tarder»

Le sommet inter-coréen et les jours qui l’ont suivi n’ont pas levé toutes les ambiguïtés qui entourent la question cruciale de la dénucléarisation et de son calendrier. «Cela ne pouvait pas être précisé à Panmunjom, qui n’était qu’une rencontre préparatoire. Les détails seront présentés lors de la réunion entre Kim et Trump», assure Cheong Seong-chang, professeur à l’institut Sejong de Séoul. Cet expert des questions nucléaires et du système politico-militaire du Nord a souvent conseillé la présidence sud-coréenne et les ministères de l’Unification et de la Défense. Il ne doute pas des intentions de Kim Jong-un. «Il sait très bien ce que les États-Unis et la Corée du Sud lui demandent. S’il n’était pas prêt à accepter une dénucléarisation complète, vérifiable et irréversible, il n’avait aucune raison de venir rencontrer Moon, puis Trump.»

Mercredi, lors de son investiture, le nouveau secrétaire d’État américain, Mike Pompeo, a bien pris soin de répéter que le «démantèlement du programme d’armes de destruction massive de la Corée du Nord» devait être réalisé «sans plus tarder». Et d’ajouter : «Il est temps de régler ça une bonne fois pour toutes. Un mauvais accord n’est pas une option.» À Séoul, Cheong Seong-chang rappelle que «Mike Pompeo, qui est un faucon, a déjà rencontré Kim Jong-un longuement fin mars, début avril, notamment pour parler très clairement de la dénucléarisation complète, vérifiable et irréversible. Il s’est rendu compte alors que le leader nord-coréen était quasiment prêt à accepter cette demande des États-Unis. Pompeo était d’ailleurs satisfait de sa rencontre avec lui».

«Sincérité»

La sincérité du régime de Pyongyang et le respect de son engagement sont l’objet de toutes les interrogations du moment. Combien d’accords passés sont restés lettre morte ? En février 2012, les États-Unis de Barack Obama étaient parvenus à une entente après des semaines de tension avec le Nord. En échange d’une suspension du programme nucléaire nord-coréen, Washington s’engageait à livrer 240 000 tonnes d’aide alimentaire. Un mois et demi plus tard, le texte était caduc : Pyongyang lançait un nouveau missile pour le centième anniversaire de la naissance du père fondateur, Kim Il-sung. Et Obama retournait à sa politique de «patience stratégique» qui a révélé toute sa vacuité. «Cette fois, il n’a pas d’autre choix que de négocier, répond Cheong Seong-chang. S’il continue le développement du programme nucléaire, l’économie nord-coréenne va sérieusement se détériorer et s’il y a à nouveau des difficultés, voire une famine, le soutien et la fidélité des cadres et du peuple vont s’éroder.»

Comme le montrait fin avril l’Institut économique coréen d’Amérique (KEIA) dans une note détaillée, le commerce transfrontalier entre la Corée du Nord et la Chine, dernier grand partenaire commercial de Pyongyang, est en chute libre. Selon des données des douanes chinoises, les échanges officiels avec la Corée du Nord se sont effondrés en mars, avec seulement 12 millions de dollars d’importations en provenance du Nord et 143 millions de dollars d’exportations. Soit une chute de 89 % par rapport à la même période l’année dernière. C’est à l’aune de ces chiffres qu’il faut comprendre le voyage inédit que Kim Jong-un a effectué en secret à Pékin, fin mars, avant que l’expédition ne soit révélée.

«Après le sixième essai nucléaire nord-coréen [le 3 septembre 2017], Pyongyang a commencé à comprendre combien les sanctions internationales pouvaient frapper réellement l’économie nationale, poursuit Cheong Seong-chang. Et le dernier lancement d’un missile balistique intercontinental (ICBM), le 28 novembre, a provoqué un isolement presque total de son économie, avec des risques de faillite. Kim Jong-un n’est pas idiot. Il a remanié son équipe, en remplaçant plus d’un quart des élites de la direction du régime. Il a mis en avant les experts économiques pour faire face aux sanctions.» Le 21 avril, lors de la réunion du Parti des travailleurs, Kim a certes annoncé la suspension des tirs d’ICBM, des essais nucléaires, et le démantèlement du site de Punggye-ri, mais il a également beaucoup parlé d’économie, indiquant une inflexion de la politique «byungjin». Adoptée en 2013, cette stratégie vise le «développement parallèle des armes nucléaires et de l’économie». Le premier but atteint, selon Pyongyang, et la Corée du Nord étant devenue de facto une puissance nucléaire, Kim entend désormais se concentrer sur le second volet. Notamment pour répondre aux attentes des élites et de ceux qui ont commencé à profiter d’un timide début de libéralisation de l’économie. La hausse du niveau de vie des habitants, qui figure au cœur des objectifs du Byungjin, est peut-être vue aussi comme le moyen de faire taire les mécontentements.

Récemment, la presse coréenne, comme certains experts ces dernières années, avance que Kim Jong-un réfléchirait à une ouverture à la mode vietnamienne quand, en 1986, Hanoi avait lancé le «Doi Moi» («renouveau») pour réformer et libéraliser son économie. Il en aurait parlé à Moon Jae-in lors de leur tête-à-tête du 27 avril. Séoul, de son côté, a élaboré un plan détaillé pour une «nouvelle carte économique de la péninsule» avec des projets pour l’énergie, les transports, le tourisme, etc. En arrivant à la Maison Bleue (la présidence sud-coréenne) il y a un an, Moon Jae-in avait tendu la main au régime nord-coréen et inscrit sur sa feuille de route quinquennale la création de zones industrielles communes, le développement de réseaux de circulation le long des côtes Est et Ouest. Le 27 avril, à Panmunjom, il a exposé ses plans au dirigeant nord-coréen, animé des mêmes volontés de développement.

Kim est-il en train de brader ses bombes atomiques et ses ICBM, considérés comme sa seule assurance-vie, contre des chantiers économiques tous azimuts que les Sud-Coréens ambitionnent de développer ? «La Corée du Nord n’a pas vraiment besoin d’armes nucléaires pour sa survie. Elle possède un arsenal biochimique, note Cheong Seong-chang. Si les États-Unis l’attaquent, elle peut riposter en ciblant le Japon ou la Corée du Sud. Washington ne peut donc pas se lancer dans cette attaque.» Mais les États-Unis peuvent exiger l’annihilation de toutes les armes de destruction massive, comme l’a indiqué la semaine dernière Mike Pompeo. Si Pyongyang acceptait, le régime se retrouverait alors sans bouclier, sans aucune dissuasion. Kim Jong-un archiverait alors le grand dessein de son grand-père, Kim Il-sung, qui, dans les années 80, s’était lancé dans la grande aventure balistico-nucléaire pour assurer la survie de la République populaire de Corée.

Depuis le début de l’année, le jeune dictateur a opéré une mutation. Il a remisé ses insultes et ses menaces pour endosser la bonhomie du leader autoritaire souriant, à mille lieues du parrain de la terreur. Dans le même temps, le régime, jadis claquemuré dans sa citadelle de Pyongyang, s’est lancé dans une offensive diplomatique : il a accueilli des délégations étrangères, ouvert des canaux de négociation et envoyé ses plus hauts représentants à l’étranger. À l’instar de Kim Yo-jong, la sœur du leader nord-coréen, qui a incarné cette opération de charme lors des JO de Pyeongchang, en Corée du Sud.

Guerre froide

Dans cette mise en scène de la réconciliation, Kim poursuit le but d’arracher un traité de paix et un pacte de non-agression au Sud et aux États-Unis. Et de mettre un terme à une guerre froide longue de soixante-cinq ans. «Les leaders se sont mis d’accord pour déclarer la fin du conflit cette année, assure Cheong Seong-chang, qui a planché sur ces scénarios pendant de nombreuses années. Et quand la dénucléarisation sera achevée et que l’on transférera les armements nucléaires de la Corée du Nord dans un pays tiers, on signera alors un traité de paix en bonne et due forme. Le transfert des armes est une méthode rassurante pour la dénucléarisation. Une fois que c’est fait, on peut se concentrer sur la paix. Le sommet américano-nord-coréen peut être un miracle qui était impensable l’année dernière.» Pour la dynastie des Kim, ce serait une révolution. Ou un suicide.

Arnaud Vaulerin envoyé spécial à Séoul

http://www.liberation.fr/planete/2018/05/06/corees-qui-veut-le-peze-prepare-la-paix_1648254

Mai 07

POURQUOI TRUMP VEUT-IL EN FINIR AVEC L’ACCORD SUR LE NUCLÉAIRE IRANIEN ?

VIDÉO (4mn11s) : Résumé de l’historique de l’accord

Le 14 juillet 2015, les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’Organisation des nations unies, l’Allemagne et l’Union européenne concluaient avec l’Iran les accords de Vienne. Ce texte accorde à Téhéran une levée des sanctions internationales en échange de l’arrêt de son programme nucléaire.

Mais, seulement trois ans après avoir été mis en place, cet accord pourrait être dénoncé d’ici au 12 mai. C’est du moins la menace que fait peser Donald Trump depuis le début de son mandat. Selon le président des États-Unis, il s’agirait là « du pire accord » jamais négocié par son pays. Alors, pourquoi cet accord pose-t-il aujourd’hui problème ? Explications.

http://www.lemonde.fr/proche-orient/video/2018/05/06/pourquoi-l-accord-nucleaire-iranien-pose-t-il-probleme_5295008_3218.html

Mai 06

CE QU’IL FAUT SAVOIR SUR L’ÉVENTUEL PROGRAMME NUCLÉAIRE ULTRA-SECRET D’ISRAËL

Depuis longtemps, l’État hébreu bombarde Téhéran d’accusations à propos de son programme nucléaire, mais se tait soudainement quand les questions concernent son propre arsenal nucléaire. Qu’en est-il réellement? Voici ce que l’on sait.

Après que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a accusé l’Iran de mentir sur son programme nucléaire après la signature de l’accord de 2015, ses propos ont provoqué des spéculations quant à la possession d’armes de destruction massive par Tel Aviv.

Israël est notamment soupçonné de posséder des armes de destruction massive, développées supposément à la fin des années 1950, avec un arsenal estimé à 400 ogives. Malgré le fait que Mordechai Vanunu, un ancien technicien du réacteur nucléaire israélien de Dimona, avait dénoncé le programme nucléaire de Tel Aviv en 1986, Israël a maintenu une politique d’«ambiguïté nucléaire», ne niant ou n’admettant jamais posséder des armes nucléaires.

Israël a-t-il également menti?

Dans les années 1950 et 1960, le gouvernement israélien du Premier ministre David Ben Gourion aurait menti aux États-Unis et aurait refusé de donner des informations sur ses programmes de  développement d’armes et de se soumettre à des inspections de l’Agence internationale de l’énergie atomique. Tel Aviv aurait qualifié son réacteur de Dimona, fourni par la France, d’«usine textile» et d’«installation de recherche métallurgique», dans le but de cacher la vérité aux inspecteurs nucléaires américains.

«Je ne connais aucune autre nation, dont les voisins déclarent vouloir l’exterminer, et non seulement déclarent, mais se préparent à cela par tous les moyens à leur disposition. Nous ne devons pas nous faire d’illusions sur le fait que ce qui est déclaré chaque jour au Caire, à Damas, en Irak ne sont pas que des mots. C’est la pensée qui guide les dirigeants arabes», avait déclaré M.Ben Gourion après sa démission du poste de Premier ministre.

Quels sont les chiffres?

Bien qu’il y ait beaucoup de spéculations sur les armes nucléaires israéliennes, personne ne sait vraiment quelle est l’ampleur de son arsenal. En 2008, l’ancien Président américain Jimmy Carter avait estimé qu’Israël possédait au moins 150 armes atomiques:

«Les États-Unis ont plus de 12.000 armes nucléaires, l’Union Soviétique (sic) en a à peu près le même nombre. La Grande-Bretagne et la France en ont plusieurs centaines, et Israël en a 150 ou plus», avait déclaré M.Carter à la presse.

En 2014, l’ex-Président a reconsidéré ses estimations, suggérant qu’«Israël a, quoi, 300 ou plus, personne ne sait exactement combien.»

Dans un courriel privé, écrit plusieurs mois avant l’accord nucléaire iranien de 2015 et divulgué en septembre 2016, l’ancien secrétaire d’État américain Colin Powell aurait révélé le nombre réel d’ogives israéliennes à l’époque: «Téhéran sait qu’Israël en a 200, toutes dirigées sur Téhéran, et nous en avons des milliers».

Lors des pourparlers sur le programme nucléaire iranien P5 + 1, le ministre iranien des Affaires étrangères Javad Zarif avait déclaré aux journalistes à l’Onu qu’Israël «était assis sur 400 ogives nucléaires.»

Le pays posséderait entre 80 et 400 ogives nucléaires, qui pourront être livrées par avion, des missiles de croisière sous-marins et la famille de missiles balistiques de portée moyenne et intercontinentale «Jéricho».

Refus permanent de signer le TNP

Alors que les signataires du Traité de non-prolifération nucléaire ont toujours plaidé en faveur d’une zone dénucléarisée au Moyen-Orient et que l’Onu tente de faire signer cet accord à Israël, Tel Aviv a fermement refusé de rejoindre la communauté internationale. Israël, tout en ne confirmant ni en n’infirmant l’existence son programme nucléaire, a déclaré à plusieurs reprises que la question des armes nucléaires ne pouvait être dissociée des problèmes de sécurité dans la région, y compris les relations historiquement hostiles du pays avec ses voisins arabes.

En 2010, les 189 signataires du traité ont appelé à une conférence en 2012 pour discuter de la dénucléarisation du Moyen-Orient, appelant Israël à signer le pacte et à soumettre ses installations atomiques aux inspections de l’Onu. Israël, cependant, a rejeté le document, le jugeant «imparfait et hypocrite».

«En tant qu’État non-signataire du TNP, Israël n’est pas contrainte par les décisions de cette conférence, qui n’a aucune autorité sur Israël», a déclaré le gouvernement israélien dans un communiqué. «Compte tenu du caractère déformé de cette résolution, Israël ne pourra pas participer à sa mise en œuvre

En 2015, l’Égypte cherchait à convaincre la communauté internationale de discuter des armes nucléaires présumées d’Israël par le biais de résolutions, mais sa tentative de promouvoir une région dénucléarisée en omettant le débat sur les questions de sécurité régionale lors d’une réunion des Nations unies a été bloquée par les États-Unis, le Canada et le Royaume-Uni.

https://fr.sputniknews.com/international/201805051036240600-iran-israel-armes-nucleaires/

Mai 06

C’EST ISRAËL, ET PAS L’IRAN, QUI DÉVELOPPE DES ARMES NUCLÉAIRES, RAPPELLE JILL STEIN

L’ex-candidate à la présidentielle américaine Jill Stein a dénoncé les accusations portées par Benjamin Netanyahu à l’encontre de Téhéran à propos de son dossier nucléaire.

Les récentes déclarations de Benjamin Netanyahu qui a accusé l’Iran de mentir à la communauté internationale à propos de son programme nucléaire ont suscité d’âpres critiques de l’ex-candidate à la présidentielle américaine Jill Stein.

Sur son compte Twitter, la membre du Parti vert a dénoncé les allégations du Premier ministre israélien, évoquant les rapports selon lesquels l’État hébreu développait en secret des armes nucléaires:

«Israël mène secrètement un programme d’armes nucléaires, l’Iran s’acquitte de toutes ses obligations, et Israël ne s’acquitte d’aucune des siennes», a écrit Mme Stein.

Plus tôt dans la semaine, le chef du gouvernement israélien a affirmé disposer de nouvelles «preuves concluantes» d’un plan secret que l’Iran pourrait activer à tout moment pour se doter d’une arme nucléaire. Il a également promis de partager ses informations avec «ses alliés et les instances internationales».

Le porte-parole de la diplomatie iranienne Abbas Araqchi a qualifié les déclarations de M.Netanyahu de «spectacle puéril et ridicule».

Par la suite, lors d’une interview accordée à la chaîne CNN, le Premier ministre israélien a été prié de répondre à la question de savoir si son pays possédait des armes nucléaires. M.Netanyahu s’est contenté de souligner qu’Israël ne menaçait pas de destruction n’importe quel autre pays.

La position officielle de l’État hébreu est de ne pas reconnaître qu’il est une puissance nucléaire. Or, selon diverses estimations, Israël dispose d’un arsenal composé de 80 à 400 ogives nucléaires.

https://fr.sputniknews.com/international/201805051036240600-iran-israel-armes-nucleaires/

Mai 06

UNE CORÉE DU NORD « 2.0 », VRAIMENT ?

Est-on sûr d’avoir bien compris la scène qui s’est jouée à la frontière inter-coréenne le 27 avril dernier ? Kim Jong-un a littéralement enjambé le 38ème parallèle en serrant la main de Moon Jae-in. Débonnaire, il a posé le pied en Corée du Sud. Ce que même son père Kim Jong-il n’avait pas fait en 2000 et en 2007, lorsqu’il avait reçu à Pyongyang les présidents sud-coréens Kim Dae-jung et Roh Moo-hyun.

Il y a plus d’une semaine, les deux leaders d’une péninsule divisée depuis 1953 ont promis dans un concerto sans fausse note la paix et la dénucléarisation. Qui est à créditer pour ce jour historique ?

Certains louent l’intelligence stratégique de Kim Jong-un, qui après avoir acquis la bombe atomique et testé avec succès des missiles intercontinentaux, cherche désormais le développement économique et donc la levée des sanctions. D’autres admirent Moon Jae-in pour avoir opportunément relancé le rapprochement inter-coréen lors des JO d’hiver de Pyeongchang en février. D’autres encore créditent la « pression maximale » et la « twitto-diplomatie » belliqueuse de Donald Trump, qui auraient obligé le jeune dictateur de Pyongyang à cesser ses provocations.

C’est à peine si, lors du semestre écoulé, l’opinion publique, la communauté internationale et même les experts du (très) retors dossier nucléaire nord-coréen parviennent encore à s’y retrouver. Pris de vitesse à la fois par la spectaculaire volte-face de Pyongyang, la non moins inédite offensive de charme de son « dirigeant suprême » et le flux quasi-tendu d’initiatives – essentiellement positives et « pacifiques » – émanant depuis le 1er janvier dernier de la capitale la plus isolée et défiante du concert des nations.

*Intercontinentaux notamment, en juillet et novembre 2017.

Et pourtant. En ce premier jour de mai, nous évoquons bien le même interlocuteur : l’énigmatique et surprenant trentenaire Kim Jong-un, trônant depuis un septennat dans la recluse Pyongyang où était orchestrée hier encore une inflation d’essais balistiques* et nucléaires (voire thermonucléaire en septembre dernier), rapprochant un peu plus à chaque nouvelle manœuvre la péninsule coréenne d’un dangereux précipice nucléaire.

*Le 3ème du genre seulement depuis la guerre de Corée (1950-53).

La semaine passée, pour la toute première fois, un chef de l’État nord-coréen tout de noir vêtu foulait le sol du voisin du Sud, à l’occasion d’un sommet intercoréen* organisé dans le village de Panmunjom (en zone démilitarisée), dans la très appropriée « Maison de la Paix » à quelques pas à peine de la frontière, à cheval sur le 38ème parallèle de sinistre mémoire. En ce 27 avril historique, Kim Jong-un et son allègre homologue du Sud Moon Jae-in, tous deux tout sourire dehors, généreux dans les poignées de mains et les accolades, gratifiaient à grands renforts de déclarations encourageantes et de gestes symboliques (arbre de la paix planté) leurs 80 millions de concitoyens d’une nouvelle salve…d’actions communes pacifiques, dans la foulée de leur récente aventure olympique commune et aboutie aux Jeux d’hiver de Pyeongchang. De quoi consolider les acquis engrangés depuis le 1er janvier et le discours à la nation de Kim Jong-un, porter plus loin la flamme et les espoirs de ce « printemps coréen » inédit, et laisser entrevoir les premières esquisses d’un avenir plus apaisé dans la péninsule. Des perspectives impensables six mois plus tôt lorsque le missile intercontinental (ICBM) Hwasong-15, à l’occasion d’un nouvel essai réussi le 28 novembre 2017, démontrait définitivement que les capacités balistiques du Nord plaçaient a priori désormais tout ou partie du territoire américain à portée de menaces de Pyongyang et de ses desseins inquiétants. À Washington, le tempétueux locataire de la Maison Blanche lassait libre cours à sa colère – le « feu et la fureur », un renversement militaire ou non du régime de Pyongyang, sans oublier de gratifier son dictateur de qualificatifs indignes d’un président des États-Unis.

Aujourd’hui, ces mêmes acteurs préparent activement l’autre grande rencontre historique de ce printemps 2018 en Asie. Le président américain suggérait ce 30 avril de privilégier le site désormais très couru de Panmunjom comme théâtre de son sommet à venir avec Kim Jong-un, lequel aurait donc troqué entre-temps ses atours de « little fat rocker man » pour les habits plus respectables de chef d’État. Ce 4 mai, Donald Trump affirmait que « la date et le lieu » de la rencontre étaient désormais « décidés », sans donner plus de précisions. Le créneau envisagé pour ces échanges inhabituels à maints égards demeure quant à lui inchangé pour fin mai ou début juin.

*Son tout premier déplacement officiel à l’étranger depuis son arrivée au pouvoir sept ans plus tôt.

**Essentiellement Kim Jong-un et sa sœur cadette Kim Yo-jong.

***Entamé en décembre 2011 au lendemain de la mort de son père Kim Jong-il, au pouvoir depuis 1994 et le décès de son grand-père Kim Il-sung, fondateur en 1948 de la République Populaire Démocratique de Corée (RPDC).

Dans ce maelström insolite de rencontres – n’oublions pas le déplacement fin mars de Kim Jong-un à Pékin* -, de sommets et autres réunions au plus haut niveau, il est amusant de relever combien la pourtant très isolée Corée du nord semble soudainement à son affaire pour planifier ces très complexes rendez-vous, les mettre en musique et profiter de leur large exposition extérieure pour en recueillir habilement la lumière. De Pyongyang (visite d’émissaires sud-coréens début mars) à Séoul et Pyeongchang (olympiades d’hiver), de Panmunjom – « Je suis venu ici pour mettre fin à une histoire de confrontation », déclarait Kim Jong-un le 27 avril – à Pékin, les rares porte-drapeaux** de la RPDC ont jusqu’alors remarquablement capitalisé sur ces diverses opportunités. Au point de parvenir – habilement, à peu de frais et sans risque – à présenter à la face du monde une image bien plus flatteuse et enjouée, presque joviale, de l’austère régime nord-coréen. À chacune de ces étapes furent distillés des messages politiques et des initiatives diplomatiques autrement plus glamour, inspirés et apaisants que le lot habituel des tirs de missiles, des menaces belliqueuses contre Séoul et Washington, des essais atomiques jalonnant jusqu’alors, dans la tension et l’appréhension du lendemain, le règne de Kim Jong-un***.

*Un concept alambiqué s’appréciant différemment à Pyongyang et Washington, cette dernière évoquant notamment un processus (étiré sur un laps de temps inférieur ou égale à deux ans) « total, vérifiable et irréversible » ; une version que ne partage probablement pas Pyongyang, au sujet de la durée comme du format.

**Si dans le même temps les États-Unis signent un traité de paix avec la Corée du Nord, mais également avec la Chine et la Corée du Sud et renoncent à tout « projet » d’invasion militaire de la RPDC.

***En encourageant les diverses parties concernées (les deux Corées, les États-Unis et la Chine) à négocier et signer un traité de paix en bonne et due forme…65 ans après les fins des hostilités et la signature d’un ‘simple’ armistice.

Est-ce à dire que tout le monde est convaincu ? Séoul (« Je peux à présent dormir en paix », rassurait Moon Jae-in le 27 avril), Washington, Pékin, Tokyo et la communauté internationale dans sa diversité et son scepticisme de bon aloi ? Tous convaincus d’une mue politique, philosophique ou morale sincère soudainement opérée, un beau matin de janvier 2018, dans l’inconscient du Commandant Suprême de l’armée populaire de Corée ? Cette maturation de la militarisation, prolifération, provocation à outrance aurait donc débouché au printemps 2018 sur une volonté authentique de négociation, de coopération, de « dénucléarisation »*, de renonciation (à l’arme nucléaire**) et de pacification*** de la péninsule ? Dans la déclaration conjointe synthétisant leur sommet du 27 avril, Kim Jong-un et Moon Jae-in n’ont-ils pas évoqué comme ‘dessein commun’ une « péninsule coréenne sans arme nucléaire, totalement dénucléarisée » ? « Je suis résolu à ne pas répéter l’histoire douloureuse de la guerre de Corée », déclara le dirigeant nord-coréen, ajoutant peu après : « Comme une seule et même nation vivant sur le même territoire, nous ne devrions jamais plus verser le sang. »

*Le siège de la présidence sud-coréenne.

C’est peu dire de cette nouvelle posture de Pyongyang, radicalement distincte de la précédente, qu’elle soulève autant l’enthousiasme du côté de la Maison Bleue* que le scepticisme à Tokyo, à la Maison Blanche ou encore dans l’opinion publique à Séoul. Tous ces observateurs échaudés ont à l’esprit un long historique de promesses nord-coréennes effectuées lors du quart de siècle écoulé, de déclarations enjouées peu ou prou similaires ayant accouché de plus de déceptions que de réalisations. Le 21 avril, une semaine avant sa rencontre avec le chef de l’État sud-coréen à Panmunjom, le « Jeune Maréchal » Kim annonça à sa population et au reste du monde que le temps était venu pour la RPDC d’adopter une « nouvelle ligne stratégique », laquelle consacrerait désormais prioritairement les ressources de la nation au profit de la reconstruction de l’économie, l’objectif de disposer d’un arsenal nucléaire et d’une panoplie crédible de vecteurs (missiles à la portée variable) étant désormais atteint.

Soixante-dix ans après que son grand-père Kim Il-sung eut fondé la République Populaire Démocratique de Corée, l’héritier de la dynastie Kim coucha le 27 avril sur le livre d’or de Panmunjom, dans la bien-nommée Maison de la paix les quelques mots suivants : « Une nouvelle histoire commence aujourd’hui ; une période de paix. » On aimerait s’en convaincre.

*Onusiennes (Résolutions 2375 et 2397 des 11 septembre et 22 décembre 2017) ou unilatérales (américaines, sud-coréennes et japonaises notamment).

Mais comment ne pas considérer trois facteurs-clés à l’origine du tournant stratégique de Pyongyang ? Les dernières strates de sanctions* réprimant les récentes errances balistiques et atomiques nord-coréennes – les plus sévères adoptées à ce jour – ont eu un impact manifeste sur la fragile économie de la RPDC. Depuis début 2017, la Maison Blanche et son atypique locataire ont distillé un discours d’une sévérité et d’une brutalité inouïes. Sans oublier l’irritation et la frustration croissantes de Pékin à l’endroit de Kim Jong-un – une situation de fait dangereuse, lestant plus encore le déjà très esseulé et stigmatisé régime du Nord.

Difficile d’imaginer que ces trois tendances n’ont pu convaincre Pyongyang d’un double virage sous peine d’un péril imminent : remiser son attitude va-t’en-guerre afin de réduire les possibilités d’intervention militaire américaines (frappe de missiles sur ses installations balistiques ou nucléaires) ; jouer l’apaisement et la carte inter-coréenne pour créer de la distance entre la Séoul éprise de paix du président Moon Jae-in et la Washington moins romantique et républicaine d’un irascible magnat de l’immobilier.

De cette façon, est-il permis de penser, Kim Jong-un s’est assuré à la fois la pérennité immédiate de son régime, la conservation de son arsenal atomique et un statut (de facto certes) d’État nucléaire. Ce qui lui permet aussi de jouer la montre (à son profit) dans un long et complexe processus de négociation. Personne n’en attend autrement qu’à moyen ou long terme – dans la plus audacieuse des hypothèses – qu’il accouche d’une solution viable, équitable et garantie pour l’ensemble des parties.

Saluons naturellement l’évolution majeure et bienvenue observée depuis le début de l’année à Pyongyang, d’applaudir des deux mains les initiatives de rapprochement associant Pyongyang, Séoul, Washington et Pékin, et d’encourager leur poursuite. Mais il paraît encore un peu hardi, en l’absence de certitudes et de faits – autres que les « simples » déclarations d’intention –, de prendre la très élaborée offensive de charme déployée par Kim Jong-un et son entourage pour argent comptant. À l’instar de ses nombreux confrères dubitatifs de Séoul, Washington, Paris ou Pékin, l’auteur de cette modeste tribune ne demande naturellement qu’à être démenti par les actes.

https://asialyst.com/fr/2018/05/05/coree-du-nord-2-0-vraiment/

Mai 06

PYONGYANG : LES PRESSIONS AMÉRICAINES N’AIDENT PAS À RÉSOUDRE LA QUESTION NUCLÉAIRE

SÉOUL, 06 mai (Yonhap) — La Corée du Nord a appelé ce dimanche les États-Unis à arrêter de poursuivre les pressions et menaces militaires contre son régime, avertissant que celles-ci n’aident pas à résoudre le problème nucléaire.

«Cela n’aiderait pas à résoudre la question si les États-Unis jugent mal l’intention de favoriser la paix de la RPDC (République populaire démocratique de Corée) comme un signe de « faiblesse » et continuent à poursuivre ses pressions et menaces militaires contre celle-ci», a déclaré un porte-parole anonyme du ministère des Affaires étrangères lors d’une interview accordée à l’Agence centrale de presse nord-coréenne (KCNA).

Cette réaction représente une critique rare du Nord contre Washington ces dernières semaines alors que les deux pays se préparent à tenir un sommet inédit entre leurs dirigeants.

«Récemment, les États-Unis trompent l’opinion publique en avançant que la clarification de la RPDC de son intention de dénucléariser la péninsule coréenne, dans la déclaration de Panmunjom adoptée au sommet historique Nord-Sud, est le résultat des soi-disant sanctions et pressions», a noté le porte-parole.

«En même temps, ils déclarent ouvertement qu’ils n’apaiseront pas les sanctions et pressions jusqu’à ce que la RPDC abandonne complètement ses armes nucléaires et s’apprêtent aussi à aggraver la situation sur la péninsule coréenne en déployant des moyens stratégiques sur la péninsule et en remettant sur le tapis la question des « droits de l’Homme » en RPDC.»

Le porte-parole semble faire référence aux huit chasseurs furtifs américains F-22 récemment envoyés pour participer aux exercices aériens conjoints Corée du Sud-États-Unis.

Le Nord a également accusé Washington de provoquer «intentionnellement» Pyongyang «à un moment où la situation sur la péninsule évolue vers la paix et la réconciliation grâce au sommet historique Nord-Sud et à la déclaration de Panmunjom».

«Cet acte ne peut être interprété que comme une tentative dangereuse de ruiner l’atmosphère de dialogue difficilement obtenue et de ramener la situation au point de départ», a-t-il averti.

lsr@yna.co.kr

http://french.yonhapnews.co.kr/news/2018/05/06/0200000000AFR20180506000700884.HTML

Mai 05

ITER ET LA FUSION NUCLÉAIRE, UNE ACCUMULATION DE MENSONGES DEPUIS LE DÉBUT !

Si politiques et scientifiques n’avaient pas menti sur le coût et les performances du projet de réacteur à fusion nucléaire ITER, ils n’auraient jamais obtenu ces milliards d’argent public pour un objectif aussi ridicule et qui ne sera pas même atteint.

Depuis octobre 2017 Steven B. Krivit a publié sur le site New Energy Times plusieurs articles pour révéler comment les responsables du projet ITER utilisent un langage fallacieux, c’est à dire mentent sur les performances attendues de ce réacteur nucléaire en affirmant qu’il pourra générer une puissance de 500 Mégawatts durant 6 minutes avec 50 Mw injectés, soit libérer dix fois plus d’énergie qu’il n’en consomme.

Les 50 MW injectés ne correspondent pas à l’énergie électrique utilisée, mais seulement à la puissance de chaleur injectée dans le plasma. Car pour injecter 50 MW dans la chambre à vide du tokamak, la machine a besoin de 150 MW de puissance électrique de façon permanente pour son fonctionnement et jusqu’à 500 MW par intervalles, soit un minimum de 300 MW de puissance électrique.

Ce qui signifie que dans le meilleur des cas ITER pourrait libérer non pas dix fois plus d’énergie qu’il n’en consomme, mais seulement 1,6 fois ! Ce résultat dérisoire ne pourra même pas être obtenu.

Les partisans de la fusion nucléaire ont depuis le début confondu de leur plein gré les valeurs de gain de puissance du plasma (Q-fusion) et de gain de puissance du réacteur (Q-engineering). Ils savaient très bien qu’il était impossible de multiplier par dix l’énergie injectée.

Les performances du tokamak européen JET (Joint European Torus) sont tout aussi bidons et mensongères. En 1997 son « record mondial dans le domaine de la fusion», ou il avait généré une puissance de 16 Mw pour 24 Mw injectés durant une seconde, c’est à dire restitué sous forme d’énergie pendant une seconde environ 70 % de la puissance qui lui avait été apportée, a nécessité en fait une puissance totale d’entrée de 700 MW, soit une perte nette de 684 MW !

Suite aux publications de New Energy Times, l’organisation ITER a corrigé une petite partie des déclarations fausses de son site web.

Ceci n’a pas empêché M. Bernard Bigot, directeur général d’ITER et administrateur général du commissariat à l’Énergie atomique (et vice-président du conseil de surveillance d’Areva depuis 2009), de mentir à nouveau le 6 mars 2018 devant le Congrès américain sur les performances du réacteur JET et sur les résultats attendus du réacteur ITER, parlant toujours de multiplier par 10 la puissance injectée. Suite au discours de M.Bigot, les États-Unis qui avaient réduit de moitié leur participation à ITER en 2017 (50 millions de dollars) ont à la dernière minute doublé leur contribution pour 2018, soit 122 millions de dollars.

Dès le début du projet ITER, avec l’association Médiane, nous avions montré du doigt la puissance électrique colossale requise pour le fonctionnement de ce futur réacteur. En effet, dans le dossier du débat public ITER en 2006 nous lisions : « pendant une expérience, la consommation électrique variera entre 120MW et 620MW » et « chaque année la consommation d’ITER sera de l’ordre de 600 GWh », ce qui représente la consommation électrique annuelle d’une ville de 100 000 habitants !

Si politiques et scientifiques n’avaient pas menti dans la présentation du projet ITER, ils n’auraient jamais obtenu tous ces milliards pour un objectif si ridicule. 

De même, ils savaient très bien que le coût initial de 5 milliards d’euros annoncé pour la construction était largement sous-estimé, mais s’ils avaient annoncé le double, le projet serait resté dans les cartons. À ce jour, le coût de la construction a été multiplié par 4, soit 20 milliards d’euros, et les travaux ne sont qu’à mi-parcours.

Initialement, les coûts du réacteur nucléaire ITER s’élevaient à 5 milliards d’euros pour la construction et à 5 milliards d’euros pour la maintenance et la recherche pour les 35 années d’existence. Rappelons que ces 20 milliards d’euros ne correspondent pas au coût réel du réacteur. Ses composants sont « donnés en nature » par les pays partenaires, ce qui rajoute encore des milliards d’euros à la facture.

Mensonges et tromperies vont plus loin encore : l’après ITER a déjà commencé ! 

Ces funestes technocrates se concentrent déjà sur DEMO, le prototype pré-industriel qui mettra à profit « les connaissances et le savoir-faire accumulé par l’exploration des plasmas de haute température dans le tokamak ITER … L’exploitation de ou des DEMO devrait commencer au début des années 2030; la commercialisation d’électricité issue de la fusion étant prévue à l’horizon 2040» est écrit sur le site de l’organisation ITER. Mais oui, bien sûr ! Leur ignominie est sans limites.

Nous sommes déjà en mesure de produire une énergie respectueuse de l’environnement et pour le bienfait de l’humanité. Avec tous ces milliards et de saines motivations politiques, nous aurions pu avancer concrètement dans cette voie. Mais cela n’a jamais été l’objectif du projet ITER malgré les messages de propagande fallacieux.

Les promoteurs d’ITER se sont toujours enorgueillis de leurs records mondiaux en tous genres : un poids total de 400 000 tonnes, 23 000 tonnes pour le tokamak soit trois tours Eiffel, 100 000 kilomètres de câbles supraconducteurs, 18 bobines de champ toroïdal pesant chacune 310 tonnes, etc…

Combien de milliers de tonnes de ressources naturelles précieuses dilapidées ?

Combien de milliers de litres de pétrole partis en fumées?

Pour changer des mensonges et des tromperies, il serait intéressant que l’organisation ITER indique sur son site à combien s’élève l’impact environnemental de ce projet nucléaire ? Et pour quel retour ? Il y a certainement là aussi un record mondial.

L’organisation ITER devrait être poursuivie en justice pour mensonges sur le coût et les performances de ce réacteur nucléaire.

ITER est une illustration magistrale de la folie de ce monde. Ce gaspillage effrayant de milliards d’euros d’argent public doit cesser au plus vite ! Le nucléaire, fusion comme fission, sera toujours une menace de mort et certainement pas une source de bienfait pour l’humanité.

Je reviendrai prochainement sur les avancées du réacteur ITER à Cadarache. Vous pouvez voir en attendant : Iter, mensonges, niaiseries et fiasco

Antoine Calandra, coordination antinucléaire sud-est

références : http://news.newenergytimes.net/

https://www.iter.org/fr/sci/iterandbeyond

Mai 05

GREENPEACE. « TIRER » EN CAS D’INTRUSION DANS UNE CENTRALE : PLAINTE CONTRE UNE DÉPUTÉE LREM

Elle avait suggéré de « tirer » sur les militants écologistes qui s’introduisent dans les centrales nucléaires. Greenpeace a porté plainte contre la députée LREM Perrine Goulet.

Greenpeace a porté plainte contre la députée LREM Perrine Goulet, qui avait suggéré de « tirer » lors d’intrusions dans une centrale nucléaire, comme celles auxquelles se livrent les militants de l’ONG, a indiqué l’organisation écologiste samedi à l’AFP. Cette plainte pour « provocation à un crime ou un délit » a été déposée le 25 avril au Tribunal de grande instance de Paris, a déclaré le directeur général de Greenpeace France, Jean-François Julliard, confirmant une information du Monde. Selon lui, ces propos « relèvent de l’incitation au meurtre ».

« Extrêmement dangereux »

« Pourquoi nous ne ferions pas un peu comme aux États-Unis ? Avec une sécurisation par mirador et possibilité effectivement de ne pas se poser de questions et quand il y a une intrusion, de tirer », s’était interrogée le 22 mars Perrine Goulet, membre de la commission d’enquête parlementaire sur la sûreté nucléaire, lors d’une audition du ministre de l’Intérieur Gérard Collomb. « Je pense (qu’) à un moment il va falloir ne plus distinguer puisque c’est un délit de rentrer sur une centrale nucléaire (…) Il y a des forces de sécurité, elles doivent intervenir et ne pas se poser de questions, peut-être que ça dissuadera », avait ajouté la députée de la Nièvre.

« C’est la première fois que des propos comme ça sont tenus sur des militants de Greenpeace. Ils sont extrêmement dangereux », a estimé M. Julliard. « Greenpeace n’est que le messager : le problème n’est pas l’intrusion de ses militants mais bien la vulnérabilité des centrales nucléaires », a-t-il jugé.

« En aucun cas je n’ai dit qu’il fallait tuer les militants de Greenpeace », avait assuré Perrine Goulet le 23 mars à France 3 Bourgogne. « Le mot tirer, pour moi, n’était pas tirer pour tuer mais tirer dans les jambes par exemple, comme ça se fait aux États-Unis ».

Une lettre à De Rugy

La plainte, déposée par l’avocate de Greenpeace France, Marie Dosé, vise un délit de presse, et va entraîner la désignation d’un juge d’instruction. Selon l’avocate, si les propos tenus devant la commission d’enquête, « sont susceptibles de bénéficier de l’immunité parlementaire », les déclarations par voie de presse de Perrine Goulet, peuvent, elles, être pénalement poursuivies. L’avocate a en outre adressé un courrier le 9 avril au président de l’Assemblée nationale François de Rugy « pour lui demander de mettre en œuvre son pouvoir de sanction disciplinaire ».

Selon la biographie en ligne sur son site, Perrine Goulet a été recrutée en 1999 par EDF-GDF et travaillait jusqu’à son élection au Centre nucléaire de production de Belleville-sur-Loire (Cher). Elle est également membre du conseil d’administration de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN).

Huit militants de Greenpeace ont été condamnés fin février à des peines de prison avec sursis ou de la prison ferme pour s’être introduits sur le site de la centrale nucléaire de Cattenom (Moselle) en octobre. Ses militants se sont également introduits sur le site nucléaire de Cruas-Meysse (Ardèche) en novembre. Leur procès aura lieu le 17 mai à Privas, selon l’ONG, qui appelle à manifester ce jour-là devant le tribunal de cette commune.

http://www.letelegramme.fr/france/greenpeace-tirer-en-cas-d-intrusion-dans-une-centrale-plainte-contre-une-deputee-lrem-05-05-2018-11949918.php

Mai 05

INSCRIPTION À LA MOBILISATION POUR LE PROCÈS GREENPEACE À PRIVAS (ARDÈCHE)

Le 17 mai, retrouvons-nous toutes et tous à Privas en soutien aux militantes et militants de Greenpeace !

Le procès de 22 militant(e)s de Greenpeace France, qui s’étaient introduits dans la centrale de Cruas-Meysse en Ardèche, se tient le 17 mai à Privas. Sont également poursuivis : Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire à Greenpeace France pour “complicité” et Greenpeace en tant que personne morale.

Pourquoi cette intrusion dans la centrale nucléaire de Cruas-Meysse ? Pour dénoncer l’accessibilité et la fragilité des piscines d’entreposage de combustibles usés, comme d’autres militant(e)s de Greenpeace France l’avaient démontré 6 semaines auparavant, en s’introduisant dans la centrale de Cattenom en Moselle. Alors que ces bâtiments sont ceux qui sont les plus chargés de radioactivité, ils sont très mal protégés face aux risques d’attaques extérieures.

EDF prétend sécuriser ses centrales. Pourtant, les militant(e)s de Greenpeace France ont démontré le contraire ! Ils ont agi en lanceurs et lanceuses d’alertes et ont mis le doigt sur une vérité qui dérange EDF. Et ils et elles l’ont fait pour nous. Car nous sommes toutes et tous concernés par les risques nucléaires.

Le 17 mai, à Privas soutenons-les : toutes et tous faisons-le pour elles, pour eux, pour nous!

— INFOS PRATIQUES —

RDV le 17 mai 2018 dès 8 h et tout au long de la journée, à Privas – square Vincent d’Indy, en face du tribunal de grande instance

Venez habillé-e-s en noir et/ou jaune !

Possibilité de rejoindre la mobilisation plus tard dans la matinée – agenda de la journée et infos sur les transports à venir

Un bus part de Paris, le 16/05 pour Privas, retour le 17/05.
Rdv 20h30 , le 16 mai, devant l’hôtel Pullman Bercy, 1Avenue des terroirs de France . Arrivée prévue 6h30 à Privas.
Retour: le 17 mai, rdv au bus 15h, Arrivée prévue 23h30 à Paris avant les derniers métros.

Des départs en minibus sont organisés depuis : Lyon, Chambéry, Toulouse (à confirmer).

Les personnes nous ayant indiqué être intéressées par les départs en bus seront recontactées pour organiser les départs de bus ou covoiturage.

Inscrivez-vous vite!!!

Pour vous inscrire : https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLScPxeetQTZN_B_Mvxy_MzPi51qbhJncijTHS98655DRFz6-3A/viewform

Mai 05

PAS D’ENFOUISSEMENT DES DÉCHETS NUCLÉAIRES, NI À BURE, NI AILLEURS !

. Le 23 mai à 18h rassemblement à Chambéry (4 Boulevard Gambetta), devant les locaux d’ENEDIS/EDF, principal producteur des déchets nucléaires,

– en solidarité avec les militants jugés à Bar-Le-Duc le jour même,

– pour dire non à l’enfouissement,

– pour dire oui à l’arrêt définitif des réacteurs nucléaires du Bugey

. Le 1er juin à 19h30 projection du documentaire « À Bure pour l’éternité » Salle J.B. CARRON (119 PLACE René Vair) au Biollay (Chambéry)

Le film sera suivi d’un débat avec des personnes et des groupes impliqués dans l’opposition au projet d’enfouissement de déchets nucléaires à Bure (Haute-Marne).

Accueil à partir de 19h

. Le 16 juin toute la journée rassemblement à Bar-Le-Duc pour dire non au projet Cigéo

Covoiturages ou car prévus au départ de Chambéry le vendredi 15 juin après-midi et dans la nuit de vendredi à samedi, retours prévus le samedi 16 au soir et le dimanche matin 17 juin.

Réservez votre place dès aujourd’hui par courriel à comitebure73@riseup.net

. Pourquoi y a-t-il un problème de déchets nucléaires ?

L’industrie nucléaire, en plus des catastrophes qu’elle génère, produit de grandes quantités de déchets toxiques pour l’homme et pour l’environnement. La France, avec ses 58 réacteurs nucléaires en activité, est le pays le plus nucléarisé au monde. Mais elle ne dispose d’aucune solution sûre pour gérer ses déchets « ultimes », ceux dont la toxicité est la plus forte et va durer des milliers d’années. L’accumulation de ces déchets est un des éléments qui rend de moins en moins crédible le discours officiel sur le nucléaire qui serait une industrie d’avenir, « propre, sûre et peu coûteuse ».

Pour sauver son industrie nucléaire de la débâcle, technique, économique et symbolique, l’État français a inventé de nouvelles « lignes Maginot». Celle pour les déchets s’appelle Cigéo.

À quoi sert le projet Cigéo à Bure en Champagne Lorraine Ardennes ?

Cigéo est un projet d’enfouissement, en couches géologiques profondes, des déchets les plus dangereux qui vont rester radioactifs pendant des millénaires, autant dire pour l’éternité.

Mais comme personne ne veut ce type d’installation chez soi, ou à proximité, l’État nucléariste a trouvé trois « astuces » :

– créer une agence publique, l’ANDRA, chargée de « gérer » les déchets radioactifs ultimes,

– lui confier la réalisation, dans une zone géographique très peu habitée, d’un « laboratoire de recherche souterrain » ;

– arroser d’argent public les collectivités locales qui ont accepté dans un premier temps ce laboratoire et qui sont censées accepter dans un deuxième temps le centre industriel de stockage géologique de déchets radioactifs.

C’est ainsi que la commune de Bure a été choisie pour « accueillir » le projet Cigéo et pour créer l’illusion d’une solution pérenne et sûre aux problèmes des déchets nucléaires.

Pourquoi s’opposer à ce projet ?

Depuis près de 25 ans, des habitants, des élus locaux et des associations s’opposent aux projets d’enfouissement à Bure et ailleurs. Ainsi, plusieurs projets ont été bloqués, puis abandonnés, notamment dans l’Ain et en Corrèze (fief politique de l’ancien Président Hollande).

Parmi les arguments décisifs pour ne pas enfouir les déchets nucléaires on peut en retenir deux.

– Il n’est pas possible de garantir la sûreté, pendant des milliers d’années, d’un stockage géologique (toutes les installations de ce type réalisées à ce jour ont connu de graves déboires).

– La fuite en avant n’a jamais été une politique acceptable. Et Cigéo est le énième tour de passe-passe de l’industrie nucléaire qui n’a pas réussi à empêcher plusieurs catastrophes majeures en une cinquantaine d’années mais prétend gérer ses déchets pendant des millénaires.

La seule solution sûre et pérenne au problème des déchets nucléaires c’est d’arrêter d’en produire !

Comité de soutien Bure Savoie : comitebure73@riseup.net

NDLR : information à diffuser sans modération

Mai 05

LES VÉTÉRANS DU NUCLÉAIRE SOUHAITENT «ÊTRE RECONNUS»

L’Aven (Association des vétérans des essais nucléaires) a tenu son assemblée générale à Lourdes. La plupart des adhérents sont venus de toute la région pour mieux faire comprendre leur combat.

Samedi dernier, l’Aven a organisé une exposition de photos et de documents dans le hall du Palais des congrès. Les vétérans des essais nucléaires, malades ou non malades, sont les personnels civils ou militaires qui ont participé aux programmes d’essais nucléaires français sur les sites du Sahara et de Polynésie française, depuis le 13 février 1960 jusqu’au 27 janvier 1996.

En quête d’un accès aux dossiers médicaux

«Notre association, créée le 9 juin 2001, à Lyon, a pour but de soutenir la cause de tous les vétérans et particulièrement ceux porteurs de maladies radio-induites, en intervenant auprès des autorités administratives et judiciaires», souligne Guy Buetas vice-président de l’Aven Midi-Pyrénées. Ils souhaitent obtenir le recensement des personnels civils et militaires qui ont travaillé aux centres d’expérimentation du Sahara, sur les sites de Reggane et d’In Ecker, et au Pacifique, sur les sites de Mururoa et Fangataufa, et avoir accès aux dossiers médicaux militaires des personnels des essais.

Des maladies non prises en compte

«Nous souhaitons que la loi de 2010 évolue et qu’elle prenne en compte les 21 maladies, mais aussi les autres maladies, dont 10 autres ne sont pas encore reconnues, notamment les maladies cardio-vasculaires. La loi doit s’étendre à la descendance car une personne irradiée peut transmettre durant 22 générations, mais les effets biologiques ne sont visibles qu’à moyen, long et très long terme. Il faut également qu’il y ait reconnaissance de la nation», explique Christian Crampe, irradié et non reconnu. Pour exemple, sur 150 000 personnes ayant travaillé au Sahara et en Polynésie, 500 dossiers ont été présentés et une centaine de vétérans seulement ont été indemnisés.

Un autre grand rendez-vous sera le congrès national de l’Aven, prévu les 12 et 13 novembre prochain, à Montauban, où ses membres vont rester mobilisés et solidaires car souvent des embûches subsistent et entravent le chemin de la justice et de la réparation.

Bons baisers de Mururoa

À voir au cinéma : «Bons Baisers de Mururoa», primé au Festival de Berlin. Ce documentaire (52′) du Rennais Larbi Benchiha a reçu le premier prix du festival Uranium, en 2017, ayant pour thème l’ère nucléaire. Ce sont des témoignages de vétérans sur les 193 essais nucléaires que la France a réalisés sur les atolls de Polynésie, entre 1966 et 1996. Durant toutes ces années, de nombreux personnels civils et militaires y ont séjourné. Tous, à l’époque, ont signé une clause de confidentialité alors qu’ils n’avaient qu’une vingtaine d’années.

Simone Beugin

https://www.ladepeche.fr/article/2018/05/05/2792191-les-veterans-du-nucleaire-souhaitent-etre-reconnus.html

Mai 04

L’ENTREPOSAGE À SEC DES COMBUSTIBLES NUCLÉAIRES IRRADIÉS : PAS SI BÊTE…

EXTRAIT : L’entreposage à sec des combustibles irradiés est présenté par la NRC, autorité de sûreté nucléaire des États-Unis, et par ORANO USA, ex-Areva, qui en fait le commerce aux États-Unis. Cette méthode, décriée en France, présente des avantages certains par rapport au retraitement des combustibles irradiés ainsi que pour la gestion des déchets radioactifs.

Introduction

À la fin de leur utilisation dans le réacteur nucléaire (trois ou quatre ans environ), les combustibles irradiés sont entreposés sous eau dans une « piscine » située à proximité du réacteur. Ils sont constamment refroidis par circulation de l’eau afin d’évacuer la chaleur produite par la radioactivité des produits de fission et des transuraniens, dont le plutonium, qu’ils contiennent.

La solution adoptée dans la majorité des pays pourvus de centrales nucléaires (États-Unis, Allemagne, Suède, Japon, Corée du Sud…) est de garder les combustibles irradiés en l’état, de les entreposer dans les piscines des réacteurs, et, après quelques années, dans des installations d’entreposage à sec lorsque leur radioactivité et la chaleur qu’ils dégagent ont suffisamment diminué.

Par contre, en France (La Hague) et au Royaume-Uni (Sellafield), est pratiqué le « retraitement » des combustibles irradiés, opération qui consiste à en extraire, par voie chimique, l’uranium et le plutonium, tandis que les produits de fission et les transuraniens autres que le plutonium, ou « actinides mineurs » sont gardés ensemble sous forme liquide, puis « vitrifiés » avant de les entreposer, également à La Hague pour la France.

Selon ce schéma, l’ensemble des combustibles irradiés issus des 58 réacteurs des 19 centrales nucléaires d’EDF en France, devrait être retraité après leur transfert des piscines proches des réacteurs vers les piscines de La Hague. En réalité, tous les combustibles irradiés ne sont pas retraités et un nombre important reste dans les piscines de La Hague, ainsi que les combustibles MOX au plutonium que l’on ne sait pas retraiter à l’échelle industrielle (risques de criticité et coût élevé). Il se produit donc une accumulation de combustibles irradiés dans les piscines de La Hague et, en amont, dans les piscines des centrales nucléaires en fonctionnement.

C’est dans ce contexte « d’engorgement » qu’est apparu assez récemment le projet d’EDF d’une grande piscine « centralisée »[1], de très grande capacité, qui pourrait accueillir les combustibles UOX[2] irradiés après un séjour suffisant dans les piscines des réacteurs, ainsi que les MOX et les URE[3] irradiés et qui, effectivement, n’ont rien à faire à La Hague puisqu’ils n’ont pas vocation à être retraités. L’instruction du projet de piscine centralisée donne l’occasion d’examiner l’opportunité de la poursuite de l’entreposage en piscine comme seule solution d’entreposage des combustibles irradiés, solution qui est la seule a être utilisée et même admise en France.

La présente note se contente de présenter la solution de l’entreposage à sec en s’appuyant sur l’expérience acquise aux États-Unis qui est le pays qui a non seulement le plus grand nombre de réacteurs producteurs d’électricité au monde, environ la centaine, mais aussi celui où ont été conçus et construits les réacteurs à uranium enrichi et eau ordinaire sous pression (REP) qui ont servi de modèles aux réacteurs français actuellement en fonctionnement. Nous présentons en première partie le document d’information de la NRC, autorité de sûreté nucléaire des États-Unis, sur l’entreposage à sec des combustibles irradiés. Et, en deuxième partie, le document publié par Orano, champion du retraitement en France, qui vante les mérites de son système d’entreposage à sec des combustibles irradiés, pour le marché américain.

Tandis qu’en France, les promoteurs du nucléaire disent tout le mal qu’ils pensent de l’entreposage à sec, qu’il s’agisse de la piscine centralisée ou du projet Cigéo d’enfouissement des déchets nucléaires, on voit que l’un d’entre eux en vante les mérites aux États-Unis et s’en fait le pourvoyeur…

NDLR : l’article se poursuit et traite notamment de :

1. Document d’information sur l’entreposage en conteneur à sec du combustible nucléaire irradié [4]

2. Fiche de présentation du procédé d’entreposage à sec d’ORANO USA : NUHOMS [6]

Par

Pour lire l’intégralité de l’article, cliquer sur : https://blogs.mediapart.fr/bernard-laponche/blog/040518/lentreposage-sec-des-combustibles-nucleaires-irradies-pas-si-bete

Mai 04

SHINZO ABE : LE JAPON SOUTIENT TOUJOURS L’ACCORD NUCLÉAIRE IRANIEN

Extrait: Lors d’une réunion à Jérusalem, Shinzo Abe a demandé à Benjamin Netanyahu de faire preuve de retenue sur la construction d’implantations, et a insisté sur la solution à deux états.

Le Premier ministre japonais Shinzo Abe a rencontré mercredi le Premier ministre Benjamin Netanyahu, et aurait dit à son hôte qu’il soutient toujours l’accord nucléaire iranien, malgré le fait que Netanyahu lui ait expliqué que l’accord était « basé sur des mensonges ».

Les autorités japonaises ont déclaré au quotidien Haaretz que M. Abe soutenait la position de son pays en faveur de l’accord de 2015. Abe est en voyage de deux jours en Israël et auprès de l’Autorité palestinienne.

Netanyahu a soulevé la question de l’Iran lors de sa rencontre avec son homologue japonais au bureau du Premier ministre à Jérusalem et a discuté des 100 000 dossiers que le Mossad a récupérés lors de son opération de renseignement réalisée plus tôt cette année à Téhéran, a déclaré le cabinet du Premier ministre dans un communiqué.

« L’Iran a gardé tous les projets (nucléaires). Ceux qui ne veulent pas d’armes nucléaires ne font pas de projets et ne les gardent certainement pas », a indiqué Netanyahu à Abe.

Le Premier ministre a affirmé à Abe que l’accord nucléaire iranien était « un mauvais accord basé sur les mensonges et les tromperies de l’Iran ». Le Cabinet du Premier ministre n’a pas relayé la réponse d’Abe.

Cependant, M. Abe a déclaré qu’il considérait que l’accord nucléaire iranien avait contribué à la stabilité de la région, a rapporté Haaretz.

La révélation par Israël des services de renseignement sur les prétendues ambitions nucléaires de l’Iran a été accueillie avec scepticisme par les dirigeants du monde qui soutiennent l’accord, dont beaucoup ont noté qu’il n’y avait aucune preuve réelle que l’accord de 2015 avait été violé.

Le quotidien israélien a également déclaré que le Premier ministre japonais a souligné son soutien à la solution à deux états entre Israël et les Palestiniens, et a précisé à Netanyahu que Tokyo ne déplacerait pas son ambassade à Jérusalem tant que les questions relatives au statut final n’auraient pas été résolues.

Au cours de la réunion, Abe a également demandé à Netanyahu de freiner la construction des implantations

Pour lire la totalité de l’article, cliquer sur :

https://fr.timesofisrael.com/shinzo-abe-le-japon-soutient-toujours-laccord-nucleaire-iranien/

Mai 04

UNE MONTAGNE S’EST-ELLE EFFONDRÉE SUR LE SITE D’ESSAIS NUCLÉAIRES NORD-CORÉEN ?

Sciences et Avenir : Des géologues chinois mettent en évidence le probable affaissement du mont Mantap qui abrite le site d’essais nucléaires de la Corée du Nord. Celui-ci pourrait n’être plus fonctionnel et Kim Jong-un n’aurait alors d’autre choix que de le fermer.

Des années durant, Kim Jong-un, le dirigeant de la Corée du Nord, a prétendu qu’il ne renoncerait jamais à l’arme atomique, son bouclier stratégique contre une éventuelle invasion américaine. Mais lors du sommet intercoréen, qui s’est tenu le 27 avril à Panmunjom en présence du président sud-coréen Moon Jae-in, le président nord-coréen a surpris tout le monde en s’engageant à fermer, dès le mois de mai, le site d’essais nucléaires de Punggye-ri, dans le nord-est du pays. Pour prouver sa bonne foi, il a même invité des observateurs étrangers à être les témoins de cette fermeture réalisée, dit-il, dans la perspective d’une paix future avec la Corée du Sud. La réalité est probablement tout autre : Kim Jong-un n’aurait d’autre choix que la fermeture de ce site, sans doute bien endommagé par le dernier essai nucléaire. C’est ce que suggère en effet des géologues chinois, menés par Dongdong Tian and Jiayuan Yao de l’Université de sciences et technologie de Chine. Dans un article à paraître dans le journal Geophysical Research Letters, basé sur une surveillance sismique de l’activité nucléaire de leur voisin, ils indiquent que le mont Mantap (2205 mètres), qui surplombe le site d’essais nucléaires de la Corée du Nord, s’est probablement affaissé. Le site ne pourrait ainsi plus être utilisé pour de nouveaux tests. Surtout, soulignent les chercheurs, “l’effondrement du site appelle une surveillance continue de toute fuite de matière radioactive provenant du site d’essais nucléaires.”

Ces conclusions s’appuient sur les données sismiques enregistrées par 1972 stations autour du globe à la suite du plus puissant des six essais nucléaires réalisés en Corée du Nord, le 3 septembre 2017. Ce test était d’une puissance estimée à plus de 100 kilotonnes de TNT, soit 8 à 10 fois plus que les cinq essais réalisés auparavant – pour comparaison, la bombe larguée par les États-Unis sur Hiroshima en 1945 avait un rendement d’environ 15 kilotonnes… La République populaire démocratique de Corée avait alors annoncé qu’elle avait mené avec succès un essai thermonucléaire (bombe à hydrogène).

Un séisme d’une intensité de 6,3 sur l’échelle de Richter

Cette secousse impressionnante, d’une intensité de 6,3 sur l’échelle de Richter, a déclenché quatre autres petits tremblements de terre au cours des semaines suivantes. “L’analyse sismique révèle que le premier événement, survenu huit minutes et demi après l’essai, est un effondrement quasi vertical […] à une distance d’environ 440 m au nord-ouest du site d’essais, sa source sismique étant représentée par une force unique presque verticale” écrivent les auteurs de l’étude. Le site d’essais nucléaires nord-coréen est constitué de plusieurs tunnels creusés dans la montagne. Selon les chercheurs, les précédents essais nucléaires les ont sans doute fragilisés et on peut supposer qu’au moins une cavité s’est effondrée lors du dernier essai. Mais si l’on en croit les déclarations du dictateur nord-coréen, deux tunnels seraient encore en bon état. Des scientifiques avertissent cependant que s’il devait y avoir de nouveaux essais cela pourrait provoquer des tremblements de terre dévastateurs à une échelle bien plus large.

Les essais nucléaires de la Corée du Nord inquiètent les Chinois, car le centre d’essais est situé près de la ville de Kilju, à moins de 100 kilomètres de leur frontière. Initiés en 2006, ces essais ont déjà provoqué des phénomènes sismiques dans les villes frontalières chinoises, provoquant évacuations d’écoles et de bureaux. Si les Chinois craignent que des radiations soient transportées par les vents, les échantillons prélevés le long de la frontière par les autorités chinoises ne trahissent pour l’instant aucune contamination radioactive.

De nombreux volcanologues redoutent par ailleurs que de nouvelles secousses ne réveillent le Mont Paektu (ci-dessus), un volcan s’élevant à la frontière avec la Chine, à environ 110 km de Punggye-ri. Au cours des dernières années, des chercheurs chinois ont notamment observé des signes de retour à une phase active : séismes réguliers, augmentation de température dans les sources thermales proches, élévation du sol, fusion partielle de la croûte. La dernière éruption du Mont Paektu, en 946, avait été la quatrième plus grosse éruption de notre ère. S’il se réveillait, les conséquences seraient désastreuses pour une bonne partie de la Corée du Nord et du nord-est de la Chine.

https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/nucleaire/le-site-d-essais-nucleaire-de-la-coree-du-nord-est-il-encore-fonctionnel_123642

Mai 04

DE NOUVEAUX DÉTAILS SUR LES TESTS US DE LA BOMBE NUCLÉAIRE B61 FILTRENT DANS LES MÉDIAS

Le Pentagone poursuivrait les essais de la bombe nucléaire gravitationnelle B61-12. De nouvelles informations concernant les tests secrets de cette bombe, trois fois plus précise que ses prédécesseurs, ont été publiées par plusieurs médias.

L’armée de l’air américaine a mené des dizaines d’essais de la bombe nucléaire gravitationnelle B61-12, a annoncé le site Military.com se référant à Jack Weinstein, responsable de la dissuasion nucléaire stratégique à l’US Air Force.

«Nous avons déjà mené 26 tests d’ingénierie, de développement et de pilotage en vol. Le programme marche très bien», a indiqué M.Weinstein lors d’un déjeuner de l’Air Force Association tenu à Washington le 1er mai dernier.

D’une puissance de 50 kilotonnes, la bombe thermonucléaire B61-12 est la 12e version de la bombe B61 qui constitue le pilier de la composante aérienne des forces nucléaires américaines. Son premier test remonte à 2015. Cette arme devrait être trois fois plus précise que ses prédécesseurs. Selon Military.com, les États-Unis ont lancé un programme de modernisation de B61 il y a au moins sept ans. La bombe modernisée serait capable de pénétrer dans les bunkers et les centres de commandement souterrains. Son kit de queue unique la rend plus manœuvrable et augmente la précision de bombardement.

La bombe B61-12 devrait être larguée par les B-2 Spirit et les futurs bombardiers à long rayon d’action B-21 Raider. M.Weinstein n’a pas précisé quels appareils avaient participé aux récents tests de B61-12, mais selon certaines informations, les avions F-35 Lightning II devraient aussi être capables de porter cette arme d’ici 2020.

Les États-Unis ont mis en service la bombe B61 en 1968 pour remplacer les B53 considérées obsolètes. Cette munition est bien plus compacte: avec ses 320 kg, 3,5 m de long et 33 cm de diamètre elle peut embarquer une ogive d’une puissance comprise entre 0,3 et 340 kilotonnes, soit près de 15 fois la puissance du Fat Man largué sur Nagasaki. Douze variantes ont été élaborées au total. On ignore combien de ces bombes sont opérationnelles, mais on sait que depuis 1968 plus de 3.000 B61 de différentes versions ont été assemblées.

La nouvelle doctrine militaire des États-Unis, dévoilée le 2 février dernier, envisage la possibilité d’une réponse nucléaire à certaines attaques conventionnelles et l’utilisation d’armes d’une faible puissance. La puissance des B61-12 varie de 0,3 à 50 kilotonnes, alors que la première bombe nucléaire utilisée contre la ville japonaise d’Hiroshima avait une puissance de 15 kilotonnes.

Moscou a averti Washington que le déploiement d’un plus grand nombre de bombes B61 sur les bases de l’Otan en Europe violerait le Traité de non-prolifération nucléaire.

https://fr.sputniknews.com/international/201805031036205999-usa-bombe-b61-essais-details/

Mai 03

L’IRAN NE RENÉGOCIERA PAS L’ACCORD NUCLÉAIRE

L’Iran ne renégociera pas l’accord de Vienne de juillet 2015 sur son programme nucléaire, réaffirme le chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif, dans un message diffusé aujourd’hui à l’approche du 12 mai, date de l’expiration de l’ultimatum lancé par Donald Trump.

« L’Iran ne renégociera pas ce qui a été convenu il y a des années et a été mis en œuvre« , dit le chef de la diplomatie iranienne, s’exprimant en anglais sur une vidéo mise en ligne jeudi sur la plate-forme Youtube. « Laissez-moi le dire clairement et une fois pour toutes: nous n’allons pas sous-traiter notre sécurité, nous n’allons pas non plus renégocier ou amender un accord que nous avons déjà mis en œuvre de bonne foi« , souligne-t-il.

Mohammad Javad Zarif accuse également les États-Unis d’avoir « régulièrement violé l’accord sur le nucléaire, tout particulièrement en intimidant les autres (signataires du texte) afin qu’ils ne fassent pas d’affaires avec l’Iran« . Le Plan global d’action conjoint (JCPOA), négocié entre les puissances du P5+1 (les cinq membres permanents du Conseil de sécurité – États-Unis, Russie, Chine, France et Grande-Bretagne – et l’Allemagne) et la République islamique, prévoit un encadrement du programme nucléaire de l’Iran en contrepartie d’une levée progressive des sanctions économiques.

Donald Trump a donné aux signataires européens jusqu’au 12 mai pour « réparer les affreuses erreurs » du texte, faute de quoi il pourrait rétablir les sanctions économiques américaines contre la République islamique. Les Européens tentent de persuader le président américain de ne pas dénoncer cet accord. Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a également mis en garde jeudi contre la tentation d’abandonner l’accord de Vienne tant qu’un texte de remplacement n’a pas été établi.

« Si un jour, il y a un meilleur accord pour remplacer celui-là, alors ça ira mais nous ne devons pas l’abandonner sans avoir une bonne solution de remplacement« , a déclaré Antonio Guterres sur Radio 4 de la BBC. « Je pense que le JCPOA est une importante victoire diplomatique et je pense qu’il est important de le protéger mais je pense également qu’il y a des domaines dans lesquels il serait très important d’avoir un discours significatif parce que je considère que la situation est très dangereuse dans la région« , a ajouté le secrétaire général de l’Onu. « Je comprends les inquiétudes de certains pays liées à l’influence de l’Iran dans certains autres pays de la région. Aussi, je pense que nous devrions séparer les choses« , a-t-il poursuivi.

Par Le Figaro.fr avec Reuters

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2018/05/03/97001-20180503FILWWW00179-l-iran-ne-renegociera-pas-l-accord-nucleaire.php

Mai 03

NUCLÉAIRE: PYONGYANG S’OUVRE-T-IL AUX OBSERVATEURS INTERNATIONAUX?

Après le sommet inter-coréen, la Corée du Nord a accepté de détruire ses missiles et de montrer son arsenal nucléaire aux observateurs internationaux, selon un journal japonais.

La Corée du Nord, donnera pour la première fois l’accès aux observateurs internationaux à ses armements nucléaires et se dit prête à détruire ses missiles intercontinentaux, a fait savoir le journal japonais Asahi Shimbun.

Trois collaborateurs de la CIA et spécialistes en physique nucléaire se sont rendus en Corée du Nord fin avril pour y rester à peu près une semaine. Résultat: la Corée du Nord a consenti à détruire ses missiles intercontinentaux et à donner l’accès à son potentiel nucléaire. Dans le même temps, les délais de destruction des armes nucléaires et le matériel que Pyongyang pourrait obtenir en échange font encore l’objet de discussions, selon le journal.

L’annonce de la dénucléarisation totale de la péninsule coréenne a été l’une des plus importantes lors de la déclaration conjointe de Séoul et de Pyongyang à l’issue du sommet inter-coréen du 27 avril 2018.

Kim Jong-un est devenu le premier dirigeant nord-coréen à franchir la ligne de démarcation militaire qui divise la péninsule. La première réunion avec le Président sud-coréen Moon Jae-in s’est déroulée dans la partie sud-coréenne de la zone démilitarisée. Les dirigeants des deux Corées ont examiné les questions dont dépend l’amélioration des relations Nord-Sud, ainsi que la dénucléarisation nord-coréenne et les perspectives de réunification.

https://fr.sputniknews.com/international/201805031036188140-coreenord-nucleaire-observateurs/

Mai 03

LEVOTHYROX : UNE ASSOCIATION S’ATTAQUE AUX NANOPARTICULES

Un médecin affirme avoir constaté la présence de nanoparticules de métal dans la nouvelle formule du Levothyrox. L’association française des malades de la thyroïde va transmettre ces nouvelles analyses à la justice.

« Des alliages fer-chrome, chrome-nickel, fer-chrome-silicium, ferrochrome-aluminium ». Voici la liste des nanoparticules retrouvées dans la nouvelle formule du Levothyrox par le docteur Jacques Guillet. « Dans l’ancienne formule, il y avait seulement quelques débris d’acier », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse à Paris en présence de l’actrice Anny Duperey

Ce spécialiste de médecine nucléaire a précisé avoir passé sous son microscope et à la spectrométrie « plusieurs dizaines de comprimés » de Levothyrox nouvelle formule et ancienne formule, appelée aujourd’hui Euthyrox. 

D’importants effets secondaires

Pour des raisons toujours inconnues, le changement de formule en 2017 du Levothyrox, traitement contre l’hypothyroïdie, a provoqué une vague d’effets secondaires (fatigue, maux de tête, insomnie, vertiges, douleurs articulaires et musculaires et chute de cheveux). Selon les autorités sanitaires, un demi-million de malades en France, sur quelque trois millions, avaient abandonné ce médicament fin 2017. Environ 1 200 d’entre eux ont porté plainte contre le fabricant, Merck. 

L’avocate de l’AFMT, Marie-Odile Bertella-Geffroy, a annoncé qu’elle transmettrait ces analyses à la juge d’instruction de Marseille enquêtant sur des faits de tromperie aggravée, blessure involontaire et mise en danger d’autrui. 

Le laboratoire Merck dément

De son côté, le laboratoire Merck a rejeté toute faute. »Qu’il s’agisse de l’ancienne comme la nouvelle formule, nous rappelons que l’analyse de l’ensemble des métaux lourds a été réalisée conformément à la réglementation en vigueur, et nous réaffirmons que tous ces contrôles se sont révélés conformes aux spécifications », a souligné le groupe dans un communiqué. 

Le Dr Guillet a estimé que ce communiqué ne répondait pas aux interrogations. « Il n’y a aucune spécification sur ces métaux dans les textes réglementaires », a-t-il relevé.

« Pour nous il ne s’agit pas d’affoler les gens. Des nanoparticules, on en inhale bien plus en marchant dans les rues de Paris. Et on n’a pas mis là en évidence de lien de cause à effet », a par ailleurs expliqué le médecin. 

https://www.lexpress.fr/actualite/societe/sante/levothyrox-une-association-s-attaque-aux-nanoparticules_2005282.html

Nous vous conseillons de lire également l’article « Levothyrox : la mobilisation des malades alors que le ministère de la Santé veut clore le dossier » publié sur le site https://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/25457-Levothyrox-mobilisation-malades-alors-ministere-la-Sante-veut-clore-le-dossier ainsi que l’article « Manifestation à Paris des malades de la thyroïde contre la nouvelle formule du Lévothyrox »  publié sur le site https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/haute-garonne/toulouse/manifestation-paris-malades-thyroide-contre-nouvelle-formule-du-levothyrox-1468353.html

Mai 02

NUCLÉAIRE : DES VERTS LUXEMBOURGEOIS VEULENT QUE CATTENOM FERME

Lundi, quelques jours après le 32e anniversaire  de Tchernobyl, l’eurodéputé déi gréng Claude Turmes et le député et président de la commission de l’Environnement de la Chambre des députés, Henri Kox, ont rappelé leur souhait de voir la France s’engager plus activement en faveur des énergies renouvelables.
«L’Allemagne, la Suisse, l’Italie, la Suède et bientôt la Belgique… Les pays de l’Europe de l’Ouest sortent du nucléaire, du fait du risque qu’il représente mais aussi pour des raisons économiques : cela revient moins cher d’investir dans le solaire et l’éolien. Mais la France reste dans une situation à part. Nous ne comprenons pas cette obstination», a vitupéré Claude Turmes.

L’intention de «peser sur le débat »

Les députés ont fait part de leur intention de peser dans le débat, alors que la France doit réviser la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), qui détermine pour les cinq prochaines années les orientations et financements du pays en matière d’énergie, et alors que l’Europe s’apprête de son côté à réviser le traité Euratom.
«Nous voulons que Cattenom ferme!», a répété sans détour Claude Turmes. «S’il y a un accident à Cattenom, on ne parle plus de Luxembourg», a pour sa part déclaré Henri Kox.
Quid de l’emploi? Sortir du nucléaire n’aura pas d’incidence à ce niveau, au contraire, a assuré le député européen : «Lorsque l’Allemagne produisait un tiers de son électricité grâce au nucléaire, cela représentait 40 000 emplois. Aujourd’hui, un tiers est produit à base d’énergies renouvelables et donne du travail à 300 000 personnes!»
«Concernant Euratom, nous avons présenté un catalogue de mesures très claires à Jean-Claude Juncker. Ce traité doit être réformé, les niveaux de sécurité doivent être beaucoup plus contraignants et il faut arrêter le subventionnement direct et indirect du nucléaire! Ce pourrait être un cadeau d’adieu de la part de Jean-Claude Juncker.»

Manque de transparence

Les subventions accordées au secteur nucléaire occulteraient d’ailleurs le véritable coût de ce mode de production d’électricité, selon Claude Turmes et Henri Kox. «Nous demandons à avoir une discussion sur les coûts effectifs, qui sont clairement camouflés. Quant au débat autour de la PPE, il souffre d’une manipulation massive de la part du gouvernement Macron», ont-ils dénoncé, rappelant au passage que le Premier ministre français, Édouard Philippe, a été directeur des Affaires publiques chez Areva.
«Le Réseau de transport d’électricité (RTE) a établi cinq scénarios solides pour la réussite de la transition énergétique en France. Tous ont été écartés, sauf les deux prévoyant que la France reste sous contrôle nucléaire, avec triplement des exportations», a déploré Claude Turmes.

Un scénario inenvisageable pour les députés de déi gréng, qui comptent créer de nouvelles alliances afin de faire pression sur la France, à l’instar de celle établie avec l’Autriche, pour contrer le controversé projet de centrale nucléaire de type EPR à Hinkley Point, en Grande-Bretagne. «Nous avons porté plainte contre les subventions étatiques pour concurrence déloyale», a expliqué Henri Kox, assurant par ailleurs que «Berlin s’implique également plus aux côtés du Luxembourg pour une sortie du nucléaire de la France, les discussions ne se limitant plus avec les seuls Länder voisins».
Actions citoyennes, plaintes de la part des communes avoisinant les centrales (à l’instar de ce qui se passe à Tihange, en Belgique), communication… Les députés ont promis une année «importante».

Un des moyens de pression dont compte user le Luxembourg reste bien sûr d’ordre économique. «Les conventions internationales, que le Grand-Duché a refusé de ratifier, prévoient une indemnisation plafonnée à 700 millions d’euros. Or Fukushima va coûter 100 milliards! Le projet de loi luxembourgeois va, lui, obliger les exploitants à dédommager les victimes sans qu’il n’y ait à prouver de faute et sans limite de plafond, ce qui constituera déjà un moyen de pression sur EDF», s’est réjoui Henri Kox.

Tatiana Salvan.

http://www.lequotidien.lu/a-la-une/nucleaire-des-verts-luxembourgeois-veulent-que-cattenom-ferme/

Mai 02

DÉCLARATIONS DE NETANYAHOU SUR LE NUCLÉAIRE IRANIEN : « UNE OPÉRATION DE COMMUNICATION POLITIQUE »

Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou a affirmé lundi soir devant les télévisions israéliennes qu’Israël disposait de « preuves concluantes » sur l’existence d’un plan « secret » que l’Iran pourrait activer à tout moment pour se doter de la bombe atomique. À treize jours de la décision des États-Unis quant à leur éventuel retrait de l’accord signé à l’été 2015 avec Téhéran, les Européens ont signalé clairement mardi 1er mai que cette masse d’informations ne semblait pas justifier une remise en cause de l’accord.

L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) s’est dite prête à examiner toutes les informations pertinentes qui lui parviendraient sur le respect de cet accord mais a répété n’avoir « aucune indication crédible d’activités en Iran liées au développement d’un engin nucléaire après 2009 ».

Spécialiste des questions de sécurité internationale, notamment à propos de la prolifération des armes de destructions massives dont le nucléaire, et maître de recherches à la Fondation pour la recherche stratégique, Benjamin Hautecouverture, estime que le premier ministre israélien n’apporte aucun élément nouveau sur une éventuelle duplicité iranienne.

Benyamin Nétanyahou apporte-t-il des révélations sur un programme nucléaire caché des Iraniens ?

Benjamin Hautecouverture : Si l’on regarde en détail le rapport publié en décembre 2015 par l’Agence internationale pour l’énergie atomique (AIEA), le « Final Assessment on Past and Present Outstanding Issues regarding Iran’s Nuclear Programme » (le document le plus complet et à jour de l’agence de Vienne sur la question des menées nucléaires passées de l’Iran), on se rend compte que cette organisation chargée de vérifier l’application par Téhéran de l’accord du 14 juillet 2015 (JCPOA) entre les « 5 + 1 » (les cinq membres permanents du Conseil de sécurité plus l’Allemagne) et l’Iran, évoquait déjà la quasi-totalité de ce qu’a annoncé le premier ministre israélien lundi 30 avril.

Il s’agit donc avant tout d’une opération de communication politique sur la base d’informations connues, même si le premier ministre israélien monte en épingle quelques réelles zones d’ombre afin de dire que l’Iran a menti en premier lieu à propos de ce programme militaire nucléaire AMAD. Un projet structuré sous le contrôle du bureau « Orchid » (du nom de la rue Orchid, à Téhéran, où était située cette organisation gestionnaire du projet jusqu’à la fin 2003), sous la responsabilité effective du Dr. Mohsen Fakhrizadeh, l’un des pères du programme nucléaire iranien au cours des années 1990 et 2000.

Qu’est-ce exactement que le programme AMAD ?

AMAD est un acronyme qui, traduit en français, donne à peu près : Organisation pour la planification et les fournitures spéciales. Les Iraniens n’ont pas reconnu l’existence de ce projet, démantelé fin 2003, mais ils ont fini par reconnaître du bout des lèvres l’existence d’une organisation relativement structurée sans la nommer dont la vocation était de conduire un programme nucléaire militaire clandestin afin d’obtenir l’arme nucléaire. En revanche, les Iraniens nient avoir continué leurs recherches nucléaires militaires après cette date. L’AIEA, dans son document d’évaluation de décembre 2015, rapporte que ce programme et la structure qui l’encadrait ont été démantelés à cette date, mais admet que le programme pourrait avoir perduré de façon déstructurée.

Par la suite, la République islamique a créé le SPND, acronyme persan pour « Organisation pour la recherche et l’innovation de défense », dont la vocation nucléaire est niée par l’Iran. Or, il se trouve que l’on y retrouve notamment Mohsen Fakhrizadeh. Cela étant, l’AIEA affirme aussi qu’il n’y a pas « d’indications crédibles » selon lesquelles l’Iran aurait cherché à développer des engins explosifs nucléaires après 2009. Et l’agence n’a pas non plus « d’indication crédible » de diversion de matière nucléaire vers un programme militaire. Ce sont les deux conclusions du rapport de décembre 2015, qui contient certaines zones d’ombre quand on s’y intéresse dans le détail.

Les accusations israéliennes sont donc infondées ?

La démonstration de Benyamin Nétanyahou se fonde avant tout sur un raisonnement par analogie, mais corrélation n’est pas raison. L’Iran, selon le premier ministre israélien, a menti en 2003 et a encore menti en 2015, même après l’entrée en vigueur du JCPOA. Le pays aurait continué de développer ses connaissances et son savoir-faire en matière nucléaire, au moins ses connaissances duales – c’est-à-dire civiles, mais qui peuvent aussi un jour servir le militaire – pour une reprise future de son programme militaire. D’après Israël, l’accord de juillet 2015 est donc fondé sur le mensonge. À défaut d’apporter des éléments vraiment nouveaux sur la duplicité iranienne, les Israéliens n’ont de cesse de rappeler – comme le font par ailleurs les Américains – les limites de ce texte, s’agissant en particulier du programme balistique du pays, que l’accord de 2015 n’aborde pas, faute d’accord avec les Iraniens (le projet d’aborder la question balistique dans un accord général avait été abandonné dès janvier 2014 par les négociateurs occidentaux).

Quelles sont ces limites ?

Même si l’accord de juillet 2015 rappelle que l’Iran a droit aux usages civils de l’énergie nucléaire, la lettre et l’esprit de l’accord se rejoignent pour interdire la relance d’un programme nucléaire militaire en Iran. Cela étant, l’accord n’empêche pas l’Iran de continuer l’enrichissement de l’uranium à un taux maximal certes inoffensif, mais qui maintient équipements et compétences. Il était difficile de l’interdire en vertu de l’article 4 du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP), qui garantit aux États parties le droit aux usages civils, notamment l’enrichissement de l’uranium à des fins civiles. Mais rien n’empêcherait l’Iran, à l’issue du « deal » en 2025, ou si Téhéran dénonce l’accord plus tôt, de reprendre ses activités d’enrichissement au-delà de 20 %, seuil critique. Le fait même que Mohsen Fakhrizadeh soit toujours à la tête du SPND montre aussi que la République Islamique ne veut pas laisse filer ses compétences sur le sujet et qu’elle maintient des activités duales.

En outre, le programme balistique iranien n’est pas intégré dans le JCPOA, alors même que Téhéran continue de développer ses missiles à moyenne et longue portées, mais aussi un missile intercontinental. Ces développements rendent encore plus cruciale la question de l’après 2025, date à laquelle la plupart des clauses du JCPOA seront caduques. C’est pour cela qu’il faut, malgré les limites de cet accord qui reste un compromis, maintenir en vigueur le JCPOA tout en tentant de le compléter pour l’après 2025, en particulier sur le volet balistique ou sur le rôle de l’Iran dans les crises régionales.

Si le JCPOA est dénoncé dans dix jours [le 12 mai, Donald Trump doit se prononcer sur un éventuel retrait de l’accord signé à l’été 2015 avec Téhéran], les Iraniens auront les coudées franches pour aller encore plus vite dans leur quête du nucléaire militaire, sauf à imaginer une solution d’interdiction militaire qui serait une folie dans le contexte régional et international actuel.

http://www.lemonde.fr/international/article/2018/05/01/les-declarations-de-netanyahou-sur-le-nucleaire-iranien-sont-une-operation-de-communication-politique_5292993_3210.html#liste_reactions

Mai 01

PÉTITION : RENONCER AU NUCLÉAIRE ET INVESTIR DANS LES ÉNERGIES RENOUVELABLES

Alain Partensky, chercheur en physique nucléaire au CNRS, disait en 1978:« Le nucléaire est dangereux, il faut développer le solaire »

40 ans plus tard, en 2018, rien n’a changé.

Par son témoignage, sa fille lance aujourd’hui l’urgence de renoncer au nucléaire et d’investir dans les énergies renouvelables, elle appelle à l’engagement de tous, pour nos enfants, pour la France.

La voix douce et chaleureuse, mais déterminée de mon père, est aujourd’hui plus que jamais présente à mon oreille, je l’entends dire : « le nucléaire est dangereux, il faut développer le solaire ». Cette phrase, je l’ai entendue à maintes reprises, tous les jours à une certaine époque, et plus précisément en 1978. Elle a bercé mon enfance et mon adolescence, je me souviens aussi très bien qu’il évoquait déjà les fissures et précisait que les couvercles ne tiendraient pas. 

Chercheur en physique nucléaire au CNRS et chargé de la communication (1), il connaissait parfaitement la technique du nucléaire et n’a eu de cesse de dénoncer sa dangerosité. Humaniste, il a été un des pionniers de l’écologie. À l’époque, les gens ne connaissaient pas toujours la définition de ce mot et les propos novateurs tenus par mes parents étaient moqués.

En 1976, mon père cofonde Polyphème, une des premières radios libres en France. Il avait rassemblé différents composants glanés à droite, à gauche, à Paris et en Italie, pour fabriquer un émetteur qu’il installait sur le toit avec sa bande de copains. Mais la diffusion de leurs idées ne durait jamais très longtemps car la police les repérait rapidement. Je me souviens du téléphone à la maison qui était sur écoute car on entendait « clac » en décrochant, les Renseignements Généraux s’intéressaient à nous… Un autre jour, allongée sur la banquette arrière de la voiture, j’ai souvenir d’une course poursuite dans les rues de Lyon…

Tous les soirs, les amis de mon père venaient refaire le monde, j’entendais leurs voix en toile de fond. Parfois celle de Joan Baez s’élevait au-dessus des leurs, ses chansons donnaient un air de fête à ce grand appartement. Brice Lalonde aussi était là, son nom était collé sur la boite aux lettres, il avait choisi notre adresse comme boite postale, et j’avais fini par m’habituer à lire son nom écrit à côté du nôtre.

La voix de mon père, qui osait s’élever et affirmer ses idées en avance sur son temps, (et oh combien reprises aujourd’hui), et ses multiples actions, teintées d’enthousiasme ou de déception, avec parfois de petites victoires, témoignent de son engagement qui était total, prenant le pas sur tout le reste.

40 ans plus tard, en 2018, rien n’a changé en termes de nucléaire. Les EPR (2) ont remplacé Superphénix (3), la protection de l’environnement est à la mode, et après ?

Le livre « Nucléaire danger immédiat«  (4) sorti le mois dernier, est là pour présenter la situation de la France aujourd’hui. D’abord, le taux de carbone dans la composition des aciers est trop élevé et à l’origine de nombreuses fissures dans les cuves et les couvercles des réacteurs. Ensuite, les présidents de la République et les ministres de l’environnement qui se succèdent à la tête de l’État ne ferment pas les centrales nucléaires, comme ils s’y étaient engagés auparavant, tout simplement parce qu’ils n’en ont pas le pouvoir. Celui-ci, en réalité, est exclusivement entre les mains des autorités du nucléaire, à savoir EDF et l’ASN (5), qui continuent leur course folle en avant, vers quoi ?

C’est un dysfonctionnement bien à la française et rien ne change, c’est comme ça, c’est la France.

Aujourd’hui, seuls une prise de conscience collective et un sursaut citoyen peuvent conduire chacun à prendre la parole et changer le cours de l’histoire de la France, car c’est bien de cela qu’il s’agit.

À l’image du récent scandale du Lévothyrox, le témoignage d’une malade relaté dans les médias, ainsi que celui de l’actrice Anny Duperey, ont permis que les victimes de cette nouvelle formule de médicament, dont je fais partie, soient entendues.

Chaque geste, chaque action, chaque parole vers la transition énergétique est un pas de franchi et ensemble nous avancerons.

Je ne me suis jamais vraiment engagée dans la défense de l’environnement car ce sujet était beaucoup trop intime et douloureux pour moi, j’estimais aussi que seuls les scientifiques pouvaient le mener. Mais l’actualité et le report répété de la fermeture de la centrale de Fessenheim me poussent à agir. Contrôleur de gestion, je connais l’analyse des risques et l’analyse prédictive qui ne présagent pas de bonnes nouvelles pour la France et ses 58 réacteurs en fonctionnement au-delà de leur durée de vie. Le rapport 2016 de l’IRSN (6) révèle notamment un risque de rupture brutale des cuves de Bugey 4, Fessenheim 1, Tricastin 4 et Civaux. Mais EDF fait la sourde oreille, et continue, aveugle, tous réacteurs en marche, encore et encore, coûte que coûte…À quand le rapport 2017?

Un réacteur nucléaire qui explose en France aujourd’hui, c’est une ville rasée et une zone interdite à tout jamais d’un rayon de 100, 200, voir 300 kms ou plus. C’est la chute de l’euro et de l’Europe dans son sillage, la baisse de l’immobilier, le départ des investisseurs, une crise sans précédent dans tous les domaines. Qui parlait de croissance déjà ?

L’action de mon grand-père, résistant, me revient aussi en mémoire. Médecin de campagne dans l’ouest lyonnais, il cachait des juifs tout en haut de sa grande maison alors que la Gestapo avait élu domicile en face, de l’autre côté du jardin. Il avait même mis le grand rabbin de France dans sa clinique de la Salette et l’avait enveloppé de bandages et de pansements pour le cacher. À la nuit tombée, il faisait atterrir les avions en provenance de Londres dans les champs avoisinants, en dispersant des papiers d’aluminium pour brouiller les radars. Grand ami du résistant Raymond Basset, ils ont été, tous deux, les modèles exemplaires de mon père. Ils lui ont appris le courage de défendre ses idées et la ténacité qui caractérise les hommes de valeur. Se battre, il savait ce que cela voulait dire puisqu’il menait tous les jours discrètement un autre combat, celui du diabète de type 1, avec des piqures d’insuline quotidiennes depuis l’âge de 5 ans.

Au nom de la résistance, investissez-vous dans la transition énergétique et la baisse du nucléaire. Des pays ont initié et commencé ce changement, même la Chine et les États-Unis, mais pas la France.

Les français, connus des étrangers pour leur suffisance, devraient gagner en humilité. Les élites des grandes écoles d’ingénieurs françaises, qui ont pensé et conduit le nucléaire en France et le perpétuent aujourd’hui au-delà du raisonnable, devraient suivre la pédagogie de l’école 42 (7) et apprendre à désapprendre. Abandonner la vieille technologie du nucléaire devenue obsolète et s’intéresser davantage aux énergies vertes en regardant le soir « C’est pas sorcier » (8) avec leurs enfants, leur serait largement profitable et source de création de valeur pour la France. Au lieu de dépenser des milliards à poser des rustines dans nos vieux réacteurs malades, installez des panneaux solaires dans le Sahara (8), des éoliennes dans l’Océan Atlantique (8), soutenez, développez, exploitez, financez les projets d’énergies renouvelables qui existent ! Ils sont là ! (9) C’est possible ! Just do it !

Aujourd’hui je n’entends que trop peu de débats et de prises de position de la société civile en faveur de la transition énergétique. Où sont les médecins, les pharmaciens, les chercheurs, les experts-comptables, les directeurs financiers, les entrepreneurs, les business angels, les enseignants, les architectes, les artistes, les artisans, les ouvriers, les pompiers, les agriculteurs, les mères de famille … ? Car nous aurons bien besoin des médecins pour soigner les cancers, des pharmaciens pour donner les pastilles d’iode que nous devrions déjà tous avoir en poche, des financiers pour trouver de l’argent, des enseignants pour expliquer aux enfants, des pompiers pour arrêter l’incendie du réacteur, …. Seuls quelques-uns (10) osent prendre la parole et les journalistes font leur métier (4) (11).

Mon père ne reportait jamais une action au lendemain car il ne savait pas s’il serait encore en vie ce jour-là.  Comme le dit très bien Emmanuel Macron à la fin de son discours à Davos en Janvier dernier, « it’s now !».

Le combat de mon père est une réelle leçon de vie. Aujourd’hui il s’agit de la vie de nos enfants.

Agissez pour eux. Aujourd’hui. Maintenant. 

Notes

(1)  Alain Partensky (26.08.1938 – 23.05.1997) a été Chercheur en physique nucléaire au CNRS, Chargé des Relations Extérieures à l’Institut des Sciences de la Matière, Chargé de Communication à l’Institut de Physique Nucléaire de Lyon.

(2)  EPR : European Pressurized (water) Reactor Réacteur nucléaire à eau pressurisée de 3ème génération

(3)  Superphénix : Surgénérateur construit sur le site de Creys-Malville (Isère) 

(4)  Lire : Le livre « Nucléaire danger immédiat » de Thierry Gadault et Hugues Demeude, Flammarion Enquête, Février 2018.

(5)  ASN : Autorité de Sûreté Nucléaire

(6)  IRSN : Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire

(7)  L’école 42 enseigne le codage informatique en mode projet. (voir Nicolas SADIRAC sur BFM Business, le 23 Novembre 2017)

(8)  Regarder : C’est pas sorcier – Nouvelles Énergies : Du solaire au pays de l’or noir; Énergies de la mer, des océans au courant.

(9)  Association NégaWatt, réussir la transition énergétique

(10) Rejoindre : L’association Sortir du nucléaire (www.sortirdu nucleaire.org)

(11)Ecouter la radio : À l’ombre des centrales nucléaires, sur France Culture (www.franceculture.fr/emissions/lsd-la-serie-documentaire/lombre-des-centrales-nucleaires

Pour signer cette pétition, cliquer sur : https://www.change.org/p/emmanuel-macron-renoncer-au-nucl%C3%A9aire-et-investir-dans-les-%C3%A9nergies-renouvelables-it-s-now-just-do-it?recruiter=873576651&utm_source=share_petition&utm_medium=copylink&utm_campaign=share_petition

Mai 01

NUCLÉAIRE IRANIEN: «L’IRAN A MENTI, DES DOCUMENTS LE PROUVENT», ASSURE NETANYAHU

Lundi 30 avril 2018, Benyamin Netanyahu s’est exprimé devant la presse en anglais. Une annonce présentée comme importante. Le Premier ministre israélien souhaitait parler de l’accord sur le nucléaire iranien, conclu avec Téhéran en 2015. Il a notamment affirmé que la République islamique préparait un programme nucléaire clandestin. Les dossiers d’Israël sont « réels » et « authentiques », a abondé Mike Pompeo, secrétaire d’État américain.

Avec notre correspondant à Jérusalem,  Guilhem Delteil

« Ce soir, nous allons vous montrer quelque chose que le monde n’a jamais vu », assure Benyamin Netanyahu en entamant son intervention. Le ton est dramatique, la mise en scène travaillée : dans cette salle du ministère de la Défense à Tel Aviv, le Premier ministre israélien se tient devant un grand écran et deux objets imposants recouverts de tissus.

Le chef du gouvernement explique que les services de renseignement israéliens ont retrouvé le lieu où étaient cachées les archives nucléaires iraniennes. « Voici ce que nous avons obtenu : 55 000 pages. Et 55 000 documents de plus sur 183 CD. » Et de faire tomber les tissus. « C’est l’un des plus grands accomplissements des services de renseignement israéliens », se félicite-t-il.

Derrière le Premier ministre israélien, classeurs et CD sont alignés par dizaines. « En tout, ce sont plus de 100 000 documents qu’Israël s’est procurés », insiste Benyamin Netanyahu. Et ces documents – d’ores et déjà partagés avec les États-Unis, qui peuvent attester de leur authenticité assure-t-il- montrent à ses yeux que l’Iran a menti et ment toujours.

Le projet «Amad»

Selon le chef du gouvernement israélien, le premier mensonge des responsables de la République islamique est leur dénégation selon laquelle l’Iran n’a jamais cherché à développer des armes nucléaires. Le Premier ministre affirme que le projet Amad, développé par Téhéran, comprenait bien ce qu’il qualifie de « cinq éléments-clés d’un programme d’armement nucléaire ».

Et ce pays cherche toujours à développer des bombes atomiques, affirme-t-il. Cinq ogives, chacune aussi puissante que la bombe d’Hiroshima, destinées à être montées sur des missiles. « Je pense que je n’ai pas à vous rappeler que l’Iran n’a de cesse d’augmenter la portée de ces missiles. Ils peuvent atteindre Riyad, Tel Aviv, Moscou. Mais ils travaillent sur des portées encore beaucoup plus grandes. »

Voici le but affiché du projet Amad : créer des armes nucléaires. C’est un document original iranien, issu de ces archives. Et voici l’objectif déclaré de cette mission : concevoir, produire et essayer cinq ogives, chacune avec cinq kilotonnes de TNT, devant être intégrées sur des missiles. C’est le but spécifique du projet Amad. Cela représente cinq bombes de Hiroshima devant être intégrées sur des missiles balistiques.

Le second mensonge fut selon lui d’affirmer – afin de conclure l’accord avec le groupe de grandes puissances internationales « 5+1 » – que le projet Amad avait été arrêté. Or, selon Benyamin Netanyahu, il se poursuit sous un autre nom mais avec les mêmes employés.

Pour le Premier ministre israélien, le danger est mondial et l’accord sur le nucléaire iranien « offre une voie royale à l’Iran vers un arsenal atomique », et « n’aurait jamais dû exister ». Mais alors que Donald Trump doit prendre sa décision sur d’éventuelles sanctions visant l’Iran d’ici dix jours, il se dit confiant que le président américain prendra « la bonne décision ».

Washington acquiesce

Les informations dévoilées lundi par Israël sur un programme secret iranien pour se doter de l’arme nucléaire sont « authentiques » et souvent inédites, a réagi  le secrétaire d’État américain Mike Pompeo, qui dirigeait la CIA jusqu’à la semaine dernière. Le nouveau chef de la diplomatie des États-Unis a rencontré dimanche le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et a été informé de ces éléments, qui ont été rendus publics lundi tandis qu’il rentrait à Washington.

« Je sais qu’il y a des gens qui disent que ces documents ne sont pas authentiques. Je peux vous confirmer, pour vous, que ces documents sont réels, qu’ils sont authentiques », a-t-il dit à la presse à bord de l’avion. « On avait connaissance de ce matériel depuis un certain temps et on en a bien entendu discuté hier lorsque nous étions ensemble », a-t-il expliqué.

Dans une première réaction, l’Iran, qui a toujours affirmé ne pas chercher à se doter de l’arme nucléaire, s’est moqué des « pseudo-révélations » de M. Netanyahu.

http://www.rfi.fr/moyen-orient/20180430-israel-netanyahu-accuse-iran-avoir-menti-son-programme-nucleaire

Mots

Avr 30

NUCLÉAIRE IRANIEN. POUTINE ET MACRON EN FAVEUR DU MAINTIEN DE L’ACCORD

Le président russe Vladimir Poutine et son homologue français Emmanuel Macron ont appelé ce lundi au maintien et à la « stricte application » de l’accord sur le nucléaire iranien, alors que le président américain Donald Trump n’a pas encore annoncé s’il décidait de sortir de cet accord.

« Les présidents russe et français se sont prononcés en faveur du maintien et de la stricte application » de l’accord de juillet 2015, a annoncé le Kremlin dans un communiqué, diffusé après qu’Emmanuel Macron a appelé Vladimir Poutine pour l’informer de ses entretiens aux États-Unis avec Donald Trump.

http://www.letelegramme.fr/monde/nucleaire-iranien-poutine-et-macron-en-faveur-du-maintien-de-l-accord-30-04-2018-11945080.php

Avr 30

POUR HASSAN ROHANI, L’ACCORD SUR LE NUCLÉAIRE IRANIEN N’EST EN « AUCUNE MANIÈRE NÉGOCIABLE »

L’accord nucléaire entre l’Iran et les pays du groupe 5 + 1 conclu en 2015 n’est en « aucune manière négociable », a déclaré le président iranien, Hassan Rohani, à son homologue français, Emmanuel Macron, dimanche 29 avril, selon le site Internet de présidence iranienne.

« L’accord nucléaire ou tout autre sujet sous son prétexte n’est en aucune manière négociable », a déclaré M. Rohani lors d’une conversation téléphonique dimanche avec son homologue français, informe un communiqué des services de M. Rohani. L’Iran « n’acceptera aucune restriction au-delà de ses engagements » conformes aux règles internationales après 2025, a-t-il prévenu. Une position qu’il tient fermement depuis que le président états-unien, Donald Trump, a annoncé sa volonté de se retirer de l’accord en vigueur s’il n’est pas révisé.

La France comptait « rester dans le cadre de l’accord de 2015 »

Le président français, pour sa part, « a fait part de son souhait que les acquis de la négociation de 2015 soient préservés et que les discussions puissent s’ouvrir sur les trois sujets additionnels indispensables que sont le contrôle de l’activité nucléaire après 2025, le programme balistique de l’Iran et les principales crises régionales », a précisé l’Élysée dans un communiqué.

« Le président de la République française et le président iranien sont convenus de travailler principalement dans les prochaines semaines sur la préservation du contenu de l’accord de 2015 dans toutes ses composantes, ainsi que sur la situation au Yémen et en Syrie », ajoute le texte. Emmanuel Macron a également rappelé à son interlocuteur que la France comptait « rester dans le cadre de l’accord de 2015 » et œuvrer pour « obtenir des avancées sur les trois autres sujets évoqués ».

Lundi, M. Macron s’est également entretenu avec le président russe, Vladimir Poutine. Les deux chefs d’État « se sont prononcés en faveur du maintien et de la stricte application de l’accord de juillet 2015 », a assuré le Kremlin dans un communiqué.

Nouvel accord en négociation

Le président des États-Unis, Donald Trump, fervent opposant à l’accord signé en juillet 2015, doit annoncer le 12 mai s’il se retire ou non de l’accord nucléaire âprement négocié. Il a donné aux signataires européens du texte – France, Royaume-Uni, Allemagne – jusqu’à cette date pour « réparer les affreuses erreurs » de cet accord, faute de quoi il refusera de prolonger l’assouplissement des sanctions américaines contre la République islamique.

Lors de sa visite la semaine dernière aux États-Unis, M. Macron a fait une série de propositions à son homologue américain pour préserver l’accord nucléaire qui deviendrait le premier des « quatre piliers » d’un futur texte plus large.

Les autres « piliers » concerneraient l’après-2025, pour durcir les limitations du programme nucléaire iranien – certaines clauses du texte actuel concernant les activités nucléaires du pays vont expirer –, mais aussi le programme balistique très controversé de Téhéran, ainsi que son rôle jugé « déstabilisateur » dans la région. Mais les responsables iraniens ont rejeté ces derniers jours toute nouvelle négociation sur ces questions et toute restriction future du programme nucléaire de Téhéran.

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2018/04/29/pour-hassan-rohani-l-accord-sur-le-nucleaire-iranien-n-est-en-aucune-maniere-negociable_5292341_3218.html