COÛT DE LA FILIÈRE NUCLÉAIRE ET DURÉE D’EXPLOITATION DES RÉACTEURS EN DÉBAT À L’ASSEMBLÉE NATIONALE

Extrait de l’intervention de Monsieur Denis BAUPIN du 30 mars 2016:

« … Sans titreS’agissant du nucléaire, on en revient toujours à la même question : si ses coûts explosent, si son business model s’est écroulé, s’il a été nécessaire de créer l’Autorité de sûreté nucléaire – l’ASN –, qui a droit de vie et de mort sur chaque installation, ce n’est pas tant en raison de son rendement énergétique, des plus mauvais, ou de notre dépendance à 100 % vis-à-vis des importations d’uranium, mais du fait de sa dangerosité intrinsèque, liée au risque d’accident majeur. L’ASN ne cesse de répéter qu’un tel risque existe en France, que cet accident soit provoqué par une catastrophe naturelle, un attentat, un crash d’avion, une erreur humaine, ou encore qu’il résulte de la vétusté des installations, des déchets, radioactifs pendant des millénaires, ou de la prolifération atomique.
C’est ce qui rend cette technologie si particulière : fascinante d’un point de vue scientifique, la capacité à faire péter l’atome s’avère bien trop instable pour un usage industriel et sécurisé.
À quelques semaines du cinquième anniversaire de Fukushima et du trentième anniversaire de Tchernobyl, il suffit d’écouter Naoto Kan, Premier ministre du Japon au moment de la catastrophe nucléaire dans ce pays, et Mikhaïl Gorbatchev : l’un et l’autre militent pour l’abandon de l’industrie nucléaire, tant les ravages d’un accident nucléaire dépassent largement les bénéfices de cette technologie…. »

Lire la suite sur:

http://www.assemblee-nationale.fr/14/cri/2015-2016/20160164.asp