DEPUIS LE 26 AVRIL (TCHERNOBYL), LE COÛT HUMAIN ET FINANCIER DE L’ATOME NE CESSE DE CROȊTRE

TchernoAu-delà du coût humain et environnemental, le nucléaire a un coût financier exorbitant. Il se chiffre à plus de 1 000 milliards de dollars pour l’Ukraine, la Biélorussie et la Russie. Plus de 1 500 milliards pour le Japon… Un seul accident grave en France (non majeur) reviendrait à 140 milliards de dollars a minima, prédisait en 2012 l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire.

Bien des pays ont compris le prix du nucléaire et décidé d’en sortir progressivement : l’Allemagne, la Suède, la Belgique, l’Italie ou la Suisse. Résultat, même si la Chine continue de construire des centrales, la part de l’atome dans le mix énergétique mondial est passée de 18 % en 1998 à… 12 % en 2015. Et cette part n’est pas amenée à progresser. Mais il existe un autre moyen de ne pas émettre de gaz à effet de serre sans pour autant puiser dans une énergie non renouvelable : arrêter d’utiliser les énergies fossiles. C’est la tendance. 90 % des nouvelles capacités de production d’électricité installées dans le monde l’an dernier sont à base de renouvelables : c’était 50 % en 2013. Un boom qui s’explique par la chute des prix : – 45 % pour les seules éoliennes depuis 2010…

http://www.liberation.fr/planete/2016/04/25/tchernobyl-l-heure-des-comptes_1448596