LA POLICE RÉPRIME VIOLEMMENT UN CAMPEMENT ANTI-NUCLÉAIRE EN FINLANDE

ESSFA Pyhäjoki, au nord-ouest de la Finlande, se tenait du 22 avril au 1er mai un campement d’action contre la construction d’une centrale nucléaire de 1.200 mégawatts par la société Fennovoima (en partie détenue par le russe Rosatom).

Jeudi 28 avril, alors que des militant.es bloquaient l’accès aux travaux, la police a violemment attaqué et expulsé le camp, causant des blessures parmi les personnes présentes et faisant 35 arrestations. [1].

Vendredi 6 mai, 3 personnes sont toujours en garde à vue, deux Suèdois-e-s et un Belge. Les accusé-e-s sont isolé-e-s dans des cellules minuscules, les coups de téléphone sont très limités, surveillés et la langue est imposée. Pas de traducteurs ni de visites, pas de cour pour sortir. Leurs demandes de transfert à Oulu pour bénéficier de meilleures conditions ont été refusées.

Deux d’entre eux sont passés devant le juge avec comme charges retenues « violence sur agent de police » et « participation à une émeute ». La décision rendue est de les maintenir en garde à vue jusqu’au 12 mai, date d’un nouveau procès, ce qui est jugé scandaleux par les avocats étant donné l’absence de preuve. Un des accusés a porté plainte contre la police pour coups et blessures mais cela n’a pas été évoqué pendant le procès.

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article37890