CARTES DES POINTS CHAUDS EN FRANCE DUS AUX RETOMBÉES DE TCHERNOBYL ET DES ESSAIS NUCLÉAIRES

FranceLe passage du nuage de Tchernobyl en 1986 et les essais nucléaires aériens, réalisés dans le monde entre 1950 et 1980, ont laissé des traces dans le sol français qui sont encore mesurables aujourd’hui. L’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) en a mesuré le niveau lors d’une campagne menée en 2013 et 2014, dont les résultats ont été présentés dans un rapport publié fin avril.

« … certaines zones du territoire métropolitain témoignent encore de niveaux de radioactivité supérieurs ou très supérieurs à ceux observés sur le reste du sol français, y compris au voisinage des installations nucléaires« , peut-on lire dans le rapport.

…l’IRSN précise que les milieux fermés, comme par exemple les lacs du Mercantour, favorisent la persistance des éléments radioactifs dans la nature.

L’institut détaille : « Dans les sols des massifs des Vosges, du Jura, des Alpes du Sud et de Corse, les activités en césium 137 sont toujours les plus élevées de France. Elles sont supérieures à 10 000 becquerels par mètre carré (Bq/m2), soit 8 fois la moyenne des sols français. Dans les prairies d’altitude des Alpes du sud, des activités supérieures à 100 000 Bq/m2 peuvent être observées sur des « points chauds » correspondants à de très petites surfaces (quelques décimètres carrés à un mètre carré environ). Dans les sols des Pyrénées, l’activité en césium 137, plus faible à 3 000 Bq/m2, provient pour l’essentiel des essais nucléaires« …

http://www.usinenouvelle.com/article/quels-sont-les-points-chauds-en-france-dus-aux-retombees-de-tchernobyl-et-des-essais-nucleaires.N391292