Nov 02

DE LA MÉDITERRANÉE À LA MANCHE, 5000 PERSONNES CONTRE L’EPR ET LE NUCLÉAIRE

flamanvillePrès de 5000 personnes se sont rassemblées et ont manifesté devant le site atomique de Flamanville (Manche) ce 1er octobre pour l’abandon de la construction du réacteur EPR et pour l’arrêt du nucléaire sur tout le territoire. Des anti-nucléaires du sud-est sont venus soutenir les Normands et les Bretons dans leur lutte contre la folie atomique.

« Arrêt immédiat du nucléaire« , c’est derrière la banderole du M.C.C.A (Mouvement contre le crime atomique) que des antinucléaires du sud-est ont manifesté ce samedi 1er octobre aux côtés des normands et bretons venus à près de 5000 exprimer leur opposition résolue à l’aberration nucléaire et au projet délirant de construction d’un EPR (Réacteur à Eau Pressurisée) à Flamanville.

En un vaste ruban humain se faufilant dans la campagne normande, les opposants ont rallié le chantier de ce réacteur qui accumule un retard de près de cinq années, un triplement de son coût, des défauts de fabrication à répétition, une multiplication d’accidents de travail y compris mortels, une ingénierie des plus folkloriques et budgétivore, une conception du siècle passé, un fiasco technologique et commercial, un gouffre financier hors du commun signé Areva et EDF, le tout sous l’œil larmoyant et penaud du marionnettiste Commissariat à l’Energie Atomique.

La pluie battante et la grêle cinglante, l’orage grondant et les nuages sombres qui s’abattaient cycliquement sur les manifestants sont apparus bien moins agressifs et menaçants que la violence de ceux qui imposent au pays leur crime sanitaire, la monstruosité de leur destruction atomique et la contamination radioactive du vivant et de la planète. Les installations atomiques de La Hague et de Flamanville cernant de leurs silhouettes sinistres la baie de ce magnifique Cotentin meurtri faisaient un écho sordide aux installations du triangle méridional de la mort « Cadarache-Marcoule-Tricastin« .

D’un peu partout en France gronde aujourd’hui la colère contre la nucléocratie passéiste et mortifère qui impose au pays, par ses 123 installations nucléaires dont 58 réacteurs atomiques disséminées un peu partout sur le territoire, une atteinte à sa santé collective et individuelle, menace l’hexagone et la planète d’un Tchernobyl-Fukushima tricolore, englue le pays dans une vision rétrograde de la vie en société, soumet les esprits à la logique dictatoriale de la menace atomique civile et militaire, hypothèque tout projet d’avenir, enchaîne les générations futurs dans le pétrin de ses déjections radioactives.

Après une période d’affaiblissement le mouvement contre le nucléaire reprend de la vigueur sur le terrain. Chacun-e y a sa place et son rôle à jouer. Les antinucléaires du sud-est qui n’ont pas hésité à parcourir près de 2000 kilomètres en 24 heures en sont le témoignage vivant et déterminé positionné sur la seule option cohérente face au crime : l’arrêt immédiat et inconditionnel du nucléaire.

http://www.coordination-antinucleaire-sudest.org/