«

»

Fév 27

L’ASSOCIATION « ENFANTS DE TCHERNOBYL » A BESOIN DE NOUS TOUS

EnfantsLe mot du président

Chères Amies, chers Amis, Tchernobyl reste plus que jamais dans l’actualité réelle, celle que vivent les populations exposées aux radiations, celle de toutes celles et de tous ceux qui restent solidaires de leur destin, par leur soutien financier, l’accueil des enfants, le travail d’information pour que la chape de plomb de l’oubli ne tombe pas et avec elle tous les dénis et manipulations de l’opinion. Parmi les personnes les plus engagées, nous venons de perdre, le 10 janvier dernier, l’académicien russe, Alexey Yablokov. L’homme est de ceux qui nous ont aidés à voir loin. Avec lui nous étions comme portés sur les épaules d’un géant. Vous trouverez en page 2 et 3 l’hommage que nous avons fait publier sur le site de Reporterre, dont la traduction en anglais a été envoyée à Alexey Nesterenko et Roza Goncharova. Les deux derniers importants articles scientifiques publiés par Alexey Yablokov ont été placés sur notre site. Ils témoignent de la priorité qu’il accordait à établir scientifiquement la cause  radioactive des dégâts sanitaires de Tchernobyl. A notre demande, Alexey Nesterenko a ajouté à son investissement de tous les jours pour les enfants de Tchernobyl un voyage dans les régions les plus contaminées où nous avions réalisé des entretiens filmés en juillet 2016 (cf. Bulletin ETB N°29). Il s’agissait d’enregistrer des séquences complémentaires nécessaires pour l’équilibre du montage. En France aussi des personnes se mobilisent pour maintenir vivants les enseignements de Tchernobyl. Misha Carry de Lyon, soutien de longue date des enfants de Tchernobyl, a rédigé ce qui d’une certaine façon manquait : une brochure d’information écrite dans un langage simple, à la portée de tous, sur les mesures de sauvegarde à prendre en cas d’accident nucléaire. Elle est le complément naturel de la Mini Introduction à la radioprotection de Catherine Lieber. Notre ami Michel Lablanquie de Sortir du Nucléaire, vient d’imprimer 1 000 exemplaires de ces deux documents sous forme de mini brochures de format poche de belle qualité. ETB a en acquis cent qui sont proposés, ensemble, au bénéfice de l’association. La fin de 2016 a été marquée par un coup de zoom sur la mise en place du super-sarcophage de Tchernobyl. L’idée est passée que cette dépense pharaonique est complètement justifiée et que la technologie a vaincu le monstre pour au moins cent ans ! Notre ami Marc Molitor, l’auteur de l’ouvrage Tchernobyl, déni passé, menaces futures ?, Ed. Racines-RTBF 2011 (en voie d’épuisement…, dépêchez-vous de le commander ! cf. bordereau p. 2), a remis les pendules à l’heure dans un remarquable article diffusé sur le site de La Libre Belgique. Vous en trouverez le texte intégral en page 6, sous le titre : Quels vrais risques à Tchernobyl ? Bien d’autres personnes engagées sont à nos côtés et nous sollicitent. Avec elles nous allons de l’avant et élargissons le cercle de celles et ceux pour qui Tchernobyl n’est pas relégué dans un passé révolu par l’actualité de Fukushima, mais pour qui l’actualité de Fukushima reproduit sous bien des aspects le passé de Tchernobyl, tandis que le présent de Tchernobyl montre ce que malheureusement pourrait être l’avenir de Fukushima. Car le déni de séquelles à Fukushima bénéficie du retour d’expérience de Tchernobyl. Ses promoteurs étaient hier à Tchernobyl et s’emploient aujourd’hui, avec une efficacité redoublée, à la préservation de l’image d’une énergie atomique au service de la paix, la santé et la prospérité. Cette devise de l’AIEA fut héritée lors de sa création en 1957 du travail idéologique de promotion de l’Âge de l’énergie atomique, accompli depuis 1945 par la CIPR, Commission internationale de protection radiologique, et l’OMS, déjà à la manœuvre durant la phase de sa mise en place, entre 1946 et 1948. A l’époque, leur stratégie de communication n’avait que faire de dénier, puisque le maintien sous le boisseau de toute connaissance scientifique sur les séquelles sanitaires des bombardements atomiques de Hiroshima et Nagasaki, puis des retombées radioactives des tests atomiques et thermonucléaires, garantissait au mieux l’acceptabilité sociale de l’entrée dans l’âge atomique. L’Histoire pèse lourd et n’a souvent que peu à voir avec le récit officiel.

Cependant, il me faut conclure en vous signalant que les contributions ne cessent de baisser. Beaucoup ont donné mais beaucoup également ont oublié de renouveler leur soutien. A ceux-là, merci d’exprimer votre solidarité, très vite !

Site Web officiel : http://enfants-tchernobyl-belarus.org

Email http://etb@enfants-tchernobyl-belarus.org

Pour accéder aux bulletins de ces dernières années dont celui de février 2017 : http://enfants-tchernobyl-belarus.org/doku.php?id=archives:bulletin

NDLR : je rappelle que les adhésions ou dons sont déductibles des impôts sur le revenu pour 66 % de leur montant, alors n’hésitez pas.