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Mar 01

NUCLÉAIRE : QUEL EST LE BILAN DE L’ACCORD CONCLU EN 2011 ENTRE LE PS ET EELV ?

Duflot HollandeSocialistes et écologistes s’étaient mis d’accord en novembre 2011 sur un programme commun pour la législature 2012-2017, prévoyant notamment la sortie du nucléaire.
L’accord sur dix points conclu jeudi 23 février  entre Yannick Jadot et Benoît Hamon a été approuvé, dimanche 26 février, à une large majorité (près de 80 %) par les militants écologistes.
L’histoire  semble se répéter. Le 15 novembre 2011, le Parti socialiste et Les Verts avaient conclu un accord de mandature couvrant la législature 2012-2017 <http://eelv.fr/wp-content/uploads/2011/11/texte_complet_daccord_EELV-PS1.pdf> . Un « pacte de coalition majoritaire parlementaire », comme le définissait alors Cécile Duflot, secrétaire nationale d’Europe-Écologie Les Verts. Dans un document d’une trentaine de pages, socialistes et écologistes actaient alors en matière de logement, d’éducation, d’Europe  et surtout d’environnement leurs points de convergence. Étaient néanmoins exclus de tout accord les projets d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes  et le réacteur EPR de Flamanville.
Cinq ans plus tard, les dispositions prévues par l’accord du 15 novembre 2011 ont-elles été respectées ? Voici les principaux points qui ont été abandonnés.

La fermeture de Fessenheim
En 2011, socialistes et écologistes se mettaient d’accord pour fermer vingt-quatre réacteurs nucléaires d’ici à 2025, et prévoyaient la fermeture immédiate de la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin). Quelques mois plus tard, en pleine campagne, François Hollande se désengageait de l’accord passé, promettant alors la seule fermeture de Fessenheim pendant le quinquennat. « Si les Français veulent qu’il y ait une sortie du nucléaire, il y a la candidature d’Eva Joly, s’ils veulent le tout nucléaire, ils ont également une candidature », avait alors déclaré le candidat Hollande.
A la fin de janvier 2017, le mécanisme d’indemnisation d’EDF et de ses partenaires allemands et suisses pour l’arrêt de la centrale du Haut-Rhin a été voté avec l’État, permettant au gouvernement de prendre, avant la présidentielle, le décret d’abrogation de l’autorisation d’exploiter la doyenne du parc nucléaire français. Toutefois, les deux réacteurs alsaciens ne seront pas arrêtés avant la fin de 2018. François Hollande n’aura donc pas tenu, formellement, la promesse qu’il avait faite aux écologistes en 2011. (NDLR : une nouvelle majorité pourra donc annuler le début du processus de fermeture)

L’abandon des filières de retraitement du combustible MOX
Le MOX est un combustible recyclé produit par Areva et utilisé dans une vingtaine de réacteurs en France, beaucoup plus radioactif que le combustible courant, dénoncent les écologistes. L’abandon de son emploi dans les centrales françaises figurait dans un paragraphe de l’accord signé en 2011, que le PS a supprimé avant de rendre  le texte public, assurant vouloir « poursuivre la filière ». Noël Mamère avait alors dénoncé un reniement du PS qui, sous la pression d’Areva et du lobby nucléaire, avait décidé de changer  d’avis. Cet épisode a failli rendre caduc l’accord signé entre les deux partis…

Pour lire la totalité de l’article : http://www.lemonde.fr/politique/article/2017/02/28/quel-bilan-pour-l-accord-conclu-en-2011-entre-le-ps-et-les-ecologistes_5086986_823448.html?xtor=RSS-3208