Mar 19

EDF PROPOSE DE NOUVELLES SOLUTIONS POUR REDÉMARRER QUATRE RÉACTEURS NUCLÉAIRES

Générateur vapeurLe groupe EDF a proposé la semaine dernière de nouvelles solutions pour tenter de faire redémarrer quatre réacteurs nucléaires en France, leur inactivité coûtant à la compagnie près de 1,5 milliards d’euros par an.

EDF emploie de nouvelles techniques pour tenter de faire redémarrer quatre réacteurs nucléaires qui sont en arrêt depuis des mois à cause d’une série de problèmes, d’après ce qu’a déclaré un haut responsable de la compagnie.

EDF a dû fermer deux des réacteurs suite à la découverte de problèmes de production et de falsification de documents par une fonderie de son fournisseur Areva, tandis que les deux autres réacteurs ont été fermés suite à un problème de scellement et suite à un accident.

Les pénuries de production d’électricité ont fait augmenter le prix de l’électricité, nuisent à la sécurité d’approvisionnement de la France et coûtent à EDF une moyenne d’un million d’euros de revenus perdus par réacteur par jour, soit près de 1,5 milliards d’euros sur une base annuelle.

Nous pensons que nous allons obtenir l’approbation pour redémarrer les 4 centrales à la date prévue.

Philippe Sasseigne, le directeur des 58 centrales nucléaires françaises d’EDF, a déclaré que le groupe avait trouvé plusieurs nouvelles techniques et que les quatre centrales pourraient redémarrer cette année si ses propositions obtiennent le feu vert de l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN).

« Nous pensons que nous allons obtenir l’approbation pour redémarrer les quatre centrales à la date prévue » a déclaré Philippe Sasseigne. Le calendrier de redémarrage court entre Juin et Novembre.

L’un des problèmes les plus pressants d’EDF est la fermeture de Creusot Forge d’Areva, qui est sous le coup d’une enquête de l’ASN et qui ne devrait pas reprendre sa production avant l’été.

Creusot Forge est le principal fournisseur de générateurs de vapeur d’EDF, qui transforme la chaleur d’un réacteur en vapeur qui fait tourner ses turbines électriques. Chaque réacteur d’EDF est refroidi par trois à quatre générateurs de vapeur, et chaque année le groupe doit en remplacer un ou deux.

Ces grands récipients en acier ‘ qui ont une durée de vie de 30 ans à plus ‘ contiennent des milliers de tubes individuels qui développent progressivement des fuites et doivent être bouchés.

En octobre, un générateur de vapeur d’Areva devait être installé sur le réacteur Gravelines 5 d’EDF dans le nord de la France, mais son installation a été retardée car il présentait plusieurs anomalies. Il devrait pouvoir redémarrer le 30 Juin.

Philippe Sasseigne a déclaré que l’ASN avait autorisé le mois dernier EDF à réparer toute fuite dans les tubes en insérant de nouveaux tubes plus petits. Ce procédé est déjà pratiqué aux États-Unis, en Suède et en Belgique et peut rallonger la durée de vie de ces pièces de deux ans.

EDF ne prévoit pas d’utiliser cette procédure sur d’autres centrales, bien que cela serait envisageable si nécessaire.

Le réacteur n°2 de la centrale de Fessenheim dans le nord-est de la France a également été arrêté depuis le mois de Juin après qu’Areva ait découvert que l’un de ses générateurs de vapeur présentait des concentrations plus élevées que prévues de carbone, ce qui pouvait fragiliser son acier.

EDF ne prévoit pas de réparer ou de remplacer ce générateur de vapeur mais espère convaincre l’ASN que le réacteur Fessenheim 2 peut fonctionner sans danger.

http://www.actualites-news-environnement.com/36074-EDF-reacteurs-nucleaires.html

Note du Réseau Sortir du Nucléaire à l’article ci-dessus :

« Les pénuries de production d’électricité ont fait augmenter le prix de l’électricité, nuisent à la sécurité d’approvisionnement de la France et coûtent à EDF une moyenne d’un million d’euros de revenus perdus par réacteur par jour, soit près de 1,5 milliards d’euros sur une base annuelle.« 

Avant d’être électricien, le premier métier d’EDF est celui d’illusionniste professionnel : en effet les 4 réacteurs arrêtés correspondent, au mégawatt près, à la production qui a été rajoutée au réseau électrique français suite à l’arrêt, il y a presque cinq ans, de l’usine d’enrichissement de combustible Georges Besse 1. Tout le monde sait cela, en dehors de politiques qui ont fait semblant de croire à cette fable de menace sur la sécurité d’approvisionnement pour ne pas arrêter Fessenheim tant que Flamanville 3 n’aurait pas démarré.

« Nous pensons que nous allons obtenir l’approbation pour redémarrer les quatre centrales à la date prévue » a déclaré Philippe Sasseigne.

Monsieur Sasseigne s’imagine que l’ASN va poursuivre sa politique laxiste à l’égard d’EDF : il ignore que depuis le 11 mars 2017, les citoyens se sont hissés à bonne hauteur de la connaissance du gendarme du nucléaire grâce au livre de Nozomi Shihiro « la farce cachée du nucléaire« . La récréation est terminée…