Mai 15

ACTION SOLIDARITÉ EN SOUTIEN À UNE ACTIVISTE ANTINUCLÉAIRE INCARCÉRÉE EN ALLEMAGNE

Train HannaIl faut sortir Hanna de prison ! Le lobby nucléaire et ses gouvernements-marionnettes deviennent de plus en plus agressifs face à toute contestation et dénonciation en France comme en Allemagne ou dans les autres pays nucléarisés. Hanna est actuellement en prison, condamnée à 110 jours d’incarcération pour le blocage d’un train de déchets nucléaires à destination de Areva-Tricastin. Il faut la sortir des geôles européo-fascisantes. Et organiser le soutien aux autres militants persécutés en Europe.

Une activiste, Hanna, est incarcérée en Allemagne à la suite d’une action, en 2012, de blocage d’un train de déchets nucléaires sous forme d’UF6, à destination du site atomique de Tricastin qui venait de quitter l’usine d’enrichissement d’uranium de Gronau. Hanna est actuellement en prison à Hildesheim (Alemagne). * Reportage en Francais ici

Hanna a été condamnée pour son acte de courage et de dénonciation mené avec d’autres antinucléaires à 110 jours d’amende. Elle refuse légitimement de payer cette amende qui serait l’acceptation d’être muselés dans nos droits citoyens et nos libertés. Elle résiste à cette dictature qui ne dit pas son nom.

Pour chaque jour de refus de payer : l’appareil répressif judiciaire allemand la maintient en prison un jour de plus.

Une action de solidarité en soutien à Hanna, sous forme d’une pétition internationale (en anglais)*, a été initiée par des femmes antinucléaires indiennes. Chaque signature en ligne par internet génère un mail adressé au procureur responsable des poursuites à Münster ainsi qu’à la prison de Hildesheim ou se trouve Hanna actuellement (http://www.dianuke.org/sign-petition-global-solidarity-hanna-poddig-arrested-germany-anti-nuke-action/).

En soutenant Hanna il s’agit d’obtenir sa libération, de défendre les Droits de l’Homme/femme en Europe, de se protéger soi-même contre la répression ici en France où d’autres activistes antinucléaires sont aussi poursuivis par l’appareil répressif-judiciaire sur plainte-ordre du lobby nucléaire et de ses relais politiciens. Tel notre compagnon Jean dont le procès est programmé le 12 septembre 2017 au Palais de Justice de Paris. Son tort à lui serait d’avoir tout simplement dit que « le nucléaire tue » dans un article dénonçant un don d’Areva à une municipalité de Vaucluse.

Hanna pense rester environ 4 semaines en prison et ensuite payer le reste de l’amende car elle tient à tout prix à en être sortie pour participer au «  tour en raz-d’eau contre les transports nucléaires » organisé au mois de juin en Allemagne entre Trêve et Cologne.

Un autre procès contre une française en Allemagne

Les États européens « libéraux » deviennent de plus en plus féroces contre celles et ceux qui contestent l’ordre oppressif dominant, notamment nucléariste. Cécile, une française vivant depuis de longues années en Allemagne, passera en procès le 28 juin prochain à Potsdam (Allemagne). Son crime ? Avoir bloqué par escalade un train d’uranium « yellow cake » à Buchholz près de Hambourg l’an passé**. Ce train, à destination de l’usine française d’Areva d’enrichissement d’uranium à Malvési près de Narbonne, convoyait de l’uranium-base en provenance par mer de Namibie (Afrique). Dans le grand trafic international des produits de morts atomique ce train passait par le port de Hambourg, une plaque tournante des transports nucléaires en Europe.

Un autre procès contre un militant antinucléaire en France

Jean, un antinucléaire de la Coordination antinucléaire du Sud-est en France, est poursuivi là encore par le lobby atomiste. Son procès est programmé le 12 septembre prochain au Tribunal de Grande Instance de la Capitale. Il a été désigné parmi une multitude d’autres antinucléaires non d’avoir participé à une action de terrain contre les convois de mort nucléaire mais d’être – simplement et contre toute réalité – le « directeur de publication du site internet de la CAN-SE ». Incroyable !

Un article de juillet 2014 de notre site dénonçait le versement d’argent par Areva à la municipalité d’Avignon et l’attitude des élu-es EELV qui ne s’étaient pas opposé à ce soudoiement. Rien de plus, rien de moins. Il risque 75 000€ d’amende et 1 an d’emprisonnement. En Europe libérale la liberté d’opprimer et d’exploiter existe, pas celle de s’exprimer et de contester. Là aussi la Résistance s’organise***.

Le point commun à tous ces antinucléaires ? : se battre pour l’arrêt immédiat et inconditionnel du crime nucléaire.

*http://www.dianuke.org/sign-petition-global-solidarity-hanna-poddig-arrested-germany-anti-nuke-action/

**Reportage en Francais: http://blog.eichhoernchen.fr/post/Blocages-pour-sortie-immediate-nucleaire