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Mai 18

JAPON: REDÉMARRAGE D’UN RÉACTEUR NUCLÉAIRE AU MOX

JaponUne compagnie d’électricité japonaise a redémarré mercredi un de ses réacteurs, un modèle qui fonctionne au combustible recyclé Mox que la justice avait momentanément empêché d’être relancé.
L’unité Takahama 4, exploitée par Kansai Electric Power (Kepco) dans le sud-ouest du Japon, a été réactivée mercredi aux environs de 17H locales (08H00 GMT) et la réaction en chaîne devrait débuter jeudi matin, a annoncé la compagnie dans un communiqué.
L’électricité devrait commencer d’être produite à compter du 22 mai, mais elle ne sera envoyée sur le réseau commercial qu’à compter de mi-juin, selon l’opérateur.
Il s’agit du quatrième réacteur en service au Japon, sur un parc de 42 unités, contre 54 avant la catastrophe de Fukushima en 2011.
Un cinquième, Takahama 3, voisin de Takahama 4, à 350 km à l’ouest de Tokyo, doit redémarrer le mois prochain. Le combustible vient d’y être chargé.
Les deux avaient redémarré début 2016, mais un tribunal, saisi par un groupe de riverains, en avait ordonné l’arrêt, estimant que n’avaient pas été tirées toutes les leçons de la catastrophe nucléaire de Fukushima. « Il reste des interrogations sur les mesures de protection vis-à-vis d’un tsunami et concernant les plans d’évacuation », avait signifié le juge.
Mais en mars cette année, la Haute cour d’Osaka a infirmé cette décision, ouvrant la voie à un redémarrage.
Takahama 4 emploie du Mox (mélange d’oxydes d’uranium et plutonium) produit à l’étranger, le Japon n’ayant pas encore mis en exploitation ses usines de retraitement et fabrication de Mox, en raison de divers problèmes techniques et de normes plus strictes depuis l’accident de Fukushima.

https://www.romandie.com/news/Japon-redemarrage-d-un-reacteur-nucleaire-au-Mox/796549.rom

Remarques du Réseau Sortir du Nucléaire :

« Un cinquième, Takahama 3, […], doit redémarrer le mois prochain. Le combustible vient d’y être chargé. »

Le fameux « combustible » MOX chargé est celui qui ne peut pas être stocké suite à son autodestruction au fil du temps… d’où l’urgence de lancer son utilisation par le Japon.

C’est la France qui a criminellement envoyé (*) cette matière qui a fait la démonstration de ses qualités de fusion rapide et explosive sur Fukushima 3.