Août 12

L’IRAN MET EN GARDE CONTRE LE « COÛT ÉLEVÉ » DE LA VIOLATION DE L’ACCORD NUCLÉAIRE

IranL’Iran a averti vendredi que le coût serait élevé si l’accord sur le nucléaire iranien était violé, selon les médias locaux.

Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, a fait les remarques, ajoutant que la République islamique, cependant, est prête pour tout scénario dans le cas où l’accord est violé, a rapporté le quotidien Tehran Times.

Abbas Araqchi, qui était le principal négociateur dans le dossier du nucléaire, a souligné que l’accord nucléaire Iran-États-Unis, officiellement appelé Plan d’action commun et global (JCPOA), est soutenu par la résolution 2231 du Conseil de sécurité de l’ONU, l’Union européenne et la communauté internationale.

« Le JCPOA a une position forte au niveau international« , a-t-il déclaré.

Les nouvelles sanctions américaines contre l’Iran pour le programme de missiles de ce dernier sont « inacceptables« , a-t-il souligné, ajoutant que le programme de missiles n’a que des objectifs « défensifs » et « préventifs« .

La semaine dernière, M. Araqchi a accusé les États-Unis d’avoir violé le JCOPA en renouvelant des sanctions contre la République islamique et a averti que l’Iran répondrait à ces sanctions.

Selon M. Araqchi, les États-Unis croient que le JCPOA a renforcé la position de l’Iran dans la région.

Les États-Unis croient que « la situation doit être inversée et que l’Iran doit être mis sous pression« , a-t-il ajouté.

Imposer de nouvelles sanctions à l’Iran est une tentative de réduire les bénéfices de Téhéran de l’accord nucléaire et aurait des effets négatifs sur la « mise en œuvre réussie » de l’accord, a-t-il poursuivi.

Plusieurs décisions ont été prises dans un comité présidé par le président iranien Hassan Rouhani sur les réactions à l’égard des « mesures provocatrices » de Washington, a déclaré M. Araqchi, ajoutant que les décisions seront remises dûment au ministère iranien des Affaires étrangères et à l’Agence internationale de l’énergie atomique.

Les responsables iraniens ont déclaré à maintes reprises que l’Iran conserve son droit de répondre aux États-Unis s’ils ne respectent pas l’accord nucléaire.

L’Iran et six puissances mondiales, à savoir la Grande-Bretagne, la Chine, la France, l’Allemagne, la Russie et les États-Unis, sont parvenus à un accord sur le nucléaire iranien en juillet 2015.

http://french.xinhuanet.com/2017-08/12/c_136519402.htm