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Août 31

SITE NUCLÉAIRE DE FLEURUS EN BELGIQUE: 8% DE CANCERS DE LA THYROÏDE EN PLUS !

FlL’Institut de santé publique dévoile les résultats de sa dernière étude menée dans un rayon de 20 kilomètres autour des centrales nucléaires belges.

Le nombre de cancers de la thyroïde constatés dans un rayon de 20 kilomètres autour du site de recherche nucléaire de Fleurus (l’Institut national des radioéléments – IRE) est supérieur à la moyenne régionale (Wallonie) de 8 %, ressort-il de la nouvelle étude de l’Institut scientifique de Santé publique (ISP). Réalisée entre 2004 et 2014, cette étude a constaté 684 cancers de la thyroïde dans le périmètre étudié soit environ 44 cas de plus que la moyenne de cancers de la thyroïde sur l’ensemble du territoire wallon. Les riverains du site de fabrication de produits radiochimiques et de produits radiopharmaceutiques de Fleurus doivent-ils s’inquiéter pour leur santé ? “Non, pas du tout”, assure l’ISP. “Certes, cette hausse peut être qualifiée de significative mais le site de Fleurus est parfaitement sécurisé et réglementé”, poursuit l’ISP, qui déconseille aux riverains d’avaler des cachets d’iode de façon préventive. L’impact de l’incident nucléaire survenu en 2008 à Fleurus semble néanmoins avéré.

En effet, cette étude est le prolongement d’une étude mise en place au lendemain de l’incident nucléaire survenu sur le site de Fleurus en août 2008, durant lequel du gaz radioactif (iode 131) avait été libéré dans l’atmosphère. “Laurette Onkelinx, à l’époque ministre fédérale des Affaires sociales et de la Santé publique, avait mandaté l’ISP pour dresser un premier état des lieux de l’incidence des cas de cancer de la thyroïde et de leucémie infantile aiguë à proximité des centrales et sites nucléaires belges”, rappelle l’Institut. Cette première étude courait sur une période de cinq ans : 2000-2004 pour Mol-Dessel et 2004-2008 pour Fleurus. “Une période trop courte pour obtenir des résultats stables sur la durée”.

L’ISP, en collaboration avec l’Agence fédérale de contrôle nucléaire (AFCN) et la Fondation registre du cancer (FRC) a réalisé le même travail autour de la centrale de Mol-Dessel. Au nord du pays, le nombre de cancers de la thyroïde est supérieur à la moyenne régionale de 4 % (340 cas constatés contre 323 attendus). “Ici, on est vraiment dans la zone grise. Ce n’est statistiquement pas vraiment significatif mais on ne peut pas dire non plus que ça ne l’est pas”, explique l’ISP.

Pour Doel et Tihange, le nombre de cas de cancers de la thyroïde n’est par contre pas plus élevé que les moyennes observées sur l’ensemble de la Wallonie. Ici, les analyses ont été réalisées sur une période allant de 2000 à 2014 pour Mol-Dessel et de 2004 à 2014 pour Fleurus. Ces derniers résultats confirment ceux révélés par la première étude.

Ces résultats intermédiaires ont été obtenus en utilisant l’échelle géographique des communes, afin de rendre la comparaison possible avec ceux publiés en 2012. Cette étape étant désormais réalisée, nous allons poursuivre ses recherches et analyser au cours des prochains mois l’incidence des cas de cancer de la thyroïde et de leucémie infantile aiguë au niveau des secteurs statistiques (subdivisions au sein des communes), toujours dans un rayon de 20 kilomètres autour des sites et centrales nucléaires belges. Les résultats sont attendus mi 2018 et devraient permettre d’affiner ces observations intermédiaires”, explique encore l’ISP.

NDLR : Je pense qu’un rayon de 20 km est beaucoup plus dilutif qu’un rayon de 10 km qui me semble trop important. Mais n’oublions pas que ce qu’on trouve dépend pour beaucoup de la méthode employée !

http://www.dhnet.be/actu/sante/site-nucleaire-de-fleurus-8-de-cancers-de-la-thyroide-en-plus-59a7e4adcd706e263fb3f769