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Sep 28

DANGER : L’ASN IMPOSE À EDF D’ARRÊTER LA CENTRALE NUCLÉAIRE DU TRICASTIN ET À AREVA DE NE PAS RELANCER DEUX DE SES INSTALLATIONS

CAN SudestCommuniqué commun de la Coordination antinucléaire du sud-est et du Collectif antinucléaire de Vaucluse

L’ASN impose à EDF d’arrêter la centrale nucléaire du Tricastin et à Areva de ne pas remettre en services deux de ses installations du site du Tricastin (Vaucluse-Drôme).  La Coordination antinucléaire du sud-est (CAN-SE) et le Collectif antinucléaire de Vaucluse (CAN84) se réjouissent que l’ASN confirme par sa décision le bien-fondé de leur lutte pour l’arrêt immédiat et inconditionnel du nucléaire.

Par décision du 27 septembre 2017, l’ASN vient d’imposer à EDF la mise à l’arrêt provisoire des quatre réacteurs de la centrale nucléaire du Tricastin dans les délais les plus courts. Il en va de la sécurité et de la survie de toute une région face à la menace atomique. C’est une première en France.

L’actuelle injonction de l’Autorité de Sûreté Nucléaire s’appuie sur un risque de rupture d’une partie de la digue du canal de Donzère-Mondragon qui protège (en théorie) le site atomique. Cette menace conduit à une autre décision de l’ASN qui vise aussi des installations d’Areva implantées sur le même site.

L’état de la digue est tel qu’il pourrait conduire par inondation ou séisme à un accident de fusion du combustible nucléaire des quatre réacteurs de la centrale atomique et qu’il rendrait impossible la mise en œuvre des moyens de gestion d’urgence internes et externes.

La Coordination antinucléaire du sud-est (CAN-SE) et le Collectif antinucléaire de Vaucluse (CAN84) se réjouissent, alors qu’elles dénoncent depuis plus de cinq ans les contaminations radioactives générées au quotidien par les installations atomiques du site du Tricastin et la menace qu’elles représentent sur la vie et le territoire, que l’ASN confirme par sa décision le bien-fondé de leur lutte pour l’arrêt immédiat et inconditionnel du nucléaire.

Pour autant le danger demeure tant que le site atomique du Tricastin n’est pas définitivement mis à l’arrêt et fermé.

En effet le Tricastin (Vaucluse-Drôme) qui s’étend sur 650 hectares se compose non seulement de la centrale nucléaire de EDF mais aussi d’une autre installation EDF de matériels contaminés, de 8 installations nucléaires d’uranium de Areva – dont deux font l’objet aussi d’un refus de redémarrage de la part de l’ASN -, d’une installation nucléaire secrète militaire, de deux installations du Commissariat à l’Énergie Atomique dont un tumulus de déchets radioactifs.

De fait : la zone Rhône-Durance/Paca est la région la plus nucléarisée d’Europe avec les sites atomiques du Tricastin (Areva-CEA-EDF), de Marcoule dans le Gard (Areva et CEA), de Cadarache dans les Bouches du Rhône (Areva et CEA),  de Cruas en Ardèche (centrale atomique de EDF). Ces quatre sites atomiques du sud-est regroupent à eux seuls  près de 40 installations nucléaires (INB).

La CAN-SE appelle la population à exiger l’arrêt immédiat, inconditionnel et définitif du nucléaire partout en France. Il en va de la survie du pays, de nos territoires, des générations présentes et à venir.

Pour lire la totalité de l’article :

http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2017/09/28/Danger-%3A-l-ASN-impose-%C3%A0-EDF-d-arr%C3%AAter-la-centrale-nucl%C3%A9aire-du-Tricastin