Nov 07

NARBONNE: ENTRE 2 300 ET 3 000 PERSONNES CONTRE UN PROJET D’AREVA

Entre 2 300 personnes selon la police et 3 000 selon les organisateurs ont manifesté dimanche à Narbonne contre le projet d’Areva de traitement des nitrates (TDN) contenus dans des déchets liquides sur son site près de Narbonne, synonyme aux yeux des opposants de risques environnementaux et sanitaires.

Les déchets liquides, stockés dans des bassins, proviennent de la conversion sur le site Areva Malvési d’un concentré de minerai d’uranium sous la forme de tétrafluorure d’uranium, lui-même transformé par la suite, à Tricastin, en combustible nucléaire.

Cette conversion implique l’utilisation d’acides, notamment de l’acide nitrique, les déchets étant stockés dans des bassins de décantation pour les boues, et d’évaporation pour les effluents liquides, à deux kilomètres de Narbonne.

Areva envisage de traiter un stock de quelque 350 000 m3 d’effluents nitratés et radioactifs, liquides, par un procédé thermique.

Une demande d’autorisation déposée par la société doit être examinée par le préfet de l’Aude avant le 9 novembre, a expliqué à l’AFP André Bories, président de l’association de défense de l’environnement Rubresus, selon lequel la décision du préfet a déjà été reportée à trois reprises.

Plusieurs associations protestent contre le projet d’Areva de détruire les « nitrates de ces déchets liquides, par combustion, avec du charbon« , a expliqué Mariette Gerber, membre d’Écologie du Carcassonnais, des Corbières et du littoral audois (Eccla).

La combustion provoquerait des rejets, les fumées contenant notamment, selon M. Bories, des oxydes d’azote ainsi que des composés volatils comme le benzène, mais aussi de l’arsenic et des particules fines.

« La complication, dans notre région, c’est l’ensoleillement », a commenté Mme Gerber. « Le dioxyde d’azote est transformé sous l’effet du soleil en ozone », un gaz très toxique pour les poumons, a-t-elle expliqué. Il y aurait « aussi un perturbateur endocrinien dans les fumées« , a-t-elle mis en garde.

« Il faut vider ces bassins, a poursuivi Mme Gerber. Mais on voudrait qu’on réfléchisse sur le procédé d’élimination, sinon il y en a pour 40 ans de ces rejets toxiques ».

« Traiter les déchets, oui », a commenté M. Bories.« Mais il faut trouver la meilleure solution, et pas avec la technologie proposée par Areva, trop polluante« .

https://www.romandie.com/news/Narbonne-entre-2-300-et-3-000-personnes-contre-un-projet-d-Areva/860171.rom

NDLR: bizarrement, cet article ne parle absolument pas des dangers radiologiques du fait de la présence important d’éléments radioactifs dans ces déchets.  Voyez l’article suivant qui traite de ce problème.