Nov 09

LE PRÉFET DE L’AUDE AUTORISERA UN PROJET D’AREVA DE TRAITEMENT DES NITRATES

Le préfet de l’Aude, Alain Thirion, a annoncé mercredi, à Carcassonne, qu’il autoriserait le projet d’Areva de traitement des nitrates (TDN) contenus dans des déchets liquides sur le site de Malvési, près de Narbonne.

Thirion a expliqué, lors d’une conférence de presse, qu’il « entendait l’inquiétude » de la population mais qu’il allait signer l’arrêté d’autorisation pour l’usine de traitement de boues nitratées, car « tous les avis formulés ont été favorables ».

Il a précisé que l’autorisation comprendrait cependant des « conditions d’exploitation plus restrictives » en matière de rejets d’oxyde d’azote ou de composés organiques volatils, ainsi qu’un dispositif de suivi renforcé, avec analyse des rejets dès le lancement du dispositif, puis tous les six mois, par un organisme indépendant.

« J’entends toutefois l’inquiétude qui s’est manifestée. La population veut savoir et c’est légitime », a ajouté le préfet. Il a promis « un maximum de transparence », via la création d’un observatoire composé d’élus et de riverains « qui sera destinataire de toutes les données du site ».

Entre 2 300 et 3 000 personnes ont manifesté dimanche à Narbonne contre ce projet qui, selon plusieurs associations, prévoit la destruction de ces nitrates « par combustion, avec du charbon« , ce qui provoquerait des rejets d’oxydes d’azote et de composés volatils comme le benzène, mais aussi de l’arsenic et des particules fines.

Interrogée par l’AFP, avant la décision du préfet, Areva a assuré que ce projet TDN n’aurait « aucun impact radiologique, sanitaire et environnemental comme confirmé par les deux experts mandatés par la préfecture de l’Aude, suite à la demande d’expertise exprimée par les associations environnementales« .

« Areva souhaite traiter de manière responsable 350 000 m3 d’effluents liquides nitratés qui sont entreposés dans ses bassins d’évaporation en 50 ans d’exploitation », a déclaré un porte-parole du groupe.

« Consciente des interrogations soulevées dans la population, la direction du site d’Areva à Malvési s’est attachée tout au long de ces derniers mois à apporter des réponses aux différentes parties prenantes. Les associations environnementales et acteurs locaux ne sont pas unanimes, certains considérant comme nous la nécessité de traiter ces effluents historiques », a ajouté ce porte-parole dans un courriel à l’AFP.

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