Juin 06

LA THALIDOMIDE, AUTRE BOUC ÉMISSAIRE POUR L’URANIUM ET LE PLUTONIUM

L’article ci-dessous vous explique pourquoi les pics de malformations congénitales à la fin des années 50 n’avaient rien à voir avec la thalidomide… Les tests nucléaires atmosphériques étaient en cause.

Le pic de malformations congénitales qu’on attribue à la thalidomide correspond parfaitement à la période d’activité maximum en essais nucléaires atmosphériques. Ces essais correspondent à de grandes retombées en U235 et Pu239 (90% du matériel fissile d’une bombe atomique ne fissionne pas lors de la détonation mais est diffusé en aérosol).

Un article de Schmitz-Feuerhake, Busby et Pflugbeil (Environ Health Toxicol 2016, 31), que je cite dans la version anglaise, mentionne notamment des pics de malformations en Alberta qui ne correspondaient pas du tout aux mamans ayant consommé de la thalidomide, mais aux zones exposées à d’intenses précipitations ; les zones recevant beaucoup de retombées radioactives avaient beaucoup de malformations, ce qui conduit les chercheurs à suggérer une erreur des chercheurs ayant accusé la thalidomide.

C’est en fait pour moi certain : la thalidomide est un produit chimique, non radioactif, les dégâts sur le corps humain ne peuvent être que beaucoup plus faibles qu’un émetteur alpha dont l’énergie de désintégration endommage très fortement les cellules environnantes du fait des tirs alpha. Mon travail montrant des variations évidentes dans la prévalence des cancers, malformations, autisme, trisomie 21, schizophrénie, et beaucoup d’autres maladies graves, suivant les seules lignes de la radioactivité naturelle (variable en fonction des régions) a été reconnu par la Commission européenne qui a déclaré qu’elle “y ferait référence” à l’avenir (courriers en milieu de page sous la version en anglais de cet article). Il est évident que la thalidomide a été utilisée volontairement par les autorités comme bouc émissaire pour ne pas attirer l’attention du public sur les tests nucléaires atmosphériques.

Rappelons que dans les années 1920 les “filles du radium” qui ont eu des cancers à cause de leur travail ont obtenu des indemnisations des tribunaux américains ; mais c’était avant l’utilisation militaire des matières radioactives. En 1972 un manuel officiel de travail de l’usine Y12 où l’on manipulait l’uranium appauvri sous contrat avec le gouvernement des États Unis reconnaissait que les feux d’uranium présentent un risque “radiologique” (et non chimique, comme essaye de le faire croire les autorités) et qu’un “matériel de protection respiratoire adapté” était nécessaire à proximité de tels feux…

Pour plus de données médicales sur les faibles doses d’émetteurs alpha, commencer ici et suivre les liens en début d’article. J’espère une publication médicale prochaine…

Par Florent PIROT

https://depleteduranium.org/2018/06/05/thalidomide-scapegoat-for-atmospheric-nuclear-tests-la-thalidomide-bouc-emissaire-pour-les-tests-nucleaires-atmospheriques/