Juil 18

CENTRALE NUCLÉAIRE DE GOLFECH : UN PÉRIMÈTRE DE SÉCURITÉ BIENTÔT ÉTENDU

Le périmètre de sécurité autour de la centrale de Golfech dans le Tarn-et-Garonne, plus communément appelé PPI, devrait être étendu d’ici la fin de l’année ou le début de l’année prochaine, à 30 nouvelles communes tarn-et-garonnaises ainsi que plusieurs autres communes du Lot-et-Garonne et du Gers. Un plan d’intervention qui prévoit plusieurs mesures en cas d’incident nucléaire.

Déjà annoncée il y a deux ans de cela, l’extension du plan particulier d’intervention (PPI) autour de la centrale nucléaire de Golfech devrait entrer en vigueur d’ici la fin de l’année, début de l’année prochaine. De 10 kilomètres, son rayon d’action passera donc à 20 kilomètres. Il englobera ainsi 30 communes tarn-et-garonnaises supplémentaires (1). Parmi elles, Castelsarrasin et Moissac. « Cette extension s’inscrit dans le cadre d’une circulaire émise en 2016 par Ségolène Royal, alors ministre de l’Environnement et de l’Énergie, rappelle Hermine Durand, cheffe de division à l’ASN (Autorité de sûreté nucléaire), à Bordeaux. Cette décision vise à renforcer la sécurité autour des centrales nucléaires françaises après le drame de Fukushima. »

Mieux réagir face à un incident nucléaire

Concrètement, ce plan particulier d’intervention (PPI) prévoit trois mesures qui varient en fonction de l’importance de l’incident nucléaire. « La première prévoit le confinement des populations dans leurs habitations. La deuxième, à l’inverse, concerne l’évacuation des communes du PPI. Et la troisième prévoit la prise de comprimés d’iode, distribués au préalable à la population, indique Hermine Durand. Dans ces trois cas de figure, ces décisions interviennent sur ordre du préfet uniquement. » La préfecture souligne de son côté la mise en place d’une quatrième mesure : la restriction de consommation. Au-delà, il s’agit également d’établir des scénarios d’évacuation et de mise en sécurité des populations afin de réagir, au mieux, face à un éventuel incident nucléaire. « En principe, c’est la préfecture qui pilote les exercices de sécurité et qui écrit les scénarios. Toutefois, les communes peuvent aussi organiser des exercices autour de leur plan communal de sauvegarde sur les sujets qui les concerne (diffusion de l’alerte, prise en charge des populations…) », ajoute la préfecture. Dès l’approbation du PPI par les autorités préfectorales concernées, qui devrait donc intervenir à la fin de l’année, une procédure de consultation auprès des élus et des populations va débuter et durera deux mois. Elle prévoit notamment la distribution des comprimés d’iode.

20 km et au-delà…

Si le plan particulier d’intervention (PPI) est bel et bien un périmètre de sécurité, il est avant tout un périmètre de préparation seulement. Pas de gestion. Concrètement, cela signifie que si un important incident nucléaire survient, les mesures prévues dans ce plan pourraient bien évidemment s’appliquer bien au-delà de ces 20 kilomètres. (NDLR : un « important incident nucléaire », cela s’appelle très officiellement un accident nucléaire. Le mot accident serait-il devenu tabou ?)

Pour voir la liste des communes concernées dans le Tarn-et-Garonne, le Lot-et-Garonne et le Gers, cliquer sur :

https://www.ladepeche.fr/article/2018/07/17/2837446-centrale-nucleaire-de-golfech-un-perimetre-de-securite-bientot-etendu.html