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EN SEINE-MARITIME, LA CENTRALE NUCLÉAIRE DE PENLY SURVOLÉE POUR LA TROISIÈME FOIS EN UNE SEMAINE

Mardi 31 juillet 2018, un aéronef a survolé de façon illégale la centrale nucléaire de Penly (Seine-Maritime). C’est la troisième fois en une semaine. Précisions.

Encore un survol d’aéronef au-dessus de la centrale nucléaire de Penly (Seine-Maritime), mardi 31 juillet 2018. En une semaine, les services de protection du site ont dénombré trois survols de ce type. Cette fois, il s’agissait d’un drone de loisirs. 

Jusqu’à un an de prison et 45 000 euros d’amende

C’est totalement interdit, mais « beaucoup de gens l’ignorent », selon les gendarmes de Seine-Maritime. Mardi 31 juillet 2018, à 14h15, les services de protection de la centrale de Penly ont repéré un drone au-dessus du site. Une information confirmée sur place : « Les autorités de l’État, comme à chaque fois que ce genre de fait se produit, ont été avisées. » La centrale avertit :

Le ou les propriétaires des aéronefs en infraction sont susceptibles de se voir appliquer des dispositions en fonction du code de l’aviation.

Des dispositions qui peuvent s’avérer lourdes : jusqu’à un an de prison et 45 000 euros d’amende. Le 25 juillet dernier, les forces de l’ordre avaient été plus clémentes envers le pilote d’un ULM qui, toujours dans le ciel de Penly, avait survolé la centrale avec son ULM. « Il avait eu un rappel à la loi », expliquent les gendarmes de Seine-Maritime. Un autre pilote d’ULM est toujours recherché pour les mêmes faits, le même jour

Évidemment des survols de la centrale sont possibles « mais ils sont soumis à une autorisation préalable du centre national de l’armée de l’air ».  Quant aux aéronefs de loisirs, la centrale ne confirme pas des faits en recrudescence. Tout en constatant qu’à chaque fois, il s’agissait d’objets de loisirs.

Un protocole mis en place en 1983

À Penly, la centrale ne badine pas avec la sécurité, évidemment : « Nous avons un système de surveillance en permanence. » Aucune indication ne sera donnée sur le nombre de personnes concernées.

Une précision toutefois : « Si notre protocole d’accord avec l’armée de l’air date de 1983, les mesures au niveau de la sécurité augmentent en revanche chaque année. » Le service de sécurité d’EDF est d’ailleurs présent 24h/24, sur le site, « et que ce soit avec l’armée de l’air ou la marine, nous sommes en contact permanent ».

Publié le 2 août 18 à 9:24

https://actu.fr/societe/un-aeronef-survole-encore-centrale-nucleaire-penly-seine-maritime_18028885.html