Oct 25

MACRON VEUT RÉCHAUFFER SES RELATIONS AVEC LE CLIMAT

Extrait :

… La PPE doit dire comment la France entend réduire ses émissions de CO2 conformément à ses engagements ; elle doit aussi détailler les nouvelles solutions énergétiques bas carbone qu’elle entend développer et expliquer à quel rythme elle organise la réduction de la part du nucléaire dans la production d’électricité. Le tout en garantissant la maîtrise de la facture énergétique des Français…

«Nouveau nucléaire»

«Une quadrature du cercle», estiment certains experts… Nicolas Hulot, lui, s’y est cassé les dents. C’est entre autres parce qu’il n’obtenait pas de garanties suffisantes sur les fermetures de réacteurs qu’il a fini par démissionner le 28 août.

Dans la majorité, on s’attend à ce qu’au nom de l’urgence climatique, Macron donne clairement la priorité à sa stratégie bas carbone, sans donner satisfaction à ceux qui rêvent de voir la France s’engager dans une sortie du nucléaire. Dans le meilleur des cas, la PPE devrait confirmer que l’objectif de ramener la part nucléaire dans le mix électrique à 50 % est repoussé à 2035. Militant anti-nucléaire depuis des décennies, le successeur de Hulot, François de Rugy, ne cache pas son embarras : «Avec Emmanuel Macron nous avons été élus pour conduire une transformation», a-t-il fait valoir sur LCI, ajoutant que s’il devait être envisagé d’investir dans «un nouveau nucléaire», il doute que cela puisse être dans l’EPR, ce réacteur nouvelle génération dont la construction s’éternise et qui n’a «pas encore fait la démonstration de sa fiabilité en termes de sécurité ni de sa compétitivité en termes économiques». Pas sûr que cela suffise à convaincre Macron qui aura entendu ces derniers jours d’autres voix : celles de l’industriel EDF et de Bruno Le Maire, qui militent activement pour le maintien d’un leadership français dans une industrie nucléaire qui aurait tout pour plaire : compétitive, pourvoyeuse d’emplois et surtout bonne pour le climat…

Un contre-goûter écolo

Non conviés à l’Élysée mercredi pour débattre de l’avenir énergétique de la France, contrairement aux «plus gros pollueurs», les «acteurs de la transition énergétique qui œuvrent au quotidien pour la rendre possible» (entreprises des énergies renouvelables, collectivités, ONG…), ont organisé une «contre-réunion» au même moment à deux pas du Palais. Encerclés par les CRS, ils ont exposé, graphiques à l’appui, ce que serait à leurs yeux une réforme ambitieuse de l’énergie. Baisser la consommation en investissant dans la rénovation thermique des logements et une vraie réforme des transports. Faire des renouvelables la clé de voûte de l’énergie. Et prévoir de fermer plusieurs réacteurs nucléaires d’ici 2028. Pas sûr qu’ils soient écoutés. (NDLR: ils ne le seront pas, hélas!)

Par Alain Auffray — 24 octobre 2018 à 20:26

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