Fév 03

TRÈS CHER NUCLÉAIRE…

Plusieurs pays butent sur le financement du nucléaire, concurrencé par le solaire et le charbon.

Nouveau coup dur pour l’industrie nucléaire. Le japonais Hitachi a annoncé, le 17 janvier, la suspension de son projet de centrales nucléaires au Royaume-Uni malgré les efforts du gouvernement britannique pour trouver une solution de financement. Mais même en proposant de prendre un tiers du capital du projet et en garantissant un prix de rachat maximum de 75 livres sterling par MWh, dicté par les tarifs compétitifs des énergies renouvelables, le compte n’y est pas. Et l’industriel japonais préfère se retirer.

Une mauvaise nouvelle pour le programme britannique de renouvellement de son parc nucléaire, qui a déjà vu en novembre dernier la défection du japonais Toshiba. Celui-ci a liquidé sa filiale NuGen en Grande-Bretagne suite à la faillite de Westinghouse. Outre-Manche, il ne reste plus qu’EDF en partenariat avec le chinois CGN sur le projet d’Hinkley Point C.

Le Royaume-Uni n’est pas le seul pays à buter sur le financement du nucléaire. En Turquie, le projet franco-japonais Sinop, mené par Mitshubishi Heavy Industry, connaît lui aussi des problèmes de financement, notamment depuis le retrait d’Engie. En août 2019, c’est l’Afrique du Sud qui avait renoncé à relancer son programme nucléaire au moins jusqu’à 2030, par manque d’argent notamment. L’Inde hésite toujours à se lancer dans l’aventure. Coincé entre les prix ultra-compétitifs du solaire et du charbon, le nucléaire apparaît comme une solution très onéreuse rencontrant une forte opposition. La France ne fait pas exception. Le gouvernement a reporté à 2022 la décision de lancer la construction d’un nouveau parc nucléaire, qui pourrait être un sujet de débat lors de la prochaine élection présidentielle. La filière, menée par EDF, a jusqu’à mi-2021 pour présenter un projet d’EPR 2 moins cher. Mais pour le financer, la structure même du groupe EDF doit être révisée.

https://www.usinenouvelle.com/article/tres-cher-nucleaire.N795850

NDLR : et comme d’habitude, le devis EDF sera bien moins cher que le prix réel qui sera, une fois de plus, bien plus élevé qu’estimé au départ. Mais il sera trop tard, ce sera construit, il faudra payer et on en reprendra pour 60 ans ou plus !!!