Fév 28

LE RISQUE DE DÉFLAGRATION NUCLÉAIRE EST REDEVENU D’ACTUALITÉ

Dans « La guerre qui ne peut pas avoir lieu », Jean-Pierre Dupuy entreprend de dissiper les illusions que nous avons sur les armes nucléaires et qui nous permettent, à tort, de dormir tranquille.

Présentation du livre par son éditeur :

Nous sommes plus près d’une guerre nucléaire que nous ne l’avons jamais été pendant la Guerre froide, mais la plupart des gens sont aveugles à ce danger. Ils ont appris que les armes nucléaires ne servent qu’à une chose : empêcher que les autres les emploient. C’est ce qu’on appelle la dissuasion. Ils pensent aussi que ces armes sont trop destructrices pour qu’on soit tenté de les utiliser. Telles sont les illusions qui leur permettent de dormir tranquilles.

Entre l’été 2017 et janvier 2018, nous avons plusieurs fois frôlé une guerre nucléaire que ses protagonistes, Donald Trump et Kim Jong-un, ne voulaient nullement, pas plus que ne la voulurent Kennedy et Khrouchtchev pendant la crise de Cuba. Les intentions des acteurs comptent en effet très peu. Des « machines apocalyptiques » décident aujourd’hui pour nous, des systèmes de déclenchement semi-automatique où le faux calcul, la mauvaise interprétation ou l’accident jouent un rôle déterminant.

On repose donc ici à nouveaux frais la question de l’efficacité et de la moralité de l’arme nucléaire.

Jean-Pierre Dupuy est professeur à l’Université Stanford. Il est l’auteur de très nombreux ouvrages, parmi lesquels : L’Enfer des choses. René Girard et la logique de l’économie (avec Paul Dumouchel, 1979) ; La Panique (1991) ; Le sacrifice et l’envie (1994) ; Pour un catastrophisme éclairé (2002) ; Petite métaphysique des tsunamis (2005) ; La Marque du sacré (2010) ; L’Avenir de l’économie (2012) ou La Jalousie. Une géométrie du désir (2016).

La guerre qui ne peut pas avoir lieu. Essai de métaphysique nucléaire, de Jean-Pierre Dupuy, éditions Desclée de Brouwer, 20 février 2019, 236 p., 17,90 €.

Article de Jean-Pierre Dupuy, publié le 28 février 2019

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