Mar 09

À DEUX MINUTES DE LA GUERRE NUCLÉAIRE?

Le Parlement vient de voter le budget militaire impliquant la modernisation des armes nucléaires, chère et d’après des militaires inutile. De nombreuses personnalités, dont des ministres de la défense et des chefs d’armée, pensent que la «bombe» nous menace plus qu’elle ne nous protège. Voir ci-dessous leur liste, impressionnante. Je résume leurs craintes et arguments.

EXTRAIT

…L’Horloge de l’Apocalypse

Depuis 1947, des scientifiques éminents ont mis au point une représentation symbolique du danger de déflagration nucléaire en fonction des tensions internationales, appelée L’Horloge de l’Apocalypse.

Le Doomsday Clock a été créé après le début de la Guerre froide pour alerter l’opinion publique sur le risque d’une guerre nucléaire totale. L’heure du cadran a été réglée à ce moment-là à 23 h 53. En fonction des tensions politiques, l’aiguille se rapproche ou s’éloigne de minuit. Depuis sa création, cette horloge a été ajustée 18 fois, de minuit moins deux en 1953, quand les États-Unis ont décidé de produire la bombe à hydrogène, à minuit moins 17 minutes en 1991, à la fin de la Guerre froide.  Aujourd’hui le 25/01/2018, l’horloge est à 23h58, c’est-à-dire à un niveau proche dépassant les pires moments de la Guerre froide. 

« À deux minutes de la guerre nucléaire » 

La 54ème Conférence de Munich sur la Sécurité s’est déroulée en Allemagne du 16 au 18 février 2018. Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a déclaré : « Pour la première fois depuis la fin de la Guerre froide, nous sommes face à une menace nucléaire, à la menace d’un conflit nucléaire.» 

L’ancien Secrétaire à la Défense américain William Perry affirme la même chose. 

« À l’initiative de Lord Desmond Browne (ancien Ministre de la Défense britannique), Wolfgang Ischinger (président de la Fondation pour la sécurité de Munich), Igor Ivanov (Ancien Ministre des Affaires Étrangères russe), de Sam Nunn (Sénateur américain) et plusieurs autres anciens Ministres des Affaires Étrangères ou de la Défense, ont invité les gouvernements présents à la Conférence de Munich  à coopérer pour réduire les risques créés par les armes nucléaires.

Nous sommes entrés dans une nouvelle ère nucléaire où une erreur fatale, déclenchée par un accident, un mauvais calcul ou une bavure, demeure le catalyseur le plus probable d’une catastrophe nucléaire. » 

Ont-ils été entendus ? D’après le résumé du journal Le Monde  cela ne semble pas être le cas, bien au contraire : « La conférence sur la sécurité, qui s’est déroulé du 16 au 18 février, a exposé au grand jour les tensions régionales ».

La plupart des médias français ont annoncé la Conférence de Munich  mais ne se sont pas intéressés à ses conclusions (largement commentées par la presse allemande).

 L’inquiétude des scientifiques au sujet du risque très élevé de conflit nucléaire a plusieurs sources :

  1. Armes nucléaires « classiques», dites « de dissuasion»
  2. Nouvelles armes nucléaires miniaturisées, destinées à l’attaque
  3. Obus à plutonium (uranium appauvri), déjà utilisés dans des guerres
  4. Défaillances fréquents des systèmes de surveillance : des guerres nucléaires évitées par chance
  5. Risque des cyberattaques
  6. Guerres actuelles « par délégation »…

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Article publié par Peter Bu, Blog : Le blog de Peter Bu

Site réactualisé le 9/3/2019

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