Mar 27

EUROPÉENNES : POUR SAUVER LA PLANÈTE, CHACUN A SA MESURE

EXTRAIT : Sortir ou pas du nucléaire, garder le glyphosate, accroître la fiscalité verte… Retour sur les convergences et les divergences des partis se revendiquant écolos pour cette campagne européenne.

Ils ont deux mois pour s’affronter par meetings, interviews interposés ou débats télévisés. Deux mois pour convaincre les électeurs à la fibre verte qu’ils ont les meilleures propositions européennes pour sauver la planète. Passage en revue d’une partie des mesures environnementales des listes se revendiquant écolos.

Zéro carbone ou zéro nucléaire en 2050 ?

Outre la création d’une «banque européenne du climat», Emmanuel Macron souhaite que «toutes nos institutions» aient le climat pour mandat, «de la Banque centrale à la Commission européenne, du budget européen au plan d’investissement pour l’Europe». Avec pour cap cette «ambition : zéro carbone en 2050». Soit a priori «zéro émission nette» en 2050, et non pas zéro émission tout court, ce qui implique un équilibre entre les émissions de gaz à effet de serre (GES) et les absorptions anthropiques (forêts, prairies, sols agricoles, mais aussi capture et stockage du carbone, une technique chère et pas encore au point). Côté nucléaire, LREM n’entend pas en sortir, ni même baisser sa part à toute vitesse : l’exécutif a repoussé de dix ans la réduction à 50 % de la part de l’atome dans la production d’électricité française. La loi de transition énergétique de 2015, adoptée pendant le quinquennat Hollande, fixait l’objectif à 2025, c’est désormais 2035.

Europe Écologie-les Verts (EE-LV) entend aussi créer une «banque européenne du climat et de biodiversité» et lancer «un grand plan d’investissement de 100 milliards d’euros par an pour la sobriété, l’efficacité énergétique, les énergies renouvelables et la mobilité durable». On retrouve cette même somme dans le «plan d’urgence européen pour le climat» du Parti socialiste ou le programme européen de Génération·s, le mouvement de Benoît Hamon, qui imagine ce plan «financé par des obligations vertes».

La tête de liste EE-LV, Yannick Jadot, propose également de s’engager «résolument dans une économie zéro carbone», avec cette précision : l’UE et ses États membres «mettront fin à tous les soutiens, directs et indirects, publics et privés, vers les énergies fossiles». EE-LV veut «sortir définitivement du nucléaire et du charbon entre 2030 et 2050», dans toute l’Europe. Pour cela, il propose de «relever le budget de l’Union européenne à 5 % de son PIB et d’en consacrer au moins 50 % au climat».

De son côté, dans sa «planification écologique», La France insoumise (LFI) propose aussi d’arrêter les subventions aux énergies fossiles et de mettre en œuvre une «sortie totale du nucléaire». Le mouvement de Jean-Luc Mélenchon imagine notamment «un mix électrique 100 % renouvelable à l’horizon 2050». Donc comme Hamon, qui veut une «diminution progressive» des réacteurs nucléaires français et propose de «faire baisser la consommation d’énergie d’au moins 50 %» d’ici à 2050. Les socialistes poursuivent, eux, leur dessein d’un rapprochement des grandes entreprises énergétiques pour constituer un « »Airbus » du renouvelable»…

NDLR : la suite de l’article concerne les pesticides et la taxe carbone

Par Lilian Alemagna et Coralie Schaub — 26 mars 2019 à 20h56

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