PLUS QUE 2 JOURS POUR AGIR : TRITIUM, TOUS LES FLEUVES DE FRANCE SONT POLLUÉS PAR LES CENTRALES NUCLÉAIRES

APPEL URGENT : relire l’article publié sur Savoie antinucléaire le 28 juillet sous le titre : SOUTENEZ L’ACQUISITION D’UNE UNITÉ FLUVIALE INDÉPENDANTE CITOYENNE D’ALERTE RADIOACTIVE ET D’INFORMATIONS INDÉPENDANTES

À ce jour, on est encore loin de la somme nécessaire !

Complément d’information

Le Tritium est l’un des isotopes (nucléide) de l’hydrogène, il possède un proton et deux neutrons avec un rayonnement Bêta faible.

Le Becquerel (Bq) mesure l’activité d’une source radioactive. Le becquerel correspond à une désintégration par seconde

► La radioactivité naturelle au Tritium de l’eau douce est d’environ 0,1 Bq/l (Becquerel/litre)

► La moyenne de la pollution artificielle de l’isotope radioactif Tritium de l’eau en France issu des centrales nucléaires varie de 10 Bq/l à des pics de plusieurs centaines de Becquerels/litre

► La norme moyenne des limites de rejets Tritium pour les centrales nucléaires est fixée à 80 Bq/l

► Pour les autorités sanitaires le seuil pour la santé publique à ne pas dépasser est de 100 Bq/l

► Pour l’OMS la valeur limite est de … 10 000 Bq/l pour une consommation d’eau moyenne de 730 litres/an pour un adulte.

► Concrètement pour le Rhône à Arles et la Camargue l’activité constatée du Tritium est de 300 TBq/an en 2015 soit pour un débit moyen annuel du Rhône de 1690 m³/s, cela donne après calcul une activité moyenne de Tritium de 85 Bq/l.

Toutes les centrales nucléaires produisent du Tritium qui est un résidu de l’exploitation des réacteurs, il est en principe stocké sur site dans des réservoirs avant d’être rejeté dans l’environnement conformément aux autorisations de rejets d’effluents radioactifs. Les limites de rejets en moyenne de 80 Bq/l de Tritium sont imposées par arrêté pour chaque centrale nucléaire.

Le Tritium est produit dans le circuit primaire du réacteur lors de la fission principalement à la suite de l’injection de bore pour la capture des neutrons. On le retrouve en grande majorité dans les effluents radioactifs sous forme d’eau dite tritiée (TOH) évacuée en rejets radioactifs sous forme liquide dans les fleuves ou de vapeur d’eau par la cheminée.

Avec le Carbone 14 et l’iode 131, ce sont les trois radionucléides les plus rejetés dans l’atmosphère.

Les rejets d’eau de l’exploitation des réacteurs nucléaires ont un volume très élevé (plusieurs dizaines de milliers de m3/an par réacteur) ce qui est un obstacle à la mise en œuvre de procédés de récupération de ce radioélément.

En moyenne un réacteur de 900 MWe a des rejets liquides annuels de Tritium d’environ 10 TBq (maximum de 15 TBq), dans le cas de la CN du Tricastin l’environnement dans lequel les rejets sont effectués par dilution est le canal du Rhône, puis le Rhône.

L’activité radiative gazeuse rejetée par la cheminée de rejets d’un réacteur de 900 MWe est d’environ de 0,3 TBq.

Le Tritium révélateur de l’état de la sureté des installations nucléaires

Les fuites de Tritium détectées sont issues de canalisations soient défectueuses, oxydées ou poreuses du circuit primaire ; pour les experts, ces fuites de tritium posent également des doutes sur la fiabilité et la sureté des équipements des réacteurs nucléaires notamment dans le cas d’amenée d’eau pour refroidir les réacteurs en cas d’arrêt d’urgence (Scram), mais aussi en général cette détection anormale de Tritium peut suggérer la présence d’autres substances plus radioactives.

Dans tous les cas, tous les fleuves de France sont maintenant pollués par les rejets radioactifs de Tritium des centrales nucléaires.

Le Tritium engendre une pollution majeure radioactive des nappes phréatiques :

L’augmentation constatée du Tritium dans les nappes phréatiques pose à terme le respect de la norme de potabilité de l’eau.

Tritium = Radiotoxicité sans danger pour l’homme, une contre-vérité !

Le Tritium pénètre facilement dans l’organisme, à travers le cycle de l’eau et entraîne une exposition interne.

Toutefois il est vrai que le Tritium s’élimine rapidement, sa période biologique de l’ordre de 10 jours est beaucoup plus courte que les 12,3 années de sa période radioactive. [source ACRO – PDF : Le Tritium un risque sanitaire sous-estimé].

En raison de la faible énergie de la désintégration (il n’émet pas de rayonnement gamma) et du parcours dans la matière de l’électron bêta qui n’excède pas quelques microns, le Tritium possède pour ces raisons une faible radiotoxicité.

Néanmoins malgré sa période biologique courte, le facteur nocif dit de dose est fortement influencé par le lieu de fixation dans l’organisme après inhalation ou l’ingestion via l’eau, des cellules de tous les êtres vivants.

L’ASN a reconnu que l’impact des rejets de Tritium sur la santé est sous-évalué. En effet un rapport d’experts a montré que cet élément radioactif peut s’intégrer à l’ADN au cœur des cellules.

Pour voir la vidéo (12 mn29s) cliquer sur :

https://videos2.next-up.org/Tritium_centrales_nucleaires.html

http://web.next-up.org/email.php?id=8795&cv=wvRGQfFVs7hangAAilnp&xid=PgCfig0wwxBECISmbyhl&jid=ilx8n74af1FfPx6hA13d&eid=brisoux.gerard@wanadoo.fr&code=xeSy5xWyQJ&idenv=8788