LE RISQUE D’UNE GUERRE NUCLÉAIRE PLANE TOUJOURS

Le retour de tensions militaires au Moyen-Orient et ailleurs dans le monde augmente le risque de confrontation nucléaire entre les grandes puissances.

Michel Fortmann, professeur honoraire en sciences politiques à l’Université de Montréal, explique qu’au-delà des ambitions nucléaires des pays comme l’Iran et la Corée du Nord, l’arrivée de nouveaux acteurs intéressés par cette technologie est encore plus inquiétante.

« L’Iran n’est qu’un des points chauds de ce qu’on pourrait appeler la prolifération, c’est-à-dire les efforts par certains États de s’équiper d’un programme nucléaire », soutient Michel Fortmann. L’auteur du livre Le retour du risque nucléaire s’inquiète notamment des ambitions de l’Arabie saoudite ou encore de la Turquie.

« Nous avons vu cet automne le président Erdogan dire : pourquoi la Turquie ne se doterait-elle pas de l’arme nucléaire? C’est une chose unique dans l’histoire récente qui s’est produite », affirme Michel Fortmann.

Il souligne également que l’Arabie saoudite a laissé entendre qu’elle tenterait d’obtenir des armes nucléaires si l’Iran visait le même objectif.

Il y a une diversification du risque nucléaire.

Par Christian Buchet, publié le 3 janvier 2020 à 21h04

Photo en titre : Le professeur Michel Fortmann, photo : Radio-Canada / Francis Dufresne

Pour écouter l’entrevue avec Michel Fortmann (12mn27s), cliquer sur :

https://ici.radio-canada.ca/premiere/emissions/bien-entendu/segments/entrevue/149586/arme-nucleaire-iran-coree-nord-turquie-arabie-saoudite