CYBERACTION : STOP TRICASTIN 40 ANS, ÇA SUFFIT !

Le dimanche 31 mai 2020, le réacteur n°1 de la centrale nucléaire du Tricastin atteindra sa date de péremption. Cela fera exactement 40 ans qu’il est connecté au réseau électrique.

Cette centrale, arrivée en fin de vie, présente de nombreuses failles qui justifient sa mise à l’arrêt et son démantèlement. Qu’à cela ne tienne : EDF tente d’imposer sa prolongation d’au moins dix ans, en y réalisant des travaux coûteux et pourtant insuffisants.

Le combat pour la mise à l’arrêt et le démantèlement de cette vieille centrale continue, alors on se mobilise le 28 mai !

Pour marquer notre opposition, plusieurs associations* se mobilisent ce jeudi 28 mai. Nous demandons à EDF et à l’ASN (Autorité de sûreté nucléaire) de ne pas faire fonctionner la centrale nucléaire du Tricastin – et toutes les autres vieilles centrales – au-delà de 40 ans.

Mobilisation en ligne

Compte tenu du contexte actuel de crise sanitaire qui limite nos possibilités, nous sommes dans l’obligation d’annuler la mobilisation physique que nous avions prévue initialement. Cependant, nous maintenons une mobilisation en ligne pour que tou·tes les citoyen·nes puissent transmettre ce message à l’ASN et EDF : “Ne prolongez ni la centrale du Tricastin, ni aucune autre au-delà de 40 ans !

Pour agir avec nous en ligne le 28 mai, vous pouvez :
Mettre la pression sur EDF, l’ASN et le gouvernement en les interpellant via vos réseaux sociaux. Comment faire ? On vous explique tout ici.
https://drive.google.com/file/d/1HCv7xTfH-qQbaJstYF9GexSFIZwircn0/view  

Partagez le plus possible cette mobilisation en ligne.
https://www.cyberacteurs.org/manif/index.php  

Assister à 18h30 à la conférence en ligne
https://www.facebook.com/sortirdunucleaire.org/photos/gm.603357073629518/3071055942916967/?type=3&theater  
co-organisée par le Réseau “Sortir du nucléaire” et le Collectif Stop Tricastin. Deux experts de la question nucléaire, Bernard Laponche et Roland Desbordes, nous expliqueront quel est l’impact de cette centrale nucléaire sur l’environnement et quels sont les risques en matière de sûreté en cas de prolongation. La vidéo est diffusée sur Facebook, mais vous n’avez pas besoin de compte pour la visionner. Partagez également cet événement autour de vous !

Merci d’avance pour votre soutien, rendez-vous le 28 mai !

Greenpeace France et Stop Tricastin

*Alternatiba Valence, Attac France, le Collectif Halte Aux Nucléaires Gard, Arrêt du nucléaire 34, Extinction Rébellion, Frapna Drôme, France Nature Environnement, Greenpeace France, Ma Zone Contrôlée, Réaction en Chaîne Humaine, le Réseau “Sortir du nucléaire”, Rhône-Alpes Sans Nucléaire, Stop nucléaire Drôme Ardèche et STOP Tricastin

Dès maintenant vous pouvez interpeller l’ASN

Moi, Citoyen.ne de France, vous informe par la présente de mon opposition à la prolongation de la durée de vie de la centrale nucléaire du Tricastin et de toutes les centrales nucléaires de France.

À l’heure où le nucléaire est en déclin au niveau mondial au profit des énergies renouvelables en application du principe de sobriété, la centrale nucléaire du Tricastin est la première du parc nucléaire français, à entamer le processus en vue de sa prolongation au-delà de 40 ans.

Hors, cette dernière a dû faire face à de nombreux problèmes qui remettent en cause sa sûreté et sa sécurité. Pour toutes les raisons qui sont évoquées ci-dessous, je vous demande, en tant que citoyen soucieux de mon avenir et de celui des générations futures, de ne pas autoriser la prolongation du réacteur 1 de la centrale de Tricastin ni aucune autre.

Un réacteur vieux et périmé

Les réacteurs de 900 MW du parc nucléaire français, tels que celui de Tricastin 1, ont initialement été conçus pour fonctionner 30 ans, avec une marge de sûreté de 10 ans. Étirer leur durée de vie jusqu’à 50 voire 60 ans reviendra à rogner sur les marges de sûreté. En effet, malgré les travaux lourds et complexes prévus par EDF, certains équipements cruciaux pour la sûreté de l’installation nucléaire ne sont ni remplaçables, ni réparables. C’est le cas de la cuve, qui contient les assemblages de combustibles immergés, et de l’enceinte de confinement en béton du bâtiment réacteur. Or la durée de vie d’un réacteur est directement liée à l’état de sa cuve et de son enceinte.

Par ailleurs, de nombreux défauts viennent aggraver les risques liés au vieillissement : pièces affectées par des malfaçons (65 « irrégularités » dénombrées sur le réacteur 1 du Tricastin), non-tenue au séisme de certains équipements…

Une cuve fissurée et un risque d’accident majoré

Avec le vieillissement, le risque de rupture brutale de la cuve augmente, obligeant à des précautions supplémentaires. Ceci est d’autant plus préoccupant que la cuve du réacteur n°1 de la centrale nucléaire du Tricastin est criblée d’une vingtaine de fissures, dont la plus longue mesure 11 millimètres. EDF prétend les surveiller, mais refuse pourtant de communiquer les données précises sur leur évolution. Or la présence de ces fissures dans l’acier laisse craindre une fragilisation supplémentaire qui accroîtra encore les risques.

Des risques sismiques et d’inondations bien réels

La centrale du Tricastin est implantée dans une zone sismique relativement active. Le 11 novembre 2019, un séisme de magnitude 5,4 a secoué la région. Bien que l’épicentre se soit trouvé à 26 kilomètres de l’installation nucléaire, des secousses ont été enregistrées sous la centrale nucléaire. À cette occasion, des défaillances ont été mises au jour concernant la résistance de certains équipements aux séismes ; les projections des séismes maximaux probables dans cette zone se sont également révélées erronées. Rappelons que la centrale est située 6 mètres en contrebas de la digue du canal de Donzère, qui amène l’eau nécessaire pour son refroidissement, et dont plusieurs portions ne résisteraient pas à un séisme de forte amplitude. EDF a tardé à y entreprendre des travaux, si bien que l’Autorité de sûreté nucléaire a dû mettre le site à l’arrêt pendant trois mois en 2017. En juin 2019, de nouveaux travaux ont été requis – qui ne sont toujours pas réalisés – pour renforcer la digue, mais seraient-ils suffisants ? Et dans quelle mesure la digue n’a-t-elle pas été fragilisée par le dernier séisme ?

Enfin, le réchauffement climatique en cours risque d’accroître la fréquence des risques naturels extrêmes (inondation, sécheresse…). Pour pouvoir prolonger la durée de fonctionnement des réacteurs, EDF est censée apporter la démonstration que ceux-ci pourront y faire face. Mais ses calculs sur la capacité des installations à résister à de très fortes chaleurs ne convainquent toujours pas l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) [1]. Alors que des records de température ont été battus l’été dernier dans le Sud de la France, et cette année dès le mois d’avril, l’optimisme d’EDF pourrait avoir des conséquences graves.

Enfin, la baisse du débit du Rhône et l’élévation de sa température en été pourraient entraîner à terme des conflits d’usage et obliger EDF à arrêter ou réduire la puissance de ses réacteurs de plus en plus fréquemment.

Vous en souhaitant bonne réception. Cordialement.

[1] : https://www.irsn.fr/FR/expertise/avis/2020/Documents/mars/Avis-IRSN-2020-00053.pdf  

[ACTION PHOTOS] 40 ans ça suffit : Débranchons la centrale nucléaire du Tricastin

https://www.sortirdunucleaire.org/ACTION-PHOTOS-40-ans-ca-suffit-Debranchons-la?origine_sujet=LI202005  

POUR SIGNER, cliquer sur : https://www.cyberacteurs.org/cyberactions/stoptricastinans-yiasuffit-3946.html