CASSE-TÊTE : OÙ STOCKER LES DÉCHETS NUCLÉAIRES JAPONAIS ?

Difficile pour le gouvernement japonais de trouver un lieu idoine pour enfouir les déchets nucléaires ultimes. Si les communes japonaises sont séduites par le montant des subventions, les habitants, eux, se montrent très réticents. Exemple à Hokkaido avec cet article du Nihon Keizai Shimbun

Trois ans se sont écoulés depuis la publication par le gouvernement japonais d’une carte des caractéristiques géologiques et scientifiques en vue de sélectionner des emplacements propices au stockage définitif des déchets radioactifs des centrales nucléaires. Et les travaux de sélection continuent de stagner.

Les déchets à stocker sont les effluents liquides obtenus après élimination de l’uranium et autres substances dangereuses du combustible nucléaire usagé. En raison de leur haute radioactivité, ils sont enfouis à plus de 300 mètres de profondeur après avoir été vitrifiés. Actuellement, quelque 1 800 conteneurs de déchets vitrifiés, retraités en France et au Royaume-Uni, sont définitivement stockés dans la préfecture d’Aomori.

Avantages financiers

Sur la carte publiée le 28 juillet 2017, les emplacements propices au stockage des déchets hautement radioactifs sont indiqués en couleur. Depuis trois ans, la Société de gestion des déchets radioactifs (Numo), créée par le ministère de l’Économie, du Commerce et de l’Industrie et des compagnies d’électricité, organise des réunions d’information dans tout le pays en attendant que des collectivités locales se portent candidates.

Le 13 août, la commune de Suttsu, à Hokkaido, s’est dite intéressée par une enquête documentaire, recherche qui consiste à établir l’historique des séismes dans la région, étape…(la suite de l’article est réservée aux abonnés.)

Par Kazuya SHIMA, publié le 13/10/2020 à 05h55

https://www.courrierinternational.com/article/casse-tete-ou-stocker-les-dechets-nucleaires-japonais