LE NUCLÉAIRE FONCTIONNE DE MOINS EN MOINS BIEN

Comme pour une voiture, plus une centrale nucléaire est vieille, plus les arrêts pour réparation augmentent dans la durée. En 2019 il y a eu 5 580 jours d’arrêt dans les 58 réacteurs Français soit une augmentation de 500 jours par rapport à 2018 ‘+10 %).

Les arrêts ont été de 5 à 356 jours selon les réacteurs. Tout au long de l’année, il y a eu entre 6 et 24 réacteurs à l’arrêt. Les réacteurs ont eu un taux de fonctionnement moyen de 73,6 %. La baisse de production a été de 3,5 %, la plus basse depuis 1989.

L’année 2020 s’annonce, sans surprise encore, à la baisse d’efficacité : en plus des incidents habituels, le secteur du nucléaire a dû faire face au confinement (d’où absence de sous-traitance pour l’entretien) et à la sécheresse (arrêt de réacteurs pour manque de refroidissement).

Avec des réacteurs prévus pour fonctionner 30 ans et qui, pour beaucoup, ont déjà dépassé les 40 ans, il ne faut pas s’attendre à des miracles de productivité, mais plutôt à un accident…

NDLR : cet article est paru dans la revue SILENCE N° 493 de novembre 2020 (édition papier, l’édition Internet n’existant pas)

Publié par Nucléaire Infos le 9 novembre 2020

Photo en titre : Le site du Bugey, à 60 km de la Suisse et tout près de Lyon. Keystone

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