LA HAGUE. COMBUSTIBLES NUCLÉAIRES : DEUX NOUVELLES PISCINES DE REFROIDISSEMENT À ORANO ?

Reportage sur le site d’Orano La Hague, au bord d’une piscine de refroidissement de combustibles nucléaires usés, avant d’être traités et recyclés. EDF envisage d’y installer deux nouvelles piscines, à partir de 2034. Orano remettra un rapport de faisabilité fin 2020 à l’électricien, avant qu’il prenne une décision. 

Ce bassin de 75 mètres de long, sur 16 mètres de large, sert à refroidir les combustibles nucléaires usés à une température moyenne de 35°, pendant 4 à 5 ans. Le site d’Orano La Hague compte à ce jour quatre piscines, et pourrait en accueillir deux nouvelles, à la demande d’EDF. 

Il est rare d’y accéder. Une piscine de 75 m de long, sur 16 m de large, dans laquelle sont immergés des combustibles nucléaires usés. Le site Orano La Hague, situé sur la côte Ouest de la Manche, récupère, traite et recycle les combustibles usés de centrales nucléaires françaises, et étrangères. Après les avoir réceptionnés, Orano les plonge dans l’une de ses quatre piscines pour les refroidir, à une température moyenne de 35°C, pendant quatre à cinq ans, afin de diminuer leur radioactivité.

En octobre dernier, nous avions appris qu’EDF envisageait de construire deux nouvelles piscines d’entreposage de combustibles nucléaires usés sur le site d’Orano La Hague, à compter de 2034. Greenpeace France dénonçait de son côté un risque de saturation à l’horizon 2030 des piscines déjà existantes sur le site d’Orano. Un risque, selon l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire, qui pourrait bloquer progressivement tous les réacteurs français. « On a une capacité de 14 000 tonnes de combustibles usés, et aujourd’hui on est aux alentours de 10 000 tonnes dans nos quatre piscines, donc on est à 70 % de notre autorisation de capacité, explique Sylvain Renouf, chargé de communication. C’est un fait établi qu’il n’y a pas de risque de saturation des piscines de La Hague avant 2030, et on a ici la capacité de libérer de l’espace dans nos piscines.« 

EDF envisageait la mise en service d’un premier bassin en 2034, puis d’un autre ultérieurement. « Dans les études qui sont menées, ça pourrait être deux piscines, avec chacune une capacité de 5 000 tonnes », précise Mélanie Charles, directrice de la communication sur le site Orano La Hague. 

Orano remettra fin décembre une étude de faisabilité à l’électricien, qui devra ensuite prendre la décision de l’implantation ou non de bassins. Du côté d’Orano, la place n’est pas un problème. « On a des espaces qui sont disponibles sur le site, on a un site qui fait 300 hectares donc on a la capacité d’accueillir ce type d’installations« , estime Sylvain Renouf. 

Par Marthe Rousseau, publié le 27 novembre 2020 à 16h38

Pour écouter les 2 interventions de Sylvain Renouf (53 sec et 35 sec) cliquer sur : https://www.tendanceouest.com/actualite-374027-la-hague-combustibles-nucleaires-deux-nouvelles-piscines-de-refroidissement-a-orano.html