TRANSITION ÉNERGÉTIQUE : CHANGEMENT D’ATMOSPHÈRE

La neutralité carbone nécessitera de tripler les investissements dans l’énergie renouvelable et les réseaux.

Les promesses n’engageant que ceux qui les écoutent, les thuriféraires de Jean-Marc Jancovici, le déclinologue de la décarbonation, minimiseront ce fait : les pays visant la neutralité carbone vers 2050-60 pèsent 45 % des émissions mondiales de CO2, malgré l’absence d’engagement des États-Unis. Les experts de Goldman Sachs calculent que la généralisation de ces objectifs climatiques porterait le besoin d’investissements dans les énergies renouvelables et les réseaux à 40.000 milliards d’euros sur 30 ans, soit 1.300 milliards par an, un triplement par rapport au statu quo. La banque d’affaires a réhaussé de moitié son estimation des investissements totaux du « Green Deal » européen, à 10.000 milliards d’euros d’ici 2050 dont 60 % d’origine privée. Un changement d’atmosphère qui se sent en Bourse, par le poids pris par les « green majors ».

À noter

Les majors de l’énergie verte en Europe représentent déjà 60 % de la capitalisation du secteur des services aux collectivités, souligne Goldman Sachs. La banque y range les entreprises tirant au moins 65 % de leur excédent brut d’exploitation des énergies renouvelables ou des réseaux électriques, et consacrant la majorité de leurs investissements à la transition énergétique. Sa liste compte Acciona, Endesa, Enel, EDP, EDPR, Iberdrola, Orsted, RWE, Solaria et SSE.

Par Les Echos, publié le 12 janv. 2021 à 19h09

https://www.lesechos.fr/idees-debats/crible/transition-energetique-changement-datmosphere-1280451

NDLR : Comme vous le constaterez, EDF ne fait pas partie des 10 grands groupes mondiaux qui consacrent la majorité de leurs investissements à la transition énergétique verte. Le nucléaire reste l’enfant chéri de nos dirigeants…Ce n’est pas seulement dommage, c’est dramatique !