LE COLLECTIF « FAIT NUCLÉAIRE EN POLYNÉSIE » ORGANISE SA CONTRE TABLE RONDE

Le collectif « Fait nucléaire en Polynésie », composé notamment du parti indépendantiste polynésien et des associations Moruroa e Tatou et 193, organise sa contre table ronde ce jeudi 1er juillet à Tahiti.

« Opération de communication ». C’est ainsi qu’est qualifiée la table ronde « de haut niveau » sur les essais nucléaires en Polynésie, qui s’ouvrira ce jeudi 1er juillet à Paris. En réponse, les organisations historiquement engagées dans la lutte anti-nucléaire ont préparé une série de manifestations depuis Tahiti pour faire entendre un autre son de cloche.

Parmi ces événements, une contre table ronde est organisée par le collectif « Fait nucléaire en Polynésie ». « Cette Table Ronde sur le nucléaire est la réponse politique du Peuple de Maohi Nui contre l’organisation d’une table ronde parallèle organisée à Paris (1er – 2 juillet 2021), par le Président de la République française, Emmanuel Macron, suite à la publication, en mars 2021, du Rapport TOXIQUE et son large impact médiatique », peut-on lire dans un document envoyé à la presse ce mardi. 

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Pour les organisateurs, parmi lesquels le parti indépendantiste Tavini Huiraatira fondé par Oscar Temaru « est la seule et unique structure légitime pour discuter du fait nucléaire, car elle est composée d’experts et d’observateurs des Nations Unies, d’ONG, de membres éminents de la société civile, d’experts scientifiques et d’universitaires, de représentants de plusieurs États du Pacifique et de responsables de l’Église protestante Maohi Nui, des « associations nucléaires » : 193 et Moruroa e Tatou ». 

Cinq thématiques seront abordés durant cette table ronde : le contexte de celle-ci, la définition du fait nucléaire, le contexte historique aux essais nucléaires en Polynésie, leurs impacts et enfin, les réponses politiques et résultats attendus. Parmi les invités internationaux « en distanciel » promis par les organisateurs : le professeur Vijay Naidu de l’Université du Pacifique sud à Fidji, Stéphanie Mills, ancienne porte-parole de Greenpeace Nouvelle-Zélande et désormais membre du plus important syndicat de l’éducation dans le pays, ou encore Jenik Radon, professeur à l’École d’Affaires publiques et internationale de l’Université de Colombia.

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Derrière cette contre table ronde, le collectif « Fait nucléaire en Polynésie » ainsi que les organisations historiquement engagées contre les essais ont en ligne de mire d’autres manifestations. D’abord le 2 juillet, date commémorant le premier essai en Polynésie mais surtout le 17 juillet, en écho à l’essai Centaure du 17 juillet 1974, dont les poussières radioactives auraient atteint Tahiti.

Par Jean-Tenahe FAATAU,  publié le 30 juin 2021

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