SCANNERS, SCINTIGRAPHIES… PRUDENCE POUR LES FEMMES ENCEINTES, ALERTE L’AUTORITÉ DE SÛRETÉ NUCLÉAIRE À DIJON

L’Autorité de sûreté nucléaire sensibilise patientes et médecins concernant les scanners ou scintigraphies. Les examens à rayons ionisants peuvent en effet avoir des conséquences graves pour les femmes enceintes et leur futur enfant. 

Cela fait partie des prérogatives de l’Autorité de sûreté nucléaire : chaque année, elle opère des contrôles dans les établissements de santé, pour vérifier la bonne utilisation des scanners, appareils de radiographie ou encore de scintigraphie. (NDLR : voir note en fi d’article)

En 2020, malgré la pandémie et la suspension des contrôles durant le premier semestre, l’ASN aura réalisé en Bourgogne Franche-Comté quasiment autant d’inspections qu’en 2019. Et, bonne nouvelle, « aucune défaillance majeure n’a été détectée » alors même que le parc continue de s’étoffer.

« Certains établissements, qui étaient en surveillance rapprochée, ont fait des progrès« , souligne Marc Champion, chef de la division de l’ASN à Dijon. C’est le cas du centre de radiothérapie U2R de Nevers « qui est revenu à un niveau satisfaisant« .

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Une exposition aux rayons nocive pour la grossesse

L’ASN attire cependant l’attention sur les femmes qui, enceintes, passent des examens. « Elles représentent une part assez importante des événements indésirables – au moins 10 % des déclarations d’événement indésirable, souligne Marc Champion. C’est souvent lié au fait qu’elles passent un examen en méconnaissant leur situation de grossesse. Il faut vraiment qu’elles échangent avec leur médecin traitant lorsqu’elles doivent passer un examen à rayons ionisants : pour évaluer avec lui si elles peuvent être enceintes et pour s’assurer qu’il n’y a pas de mode alternatif d’examen » (comme l’IRM ou l’échographie).

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L’ASN préconise également, dans les cabinets où se pratiquent ces examens, de renforcer le dialogue et le questionnaire médical dès lors que se présente une femme en âge de procréer.

De fait, l’exposition aux rayons, si elle est importante, est nocive pour l’embryon ou pour le fœtus. Au tout début de la grossesse, dans les huit premiers jours, la grossesse peut être stoppée net. Dans les deux premiers mois, l’atteinte des cellules peut entraîner une malformation majeure sur un organe. Au-delà de deux mois de grossesse, elle peut générer un retard mental chez l’enfant à naître et, à plus long terme, l’apparition d’un cancer.

Par Alexandra Caccivio, (reporters.yr@centrefrance.com), publié le 18/07/2021 à 10h30

Photo en titre : Certaines femmes peuvent passer des examens à rayons ionisants en ignorant qu’elles sont enceintes. Avant un tel examen, il est important d’échanger avec son médecin. Illustration © Pierre DESTRADE

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NDLR : et pour les hommes ? N’y a-t-il pas de risques qu’une simple radio, par exemple proche des testicules, induise une anomalie sur certains spermatozoïdes ? Chaque fois que c’est possible, il faut exiger que les testicules soient protégés par un tablier de plomb qui doit être mis obligatoirement à disposition sur simple demande (sauf bien entendu s’il est dans le champ de la radio). Le risque est le même sur les ovules des femmes non enceintes au moment de l’examen