RÉFORME EDF : LES NÉGOCIATIONS AVEC BRUXELLES PATINENT

Le gouvernement français et la Commission européenne n’arrivent toujours pas à régler leur désaccord au sujet des relations entre les futures entités d’EDF. Selon le PDG du groupe, les discussions sont « difficiles« .

Les tensions entre l’Europe et EDF au sujet du projet Hercule, rebaptisé « Grand EDF« , ne sont pas près de prendre fin. L’État et la Commission européenne poursuivent leurs discussions, « difficiles« , autour du projet de réorganisation d’EDF, a indiqué jeudi le PDG du groupe, Jean-Bernard Lévy.

« D’après les informations que nous avons, les discussions entre l’État et la Commission européenne sur la réforme de l’Arenh (l’électricité nucléaire qu’EDF vend aux opérateurs alternatifs, NDLR), et donc la réforme d’EDF (qui suivrait), se poursuivent« , a indiqué M. Lévy. « Elles restent difficiles et nous n’avons pas aujourd’hui d’autres commentaires à faire à ce sujet« , a-t-il ajouté, répondant à la question d’un actionnaire lors d’une assemblée générale du groupe destinée à nommer une nouvelle administratrice.

Initialement baptisé « Hercule« , le projet « Grand EDF » vise à réorganiser l’entreprise, fortement endettée, en trois entités pour lui permettre de se développer dans les renouvelables, tout en assurant de lourds investissements dans le nucléaire. Un point de désaccord majeur entre Paris et Bruxelles est le degré de relation entre les futures entités d’EDF : le premier demande que le groupe reste intégré, avec une stratégie unique et des flux financiers entre les activités, tandis que la Commission exige des séparations entre elles.

Publié le 22/07/2021 à 11h49

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