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Août 04

BRUXELLES S’INQUIÈTE DE L’AVENIR DE L’ACCORD SUR LE NUCLÉAIRE IRANIEN

BruxellesTous ceux qui y ont contribué respectent l’accord « historique » sur le nucléaire iranien, a déclaré, jeudi 3 août, la porte-parole de la Haute Représentante pour la diplomatie européenne, Federica Mogherini.

Pas question, dès lors, d’imaginer que le projet américain de nouvelles sanctions contre Téhéran, approuvé massivement par le Congrès et promulgué, le 2 août, par le président Donald Trump, puisse entraîner une remise en cause du texte signé en juillet 2015, à Vienne, sous l’égide des États-Unis, de la Russie, de la Chine mais aussi des trois « grands » de l’Union européenne (UE) – France, Allemagne, Royaume-Uni.

L’UE entend protéger un texte obtenu de haute lutte, à l’issue de douze années de débats tumultueux – dix, si l’on prend en compte l’accord intérimaire décroché en 2013 à Genève, auquel avait largement contribué la Britannique Catherine Ashton, qui a précédé Federica Mogherini dans sa fonction.

L’unanimité des Européens est loin d’être acquise

Après avoir critiqué les mesures américaines frappant le secteur énergétique russe, Bruxelles s’engagerait donc dans un possible conflit avec les États-Unis, au sujet de l’Iran ?

Ce scénario devra être vérifié car l’unanimité des Européens est loin d’être acquise. Et leur envie de couper vraiment les ponts avec Washington n’est pas démontrée, même si beaucoup de capitales estiment que le ton et la posture de M. Trump, sans entraîner à ce stade une violation de l’accord, compliquent inutilement la situation.

Du côté iranien, c’est le test (réussi) d’un lanceur de satellites, à la fin juillet, qui pose problème. « Une provocation », selon le département d’État américain. Une manière, pour Téhéran, de mesurer le degré d’unité des Occidentaux, selon d’autres sources.

Les États-Unis, la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne ont, en tout cas, adressé une lettre commune au Conseil de sécurité et au secrétaire général des Nationsunies (ONU) pour dénoncer…

http://www.lemonde.fr/international/article/2017/08/04/bruxelles-s-inquiete-de-l-avenir-de-l-accord-sur-le-nucleaire-iranien_5168512_3210.html