Juin 19

WASHINGTON ET SÉOUL ARRÊTENT DE « JOUER À LA GUERRE »

Une semaine après le sommet Trump-Kim, les États-Unis et la Corée du Sud ont confirmé, le 19 juin, la suspension des manœuvres militaires conjointes que Pyongyang considère comme des répétitions à l’invasion de la Corée du Nord.

La pacification avant la dénucléarisation. Donald Trump et Kim Jong-un, deux maîtres de « l’art du deal » qui se sont rencontrés lors d’un sommet historique le 12 juin à Singapour, ont lancé un processus de négociation qui demande des compromis.

En confirmant le 19 juin la suspension des manœuvres militaires conjointes américano-sud-coréennes d’août prochain – qui existent depuis des décennies –, Washington et Séoul ont fait une concession majeure, mais indispensable, à la Corée du Nord, afin que les négociations se poursuivent sur la dénucléarisation de la péninsule.

Des manœuvres perçues comme une menace par la Corée du Nord

« Conformément à l’engagement du président Trump et de concert avec notre allié sud-coréen, l’armée américaine a suspendu tous les préparatifs pour les « jeux de guerre » défensifs d’août prochain, Freedom Guardian » a indiqué Dana White, une porte-parole du Pentagone.

Ces exercices d’une durée de deux semaines, fin août début septembre, mobilisent près de 18 000 soldats américains et deux fois plus de soldats sud-coréens. Il s’agit également d’un exercice de commandement simulé sur ordinateur. « Aucune décision n’a été prise au sujet des manœuvres suivantes » a toutefois précisé le Pentagone, ajoutant que cette décision n’avait « aucun impact sur les manœuvres militaires prévues ailleurs dans le Pacifique ».

Les « manœuvres suivantes » en question englobent deux autres opérations conjointes tenues chaque année. La première, « Key resolve », exercice de commandement à base de simulation sur ordinateur, commence en mars et dure une dizaine de jours. Elle accompagne « Foal Eagle » qui mobilise plus de 200 000 soldats sud-coréens et environ 30 000 soldats américains, dont plusieurs milliers dépêchés pour l’occasion du Japon ou de Guam et dure deux mois.

Cette année, exceptionnellement, elles avaient été repoussées pour éviter de coïncider avec les jeux Olympiques d’hiver organisés en Corée du Sud, qui ont déclenché une spectaculaire détente ayant mené au sommet historique de Singapour entre Donald Trump et Kim Jong-un.

Les autres manœuvres dans le Pacifique continueront

Enfin, les opérations « Max Thunder » sont des exercices aériens massifs qui durent généralement deux semaines. Cette année ils ont eu lieu en mai, mobilisant une centaine d’avions, dont des avions de chasse furtifs américains F-22 « Raptor », la bête noire de la Corée du Nord, tout comme les bombardiers B-52 (capables de transporter une bombe nucléaire), qui voit dans ces appareils la menace de frappes chirurgicales.

Les autres « manœuvres dans le Pacifique » – américaines et conjointement avec les Forces d’auto-défense japonaises – se poursuivront normalement.

Ce geste très fort de suspendre ces manœuvres doit contribuer à un climat favorable pour la poursuite des négociations entre les États-Unis et la Corée du Nord, alors que la Corée du Sud pousse vers un rapprochement économique avec son voisin du Nord, et que la Chine, chez qui Kim Jong-un se rend depuis hier pour la troisième fois en trois mois, n’hésite plus à demander un assouplissement des sanctions unilatérales contre la Corée du Nord.

Sur ce point, les Américains restent fermes et insistent sur des actes concrets de « dénucléarisation » de la part de la Corée du Nord, avant d’envisager un début de levée de sanctions.

Dorian Malovic, le 19/06/2018 à 14h39

https://www.la-croix.com/Monde/Asie-et-Oceanie/Washington-Seoul-arretent-jouer-guerre-2018-06-19-1200948457

Mots

Juin 19

À PÉKIN, KIM JONG-UN REND COMPTE À XI JINPING DE SON SOMMET AVEC TRUMP

Kim Jong-Un a évoqué mardi à Pékin avec le président chinois Xi Jinping son sommet historique avec le président américain Donald Trump, une visite qui illustre les efforts de la Chine pour jouer « un rôle constructif » dans le dossier nucléaire.

La venue du dirigeant nord-coréen en Chine, la troisième depuis mars, survient alors que Pékin est engagé dans une vive escalade avec M. Trump sur le différend commercial sino-américain, escalade qui a fait baisser mardi les places boursières.

La télévision d’État chinoise CCTV a diffusé des images de la rencontre entre MM. Xi et Kim accompagnés de leurs épouses lors d’une cérémonie d’accueil dans le cadre solennel du Palais du peuple.

Objectif de Pékin: faire en sorte que son allié de la guerre de Corée (1950-53) reste bien dans son orbite et ne bascule pas du côté américain, en dépit des offres de développement économique faites par Donald Trump.

« Nous espérons que la Corée du Nord et les États-Unis concrétisent les résultats du sommet (de Singapour)« , a déclaré Xi Jinping, cité par CCTV. « La Chine continuera comme toujours à jouer un rôle constructif« , a-t-il promis.

« Le récent sommet (Kim-Trump) a obtenu des résultats qui correspondent aux intérêts de toutes les parties et aux attentes de la communauté internationale« , lui a répondu Kim Jong-Un. « Si les deux parties parviennent progressivement à appliquer les consensus du sommet, cela ouvrira une nouvelle et importante phase pour la dénucléarisation de la péninsule coréenne« , a-t-il souligné.

Fin mars, le dirigeant nord-coréen avait effectué dans la capitale chinoise son premier déplacement à l’étranger depuis son arrivée au pouvoir fin 2011, avant un deuxième voyage en mai dans la ville portuaire de Dalian, dans le nord-est de la Chine.

Xi et Kim ne s’étaient auparavant jamais rencontrés. Pyongyang reprochait à son principal allié d’appliquer les sanctions internationales destinées à convaincre la Corée du Nord d’abandonner son programme nucléaire.

L’homme fort de Pyongyang cherche à obtenir un assouplissement des sanctions économiques en échange de ses promesses de dénucléarisation et espère le soutien de la Chine dans cette démarche.

– ‘Le moment venu’ –

La diplomatie chinoise, à l’instar de la Russie, avait suggéré la semaine dernière que l’ONU pourrait envisager d’alléger les sanctions si Pyongyang se conformait à ses obligations.

La Chine a fait savoir qu’elle voulait un rôle prépondérant dans les négociations. Comme un symbole de l’influence de Pékin, M. Kim est même arrivé au sommet de Singapour à bord d’un avion d’Air China.

Cette rencontre historique entre Donald Trump et Kim Jong-Un a débouché sur une déclaration dans laquelle le dirigeant nord-coréen réaffirmait « son engagement ferme et inébranlable envers la dénucléarisation de la péninsule » coréenne.

Le secrétaire d’État américain Mike Pompeo a exclu cependant qu’en échange les sanctions économiques drastiques imposées au Nord au fil de ses essais nucléaires et balistiques soient levées avant une dénucléarisation complète.

Depuis son arrivée au pouvoir début 2017, Donald Trump a appelé la Chine à appliquer les sanctions de l’ONU pour faire plier Pyongyang, mais les deux pays sont à présent au bord de la guerre commerciale, Pékin ayant dénoncé mardi le « chantage » de Washington, qui a menacé de taxer des centaines de milliards de dollars d’importations chinoises.

« Je pense que la Corée du Nord est une carte que Pékin peut utiliser pour gagner en influence dans les négociations (commerciales) avec Washington« , déclare à l’AFP Yang Moo-Jin, professeur à l’Université d’études nord-coréennes de Séoul.

– Marche à suivre –

La priorité de Xi Jinping et de Kim Jong-Un est désormais de décider de la marche à suivre, estime Hua Po, un analyste politique indépendant basé dans la capitale chinoise.

« La Chine et la Corée du Nord veulent renforcer leur communication et élaborer une stratégie globale dans leur relation avec les États-Unis« , a-t-il déclaré à l’AFP.

Pékin avait proposé l’an dernier la suspension du programme nucléaire nord-coréen en échange de la fin des manœuvres militaires conjointes américano-sud-coréennes, une concession que Donald Trump a finalement accordée la semaine dernière, ajoutant même que les troupes américaines présentes en Corée du Sud pourraient à terme quitter le pays.

Alors que le gouvernement chinois attendait habituellement que M. Kim soit rentré dans son pays pour officialiser sa visite, Pékin a cette fois annoncé sa présence dès mardi.

« Je pense que la Chine a convaincu la Corée du Nord que les voyages de haut niveau comme celui-ci ne peuvent plus être gardés secrets« , juge M. Yang, le professeur de Séoul. « Kim Jong-Un cherche également à renvoyer à la communauté internationale une image de dirigeant normal d’un pays normal. »

https://www.boursedirect.fr/fr/actualites/categorie/a-la-une/a-pekin-kim-jong-un-rend-compte-a-xi-jinping-de-son-sommet-avec-trump-afp-a9b4290a69fe5f4f7454af39ba7a898a334c5805

Juin 19

NUCLÉAIRE: POURQUOI LES CHANTIERS DES EPR S’ÉTERNISENT TANT

LE SCAN ÉCO – La mise en service du réacteur EPR bâti en Finlande par le français Areva et l’allemand Siemens a une fois de plus été repoussée, a-t-on appris le 13 juin. Que ce soit à Olkiluoto, Hinkley Point, Taishan ou Flamanville, les chantiers de cette nouvelle génération de réacteurs nucléaires accumulent des retards – et des coûts – vertigineux.

Les EPR n’en finissent plus d’accumuler les retards. Un nouveau délai vient d’être annoncé pour la mise en service du réacteur nucléaire d’Olkiluoto, en Finlande, portant à dix ans le retard de livraison de ce chantier. En France, l’EPR de Flamanville devait être mis en service en 2012 ; il ne sera soumis à des tests préliminaires qu’à la fin de cette année. Le chantier d’Hinkley Point, au Royaume-Uni, enchaîne lui aussi les revers. Sur les quatre réacteurs de ce type en chantier dans le monde, seul Taishan 1, en Chine, a été mis en service tout récemment. Et encore: il a fallu compter quatre années de retard par rapport à la date initialement prévue. En outre, ces chantiers connaissent de gigantesques surcoûts, allant du simple au triple: les trois EPR européens ont jusqu’ici coûté chacun 10,5 milliards d’euros, en lieu et place des 3,5 milliards initialement prévus.

Comment expliquer ces déboires en cascade? Les EPR (Réacteurs à eau pressurisée, en français) fonctionnent pourtant de la même manière que tous les réacteurs du parc national: la fission d’uranium enrichi dans le réacteur crée de la chaleur, qui est transmise au circuit d’eau primaire sous haute pression afin que l’eau ne s’évapore pas. Le circuit primaire chauffe ensuite l’eau du circuit secondaire, créant de la vapeur qui fait tourner une turbine génératrice d’électricité. À ceci près qu’avec une puissance unitaire d’au moins 1600 MW électriques et un rendement de 36%, les réacteurs EPR, développés en Europe dès les années 1990, sont censés être à la fois les plus puissants et les plus efficaces du monde. Mais cela ne va pas sans impliquer certaines contraintes de construction et de sécurité.

Une construction complexe minée par des irrégularités

Dans le cas de Flamanville, le principal problème qui a affecté l’EPR a été révélé au public par un communiqué d’Areva adressé à l’Autorité de sûreté du nucléaire (ASN) en avril 2015: la cuve, une baignoire en acier qui contient le réacteur, a longtemps été jugée défectueuse en raison de sa trop grande contenance en carbone (phénomène dit de «ségrégation carbone»), et de fait trop peu sûre. Un problème grave, puisque c’est cette cuve qui constitue la principale barrière entre la réaction nucléaire et l’extérieur… L’ASN avait pourtant mis en garde depuis 2005, et à de multiples reprises, EDF et Areva sur les sérieux problèmes de «qualité des travaux et de surveillance des sous-traitants» que l’usine Creusot Forge, choisie pour fabriquer la cuve, connaissait. D’autant plus que la forge a été ensuite accusée d’avoir massivement dissimulé les irrégularités observées durant la fabrication des pièces, pour fournir des composants défectueux. Areva a mentionné à l’ASN des «irrégularités dans le contrôle de fabrication d’environ 400 pièces produites» dans l’usine du Creusot qu’elle a rachetée en 2006, dont la plupart destinées à des cuves de réacteur. EDF, de son côté, mène les chantiers avec des équipes qui n’ont pas construit de centrales nucléaires depuis quinze ans.

Des contraintes techniques inédites

Ces délais de fabrication étendus sont aussi dus à un net renforcement des exigences de sécurité dans les centrales de dernière génération, afin que même la fusion du réacteur puisse être contenue (fusion qui s’était produite à Tchernobyl et Fukushima). À Flamanville, il a fallu installer quatre systèmes de refroidissement d’urgence (contre deux dans une centrale classique) dans chaque réacteur, chacun d’entre eux étant capable de prévenir un début de fusion du réacteur. De plus, si celle-ci devait arriver, un dispositif inédit a été installé, les centrales précédentes n’ayant rien prévu contre. Il s’agit d’une chambre de refroidissement du corium (le magma incoercible, chauffant à 2800°C, issu de la fusion des pastilles de combustible) qui permettrait d’étaler cette lave radioactive sur une surface maximale et de la refroidir. Un défi technique impressionnant, long et coûteux à construire. Sans compter que les réacteurs doivent être capables de résister au crash direct d’un avion: deux parois de béton armé d’1m50 d’épaisseur chacune entourent la cuve.

Alain Vallée, ancien responsable du projet EPR chez Framatome (ex-Areva NP), rapporte aux Échos que ces contraintes techniques sont particulièrement préjudiciables à l’avancée des travaux, multipliant les sources de complications sur les chantiers, où l’assemblage doit être fait en fonction «des composants livrés un à un par les industriels», ce qui cause rapidement une «congestion». Des centrales bien conçues, donc, mais extrêmement compliquées à construire.

Interrogée par Le Figaro.fr, l’ASN indique qu’il reste à EDF de nombreux essais à conduire avant une potentielle mise en service du réacteur de Flamanville (fonctionnement des générateurs, sécurité de conditionnement du combustible…), indiquant qu’elle prend en compte des écarts «détectés sur les tuyauteries». Même si son avis rendu fin 2017 permet d’envisager une mise en service du réacteur, dont les défauts détectés sur le fond et le couvercle de la cuve n’ont pas été jugés rédhibitoires – ce dernier devra toutefois être remplacé dès 2024 -, il reste à obtenir l’autorisation de mise en service de la cuve complète, toujours selon l’Autorité. Celle-ci précise enfin que la décision d’autorisation sera prise «plutôt au dernier trimestre 2018».

L’EPR est-il l’avenir des filières nucléaires européennes?

Xavier Ursat, directeur exécutif d’EDF, se félicitait le 6 juin dans un tweet de la mise en service de l’EPR de Taishan, «une excellente nouvelle pour l’ensemble de la filière nucléaire». Un optimisme qui n’est pas partagé par tout le monde. Entre autres sceptiques, l’Iref (Institut de recherches économiques et fiscales) s’interroge dans un rapport publié le 14 mai sur le bien-fondé de ces réacteurs toujours plus puissants, qui exigent de ce fait des normes de sécurité inédites. Le think-tank recommande de réorienter les investissements vers des centrales plus petites, aux technologies mieux maîtrisées. Leur puissance unitaire serait certes moindre que celle des EPR, cependant leur duplication plus facile permettrait de véritables économies d’échelle.

http://www.lefigaro.fr/economie/le-scan-eco/decryptage/2018/06/19/29002-20180619ARTFIG00003-nucleaire-pourquoi-les-chantiers-des-epr-s-eternisent-tant.php

Juin 19

CENTRALE NUCLÉAIRE DE PALUEL : UN EMPLOYÉ « EN ÉTAT DE DÉTRESSE » APRÈS ÊTRE RESTÉ QUATRE JOURS DANS SON BUREAU

Dans un communiqué de presse adressé à l’ensemble des rédactions, la CGT de la centrale nucléaire de Paluel indique qu’un employé a été découvert « en état de détresse » après être resté seul dans son bureau durant quatre jours.

Dans un communiqué de presse adressé à l’ensemble des rédactions, la CGT de la centrale nucléaire de Paluel indique qu’un employé a été découvert, lundi 18 juin 2018, après être resté seul dans son bureau. D’après les premiers éléments de l’enquête du Comité hygiène et sécurité des conditions de travail (CHSCT), « celui-ci est manifestement resté sans manger, sans boire et en état de détresse durant toute cette période. Cette situation est inacceptable et s’apparente de notre point de vue à de la non-assistance à personne en danger », précise le syndicat CGT dans un communiqué, qui indique également que « les entrées et les sorties sur le site sont gérées par un outil informatique. Celui-ci détecte et alerte pour toute sortie qui n’est pas effectuée au bout de 12 h ». « Bien évidemment il n’y a rien d’intentionnel », poursuit le syndicat mais la CGT dénonce l’absence de procédure claire permettant de localiser les salariés à la fin de chaque journée de travail : « Et l’on peut se demander s’il ne s’agit pas là d’un aveu de faiblesse de la part de la direction pour pallier le manque de moyens des salariés du service et du site ? »

http://www.paris-normandie.fr/breves/normandie/centrale-nucleaire-de-paluel–un-employe-en-etat-de-detresse-apres-etre-reste-quatre-jours-dans-son-bureau-KD13231139

Juin 19

LES USA AFFIRMENT QUE LA RUSSIE MODERNISE UN ENTREPÔT NUCLÉAIRE EN PLEIN CŒUR DE L’UE

Des scientifiques américains ont déclaré que la rénovation d’un site rappelant un entrepôt d’armes nucléaires était en cours dans l’enclave russe de Kaliningrad. Ceci étant dit, ils n’affirment pas que ce genre d’armes soit présent dans la région.

La Fédération des scientifiques américains (FAS) a publié sur son site des clichés satellite d’un site de la région de Kaliningrad rappelant, d’après l’auteur de la publication Hans Kristensen, un entrepôt d’armes nucléaires. D’après lui, ce site situé près de Koulikovo est activement modernisé depuis 2016 et récemment un toit y a été installé.

«L’installation revêt tous les traits propices aux entrepôts d’armes nucléaires typiques pour la Russie. Son périmètre est entouré d’une robuste clôture multicouche», explique-t-il, cité par The Guardian, ajoutant que des fortifications similaires peuvent être observées autour d’autres entrepôts d’armes en Russie.

Ceci étant dit, la FAS avoue ne pas disposer de possibilité de déterminer à quelle fin il est utilisé et s’il ne s’agit pas que d’une simple modernisation d’un vieux site.

Pour sa part, The Guardian indique à la fin de la publication dédiée au sujet que dans le cadre des tentatives de Poutine de donner une riposte décisive à l’expansion de l’Otan, Kaliningrad devient l’une des cases les plus importantes de l’échiquier de l’Europe de l’Est.

Pour le moment, la partie russe n’a émis aucun commentaire, mais il convient de rappeler que la Russie se voit régulièrement accuser de mener une politique agressive à l’encontre de l’Otan, bien qu’elle ait déclaré à maintes reprises qu’elle n’avait aucune intention d’attaquer un pays. Toutefois, l’Otan ne cesse d’avancer vers les frontières russes, violant ainsi la promesse qu’elle a elle-même faite au Kremlin en 1990, consistant à ne pas s’élargir à l’Est. Moscou qualifie l’expansion de provocation et affirme qu’il est dangereux de déstabiliser l’équilibre des forces sur le continent européen. 

https://fr.sputniknews.com/international/201806181036852878-usa-russie-kaliningrad-bunker/

Juin 18

DIX ÉCLAIRAGES SUR LA TRANSITION ÉNERGÉTIQUE

Une réforme cruciale pour notre avenir est en train de se jouer, loin des projecteurs : celle de la stratégie énergétique de la France pour les 10 prochaines années. L’enjeu est de taille. Pourtant, plusieurs points essentiels sont écartés du débat sur le système électrique français. À commencer par celui de la sécurité nucléaire. Nous avons donc décidé de publier, dans une contribution officielle au débat public organisé par l’État, des éléments du rapport sur la sécurité nucléaire que nous avions commandé à sept experts indépendants. Par ailleurs, nous publions avec l’ensemble des associations membres du Réseau Action Climat, une contribution officielle sur les 10 raisons pour lesquelles le gouvernement fait actuellement fausse route sur la transition.

1. Le nucléaire est un risque de moins en moins contrôlable

Comment parler de politique énergétique sans parler de sécurité, de sûreté et de déchets nucléaires ? C’est la question que nous posons dans notre cahier d’acteur remis à la Commission nationale du débat public (CNDP) dans le cadre du débat public sur la Programmation pluriannuelle de l’énergie. Nous y reprenons notamment des éléments, jusque-là non publiés, sur la fragilité des piscines d’entreposage des combustibles usés et fortement radioactifs qui figuraient dans un rapport d’expert remis aux autorités compétentes par Greenpeace en octobre 2017 mais non public. Notre parc nucléaire est à bout de souffle : vulnérabilité face aux attaques extérieures, réacteurs vieillissants proches de l’âge critique de 40 ans, multiplication des dysfonctionnements et anomalies, problèmes de sûreté, difficultés financières…

Pourtant, la filière nucléaire s’acharne à vouloir prolonger la durée de vie des réacteurs, coûte que coûte, malgré les risques. Ces dépenses pour maintenir le nucléaire agissent comme un verrou sur la transition énergétique : elles contribuent depuis des décennies à freiner l’essor des énergies renouvelables (ENR). L’équation est simple : plus on investit dans le nucléaire, moins on est en mesure d’investir dans les énergies renouvelables.

2. La consommation d’électricité en France va diminuer

Contrairement aux idées reçues, la consommation d’électricité ne va pas augmenter, même si on utilise beaucoup plus de véhicules électriques. La consommation électrique est actuellement stable et devrait même diminuer grâce à des équipements moins gourmands et à la rénovation énergétique des bâtiments. C’est RTE (l’opérateur en charge du réseau de transport de l’électricité, filiale d’EDF) qui l’affirme : la consommation électrique est « stable ou en baisse dans toutes les simulations ». Cela change la donne ! De son côté, EDF (en tant que fournisseur d’électricité) continue de marteler que la consommation d’électricité va augmenter… pour justifier le maintien d’une forte capacité de production nucléaire.

3. Les énergies renouvelables ont un potentiel considérable

En 2015, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) avait évalué que l’ensemble des « gisements » d’énergie renouvelable pour la production d’électricité correspondait à cinq fois la totalité de la capacité nucléaire, thermique et renouvelable actuellement installée dans le pays. Largement de quoi répondre à toute la demande tout en renonçant à la fois aux énergies fossiles et au nucléaire.

Malgré cela, les énergies renouvelables (ENR) représentaient en 2017 moins de 19 % de la consommation électrique, alors que l’objectif fixé est d’atteindre 27 % en 2020. Des scénarios de RTE montrent que si on ferme les réacteurs nucléaires à 40 ans, la part d’ENR dans la production d’électricité atteindrait 70 % d’ici 2035, et 100 % à horizon 2050. Mais le gouvernement a décidé de les écarter…

4. Les énergies renouvelables créent de la valeur et des emplois locaux

Aujourd’hui, des acteurs locaux, des coopératives et même des particuliers peuvent devenir producteurs d’énergies renouvelables et agir pour la transition énergétique. Le développement de programmes énergétiques locaux, notamment citoyens et participatifs, est un formidable moyen de créer de la valeur économique et des emplois et de dynamiser des territoires en France. Un exemple, présenté par Energie partagée : dans un projet éolien de huit MW porté par une entreprise extérieure, seulement 5,35 millions d’euros reviendraient au territoire ; pour un projet similaire porté par des citoyens et acteurs locaux, le montant atteindrait 15,34 millions d’euros, soit 10 millions d’euros de plus pour le territoire. En Allemagne, par exemple, près de la moitié de la capacité installée des énergies renouvelables électriques depuis 2000 appartient à des personnes privées. Au Danemark, des coopératives énergétiques existent depuis les années 1980 et la loi de 2009 impose l’ouverture à 20 % minimum du capital des parcs éoliens aux riverains.

5. Les énergies renouvelables coûtent de moins en moins cher

Contrairement au nucléaire dont les coûts ne cessent d’augmenter, les énergies renouvelables, en particulier le solaire et l’éolien, ont vu leurs coûts baisser drastiquement ces dernières années, les rendant de plus en plus compétitives. Ainsi, les derniers appels d’offres en France ont abouti à un prix moyen pondéré de 65,4 €/MWh pour l’éolien terrestre et de 61,6 €/MWh pour les centrales solaires au sol de grande puissance, soit la moitié du prix de l’électricité qui serait éventuellement produite par le futur EPR d’Hinkley Point, en Angleterre. Et la tendance à la baisse va se poursuivre dans les années à venir.

6. Il est possible de renoncer au charbon et au nucléaire sans nuire au climat

Les pro-nucléaires, repris par le gouvernement, prétendent qu’en fermant des réacteurs nucléaires, on augmenterait les émissions de CO2, responsables des dérèglements climatiques. Paradoxalement, ces dernières années, ce sont nos centrales vieillissantes et intermittentes qui ont conduit à une augmentation des émissions de CO2 du système électrique français : pendant les périodes où trop de réacteurs étaient à l’arrêt de manière imprévue, il a fallu importer de l’électricité provenant en partie de centrales à charbon. Les scénarios de RTE montrent qu’il est possible de fermer les dernières centrales à charbon en France tout en fermant des réacteurs nucléaires sans remettre en cause nos objectifs climatiques. Cela passe notamment par le développement d’alternatives : les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique. À l’inverse d’autres pays, le système électrique français est peu émetteur de CO2. Il ne représente qu’un faible levier de lutte contre les changements climatiques par rapport aux transports et à l’agriculture, sur lesquels des progrès doivent être réalisés.

7. En réduisant les pics de consommation, on peut se passer des énergies nucléaires et fossiles

À chaque grand froid, des pics de consommation électrique sont enregistrés, faisant craindre un « black-out ». La raison : plus d’un ménage français sur trois utilise le chauffage électrique, fortement encouragé par l’État depuis le lancement du programme électro-nucléaire. Chaque degré en moins sur le thermomètre impose de trouver sur le marché l’équivalent de plus de deux réacteurs nucléaires. Une réalité qui fait de la France le pays le plus « thermosensible » d’Europe (c’est-à-dire le plus sensible au froid). Éliminer ces pointes, c’est éliminer une des raisons d’être du nucléaire et des énergies fossiles. Cela n’a pourtant encore jamais été une priorité politique. Il serait temps qu’elle le devienne.

8. La France risque de produire beaucoup trop d’électricité nucléaire

La France produit déjà beaucoup (trop) d’électricité. Elle exporte ce surplus dans les pays voisins. Selon les scénarios envisageant la prolongation de l’ensemble du parc nucléaire, sur une longue durée, la France se retrouverait à produire tellement d’électricité qu’elle exporterait l’équivalent de vingt réacteurs nucléaires ! C’est énorme… Et ça ne correspond pas à l’évolution de la demande européenne, stable et qui va tendre à diminuer, alors que nos voisins développent les énergies renouvelables. Que fera-t-on de ce surplus d’électricité ? Faudra-t-il la vendre à un prix inférieur à son coût réel de production ? C’est un non-sens économique.

9. L’électricité nucléaire n’est plus bon marché

L’électricité d’origine nucléaire coûte de plus en plus cher. Selon la Cour des comptes, le coût courant économique du nucléaire français est ainsi passé de 49,6 €/MWh en 2010 à 59,8 €/MWh en 2013, puis à 62,6 €/MWh au second semestre 2014. Aujourd’hui, le coût réel est sans doute encore plus élevé, notamment du fait de la baisse de la production du parc nucléaire. Le coût complet de production du réacteur EPR de Flamanville (toujours en construction) est estimé à plus de 90 €/MWh, soit deux fois plus que le niveau des meilleures énergies renouvelables aujourd’hui. Le gouvernement ne tient pourtant pas compte de ces chiffrages et se base… sur les dires d’EDF, qui établit le coût du nucléaire existant, prolongé de 10 ou 20 ans, à 33 €/MWh. Ce niveau serait compétitif vis-à-vis de n’importe quel autre nouveau moyen de production… Sauf qu’il ne correspond pas à la réalité et n’intègre pas un grand nombre de dépenses.

10. EDF et la filière nucléaire sont en crise financière

Après la faillite d’Areva (aujourd’hui Orano), rattrapée à grand frais par l’État français, celle d’EDF, principal producteur d’électricité et unique exploitant du parc nucléaire français ? Lourdement endettée, EDF a vu sa situation se dégrader encore en 2017 : excédent brut d’exploitation au niveau le plus faible depuis 2006, chiffre d’affaires de nouveau en baisse, chute de 31 % du résultat net courant et, pour la onzième année consécutive, free cash-flow négatif (autrement dit, EDF termine chaque année à découvert…). Les perspectives d’amélioration restent faibles : capacité de production en berne, augmentation des coûts visibles et cachés, prix de marché bas, débouchés internationaux limités. Or, l’entreprise s’est engagée sur un plan d’investissement très lourd pour maintenir et prolonger le parc nucléaire français, construire l’EPR d’Hinkley Point et terminer celui de Flamanville… Il n’est aujourd’hui pas clair si la maison EDF est en capacité d’assumer la totalité de ces investissements. L’État est au courant, puisqu’il a validé plusieurs opérations de sauvetage. Pourtant, il continue de repousser les échéances et de prolonger un maximum de réacteurs nucléaires.

Greenpeace, le 18 juin 2018

https://www.greenpeace.fr/dix-eclairages-energie-electricite-france/

Juin 18

LES ARSENAUX NUCLÉAIRES SE RÉDUISENT MAIS SE MODERNISENT

STOCKHOLM | Les pays dotés d’armes nucléaires réduisent leur arsenal tout en le modernisant, en dépit de la volonté affichée par la communauté internationale d’un désarmement, selon un rapport publié lundi par l’institut Sipri, qui juge la « stratégie de la dissuasion (…) préoccupante ».

Neuf pays (États-Unis, Russie, Royaume-Uni, France, Chine, Inde, Pakistan, Israël et Corée du Nord) possédaient 14 465 têtes nucléaires début 2018, dont 3750 étaient déployées, selon les chiffres annuels de l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri). Début 2017, leur nombre était de 14 935.

« La diminution du nombre total d’armes nucléaires dans le monde est due principalement à la Russie et aux États-Unis (…) qui continuent de réduire leurs forces nucléaires stratégiques conformément à la mise en œuvre du traité sur les mesures de réduction et de limitation supplémentaires des armes stratégiques offensives (New START) », a écrit Sipri dans son rapport.

Ce traité de réduction des armes stratégiques START, signé en 2010 entre la Russie et les États-Unis, est entré en vigueur en 2011.

Il prévoit une réduction de 30 % du nombre de têtes nucléaires détenues par les deux superpuissances atomiques – elles concentrent à elles seules près de 92 % des armes de ce type – et des vérifications mutuelles plus transparentes.

Les autres États dotés d’armes nucléaires, le Royaume-Uni (215 têtes), la France (300), la Chine (280), l’Inde (130-140), le Pakistan (140-150), Israël (80) et la Corée du Nord (10-20, données incertaines pour ce pays) « développent ou déploient [tous] de nouveaux systèmes d’armes nucléaires ou ont annoncé leur intention de le faire », alerte le Sipri.

« Le monde a besoin d’un engagement clair des États dotés d’armes nucléaires pour un processus efficace et juridiquement contraignant vers le désarmement nucléaire », a affirmé Jan Eliasson, président du Conseil d’administration du Sipri.

Le Sipri alerte également sur les avancées constatées en Corée du Nord « rapides et inattendues », notamment dans « l’essai de deux nouveaux types de systèmes de lancement de missiles balistiques à longue portée ».

Le 12 juin, le président américain Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un ont eu un tête-à-tête historique à Singapour qui a abouti à la signature d’une déclaration commune sans percée majeure sur la question cruciale de l’arsenal nucléaire de la Corée du Nord.

Deux jours après ce sommet, le secrétaire d’État américain Mike Pompeo a cependant réaffirmé l’importance des sanctions jusqu’à la dénucléarisation complète de la Corée du Nord.

AFP , lundi, 18 juin 2018 10:27

http://www.journaldemontreal.com/2018/06/18/les-arsenaux-nucleaires-se-reduisent-mais-se-modernisent

Juin 18

ACCORD NUCLÉAIRE: LE PRÉSIDENT IRANIEN À VIENNE EN JUILLET

Vienne – Le président iranien Hassan Rohani effectuera une visite officielle à Vienne le 4 juillet alors que Téhéran est en quête de garanties de la part des puissances européennes, de la Chine et de la Russie pour maintenir en vigueur l’accord sur son programme nucléaire.

Le président iranien rencontrera son homologue autrichien Alexander Van der Bellen et le chef du gouvernement Sebastian Kurz, a indiqué lundi la présidence autrichienne.

Auparavant, M. Rohani se rendra en Suisse pour une visite officielle de deux jours, les 2 et 3 juillet, a annoncé un communiqué du gouvernement helvétique.

Vienne a été le théâtre de plusieurs années de marathon diplomatique qui ont abouti en juillet 2015 à la signature de l’accord historique limitant le programme nucléaire iranien. La ville abrite également le siège de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), organisme des Nations unies chargé de surveiller le respect par Téhéran des termes de l’accord.

Les États-Unis se sont attirés les critiques de leurs partenaires internationaux après s’être retirés le 8 mai, de manière unilatérale, de ce texte signé avec l’Allemagne, la France, le Royaume-Uni, la Russie et la Chine.

Le retrait américain décidé par Donald Trump ouvre la voie à de nouvelles sanctions américaines contre Téhéran et contre les entreprises de pays tiers qui commercent avec l’Iran ou y investissent.

L’Iran cherche à obtenir des autres signataires de l’accord des assurances qu’ils résisteront à la pression des sanctions américaines et compenseront les effets économiques de la défection américaine.

Téhéran a d’ores et déjà annoncé se livrer à des travaux préparatoires destinés à relancer son programme nucléaire si les garanties de ses partenaires sont jugées insuffisantes.

Lors de son voyage en Suisse, le président Rohani aura des entretiens avec le président de la Confédération helvétique Alain Berset consacrés notamment aux derniers développements de l’accord sur le programme nucléaire iranien, a précisé un communiqué du gouvernement suisse.

« Malgré le retrait des États-Unis, il convient de préserver les acquis de l’accord et de veiller à la non-prolifération des armes nucléaires dans la région« , ajoute le texte.

La Suisse représente les intérêts des États-Unis en Iran depuis 1980, ainsi que les intérêts de l’Iran en Arabie saoudite et ceux de l’Arabie saoudite en Iran depuis 2017.

(©AFP / 18 juin 2018 11h22)

https://www.romandie.com/news/Accord-nucleaire-le-president-iranien-a-Vienne-en-juillet/928568.rom

Juin 18

IMPACT DE 250 MILLIONS D’EUROS EN 2018 DE RETARD DE RÉVISIONS NUCLÉAIRES BELGES

PARIS (Agefi-Dow Jones) Le fournisseur de gaz et d’électricité Engie a annoncé lundi un manque à gagner d’environ 250 millions d’euros au niveau de son Ebitda et de son résultat net récurrent part du groupe en 2018 en raison de retards dans l’agenda des révisions de trois unités nucléaires en Belgique.

« Electrabel, filiale d’ENGIE, a annoncé vendredi avoir décidé de revoir l’agenda des révisions programmées des unités nucléaires de Tihange 2 et Doel 4, et d’adapter la date de fin pour la révision en cours de Tihange 3« , a précisé le groupe dans un communiqué.

« Ces révisions représentent l’équivalent de plus de 7 mois cumulés de non fonctionnement supplémentaires pour une tranche de 2ème génération en 2018, sans impact sur 2019« , a ajouté le groupe.

Engie a déclaré avoir « immédiatement décidé de mettre en place un plan d’actions spécifique pour réduire les effets de ce nouvel agenda de révision sur la performance financière en 2018 » et s’est dit « confiant dans sa capacité à compenser significativement l’impact de ces indisponibilités nucléaires« .

Le groupe prévoit de pouvoir préciser et commenter plus en détails l’impact financier de l’ensemble de ces mesures « au plus tard » à l’occasion de la publication de ses résultats à fin juin prévue le 27 juillet.

En début de matinée, l’action Engie cède 2,3% à 13,6 euros.

Article d’Alice Doré, Agefi-Dow Jones; +33 1 41 27 47 90; adore@agefi.fr ; ed : ECH

Agefi-Dow Jones The financial newswire, Dow Jones Newswires, le 18 Juin, 2018

https://investir.lesechos.fr/actions/actualites/engie-impact-de-250-mlns-d-euros-en-2018-de-retard-de-revisions-nucleaires-belges-1772826.php

Juin 18

DÉNUCLÉARISATION TOTALE: WASHINGTON TRANSMET 47 DEMANDES À PYONGYANG

Les États-Unis ont envoyé à la Corée du Nord une liste de 47 demandes qui visent la dénucléarisation totale de la péninsule de Corée, a révélé le chef de la diplomatie japonaise. Pyongyang est ainsi exhorté à détruire tant ses armes nucléaires que ses missiles.

Washington a adressé à Pyongyang une liste de 47 demandes concernant la dénucléarisation totale, a fait savoir dimanche le ministre japonais des Affaires étrangères Taro Kono dans une interview pour la chaîne de télévision nationale NHK.

«Le dirigeant suprême nord-coréen a consenti à la dénucléarisation totale […] À cet égard, une liste de 47 demandes a été soumise à la Corée du Nord. Si l’exigence de la dénucléarisation complète n’est pas satisfaite, les sanctions contre la Corée du Nord ne seront pas levées. Je pense qu’ils [les Nord-coréens, ndlr] le comprennent», a précisé le chef de la diplomatie japonaise.

Il a indiqué que ces demandes portaient, entre autres, sur l’élimination des missiles, dont ceux qui représentent une menace pour le Japon.

Auparavant, le Secrétaire de l’État américain Mike Pompeo avait déclaré lors de son déplacement à Pyongyang que la notion de la dénucléarisation totale prévoyait l’élimination transparente et irréversible des stocks d’armes nucléaires et d’autres armes de destruction massive, ainsi que des missiles et des infrastructures impliqués.

Le premier sommet américano-nord-coréen s’est déroulé le 12 juin à Singapour. MM.Trump et Kim ont signé un document dans lequel Washington s’engage à donner des garanties de sécurité à la Corée du Nord tandis que Pyongyang réaffirme son attachement à une «dénucléarisation complète de la péninsule coréenne». Dans le même temps, l’accord n’insiste pas sur un renoncement complet, irréversible et garanti aux armes nucléaires ou sur la destruction des missiles balistiques intercontinentaux.

https://fr.sputniknews.com/international/201806171036835669-denuclearisation-washington-demande-pyongyang/

Juin 17

FILM : LE SACRIFICE, D’ANDREÏ TARKOVSKI : LE CRÉPUSCULE DES MOTS

Voici une occasion à ne pas manquer : revoir, en version restaurée 4K, l’ultime chef d’œuvre du génial cinéaste russe Andreï Tarkovski, Le Sacrifice, qui sort le 20 juin sur nos écrans.

Le générique du Sacrifice comprend déjà plusieurs des thèmes qui seront développés dans le film. Le spectateur peut y entendre Erbarme Dich, un extrait de La Passion selon Saint Matthieu, de Jean-Sébastien Bach, une véritable prière particulièrement émouvante où l’on demande au Seigneur d’avoir pitié de nous. Et le générique défile sur un tableau de Léonard de Vinci, L’Adoration des Mages. Un tableau centré sur un enfant, le Sauveur de l’humanité, et dans lequel un arbre monte vers le ciel.

Cet arbre fera la transition avec le plan d’ouverture, premier d’une longue série de plans-séquences de toute beauté, incroyablement maîtrisés et d’une audace technique impressionnante. Ce nombre assez réduit de plans confère au film son rythme lent et contemplatif, voire méditatif, dans un style où il est facile de reconnaître le réalisateur du Miroir.

Ainsi donc, lors de ce plan d’ouverture qui dépasse les neuf minutes, nous faisons la connaissance d’un homme, d’un enfant et d’un arbre. L’homme s’appelle Alexander, et c’est un homme de mots, de paroles. Les mots qu’il écrit : il nous est présenté comme « journaliste célèbre, auteur dramatique, critique littéraire » puis essayiste. Mais surtout les mots qu’il prononce. Victor, son médecin, déplorera qu’Alexander s’enferme encore dans ses monologues.

« Notre culture, ou plutôt notre civilisation, est gravement malade »

En effet, le protagoniste du Sacrifice parle beaucoup. Sous prétexte de s’adresser à son fils (et sans se rendre compte que le garçon n’est pas là pour l’écouter, ni que ses propos peuvent difficilement être compris par un enfant de son âge), il discourt sur sa conception pessimiste de l’humanité. « La mort n’existe pas. Il y a la peur de la mort, et c’est une chose affreuse. Elle oblige les gens à agir sans nécessité. Comme tout changerait si nous cessions d’avoir peur de la mort ».

Vient alors toute une présentation de la philosophie d’Alexander, personnage qui s’est retiré sur une île pour fuir une civilisation de plus en plus dépourvue de spiritualité. De là, il exerce sur le monde occidental un regard critique, dénonçant une société qui s’enfonce de plus en plus dans le matérialisme et où la spiritualité, seule capable d’élever l’homme, voire de sauver l’humanité, a quasiment disparu.

Or, c’est par la spiritualité que l’humanité sera sauvée, selon Alexander. En faisant preuve de foi, comme celle qui est nécessaire pour arroser, chaque jour, un arbre mort en pensant lui redonner vie. Cette foi que l’on retrouve si souvent dans l’œuvre de Tarkovski.

Or, cette foi se manifeste avant tout par des actes. Et Alexander est un homme de paroles. Des paroles qu’il juge lui-même futiles tant qu’elles ne se transforment pas en actions. Et il se reproche d’être un intellectuel jugeant le monde, et non pas un homme d’actions. « Words, words, words », dit-il en citant le Hamlet de Shakespeare.

C’est d’ailleurs là, peut-être, le grand sacrifice que doit accomplir Alexander : le sacrifice des mots. Les dernières paroles qu’il prononce dans le film sont : « se taire ». Alexander le discoureur comprend que la force des mots réside aussi dans leur rareté, que le Verbe est unique et doit aussi être préservé.

L’apocalypse

Le Sacrifice est un film apocalyptique, baigné dans cette peur de la guerre nucléaire si caractéristique de l’époque de la Guerre Froide. Les avions menaçants que l’on entend survoler l’île et qui font trembler les murs, les informations alarmistes qui arrivent de la lointaine civilisation juste avant que l’électricité ne soit coupée, la panique qui s’empare d’Adelaïde, la femme d’Alexander, (et à laquelle le matérialiste docteur Victor n’a qu’une seule solution à proposer, une piqûre de calmant qui ne fait pas disparaître le problème mais permet juste de vivre avec : nous sommes bel et bien dans une ambiance de fin du monde, de fin d’un monde pourrait-on dire. Une ambiance encore renforcée par le jeu extraordinaire sur les images. Dans le documentaire qu’il a consacré au tournage du film, Chris Marker affirme que Tarkovski est allé jusqu’à dégrader volontairement de la pellicule pour que cela donne un grain d’image si particulier, celui d’un monde qui est en équilibre précaire au bord du gouffre.

Mais si Le Sacrifice nous raconte une apocalypse, c’est avant tout dans le sens premier du mot, celui d’une révélation. La réaction d’Alexander à l’annonce de cette possible guerre nucléaire est surprenante : « c’est le moment que j’ai attendu toute ma vie ». Et si cette fin du monde lui donnait un moyen pour sauver l’humanité ?

Ce procédé de rédemption sera apporté par un personnage important, typiquement tarkovskien : l’innocent du village, Otto le facteur. Lui dont la philosophie simpliste, basé sur l’idée de profiter pleinement du monde présent sans se préoccuper aucunement ni du passé ni de l’avenir, lui surtout qui est fasciné par les événements paranormaux, propose à Alexander une solution étrange.

Une fois de plus, comme dans Nostalghia, il s’agit de sauver le monde en accomplissant un acte apparemment dérisoire. En Italie, il s’agissait de traverser une piscine vide avec une bougie allumée (et cela donnera un des plus beaux plans-séquences de la filmographie de Tarkovski). En Suède, il faudrait coucher avec Maria, la servante, réputée être un peu sorcière.

Bien entendu, l’acte de rédemption de l’humanité ne viendrait pas d’une infidélité commise envers l’épouse légitime. Pour en comprendre la portée et la signification, il suffit de comparer les deux couples. Adelaïde, l’épouse, ancienne maîtresse du médecin Victor, n’aime pas Alexander, et tout semble les opposer. À l’inverse, Alexander et Maria forment un couple rempli de tendresse, de respect et surtout d’amour. Et c’est cet amour qui seul peut sauver l’humanité.

Car le sacrifice nécessite l’amour. Il faut aimer l’autre pour donner sa vie pour lui. Comme Alexander pour son fils.

Un film-somme

Ultime des sept longs métrages réalisés par Andreï Tarkovski, Le Sacrifice n’est pas un film-testament mais plutôt un film-somme. On y retrouve tout ce qui fait le cinéma de Tarkovski : des plans sublimes, une réflexion d’une intelligence vertigineuse, la quête d’un mysticisme qui élèverait l’humanité (sans parler forcément d’une religion en particulier, mais plutôt d’un développement spirituel), etc. Beaucoup de scènes font écho à ce que l’on retrouve dans les films précédents, jusqu’à cet enfant qui rappelle inévitablement Ivan, le garçon du premier long métrage du réalisateur.

Le décor naturel est particulièrement bien exploité. Le Sacrifice est tourné sur l’île de Gotland, dans le nord de la Suède, où la végétation est caractéristique du Nord, rase et comme atrophiée. Seuls de très rares arbres peuvent y survivre. Or, les arbres sont les symboles évidents de cette spiritualité qui élève l’homme vers le ciel, sans cette spiritualité, c’est l’humain qui est atrophié. Du coup, l’arbre planté par Alexander au début du film n’en paraît que plus visible, plus flagrant au milieu de cette herbe battue par les vents. Cependant, il s’agit d’un arbre mort…

Film très personnel, Le Sacrifice reste parfois hermétique, mais comme pour chaque long métrage de Tarkovski, il est totalement possible d’apprécier le film sans chercher à le comprendre. Ici comme dans ses autres films, le réalisateur russe s’adresse avant tout à nos émotions plus qu’à notre intellect. Plonger dans le film, c’est faire l’expérience d’une poésie rare, qui nous touche au plus profond.

Le Sacrifice est l’ultime chef d’œuvre de Tarkovski, et son image finale est d’une telle beauté qu’elle clôt avec une puissante émotion l’une des filmographies les plus exceptionnelles de l’histoire cinématographique.

Synopsis : Alexander vit coupé du monde sur une île au large de la Suède, avec une femme qui ne l’aime pas et un enfant muet. Un jour, le quotidien est troublé par des rumeurs inquiétantes de guerre nucléaire.

Pour voir la bande annonce (1mn55s) : https://www.cineseries-mag.fr/films-classique/le-sacrifice-film-andrei-tarkovski-critique-cinema-128258/

Juin 17

L’ÉCUME SOULEVÉE PAR LA PERFORMANCE

L’écume soulevée par la performance (*) de la rencontre du 12 juin 2018 entre Kim Jung-Un et Donald Trump est retombée. Elle est déjà effacée par les clameurs des amateurs du sport-spectacle mobilisés autour du Mondial 2018.

La déclaration signée n’est ni un traité ni une feuille de route en vue de la réalisation des objectifs proclamés. Les termes du texte paraphé reprennent ceux entérinés par les Présidents des deux Corées lors de leur rencontre le 27 avril 2018, à savoir la complète dénucléarisation de la péninsule coréenne. Loin d’être le projet d’une Dénucléarisation Totale, Vérifiable et Irréversible de la seule Corée du Nord (DTVI), le document commun fait une référence implicite à la présence d’armements nucléaires étasuniens que les exercices annuels conjoints entre le Japon, la Corée du Sud et les Usa mettent en jeu. Des avions portant des charges nucléaires sont alors déployés et font des sorties simulant des bombardements.  

Les arguments d’un dialogue

Le programme d’acquisition de l’arme nucléaire par Pyongyang s’est accéléré après que l’administration Bush soit revenue sur l’ouverture faite par celle de Clinton. Les deux parties se sont engagées pour qu’une une aide financière et technique soit prodiguée à la Corée du Nord en échange du gel de sa production de plutonium. En 2002, la Corée du Nord a été déclarée comme l’un des pays de l’Axe du Mal contre lesquels les Usa se proposent d’appliquer une agression permanente soit leur guerre préventive sans fin. Face au B52 stationnés sur l’île de Guam, aux 600 000 soldats sud-coréens bien entraînés et dotés et aux 28 000 éléments des troupes étasuniennes positionnées en Corée du Sud, le choix stratégique de se prémunir d’une destruction telle que celle de l’Irak est rationnel. La disparition de 20 à 30% de la population de la Corée du Nord (3 millions de morts) pendant la guerre de 1950-1953, assimilée à un génocide, a clairement été revendiquée par le Général étasunien qui dirigeait la Commandement aérien stratégique. 600 000 tonnes de bombes ont détruit le pays et n’ont laissé que décombres à la place de la moindre de ses villes. Aucun Nord-Coréen ne peut l’oublier.

Le tir nord-coréen réussi du missile balistique intercontinental, fin novembre 2017, effectué à la verticale, a atteint une hauteur inédite de 4500 km. Il laisse présager que sa portée en tir à angle normal serait de 13500 km, bien plus que la distance pour arriver à Washington. Il réalise une forme de réponse consistante aux imprécations de Trump. À la tribune des Nations-Unies en septembre 2017, le Président à la Mèche menaçait la Corée du Nord d’une destruction totale par le feu et la fureur. Il a annoncé dans la foulée un nouveau train de sanctions contre ce pays, estimant (sans preuves mais c’est parole de Président étasunien) qu’il soutient le terrorisme international. 

L’Homme Orange à la Mèche est alors resté plutôt coi.

Sa ligne de communication (le babillage par tweeter) est restée muette, la capacité dissuasive des centaines de bases étasuniennes venait de s’évanouir devant une démonstration d’autant plus sobre et élégante qu’elle se passe d’explicitation inutile.

Le travail d’inter-connectivité en Asie allait reprendre.

En amont.

Désir de souveraineté et développement économique

La Corée du Sud, vitrine du capitalisme étasunien en Asie est parvenue à devenir une puissance bien placée parmi les économies émergentes, elle concurrence par ses prouesses technologiques les firmes étasuniennes. Elle développe l’ambition de pénétrer le marché de son voisin du Nord, un peu à la manière d’une Allemagne de l’Ouest, propulsée par le plan Marshall, qui a fini par récupérer dans son giron celle de l’Est.

Les deux entités, Allemagne fédérale et Corée du Sud, nées à la faveur d’un affrontement Ouest-Monde communiste ont réussi au terme d’un développement garanti par l’aide étasunienne, prêts bancaires versus présence militaire sur leur sol de leur bailleur, à s’affranchir relativement de leur parrain et mener leur propre politique internationale.

L’actuel président sud-coréen a été porté au pouvoir par des élections anticipées très largement gagnées, organisées dans le sillage de la destitution de son prédécesseur pour corruption et trafic d’influences de sa conseillère. 

Moon Mai In a gagné sur des promesses de réforme des conglomérats sud-coréens liés au scandale présidentiel et de réformes sociales de lutte contre les inégalités et de chômage de masse des jeunes. Il a aussi triomphé de la ligne conservatrice menée pendant dix ans par son pays contre la Corée du Nord qui n’a « en aucun cas arrêté le programme nucléaire » de leur voisin. Cet ancien avocat des Droits de l’homme, fils d’un ouvrier réfugié de la Corée du Nord, avait dès sa campagne annoncé sa volonté de rouvrir la zone inter-coréenne fermée en 2016.

Depuis 2014, la Corée du Sud s’est vu imposer l’augmentation de sa participation au coût de la présence militaire étasunienne sur son territoire dans la perspective étasunienne de réorienter ses forces en Asie du Sud Est. Une lassitude vis-à-vis des crimes impunis des soldats américains (viols et comportement arrogant) s’installe. Elle s’additionne d’un sentiment de souveraineté frustrée, l’extrémité de la péninsule est protégée de son ennemi communiste mais pour cela occupée militairement. Le déploiement en septembre du bouclier antimissile américain THAAD, retardé autant que possible par Moon qui a argué de raisons environnementales pour le suspendre, a suscité une vague de protestation vigoureuse parmi la population sud-coréenne. Pékin s’est senti menacé par une telle installation et avait pris des mesures de rétorsion économique vis-à-vis d’entreprises sud-coréennes comme Hyundai.

La perpétuation du traité de défense mutuelle entre la Corée du Sud et les USA signé en 1953 qui transforme toute la Corée du Sud en base militaire étasunienne est de plus en plus contestée. Des voix s’élèvent contre la perte de souveraineté du pays.  

Le parallèle avec l’Allemagne peut encore être souligné. À l’heure où les USA exigent des contributions de plus en plus fortes à l’OTAN pour réaliser leur politique chaotique et interventionniste, l’Allemagne se propose de développer son propre budget militaire en dehors de l’alliance atlantique.

Après l’essai nord-coréen de la bombe H, Moon est allé exposer ses griefs à Poutine à Vladivostok en septembre 2017 en marge du forum économique de l’Est. Ils jugeaient tous deux urgent d’apaiser les tensions. Poutine n’a cependant pas accédé à la demande de Moon de majorer les sanctions à l’égard de Pyongyang. Selon le président russe, il ne faut pas acculer celui que l’on souhaite amener à la table des négociations.

Routes, ceintures et voies ferrées

Ce qui restera après la dissipation du bruit et de l’écume.

Même au plus fort de la crise suscitée par les essais nucléaires de Pyongyang, la Russie n’a cessé de militer pour une intégration économique de la Corée du Nord comme meilleur moyen de pacifier la région. Les projets de connexion ferroviaire de la Corée du Sud avec le Transsibérien passe par la Corée du Nord, comme le pipe-line gazier traversera la moitié nord-coréenne. 

Le sort de la paix dans la région a été scellé à Vladivostok entre la Russie, la Corée du Sud et le Japon qui ont convenu de faire cesser un discours hystérique belliciste pour tisser des liens économiques et construire des ponts. Moon propose pas moins de neuf ponts. On s’est même pris à évoquer lors de ce forum un pont qui relierait le Japon, archipel d’îles nombreuse, au continent eurasiatique !

Sans tarder, la porte-parole du Ministère des Affaires Étrangères de Russie a exprimé la nécessité d’une levée rapide des sanctions unilatérales exercées contre la Corée du Nord dans les suites de la rencontre et de la déclaration commune des présidents Kim et Trump.

Le substrat de ce format 5 (+1), Les deux Corées, Chine, Russie et Japon est bien sûr géographique, les cartes indiquent que la péninsule coréenne est un appendice situé comme une visière sur le front d’une masse chinoise face au Japon et au Sud du vaste Orient de l’immense Russie. Le (+1), ce sont les USA qui ont castré militairement le Japon et la Corée du sud et ont ainsi endigué la Chine communiste.

Le (+1), c’est un pays qui consacre officiellement une bonne part de son budget fédéral au Pentagone, plus du tiers, proportion en augmentation constante, en 2014 la part des dépenses militaires s’élevaient à près de 17%.

Il est vrai que l’on ne peut valablement consacrer tant d’efforts dans l’élaboration d’une énorme machinerie destinée à détruire sans être tenté de l’employer, ne serait-ce que pour justifier de tels investissements. Au reste du monde est dévolu le modeste rôle de construire avec certes de bien moindres moyens. De construire et consolider la paix.

Badia Benjelloun

Note

(*) L’art contemporain désigne sous ce terme une œuvre d’art définie par un événement, située dans le temps et l’espace et ainsi éphémère.

http://www.dedefensa.org/article/lecume-soulevee-par-la-performance

Juin 17

SUR LA CORÉE DU NORD, PÉKIN NE SE LAISSERA PAS METTRE DE CÔTÉ

La Chine n’était pas assise à la table de Donald Trump et de Kim Jong Un lors de leur sommet historique mais cela ne l’a pas empêchée de marquer une victoire stratégique et de signifier clairement que rien ni personne ne pourra la mettre à l’écart, soulignent les analystes.

Il y a tout juste quelques mois, on aurait pu imaginer que la Chine se ferait court-circuiter par Washington qui établissait des liens directs avec Pyongyang.

Mais Pékin tenait à son influence sur la péninsule où il revendique depuis longtemps des intérêts économiques et de sécurité. La Chine n’a pas perdu de temps pour rappeler à la fois à Washington et Pyongyang qu’elle était indispensable.

À l’issue du sommet, quand le président américain a annoncé à la surprise générale la fin des exercices militaires conjoints avec Séoul, ce que réclame la Chine depuis longtemps, il était clair que Pékin avait imprimé sa marque sur l’événement.

« Les résultats du sommet de Singapour sont de manière générale conformes aux attentes chinoises« , souligne Wu Xinbo, expert en relations internationales à l’Université Fudan de Shanghai.

« La dénucléarisation complète de la péninsule et l’instauration d’un mécanisme de paix pour la péninsule sont conformes aux revendications constantes de Pékin« .

D’après un diplomate occidental, parlant sous couvert de l’anonymat, la Chine est le « vainqueur stratégique » du sommet. Jusque-là, « ils n’auraient jamais imaginé que Trump arrêterait les exercices conjoints et mentionne un possible retrait de ses troupes de Corée du Sud à l’avenir« .

L’influence de la Chine était pourtant loin d’être acquise.

– « Volte-face » –

Pendant des années, Pékin a soutenu à bout de bras l’économie nord-coréenne soumise à de fortes pressions internationales, inquiet d’un possible effondrement du régime nord-coréen considéré comme un tampon stratégique contre la présence militaire américaine en Corée du Sud.

Mais, ne pouvant ignorer les tirs de missiles balistiques et les essais nucléaires de 2017, Pékin a choisi de soutenir les sanctions de l’ONU, mettant le holà aux exportations nord-coréennes de charbon, textile et autres marchandises.

Fort de ces concessions, Washington semblait vouloir aller de l’avant sans Pékin.

Quand M. Trump a annoncé en mars son projet de sommet avec M. Kim, la Chine a tout fait pour se remettre en selle.

Considéré comme persona non grata, le dirigeant nord-coréen a tout d’un coup effectué sa première visite à Pékin, suivie bientôt par un second voyage dans la ville portuaire de Dalian, rencontrant à deux reprises le président Xi Jinping.

Jusqu’alors, le Nord « ne faisait vraiment pas une priorité de la fin des exercices conjoints entre les États-Unis et la Corée du Sud« , relève Bonnie Glaser, analyste au Center for Strategic and International Studies de Washington.

« Et puis Xi Jinping a rencontré M. Kim à Dalian et on a assisté à une volte-face des Nord-Coréens« .

En fait, « tout cela ressemble non seulement à une victoire pour M. Kim, mais également une victoire pour Xi Jinping« , ajoute-t-elle. « Les Chinois pensent depuis longtemps que s’ils pouvaient déloger les troupes américaines de la région, cela serait la clé de la diminution de l’influence américaine et de l’accélération de la création d’une région plus centrée sur la Chine« .

– « Puissance énorme » –

Après Singapour, Pékin a fait clairement savoir qu’il voulait un rôle prépondérant dans les négociations, présentant avec insistance ses offres de service diplomatiques.

Il est vraisemblable que Washington n’ait guère d’autre choix que d’acquiescer.

« S’il doit y avoir un règlement fructueux entre les États-Unis et la Corée du Nord, la Chine doit être impliquée« , souligne Charlie Parton, ancien diplomate qui travaille au cabinet d’études britannique Royal United Services Institute (RUSI).

« On ne peut pas ignorer une puissance énorme qui partage une frontière terrestre avec la Corée du Nord et qui est déterminée à mettre son nez dans ses affaires« .

Wu est d’accord. « Sans le soutien de la Chine, la Corée du Nord ne peut promouvoir la dénucléarisation en toute sécurité et ne peut opérer une transition en douceur vers une priorité qui serait donnée au développement économique« .

À présent que Pékin est de retour dans le jeu diplomatique, poursuit-il, il pourrait vouloir peser dans d’autres secteurs de sa relation avec les États-Unis.

« Nous espérons traiter séparément les questions politiques et économiques mais si la Chine et les États-Unis engagent vraiment une guerre commerciale, cela aura un impact sur la relation sino-américaine toute entière, y compris les futures relations sino-américaines sur la question nord-coréenne« , prévient M. Parton.

« Inévitablement, cela compliquerait la coordination entre les deux pays sur la question nord-coréenne« .

afp

https://www.la-croix.com/Monde/Coree-Nord-Pekin-laissera-pas-mettre-cote-2018-06-17-1300947839

Juin 16

BURE: UNE MANIFESTATION D’ANTINUCLÉAIRES À BAR-LE-DUC PERTURBÉE PAR DES CASSEURS

Bar-le-Duc – Plus d’un millier d’opposants au projet d’enfouissement des déchets nucléaires à Bure (Meuse) manifestaient samedi après-midi à Bar-le-Duc, un cortège se voulant « festif » mais perturbé par une centaine de casseurs cagoulés ayant attaqué quelques vitrines et de brefs heurts avec les forces de l’ordre.

Encadré par plusieurs tracteurs, le cortège de 1.000 personnes selon la préfecture, plus de 3.000 selon les organisateurs, s’était élancé en musique peu avant 14H30 pour rejoindre la place Reggio, située en face de la préfecture, où il est arrivé peu avant 17H00, a constaté une journaliste de l’AFP.

« Cette manifestation, c’est la preuve de notre détermination, de notre union aussi« , avait affirmé à la presse avant le départ du cortège Jean-Marc Fleury, président de l’association des élus opposés à l’enfouissement des déchets radioactifs, co-organisatrice avec des collectifs locaux de cette journée « contre la poubelle nucléaire« .

Peu de temps après le démarrage de la manifestation, environ 150 personnes — selon la préfecture — vêtues de noir et cagoulées sont apparues dans le milieu du cortège et ont cassé les vitrines d’une société de BTP et d’une société d’expertise et tagué des murs, a constaté la journaliste de l’AFP.

Les casseurs s’en sont ensuite pris à deux agences bancaires où ont eu lieu de brefs heurts avec des CRS et des gendarmes mobiles, contre lesquelles ont été lancés des pierres et des fumigènes.

« Trois personnes ont été interpellées pour des violences contre les forces de l’ordre, des dégradations et des jets de pierre« , a indiqué à l’AFP Muriel Nguyen, préfète de la Meuse, ajoutant qu’il y avait eu six blessés côté forces de l’ordre et un blessé léger côté manifestants.

Les commerces de Bar-le-Duc avaient été fermés par précaution.

« Il y a une façon de lutter qui est la leur. Ils sont cagoulés, ils cassent des vitrines ciblées, on ne peut pas maîtriser tout ça. Je ne suis pas dans l’approbation, je suis dans la compréhension« , a réagi auprès de l’AFP Jean-Marc Fleury.

La manifestation a ensuite continué son trajet sans autre violence.

Cette manifestation, quatre mois après l’évacuation du bois Lejuc à côté de Bure, se voulait avant tout « festive« .

Les manifestants ont accroché des branches d’arbre aux sacs à dos, ceintures, poussettes, tracteurs etc. pour « symboliser le bois Lejuc« , site retenu par l’Agence nationale pour la gestion des déchets nucléaires (Andra) pour y mener des forages exploratoires. Occupé depuis l’été 2016, le bois a été évacué par 500 gendarmes le 22 février à l’aube.

« On va débaptiser Bar-le-Duc en +Bar Lejuc+« , a dit Jean-Pierre Simon, agriculteur et opposant historique au projet Cigéo.

Le projet, mené par l’Andra, vise à enfouir à 500 m sous terre les déchets les plus radioactifs du parc nucléaire français.

Des bus sont venus de toute la France, de Belgique et d’Allemagne, selon Charlotte Mijeon, du Réseau sortir du nucléaire.

Dès samedi matin, des centaines de personnes de tous âges, beaucoup venues avec leurs enfants, avaient convergé vers le Hall des Brasseries, près du centre-ville, où ont eu lieu des tables-rondes.

Dans le hall, associations et collectifs ont installé des stands pour informer les visiteurs et les inviter à signer des pétitions. « Refusons que le Grand Est devienne la poubelle nucléaire de l’Europe« , est-il écrit sur une grande banderole.

La rencontre des antinucléaires doit désormais se poursuivre place Reggio où trônent de grandes marionnettes de hiboux – la mascotte du bois Lejuc- et où vont se tenir des discours.

https://www.lexpress.fr/actualites/1/societe/bure-une-manifestation-d-antinucleaires-a-bar-le-duc-perturbee-par-des-casseurs_2017840.html

Juin 16

JAPON: M. ABE CONFIRME LA PRÉPARATION D’UN SOMMET AVEC M. KIM

Le Premier ministre japonais Shinzo Abe a appelé samedi le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un à surmonter ensemble leur méfiance mutuelle et confirmé que des efforts étaient en cours en vue d’un sommet.

Dans un entretien télévisé, M. Abe a expliqué que son gouvernement avait contacté la partie nord-coréenne «par différents canaux» afin de mettre sur pied une rencontre avec M. Kim.

Lors d’un sommet historique mardi à Singapour avec le président américain Donald Trump, M. Kim s’était montré, selon des médias japonais, prêt à rencontrer M. Abe. «Pendant le sommet, M. Kim a dit à M. Trump +Je peux rencontrer le Premier ministre Shinzo Abe+», a notamment rapporté le quotidien Sankei.

Le Japon, resté à l’écart de l’intense ballet diplomatique des derniers mois, veut aborder avec Pyongyang la question des ressortissants japonais enlevés par des agents nord-coréens dans les années 1970 et 1980 pour former des espions, sujet qu’il présente comme une priorité.

«Je veux effectuer un pas en avant et résoudre la question (des enlèvements) une fois que nous aurons chacun surmonté notre méfiance mutuelle», a déclaré M. Abe, soulignant éprouver un fort sentiment de sa responsabilité pour résoudre cette question. M. Abe avait déjà fait état publiquement de sa disposition à rencontrer M. Kim à ce propos.

Selon le quotidien Yomiuri Shimbun, le ministre japonais des Affaires étrangères envisage des pourparlers avec son homologue nord-coréen en marge d’une rencontre de l’Asean (Association des nations du sud-est asiatique) à Singapour fin juillet.

Durant son entretien télévisé, M. Abe s’est dit également prêt à participer au financement de la dénucléarisation de la Corée du Nord.

«Il est naturel de supporter les coûts pour le Japon et d’autres pays susceptibles de bénéficier de l’allègement des peurs concernant les armes nucléaires», a-t-il dit.

Abe a néanmoins souligné que Tokyo n’avait aucun projet de fournir une aide financière à Pyongyang sans avoir résolu la question des enlèvements.

La Corée du Nord a admis en 2002 l’enlèvement de 13 Japonais. Un mois après ces aveux, cinq ont été autorisés à rentrer au Japon. Pyongyang affirme que les huit autres sont morts mais n’a pas fourni de preuves. Tokyo compte au moins 17 kidnappés et soupçonne des dizaines d’autres disparitions d’être le fait des services nord-coréens.

Donald Trump avait dit mardi avoir abordé le sujet avec M. Kim mais cette question, comme celle des missiles capables d’atteindre le Japon, ne figure pas dans le document signé à Singapour par les deux dirigeants.

Source : AFP

https://french.alahednews.com.lb/essaydetails.php?eid=27523&cid=341#.WyUHH6czZPY

Juin 16

BELGIQUE : L’INDISPONIBILITÉ DU RÉACTEUR DE TIHANGE 3 PROLONGÉE

Engie Electrabel a décidé de prolonger l’indisponibilité de Tihange 3 dans le cadre de la révision en cours, indique-t-elle vendredi. Le réacteur nucléaire sera finalement indisponible jusqu’au 30 septembre, plutôt que le 30 juin comme prévu précédemment.

Ce nouvel agenda doit permettre l’inspection des plafonds en béton du bâtiment annexé au bâtiment réacteur pour chaque unité, explique Engie Electrabel. Il abrite des systèmes de secours de deuxième niveau utilisés uniquement en cas de problème avec ceux de premier niveau.

«Les analyses ont démontré que, dans ces installations situées dans la partie non nucléaire, l’état du béton peut être fragilisé par des conditions chaudes et humides», précise l’entreprise. «Or, les exigences de sûreté prévoient notamment que ces bâtiments bunkerisés doivent résister à un événement externe.» Lors d’inspections durant l’arrêt planifié de Doel 3, les équipes d’Electrabel avaient d’ailleurs détecté que le béton devait être réparé. Le redémarrage du réacteur est prévu le 1er août.

La révision planifiée est déjà en cours à Tihange 3, où Electrabel a également constaté une dégradation du béton au niveau des plafonds des locaux abritant les buses de sortie des soupapes d’échappements vapeurs. L’indisponibilité du réacteur est donc prolongée jusqu’au 30 septembre.

Après dialogue avec l’Agence fédérale de contrôle nucléaire, l’agenda des révisions programmées des unités de Tihange 2 et Doel 4 a également été adapté. La révision de Tihange 2 se déroulera elle du 19 août au 31 octobre 2018 et celle de Doel 4 du 6 août au 15 décembre 2018.

Engie Electrabel souligne que ces événements n’ont aucun impact sur la population, les travailleurs et l’environnement.

https://www.lavenir.net/cnt/dmf20180615_01184303/l-indisponibilite-du-reacteur-de-tihange-3-prolongee

Juin 16

NARBONNE : LE SITE NUCLÉAIRE ORANO MALVÉSI OUVRE SES PORTES

Lundi 11 juin, le site industriel de production de combustible nucléaire Orano Malvési de Narbonne lançait une opération portes ouvertes de trois jours. La dernière avait eu lieu en 2009. Pour cette première journée, dédiée aux officiels et à la presse, Philippe Knoche, directeur général du groupe Orano avait fait le voyage jusqu’à Narbonne. Lors d’un point presse, le responsable a voulu d’emblée inscrire l’opération de communication dans une démarche de « transparence et de dialogue avec le public« , regrettant que les « opposants au site » n’aient pas répondu à l’invitation du groupe, créé fin janvier 2018.

500 millions d’euros

Des opposants qui tentent (voir ci-contre), depuis mars 2018, de faire annuler l’autorisation préfectorale (du 8 novembre 2017) de traitement des nitrates sur le site. Après avoir insisté sur le montant des sommes engagées pour moderniser les installations et les rendre plus sûres (500 millions d’euros plus 300 millions à venir), Philippe Knoche s’est attaché à démontrer « l’importance stratégique mondiale » du site de Malvési au sein de la filière énergétique nucléaire. Le complexe industriel assure 25% de la production mondiale de combustible nucléaire. Puis le dirigeant a fait part de la volonté d’Orano d’accroître son influence en Asie : « À l’horizon 2020 nous espérons faire  30% de notre chiffre d’affaire en Asie, entre autre avec nos partenaires japonais qui possèdent 5% du capital du groupe« . Quant à l’avenir plus lointain, et sur fond de débat sur la PPE (Programmation pluriannuelle de l’énergie), l’industriel se veut confiant et prophétique pour le site de Malvési. « L’avenir sera électrique renouvelable et nucléaire. En 2050, nous aurons besoin de deux fois plus d’électricité et donc toujours notre rôle à jouer, compte tenu des contraintes grandissantes de réduction des émissions de gaz à effet de serre« .

350 000 m3 d’effluents

Comme le publiait Areva Malvési (devenue Orano Malvési en janvier 2018), en novembre 2017, durant 50 ans de production, ce ne sont pas moins de «350 000 m3 d’effluents liquides nitratés» qui se sont accumulés dans les bassins de décantation du site. Issus du procédé de transformation de l’uranium en combustible nucléaire, ces résidus représentent l’équivalant de 90 piscines olympiques. Un volume à jauger à l’aune d’une rupture de digue en 2004 et des inondations de janvier 2006. Le procédé TDN (traitement des nitrates) issu de 25 ans de recherche est sensé «permettre de supprimer à terme les bassins d’évaporations et de supprimer les effluents liquides pour obtenir des déchets solides». C’est la mise en place de ce procédé que des «opposants au site» tentent de bloquer.

Marche forcée

« Nous ne combattons pas une industrie mais un procédé« . C’est la profession de foi de Fabrice Hurtado le président de l’association Tcna (Transparence des canaux de la Narbonnaise), quand il parle du site nucléaire Orano Malvési. Lui et ses 350 adhérents font partie des fameux «opposants au site» dont le directeur général du groupe Orano a regretté l’absence lors des journées portes ouvertes du 11 juin. Tcna, tente de de faire annuler l’autorisation préfectorale de traitement des nitrates de Malvési. Pourquoi ? Parce que, selon Fabrice Hurtado, le procédé TDN (Traitement des nitrates) que veut mettre en place Orano pour traiter ses déchets de production ne serait pas fiable. Arguant du fait que « le même procédé expérimenté aux USA ne marche pas et Orano nous impose une marche forçée. On veut une vraie sécurité pour tous, rien de plus». Malgré une colère qualifiée de citoyenne, Fabrice Hurtado ne ferme pas la porte au dialogue avec Orano et se déclare prêt à venir à Malvési « avec des vraies questions, mais hors portes ouvertes« . À suivre.

http://www.midilibre.fr/2018/06/15/narbonne-le-site-nucleaire-orano-malvesi-ouvre-ses-portes,1687112.php

Juin 16

DONALD TRUMP AFFIRME AVOIR « LARGEMENT RÉSOLU » LE PROBLÈME DU NUCLÉAIRE NORD-CORÉEN

Le président américain affirme avoir des « atomes crochus » avec le dictateur nord-coréen.

Donald Trump, une âme de dictateur qui adorerait avoir la nation qu’il dirige à ses pieds ? Dans une interview à Fox News, le président américain a confié qu’il souhaiterait que les Américains lui réservent le même traitement que Kim Jong-un reçoit des Nord-Coréens.

« Il parle et son peuple prête attention à ce qu’il dit. Je veux que mon peuple fasse de même. » 

Blague ou pas blague ? Un peu plus tard, il a assuré, oui bien sûr que c’était pour rire, et répondu à un journaliste qui lui demandait de s’expliquer : « Vous ne comprenez pas le sarcasme. »

Donald Trump a aussi affirmé un peu plus tard devant des journalistes à la Maison-Blanche avoir « largement résolu » le problème du nucléaire nord-coréen, assurant avoir établi une ligne directe de communication avec le dirigeant Kim Jong-un.

« J’ai résolu ce problème, ce problème est largement résolu« , a-t-il déclaré.

« Je lui ai donné un numéro direct où il peut m’appeler s’il a une quelconque difficulté, je peux l’appeler, nous sommes en communication. C’est une bonne chose. »

« Nous nous sommes rencontrés, nous avons eu des atomes crochus. Il nous a beaucoup donné« , a-t-il également raconté.

Interrogé par une journaliste sur les atteintes aux droits de l’homme en Corée du Nord, Donald Trump a répondu : « Je ne veux pas voir une arme nucléaire vous détruire ou détruire votre famille. »

https://www.nouvelobs.com/monde/ubu-trump/20180615.OBS8234/donald-trump-affirme-avoir-largement-resolu-le-probleme-du-nucleaire-nord-coreen.html

Juin 15

LE NOMBRE D’ARMES NUCLÉAIRES, SUFFISANT POUR PROVOQUER UNE CATASTROPHE PLANÉTAIRE, DÉVOILÉ

Les puissances disposant d’énormes arsenaux nucléaires gaspillent leur argent, puisque que seulement 100 missiles suffiraient à provoquer un fléau planétaire et à nuire à la population mondiale, estiment des scientifiques américains.

Des chercheurs de l’université technologique du Michigan et de l’université du Tennessee ont déterminé le nombre d’armes nucléaires minimum pour entrainer une catastrophe planétaire, indique la revue Safety.

Ces scientifiques ont modélisé une attaque nucléaire hypothétique américaine contre la Chine. Ils ont examiné trois scénarios prévoyant l’utilisation de 7000, 1000 ou 100 ogives. Selon cette étude, même dans le cas du troisième scénario, 30 millions de personnes seraient tuées. Mais ces morts ne seraient pas la seule conséquence possible.

Une frappe de 100 missiles nucléaires provoquerait un «automne nucléaire» entrainant une réduction de la production agricole de 20%. C’est suffisant pour qu’une grave pénurie alimentaire touche le monde entier, ajoutent les chercheurs. De plus, l’humanité affronterait un refroidissement général de la planète, une diminution des précipitations de 19 % et une augmentation du rayonnement ultraviolet. Il ne faut également pas oublier les troubles sociaux et les émeutes engendrés par ces catastrophes.

Les conséquences à long terme de ce type de frappes toucheraient donc aussi l’État ayant déclenché l’attaque.

Les chercheurs supposent que les résultats de leur étude remettent en cause le concept de dissuasion nucléaire. Selon ce concept, plus l’arsenal nucléaire est imposant, moins la probabilité d’être attaqué par un ennemi est importante.

«En disposant de 100 armes nucléaires, vous assurez la dissuasion nucléaire. […] Aucun pays ne devrait avoir plus d’armes nucléaires que le nombre pouvant entrainer des conséquences environnementales inacceptables sur son propre territoire dans le cas de leur utilisation», a expliqué Joshua Pearce, un des auteurs de l’étude.

Dans le cadre de la mise en place du désarmement nucléaire, proposé dans cette recherche, le nombre total d’ogives nucléaires dans le monde ne devrait pas dépasser 900. Aujourd’hui, les puissances nucléaires disposent de près de 15.000 ogives, dont la majorité dans les arsenaux États-Unis et de la Russie.

https://fr.sputniknews.com/international/201806141036800449-armes-nucleaires-catastrophe-planetaire/

Juin 15

LA RÉPUBLIQUE DOMINICAINE DEVIENT LE 59ÈME PAYS À SIGNER LE TRAITÉ D’INTERDICTION DES ARMES NUCLÉAIRES

L’influence de la République dominicaine dans la région et dans le monde a également gagné en importance après que le pays a été élu membre non permanent du Conseil de sécurité de l’ONU pour la période 2019-2020, après avoir été choisi à l’unanimité par la région de l’Amérique latine et des Caraïbes pour représenter la zone lors des élections qui ont eu lieu le vendredi 8 juin. L’Afrique du Sud, l’Indonésie, la Belgique et l’Allemagne ont également été élues.

L’annonce porte à quatre le nombre de pays de la région des Caraïbes qui ont signé le traité après Cuba, la Jamaïque et Saint-Vincent-et-les Grenadines. Le traité entre en vigueur lorsque 50 pays l’auront ratifié.

Tim Wright, porte-parole de l’ICAN, a déclaré : « La République dominicaine a été un fervent partisan des négociations de l’année dernière. Il a déclaré dans ses remarques préliminaires que l’élimination des armes nucléaires est une nécessité fondamentale pour la défense de l’humanité ».

Plus tôt dans la semaine, le Parlement suisse a adopté aujourd’hui (NDE. 8 juin 2018) une motion demandant au gouvernement de signer dès que possible le Traité des Nations Unies sur l’interdiction des armes nucléaires et de le soumettre au Parlement pour ratification par un vote à la majorité.

https://www.pressenza.com/fr/2018/06/republique-dominicaine-devient-59e-pays-a-signer-traite-dinterdiction-armes-nucleaires/

Juin 15

L’UE ET LA CHINE POURSUIVENT LEUR COOPÉRATION SUR L’ACCORD NUCLÉAIRE IRANIEN, AFFIRME UN PORTE-PAROLE DE L’UE

BRUXELLES, 14 juin (Xinhua) – « L’Union européenne (UE) apprécie la participation continue et active de la Chine dans l’accord nucléaire iranien, et les deux parties travaillent pour coopérer et préserver les relations économiques avec l’Iran », a déclaré jeudi à Xinhua un porte-parole de l’UE dans un courrier électronique.

Le porte-parole répondait à une question sur l’attitude de l’UE envers le soutien de la Chine au Plan d’action commun global (JCPOA), également connu sous le nom d’accord sur le nucléaire iranien.

La Chine est partie au JCPOA, un accord multilatéral entériné par une résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies, dont la Chine est un membre permanent, rappelle le porte-parole.

« La participation continue et active de la Chine dans le JCPOA est par conséquent cruciale et appréciée, non seulement par l’UE, mais aussi par la communauté internationale dans son ensemble. L’UE félicite la Chine pour ses efforts significatifs en faveur du projet de modernisation d’Arak », a précisé le porte-parole.

En réponse à une question sur la possibilité d’une coopération entre l’UE et la Chine pour préserver cet accord, le porte-parole a déclaré : « Dans la mesure où la levée des sanctions vise la normalisation des relations économiques et commerciales avec l’Iran, les affaires légitimes doivent continuer ».

« À cet égard, l’UE et la Chine travaillent déjà sur les modalités de coopération pour préserver les relations économiques avec l’Iran. Les entreprises européennes et chinoises agissent de bonne foi, en se basant sur des engagements pris par la communauté internationale, et validés par le Conseil de sécurité de l’ONU », a dit le porte-parole.

« Les experts de l’UE et de Chine coopèrent au sein des groupes de travail du JCPOA, que ce soit sur les mesures économiques ou sur la coopération dans le nucléaire civil, pour adopter des mesures favorables à la préservation de l’accord sur le nucléaire. À cette fin, les experts de l’UE et de Chine ont participé à une réunion d’experts à Téhéran le 7 juin 2018 », a fait savoir le porte-parole.

http://french.xinhuanet.com/2018-06/15/c_137254515.htm

Juin 15

POLYNÉSIE : LE COMITE D’INDEMNISATION ENVERRA DES EXPERTS AU FENUA EN OCTOBRE

PARIS, le 14 juin 2018. À l’occasion de son séjour à Paris, le président du Pays Fritch, entouré du président de l’Assemblée, Gaston Tong Sang, et des parlementaires polynésiens, Maina Sage et Lana Tetuanui, a rencontré, jeudi, le président du comité d’indemnisation des victimes des essais nucléaires (Civen), Alain Christnacht.

Le président du Pays a remercié et félicité Alain Christnacht pour le travail réalisé par le Civen à la suite de la modification de la loi Morin. Le rapport d’activités du Civen montre que les indemnisations des victimes du nucléaire prennent une « voie plus satisfaisante« , indique la présidence dans un communiqué.

La présidence annonce dans ce même communiqué que le président du Civen enverra une mission d’experts en Polynésie française, en octobre prochain, afin que ces derniers fassent une évaluation des préjudices de chaque cas des victimes reconnus par le Civen. « Cette mission est indispensable car elle permettra de concrétiser les indemnisations de chacune des victimes », commente la présidence.

https://www.tahiti-infos.com/Nucleaire-le-comite-d-indemnisation-enverra-des-experts-au-fenua-en-octobre_a172446.html

Juin 15

POURQUOI LE JAPON VEUT AUSSI SON SOMMET AVEC KIM JONG-UN

Si les autorités japonaises n’ont pas été très enthousiastes de l’issue du sommet Trump-Kim, elles espèrent organiser une rencontre avec le leader nord-coréen en août ou septembre.

Le Japon a été dépassé par les événements. Du réchauffement des relations entre les deux Corées depuis le début du mois de janvier au sommet historique de Donald Trump avec Kim Jong-un à Singapour le 12 juin, le Japon a observé d’un œil suspect ce ballet diplomatique sans vouloir y croire ou du moins avec la plus grande méfiance.

Jusqu’à la veille du sommet de Singapour, le ministre japonais de la défense clamait que « la Corée du nord, qui ment, ne devait pas être récompensée par un dialogue » avec les Américains. À l’écart de cette dynamique régionale, la diplomatie japonaise tente de se reprendre et de raccrocher le train nord-coréen.

Une rencontre à Pyongyang ou à Vladivostok

Selon le grand quotidien japonais Yomiuri Shimbun, généralement bien informé, les responsables japonais sont en train de préparer une rencontre entre le premier ministre Shinzo Abe et Kim Jong-un.

Plusieurs scénarios sont envisagés dont celui d’une visite de Shinzo Abe à Pyongyang en août prochain ou bien une rencontre directe en marge d’un forum économique oriental prévu à Vladivostok en Russie, du 11 au 13 septembre, où a été convié Kim Jong-un. Durant le sommet de Singapour entre Trump et Kim, la possibilité d’une rencontre avec Shinzo Abe et le leader nord-coréen aurait été évoquée.

Entre le Japon et la Corée du Nord, les relations ont toujours été très ambiguës. Ancienne puissance colonisatrice de la péninsule coréenne de 1905 à 1945, le Japon a incarné aux yeux des Nord-Coréens l’ennemi principal dont il a fallu se libérer, avant que les États-Unis n’endossent ce rôle après la guerre de Corée (1950-1953). Par la suite, les relations économiques entre Pyongyang et Tokyo ont été florissantes, avant de décliner au lendemain du premier essai nucléaire nord-coréen en 2006.

La question centrale des kidnappés japonais par Pyongyang

Aujourd’hui la question des ressortissants japonais enlevés par des agents nord-coréens dans les années 1970-1980, dont plusieurs ont pu rentrer au Japon en 2002, reste une priorité pour le gouvernement japonais.

Pour Tokyo il y aurait encore une poignée de Japonais toujours retenus en Corée du Nord (au moins 5 selon Tokyo), alors que Pyongyang affirme qu’ils sont tous morts. Pour les autorités nippones, l’enjeu est de faire revenir leurs ressortissants toujours vivants et de demander le rapatriement des corps pour ceux qui sont décédés.

Le porte-parole du gouvernement japonais, Yoshihide Suga, tout en refusant de confirmer ces informations, a toutefois précisé que « si un sommet Japon-Corée du Nord a lieu, il est extrêmement important qu’il conduise à une résolution des questions de programme nucléaire, des missiles et par-dessus tout, de celle des enlèvements ».

La réalité de la menace militaire nord-coréenne est perçue au Japon de façon très forte car le pays se trouve à portée des missiles de courte et moyenne portée. Plusieurs tirs de missiles ces dernières années ont survolé le territoire japonais ou se sont écrasés dans la zone maritime exclusive japonaise.

À chacun de ces tirs, les médias japonais arrêtent leur programme pour décrypter en direct les dangers et les risques. L’opinion publique japonaise vit donc depuis des années avec l’idée que la Corée du Nord est une menace nucléaire de premier ordre et que le Japon est en première ligne.

Le Japon redoute de se retrouver isolé face à la puissance chinoise

L’annulation des manœuvres militaires conjointes américano-sud-coréennes annoncée le 12 juin par Donald Trump a fait frémir l’administration de Shinzo Abe pour qui elles sont « vitales » pour la sécurité de la région.

Tout comme l’annonce d’un retrait possible des troupes américaines en Corée du Sud (30 000) qui deviendraient inutiles avec la signature possible d’un traité de paix dans la péninsule. Le Japon (où sont basés 50 000 soldats américains) resterait alors bien seul en Asie du Nord pour faire face non plus à la menace nucléaire nord-coréenne mais à la montée de la puissance militaire chinoise dans le Pacifique. Il est clair aujourd’hui que le Japon ne veut pas manquer le train nord-coréen qui prend sans cesse de la vitesse.

Dorian Malovic

https://www.la-croix.com/Monde/Asie-et-Oceanie/Pourquoi-Japon-veut-aussi-sommet-Kim-Jong-2018-06-14-1200947161

Juin 14

PARIS : PROCÈS DE RÉMI FILLIAU POUR UNE ACTION NON-VIOLENTE POUR L’INTERDICTION DES ARMES NUCLÉAIRES

Rémi Filliau se retrouve poursuivi par la police pour « rébellion » après une action non violente menée en Clown au siège des Républicains en Marche. Il s’agissait de demander la signature par la France du Traité d’interdiction des armes nucléaires. Ce traité est porté par l’ICAN (Campagne Internationale pour l’interdiction des armes nucléaires), organisation qui a obtenu le dernier Prix Nobel de la Paix en 2017! 

Rémi Filliau sera donc jugé au tribunal de Grande instance de Paris le 15 juin 2018 à 9h à la 28ème Chambre. Il a besoin de notre soutien à tous !

Pour celles et ceux qui peuvent se libérer le 15 juin pour assister au procès, un rassemblement pacifique et non-violent aura lieu à 8h devant le nouveau Tribunal de Grande instance de Paris, 29-45 Avenue de la Porte de Clichy à Paris (RER Porte-de-Clichy).

Plus d’infosSoutenir Rémi

https://www.mvtpaix.org/wordpress/agenda/paris-proces-de-remi-filliau-pour-rebellion-suite-a-une-action-non-violente-pour-linterdiction-des-armes-nucleaires-au-siege-den-marche/

Juin 14

JAPON: TEPCO ENVISAGE DE DÉMANTELER AUSSI LA 2ÈME CENTRALE NUCLÉAIRE DE FUKUSHIMA

Tokyo – La compagnie japonaise d’électricité Tokyo Electric Power (Tepco) étudie « concrètement » le démantèlement de la deuxième centrale atomique de la préfecture de Fukushima, moins connue que la première mais elle aussi touchée par le tsunami de mars 2011.

Tepco n’avait jusqu’à présent rien décidé pour Fukushima Daini (numéro 2), site qui compte 4 réacteurs, même si, pour la plupart des experts, il n’est pas envisageable de relancer ces installations pour des raisons psychologiques et techniques.

La possibilité du démantèlement « a été évoquée ce matin par le PDG de notre entreprise lors d’une rencontre avec le gouverneur de Fukushima« , a expliqué à l’AFP un porte-parole de Tepco.

« Nous allons étudier concrètement le démantèlement de tous les réacteurs« , a déclaré le président Tomoaki Kobayakawa, selon le service de presse de Tepco.

Si était décidé le démantèlement de Fukushima Daini, la totalité des dix réacteurs de la préfecture disparaîtrait, Fukushima Daiichi en comptant six.

Après le violent séisme du 11 mars 2011, au large de la côte nord-est du Japon, un gigantesque raz-de-marée a détruit le rivage et ravagé la centrale Fukushima Daiichi, provoquant l’accident atomique le plus grave depuis celui de Tchernbobyl en URSS en 1986.

L’eau a aussi envahi la deuxième centrale, Fukushima Daini, mais, contrairement à ceux de Fukushima Daiichi, les systèmes de refroidissement de Daini n’ont pas été saccagés et le drame y a été évité.

Dans les deux cas, le démantèlement des installations est un travail de titan qui prendra des décennies et engloutira des sommes considérables, la plus dure tâche étant l’extraction du combustible fondu de trois des six réacteurs de Fukushima Daiichi.

kap/uh/plh

(©AFP / 14 juin 2018 04h34)

https://www.romandie.com/news/Japon-Tepco-envisage-de-demanteler-aussi-la-2e-centrale-nucleaire-de-Fukushima/927376.rom

Juin 14

LA MISE EN SERVICE DE L’EPR FINLANDAIS REPOUSSÉE À SEPTEMBRE 2019

L’électricien finlandais TVO a annoncé mercredi 13 juin que le réacteur EPR bâti pour lui par le groupe français Areva (devenu Orano) et l’allemand Siemens devrait entrer en service commercial en septembre 2019, et non en plus en mai 2019. « Teollisuuden Voima Oyj (TVO) a été informé par le constructeur du site, le consortium Areva-Siemens, d’une mise à jour du calendrier pour la mise en service de EPR OL3 », imputable à des tests plus longs que prévu, indique TVO dans un communiqué.

Areva prévoit un chargement du combustible en janvier 2019. La première connexion au réseau est ensuite attendue en mai 2019, pour une mise en service commerciale en septembre 2019.

« Il fallait finir les essais à chaud, qui ont pris un peu plus de temps que prévu et qui se sont bien passés », a expliqué à l’AFP un porte-parole d’Areva SA. « On s’appuie sur le retour d’expérience de Taishan », dont le démarrage récent « nous aide en matière de calage du planning », a-t-il ajouté. Le premier réacteur nucléaire EPR au monde, celui de Taishan 1, a en effet démarré le 6 juin en Chine. Du coup, « on est très confiants pour le démarrage d’OL3 », indique Areva.

Source : Romandie

https://reporterre.net/La-mise-en-service-de-l-EPR-finlandais-repoussee-a-septembre-2019

Juin 14

CENTRALE NUCLÉAIRE À CATTENOM : HAUSSE IMPORTANTE DU NOMBRE D’INCIDENTS EN 2017

L’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) considère que la sûreté des centrales du Grand Est à Cattenom (Moselle), Chooz, Fessenheim et Nogent-sur-Seine en 2017, est « globalement satisfaisante », selon son dernier rapport annuel publié le 11 juin 2018.

Mais, elle met toutefois en garde celle de Cattenom, située près de Thionville, au nord de la Lorraine. L’ASN considère que « les performances du site fléchissent en matière d’exploitation des réacteurs ».

Selon elle, la vigilance s’est renforcée dès fin 2016 puis en 2017, mais pas suffisamment. L’autorité assure aussi qu’il y a eu davantage d’incidents déclarés au sein du site nucléaire, l’un des plus puissants de France.

52 incidents en 2017

En 2015, 35 événements ont été déclarés, contre 45 en 2016. En 2017, le bilan a atteint 52 incidents significatifs

Ces dernières semaines, ils se sont d’ailleurs multipliés. En mars 2018, trois anomalies ont été détectées, notamment en zone nucléaire.

Des améliorations pour la protection des salariés

Après plusieurs mises en garde adressées par l’ASN ces dernières années, Cattenom s’est toutefois améliorée. L‘exploitant a notamment été encouragé à poursuivre ses bons résultats en matière de radioprotection des personnels de la centrale, « qui a abouti à des signes encourageants sur le terrain dans les comportements quotidiens ». 

Autre point positif : en matière d’environnement, l’ASN considère que les efforts entrepris les années précédentes « montrent des résultats satisfaisants, notamment au regard de la gestion des déchets et du respect des valeurs limites des rejets aqueux ».

Avec ses quatre réacteurs de 1.300 mégawatts chacun mis en service entre 1986 et 1992, Cattenom est la septième centrale au monde en puissance installée, et la deuxième en France pour sa production d’électricité.

https://actu.fr/grand-est/cattenom_57124/centrale-nucleaire-cattenom-hausse-importante-nombre-dincidents-2017_17281418.html

Juin 14

UNE JOURNÉE CONTRE LA POUBELLE NUCLÉAIRE À BAR-LE-DUC (MEUSE)

Le programme est bouclé et nous sommes en train de peaufiner notre organisation ! Pour faciliter la vôtre, voici un récapitulatif des informations pratiques et des appels à contribution : nous aurons besoin d’un petit coup de main jusqu’au dimanche 17 juin !

Nous avons hâte de vous retrouver : la démonstration de notre détermination ne peut se faire sans vous, l’écho des messages qui seront mis en avant lors de cette journée ne prendra pas sans votre présence. Cette journée posera les jalons du respect de toutes les formes de luttes et de pratiques qui constitue la fondation d’une opposition forte et soudée, construira les temps à venir, sera un nouveau point de départ dans cette mobilisation qui prolifère depuis quelques mois !

LE PROGRAMME DANS LES GRANDES LIGNES

Le programme détaillé sur le site internet : http://16juin2018.info/2018/05/23/journee-de-mobilisation-du-16-juin-2018-lettre-dinformation-n1-du-22-mai-2018/

9H30 – Accueil aux Halles des Brasseries et d’ores et déjà, des petites choses à grignoter et à boire !

10H à 13H – Déroulement de nos 4 tables-rondes thématiques où interviendront des militants d’ici et d’ailleurs, de notre lutte et des autres luttes actuelles ou passées.

Et quelques à-côtés : village associatif, stands d’information, divers ateliers (dont un atelier forge de confection de feuilles d’arbres, et un autre de confection de masques de chouette hiboux !), un espace réservé aux enfants, et une buvette bien sûr !

11H30 à 14H – Les repas du midi seront servis à prix par plusieurs cantines autogérées, l’occasion de prendre des forces pour la suite !

14H30 à 17H – L’après-midi pour agir et manifester commencera.

L’après-midi est l’affirmation de notre soutien à l’ensemble des formes de luttes et de notre volonté à les repenser pour l’avenir. Cela se concrétise par un soutien à l’occupation du Bois Lejuc. Il a été repris temporairement à la population ? Ramenons-le en ville, montrons que nous ne l’oublions pas.

Cortège haut en couleurs auditives et visuelles (batucadas, fanfares, saynètes, chars …), travaillons ensemble à ce que la forêt manifeste avec nous sa rage ! Et pour ça, apportez tout ce qui vous fait penser à la forêt (appel à matos : branches, feuilles, arbustes etc.), que Bar-le-Duc devienne le 16 juin Bar-le-Juc !

Une chorégraphie inventive sera réalisée, retrouvez les consignes ici : http://16juin2018.info/consignes-pour-la-deambulation-de-lapres-midi/

17H – Arrivée sur la Place Reggio

Vous pourrez assister à une représentation de la compagnie théâtrale militante Jolie Mome, à des prises de paroles militantes, à des actions symboliques, vous restaurer au marché paysan.

19H – Repas paysan, buvette & cantines, moment festif sur la place

Ce qui permettra de chouettes discussions improvisées, tout cela en musique !

Plus de détails ici : http://16juin2018.info/programme/

  • Le reste des infos ici

Source : Courriel à Reporterre

https://reporterre.net/Une-journee-contre-la-poubelle-nucleaire-a-Bar-le-Duc-Meuse

Juin 13

LES « FAKE NEWS » DU NUCLÉAIRE

En utilisant des techniques qui s’apparentent à celles de la propagande et parfois, tout simplement, du mensonge, on essaie de faire croire que l’arme nucléaire apporte à nos concitoyens une garantie absolue de sécurité. Dans le livre que je viens d’écrire, « L’illusion nucléaire », de nombreuses « fake news », nommées « fausses certitudes », sont décrites et dénoncées. (Un petit coup de griffe du NDLR : » fausses nouvelles » ou « fausses certitudes », vous voyez bien que les mots existent en français, alors pourquoi de plus en plus utiliser la langue des « maîtres » pour remplacer les mots français ? À méditer :)

Erreurs, mensonges, manipulations….. Les « fausses nouvelles » existent depuis toujours ; elles sont vieilles comme le monde. Si le sujet est à la mode aujourd’hui avec les « fake news », c’est que le développement des réseaux sociaux a donné une ampleur considérable au phénomène*. Cela a amené le gouvernement français à proposer au Parlement de légiférer.

Le texte du projet de loi en discussion est contesté, notamment par la plupart des médias. Attachés à la liberté de l’information, ils se considèrent capables de décrypter les mécanismes de fabrication des fausses nouvelles. Comment se fait-il alors qu’ils manifestent aussi peu d’intérêt pour ce que j’appelle « l’illusion nucléaire ?

En utilisant des techniques qui s’apparentent à celles de la propagande et parfois, tout simplement, du mensonge, on essaie de faire croire que l’arme nucléaire apporte à nos concitoyens une garantie absolue de sécurité. Dans le livre que j’ai écrit (avec Jean-Marie Collin et Michel Drain), intitulé « L’illusion nucléaire- La face cachée de la bombe atomique », de nombreuses « fake news », que nous nommons « fausses certitudes »,  sont décrites et dénoncées :

  • Chapitre 1- La bombe atomique a fait capituler le Japon.
  • Chapitre 2- La bombe atomique a permis de maintenir la paix pendant soixante-dix ans.
  • Chapitre 3-  On ne peut pas désinventer la bombe.
  • Chapitre 4- La France est au Conseil de sécurité grâce à sa bombe atomique.
  • Chapitre 5- La France mène une politique de « stricte suffisance ».
  • Chapitre 6- Un avertissement de nature nucléaire peut rétablir  la dissuasion.
  • Chapitre 7- La bombe atomique assure notre indépendance.
  • Chapitre 8- En France, il y a un consensus sur la bombe atomique.
  • Chapitre 9- On ne peut pas se passer de la composante aérienne.
  • Chapitre 10- Seul le président peut donner l’ordre de tir.

Je souhaite que les pourfendeurs des « fake news » et des lois censées les punir s’intéressent enfin à cette illusion nucléaire, afin de réveiller les consciences et de montrer que le maintien d’une politique de dissuasion nucléaire ne signifie rien d’autre que l’acceptation du risque d’un suicide collectif.

Par Paul Quilès, le 11 juin 2018

https://blogs.mediapart.fr/paul-quiles/blog/110618/les-fake-news-du-nucleaire

Juin 13

L’IRAN REPRENDRA L’ENRICHISSEMENT D’URANIUM À FORDO SI L’ACCORD NUCLÉAIRE S’EFFONDRE (PORTE-PAROLE)

TÉHÉRAN, 13 juin (Xinhua) — L’Iran reprendra l’enrichissement d’uranium sur son site nucléaire de Fordo si l’accord sur le nucléaire iranien s’effondre, a annoncé mercredi le porte-parole de l’Organisation de l’énergie atomique d’Iran (AEOI).

Behrouz Kamalvandi a déclaré que les activités d’enrichissement au site nucléaire de Fordo seraient reprises à la discrétion des responsables iraniens au cas où le plan d’action conjoint (JCPOA) tomberait à l’eau, selon l’agence de presse Tasnim.

Avant la conclusion de l’accord sur le nucléaire de 2015 entre l’Iran et six puissances mondiales, l’abri souterrain de Fordo, au centre du pays, était utilisé pour enrichir de l’uranium à 20%.

Sur la base de cet accord, la République islamique a arrêté toute activité d’enrichissement sur ce site et l’a converti en centre de recherche.

La semaine dernière, le directeur de l’AEOI Ali Akbar Salehi a déclaré que Téhéran avait déjà développé les infrastructures nécessaires sur le site nucléaire de Natanz pour l’enrichissement de l’uranium à hauteur d’un million d’UTS (unités de travail de séparation).

L’Iran est actuellement en discussion avec l’Union européenne afin de protéger le JCPOA contre les menaces de l’administration américaine.

http://french.xinhuanet.com/2018-06/13/c_137251635.htm

Juin 13

IL N’Y A « PLUS DE MENACE NUCLÉAIRE » NORD-CORÉENNE, CLAIRONNE TRUMP

De retour tôt mercredi aux États-Unis après son sommet historique avec Kim Jong Un, Donald Trump s’est empressé de tenter de faire taire les doutes sur la portée de cette rencontre, en assurant que la menace nucléaire nord-coréenne n’existait plus.

« Je viens d’atterrir – long voyage mais tout le monde peut dorénavant se sentir davantage en sécurité que le jour où j’ai pris mes fonctions« , s’est félicité le président américain dans un tweet.

« Il n’y a plus de Menace Nucléaire de la part de la Corée du Nord. Rencontrer Kim Jong Un était une expérience intéressante et très positive. La Corée du Nord a un grand potentiel pour l’avenir! », a-t-il ajouté.

« Avant de prendre mes fonctions, les gens pensaient que nous allions entrer en Guerre avec la Corée du Nord. Le président Obama disait que la Corée du Nord était notre plus gros et plus dangereux problème. Ce n’est plus le cas – dormez bien ce soir!« , a-t-il insisté.

La rencontre, mardi à Singapour, la première entre un dirigeant nord-coréen et un président américain en exercice, a eu un énorme retentissement médiatique. Mais ses résultats tangibles, notamment sur le thème-clé de la dénucléarisation, suscitent des interrogations.

La formulation de la déclaration commune reste en effet très vague et reprend de précédents engagements du régime nord-coréen jamais mis en œuvre.

« Tournant radical »

Mais l’agence officielle nord-coréenne KCNA a estimé dans son premier compte-rendu du sommet de Singapour que l’évènement ouvrait la voie à « un tournant radical« .

« Kim Jong Un a invité Trump à effectuer une visite à Pyongyang à un moment opportun et Trump a invité Kim Jong Un à venir aux États-Unis« , a indiqué KCNA. L’agence assure également que Donald Trump a évoqué « une levée des sanctions » contre le régime de Pyongyang.

Sans confirmer pour l’heure avoir accepté l’invitation à Pyongyang, M. Trump s’est félicité d’avoir empêché une « catastrophe nucléaire« . (NDLR: enfin, celle qu’il voulait déclencher!)

afp , le 13/06/2018 à 15h00

https://www.la-croix.com/Monde/Il-plus-menace-nucleaire-nord-coreenne-claironne-Trump-2018-06-13-1300946795

Juin 13

IRAN : ROHANI JUGE « IMPOSSIBLE » DE RESTER DANS L’ACCORD NUCLÉAIRE SANS AVANCÉES

Le Président iranien Hassan Rohani a indiqué, à l’issue d’un échange téléphonique avec Emmanuel Macron ce mardi 12 juin, qu’il était impossible pour son pays de rester au sein de l’accord sur le nucléaire, faute d’avoir été informé des termes de ce texte.

Le président iranien Hassan Rohani a prévenu mardi Emmanuel Macron qu’il était « impossible » pour l’Iran de rester au sein de l’accord sur le nucléaire conclu en 2015 si Téhéran ne pouvait bénéficier des termes de ce texte en raison du retrait des États-Unis, rapporte l’agence de presse Tasnim.

Un peu plus tôt, le chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif avait exprimé son impatience en estimant que le temps pressait et que Téhéran n’avait encore reçu aucun plan d’action des autres parties signataires, selon l’agence de presse Fars.

À Paris, l’Élysée a fait savoir qu’Emmanuel Macron avait rappelé, lors de son entretien téléphonique avec Hassan Rohani, « la volonté de la France, avec le Royaume-Uni, l’Allemagne, la Russie et la Chine, de continuer à mettre en œuvre l’accord de Vienne sur le nucléaire iranien dans toutes ses dimensions. » « Le Président de la République a informé le Président Rohani des travaux en cours de notre côté. Il a souhaité que l’Iran, pour sa part, remplisse ses obligations sans aucune ambiguïté », indique la présidence française dans un communiqué.

Signé en 2015 par l’Iran, les États-Unis, la Russie, la Chine, la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne et l’Union européenne, le JCPOA (Plan d’action global conjoint) a mis en place un encadrement des activités nucléaires iraniennes en échange d’une levée progressive des sanctions contre Téhéran.

Le président américain Donald Trump a annoncé début mai le retrait des États-Unis de ce texte et un rétablissement des sanctions.

https://www.ouest-france.fr/environnement/nucleaire/iran-rohani-juge-impossible-de-rester-dans-l-accord-nucleaire-sans-avancees-5819075

Juin 13

DÉBAT PUBLIC SUR L’ÉNERGIE : 3 CONFÉRENCES DANS L’AIN (À NE PAS MANQUER)

La programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) qui résulte de la loi sur la transition énergétique pour la croissance verte est en cours d’élaboration pour les périodes 2018-2023 et 2024-2028. Un débat public est en cours jusqu’au 30 juin 2018 (https://ppe.debatpublic.fr/).

Cette PPE va fixer la feuille de route énergétique de la France pour les 10 prochaines années. Elle devrait normalement annoncer des fermetures de réacteurs nucléaires pour respecter l’objectif d’un mix de production électrique de 50 % de nucléaire en 2025, mais le gouvernement semble actuellement remettre en cause la loi sur la transition énergétique.

L’association Sortir Du Nucléaire Bugey organise des conférences pour vous informer, débattre et vous aider à participer au débat public :

– le 14 juin 2018 à 20 h 30 à Ambérieu-en-Bugey dans la salle de musique de la MJC, Place Jules Ferry ;

– le 19 juin 2018 à 20 h 30 à Nantua dans la salle duCamping Le Signal, accès depuis l’avenue du Camping ;

– le 20 juin 2018 à 20 h 30 à Bourg-en-Bresse à l’AGLCA, salle 23, 2 boulevard Joliot Curie (accès allée des Brotteaux).

Ces conférences, à entrée libre, sont ouvertes à tout public.

Sortir Du Nucléaire Bugey

28 impasse des Bonnes, 01360 LOYETTES

www.stop-bugey.org / contact@sdn-bugey.org ou https://www.facebook.com/sdnbugey

Juin 12

TRUMP ET KIM SE SONT MIS D’ACCORD, MAIS SUR QUOI ?

Les deux dirigeants qui se sont rencontrés lors d’un sommet historique mardi ont signé conjointement un document comportant quelques engagements.

Inimaginable il y a quelques semaines encore, la rencontre historique entre le président américain Donald Trump et le leader de la Corée du Nord Kim Jong-un a bel et bien eu lieu. Au-delà du symbole même que représente cette rencontre, résultat de longs mois de tractations, d’échanges plus que houleux et de rebondissements, un document commun a été signé par les deux dirigeants.

S’il n’y a pas eu de conférence de presse commune – seul Donald Trump s’est exprimé face aux journalistes — le texte dans lequel les deux parties prennent des engagements a été présenté à la presse.

Que dit ce document ?

« Kim Jong Un a réaffirmé son engagement ferme et inébranlable en faveur d’une dénucléarisation complète de la péninsule coréenne », est-il écrit dans ce texte, que les deux hommes s’engagent à mettre en œuvre « dans sa totalité » et « très rapidement ». Cette déclaration réaffirme l’engagement pris par la Corée du Nord et la Corée du Sud lors de la rencontre des deux chefs d’États coréens fin mai en Corée du Sud.

Donald Trump s’est quant à lui « engagé à fournir des garanties de sécurité » à la Corée du Nord. En mai dernier le président américain avait affirmé être prêt à offrir ces garanties en échange d’une dénucléarisation complète de la Corée du Nord.

Ces garanties seront « uniques » et « différentes » de celles proposées jusqu’ici, avait promis lundi le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, sans préciser lesquelles.

Enfin le document stipule que les États-Unis et la Corée du Nord « s’engagent à restituer les restes des prisonniers de guerre et des portés disparus au combat, avec un rapatriement immédiat de ceux déjà identifiés. »

Enfin le document fait savoir que : « Les États-Unis et la République Populaire de Corée associeront leurs efforts pour bâtir un régime de paix durable et stable dans la péninsule coréenne. »

Que peut-on attendre de ce texte ?

Si cette déclaration est un pas important dans le rapprochement entre les deux pays, cela ne veut pas dire que tout est réglé. Sur la question de la dénucléarisation les engagements des deux pays restent vagues et non contraignants.

La formulation de la déclaration commune reste assez floue en termes de calendrier notamment. Surtout, elle ne précise pas que la dénucléarisation doit être « vérifiable et irréversible » ce qui voudrait dire que la Corée du Nord pourrait abandonner ses armes nucléaires et accepter des inspections sur son sol. C’était une des réclamations des États-Unis avant le sommet de Singapour et cela pourrait apparaître comme un recul de la part de Donald Trump.

Donald Trump a également déclaré, lors d’une conférence de presse à l’issue de la rencontre, qu’il mettrait fin, à terme, aux exercices militaires conjoints avec la Corée du Sud, décrits comme « très provocateurs » à l’égard de la Corée du Nord.

http://www.leparisien.fr/international/nucleaire-trump-et-kim-se-sont-mis-d-accord-mais-sur-quoi-12-06-2018-7767612.php

Juin 12

DONALD TRUMP ASSURE QUE LES SANCTIONS ÉCONOMIQUES SONT MAINTENUES POUR LE MOMENT À L’ENCONTRE DE LA CORÉE DU NORD

Le président américain a tenu une conférence de presse à Singapour, après la signature d’un accord avec le leader nord-coréen Kim Jong-un.

Des poignées de mains, des sourires, une signature : ce sommet est définitivement historique. À l’occasion de leur première rencontre, à Singapour, Donald Trump et Kim Jong-un ont multiplié les gestes de bonne volonté l’un envers l’autre. À l’apogée de cette journée, ils ont signé un document commun, au contenu encore inconnu, après plusieurs heures de réunion. Le document « couvre de nombreux sujets », a assuré Donald Trump. Et ce sommet « ouvre une nouvelle ère », renchérit Kim Jong-un. Le leader nord-coréen a par ailleurs reçu une invitation inattendue à se rendre à la Maison Blanche. Suivez cette rencontre en direct sur notre site franceinfo.fr.

>> Ce qu’il faut retenir du sommet entre Donald Trump et Kim Jong-un

« Beaucoup de progrès ». 

Le sommet a permis de faire « beaucoup de progrès », selon le président américain. A la clé, la signature d’un document commun aux deux dirigeants. « C’était vraiment une rencontre fantastique », qui s’est déroulée « mieux que quiconque aurait pu imaginer », a déclaré Donald Trump.

Pacification et dénucléarisation au menu.

Les ambitions atomiques de Pyongyang, sous le coup de sanctions internationales draconiennes imposées au fil des années, étaient au cœur des discussions entre les deux dirigeants. Mais sont-ils tombés d’accord sur ces questions sensibles ? La dénucléarisation « commencera très vite », a annoncé Donald Trump.

La prudence de mise.

Le sommet Trump-Kim constitue un événement : les déplacements à l’étranger de Kim Jong-un se comptent sur les doigts d’une main et ce sommet est vu comme une concession de taille de la part des États-Unis. « Cela fait 25 ans que la Corée du Nord essaie d’obtenir une rencontre avec un président américain en exercice », explique le chercheur Boris Toucas. Néanmoins, la prudence reste de mise quant à ses conclusions. Lundi, Paris a ainsi indiqué « attendre de façon très pragmatique les résultats », « sans penser que les choses peuvent du jour au lendemain se résoudre de façon magique ».

https://www.francetvinfo.fr/monde/usa/presidentielle/donald-trump/rencontre-trump-kim-jong-un-direct-singapour-nucleaire-streaming-coree-du-nord-seoul-etats-unis_2796449.html

Juin 12

LA CRIIRAD : LES MENACES S’ACCUMULENT SUR NOTRE SANTÉ ET SUR NOTRE ENVIRONNEMENT !

La CRIIRAD a besoin des moyens nécessaires pour :

  • combattre les plans de gestion des situations post-accidentelles qui obligent à vivre en zone contaminée, et à consommer des aliments également contaminés
  • empêcher la délivrance de dérogations autorisant la dissémination de produits radioactifs dans notre environnement quotidien,
  • dénoncer les mensonges, les falsifications,  les expertises biaisées, les consultations alibi ayant pour unique objet de cautionner des décisions déjà prises,
  • développer des actions de formation et d’assistance auprès des citoyens et des associations de terrain, en France comme à l’étranger, pour amplifier nos actions et contrer la puissance du lobby nucléaire,
  • rechercher la vérité sur l’impact environnemental et sanitaire des catastrophes nucléaires, Tchernobyl et Fukushima,
  • évaluer l’impact des rejets radioactifs des installations nucléaires et dénoncer les carences des systèmes de contrôles officiels.
  • La cotisation des adhérents, leurs dons ainsi que celui des sympathisants, constituent les principales ressources de notre association. Grâce à ces soutiens, la CRIIRAD peut mener les études qu’elle estime nécessaire, en toute indépendance à la fois éthique, scientifique et financière.
  • L’adhésion est le moyen privilégié d’établir un lien durable avec notre association. Elle permet de suivre très régulièrement nos actions, de s’informer plus avant sur nos dossiers, de participer à sa vie interne et à ses orientation. Un nombre important d’adhérents nous confère un poids d’autant plus important lors de nos actions d’interpellation des autorités et contribue à une plus large diffusion de nos appels à mobilisations. Elle nous donne également une visibilité financière qui facilite notre gestion.
  • Nous avons besoin de vous: adhérez, faites adhérer ou faites un don pour soutenir nos actions!

À quoi servira votre don ou votre cotisation?

100% de votre don serviront à financer nos actions et en particulier celles destinées à nous opposer aux menaces décrites plus haut.

Réduction d’impôts :

Votre don est déductible de vos impôts (pour ceux qui y sont soumis) à hauteur de 66% : un don de 20 € ne vous coûte en réalité que 6,66€ !

http://espace-adherents.criirad.wbmu-002.fingerprint-technologies.net/don-ou-adhesion/

Voir ci-dessous un exemple récent de mission :

Asie Centrale, l’héritage empoisonné

Michèle Rivasi, députée européenne, a demandé au laboratoire de la CRIIRAD de l’accompagner lors d’une mission en Asie Centrale.

À l’époque soviétique, de nombreuses mines d’uranium ont été exploitées au Kirghizstan, Tadjikistan et Ouzbékistan. Ces trois républiques devenues indépendantes ont la charge de gérer l’héritage radioactif des anciennes mines et usines d’extraction de l’uranium.

La délégation a pu se rendre à Mailuu-Suu au Kirghizstan, qui comporte plus de 40 sites de stockage de déchets radioactifs, dont certains menacent la sécurité de la région. Ils sont en effet soumis à des risques d’inondations ou de glissements de terrain, qui s’intensifient avec le dérèglement climatique.

Les déchets radioactifs pourraient, par ruissellement, être emportés dans la rivière qui se déverse dans le Syr-Daria et aboutissent ainsi à la mer d’Aral. C’est toute la vallée de la Ferghana qui pourrait être touchée, une zone agricole fertile et très peuplée (plus de 11 millions d’habitants), située à cheval sur les trois pays. À Mailuu-Suu la population est exposée à la radioactivité depuis plusieurs décennies. Les anciennes galeries de mines sont accessibles, certaines habitations sont construites avec ou sur des matériaux radioactifs, les eaux de surface et souterraines sont contaminées par l’uranium.

L’intervention de la CRIIRAD a consisté à réaliser des mesures radiologiques, à formuler des recommandations, à apporter un soutien aux ONG locales et à témoigner, lors d’un colloque international, de l’importance de l’information des populations locales (exemple du travail effectué par la CRIIRAD en soutien aux associations de France et du Niger).

La Commission Européenne a retenu, en Asie Centrale, 7 sites à sécuriser en priorité pour un budget global estimé à 85 millions d’Euros. Elle cherche des donateurs. Elle a mandaté un consortium, piloté par une entreprise allemande très expérimentée, pour dresser un premier état des lieux et formuler des propositions concrètes. Pour mémoire, le réaménagement des anciennes mines d’uranium, exploitées par l’entreprise WISMUT en Allemagne de l’Est, a déjà coûté 5 à 6 milliards

Juin 12

LA JORDANIE ANNULE UN ACCORD NUCLÉAIRE AVEC LA RUSSIE

AMMAN, 11 juin (Xinhua) — La Commission de l’énergie atomique de Jordanie (JAEC) a annoncé lundi l’annulation d’un accord d’une valeur de 10 milliards de dollars américains passé avec la Russie pour construire la première centrale nucléaire de Jordanie, la partie russe ayant exigé que le projet soit financé par des emprunts commerciaux.

« La Jordanie et la Russie se sont rencontrées l’an dernier pour discuter de la manière de faire avancer ce projet et de débloquer les fonds nécessaires à la construction de la centrale. Les Russes ont exigé que le financement se fasse par des emprunts obtenus auprès de banques commerciales, ce qui ferait augmenter le coût du projet et le prix de l’électricité produite par la centrale. Le gouvernement jordanien a donc rejeté cette option« , a déclaré la JAEC dans un communiqué.

Contracter des emprunts commerciaux nuirait en effet à la compétitivité des prix de l’électricité générée par la centrale nucléaire, et l’accord a donc été abandonné, selon la JAEC.

La JAEC a précisé que le gouvernement jordanien n’encourait ni pénalités financières ni problèmes légaux suite à l’abandon de ce projet.

Cet accord, signé en 2015 avec la Russie, portait sur la construction de deux réacteurs nucléaires d’une capacité totale de 2 000 mégawatts. Il envisageait également la possibilité de construire une centrale électrique double à Amra, dans le nord du royaume, d’ici 2022.

Le mois dernier, la JAEC et l’entreprise d’État russe Rosatom Overseas ont signé un accord pour réaliser une étude de faisabilité sur la construction d’un petit réacteur modulaire (SMR) de conception russe en Jordanie.

Publié le 2018-06-12 à 04:45 | french.xinhuanet.com

http://french.xinhuanet.com/2018-06/12/c_137247155.htm

Juin 12

DONALD TRUMP ET KIM JONG-UN ÉCHANGENT UNE POIGNÉE DE MAIN HISTORIQUE

Donald Trump et Kim Jong-un se sont rencontrés mardi 12 juin pour un face-à-face historique et longtemps inimaginable après des décennies de tensions liées aux ambitions nucléaires de Pyongyang.

Historique. Donald Trump et Kim Jong-Un sont réunis pour un sommet à Singapour ce mardi 12 juin. Après des semaines d’incertitudes sur la tenue de cet événement majeur, les dirigeants américains et nord-coréens ont débuté leur rencontre par une poignée de main immortalisée par les caméras du monde entier. C’est la première entre un président américain en exercice et un leader nord-coréen.

Cette image symbolique et longtemps inimaginable, après des décennies de tensions liées aux ambitions nucléaires de la Corée du Nord, marque l’ouverture d’un sommet lourd d’enjeux pour l’Asie et le monde.

Les deux hommes aux parcours et au style radicalement différents, que plus de 30 ans séparent, se sont longuement serré la main et ont échangé quelques mots, la mine sérieuse, devant une grande rangée de drapeaux des deux pays ennemis dans un hôtel de luxe sur l’île de Sentosa, à Singapour.

http://www.rtl.fr/actu/international/sommet-donald-trump-kim-jong-un-une-poignee-de-main-pour-l-histoire-7793714177

Juin 11

LA DÉNUCLÉARISATION DE LA CORÉE DU NORD AU CENTRE DU SOMMET TRUMP-KIM JONG-UN

Le démantèlement « éclair » du programme nucléaire militaire nord-coréen exigé par les États-Unis serait irréaliste selon des experts américains. Dix années au moins pourraient être nécessaires.

Le processus de dénucléarisation de la Corée du Nord prendra du temps, préviennent des chercheurs de l’université Stanford. Dans un rapport, Siegfried Hecker, Robert Carlin et Elliot Serbin indiquent que dix années au moins pourraient être nécessaires, voire quinze en cas de complications. M. Hecker a dirigé durant onze ans, de 1986 à 1997, le laboratoire national de Los Alamos (Nouveau-Mexique), où fut coordonné pendant la seconde guerre mondial le « projet Manhattan » de développement de la bombe américaine. De son côté, M. Carlin suit la Corée du Nord depuis 1974 et s’y est rendu 25 fois.

Pour eux, la demande de dénucléarisation éclair exigée par les « faucons » à Washington, dont le conseiller à la sécurité nationale John Bolton, se révèle irréaliste. Ils conseillent d’aborder le démantèlement du programme nucléaire militaire nord-coréen en trois phases : arrêter le travail sur les sites sensibles (un an), puis les déclarer à la communauté internationale, les désactiver et les faire fermer (deux à cinq ans), et enfin détruire les sites, reclasser les scientifiques vers des programmes civils et encadrer l’usage du nucléaire en revenant au traité de non-prolifération (TNP) dont la Corée du Nord s’est retirée (dix ans). « Nous parlons de dizaines de sites, de centaines de bâtiments et de milliers de personnes » liés au programme nucléaire, rappellent-ils.

Il faudra aussi éviter un déraillement du processus provoqué par l’administration américaine, et en particulier M. Trump, connu pour son impatience. La démolition, le 24 mai, des tunnels de Punggye-ri, où ont été réalisés les essais nucléaires, fut un premier signe envoyé, constatent ces chercheurs.

« Une partie du programme conservée »

Ils espèrent d’autres gestes autour du sommet de Singapour, et en particulier l’annonce de l’arrêt des opérations sur l’un des principaux sites nucléaires nord-coréens.

« Nous croyons que l’accès précoce à l’installation connue de centrifugation de Yongbyon, et l’arrêt des opérations dans les installations de traitement chimique de l’uranium qui soutiennent toutes les activités d’enrichissement sont les étapes initiales les plus importantes. »

La Corée du Nord a déjà réalisé six essais nucléaires et se targue de disposer d’une dissuasion nucléaire effective, de sorte que cesser les essais ne signifie pas renoncer à sa force. Historiquement, un seul État a renoncé à la bombe après être parvenu à s’en doter, l’Afrique du Sud. « À court terme, la Corée du Nord va certainement limiter le risque qui pèse sur elle en conservant une partie de son programme », notent-ils, sans illusions, dans le rapport rendu public le 28 mai.

 « L’approche progressive permettra de bâtir de manière efficace la confiance et l’interdépendance qui sont nécessaires pour une démilitarisation complète, viable et de long terme du programme nucléaire nord-coréen. » De l’expérience de leurs échanges avec les officiels nord-coréens, ils soulignent que Pyongyang insistera très probablement pour conserver un programme nucléaire civil et un programme spatial, dont les technologies sont similaires à celles du programme de missiles balistiques.

Par Harold Thibault et Caroline Vinet (LE MONDE | 11.06.2018 à 10h29

https://www.lemonde.fr/international/article/2018/06/11/la-denuclearisation-de-la-coree-du-nord-prendrait-de-dix-a-quinze-ans_5312847_3210.html

Juin 11

L’IRAN CONSTRUIRA UN SYSTÈME DE PROPULSION NUCLÉAIRE, SELON LE CHEF DE L’OEAI

TÉHÉRAN, 10 juin (Xinhua) — Le chef de l’Organisation de l’énergie atomique d’Iran (OEAI) Ali Akbar Salehi a déclaré dimanche que son pays avait fait des préparatifs pour construire un système de propulsion nucléaire, a rapporté l’agence de presse iranienne Tasnim.

« C’est un projet énorme qui prendra un certain temps« , a précisé M. Salehi, cité par Tasnim.

« Nous avons commencé à préparer ce projet et nous cherchons sérieusement à le mener à terme« , a précisé M. Salehi.

Actuellement, un grand nombre d’experts de l’OEAI (NDLR : Organisation de l’énergie atomique d’Iran) et une entreprise travaillent ensemble sur le projet, a-t-il ajouté.

Les systèmes de propulsion nucléaire sont utilisés dans les transports maritimes.

http://french.xinhuanet.com/2018-06/11/c_137245096.htm

Juin 11

LA CHINE ASSURE L’IRAN DE SON SOUTIEN À L’ACCORD NUCLÉAIRE

Le président chinois Xi Jinping a assuré son homologue iranien Hassan Rohani du soutien de son pays à l’accord de 2015 sur le nucléaire iranien, dénoncé par les États-Unis, a rapporté lundi l’agence Chine nouvelle.

Les deux hommes se sont entretenus dimanche en marge du sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), qui a réuni plusieurs pays asiatiques, y compris la Russie, dans la métropole chinoise de Qingdao (est).

L’accord par lequel l’Iran doit limiter ses activités nucléaires en échange d’une levée des sanctions internationales « est une réalisation importante du multilatéralisme« , a souligné le président chinois, cité par l’agence de presse officielle.

L’accord, « favorable au maintien de la paix et de la stabilité au Moyen-Orient et au régime international de non-prolifération nucléaire, doit continuer à être mis en œuvre concrètement« , a-t-il ajouté.

De son côté, M. Rohani a appelé la communauté internationale, y compris la Chine, à « jouer un rôle positif » dans ce dossier, selon Chine nouvelle.

La Chine est avec l’Allemagne, les États-Unis, la France, le Royaume-Uni et la Russie, l’une des signataires de l’accord de 2015 avec l’Iran. Le retrait de l’accord par les États-Unis de Donald Trump ouvre la voie à de nouvelles sanctions américaines contre Téhéran et contre les entreprises de pays tiers qui commercent avec l’Iran ou y investissent.

La décision américaine « peut déstabiliser davantage la situation« , a averti samedi à Qingdao le président russe Vladimir Poutine, favorable à la « mise en œuvre inconditionnelle » du texte.

Lors d’un entretien bilatéral avec M. Poutine, le président iranien a estimé que les discussions devaient se poursuivre entre la Russie et l’Iran après la dénonciation « illégale » de l’accord par Washington.

https://www.rtl.be/info/monde/international/la-chine-assure-l-iran-de-son-soutien-a-l-accord-nucleaire-1029963.aspx

Juin 11

SANTÉ PUBLIQUE FRANCE : + 28% DE MORTALITÉ PAR CANCER DU POUMON DANS UN RAYON DE 15 KM AUTOUR DE SOULAINES

Résultat de l’étude complémentaire à l’Enquête sanitaire de 2010 autour du Centre de stockage de déchets nucléaires de Soulaines.

Il y a 28% de mortalité par cancer du poumon en plus dans un rayon de 15 km autour du CSFMA de Soulaines que dans le reste des départements de l’Aube et de la Haute-Marne.

C’est, simplifié en une ligne, ce que Santé publique France a communiqué au Comité de pilotage le 6 juin 2018.

L’excès de mortalité par cancer du poumon observé chez les hommes dans l’étude de 2010 demeure donc statistiquement significatif sur la période 1998-2012.

Détails à venir sur la qualité de cette enquête dite écologique, sur le débat qui a suivi, sur la communication des résultats à la population, sur les suites envisagées.

Aucun représentant du pouvoir n’était présent.  Nous pensons qu’il y a une évidente volonté de ne pas trop communiquer sur cette histoire. Effectivement, on ne peut pas à la fois étaler dans les journaux d’une part l’arrivée de nouvelles poubelles nucléaires dans le Soulainois, et d’autre part les statistiques des cancers…

Voir la plaquette de 6 pages distribuée à l’issue de la présentation.

Pour en savoir beaucoup plus consultez dès maintenant le site :

http://www.villesurterre.eu/index.php?option=com_content&view=article&id=108

Juin 10

UN SOMMET TRUMP-KIM À L’OMBRE DU NUCLÉAIRE

Kim Jong Un et Donald Trump se retrouvent à Singapour dans un climat marqué par des décennies d’antagonisme et de méfiance. Un legs qui pèsera lourd quand il s’agira de savoir jusqu’où Pyongyang est prêt à aller pour répondre aux exigences américaines de démantèlement permanent de son arsenal atomique.

Washington martèle que le Nord doit renoncer à ses armements de manière complète, vérifiable et irréversible. Pyongyang se refuse à tout désarmement unilatéral, arguant qu’il aura besoin de ses programmes nucléaire et balistique tant que Washington et Séoul représenteront une menace pour sa sécurité.

Pour avancer de façon à satisfaire les deux parties, il faudra tenter de combler des fossés immenses et potentiellement dangereux.

– Quel est l’arsenal nucléaire nord-coréen? –

Les estimations varient. Les spécialistes jugent que le dernier essai nucléaire réalisé par Pyongyang en septembre 2017 a dégagé une énergie de 250 kilotonnes, soit 16 fois plus que la bombe américaine qui avait détruit Hiroshima en 1945. Le Nord a affirmé avoir testé une bombe à hydrogène.

Dans son livre blanc sur la défense 2016, Séoul estimait que le Nord disposait de 50 kilogrammes de plutonium, soit selon la presse assez pour confectionner une dizaine de bombes, et une capacité « considérable » mais non quantifiée à produire des armes avec de l’uranium.

L’année dernière, le Washington Post, citant un rapport du renseignement américain, estimait que le Nord disposait de jusqu’à 60 engins nucléaires.

On ignore où le Nord conserve ses missiles balistiques. Mais Pyongyang a une longue expérience des tunnels et les spécialistes pensent qu’ils sont disséminés dans des infrastructures souterraines à travers le pays.

Les missiles sont également mobiles, Pyongyang ayant présenté des engins de transport lors de défilés militaires.

Le Nord doit encore prouver qu’il est capable de miniaturiser une tête nucléaire afin de pouvoir la monter sur un missile, qu’il est capable d’atteindre une cible avec précision et qu’il maîtrise la technologie permettant à un missile de survivre à sa rentrée dans l’atmosphère depuis l’espace.

Pyongyang affirme avoir maîtrisé l’ensemble de ces techniques. L’armée sud-coréenne lui prête aussi entre 2.500 et 5.000 tonnes d’armes chimiques développées à partir des années 1980.

– Et les forces américaines? –

Le président américain Donald Trump assure que son bouton nucléaire est plus gros que celui de Kim Jong Un.

D’après le département d’État, au 1er septembre, les États-Unis avaient déployé un total de 1.393 têtes nucléaires, susceptibles d’être embarqués par des missiles terrestres, des missiles montés sur des sous-marins ou à bord de bombardiers lourds.

Washington a en stock des milliers d’autres têtes nucléaires qui attendent d’être démantelées, selon certaines organisations, l’Arms control association estimant le total à 6.550 en 2017.

Les États-Unis avaient retiré leurs armes nucléaires tactiques de Corée du Sud dans les années 1990. Séoul ne dispose pas d’armes nucléaires.

Mais les États-Unis peuvent atteindre une cible où qu’elle se trouve, avec ses armes nucléaires ou conventionnelles.

Ils ont des bombardiers à longue portée, des capacités de ravitaillement en vol, une flotte de sous-marins nucléaires équipés d’armes d’une puissance destructrice phénoménale.

– Quelles sont les promesses de Pyongyang? –

Le secrétaire d’État Mike Pompeo, le plus haut responsable américain à avoir rencontré Kim Jong Un, a déclaré que le numéro un nord-coréen l’avait personnellement informé que Pyongyang était disposé à la dénucléarisation.

  1. Trump n’y est pas allé par quatre chemins: « Ils doivent dénucléariser. S’ils ne dénucléarisent pas, cela ne sera pas acceptable« .

La Corée du Nord répète elle qu’elle est engagée derrière la dénucléarisation de la péninsule. Mais cette formule constitue un euphémisme diplomatique sujet à interprétation. Pyongyang n’a pas fait connaître publiquement quelles concessions il serait prêt à faire.

Selon Séoul, le Nord propose d’envisager de renoncer à ses armes nucléaires en échanges de garanties de sécurité non précisées.

Lorsque M. Kim s’est rendu en mars chez son principal allié, la Chine, son premier voyage officiel à l’étranger depuis son arrivée au pouvoir, il avait dit, selon les médias officiels chinois, que la question pouvait être réglée si Séoul et Washington adoptaient « des mesures progressives et synchronisées pour la réalisation de la paix« , impliquant une espèce de compromis.

– Quelles sont les implications? –

Pyongyang soutient qu’il a besoin de ses armes atomiques pour se défendre contre les États-Unis. Il dénonce régulièrement les manœuvres militaires conjointes entre Séoul et Washington comme la répétition d’une invasion.

Aux termes du traité de défense mutuelle de 1953 entre la Corée du Sud et les États-Unis, Washington est tenu de secourir son allié en cas d’attaque.

Par le passé, Pyongyang a réclamé la fin de cette alliance et le retrait des troupes américaines déployées au Sud (28.500 soldats).

(©AFP / 10 juin 2018 07h31)

https://www.romandie.com/news/Un-sommet-Trump-Kim-a-l-ombre-du-nucleaire/926005.rom

Juin 10

CORÉE DU NORD, RUSSIE, NUCLÉAIRE IRANIEN… CE QU’IL FAUT RETENIR DU DISCOURS DE DONALD TRUMP À L’ISSUE DU G7

C’est confiant que Donald Trump s’envole pour Singapour, à la sortie du G7. Lors d’un discours prononcé quelques heures avant le départ de ses pairs, il s’est notamment félicité de la tenue des débats commerciaux.

● Des débats extrêmement «productifs» sur le commerce

En conclusion du G7 au Canada, Donald Trump s’est félicité des débats «extrêmement productifs» qui ont eu lieu avec ses homologues concernant le domaine commercial. Il a notamment expliqué avoir proposé une zone de libre-échange du G7, sans tarifs, ni subventions, ni barrières. Le président américain a ensuite attribué une note de 10 sur 10 à la qualité de ses relations avec les autres dirigeants, citant particulièrement Justin Trudeau, son «ami» Emmanuel Macron et Angela Merkel.

Lors de ce discours, le président américain a également déclaré avoir dit à ses pairs que les États-Unis «exploités pendant des décennies», exigeaient un accès équitable aux marchés et la fin des pratiques commerciales inéquitables, tout en soulignant avoir eu le «sentiment» que les six autres nations commençaient à s’engager en faveur d’un commerce plus juste pour les États-Unis.

● La Corée du Nord travaille «très bien» avec les États-Unis

Rappelant la tenue, mardi, de sa rencontre avec le dirigeant nord-coréen, Donald Trump a affirmé qu’il s’agissait d’«une occasion unique» qui «ne se représentera jamais». Juste avant de s’envoler pour Singapour, où aura lieu cette «mission de paix», il a également assuré que la Corée du Nord travaillait «très bien» avec les États-Unis. Malgré les rebondissements de ces dernières semaines, Donald Trump s’est dit «vraiment confiant» avant cette rencontre, espérant que Kim Jong-un fasse une «chose positive» pour son peuple. Il pense même être capable de déceler, «dès la première minute», si leur rencontre peut déboucher sur un accord sur le nucléaire nord-coréen.

Le président a toutefois tenté de tempérer les attentes, rappelant qu’il «y a une forte chance que cela ne marche pas. Et une chance plus forte que cela prenne un certain temps». Au moins, a-t-il ajouté, «nous nous serons rencontrés. Nous nous serons vus. Et j’espère que nous nous serons apprécié l’un l’autre, et que nous commencerons un processus.»

● Trump se redit favorable au retour de la Russie dans un «G8»

Avant son arrivée à La Malbaie, Donald Trump avait déjà appelé à réintégrer la Russie dans le «G8». Une proposition immédiatement rejetée par la Grande-Bretagne, la France, l’Allemagne… et même la Russie. Selon le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, Moscou n’a «jamais demandé à revenir» dans le G8, redevenu le G7 après la suspension de sa participation suite à l’annexion de la péninsule ukrainienne de Crimée en 2014.

«Au sein du G20, les ultimatums ne marchent pas et vous avez besoin de parvenir à des accords», a affirmé Sergueï Lavrov, vantant le format du G20 comme «un mécanisme destiné à parvenir à un consensus». «Je pense que c’est le format le plus prometteur pour l’avenir».

● Un «contrôle des ambitions nucléaires» iraniennes?

Selon Donald Trump, le G7 pourrait s’engager à «contrôler les ambitions nucléaires de l’Iran». Depuis que Washington a décidé de se retirer de l’accord de 2015, par lequel Téhéran acceptait de limiter ses activités nucléaires en échange d’un allègement des sanctions internationales, la perspective d’un nouvel accord s’éloignait. Fin mai, les États-Unis et les pays européens étaient «encore très loin d’un compromis», selon le chef de la diplomatie allemande.

Face à Washington, qui menaçait l’Iran de sanctions «les plus fortes de l’histoire» en cas de refus d’un nouvel accord aux mesures beaucoup plus draconiennes, l’Iran avait également annoncé début juin la mise en route d’un plan visant à augmenter sa capacité d’enrichissement d’uranium. Parallèlement, Téhéran avait commencé à chercher le soutien des autres signataires de l’accord. Et plus particulièrement de la Chine, grande consommatrice de pétrole iranien, et organisatrice de l‘Organisation de coopération de Shanghai réunissant dès aujourd’hui la Chine, la Russie, et l’Iran dans le rôle d’observateur.

http://www.lefigaro.fr/international/2018/06/09/01003-20180609ARTFIG00122-coree-du-nord-russie-nucleaire-iranien-ce-qu-il-faut-retenir-du-discours-de-donald-trump-a-l-issue-du-g7.phpa

Juin 09

L’IRAN VA REPRENDRE LE PROGRAMME NUCLÉAIRE SI L’ACCORD ÉCHOUE (RESPONSABLE)

Si l’accord sur le nucléaire iranien échoue, l’Iran reprendra ses activités nucléaires, a déclaré mercredi l’ambassadeur iranien auprès de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).
L’Iran a envoyé une lettre à l’AIEA sur le début de certaines activités nucléaires, a déclaré l’émissaire iranien, Reza Najafi, selon PressTV.

Il s’agit des travaux préparatoires dans le cadre du scénario possible si, malheureusement, le JCPOA (accord sur le nucléaire) échoue ; alors, l’Iran peut reprendre ses activités sans aucune des limites qui existent actuellement en vertu du JCPOA,” a-t-il dit dans la capitale autrichienne, Vienne.

Les premiers travaux préparatoires concernent la reprise de l’Usine de conversion d’uranium (UCF) dans la province d’Ispahan, au centre du pays, en vue de la production d’UF6 (hexafluorure d’uranium), et les autres travaux préparatoires concernent l’infrastructure en vue de la possible production de nouvelles centrifugeuses, a dit M. Najafi.

Le responsable iranien a souligné que la mesure iranienne ne viole pas le JCPOA.

Le chef de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique a déclaré mardi que la République islamique prépare l’infrastructure afin de construire des centrifugeuses sophistiquées.
L’Iran négocie avec les pays européens dans le but de préserver l’accord sur le nucléaire iranien de 2015, officiellement dénommé Plan d’action global conjoint (JCPOA), depuis le retrait des États-Unis en mai.

Téhéran a prévenu que dans le cas où d’autres parties à l’accord sur le nucléaire ne protégeraient pas les intérêts de l’Iran conformément à l’accord, l’Iran abandonnerait l’accord et reprendrait ses activités nucléaires, à plein régime.

Xinhua

https://www.maghrebemergent.info/valpha/2018/06/07/l-iran-va-reprendre-le-programme-nucleaire-si-l-accord-echoue-responsable/

Juin 09

SOMMET CHINE-RUSSIE-IRAN : ACCORD SUR LE NUCLÉAIRE IRANIEN

Un sommet réunissant les chefs d’État russe, iranien et chinois s’ouvre ce 9 juin dans l’est de la Chine, à Qingdao. Téhéran cherche à jauger le soutien de Beijing et Moscou après le retrait des États-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien.

Ce sommet est organisé en marche du Sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), réunissant plusieurs pays d’Asie centrale et du sud. Les présidents russe Vladimir Poutine et chinois Xi Jinping ont invité leur homologue iranien Hassan Rohani, même si la question du nucléaire iranien ne figure pas à l’ordre du jour du sommet de l’OCA. Hassan Rohani a ainsi l’occasion de défendre le dossier avec ses homologues.

La Chine et la Russie sont signataires, aux côtés des États-Unis, de la France, de l’Allemagne et du Royaume-Uni, de l’accord de 2015 qui limite les activités nucléaires de l’Iran en échange d’un allègement des sanctions internationales.

Mais la décision du président américain Donald Trump de retirer les États-Unis du traité entrainera une série de sanctions contre l’Iran et les entreprises étrangères présentes dans le pays. Le gouvernement iranien tente désormais de trouver des appuis auprès autres signataires, et notamment de la Chine, grande importatrice de pétrole iranien.

Le 1er juin, le ministre chinois des affaires étrangères, Wang Yi, a assuré en présence de la chef de la politique étrangère de l’UE, Federica Mogherini, que «la Chine unira ses efforts à ceux de l’Union européenne (UE) pour préserver la solennité et l’autorité de l’accord historique sur le nucléaire iranien».

En visite à Bruxelles, le conseiller d’État a assuré que «respecter les accords internationaux relève du bon sens dans les relations internationales. Les grands pays, en particulier, doivent jouer un rôle exemplaire au lieu de faire le contraire».

Cependant le 5 mai, l’Iran a signifié à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) le lancement d’un plan afin d’augmenter sa capacité à enrichir l’uranium en renforçant le nombre de ses centrifugeuses.

Cet accord est une première réaction à la décision du président américain Donald Trump de se retirer de l’accord. Interrogée sur ce plan, la diplomatie chinoise s’est abstenue de toute critique, appelant simplement les parties concernées à «continuer d’appliquer l’accord» de 2015.

L’Iran a un statut d’observateur au sein de l’OCS, Hassan Rohani est d’ailleurs le deuxième président iranien à assister à ce sommet qui compte parmi ses membres quatre ex-républiques soviétiques d’Asie centrale (Ouzbékistan, Kazakhstan, Tadjikistan, Kirghizstan) et deux nouveaux membres : l’Inde et le Pakistan.

La Chine devrait profiter du sommet pour dynamiser son initiative «La Ceinture et la Route», alors que la seconde puissance économique mondiale reste sous la menace de sanctions douanières américaines, laissant présager une possible guerre commerciale.

https://www.chine-magazine.com/sommet-chine-russie-iran-accord-sur-le-nucleaire-iranien/

Juin 09

CENTRALE EPR DE FLAMANVILLE : EDF MAÎTRISE-T-ELLE VRAIMENT SON CHANTIER ?

Alors que la Chine a inauguré son premier réacteur EPR, les retards s’accumulent sur le chantier de l’EPR de Flamanville, dans la Manche. Des défauts relevés fin mars sur des soudures stratégiques vont encore reporter l’ouverture de la centrale « d’au moins quelques mois » selon l’Autorité de Sûreté Nucléaire. 

« À Flamanville, nous sommes face à des défaillances systémiques. Il ne s‘agit plus de simples problèmes qui s’additionneraient les uns aux autres.  » C’est en ces termes que Mycle Schneider, un expert canadien indépendant et coauteur d’un rapport annuel mondial sur l’industrie nucléaire, dresse le constat alarmant du chantier de Flamanville. Le 31 mai dernier, EDF annonçait un retard de plusieurs mois dans la construction de la centrale EPR suite à des défauts de soudure sur des tuyauteries. Un nouveau contretemps qui retardera d’autant la mise en service de la centrale. Et qui fait surtout suite à une longue série de problèmes survenus depuis le lancement du chantier en décembre 2007.

Une « exclusion de rupture » non garantie sur des tuyauteries

Fin mars dernier, le fournisseur d’électricité constatait des défauts de soudure sur une partie de la tuyauterie du « circuit secondaire » de la centrale. Dans ces canalisations circulera de la vapeur chauffée par le « circuit primaire ». Ces tuyauteries doivent ensuite alimenter la vapeur chauffée sous haute pression vers la turbine qui produira l’électricité de la centrale. « Il ne s’agit pas des circuits en contact direct avec la radioactivité » prend soin de préciser la direction d’EDF.

Dans ces tuyauteries de 50 à 75 cm de diamètre, près de 4 500 Mégawattheures de chaleur circulera à travers quatre boucles parallèles. « C’est l’équivalent de la chaleur émise par un million de radiateurs qui circulera dans chacune des boucles » illustre Yves Marignac, membre du groupe permanent d’experts pour les équipements sous pression nucléaire (GP-ESPN).

Théoriquement, ces circuits doivent être élaborés pour répondre à une hypothèse « d’exclusion de rupture ». Introduite lors de la conception de la centrale, cette notion implique que la rupture de ces tuyauteries soit suffisamment improbable pour ne pas avoir à envisager de parades de sécurité face à une éventuelle rupture. Sur les modèles de réacteurs datant d’avant les années 1990, seuls les circuits en contact avec la radioactivité ont été conçus avec ce principe selon Yves Marignac.

En conséquence, des impératifs de « haute qualité » sont venus s’ajouter aux exigences « classiques » de la réglementation des « équipements sous pression nucléaires » sur les tuyauteries. Or, d’après les contrôles réalisés par EDF en février, ce sont précisément ces exigences accrues qui se sont vues invalidées sur les soudures, après que des « écarts de qualité » ont été constatés fin mars.

Imbroglios de longue date avec les sous-traitants

Dans sa chronologie des événements présentée le 31 mai, EDF, le responsable du chantier, déclare avoir détecté dès août 2015 des « écarts » de qualité sur des lignes d’évacuation réalisées en usine par l’un de ses sous-traitants. « Les soudures présentent des caractéristiques mécaniques basses, conformes aux exigences des équipements sous pression nucléaire, mais elles ne respectent pas certaines des exigences […] relatives à l’exclusion de rupture » écrit l’électricien.

Malgré ce constat, EDF ne contractualise toujours pas avec ses sous-traitants les exigences supplémentaires sur ces tuyauteries. En 2016, le chantier reprend donc. Ce n’est que fin janvier 2017 que l’Autorité de sûreté nucléaire, l’organisme de contrôle du chantier, apprend que ces exigences n’avaient toujours pas été transmises aux sous-traitants en usine. Le 27 février, un contrôle de l’ASN révèle également que les soudures réalisées dans l’installation ne répondent pas aux exigences d’exclusion de rupture. « On croit rêver ! Ce sont des choses de l’ordre de l’organisationnel. On a l’impression d’être face à une petite boutique qui fait des jouets pour enfants » s’indigne Mycle Schneider.

Des défauts détectés tardivement

L’histoire aurait pu s’arrêter là. En avril 2017, EDF contractualise enfin les normes avec ses sous-traitants. Mais les déboires ne s’arrêtent pas pour autant. Les contrôles des soudures sur ces tuyauteries sont confiés au groupement des entreprises chargées elles-mêmes de fabriquer le circuit. Elles rendent compte de la qualité de ces soudures à EDF par un système de bordereaux. « L’ASN ne peut faire des contrôles que par sondages. 10% des choses sont vérifiées en détails sur un chantier, le reste repose sur la sincérité et le travail des exploitants » décrypte Yves Marignac. « Jusqu’ici, le système fonctionnait, car les exploitants étaient de bonne foi » explique-t-il.

Mais le 21 mars 2018, lors d’un contrôle contradictoire, EDF détecte de nouveaux écarts de qualité sur les tuyauteries du circuit secondaire, « remettant en cause les contrôles réalisés par le groupement d’entreprise » publiait l’électricien dans un communiqué le 10 avril. « Nous avons réalisé des contrôles plus poussés que ceux de nos fournisseurs, à base d’ultrasons » détaille EDF. Pierre-Franck Chevet, le président de l’ASN, estimait lui à près de “35% le nombre de soudures du circuit secondaire qui ont des défauts« , lors d’une audition à l’Assemblée nationale. Une expertise d’EDF est en cours pour analyser les causes de ces écarts.

« Les défauts dans la réalisation auraient dû être relevés bien plus tôt » estime de son côté Yves Marignac. Selon Pierre-Franck Chevet, ces défauts devraient occasionner des retards dans les travaux « d’au moins plusieurs mois ». « C’est de l’incompétence à un niveau incroyable » relève Mycle Schneider. C’est l’ensemble des procédures de contrôle qui se montrent potentiellement défaillant » s’inquiète de son côté Yves Marignac.

Dans un document publié le 31 mai, l’ASN vise directement la responsabilité de l’électricien, en remettant en cause une « surveillance inadaptée » des contrôles.

 (voir ce document directement sur le site d’origine): Source : ASN

Mercredi, l’ASN révélait avoir envoyé un courrier à EDF, Framatome et Orano (ex-Areva) pour leur imposer un devoir d’information « systématique » lorsqu’ils détectent une fraude sur le chantier. Elle préconise également que ces opérateurs recourent désormais à des « tierces parties » pour attester de la conformité des contrôles.

De son côté, l’électricien se défend et fait valoir la rigueur de ses contrôles. « Les défauts sur les soudures du circuit secondaire ont pu être détectés. Il n’y a pas de trou dans la raquette » affirme-t-on à la direction d’EDF. Mycle Schneider, lui, préfère voir dans ces incidents le symptôme d’un besoin de réorganiser en profondeur la sûreté sur le chantier. « Quand on constate autant de défaut sur des parties aussi sensibles, on est face à une chaîne de responsabilité défaillante, depuis le sous-traitant, l’exploitant et celui qui contrôle » conclut Mycle Schneider. « On est arrivé à un point qui fait froid dans le dos. »

Par Antoine Laurent le 08.06.2018 à 16h30

https://www.challenges.fr/entreprise/centrale-epr-de-flamanville-edf-maitrise-t-elle-vraiment-son-chantier_592774

Juin 09

L’IRAN NE RENÉGOCIERA PAS L’ACCORD SUR LE NUCLÉAIRE TANT QUE WASHINGTON MENACERA TÉHÉRAN

TÉHÉRAN, 8 juin (Xinhua) — Vendredi, l’Iran a exclu toute possibilité de renégociation de l’accord sur le nucléaire de 2015 avec les États-Unis tant que Washington ne mettra pas un terme à ses menaces contre la République islamique.

« Il n’y a aucune perspective de dialogue entre l’Iran et les États-Unis dans quelque domaine que ce soit tant que Washington ne s’exprimera pas avec dignité« , a dit le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Bahram Qasemi.

Ses remarques sont la réponse de l’Iran aux dernières menaces du président des États-Unis, Donald Trump, qui veut imposer des sanctions extrêmement sévères à l’encontre de l’Iran.Trump devrait mettre un terme à ses menaces, sanctions, pressions et approches unilatérales à l’encontre d’autres pays et nations, a prévenu le porte-parole iranien.

Lors d’une conférence de presse commune avec le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, à la Maison Blanche, jeudi, M. Trump a dit que Washington « prendra des sanctions contre l’Iran, d’un niveau que personne n’a jamais vu jusqu’à présent« .

Cependant, M. Trump a également exprimé l’espoir qu' »à un moment ou à un autre« , l’Iran négociera avec les États-Unis pour conclure un accord « qui sera bon pour eux, bon pour nous, et bon pour tout le mon

Le peuple iranien « n’a jamais modifié son jugement, ses actes et son comportement responsables pour s’occuper d’intimidations et de menaces et ne le fera pas davantage à l’avenir, » a dit M. Qasemi.

La décision de M. Trump de se retirer de l’accord sur le nucléaire iranien signé en 2015 par les grandes puissances est un exemple flagrant de violation, par les États-Unis, des réglementations internationales, a-t-il souligné.

Publié le 2018-06-09 à 05:25 | french.xinhuanet.com

http://french.xinhuanet.com/2018-06/09/c_137240829.htm

Juin 08

FACE AUX SANCTIONS AMÉRICAINES, L’IRAN VA TESTER LE SOUTIEN DES PUISSANCES EURASIATIQUES

L’Iran va pouvoir jauger le soutien que lui accordent la Russie et la Chine, après la sortie des États-Unis de l’accord sur le programme nucléaire iranien, lors du prochain sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai.

L’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) qui réunit la Chine, la Russie et six pays d’Asie centrale et du sud, tiendra les 9 et 10 juin son sommet annuel dans la grande ville côtière chinoise de Qingdao, avec un invité particulier : le président iranien Hassan Rohani.

Même si la question du nucléaire iranien ne figure pas à l’ordre du jour, Hassan Rohani devrait l’évoquer avec ses homologues chinois, Xi Jinping, et russe, Vladimir Poutine. Moscou comme Pékin sont signataires, aux côtés de la France, de l’Allemagne et du Royaume-Uni, de l’accord de 2015 par lequel l’Iran a accepté de limiter ses activités nucléaires en échange d’un allègement des sanctions internationales.

Depuis l’annonce, le 8 mai, du retrait des États-Unis du traité qui implique le renouvellement des sanctions contre l’Iran, la Chine, grande consommatrice de pétrole iranien, a appelé à sauver l’accord. 

Selon Gao Shangtao, expert du Moyen-Orient à l’Université de diplomatie de Pékin cité par l’AFP : «L’Iran est en train de tester les signataires de l’accord nucléaire pour voir dans quelle mesure ils seront capables, dans la pratique, de le maintenir à flot même après le retrait américain.» Et c’est ce qui, selon Gao Shangtao, motivera en priorité la participation du président Rohani à ce sommet de l’OCS que l’Iran a rejointe en 2005, en qualité d’État observateur, au même titre que la Mongolie, la Biélorussie et l’Afghanistan.

«Si Téhéran obtient l’assurance que la Chine et la Russie peuvent résister à la pression des sanctions américaines et continuer à faire des affaires avec l’Iran, alors Téhéran cherchera à maintenir l’accord. Sinon, il deviendra dénué de sens», observe également l’universitaire.

Les entreprises chinoises pourraient remplacer leurs concurrents européens en Iran

Les entreprises chinoises pourraient renforcer leurs activités en Iran en profitant du retrait programmé des firmes américaines et celui, presque certain des sociétés européennes menacées de sanctions par Washington, comme les français Total et le groupe PSA .

La compagnie pétrolière publique chinoise CNPC est déjà partenaire de Total dans l’exploitation de la phase 11 du gisement iranien de gaz naturel off-shore Pars-Sud et peut contractuellement remplacer le groupe français dans ce projet.

Quant à Dongfeng, le géant chinois de l’automobile, actionnaire de référence du Groupe PSA, il pourrait facilement occuper la place laissée vide. Il est déjà partenaire de Khodro, une des deux entreprises iraniennes avec lesquelles le groupe dirigé par Carlos Tavarès avait conclu des accords de joint-venture pour la production locale de véhicules Peugeot 2008 et Citroën C3.

https://francais.rt.com/economie/51417-face-sanctions-americaines-iran-soutien-ocs

Juin 08

NÉGOCIATIONS EN COURS POUR LE RETOUR D’INSPECTEURS AU COMPLEXE NUCLÉAIRE DE YONGBYON

SÉOUL, 08 juin (Yonhap), photo montage

La Corée du Nord et les États-Unis sont actuellement en discussion en vue d’inclure dans l’accord de leur sommet du 12 juin prochain à Singapour le retour d’inspecteurs au complexe nucléaire de Yongbyon dans un ou deux mois, ont fait savoir ce vendredi de multiples sources bien informées sur la Corée du Nord.

Les deux pays sont en train de s’accorder sur les moyens d’afficher cette première mesure dans les résultats de leur sommet avec les objectifs de dénucléarisation et de garantie de sécurité du régime, ont affirmé les sources sous couvert d’anonymat.

Pour ce faire, les États-Unis sont entrés en consultation avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) pour l’éventuel retour d’une équipe d’inspection au complexe nucléaire nord-coréen. Les inspecteurs, s’ils retournent au Nord neuf ans après avoir été mis à la porte par le pays communiste, auront pour mission de vérifier les déclarations que la Corée du Nord fera sur son programme nucléaire et de surveiller les installations nucléaires de Yongbyon.

Des observateurs prévoient que les inspecteurs qui se rendront au Nord après le prochain sommet Corée du Nord-États-Unis devraient d’abord surveiller les installations de production de matières fissiles qui représentent le nucléaire futur du pays communiste comme les armes nucléaires détenues par la Corée du Nord seront abordées dans la dernière phase de la dénucléarisation étant donné qu’elle préconise une approche «progressive et synchronisée».

Le complexe nucléaire de Yongbyon est resté en dehors des radars d’observation de la communauté internationale depuis que la Corée du Nord a expulsé les inspecteurs de l’AIEA en avril 2009.

En contrepartie de l’acceptation par le Nord de l’équipe d’inspection de l’AIEA comme une première mesure vers la dénucléarisation, les États-Unis envisagent un engagement verbal de non-agression et une déclaration de fin de guerre, selon les sources.

À quatre jours du sommet historique, les deux parties cherchent à trouver une entente sur la question de savoir si elles fixeront ou non des dates butoirs pour la dénucléarisation de la Corée du Nord et la garantie de sécurité du régime et s’ils spécifieront ou non le démantèlement complet, vérifiable et irréversible (CVID) du programme d’armement nucléaire nord-coréen dans leur accord.

Les États-Unis veulent préciser dans l’accord le CVID comme inscrit dans les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies contre le Nord et l’année 2020 comme la date butoir pour achever la dénucléarisation mais n’ont pas encore réussi à convaincre le Nord.

«La position de base de la Corée du Nord est que, si elle doit se dénucléariser de manière irréversible jusqu’à une date limite précise, elle doit aussi obtenir la garantie de sécurité du régime sous forme irréversible jusqu’à cette date», a expliqué une source du gouvernement. Les deux parties tenteront de réduire les divergences jusqu’à la veille du sommet et, si elles n’y parviennent pas, ce sera aux deux dirigeants de prendre la décision au sommet.

Les deux parties n’ont pas encore trouvé de terrain d’entente non plus sur la demande de Washington pour le transport hors du pays d’ogives nucléaires, matières fissiles et missiles balistiques intercontinentaux (ICBM) dans les mois à venir, ont ajouté les sources.

L’ambassadeur américain aux Philippines Sung Kim et la vice-ministre nord-coréenne des Affaires étrangères Choe Son-hui, qui se sont rencontrés récemment à six reprises au village de la trêve de Panmunjom pour établir l’ordre du jour du sommet, devraient poursuivre leurs négociations à Singapour.

lsr@yna.co.kr

http://french.yonhapnews.co.kr/news/2018/06/08/0200000000AFR20180608001600884.HTML

Juin 08

LE MODÈLE RENOUVELABLE DE L’ALLEMAGNE

À l’heure où la France se félicite d’exporter sa technologie nucléaire jusqu’en Chine, il est intéressant de se tourner vers l’Allemagne qui a su adopter le virage des énergies renouvelables en abandonnant l’atome. Le tout en parvenant à diminuer ses émissions de gaz à effet de serre.

À l’heure où médias et politiques s’auto-congratulent de concert devant l’ouverture du premier réacteur EPR en Chine, prouesse du génie français à l’export, il est intéressant de se tourner vers l’Allemagne et sa décision de sortir du nucléaire. On se rappelle ainsi du discours d’Angela Merkel, quelques jours après la catastrophe de Fukushima, annonçant la fermeture immédiate de huit réacteurs nucléaires et une sortie définitive de l’atome à l’horizon 2022. 

Si cette annonce est soudaine et semble prendre de court un certain nombre d’observateurs et de dirigeants politiques, elle se fonde en réalité sur une opinion publique beaucoup plus circonspecte, voire carrément opposée à l’usage du nucléaire en Allemagne. Il ne s’agit pas,  comme en France, d’un élément de fierté et d’indépendance nationale bien au contraire. (NDLR : quand 100 % de l’uranium est importé, je ne vois pas où est l’indépendance nationale !)

Un rejet du nucléaire par la société allemande

Comme l’explique Cécile de Maisonneuve, la défiance envers le nucléaire est très ancrée en Allemagne, “notamment parce qu’en Allemagne, le nucléaire civil est perçu comme associé au militaire” (NDLR : mais pas chez nous !). Le choix politique de la chancelière Merkel est donc en cohérence avec les attentes d’une grande partie de la population allemande. 

Cette politique d’Energiewende – littéralement transition énergétique – a été lancée dès les années 2000 par la coalition Verts-SPD, pilotée par Gerhard Schröder. Cet accord de gouvernement prévoyait ainsi une politique ambitieuse de développement des énergies renouvelables, une réduction des gaz à effet de serre et un grand plan de rénovation et d’efficacité énergétique. 

Mais en choisissant de sortir totalement du nucléaire, la chancelière Merkel change d’échelle dans la mise en œuvre de cette transition. Cette accélération impulsée a permis de passer de 6,5% de production électrique issue du renouvelable en 2000 à 35% en 2017. En comparaison, la part du renouvelable dans le mix énergétique français est d’à peine 17%

Comme l’explique un article du Monde, ce développement impressionnant des énergies vertes repose avant tout sur une politique de soutien financier – estimée tout de même à 400 milliards d’euros sur 25 ans (NDLR : soit 16 milliards par an alors qu’entre 2019 et 2025, un budget de 295 milliards d’euros sera consacré à la défense de la France). – prenant à leur charge le coût d’entrée faramineux pour développer une nouvelle énergie viable. 

Les fausses-nouvelles de la hausse du charbon dans le mix allemand

Cette politique suscite pourtant un certain nombre de critiques, et ce, particulièrement dans notre pays, qui conserve une passion presque mystique pour son atome, souvenir d’une époque glorieuse où la France faisait surgir de terre les symboles de sa puissance. Ainsi les critiques se multiplient sur un abandon du nucléaire qui cacherait en réalité une hausse de la production au charbon et des rejets de CO2. 

En réalité, les émissions du pays sont en légère diminution, même si cela ne suffira pas à remplir les engagements climatiques de l’Allemagne à l’horizon 2030. Car il est vrai que l’Allemagne ne s’est pas encore suffisamment attaqué au charbon pour des raisons avant tout politiques et sociales. Toujours selon le Monde, “fermer des centrales pourvoyeuses d’emploi dans des zones en difficulté économique” est difficile, même pour un pays en pointe sur la transition verte. 

En France, on pointe également le prétendu risque d’une transition trop brutale pour nos champions nationaux de l’atome. Une critique qui oublie pourtant l’incroyable gisement d’activité et d’emplois que représente cette transition vers les énergies vertes. L’exemple allemand nous montre donc que là où il y a une volonté politique, il y a un chemin.  Outre Rhin, des géants comme RWE ou Siemens, se sont ainsi totalement convertis à l’Energiewende, se séparant de leurs activités nucléaires pour devenir des champions européens de l’éolien. 

https://www.franceculture.fr/emissions/les-nouvelles-de-leco/les-nouvelles-de-leco-du-jeudi-07-juin-2018

Juin 08

PÉTITION DE LA COORDINATION STOP BUGEY

« Pour en finir avec les réacteurs nucléaires du Bugey »

La coordination Stop Bugey regroupe 7 associations antinucléaires de la région proche de la centrale du Bugey (Sortir du nucléaire Bugey, Sortir du nucléaire Isère, Arrêt du nucléaire Savoie, Association Chalonnaise pour une Transition Ecologique, ContrAtom Genève, Rhône Alpes sans nucléaire Lyon, ATTAC Mâcon), qui ont pour revendication commune l’arrêt immédiat de la centrale nucléaire du Bugey.

Ces associations ont préparé fin 2017 une lettre ouverte pour la mise à l’arrêt définitif des réacteurs nucléaires du Bugey : 201 personnalités de la région l’ont signée (une quinzaine de maires dont ceux de Grenoble et Genève, une dizaine de conseillers régionaux, une députée européenne et une députée Suisse, un conseiller départemental, une cinquantaine d’adjoints aux maires et conseillers municipaux, plus de soixante médecins et professionnels de la santé, une dizaine de professionnels de la culture, quelques professionnels du tourisme, militants associatifs, politiques et syndicaux, etc.).

La lettre ouverte a été envoyée fin janvier au Ministre de la « Transition écologique et solidaire », Nicolas Hulot, et aux administrateurs d’EDF : sans réponse à ce jour.

Suite à cet envoi, une pétition de soutien a été mise en ligne sur le site Cyberacteurs.

https://www.cyberacteurs.org/cyberactions/enfiniraveclesreacteursnucleairesde-2054.html

La lettre ouverte et la pétition papier sont également disponibles sur les sites internet de la coordination Stop Bugey et de Sortir du nucléaire Bugey, de Sortir du nucléaire Isère, d’Arrêt du nucléaire Savoie, etc. : http://www.stop-bugey.org/

Avant la clôture de la pétition, prévue le 30 juin 2018, nous vous encourageons à la signer et à la faire signer par vos proches. Nous vous remercions par avance de votre soutien pour cette action destinée à ceux qui ont le pouvoir de décider la mise à l’arrêt définitif des quatre réacteurs français les plus vieux après ceux de Fessenheim.

Des militants de la coordination Stop Bugey

Signez la pétition en ligne

 

Juin 07

NANTUA LE 19 JUIN : CONFÉRENCE SUR LE DÉBAT PUBLIC DE L’ÉNERGIE

Organisée par « Sortir du nucléaire BUGEY« .

La programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) pour 2018-2028 est soumise à débat public. Cette PPE fixera la politique énergétique de la France pour les 10 prochaines années.
La programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) qui résulte de la loi sur la transition énergétique pour la croissance verte est en cours d’élaboration pour les périodes 2018-2023 et 2024-2028. Un débat public est en cours jusqu’au 30 juin 2018 (https://ppe.debatpublic.fr/ ). Cette PPE va fixer la feuille de route énergétique de la France pour les 10 prochaines années. Elle devrait normalement annoncer des fermetures de réacteurs nucléaires pour respecter l’objectif d’un mix de production électrique de 50 % de nucléaire en 2025, mais le gouvernement semble actuellement remettre en cause la loi sur la transition énergétique. L’association Sortir Du Nucléaire Bugey organise une conférence pour vous informer, débattre et vous aider à participer au débat public. Cette conférence, à entrée libre, est ouverte à tout public.

Quand et où ? Le 19/06/2018 à 20h30, Salle du Camping Le Signal, Avenue du camping, Nantua

Voir le plan d’accès

Organisateur : Sortir du Nucléaire Bugey, 04.74.34.06.01
Informations complémentaires : accès adapté aux personnes à mobilité réduite
Tarifs : gratuit

https://www.leprogres.fr/pour-sortir/loisirs/Rencontre-conference/Conferences/Rhone-alpes/Ain/Nantua/2018/06/19/Conference-sur-le-debat-public-de-l-energie

Juin 07

DÉMARRAGE D’UN RÉACTEUR EPR EN CHINE : UN DINOSAURE BRADÉ PAR AREVA EN 2007 ET DOTÉ D’UNE CUVE DÉFECTUEUSE

Communiqué du jeudi 7 juin 2018 de l’Observatoire du Nucléaire

Areva a littéralement offert deux EPR à la Chine en 2007 à 3,66 milliards d’euros les deux alors qu’un seul coûte 10 milliards

– Les deux EPR chinois sont dotés de cuves défectueuses comme celle de Flamanville, leur démarrage est une décision insensée

En annonçant fièrement mercredi 6 juin 2018 le démarrage du premier EPR à Taïshan (Chine), EDF a probablement cru pouvoir faire oublier ses propres déboires sur le chantier EPR de Flamanville (Manche), mais aussi les conditions insensées dans lesquelles ces deux EPR ont été bradés aux Chinois en 2007.

En effet, ainsi que nous l’avions révélé en 2007 (pour le compte d’une autre association à l’époque), les deux EPR ont été littéralement offerts par Areva à 5 milliards de dollars les deux, soit à l’époque environ 3,66 milliards d’euros les deux (cf dépêche AFP du 30 juillet 2017).

La transaction ne concernait certes que les ilots nucléaires (les Chinois se faisant fort de construire eux-mêmes les autres parties des réacteurs), mais le prix de 1,83 milliard d’euros pièce relève incontestablement du dumping sachant que la construction d’un EPR coûte au bas mot 10 milliards d’euros.

Il serait donc justifié que les agences d’État, les médias et la justice enquêtent pour savoir exactement combien la vente de ces réacteurs coûte à la France (au lieu de lui rapporter de l’argent comme on peut le lire ici ou là).

D’autre part, il est nécessaire de rappeler que les deux EPR chinois sont dotés de cuves défectueuses, ratées par Areva dans ses usines du Creusot au même titre que la cuve de l’EPR de Flamanville.

Le démarrage du premier EPR chinois montre que la prétendue « Autorité de sûreté » chinoise est aussi déficiente ou soumise que l’ASN française, elle-même incapable d’interdire à EDF d’utiliser des pièces défectueuses.

Conçu au début des années 90, l’EPR est un dinosaure totalement dépassé (même du point de vue pro-nucléaire) avant même de produire ses premiers kilowattheures et ses premiers déchets radioactifs, à supposer qu’il parvienne à générer quoi que ce soit sans causer d’accident majeur.

http://www.observatoire-du-nucleaire.org/

Juin 07

DÉCHETS NUCLÉAIRES : UN BUS POUR BURE AU DÉPART DE METZ LE 16 JUIN

Samedi 16 juin, les opposants au projet d’enfouissement des déchets nucléaires les plus radioactifs des centrales françaises se rendront à Bure, dans la Meuse.

Samedi 16 juin, les opposants organisent une grande journée de manifestation à Bar-le-Duc. Des débats et réflexions sur les modes d’action seront proposés en matinée, avant différentes actions l’après-midi. Et plusieurs animations pour petits et grands, ainsi que de la restauration seront mises sur pied.

Les comités de soutien à Bure du Pays-Haut (Bure-Longwy) et de Moselle y seront en nombre. « Cette date doit marquer un temps fort dans la lutte, pour développer une riposte populaire de masse contre la politique des gouvernements successifs qui ne renoncent pas au nucléaire, au contraire, et qui multiplient les déchets dangereux pendant des centaines de milliers d’années. Il est temps de dire stop », explique Gérard Lagorce, l’un des membres du collectif longovicien.

Et pour y être en nombre, les deux comités ont réservé un bus au départ de Longwy, qui passera ensuite par Metz et Thionville.

Rendez-vous à 6 h 30 sur le parking du supermarché Vauban. Du covoiturage sera également possible. Prix : 5 €.

Renseignement et inscription : 06 78 51 39 30 ou 03 82 23 78 70,    ou collectifsoutienpayshaut@gmail.com

https://www.republicain-lorrain.fr/edition-de-metz-ville/2018/06/05/dechets-nucleaires-un-bus-pour-bure

Juin 07

RETOUR À FUKUSHIMA AVEC L’ÉCRIVAIN AKIRA MIZUBAYASHI

Comment vivre avec un danger invisible, comment survivre au nucléaire? Sept ans après la catastrophe, retour au Japon en compagnie de l’écrivain japonais Akira Mizubayashi.

Fukushima, 7 ans après

En apparence rien n’a changé. En 2018, le Japon semble fonctionner comme avant la catastrophe. Mais les blessures de Fukushima sont toujours ouvertes.

Le 11 mars 2011, un tremblement de terre de 9,0 sur l’échelle de Richter survenu au large des côtes de l’Île de Honshu, à 130 km à l’Est de la ville de Sendai, provoque un gigantesque tsunami sur la côte pacifique de la région du Tohoku.

Séisme et tsunami (à 90% responsable des pertes) engendrent de nombreux blessés, des destructions gigantesques, et provoquent un accident nucléaire de niveau 7 (le plus élevé) à la Centrale de Fukushima-Daiichi (sur la côte, à environ 60 km de la ville de Fukushima).

Sept ans après, en juin 2018, les 55 centrales nucléaires du Japon sont arrêtées. Le gouvernement a donné le feu vert en décembre dernier au redémarrage de deux centrales, puis de cinq, et le premier ministre Shinzo Abe aimerait relancer 42 réacteurs, tandis que l’opposition japonaise se mobilise pour sortir du nucléaire.

Le nucléaire divise le Japon comme jamais. Le démantèlement de Fukushima demandera à lui seul 40 ans de travaux et coûtera plus de 620 milliards d’euros.

De Hiroshima à Fukushima

Les drames de Hiroshima et de Nagasaki portent une ombre tragique et funeste sur celui de Fukushima. L’été 1945, pour mettre fin à la Seconde Guerre mondiale et à l’affrontement contre les Japonais, mais aussi pour donner un signe clair à l’avancée russe en Asie, le gouvernement américain largue deux bombes nucléaires le 6 août 1945 sur Hiroshima, et le 9 août sur la ville portuaire de Nagasaki, provoquant la mort de plusieurs centaines de milliers de personnes.

Symboles de la lutte pour la paix et contre la prolifération des armes nucléaires dans le monde, les survivants aux bombes, les hibakushas seront très longtemps considérés comme des parias, sans que leur statut de victime d’irradiations ne soit reconnu.

L’horreur de la guerre

Depuis 1945, de nombreux artistes et écrivains ont été considérablement marqués et inspirés par les évènements tragiques de Hiroshima et Nagasaki.

Pour aller vers Fukushima, comprendre mieux ce que fut cette tragédie, le tremblement de terre, l’une des plus graves catastrophes nucléaires de l’histoire il faut faire le chemin de l’histoire, revenir à la première bombe atomique qui explosa sur le sol japonais à Hiroshima.

Pour cela, un musée, deux artistes, Maruki Iri et Maruki Toshi et une sorte de méditation devant les fresques terribles qui racontent cette histoire, et que les artistes ont peint pendant plus de 40 ans.

Mais d’abord tout commence par un grand silence, dans un des plus beaux jardins de Tokyo (Musée Nezu), méditant aux côtés de l’écrivain Akira Mizubayashi.

Akira Mizubayashi

Écrivain japonais vivant à Tokyo, Akira Mizubayashi écrit en français. Il est l’auteur d' »Une langue venue d’ailleurs » (Ed. Gallimard), de « Mélodie« , « Un amour de Mille-ans » et de « Petit traité de l’errance« .

Son dernier livre, « Dans les eaux profondes, l’art du bain japonais » (Ed. Arléa), nous « plonge » dans les rituels familiaux et publics d’un art qui est aussi un espace entre deux mondes, tout en évoquant les tourments de la société japonaise d’aujourd’hui.

66 ans après les bombes, la catastrophe de Fukushima a sonné comme un douloureux rappel des méfaits du nucléaire au Japon.

À quelques kilomètres de Sendai, dans le Nord du Tohoku, vit depuis dix ans l’artiste céramiste et potier Sen-nen Kobayashi, vieil ami de Akira Mizubayashi. S’ils sont toujours restés en contact, les deux hommes ne se sont pas revus depuis 35 ans.

Cette rencontre est aussi une façon de confronter un art de mille ans (Sen-nen signifie « mille ans » en japonais), sa temporalité, les exigences de l’artiste, avec ce que la catastrophe de Fukushima a bouleversé ici aussi dans le rapport aux éléments (terre, air et forêt), au temps, à la vie quotidienne.

La ville de Fukushima se trouve à l’extrémité Nord de la zone de contamination de la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi, contamination qui ne s’est bien sûr pas propagée sous la forme d’une onde mais en suivant les directions des vents du 11 mars 2011. Cette zone couvre une zone de 80 km à partir de la centrale qui elle, se trouve au bord de l’océan, et qui fut très vite submergée par les immenses vagues du Tsunami.

https://www.rts.ch/info/culture/livres/9621147-retour-a-fukushima-avec-l-ecrivain-akira-mizubayashi-.html#chap03

Juin 07

BOURG-EN-BRESSE LE 20 JUIN : CONFÉRENCE SUR LE DÉBAT PUBLIC DE L’ÉNERGIE

La Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE) pour 2018-2028 est soumise à débat public. Cette PPE fixera la politique énergétique de la France pour les 10 prochaines années. Sortir Du Nucléaire Bugey organise une conférence pour informer le public, débattre afin de participer à ce débat.
La programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) qui résulte de la loi sur la transition énergétique pour la croissance verte est en cours d’élaboration pour les périodes 2018-2023 et 2024-2028. Un débat public est en cours jusqu’au 30 juin 2018 (https://ppe.debatpublic.fr/).

Cette PPE va fixer la feuille de route énergétique de la France pour les 10 prochaines années. Elle devrait normalement annoncer des fermetures de réacteurs nucléaires pour respecter l’objectif d’un mix de production électrique de 50 % de nucléaire en 2025, mais le gouvernement semble actuellement remettre en cause la loi sur la transition énergétique. L’association Sortir Du Nucléaire Bugey organise une conférence pour vous informer, débattre et vous aider à participer au débat public.

Cette conférence, à entrée libre, est ouverte à tout public

Quand, où ?
  • le 20/06/2018 à 20h30, AGLCA (salle 23) (derrière le cinéma), allée des Brotteaux, Bourg-en-Bresse, Voir le plan d’accès
Organisateur : Sortir du Nucléaire Bugey 04.74.34.06.01
Informations complémentaires
  • Accès adapté aux personnes à mobilité réduite

Cette conférence, à entrée libre, est ouverte à tout public.

  • Tarifs : Gratuit

https://www.leprogres.fr/pour-sortir/loisirs/Rencontre-conference/Conferences/Rhone-alpes/Ain/Bourg-en-bresse/2018/06/20/Conference-sur-le-debat-public-de-l-energie

Juin 06

IRAN: L’UE ADOPTE UNE LÉGISLATION POUR BLOQUER LES SANCTIONS AMÉRICAINES

La Commission européenne a adopté mercredi une législation qui doit permettre de contrecarrer les effets extraterritoriaux des sanctions américaines sur les entreprises européennes voulant investir en Iran, après la sortie de Washington de l’accord sur le nucléaire iranien.

Cette réglementation européenne, appelée « loi de blocage« , avait été créée en 1996 pour contourner l’embargo sur Cuba sans être jamais vraiment utilisée.

Elle avait besoin d’être approfondie et amendée pour s’appliquer au cas iranien.

Les États membres et le Parlement européen disposent désormais de deux mois pour s’y opposer, a précisé l’exécutif européen dans un communiqué.

« Si aucune objection n’est soulevée« , la législation entrera en vigueur « au plus tard au début du mois d’août, au moment où la première série de sanctions américaines » prendra effet, a-t-il ajouté.

Cette loi de blocage interdit aux entreprises européennes de se conformer aux effets extraterritoriaux des sanctions américaines, sous peine de pénalités fixées par chaque État membre.

Elle leur ouvre également le droit à être indemnisées de tout dommage découlant de ces sanctions par la personne morale ou physique qui en est à l’origine.

Enfin, elle annule les effets dans l’UE des décisions de justice étrangère fondées sur ces sanctions.

Cette loi est plus utile aux PME peu exposées aux États-Unis qu’aux grands groupes, pour qui la solution passe plutôt par la négociation de dérogations ou d’exemptions avec les États-Unis.

La France, l’Allemagne et le Royaume-Uni ont d’ailleurs demandé mercredi aux États-Unis à ce que leurs entreprises présentes en Iran soient exemptées des sanctions.

L’exécutif européen a également actualisé mercredi sa législation pour permettre à la Banque européenne d’investissement (BEI) de soutenir les investissements européens en Iran, en particulier ceux des PME.

Le président américain Donald Trump avait annoncé le 8 mai le retrait des États-Unis de l’accord nucléaire signé en 2015 entre l’Iran et les grandes puissances internationales.

Cet accord, conclu au terme de deux ans de négociations, avait permis la levée des sanctions en contrepartie de l’engagement pris par l’Iran de ne pas se doter de l’arme nucléaire.

06/06/2018 16:39:30 –          Bruxelles (AFP) –          © 2018 AFP

http://www.lepoint.fr/economie/iran-paris-berlin-et-londres-demandent-des-exemptions-aux-etats-unis-lettre-commune-06-06-2018-2224631_28.php

Juin 06

ENTRETIEN: L’ARME NUCLÉAIRE, UNE « ILLUSION DE SÉCURITÉ »

La campagne internationale pour abolir les armes nucléaires (Ican) a reçu le Prix Nobel de la paix 2017. Son combat reste pourtant compliqué, y compris en France. Entretien avec Jean-Marie Collin, expert et porte-parole de l’Ican France. Il interviendra au forum mondial Normandie pour la paix jeudi 7 juin, à Caen.

À quelques jours du sommet prévu entre Donald Trump et Kim Jong Un, croyez-vous au désarmement nucléaire de la Corée du Nord ?

Jean-Marie Collin, expert et porte-parole de l’Ican (1). Ce que nous savons, c’est que le site d’essais nucléaires a été totalement détruit, ce qui est un acte positif. Cela ne veut pas dire pour autant que la Corée du Nord ne peut pas produire de nouvelles armes nucléaires. Le contrôle de ses installations et de son arsenal sera tout l’enjeu des négociations qui s’ouvriront le 12 juin. Pour que cela se réalise, il faut que les États-Unis offrent quelque chose en échange, comme la signature d’un accord de paix, voire l’annonce, une fois l’arsenal détruit, que Washington ne protège la Corée du Sud qu’avec son arsenal conventionnel, et non plus avec des armes nucléaires. Ainsi, cette péninsule serait enfin totalement dénucléarisée.

Neuf États dans le monde disposent aujourd’hui d’arsenaux nucléaires. Quel est le sens de votre combat pour le désarmement, sachant que ces grandes puissances n’ont pas signé le traité d’interdiction des armes nucléaires ? Est-ce un combat utopiste à l’heure de Trump et Poutine ?

Les armes nucléaires posent un grave problème de sécurité internationale, qui concerne chacun d’entre nous. Alors, que devons-nous faire ? Attendre que l’une d’elles soit utilisée ou explose accidentellement ? Ou bien devons-nous agir pour dire qu’il est temps d’interdire et d’éliminer cette menace ? Je fais partie de la seconde catégorie de personnes, tous comme des centaines d’ONG (les organisations non-gouvernementales) qui sont regroupées à travers la campagne Ican (Campagne internationale pour abolir les armes nucléaires). L’utopie serait de croire que le monde va poursuivre sa marche en avant, tout en croyant pouvoir échapper à ce danger. Le Traité rentrera probablement en vigueur en fin d’année 2019, ce qui créera une nouvelle pression sur tous les États qui n’en seront pas encore membres.

Emmanuel Macron a annoncé l’intensification de l’effort de dissuasion nucléaire, la France ne semble pas prête à lâcher ses armes…

Effectivement, les parlementaires ont voté un budget de 37 milliards d’euros pour la dissuasion nucléaire sur la période 2019/2025, soit une augmentation de 60 % par rapport à la Loi de programmation militaire précédente. Cette démarche est doublement regrettable. D’une part, c’est rejeter les obligations juridiques (le traité de non-prolifération nucléaire) prises par la France de diminuer et d’éliminer son arsenal nucléaire. D’autre part, nous remarquons qu’il y a une volonté de ne pas débattre au niveau gouvernemental et parlementaire avec les citoyens français. Il a été rejeté ainsi, sans même une discussion, l’idée d’un grand débat national sur la politique de dissuasion. Il est pourtant urgent de sortir de cette illusion nucléaire, qui fait croire aux Français qu’ils sont en sécurité en possédant une arme de destruction massive dont les objectifs sont de détruire des grandes agglomérations à travers le monde.

Qu’a changé le Prix Nobel de la paix, attribué à l’Ican en 2017 ?

Ce prix est une immense reconnaissance pour la campagne et pour tous ceux qui l’ont accompagnée, sachant que de nombreuses personnalités politiques en France et à travers le monde n’ont cessé de décrier notre action. Ce prix nous offre une plus grande visibilité, notamment au niveau des médias. Nous sommes encore plus connus auprès des jeunes, qui ont conscience de l’inadéquation de vouloir protéger notre environnement tout en ayant des arsenaux nucléaires prêts à le détruire. D’ailleurs, nous ouvrons une Ican Académie en octobre (inscriptions sur icanfrance.org jusqu’au 29 juin) pour partager avec eux notre expertise et les engager à agir.

Jean-Marie Collin interviendra jeudi 7 juin au Forum mondial Normandie pour la paix, à Caen, à partir de 14 h, dans un débat intitulé « Dissuasion, prolifération, désarmement : quel avenir pour le nucléaire militaire ? ». Entrée libre. Inscriptions sur le site Normandie pour la paix de la Région Normandie.

Co-auteurs (avec Paul Quilès et Michel Drain) de  L’illusion nucléaire : la face cachée de la bombe atomique , éditions Charles-Léopold-Mayer, mai 2018.

https://www.ouest-france.fr/normandie-pour-la-paix/entretien-l-arme-nucleaire-une-illusion-de-securite-5806926

Juin 06

IRAN : PARIS, BERLIN ET LONDRES DEMANDENT DES EXEMPTIONS AUX ÉTATS-UNIS

Dans une lettre publiée ce mercredi, la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni demandent aux USA d’exempter de sanctions leurs entreprises présentes en Iran.

La France, l’Allemagne et le Royaume-Uni ont demandé aux États-Unis des exemptions des sanctions américaines pour leurs entreprises présentes en Iran, dans une lettre signée par les ministres des Finances et des Affaires étrangères des trois pays publiée ce mercredi.

« En tant qu’alliés, nous attendons des États-Unis qu’ils s’abstiennent de prendre des mesures qui feraient du tort aux intérêts de défense européens », ont écrit les ministres au secrétaire d’État Mike Pompeo et au secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin, dans une lettre datée du 4 juin rendue publique sur Twitter par le ministre français des Finances, Bruno Le Maire.

Demande d’exemptions de sanctions

« Même si les États-Unis ont décidé de se retirer de l’accord sur le nucléaire iranien, nous sommes toujours convaincus que cet accord est le meilleur moyen pour parvenir à empêcher que l’Iran se dote de l’arme nucléaire », ont-ils ajouté dans cette missive, également signée par Federica Mogherini, cheffe de la diplomatie européenne. « En tant que proches alliés (de Washington), nous attendons que les effets extraterritoriaux des sanctions secondaires américaines ne soient pas appliqués aux entreprises et aux citoyens européens », ont-ils ajouté.

Les trois pays espèrent ainsi que les États-Unis « respecteront notre décision politique et la bonne foi d’opérateurs économiques qui se trouvent sur le territoire légal européen », tout en demandant des exemptions des sanctions américaines pour les entreprises qui « ont commencé ou conclu des contrats » depuis l’entrée en vigueur de l’accord.

La lettre aussi signée par Le Drian

Dans son tweet, diffusé au lendemain de la décision du constructeur automobile PSA de se retirer d’Iran, Bruno Le Maire a demandé aux autorités américaines « une exemption de toute sanction extraterritoriale américaine pour les entreprises européennes opérant légitimement en Iran et qui doivent pouvoir continuer à le faire ! ».

Outre Bruno Le Maire et Federica Mogherini, la lettre a été signée par le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, par le ministre allemand de l’Économie, Peter Altmaier, son collègue des Finances, Olaf Scholz, le chef de la diplomatie allemande Heiko Maas, ainsi que le ministre britannique des Finances, Philip Hammond, et son collègue des Affaires étrangères Boris Johnson.

Le président américain Donald Trump a annoncé le 8 mai le retrait des États-Unis de l’accord nucléaire signé en 2015 entre l’Iran et les grandes puissances internationales. Cet accord, conclu au terme de deux ans de négociations entre l’Iran, les États-Unis, la Chine, la Russie, la Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne, avait permis la levée des sanctions en contrepartie de l’engagement pris par l’Iran de ne pas se doter de l’arme nucléaire. L’administration américaine précise que les sanctions seront effectives immédiatement pour les nouveaux contrats et donne jusqu’à 180 jours aux entreprises étrangères pour cesser les activités avec l’Iran.

Publié le 06 juin 2018 à 13h54

http://www.letelegramme.fr/monde/iran-paris-berlin-et-londres-demandent-des-exemptions-aux-etats-unis-06-06-2018-11984621.php

Juin 06

NUCLÉAIRE IRANIEN: BENJAMIN NETANYAHOU POURSUIT SON OFFENSIVE CONTRE L’IRAN À PARIS

Benjamin Netanyahou va-t-il convaincre Emmanuel Macron de sortir de l’accord sur le nucléaire iranien ? Le Premier ministre israélien poursuit ce mardi à Paris son offensive pour tenter de créer un front commun contre l’Iran, lors d’une visite controversée trois semaines après les affrontements sanglants à Gaza.

Le chef du gouvernement israélien a planté le décor dès le premier jour de sa tournée européenne, lundi à Berlin, en mettant en garde Angela Merkel contre un nouvel afflux de réfugiés syriens si rien n’est fait pour contenir l’influence croissante de Téhéran au Moyen-Orient.

Des divergences tenaces

Benjamin Netanyahou, qui a rallié l’Amérique de Donald Trump sur sa ligne, martèle pour sa part que l’accord n’empêchera pas l’Iran de se doter de la bombe atomique et l’aide à financer son expansion régionale (Syrie, Liban, Irak), au détriment de la sécurité d’Israël, en renflouant son économie.

Les deux dirigeants – qui se rencontrent pour la troisième fois à Paris depuis juillet 2017 – devraient donc constater une nouvelle fois leurs divergences sur les moyens de ramener la stabilité dans la région, tout en faisant la même analyse des menaces.

L’approche frontale

Le « diagnostic est partagé sur le fait que la présence militaire de l’Iran ou de groupes pro-iraniens en Syrie représente une menace durable », relève la présidence française. Mais Paris appelle à compléter l’accord existant en discutant avec l’Iran de ses activités balistiques et de son influence régionale, là où Israël est sur une approche beaucoup plus frontale pour forcer Téhéran à renégocier l’accord nucléaire.

« L’objectif de Benjamin Netanyahou c’est de sortir du tête-à-tête avec Washington » et de « contraindre a minima les Européens à renforcer l’accord existant », si besoin en réintroduisant des sanctions contre l’Iran, estime David Khalfa, chercheur associé à l’Institut Prospective et Sécurité en Europe (IPSE) à Paris.

Appels à manifestations

Les associations pro-palestiennes ont appelé à manifester contre Benjamin Netanyahou, qu’elles accusent de « crimes de guerre », dans toutes les grandes villes de France en fin d’après-midi. Trois syndicats français de journalistes ont aussi jugé « insupportable » qu’il soit reçu par le président Macron.

Les deux dirigeants veulent de leur côté mettre à profit la Saison culturelle croisée France-Israël qu’ils lanceront ce mardi soir, à l’occasion des 70 ans de l’État d’Israël, pour montrer ce qui rassemble les deux pays. Le président et le Premier ministre israélien inaugureront d’ailleurs une exposition retraçant les innovations technologiques israéliennes, Israel@lights, au Grand Palais.

https://www.20minutes.fr/politique/2283791-20180605-nucleaire-iranien-benjamin-netanyahou-poursuit-offensive-contre-iran-paris

Juin 06

LA THALIDOMIDE, AUTRE BOUC ÉMISSAIRE POUR L’URANIUM ET LE PLUTONIUM

L’article ci-dessous vous explique pourquoi les pics de malformations congénitales à la fin des années 50 n’avaient rien à voir avec la thalidomide… Les tests nucléaires atmosphériques étaient en cause.

Le pic de malformations congénitales qu’on attribue à la thalidomide correspond parfaitement à la période d’activité maximum en essais nucléaires atmosphériques. Ces essais correspondent à de grandes retombées en U235 et Pu239 (90% du matériel fissile d’une bombe atomique ne fissionne pas lors de la détonation mais est diffusé en aérosol).

Un article de Schmitz-Feuerhake, Busby et Pflugbeil (Environ Health Toxicol 2016, 31), que je cite dans la version anglaise, mentionne notamment des pics de malformations en Alberta qui ne correspondaient pas du tout aux mamans ayant consommé de la thalidomide, mais aux zones exposées à d’intenses précipitations ; les zones recevant beaucoup de retombées radioactives avaient beaucoup de malformations, ce qui conduit les chercheurs à suggérer une erreur des chercheurs ayant accusé la thalidomide.

C’est en fait pour moi certain : la thalidomide est un produit chimique, non radioactif, les dégâts sur le corps humain ne peuvent être que beaucoup plus faibles qu’un émetteur alpha dont l’énergie de désintégration endommage très fortement les cellules environnantes du fait des tirs alpha. Mon travail montrant des variations évidentes dans la prévalence des cancers, malformations, autisme, trisomie 21, schizophrénie, et beaucoup d’autres maladies graves, suivant les seules lignes de la radioactivité naturelle (variable en fonction des régions) a été reconnu par la Commission européenne qui a déclaré qu’elle “y ferait référence” à l’avenir (courriers en milieu de page sous la version en anglais de cet article). Il est évident que la thalidomide a été utilisée volontairement par les autorités comme bouc émissaire pour ne pas attirer l’attention du public sur les tests nucléaires atmosphériques.

Rappelons que dans les années 1920 les “filles du radium” qui ont eu des cancers à cause de leur travail ont obtenu des indemnisations des tribunaux américains ; mais c’était avant l’utilisation militaire des matières radioactives. En 1972 un manuel officiel de travail de l’usine Y12 où l’on manipulait l’uranium appauvri sous contrat avec le gouvernement des États Unis reconnaissait que les feux d’uranium présentent un risque “radiologique” (et non chimique, comme essaye de le faire croire les autorités) et qu’un “matériel de protection respiratoire adapté” était nécessaire à proximité de tels feux…

Pour plus de données médicales sur les faibles doses d’émetteurs alpha, commencer ici et suivre les liens en début d’article. J’espère une publication médicale prochaine…

Par Florent PIROT

https://depleteduranium.org/2018/06/05/thalidomide-scapegoat-for-atmospheric-nuclear-tests-la-thalidomide-bouc-emissaire-pour-les-tests-nucleaires-atmospheriques/

Juin 05

POUTINE INVITE KIM EN RUSSIE

Moscou a proposé à Kim Jong-un de se rendre au Forum économique oriental qui aura lieu en septembre à Vladivostok, dans l’Extrême-Orient russe.

Le président russe Vladimir Poutine a invité le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un à se rendre en Russie en septembre, a annoncé lundi le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov.

L’information avait déjà été rapportée par l’agence de presse russe RIA, citant l’un des vice-présidents de la chambre basse du Parlement, Ivan Melnikov.

Moscou a proposé à Kim Jong-un de se rendre au Forum économique oriental qui aura lieu en septembre à Vladivostok, dans l’Extrême-Orient russe. D’autres lieux et d’autres dates sont également en discussion, selon RIA.

L’invitation a été transmise par le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, qui s’est rendu la semaine dernière à Pyongyang.

Poutine-Trump?

Le Kremlin a dit par ailleurs n’avoir eu aucune nouvelle de la Maison Blanche sur la tenue d’un éventuel sommet entre Vladimir Poutine et Donald Trump depuis un entretien téléphonique entre les deux hommes en mars dernier. «Nous ressentons un manque d’initiative (de la part des États-Unis)», a déclaré Dmitri Peskov.

Le Wall Street Journal a rapporté vendredi que la Maison Blanche aurait commencé à engager des préparatifs en vue d’un éventuel sommet Poutine-Trump. Kim Jong-un et Donald Trump doivent eux se rencontrer le 12 juin à Singapour. (ats/nxp)

https://www.tdg.ch/monde/Poutine-invite-Kim-en-Russie/story/14654197

Juin 05

SANCTIONS AMÉRICAINES : POUTINE DONNE SON AVAL À UNE LOI DE «CONTRE-MESURES» ÉCONOMIQUES

Face aux sanctions renouvelées décidées par Washington contre les intérêts économiques de la Russie, Vladimir Poutine a signé une loi permettant une réponse graduée. Le texte de loi avait été précédemment approuvé par le Parlement russe.

En réponse aux «démarches inamicales des États-Unis et d’autres États étrangers», le président russe Vladimir Poutine a signé ce 4 juin 2018 une loi de «contre-mesures» économiques, d’après l’agence TASS.

Le document avait été voté par la Douma (la chambre basse du Parlement russe) le 22 mai dernier et approuvé par le Conseil fédéral de la Russie (la chambre haute) huit jours plus tard, le 30 mai. Le texte de loi, après signature présidentielle, permettra de mettre en place un éventail de contre-mesures aux sanctions unilatérales américaines. Ces contre-mesures ne toucheront toutefois pas des produits indispensables qui ne seraient pas produits en Russie (par exemple des médicaments). Bien que répondant à la série de sanctions décidées par les États-Unis contre la Russie depuis le début de la crise ukrainienne en 2014, le texte permet au Parlement de décider de sanctions contre tout État qui prendrait des mesures «hostiles» à l’encontre de la Russie.

Si les États membres de l’Union européenne maintiennent leur politique de sanctions sur le dossier ukrainien, les initiatives unilatérales récentes de Washington irritent de plus en plus Bruxelles. Les intérêts de plusieurs grands groupes européens sont en effet menacés, non seulement en Russie mais aussi en Iran, à l’instar du pétrolier français Total, sommé de cesser ses opérations par Washington, après que Donald Trump a décidé de se retirer de l’accord sur le nucléaire iranien le 8 mai 2018.

La Russie de moins en moins isolée face à la guerre économique américaine

Le 16 avril dernier, Washington annonçait de nouvelles sanctions contre la Russie. La veille, la représentante des États-Unis aux Nations unies Nikki Haley, reprochait à Moscou son «mauvais comportement» dans plusieurs dossiers de politique internationale.

L’Union européenne, un allié pourtant fidèle des États-Unis, n’est pas épargnée par les prétentions américaines à faire valoir leur droit national des affaires dans le reste du monde, une pratique décrite comme «extraterritorialité du droit américain». Le 31 mai dernier, le secrétaire américain au Commerce Wilbur Ross annonçait en outre que les États-Unis allaient appliquer d’importants tarifs douaniers sur l’acier et l’aluminium importés de l’Union européenne, du Mexique et du Canada, déclenchant une levée de boucliers en Europe.

La sortie unilatérale de l’accord sur le nucléaire iranien de Donald Trump avait commencé par ouvrir un fossé entre les États-Unis et les Européens, déjà échaudés par certaines exigences de Washington, comme, entre autres, celles concernant le projet russo-européen de gazoduc Nord Stream 2.

Aussi, l’Union européenne et la Russie trouvent-elles, de façon inattendue, un intérêt commun face à certaines décisions unilatérales de Washington. En témoigne la déclaration du président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker le 31 mai dernier. «Je pense que nous devons renouer avec la Russie», a-t-il ainsi jugé, cité par le quotidien britannique The Guardian. En première visite officielle comme président en Russie, Emmanuel Macron avait également mis de côté les divergences avec Moscou pour vanter les mérites d’un «multilatéralisme fort», selon ses termes.

https://francais.rt.com/international/51287-sanctions-americaines-poutine-donne-son-aval-loi-contre-mesures-economiques

Juin 05

LE CASSE-TÊTE INTERNATIONAL DES DÉCHETS RADIOACTIFS

En France, les mobilisations contre les projets Cigéo ou de piscine géante à Belleville-sur-Loire éclairent l’enjeu du stockage des déchets nucléaires. Quels choix font les autres pays nucléarisés ? Reporterre propose un tour d’horizon des différents moyens mis en œuvre pour faire face à ce dilemme.

En 1961, aux débuts de l’atome « civil », Boris Pregel, président de l’Académie des sciences de New York, affirmait que le « problème des déchets, comme tout problème d’ingénieur, [n’était] pas insoluble ». Aujourd’hui, 31 États se sont couverts de 410 réacteurs nucléaires d’une puissance totale de l’ordre de 400 GW, contribuant à environ 10,5 % de la production électrique mondiale.

L’atome est partout mais, soixante ans plus tard, contrairement aux prophéties scientistes, aucun État n’a trouvé de solution définitive pour gérer les déchets radioactifs. De la mine à la centrale, en passant par les applications médicales, scientifiques et militaires, les résidus radioactifs de toutes sortes s’accumulent. On peut estimer au bas mot qu’environ 2,5 milliards de tonnes de déchets s’entassent dans ces États — la France en comptait déjà 1,32 million en 2015, sans compter les déchets miniers.

Pour gérer ces rebuts, les États les classent différemment mais en fonction de quelques critères communs : l’intensité de leur activité, leur durée de vie (courte : en France, de cent jours à trente ans ; ou longue, de trente ans à plusieurs millions d’années), leur origine, et leur dégagement thermique — qui conditionne la capacité des stockages. On distingue globalement les déchets de très faible, faible, moyenne, et haute activité — ceux-ci concentrant la majeure partie de la radioactivité.

Mais les « déchets de haute activité » ne sont pas les mêmes pour tous. La France, le Royaume-Uni et la Russie pratiquent le « retraitement » du combustible irradié. Ils le découpent pour en extraire du plutonium et de l’uranium pour les réutiliser plus tard en tant que nouveaux combustibles. Le combustible irradié, considéré comme « matière valorisable », s’accumule dans des piscines dangereuses, de nouveaux déchets sont créés et des matières dangereuses prolifèrent (plutonium, combustible irradié MOX, etc.) compliquant encore plus la gestion.

  1. Pour les déchets de faible et moyenne activité à vie courte, le stockage final en surface ou à faible profondeur est privilégié

Ces déchets sont issus de tout ce qui entoure le combustible, de près ou de loin. Les déchets de moyenne activité sont surtout des matériaux irradiés au contact des matières fissiles du combustible. Ceux de faible activité contiennent des matériaux utilisés pour les opérations de gestion du combustible (outils, tenues, etc.). Les déchets de « très faible activité » (TFA) contiennent les matériaux des centrales (aciers, bétons) faiblement contaminés au cours de l’exploitation.

Conditionnés dans des fûts métalliques, ils sont le plus souvent d’abord conditionnés et placés en « entreposage tampon » sur les sites de production. Puis, ils sont parfois centralisés dans des « centres de stockage en surface », sous surveillance pendant des dizaines, voire des centaines d’années. En France, trois centres de stockage en surface accueillent environ deux millions de m3de déchets FMA-VC et TFA, le CSM (Centre de stockage de la manche) à La Hague, et deux centres dans l’Aube (Soulaines et Morvilliers), d’une capacité totale de 1.650.000 m3.

Au Royaume-Uni, le centre de stockage de surface de Drigg, menacé par l’érosion côtière, peut accueillir environ 1 million de m3 de déchets. En Espagne, 60.000 m³ demeurent dans le centre d’El Cabril.

D’autres pays privilégient le stockage en faible profondeur. La Corée du Sud a ouvert un centre à Gyeongju, à 80 m de profondeur. En Suède et en Finlande, il existe deux centres réversibles à environ 60 m. Aux États-Unis, ils sont stockés dans quatre installations, en surface ou à faible profondeur. Des plus petits pays, comme la République tchèque, ont également choisi cette technique.

De nombreux États ne disposent pas encore d’un site définitif pour le stockage de ces déchets, ou débutent tout juste. La Bulgarie recherche un site. En Belgique, la mise en service du centre de stockage final de Dessel est retardée depuis 2016. La Russie aurait lancé le sien en 2017.

Enfin, quelques pays font le pari risqué d’un stockage géologique profond définitif de ces déchets. Le Canada voudrait en enterrer 1 million de m3 à 600 m pendant 500 ans en Ontario, près de Chalk River, mais le projet est contesté par des associations environnementales à cause des risques d’infiltration. En Allemagne, les sites de stockage profond sont en péril et un nouveau site devrait ouvrir à Konrad, une ancienne mine de fer, en 2022. En attendant, près de 70.000 m3 sont entreposés en surface.

  1. Le combustible irradié : en piscines, mais pour combien de temps ?

Après trois ou quatre ans d’utilisation dans le cœur d’un réacteur, le combustible irradié dégage énormément de chaleur et de radioactivité. 300.000 tonnes s’accumulent dans le monde. Dans tous les États, il est entreposé pour quelques années, voire quelques décennies, dans des piscines de refroidissement sur les sites de production : l’eau « borée » des bassins joue un rôle de radioprotection et de dissipation de chaleur.

Contrairement à la plupart des réacteurs allemands, en France, les 58 piscines d’entreposage ne sont pas situées dans l’enceinte renforcée du bâtiment du réacteur, mais couvertes par l’équivalent de « hangars agricoles », selon Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire à Greenpeace. Alors qu’elles sont les installations concentrant le plus de matières radioactives, elles sont très vulnérables à des attaques « aux conséquences similaires à un accident majeur », d’après un rapport indépendant commandé en 2017 par Greenpeace.

Après quelques années d’entreposage dans les piscines à cause de leur chaleur, la plupart des combustibles seraient suffisamment refroidis pour être gérés autrement. Mais qu’en faire ? « L’idée de la piscine était liée au retraitement », assure Mycle Schneider, consultant indépendant sur le nucléaire. Dans le passé, de nombreux pays comme l’Allemagne, la Belgique, le Japon, ou l’Espagne gardaient leur combustible dans l’eau avant de l’envoyer pour le retraitement en France ou au Royaume-Uni. Mais la faillite progressive du retraitement à l’international et l’allongement de la durée de vie des réacteurs entraînent la saturation des piscines.

Aux États-Unis et en Allemagne, le surplus des bassins — où certains combustibles usés reposent depuis près de 40 ans — est entreposé à sec en surface sur les sites de production. En Angleterre, la situation des piscines, parfois très dégradées et « vulnérable à des attaques terroristes » est un « problème majeur », selon Mycle Schneider.

La France, par contre, ne remet pas en cause le retraitement à La Hague. Elle continue dans le dogme du « tout piscine » avec un projet EDF de nouveau mégabassin centralisé à Belleville-sur-Loire : ce projet, révélé par Reporterre, complèterait les quatre piscines bientôt saturées de La Hague.

Enfin, certains pays comme la Suède et la Finlande regroupent les combustibles pendant des décennies dans une ou plusieurs piscines centralisées avant un éventuel stockage géologique définitif en couche profonde.

  1. L’enfouissement géologique définitif des déchets, une « solution référence » remise en question

« Dans les années 1980, après avoir arrêté de jeter les déchets dans la mer, les États, sous l’égide de la France, ont globalement adopté le stockage géologique comme “solution de référence” pour prétendre boucler le “cycle” », explique Bernard Laponche. La « religion du stockage géologique » s’est imposée à l’AIEA (Agence internationale de l’énergie atomique), la Commission européenne ou l’Agence pour l’énergie nucléaire. Mais la plupart de ces projets sont remis en cause. Ils restent au stade d’ébauche, et ceux qui existent — uniquement pour des déchets de faible ou moyenne activité — sont mal en point.

Aux États-Unis

. Le Wipp, deux milliards de dollars pour de la litière pour chat

Aux États-Unis, à (Carlsbad, Nouveau-Mexique), le Wipp a été mis en service en 1999 pour stocker 173.000 m3 de déchets militaires de faible et moyenne activité à vie longue dans des dômes de sel à 640 mètres de profondeur. Quinze ans plus tard, en février 2014, un incendie souterrain a entraîné un dégagement en surface de radioactivité et la contamination de 21 travailleurs.
Prévu pour être sûr pendant 10.000 ans, le site est arrêté pendant trois ans et les travaux de remise en état ont coûté plus de deux milliards de dollars. La cause de l’incendie ? Une erreur dans le type de litière pour chat utilisée pour solidifier les déchets toxiques liquides.

. Le projet Yucca Mountain, suspendu par Obama, relancé par Trump ?

Depuis 1987, un autre projet d’enfouissement devait voir le jour sur le site de Yucca Mountain, près de Las Vegas (Nevada), pour entreposer à 300 m les 80.000 tonnes de combustibles irradiés. En 2010, l’administration Obama a suspendu le projet. Mais en février 2018, l’administration Trump a inclus 120 millions de dollars dans le budget fédéral pour relancer les études. Et le 10 mai 2018, la Chambre des représentants a voté une loi pour relancer le processus d’autorisation du site d’enfouissement géologique.

En Allemagne, le stockage géologique est fragilisé

. Pour les déchets à faible et moyenne activité, des anciennes mines fermées, ou en état critique.
L’Allemagne fermera ses dernières centrales en 2022, mais les déchets sont là. À Morsleben, dans une ancienne mine de sel, 40.000 m3 de déchets de faible et moyenne activité ont été stockés de 1971 à 1998. Le site est aujourd’hui en cours de fermeture. Non loin de là, dans l’ancienne mine de sel d’Asse, la situation est catastrophique. De 1967 à 1975, les autorités allemandes se sont débarrassées de 126.000 fûts de déchets de faible et moyenne activité : 40 ans plus tard, c’est un gruyère atomique. Chaque jour, 12.000 litres d’eau ruissellent sur les parois. Soumises à la pression, certaines galeries s’effondrent. La saumure radioactive menace de contaminer la nappe. Les autorités ont opté depuis 2013 pour le « désenfouissement » des fûts, du jamais vu à une telle échelle. Ils devraient rejoindre le futur site de Konrad, qui devrait ouvrir en 2022. Cette ancienne mine de fer en Basse-Saxe accueillerait 300.000 m3 de déchets.

. À Gorleben, l’enfouissement des déchets de haute activité s’éloigne.

Toujours dans une couche de sel, Gorleben, petit village de 634 habitants, est devenu un symbole des luttes écologistes. Chez ce grand frère de Bure, l’État prospecte un site depuis 1977 pour y enfouir les déchets de haute activité. Des dizaines de milliers de personnes s’y opposent par tous les moyens, des centaines de personnes se sont installées pour faire vivre cette région désertifiée, et le blocage des trains portant des conteneurs, dits « Castor », de déchets revenant du retraitement à La Hague y est devenu un sport régional. En 2013, une nouvelle loi a interrompu les prospections sur ce site contesté, et confié la recherche d’un site à une commission scientifique à l’horizon 2030.

En Suède, un projet retoqué par la justice

  • En Suède, à Forsmark, à 150 km de Stockholm, la société privée SKB cherche à enfouir 12.000 tonnes de combustibles irradiés issus des huit centrales du pays dans une couche de granit à 450 m sous terre. Pour contenir la diffusion des radioéléments, la « barrière technique » — la matrice de confinement des déchets — est préférée à la « barrière géologique » du granit, roche cristalline dont les fracturations et les infiltrations sont plus probables. Selon la technologie KBS-3, les fûts seraient encapsulés dans une épaisse couche de cuivre résistant à la corrosion, puis confinés dans des alvéoles comblées de bentonite, une argile devenant imperméable lorsqu’elle est saturée d’eau. 
Mais le projet n’est pas fait : en janvier 2018 le tribunal suédois de l’environnement a retoqué la demande de construction, estimant que la sûreté du projet n’était pas assurée. C’est maintenant au gouvernement de trancher.

En Finlande, le projet Onkalo est en cours

À Onkalo, à 300 km au nord-ouest d’Helsinki, la société Posiva prévoit d’enfouir 5.500 tonnes de combustibles usés issus de 4 réacteurs à 420 m dans le granit. Après une phase de laboratoire, les travaux ont officiellement commencé en 2017. Comme en Suède, le site est proche d’une centrale pour être mieux accepté, et la technique de confinement est la KBS-3. Le projet, pourvoyeurs de revenus et d’emplois, dispose d’une acceptabilité sociale enviée à l’international — y compris auprès de Greenpeace ou du Parti vert, qui y voient la meilleure solution. Pour le moment, les quelques voix critiques d’experts isolés semblent se fatiguer.

Dans le reste des pays nucléarisés, des laboratoires se construisent

La plupart des autres pays n’en sont pas au stade de la mise en œuvre des projets, mais à celui de l’implantation de laboratoires de recherche géologique pour développer des connaissances et/ou caractériser de possibles sites d’implantation industrielle. Dans le granit : au Canada, à Whiteshell (Underground Research Laboratory), en Suisse (laboratoire de Grimsel), Corée du Sud (Kurt), Japon (Tono Mizunami URL). La Russie construirait également, depuis 2017, un laboratoire dans le granit. Dans l’argile : Belgique (Mol), Suisse (Mont-Terri), Japon (Horonobe URL).

Vers des stockages géologiques régionalisés ?

En 2016, le Premier ministre de l’Australie-Méridionale, qui ne compte pas de centrale, a proposé d’accueillir, en échange de quelques milliards de dollars canadiens par an, le premier site de stockage international de déchets radioactifs, suscitant une vague de contestation et un avis négatif d’un comité de citoyens.

  • En réalité, l’idée fait son chemin depuis plusieurs décennies.

Yves Marignac, consultant indépendant de Wise-Paris, explique que « des discussions sur les approches régionalisées sont en cours » à l’AIEA et la Commission européenne, notamment pour aider les petits pays nucléarisés à se désengorger et éviter de multiplier les oppositions nationales.

Les grands pays où le combustible et les déchets du retraitement s’accumulent pourraient aussi être tentés d’exporter leurs déchets atomiques — plus officiellement, en tout cas, que les trafics de déchets révélés au large des côtes somaliennes. Début 2011, les États-Unis et le Japon ont envisagé de construire un site de déchets en Mongolie. Quelques mois plus tard, face aux oppositions, le gouvernement mongol a fait marche arrière et interdit toute négociation avec un gouvernement étranger pour stocker des déchets nucléaires dans le pays.

  1. L’entreposage en surface des déchets de haute activité, une option peu visible mais pourtant pratiquée

En marge de la « religion » du stockage géologique, quelques pays ont choisi de stocker temporairement à sec en surface (et, parfois, en subsurface) le combustible irradié. Cette option n’a pourtant jamais été sérieusement étudiée internationalement. La faute à l’Hexagone, pour Bernard Laponche : « Selon la loi Bataille de 1991, le CEA devait étudier ce procédé : mais il ne l’a jamais fait. La France, qui a une grande influence internationale, a toujours poussé la fausse solution de l’enfouissement. »

Après avoir arrêté tout projet de retraitement commercial, les États-Unis ont opté depuis 1986 pour l’entreposage à sec des 76.000 tonnes de combustibles sur près de 75 sites de production. « En complément des piscines, qui représentent encore 70 % du stockage, mais dont la part doit baisser à environ 40 % d’ici 2030 », assure Mycle Schneider. Les assemblages sont placés dans des cylindres métalliques, puis dans des sarcophages de béton pour protéger des rayonnements, et stockés horizontalement ou verticalement.

La NRC (équivalent de l’Autorité de sûreté nucléaire) a fortement contribué à répandre la technique. Elle affirme que « l’entreposage en conteneur à sec est sans danger pour les personnes et l’environnement. Les systèmes de conteneurs sont conçus pour absorber les rayonnements, gérer la chaleur et prévenir la fission nucléaire. Ils doivent résister aux tremblements de terre, aux projectiles, aux tornades, aux inondations, aux températures extrêmes et à d’autres scénarios ». Sans nécessiter d’énergie ou de ventilation, elle ne relève à ce jour pas d’incidents majeurs, de tentatives de sabotage, ou de rayonnement contaminant. Contrairement aux stockages géologiques ou aux piscines. Bernard Laponche va dans le même sens : « Les stockages à sec de Fukushima n’ont pas bougé avec le tremblement de terre et le tsunami, mais la piscine a posé un énorme problème avec la peur d’un accident majeur. »

Comble de l’ironie, Orano (ex-Areva), qui promeut le retraitement et le tout piscine en France, est pourtant l’un des leaders du stockage de surface aux États-Unis. L’entreprise intervient sur 23 réacteurs pour le transfert des assemblages des piscines jusqu’à ses conteneurs horizontaux « Nuhoms », qu’elle vante comme le « plus haut niveau de sécurité » dans des vidéos promotionnelles.

L’Allemagne, qui interdit depuis une loi de 2005 tout transport de combustible irradié vers des usines de retraitement, a également développé l’entreposage direct à sec, en plus des piscines, sur les 17 sites de production. Les assemblages sont placés dans des conteneurs de type Castor, de grands cylindres de béton armé qui servent aussi au transport par train des assemblages pour le retraitement à La Hague. Sur le site de Neckarwestheim, certains combustibles sont même stockés dans des tunnels creusés à flanc de collines granitiques. Quant aux déchets vitrifiés de haute activité (HA) issus du retraitement, ils sont entreposés en surface à Gorleben et à Ahaus, à la suite de l’opposition à tout projet de stockage géologique.

La technologie commence à être testée dans un certain nombre de pays. Au Royaume-Uni, la dernière usine de retraitement à Sellafield va fermer en 2018. Face à la saturation des piscines, Mycle Schneider explique qu’« EDF Energy, qui exploite les centrales, commence à construire un site de stockage en surface », le premier du pays. La Corée du Sud commencerait également à l’adopter.

Yves Marignac rappelle pour autant que « même dans les pays où on développe de l’entreposage en surface, cela reste une solution temporaire, qui n’est pas envisagée comme un équivalent au stockage géologique ». À Maine Yankee (États-Unis), depuis 1997 (date de démantèlement de la centrale), le conseil municipal s’impatiente et poursuit le département de l’Énergie (DOE) pour qu’il gère les 6.000 tonnes de châteaux de combustibles qui patientent au beau milieu du site rendu à l’herbe.

Pour désengorger ces sites, le premier centre d’entreposage centralisé du pays pourrait s’établir au Nouveau-Mexique, porté par l’entreprise Holtec. Mais pour l’administration Trump, cela ne serait qu’une antichambre de Yucca Mountain : le 10 mai 2018, la Chambre des représentants a voté une loi pour relancer le processus d’autorisation du site d’enfouissement géologique.

Pour les experts indépendants interrogés, il n’est pas question de subordonner l’entreposage de surface à l’enfouissement. Pour Mycle Schneider, « c’est beaucoup trop tôt pour prendre la décision du stockage géologique, on n’est pas en mesure de dire que c’est plus sûr ». Bernard Laponche défend un « entreposage pérenne de subsurface, ni définitif, ni intermédiaire, qui serait accessible, réversible, protégé des agressions, pendant 100, 200, 300 ans ». Le temps nécessaire pour « mettre les moyens pour continuer de chercher une solution à ce problème inextricable ».

À suivre…

https://reporterre.net/ENQ-Les-dechets-nucleaires-un-probleme-international-Que-faire-des-dechets

Juin 05

LE REPRÉSENTANT NUCLÉAIRE SUD-CORÉEN PREND LA DIRECTION DE LA RUSSIE

SÉOUL, 04 juin (Yonhap) — Lee Do-hoon, représentant sud-coréen aux pourparlers à six sur la dénucléarisation de la Corée du Nord, est parti ce lundi pour la Russie dans le cadre des efforts destinés à solliciter le soutien international pour les négociations en cours sur la dénucléarisation de la Corée du Nord et l’établissement d’une paix permanente sur la péninsule coréenne.

Le représentant spécial pour la paix sur la péninsule coréenne et les affaires de sécurité du ministère des Affaires étrangères projette de rencontrer demain le vice-ministre russe des Affaires étrangères Igor Morgulov à Moscou pour discuter des récents développements sur le dossier nucléaire.

«Pour la dénucléarisation de la péninsule coréenne, le soutien des pays voisins et de la communauté internationale est important», a déclaré aux journalistes Lee à l’aéroport international d’Incheon avant son départ.

«À cet égard, la Russie a contribué grandement et nous attendons sa future contribution», a-t-il ajouté.

Son voyage intervient à l’approche du sommet entre le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un et le président américain Donald Trump prévu le 12 juin à Singapour. Le sommet historique devrait se focaliser sur la dénucléarisation de Pyongyang.

Par ailleurs, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a effectué la semaine dernière une visite à Pyongyang au cours de laquelle il s’est entretenu avec Kim Jong-un et son homologue nord-coréen Ri Yong-ho.

lsr@yna.co.kr

http://french.yonhapnews.co.kr/news/2018/06/04/0200000000AFR20180604003100884.HTML

Juin 05

L’AIEA SE DIT PRÊTE À INSPECTER LE PROGRAMME NUCLÉAIRE DE LA RPDC (CORÉE DU NORD)

VIENNE, 4 juin (Xinhua) — L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a déclaré lundi qu’elle était prête à effectuer une inspection du programme nucléaire de la République populaire démocratique de Corée (RPDC), si elle est autorisée à jouer un rôle dans ce domaine une fois qu’un accord politique aura été atteint.

Yukiya Amano, directeur général de l’AIEA, a déclaré à la presse que son équipe était prête à effectuer une inspection nucléaire en RPDC, mais que cette inspection devrait se faire dans le cadre d’un accord politique passé entre les États concernés.

Le mois dernier, la RPDC a démantelé le site d’essais nucléaires de Punggye Ri, après avoir invité des journalistes étrangers à couvrir l’évènement. Le président américain Donald Trump et le dirigeant suprême de RPDC Kim Jong Un doivent par ailleurs se rencontrer le 12 juin à Singapour.

Si un accord politique est atteint, l’AIEA pourrait être autorisée à accéder aux installations nucléaires de RPDC pour procéder à des vérifications. M. Amano a expliqué que son équipe pourrait se rendre en RPDC quelques semaines après que l’AIEA aura reçu l’autorisation de jouer ce rôle.

La RPDC a affirmé avoir mené à bien quatre essais nucléaires réussis au cours des dix dernières années.

L’AIEA ne dispose pour l’instant d’aucun inspecteur en RPDC, ce pays s’étant retiré de l’agence en 1994. En conséquence, l’agence ne peut pour le moment obtenir d’informations sur le programme nucléaire de RPDC que par le biais d’images satellite ou par d’autres moyens.

http://french.xinhuanet.com/2018-06/05/c_137230118.htm

Juin 05

PALUEL (SEINE-MARITIME) : NOUVEAU REPORT POUR LE REDÉMARRAGE DU RÉACTEUR NUMÉRO 2 DE LA CENTRALE EDF

Le réacteur numéro deux de la centrale électronucléaire de Paluel devrait redémarrer le 22 juin 2018. Il s’agit d’un nouveau report en raison du retard dans les travaux de réparation.

Prévu à l’origine, pour le 15 avril 2018, puis pour le 5 juin, la remise en fonctionnement du réacteur numéro deux du site électronucléaire de Paluel, près de Dieppe (Seine-Maritime), doit se faire le 22 juin 2018, finalement.

Il s’agit donc d’un nouveau report de la remise en service de cette tranche qui est l’arrêt depuis le 31 mars 2016 suite à la chute d’un générateur de vapeur, lors des opérations de maintenance visant à son remplacement.

Le réacteur n’était pas en fonctionnement lors de cet accident. Les expertises et les travaux n’en finissent pas.

https://france3-regions.francetvinfo.fr/normandie/seine-maritime/dieppe/paluel-seine-maritime-nouveau-report-redemarrage-du-reacteur-numero-2-centrale-edf-1487895.html

Juin 05

NUCLÉAIRE: L’IRAN DÉCIDE DE BOOSTER SA CAPACITÉ À PRODUIRE DE L’URANIUM ENRICHI

L’Iran a informé l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) de sa décision d’engager le processus pour augmenter à terme sa capacité de production d’uranium enrichi, a annoncé le vice-président de la République islamique, Ali Akbar Salehi.

« Une lettre a été déposée à l’Agence hier sur le commencement de certaines activités », a confirmé M. Salehi, par ailleurs président de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique (OIEA), cité par l’agence de presse iranienne Fars. « Si les conditions le permettent, peut-être que demain soir à Natanz, nous pourrons déclarer l’ouverture du centre de production de nouvelles centrifugeuses », a ajouté le vice-président.

L’Iran notifie ainsi aux Nations unies son souhait de prendre une série de mesures pour pouvoir augmenter à terme sa capacité d’enrichissement d’uranium: Téhéran va commencer la construction d’une usine pour la fabrication de centrifugeuses plus modernes et de gaz UF6, nécessaire pour alimenter les centrifugeuses, rapporte notre correspondant à Téhéran, Siavosh Ghazi

Cette annonce intervient après la déclaration du guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, qui a ordonné lundi aux responsables iraniens de prendre les mesures pour augmenter à terme la capacité d’enrichissement d’uranium.

L’Iran veut des assurances de la part des Européens

Le numéro un iranien a affirmé que pour l’instant, ces mesures doivent être prises dans le cadre de l’accord nucléaire, mais que si jamais les pays européens ne donnent pas les assurances nécessaires pour compenser économiquement la sortie des États-Unis et la réimposition des sanctions américaines, l’Iran pourrait aussi quitter cet accord à son tour.

Dans le cadre de l’accord nucléaire, l’Iran doit commencer à fabriquer des centrifugeuses plus modernes en 2024 pour augmenter progressivement sa production d’uranium enrichi.

Cette déclaration intervient alors que les États-Unis demandent à l’Iran de cesser totalement son programme d’enrichissement d’uranium et que les Européens veulent de nouvelles limitations à partir de 2025.

■ Rapport de force

Face aux États-Unis, l’Iran s’inscrit désormais dans un rapport de force. La République islamique estime avoir joué le jeu, en respectant l’accord dans ses moindres détails, en réduisant sa capacité d’enrichissement et en ouvrant les portes des installations nucléaires aux inspecteurs de l’AIEA.

D’ailleurs les rapports de l’Agence internationale de l’énergie atomique le prouvent : la République islamique a bien respecté ses engagements ces dernières années. Mais puisque tout cela ne semble avoir servi à rien, le guide suprême annonce en personne le début d’une nouvelle phase : l’augmentation de la capacité d’enrichissement d’uranium.

Le porte-parole de l’agence atomique iranienne explique les propos d’Ali Khamenei : « Ce que le guide suprême a voulu dire, c’est que nous devons accélérer certains processus (…) liés à notre capacité nucléaire ». Objectif : aller plus vite en cas de besoin, autrement dit en cas de confrontation militaire. Dans son discours télévisé, le guide insiste : la sécurité de l’Iran est primordiale. Il prévient également les Européens que Téhéran ne fera aucune concession sur son programme de missiles balistiques.

REUTERS/Leonhard Foeger

http://www.rfi.fr/moyen-orient/20180605-nucleaire-iran-construction-usine-enrichissement-uranium-aiea-khamenei

Juin 04

CONVERGENCE ANTINUCLÉAIRE AN I DE NOUVELLES FORMES DE LUTTES LES 4 ET 5 AOÛT À AVIGNON

Ces 4èmes Rencontres nationales de Convergence s’inscrivent dans le prolongement et l’approfondissement des trois premières Rencontres antinucléaires nationales pour l’Arrêt immédiat du nucléaire initiées par le MCCA en 2016 et 2017 (en Provence, Région parisienne, Région Rhône-Alpes). Elles prolongent également le Forum Social Mondial antinucléaire qui s’est déroulé à Paris en Novembre 2017 et s’appuient sur les luttes locales et régionales de terrain.

Les précédentes rencontres ont confirmé le bien-fondé d’un positionnement sans atermoiement, sans préalable techno-scientiste ni alignement sur des stratégies politiciennes hors-jeu et autres transitions phagocytant la lutte antinucléaire.

La mise à l’arrêt immédiat de toutes les installations nucléaires est le seul moyen de faire cesser les atteintes graves à la santé et à la vie par les rejets radioactifs permanents; de cesser de produire quotidiennement des déchets radioactifs mortels pour nous et les 1000 générations à venir; d’éviter la catastrophe nucléaire sur notre territoire et sur les pays alentours; de cesser de contaminer durablement l’environnement; de lever la menace du cataclysme destructeur total planétaire.

Contexte et objectif

Si hâter l’heure de la libération de l’occupation atomiste, de la dépendance nucléaire et de ses méfaits dépend de chacun et chacune : il n’est plus possible de continuer à répéter, tel un mantra, « le nucléaire c’est dangereux » et de rester dans les actions habituelles protestataires.

Ces Rencontres sont un espace d’intelligence collective inter-régionales et nationales pour la lutte. Elles se fixent comme objectif d’affiner la réflexion pour améliorer les actions contre le crime atomique. Elles seront l’occasion de faire bénéficier le collectif de son expérience et de ses savoirs pratiques pouvant être mis en œuvre par tous-tes là où se développent le désir de résistance et d’action.

Face à la violence institutionnelle et de guerre menée contre tout opposant, tel à Bure ou à NDDL (après Sivens, Plogoff, Creys-Malville), où des personnes ont été mutilées dans leur chair et dans leur âme, tuées par les armes de guerre des forces répressives de l’État : quelle(s) stratégie(s) les antinucléaires doivent-ils déployer et quelle(s) tactique(s) mettre en œuvre ?

Organisation de la « Convergence antinucléaire »

. Principe d’autogestion. Chaque matin sont élaborés le déroulé et le contenu de la journée. Possibilité de proposer dès à présent une intervention ou un thème, un moment musical avec ton/tes instrument(s) ou artistique et d’animation sur contact@mcca-ain.org.  Pour des raisons organisationnelles de places et de repas, il est demandé de confirmer sa venue en adressant un mail qui précise le nombre de personne(s) et de déjeuners/diners souhaités selon les jours à : contact@mcca-ain.org

. Ouvert aux personnes comme aux collectifs et groupes de toutes les régions qui se reconnaissent et se positionnent sans tergiverser face au crime atomique

. Date et Lieu : Le week-end des 4 et 5 août 2018 (10h-18h) en Provence sur le « Parc des Libertés«  d’Avignon (hébergement léger et camping, restauration, sanitaires, aires de jeux, un parc ombragé de 5 ha à cinq kilomètres du centre d’Avignon, ligne de bus à partir de la gare TGV ou du centre-ville)

. Plan de situation et d’accès, modalités pratiques : . tarif camping tente/camping-car/fourgon ou chalets . accès route, vélos, bus, gare .

Tu souhaites rejoindre le collectif d’organisation de ces Rencontres ? proposer des thèmes d’interventions et de débats ? : contact@mcca-ain.org

http://www.mcca-ain.org/index.php/rencontres-mcca-2016

Juin 04

SOMMET CORÉE DU NORD-ÉTATS-UNIS : 5ÈME SESSION DE POURPARLERS PRÉPARATOIRES À PANMUNJOM

SÉOUL, 04 juin (Yonhap) — Les autorités américaines et nord-coréennes ont entamé aujourd’hui des pourparlers de niveau opérationnel au village frontalier de Panmunjom pour la troisième journée consécutive afin de préparer leur sommet prévu la semaine prochaine.

Les deux parties sont en discussion pour ce qui serait la dernière étape des négociations sur l’ordre du jour du sommet historique entre le président américain Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, qui devrait avoir lieu à Singapour mardi de la semaine prochaine.

Sung Kim, ambassadeur américain aux Philippines et ancien envoyé nucléaire, dirige la délégation américaine tandis que l’équipe du Nord est menée par la vice-ministre des Affaires étrangères, Choe Son-hui. Ils se sont rencontrés au même endroit le 27 mai, mercredi, samedi et dimanche derniers.

Washington et Pyongyang devraient s’attacher à combler leurs lacunes sur la manière de réaliser la dénucléarisation complète, vérifiable et irréversible (CIVD) de la Corée du Nord et à offrir en retour la garantie de sécurité des États-Unis sous les mêmes conditions.

Les deux pays pourraient également discuter de la question de la fin officielle de la guerre de Corée (1950-1953).

Trump a déclaré aux journalistes avoir parlé de «mettre fin à la guerre» lors de sa rencontre avec Kim Yong-chol, vice-président en charge des affaires intercoréennes du Comité central du Parti du travail de la Corée du Nord, à la Maison-Blanche vendredi. Séoul a multiplié les tractations pour une déclaration politique mettant fin à la guerre, probablement à travers un sommet à trois entre Moon, Trump et Kim.

Vendredi dernier, Trump a remis son sommet avec Kim sur les rails après l’avoir annulé le 24 mai, invoquant l’«hostilité affichée» du régime communiste. Ce revirement est survenu après un retour à un ton plus conciliant de Pyongyang et la médiation de Séoul.

http://french.yonhapnews.co.kr/news/2018/06/04/0200000000AFR20180604001500884.HTML

Juin 04

INDE : TIR D’ESSAI RÉUSSI D’UN MISSILE BALISTIQUE INTERCONTINENTAL À CAPACITÉ NUCLÉAIRE AGNI-V

NEW DELHI, 3 juin (Xinhua) — L’Inde a procédé dimanche à un tir d’essai réussi de son missile Agni-V, un engin balistique intercontinental sol-sol à capacité nucléaire, ont rapporté les médias locaux.

Le test a eu lieu à 9h50 heure locale sur une base militaire située sur l’île d’Abdul Kalam (ou Wheeler) dans l’État oriental d’Odisha, ont-ils précisé en citant des responsables de l’Organisation indienne de recherche et développement pour la défense (DRDO).

Avec une portée de plus de 5.000 km et capable de transporter une charge d’une tonne, l’Agni-V est l’une des armes les plus sophistiquées développées par l’Inde. Agni signifie « feu » en langues hindi et sanskrit. Le premier tir d’essai du modèle Agni-V avait été mené en avril 2012.

http://french.xinhuanet.com/2018-06/03/c_137227223.htm

Juin 04

«PERSONNE NE PENSE QUE LA DÉNUCLÉARISATION DE LA CORÉE DU NORD PEUT ÊTRE RAPIDE»

L’historien et spécialiste de l’Asie François Godement rappelle combien Donald Trump et Kim Jong-un ont des «intérêts puissants à atteindre» lors du sommet de Singapour qui aura bien lieu le 12 juin.

Retour à la case sommet.

Après dix jours de revirement diplomatique, le président américain Donald Trump a confirmé qu’il rencontrera Kim Jong-un le 12 juin à Singapour. Vendredi, en déroulant le tapis rouge à la Maison Blanche au numéro 2 du régime nord-coréen, le général Kim Yong-chol, Trump a admis que les deux dirigeants n’allaient pas «pas signer quelque chose le 12 juin». […] Je n’ai jamais dit que ce serait réglé en une réunion», a-t-il poursuivi avant d’ajouter que ce dialogue serait «in fine un processus couronné de succès». Historien, spécialiste des questions stratégiques en Asie orientale, François Godement dirige le programme Asie et Chine du Conseil européen des relations internationales. Il décrit les incertitudes entourant le futur sommet et la dénucléarisation de la péninsule.

En décidant de participer au sommet, quelques jours après avoir annoncé qu’il n’irait pas, Donald Trump ne risque-t-il pas d’apparaître en position de faiblesse ?

La parole immédiate de Donald Trump, notamment ses tweets, compte peu. Il présente tous les visages possibles aux partenaires des négociations. Il est capable de couvrir la Chine de flatteries et puis, ensuite, de jouer l’étonné quand son secrétaire à la Défense dit que Pékin se comporte mal en mer de Chine. Ou de sanctionner les Chinois sur le plan commercial. C’est une façon d’ouvrir le jeu au maximum avant la rencontre de Singapour pour donner aux Nord-Coréens l’incitation maximale à aller le plus loin possible dans les concessions. Si on va plus loin, il se trouve aussi que le même Donald Trump est celui qui a déclaré que la Corée du Sud comme le Japon devraient un jour assurer leur défense tout seuls et éventuellement se nucléariser. C’est d’ailleurs quelque chose qui a dû attirer l’attention de Pyongyang. Il cherche une solution car il veut extirper les États-Unis du fardeau de la défense de la Corée du Sud. C’est certainement sa conviction la plus profonde, dans la mesure où il a une conviction.

Le secrétaire d’État à la Défense James Mattis, a dit, dimanche, qu’il n’y aurait pas d’aides des États-Unis à la Corée du Nord sans «mesures irréversibles» vers la dénucléarisation. Quelles peuvent être ces mesures ?

Honnêtement, je ne sais pas où est l’aiguille sur le compteur. Irréversible signifie un processus que l’on s’engage à ne pas interrompre. Or la Corée du Nord a toujours interrompu les processus quand elle l’a voulu. Il faudrait imaginer un calendrier extrêmement précis et serré : le démantèlement visible et vérifié sur place des missiles, même si beaucoup sont cachés, et la récupération des têtes nucléaires. Nous nous trouvons dans un processus de début de marchandage.

Dans ce climat d’incertitudes, la référence à la crise libyenne qui selon John Bolton et Mike Pence pouvait servir de modèle à la Corée, a-t-elle été une erreur stratégique ou une manœuvre habile pour engager le régime de Pyongyang ?

Là, nous nous trouvons face à la désynchronisation et les dissonances propres à cette administration. Il est très clair que Mike Pompeo, ancien patron de la CIA en charge des discussions avec la Corée du Nord, a une voix de négociation. Il était très clair que John Bolton (conseiller à la sécurité nationale) essaye de reprendre l’initiative avec des positions maximalistes estimées lui donner l’avantage en cas d’échec. L’évocation de la Libye ne pouvait que repousser les Nord-Coréens et d’ailleurs Donald Trump a fait marche arrière sur ce sujet. La façon dont fonctionne Donald Trump, c’est de laisser ces dissonances s’exprimer et de démentir tour à tour des membres de son entourage. Quitte d’ailleurs à les renvoyer à un moment donné. Il s’agit d’un processus en mouvement permanent.

Cette attitude ne risque-t-elle pas de fragiliser le climat des dix jours qui viennent, voire le sommet ?

Il y a effectivement une grande incertitude sur le rapport psychologique entre Kim Jong-un et Donald Trump. Ça peut déraper à tout moment. L’un et l’autre ont voulu cette partie de poker jouée à deux. Je n’en tirerais pas la conclusion que cela doit nécessairement échouer. L’un comme l’autre ont un intérêt puissant à atteindre un certain nombre d’objectifs.

Ces trois derniers jours, les États-Unis donnent l’impression de revoir leurs ambitions à la baisse. Que recherchent-ils ?

Ils souhaitent éloigner, voire éliminer la menace qui pesait sur le territoire américain avec les missiles balistiques intercontinentaux. Ils entendent entamer la dénucléarisation d’une manière plus convaincante que ne l’avaient tenté les prédécesseurs de Donald Trump. Ce qui veut dire obtenir le maximum de concession au début. Personne, même dans l’entourage du locataire de la Maison Blanche, ne pense que la dénucléarisation peut être rapide. La partie de poker se joue à ce niveau-là : qu’est-ce qui est sorti, conseillé et démontré par les Nord-Coréens au début et qu’est-ce qui appartiendra à un processus plus long ? Du côté de Kim Jong-un, on comprend qu’il recherche la reconnaissance par les États-Unis de son régime, la stabilisation avec la Corée du Sud. En pratique, cela revient à reconnaître que la séparation, la division de la Corée est pratiquement éternelle.

La dénucléarisation doit être «complète, vérifiable et irréversible» affirme Washington. Mais le flou ne persiste-t-il pas sur ce processus et ce qu’il signifie concrètement ?

Il y a forcément un grand flou. Pour dénucléariser complètement, il faudrait livrer les têtes. Mais on ne sait pas combien il y en a, où elles sont. On ne voit pas comment une équipe de vérificateurs pourraient faire la chasse aux têtes à travers le territoire nord-coréen. Ce qui est le plus vérifiable, c’est-à-dire les installations de traitement du plutonium, a été très difficile à vérifier dans le passé, même avec l’aide de l’AIEA. Cela peut reprendre, voire s’accélérer. Mais il y a ensuite les filières d’uranium enrichi – les centrifugeuses – qui sont, elles, plus difficiles à détecter. Cela suppose un accès au pays long et assez invasif. Il faut songer que même pour l’Afrique du Sud, un pays démocratique qui a renoncé à son entreprise nucléaire, il a fallu deux ans de vérification pour déclarer la dénucléarisation effective. Après, subsiste le problème des missiles à moyenne et courte portée. Et là, la concession la plus extraordinaire a été faite par le président sud-coréen Moon Jae-in : il a pratiquement admis, avant le sommet inter-coréen du 27 avril, qu’il était envisageable que la Corée du Nord conserve des engins de courte portée pour quelque temps.

Certains affirment que ce climat et ce processus sont du déjà-vu, notamment avec Bill Clinton en 1994 qui négociait déjà une rencontre avec le Nord…

Tout avait tourné court. C’était la dernière année de la présidence Clinton. Il n’était pas en position de force. Il était à peu près évident qu’un nouveau président, issu du camp conservateur, allait être élu. Le Nord marchandait l’arrêt de la prolifération en échange d’argent. Il n’était pas question d’un traité de paix. Le gouvernement sud-coréen n’était pas ce qu’il est aujourd’hui. Par ailleurs, il faut bien reconnaître que Kim Jong-un est dans une position de force bien plus grande que son père, Kim Jong-il. Il a les missiles et les têtes. Enfin Kim Jong-un a fait des offres qui impliquent qu’il accepterait de se détacher de la Chine. Bien sûr, il y a un jeu entre Washington et Pékin et Kim Jong-un joue la bascule sans que l’on sache où il se rangera en définitive. Il ne faut pas négliger le fait, pour un régime stalinien extrêmement soucieux de sa survie, que la Chine aussi est une menace. Par conséquent, il peut avoir intérêt à se rapprocher d’adversaire traditionnel pour échapper à l’étreinte chinoise.

Diriez-vous que les gestes du Nord (libération des prisonniers américains et destruction des tunnels sur le site nucléaire de Punggye-ri) attestent d’une certaine crédibilité de leurs intentions ?

Non. Paradoxalement, les paroles, la tenue du sommet inter-coréen à Panmunjom, la diffusion massive dans la presse nord-coréenne de ce qui correspond tout de même à un changement de politique, y compris avec la priorité donnée au développement économique, comptent plus que la libération des otages et le plasticage des tunnels dont on ne sait pas grand-chose. On verra au sommet quels sont les gestes qui peuvent être faits.

Le traité de paix sera-t-il sur la table des négociations de Singapour ?

Oui. Mais ce ne sera pas résolu le 12 juin pour la simple et bonne raison qu’un traité de paix doit être signé par la Chine. Tous les porte-parole officieux de la Chine font valoir «pas de Chine, pas de paix». Par ailleurs, Pékin se retrouve dans une position d’éventuellement faire obstacle à une négociation si elle n’est pas impliquée. Elle aussi tient énormément à un équilibre de la péninsule coréenne.

Arnaud Vaulerin

http://www.liberation.fr/planete/2018/06/03/personne-ne-pense-que-la-denuclearisation-de-la-coree-du-nord-peut-etre-rapide_1656322

Juin 04

LE MINISTRE IRANIEN DES AE APPELLE LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE À CONDAMNER LE RETRAIT AMÉRICAIN DE L’ACCORD NUCLÉAIRE

TÉHÉRAN, 3 juin (Xinhua) — Le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif a demandé dimanche à la communauté internationale de condamner l’attitude des États-Unis envers l’accord historique sur le nucléaire iranien conclu en 2015, a rapporté Press TV.

Dans les lettres adressées à ses homologues d’un certain nombre de pays, M. Zarif a mis en garde contre les conséquences dangereuses du retrait « illégal et unilatéral » des États-Unis de l’accord sur le nucléaire, connu sous le nom de « Plan d’action global conjoint » (JCPOA).

Le ministre iranien a appelé la communauté internationale à condamner la décision américaine qu’il a qualifiée d' »extrémisme » et à résister face « aux crimes et aux intimidations » des États-Unis.

« Le retrait illégal du gouvernement américain du JCPOA … constitue un défi aux objectifs et principes de la charte de l’ONU et à l’efficacité des institutions internationales« , a souligné M. Zarif.

Le retrait américain du JCPOA s’inscrit dans le cadre des plus grands efforts déployés par Washington visant à violer et affaiblir l’accord nucléaire et la résolution 2231 de l’ONU adoptée en juillet 2015 entérinant le JCPOA, a fait remarquer le ministre iranien.

L’accord sur le nucléaire iranien a mis fin à une « crise inutile » qui a duré plus d’une décennie, a souligné M. Zarif.

Le 8 mai, le président américain Donald Trump a annoncé le retrait des États-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien. Il a estimé que le JCPOA n’avait pas empêché l’Iran de développer des armes nucléaires ou de soutenir le terrorisme dans la région.

Mais d’après l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), l’Iran a respecté à ce jour toutes les conditions établies dans l’accord.

Le JCPOA a été signé en juillet 2015 par l’Iran et les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU, à savoir le Royaume-Uni, la Chine, la France, la Russie et les États-Unis, ainsi que l’Allemagne.

http://french.xinhuanet.com/2018-06/04/c_137227802.htm

Publié le 2018-06-04 à 05:45 | french.xinhuanet.com

Juin 04

ESSAIS NUCLÉAIRES: CLAUDE, L’OUBLIÉ DU DÉSERT

Le gouvernement permet désormais aux Français présents en Algérie entre 1962 et 1964 de bénéficier de la carte du combattant et de ses avantages. Claude Longué, arrivé dans le Sahara en 1965, n’y aura donc pas le droit. Pourtant, dans le Sahara, il a tremblé dans le plus terrible des chaos : celui des essais nucléaires. Trois bombes ont sauté sous ses yeux. Et aujourd’hui, le Pontivyen raconte.

Il promène désormais sa quiétude souriante le long de son jardin, à un jet de pierre du château de Pontivy. Heureux retraité à la moustache effilée, Claude Longué goûte aux journées ensoleillées, savourant bientôt son soixante-douzième été. Mais derrière ses yeux clairs, se voilent les souvenirs troubles d’un passé qu’il ne peut oublier. Un pan de sa vie passé en treillis et dans la chaleur de l’Algérie.

La destination inconnue

C’était en plein été 1965. En France, Charles de Gaulle n’était pas encore réélu et, en Algérie, le coup d’état du 19 juin venait de renverser la République. Claude avait 19 ans. Et l’insouciance qui allait avec. Jusqu’à ce que des gendarmes viennent toquer à la porte de son pavillon brétillien : militaire appelé, le natif de La Fontenelle (Ille-et-Vilaine) doit alors préparer ses bagages pour Fréjus. « C’était au camp Robert, dans l’infanterie de marine, où j’ai donc fait mes classes. Puis, trois mois après, on m’a emmené à Istres (Bouches-du-Rhône) », se rappelle le Breton qui, contraint, devra plier bagages. Pour une destination inconnue.

Les gazelles et les silences

« C’était la première fois que je prenais l’avion. Dedans, il y avait des gens menottés, probablement des insoumis. Moi, je ne savais même pas où l’on allait atterrir ». Ce sera In Amguel, au cœur du Sahara. Il ne le sait pas encore, mais le Pontivyen y restera 16 mois, à quelques kilomètres d’In Ecker où des essais nucléaires français souterrains sont menés depuis 1961. « Là-bas, la première personne que j’ai vue traînait une bouteille de Kronenbourg avec une laisse et sifflait dessus, comme si c’était un chien », s’étonne encore l’ancien cuisinier de métier qui, après coup, comprit cette attitude insensée : « ce gars jouait les fous pour être réformé et rentrer en France ». La France, justement, est loin.

Et pour Claude, le quotidien se résume aux assiettes de gazelle, aux nuits trop chaudes et aux silences imposés. « Je me suis évidemment et rapidement posé des questions, mais le capitaine ne nous disait pas grand-chose. Et surtout, il insistait sur le fait qu’il ne fallait rien divulguer de tout ce que l’on voyait ».

Les tremblements du désert

Un demi-siècle plus tard, Claude parle. « Car maintenant, je n’en ai rien à cirer ! », tonne celui qui évoque cette année passée de l’autre côté de la Méditerranée, où il était chargé de la sécurité des militaires sur un site d’essais nucléaires. « Ainsi, j’ai assisté à trois explosions. J’ai vu trois bombes atomiques péter sous mes yeux ». Des essais souterrains qui firent « trembler la terre et les camions à des kilomètres à la ronde », glisse le Pontivyen qui, la main sur la couture du pantalon, remettait l’ouvrage sur le métier. Sans savoir les risques qu’il prenait. « Lors de ma dernière mission, nous avons récupéré la fusée diamant à tête chercheuse. J’ai même dormi à côté pendant quinze jours. Là-bas, dans le désert, j’ai forcément risqué ma santé ».

Les souvenirs et les questions

Si beaucoup de ses collègues de l’époque « sont morts d’un cancer », lui, touche du bois. « Car tout va bien ». Mis à part quelques articulations qui grincent, comme tout bon vieux retraité qui se respecte. « Mais ma fille, puis ma petite-fille, a eu un kyste au cou et à l’oreille. Le médecin de Paris a évoqué un possible lien de cause à effet avec ma mission dans le désert ». Une mission dans le chaos et dans le plus grand secret qui n’est pourtant pas reconnue par la France. « Ma demande de reconnaissance de la Nation a été refusée il y a quelques mois. Je n’ai aucun dédommagement. Rien ». Juste des souvenirs. Ceux des bruits et des fumées. Il y a aussi les pages d’un livre de Joseph Kessel, sur lesquelles il a appris à lire, dans la moiteur du désert. Le titre de l’ouvrage : « Le lion ». Un lion qui n’a pas eu sa part.

http://www.letelegramme.fr/morbihan/pontivy/essais-nucleaires-claude-l-oublie-du-desert-04-06-2018-11981465.php

Juin 03

LA FRANCE ENTEND SIGNER UN NOUVEL ACCORD AVEC L’IRAN

Paris est prêt à négocier un nouvel accord avec l’Iran.

Le quotidien russe Izvestia s’est référé aux propos d’un haut responsable de la diplomatie française qui avait déclaré, sous l’anonymat, que Paris était prêt à négocier un nouvel accord avec l’Iran après le retrait des États-Unis de l’accord nucléaire.

Selon Izvestia, « la Commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées du Sénat français a confirmé cette nouvelle et ajouté que la France examinait la possible signature d’un nouvel accord avec l’Iran et le probable retrait de Paris de l’accord nucléaire (Plan d’action global commun) ».

« Le président français Emmanuel Macron a récemment discuté avec son homologue russe Vladimir Poutine du maintien de l’accord nucléaire et de l’élaboration, en même temps, d’un nouveau document qui serait signé par toutes les parties, dont les États-Unis. Cette initiative a été avancée aussi lors de la rencontre entre Donald Trump et Emmanuel Macron. Le nouveau document, qu’envisage la France, devrait couvrir toutes les sources de préoccupation des signataires de l’accord nucléaire et pas seulement la question nucléaire », indique le quotidien russe.

Le haut responsable français a ajouté que Paris restait préoccupé quant aux activités balistiques de l’Iran et à sa « présence militaire » au Moyen-Orient.

« C’est la raison pour laquelle le gouvernement français entend lancer un nouveau tour de négociation globale avec l’Iran. On s’attend à ce que l’Iran comprenne cette idée et qu’il accepte d’interagir avec nous », a-t-il précisé.

Dans la foulée, une source au Sénat français a confirmé cette nouvelle, ajoutant que M. Macron cherchait à mobiliser tous les signataires de l’accord nucléaire en faveur de la signature d’un nouvel accord « amendé » avec Téhéran.

Robert del Picchia, vice-président de la Commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées du Sénat français, a réaffirmé que le président français pourrait se retirer de l’accord nucléaire, mais cela pour la seule raison qu’il entendait lancer un nouveau tour de négociation pour parvenir à un nouvel accord plus global.

Le PGAC a été conclu, le 14 juillet 2015, entre l’Iran et les 5+1 (cinq pays membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU plus l’Allemagne).

Dès l’entrée en vigueur de l’accord nucléaire, l’administration américaine a commencé à manquer à ses engagements et à nuire aux intérêts que l’accord pouvait apporter à la République islamique d’Iran.

Les entraves ont été mêmes multipliées après l’élection de Donald Trump en tant que président des États-Unis. Trump a menacé, à maintes reprises, de se retirer de l’accord nucléaire, décision qu’il a finalement réalisée.

Le 8 mai 2018, Donald Trump a annulé unilatéralement l’accord nucléaire et annoncé la restitution des sanctions anti-iraniennes dans les échéances de 90 et de 180 jours.

http://www.presstv.com/DetailFr/2018/06/02/563615/France-retrait-Paris-Macron-Senat-Robert-del-Picchia-accord-nucleaire-Etats-Unis-Trump-missile-ingerence

Juin 03

LE SOMMET TRUMP-KIM SERAIT ORGANISÉ AUX FRAIS D’UN PRIX NOBEL DE LA PAIX

Un volontaire prêt à payer les frais de logement de la délégation nord-coréenne lors du sommet entre Donald Trump et Kim Jong-un semble avoir finalement été trouvé. Il s’agit de la Campagne internationale pour l’abolition des armes nucléaires qui a obtenu le prix Nobel de la paix en 2017.

La Campagne internationale pour l’abolition des armes nucléaires (ICAN) s’est proposée de payer les frais de l’organisation du sommet entre Pyongyang et Washington, dont le logement de la délégation nord-coréenne. Cette organisation, qui réunit plusieurs ONG qui militent pour le désarmement nucléaire et qui s’est vu décerner le prix Nobel de la paix en 2017, a fait part de son intention dans un communiqué.

«Notre mouvement est attaché à l’idée de l’abolition des armes nucléaires et nous reconnaissons que ce sommet historique est une opportunité qui ne se présente qu’une fois par génération de promouvoir la paix et le désarmement nucléaire», a déclaré Akira Kawasaki, membre du groupe de pilotage international de l’ICAN, dans ce communiqué.

Selon lui, en tant que lauréat du prix Nobel, son organisation a obtenu une récompense matérielle dont elle entend allouer le financement afin de régler les frais de ce sommet et de promouvoir ainsi «la paix sur la péninsule de Corée et un monde sans armes nucléaires».

Auparavant, les médias américains avaient fait savoir que la délégation nord-coréenne avait préféré être logée dans l’hôtel The Fullerton situé près de l’embouchure de la rivière Singapour où une suite présidentielle coûte 6.000 dollars par nuit sans être en mesure de payer ces frais de voyage. D’après le quotidien, la partie américaine était prête à payer la facture, ce qui pouvait toutefois être considéré comme une insulte par les Nord-Coréens.

Le Président américain a confirmé vendredi la tenue du sommet avec Kim Jong-un, le 12 juin, à Singapour.

https://fr.sputniknews.com/international/201806031036639869-sommet-trump-kim-prix-nobel/

Juin 03

STOLTENBERG : L’OTAN N’APPUIERA PAS ISRAËL S’IL EST ATTAQUÉ PAR L’IRAN

« Israël est un partenaire et non un membre de l’OTAN » a souligné le Secrétaire général de l’Organisation.

Le Secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, a déclaré que l’Organisation n’accordera pas d’appui défensif à Israël s’il est attaqué par son ennemi juré l’Iran, a rapporté l’agence de presse américaine, Associated Press.

« Israël est un partenaire et non un membre de l’OTAN« , a indiqué Stoltenberg dans une déclaration accordée, samedi, à l’hebdomadaire allemand, Der Speigel.

« Les garanties de sécurité fournies par l’OTAN (à ses membres) ne s’appliquent pas à Israël« , a-t-il précisé.

Stoltenberg a souligné que « l’OTAN ne doit pas se mêler des efforts de paix au Moyen-Orient ou des conflits dans la région« .

Les déclarations du Secrétaire général de l’OTAN interviennent à un moment de fortes tensions entre Israël et l’Iran. Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a multiplié les critiques envers l’accord sur le nucléaire signé entre Téhéran et un certain nombre de grandes puissances.

En 2015, l’Iran, les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU (la Russie, les États-Unis, la France, la Chine et le Royaume-Uni) et l’Allemagne ont signé un accord limitant le programme nucléaire de Téhéran à des fins pacifiques en échange de la levée des sanctions économiques occidentales imposées à la République islamique.

Le 8 mai 2018, le président américain, Donald Trump, a annoncé le retrait des États-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien et le rétablissement des sanctions économiques.

Le président américain avait qualifié cet accord de « mauvais » car « il ne mentionnait aucune restriction au programme iranien de missiles ou la politique de Téhéran dans le Moyen-Orient« . 
La France, la Grande-Bretagne et l’Allemagne ont rejeté la décision de Washington soulignant le maintien de leur engagement vis-à-vis de l’accord sur le nucléaire iranien. 

http://www.trt.net.tr/francais/moyen-orient/2018/06/02/stoltenberg-l-otan-n-appuiera-pas-israel-s-il-est-attaque-par-l-iran-984434a

Juin 03

NUCLÉAIRE NORD-CORÉEN: LES USA METTENT EN GARDE LA CORÉE DU NORD

Tant que des mesures «irréversibles» vers la dénucléarisation ne seront pas prises, les sanctions envers Pyongyang continueront.

La Corée du Nord ne connaîtra de répit sur le front des sanctions que quand elle aura pris des mesures «irréversibles» vers la dénucléarisation, a déclaré dimanche le secrétaire américain à la Défense Jim Mattis. Le chef du Pentagone, qui s’exprimait à Singapour lors d’une conférence sur la sécurité, a jugé capital que la communauté internationale maintienne pour l’heure ses sanctions contre Pyongyang, alors que se profile le sommet entre le président américain Donald Trump et le leader nord-coréen Kim Jong Un.

«Il n’y aura de répit pour la Corée du Nord que quand elle aura pris des mesures vérifiables et irréversibles vers la dénucléarisation», a-t-il dit lors d’une rencontre avec les ministres sud-coréen et japonais de la Défense. «Nous sommes tenus par un engagement inébranlable à renforcer davantage encore notre coopération en matière de défense, ce qui est le meilleur moyen de préserver la paix».

«Nous pouvons être prudemment optimistes au moment où nous allons de l’avant», a déclaré de son côté le ministre sud-coréen de la Défense Song Young-moo au sujet du dossier nord-coréen.

Une dénucléarisation «complète, vérifiable et irréversible»

Mattis a évité de s’exprimer publiquement au sujet du sommet -dont M. Trump a confirmé vendredi la tenue- en renvoyant les questions vers le département d’État. Dans une nouvelle manifestation de la détente spectaculaire entre Pyongyang et Washington, le président américain s’est entretenu vendredi pendant près d’une heure et demie dans le Bureau ovale avec le général Kim Yong Chol, présenté comme le «deuxième homme le plus puissant de Corée du Nord».

L’ordre du jour du sommet du 12 juin à Singapour est au cœur de ces tractations entre les deux pays sans relations diplomatiques, qui échangeaient encore il y a six mois menaces et invectives autour des ambitions nucléaires nord-coréennes. Washington réclame une dénucléarisation «complète, vérifiable et irréversible» de la Corée du Nord et se dit prêt à apporter des garanties pour la «sécurité» du régime reclus, qui a toujours considéré son arsenal comme une sorte d’assurance-vie.

«Nous pouvons nous attendre, au mieux, à un chemin de négociations semé d’embûches», a déclaré M. Mattis. «En tant que ministres de la Défense, nous devons conserver une collaboration défensive forte pour permettre à nos diplomates de négocier calmement en position de force en ce moment critique», a-t-il dit. (afp/nxp)

Créé: 03.06.2018, 06h19

https://www.tdg.ch/monde/Les-USA-mettent-en-garde-la-Coree-du-Nord/story/26861640

Juin 02

L’ADMINISTRATION TRUMP VIENT À L’AIDE DU CHARBON ET DU NUCLÉAIRE

New York – Au nom de la sécurité nationale, l’administration Trump se prépare à donner un nouveau coup de pouce aux centrales à charbon et nucléaire en difficultés, un projet qui selon ses détracteurs pourrait faire monter les prix de l’électricité.

« Malheureusement, la fermeture imminente de centrales énergétiques pouvant fonctionner en permanence va conduire à la rapide dégradation d’une partie importante de la diversité de notre approvisionnement en énergie et affecter la capacité de résistance de notre réseau électrique« , justifie la Maison Blanche dans un communiqué vendredi.

Aussi « le président Trump a demandé au secrétaire à l’Énergie Rick Perry de préparer des mesures à prendre immédiatement afin de faire cesser la perte de ces ressources« , est-il ajouté sans plus de précision.

Selon une vaste coalition représentant aussi bien les utilisateurs que des producteurs d’énergie, il s’agit en fait de « sauver les centrales à charbon et les centrales nucléaires à travers le pays« .

– Pollution –

Leur communiqué, entre autre relayé par la fédération professionnelle du secteur pétrolier aux États-Unis API, met en avant un document interne du département de l’Énergie qui souligne l’importance des centrales fonctionnant avec un carburant disponible sur place comme les centrales nucléaires et à charbon.

« En raisons de facteurs réglementaires et économiques, beaucoup de ces centrales ont dû cesser de fonctionner prématurément et beaucoup d’autres prévoient de le faire prochainement« , écrit le document.

La part de l’énergie produite par le charbon et le nucléaire ne cesse de fait de diminuer aux États-Unis depuis l’envolée de la production de gaz de schiste, beaucoup moins cher, et des énergies renouvelables.

Les centrales à charbon doivent aussi gérer de nouvelles normes de pollution.

Quant au nucléaire, les États-Unis en sont encore le premier producteur au monde grâce aux investissements consentis dans les années 1960 et 1970 qui font que 99 réacteurs sont actuellement en fonctionnement. Mais la dernière mise en service d’un réacteur neuf remonte à 2016 et seulement deux nouveaux réacteurs sont en construction, en Georgie dans le sud du pays.

« Pour promouvoir la défense nationale et maximiser les approvisionnements en énergie domestique, une action fédérale est nécessaire pour faire cesser ces fermetures« , assure le document de l’administration.

Il y est notamment évoqué la possibilité de forcer les opérateurs des réseaux électriques à acheter de l’énergie à des centrales spécifiques.

– Action « drastique » –

Pour l’un d’entre eux, PJM, « il n’y a pas besoin d’une telle action drastique« . Son réseau est, assure l’entreprise, « plus fiable que jamais« .

« Toute intervention fédérale sur le marché visant à forcer les clients à acheter de l’électricité à des centrales énergétiques particulières serait dommageable pour les marchés et en conséquence coûteux pour les consommateurs« , avertit au contraire PJM dans un communiqué.

Pour Todd Snitchler de la fédération professionnelle API, « ce projet de l’administration visant à apporter de l’aide aux centrales à charbon et nucléaire qui peinent à rester rentables au prétexte de la sécurité nationale serait sans précédent et malavisé« .

« Des interventions arbitraires sur le marché privent les entreprises de la certitude dont elles ont besoin pour investir dans des centrales énergétiques de tous types, ce qui non seulement n’aide pas mais affecte la fiabilité du réseau électrique« , ajoute aussi Todd Foley, du Conseil américain sur l’énergie renouvelable, dans le communiqué commun émis par la coalition.

« Un programme qui prévoit de dépenser des milliards de dollars pour maintenir à flot des centrales énergétiques qui ne sont pas rentables, tout en tentant de mettre sur la touche l’énergie solaire, propre et abordable, n’est pas la recette d’un succès économique« , y remarque aussi Christopher Mansour, de l’association des industries de l’énergie solaire (Solar Energy Industries Association).

L’administration Trump a déjà tenté d’apporter son soutien à l’industrie du charbon, principalement installée dans des États ayant voté pour lui, en engageant la révision en 2017 de la mesure phare de son prédécesseur Barack Obama sur le climat, le « Clean Power Plan« , qui impose aux centrales thermiques des réductions de leurs émissions de CO2.

Le locataire de la Maison Blanche a à plusieurs reprises martelé sa volonté de « mettre fin à la guerre contre le charbon« .

(©AFP / 01 juin 2018 23h56)

https://www.romandie.com/news/L-administration-Trump-vient-l-aide-du-charbon-et-du-nucl-aire/923719.rom

Juin 02

L’IRAN EST PRÉPARÉ À FAIRE FACE AUX MESURES ANTI-IRANIENNES DES ÉTATS-UNIS, SELON LE PRÉSIDENT DU PARLEMENT

TÉHÉRAN, (Xinhua) — Le président du Parlement iranien, Ali Larijani, a déclaré vendredi que l’Iran était parfaitement préparé à faire face aux mesures anti-iraniennes prises par les États-Unis après leur retrait de l’accord sur le nucléaire.

Larijani a vivement critiqué « l’attitude erronée » dont les États-Unis ont fait preuve en se retirant de l’accord de 2015 sur le nucléaire iranien, selon l’agence de presse officielle IRNA.

Le président du Parlement a également dénoncé les douze conditions avancées le 21 mai par le Secrétaire d’État américain Mike Pompeo pour que Washington renonce à ses sanctions les plus dures contre l’Iran.

Sur ces douze conditions, sept sont liées à des questions régionales, ce qui montre bien que l’hostilité des États-Unis envers l’Iran n’a rien à voir avec la question nucléaire, a indiqué M. Larijani.

Le président américain Donald Trump a annoncé le 8 mai que les États-Unis se retiraient de l’accord sur le nucléaire iranien, en dépit de l’opposition de la communauté internationale et des avertissements selon lesquels cette décision allait raviver les tensions au Moyen-Orient. Les cinq autres grandes puissances qui ont signé l’accord, le Royaume-Uni, la France, la Russie, la Chine et l’Allemagne, se sont par contre engagées à rester membres de l’accord.

Le 21 mai, M. Pompeo a formulé douze demandes très contraignantes vis-à-vis de l’Iran, exigeant notamment qu’il mette fin à son programme de missiles balistiques, cesse son soutien militaire aux groupes militants du Moyen-Orient, ferme son réacteur à eau lourde, autorise un accès complet des inspecteurs internationaux à tous ses sites nucléaires, et libère tous ses prisonniers américains ou originaires de pays alliés des États-Unis.

Pompeo a menacé d’imposer les « sanctions les plus dures de l’histoire » contre l’Iran si Téhéran refusait d’accéder à ces demandes. Les dirigeants iraniens ont cependant déjà rejeté les exigences de M. Pompeo, et se sont engagés à poursuivre leur propre voie.

Vendredi, les parlementaires iraniens ont soumis un projet de loi ultra-urgent à la présidence du Parlement au sujet des négociations sur le nucléaire qui ont lieu entre le gouvernement et l’Union européenne (UE).

Ce projet de loi complète un autre projet qui vise à répondre aux mesures américaines proposées en mai contre l’Iran par des mesures similaires.

Le projet de loi vise notamment à obtenir du gouvernement iranien qu’il demande des « garanties fiables » à l’UE et aux cinq signataires encore membres de l’accord.

Mojtaba Zonnouri, président du Comité parlementaire sur le nucléaire, a indiqué que les garanties européennes devaient être complètes et exhaustives, et que les négociations avec les pays européens ne devaient pas durer plus d’un mois.

Si l’UE échoue à offrir ces garanties à l’Iran, ou si elle les enfreint après les avoir apportées, l’Iran relancera son cycle complet d’enrichissement de l’uranium, a déclaré M. Zonnouri.

Publié le 2018-06-02 à 05:25 | french.xinhuanet.com

http://french.xinhuanet.com/2018-06/02/c_137224140.htm

Juin 02

TRUMP CONFIRME LE SOMMET AVEC KIM APRÈS AVOIR REÇU SON BRAS DROIT DANS LE BUREAU OVALE

Le président américain Donald Trump a confirmé vendredi la tenue de son sommet historique avec Kim Jong Un après avoir reçu à la Maison Blanche son bras droit, porteur d’une lettre personnelle du dirigeant nord-coréen.

« On va se rencontrer le 12 juin à Singapour« , a lancé à la presse celui qui sera le premier président des États-Unis en exercice à s’entretenir en personne avec un héritier de la dynastie des Kim, qui règne depuis 70 ans sur le nord de la péninsule coréenne. Il s’exprimait une semaine seulement après avoir annulé le sommet en dénonçant « l’hostilité » de Pyongyang.

https://www.la-croix.com/Monde/Trump-confirme-sommet-Kim-avoir-recu-bras-droit-Bureau-ovale-2018-06-02-1300943908?from_univers=lacroix

Juin 01

LE RENFORCEMENT DU NUCLÉAIRE RUSSE EST UNE PRIORITÉ, SELON LE PRÉSIDENT RUSSE

Pour le président russe Vladimir Poutine, le renforcement de la capacité nucléaire est une priorité pour le développement de l’armée russe.

Ce jeudi 31 mai, lors de la réunion de nomination des commandants suprêmes de l’armée russe, Vladimir Poutine a souligné la nécessité de renforcer la capacité nucléaire du pays, a rapporté Fars News.

« Aujourd’hui, les services sécuritaires ont plusieurs tâches à accomplir, dont la plus importante est une lutte constante et transfrontalière contre le terrorisme, qui consiste à identifier les groupes terroristes et à les démanteler », a poursuit le commandant en chef suprême des forces armées russes, tout en faisant allusion à la lutte nécessaire contre l’espionnage et la corruption.

http://www.presstv.com/DetailFr/2018/05/31/563480/Poutine-veut-renforcer-la-puissance-nuclaire-russe

Juin 01

CORÉE DU NORD : LA DÉNUCLÉARISATION COMPLÈTE ? PAS DE SITÔT SELON DES EXPERTS

Selon un récent rapport, la dénucléarisation complète de la péninsule Coréenne pourrait prendre de nombreuses années. Pas de quoi décourager les plus optimistes cependant, qui estiment que les choses évoluent dans le bon sens.

La dénucléarisation totale et complète de la péninsule Coréenne aura-t-elle réellement lieu ? Si le sommet du 12 juin prochain aboutis, l’heure pourrait effectivement être au démantèlement des sites et missiles nucléaires nord-coréens. Problème, cela ne prendra pas une semaine, mais bien plus de temps. C’est en tout cas ce qu’assure Robert L. Carlin, ancien agent de la CIA et aujourd’hui analyste au département d’État.

Un plan en trois étapes

Lui qui s’est rendu près de 30 fois en Corée du Nord connaît bien le système et a récemment déclaré via une longue étude, que la route vers une péninsule coréenne libérée du joug nucléaire sera longue et surtout, semée d’embûches. Dans les faits, la dénucléarisation totale se divise en trois phases qui, pourraient au mieux, prendre 9 ans, au pire 16 ans.

1ère étape ? L’arrêt des opérations militaires et industrielles, liées au programme nucléaire. Cette première étape prendrait en tout et pour tout, environ 1 an.

Suite à cela, vient donc la seconde étape, qui consiste alors au ralentissement des opérations sur les différents sites et centres de recherche nucléaires, liés au programme de développement des armes notamment (missiles longues portées et ogives nucléaires). L’arrêt total de ces opérations pourrait ainsi prendre au mieux, 2 ans, au pire, 5 ans.

Troisième et dernière étape, élimination totale des centres de production et arrêt définitif du programme nucléaire qui prendra en tout et pour tout, entre 6 et 10 ans. Un calendrier chargé, qui le rend très incertain.

Le prochain sommet entre Washington et Pyongyang s’annonce donc décisif. Cependant, il est à noter que celui-ci ne fera pas tout. En effet, une fois les accords trouvés, il faudra ainsi les respecter avec sérieux. La dénucléarisation passera donc par un suivi des avancées en la matière mais également par l’investissement de milliards de dollars dans l’économie de la Corée du Nord afin de permettre au pays de s’ouvrir et de sortir de la crise économique qui le ronge depuis plusieurs années déjà.

Par Florian Guénet le 1er juin 2018

https://lanouvelletribune.info/2018/06/coree-du-nord-la-denuclearisation-complete-pas-de-sitot-selon-des-experts/

Juin 01

16 JUIN 2018 À BAR-LE-DUC : MANIFESTATION CONTRE L’ENFOUISSEMENT DES DÉCHETS NUCLÉAIRES

Le choix pour ou contre le nucléaire est beaucoup plus qu’une affaire de physiciens ou de gros actionnaires. L’histoire concerne tous et toutes et pour bien plus que les 100.000 années à venir. Le choix est en premier lieu sociétal : a-t-on le droit de laisser un tel héritage aux milliers de générations futures pour sauver l’aberration des choix énergétiques du capitalisme ?

L’enjeu est maximal. Ce que nous avons de plus précieux est mis dans la balance : la vie et le matériel génétique de l’humanité et de la nature entière seront touchés et modifiés par la radioactivité.

C’est une perversité d’entendre répondre par tant d’indifférents : « Bien, nous n’y serons plus », ou « l’humanité n’existera plus d’ici là ». Donc on a le droit de faire le pire ? Enfouir des déchets nucléaires à 500 mètres sous terre et prétendre avoir trouvé la solution pour toujours est plus qu’un mensonge, c’est la trahison ultime du monde vivant et la justification à la poursuite de la folie nucléaire.

Aucun savant ne peut prétendre que les emballages, les corridors, les infrastructures souterraines tiendront ces déchets sur place sans incendies, sans infiltrations, sans tremblements de terre, sans polluer les nappes aquifères d’une énorme région.

Non, c’est un combat pour la vie que nous menons, pour la raison, et contre la folie nucléaire, militaire et civile.

Le 16 juin 2018 nous voulons rassembler le plus de monde possible à Bar-le-Duc (Meuse 55) pour dire NON !

Nous proposons d’organiser des départs collectifs à partir du Gard. Si cela vous intéresse, prenez contact :

comitealesbure chez riseup.net

LE PROGRAMME !

Bientôt mis en ligne avec plus de détails ici : http://16juin2018.info/programme/

Accueil à 9h30 le samedi 16 juin au matin au Hall des Brasseries

10-13h – Tables rondes
Nous avons organisé 4 tables-rondes thématiques où interviendront des militants d’ici et d’ailleurs, de notre lutte et des autres luttes actuelles ou passées.

Les tables rondes auront lieu deux par deux, simultanément :
  . la construction anti-démocratique de Cigéo depuis 20 ans
  . la mise en œuvre de stratégies vicieuses par les institutions pour le faire passer
  . la colonisation du territoire à travers l’exemple de la nucléarisation autour de Cigéo et des GPII
  . réflexions sur les manières de lutter

À midi le repas au Hall des Brasseries & espace stands
Nous nous retrouvons autour des cantines, de la buvette et de l’espace stand dans et autour du Hall des Brasseries, pour le temps du repas.

L’après-midi pour agir et manifester

13h30 – prise de parole et départ de la manifestation
L’après-midi est l’affirmation de notre soutien à l’ensemble des formes de luttes et de notre volonté à les repenser pour l’avenir. Cela se concrétise par un soutien à l’occupation du Bois Lejuc. Il a été repris temporairement à la population ? Ramenons-le en ville, montrons que nous ne l’oublions pas.

Cortège haut en couleurs auditives et visuelles, travaillons ensemble à ce que la forêt manifeste avec nous sa rage !
Apportez tout ce qui vous fait penser à la forêt, que Bar-le-Duc devienne le 16 juin Bar-le-Juc !

17h00 – Arrivée sur la Place Reggio et marché paysan

À partir de 17H sur la place Reggio, vous pourrez assister à une représentation de la compagnie théâtrale militante Jolie Môme, à des prises de paroles militantes, des actions symboliques, vous restaurer au marché paysan.

Et si vous avez envie de venir en chorales, investir les rues de théâtres, de fanfares, amener vos instruments de musique, construire des chars, et autres réjouissances qui coloreront Bar-le-Duc, n’hésitez pas à nous écrire pour nous en faire part sur 16juin2018 chez riseup.net.

19h00 – Repas paysan, buvette & cantines, moment festif sur la place
En début de soirée, repas paysan, buvette, cantine et moment festif sur la Place Reggio avec musique, discussions improvisées, marché paysan, etc.

Le dimanche matin petit déjeuner au camping & discussions autour des temps à venir à l’initiative des chouettes hiboux, démontage toute la journée et concert à Bure en soirée.

COMMENT ÇA SE PASSE POUR L’HÉBERGEMENT ?

La mairie de Bar-le-Duc a mis à notre disposition 16 hectares de terrain en bordure de ville à 3km du centre, à l’entrée de la zone commerciale des Grandes Terres, un chapiteau y sera monté et vous pourrez vous y installer avec tentes et camions habités du vendredi au dimanche.

Retour à Bure le dimanche après-midi pour celles et ceux qui souhaiteraient rester plus longtemps !

Si vous avez besoin d’un hébergement en dur pour des raisons de santé ou autres convenances personnelles, merci de nous écrire sur 16juin2018 chez riseup.net en nous précisant le nombre de personnes et les conditions d’hébergement souhaitées, en sachant que nous ne sommes pas certain.e.s de pouvoir y répondre. Il vaut donc mieux que vous soyez autonomes pour la recherche d’hébergements aux alentours.

Plus d’informations sur le site :
http://16juin2018.info/infos-pratiques/sheberger-sur-place/

Publié par : http://www.millebabords.org/spip.php?article31836

Juin 01

AFFAIRE URAMIN: LES JUGES SUR LA PISTE DES INTERMÉDIAIRES D’AREVA EN AFRIQUE

Dirigeants africains, hommes d’affaires, conseillers de l’ombre: après trois ans d’enquête sur le rachat désastreux pour Areva de la compagnie minière canadienne Uramin, les juges se concentrent sur les intermédiaires de l’ex-fleuron français du nucléaire en Afrique, sur fond de suspicions de corruption et de rétrocommissions.

Juin 2007: Areva, qui cherche à diversifier ses sources d’approvisionnement en uranium, débourse 1,8 milliard d’euros pour acquérir Uramin, propriétaire de trois mines présentées comme prometteuses en Namibie, Afrique du Sud et Centrafrique.

Plus d’un milliard d’euros supplémentaires sont investis pour développer le gisement namibien. Mais l’exploitation des sites se révèlera beaucoup plus difficile que prévue et l’opération se transforme en gouffre financier: en 2011, Areva, contrôlée par l’État, est contraint de passer 1,5 milliard d’euros de dépréciations sur Uramin dans ses comptes.

L’affaire est depuis mai 2015 au cœur de deux informations judiciaires

Un volet comptable où l’ex-patronne emblématique du groupe, Anne Lauvergeon (2001-2011), a été mise en examen ainsi que deux ex-responsables, suspectés d’avoir présenté des comptes inexacts pour masquer l’effondrement de la valeur d’Uramin.

L’autre enquête porte sur des soupçons de corruption en amont et en aval de l’acquisition de la société minière.

« Schéma corruptif  » en Namibie ?

Plusieurs opérations d’Areva en Namibie sont au cœur des investigations.

D’abord, des versements mensuels de 10.000 dollars en 2008 et 2009 au ministre namibien du Commerce et de l’Industrie de l’époque, l’actuel président Hage Geingob.

Puis, deux virements en 2009 et 2010 pour un montant total de 6,9 millions de dollars au groupe namibien United Africa Group (UAG), dirigé par l’homme d’affaires Haddis Tilahun, dont l’épouse Martha est proche du pouvoir en place.

Pour justifier ces deux versements, le groupe français, devenu Orano, explique avoir envisagé un partenariat avec cette société afin de construire une usine de dessalement pour sa mine de Trekkopje (Namibie). Mais le projet n’a pas abouti et l’argent n’a jamais été remboursé par UAG.

Les juges d’instruction suspectent « la mise en place d’un schéma corruptif« : Areva aurait versé des commissions en échange de l’obtention des licences minières d’exploitation et d’un statut fiscal avantageux pour Trekkopje, licences et statut octroyés par les autorités namibiennes en 2009.

Les investigations ont aussi révélé de possibles rétrocommissions au profit de cadres d’Areva.

Sébastien de Montessus, ex-patron de la division « Mines » du groupe, est suspecté d’en avoir touché via une société Tulip, basée aux Émirats, dont il serait le bénéficiaire. Un virement de 750.000 euros de M. Tilahun à M. de Montessus à titre d’acompte sur l’achat d’un yacht, Cape Arrow, pose aussi question.

L’ex-cadre d’Areva a été mis en examen le 29 mars pour « corruption« . Il a contesté devant les magistrats « tout lien financier » avec UAG « directement ou indirectement« , d’après une source proche de l’enquête.

Un ex-banquier belge, Daniel Wouters, entré chez Areva en 2006, aurait pu aussi bénéficier de rétrocommissions: les investigations ont mis en lumière deux virements pour un montant total de 500.000 dollars d’UAG à la société Swala dans laquelle l’homme d’affaires détenait une participation.

Entendu en mars par les policiers, Daniel Wouters a reconnu « ne pas avoir informé » Areva de l’investissement d’Haddis Tilahun dans Swala. « Cela ne m’aurait rien coûté de le dire, mais je n’y ai pas pensé« , a-t-il relevé.

Convoqué en mai par les juges d’instruction, il a été mis en examen pour complicité des délits de corruption d’agent public étranger, d’abus de confiance et de corruption privée, selon une source judiciaire.

Son rôle est au cœur de l’enquête. D’autant que l’ex-banquier, au premier plan pendant les négociations sur l’acquisition d’Uramin, est lié à deux des principaux actionnaires de la société canadienne, James Mellon et Stephen Dattels, qui ont investi en 2008 dans Swala. Y a-t-il eu conflit d’intérêts? Wouters a-t-il cherché à tromper Areva en échange d’une rétribution? Lors de son audition par les policiers, il a assuré avoir « toujours été loyal » envers Areva.

Entendue en mars 2017, Anne Lauvergeon a expliqué que c’était son époux, Olivier Fric, qui lui avait apporté le CV de Daniel Wouters, précisant que ni elle ni son mari ne le connaissait avant son embauche.

– Centrafrique et Afrique du Sud –

L’enquête concerne aussi deux autres pays africains.

En Centrafrique, Areva s’est appuyé sur un intermédiaire, Georges Forrest, présenté par le maire de Levallois-Perret, Patrick Balkany, pour régler son litige avec l’ex-président Bozizé qui contestait son permis d’exploiter la mine de Bakouma.

En Afrique du Sud, l’homme-clé est le Ghanéen Sam Jonah, co-fondateur d’Uramin et proche de l’ex-président Thabo Mbeki. Entendue en mars 2017, Anne Lauvergeon a reconnu qu’Areva « avait été sollicitée » pour verser des commissions dans le pays. « Bien sûr, nous avions refusé« , a-t-elle affirmé.

Dans ce volet de l’enquête, l’ex-sherpa de François Mitterrand n’est pas mise en examen, mais placée sous le statut plus favorable de témoin assisté.

Olivier Fric est en revanche poursuivi pour « délit d’initiés« , suspecté d’avoir profité d’informations privilégiées pour spéculer sur la valeur d’Uramin.

afp , le 01/06/2018

https://www.la-croix.com/France/Affaire-Uramin-juges-piste-intermediaires-Areva-Afrique-2018-06-01-1300943623

Juin 01

FLAMANVILLE: VOL DE 150 CADENAS SUR DES ARMOIRES CONTENANT LES SYSTÈMES DE PILOTAGE

Les Pieux (France), 31 mai 2018 – EDF a porté plainte pour le vol de 150 cadenas posés sur des armoires contenant les matériels informatiques des systèmes de pilotage du réacteur EPR en construction à Flamanville (Manche), a-t-on appris jeudi auprès d’EDF.

« Compte tenu de la sensibilité des équipements et de la nature de l’acte de malveillance, on a porté plainte« , début mai, a déclaré Bertrand Michoud, directeur des aménagements de ce chantier lors d’une commission locale d’information (CLI) aux Pieux, une commune proche de Flamanville. Une enquête a été ouverte par le parquet de Cherbourg, selon EDF. 

Les scellés existants à l’intérieur de ces armoires « sont restés intègres. C’est quelque chose d’a priori rassurant mais on a néanmoins lancé la vérification de l’intégrité des bases du contrôle-commande. Ça va prendre plusieurs semaines« , a ajouté M. Michoud. 

Le contrôle-commande est constitué de l’ensemble des systèmes qui permettent de piloter une installation nucléaire. 

Le volume de données à vérifier « est vraiment colossal« , a précisé M. Michoud. 

« Pour le moment, il n’y a pas d’impact sur le planning, si ce n’est les quelques jours pendant lesquels on a stoppé les opérations sur contrôle-commande, le temps qu’on remette la zone en sécurité« , a indiqué l’ingénieur. 

« Ce qui est important pour nous, c’est d’avoir au plus tôt une réponse à la question sur l’intégrité (des commandes ndlr). Tant qu’on n’a pas de réponse à cette question-là, il n’y a pas d’impact planning identifié« , a-t-il ajouté. 

Concernant des défauts de soudures annoncées début avril sur l’EPR, M. Michoud a indiqué jeudi qu’il était « trop tôt » pour répondre à la question de « l’éventuel ajustement du planning et du coût du projet« . 

En avril, EDF avait annoncé que ces conséquences seraient connues fin mai. Interrogé par l’AFP sur le nombre de soudures défectueuses sur les 150 en réexamen, M. Michoud a répondu: « on est encore en train de faire des analyses« . 

« L’ASN (l’Autorité de sûreté nucléaire, ndlr) est encore dans l’attente d’un bilan finalisé des contrôles » de la part d’EDF, a de son côté indiqué lors de la CLI Hélène Héron, chef de l’antenne normande du gendarme du nucléaire. 

En conséquence, « l’expertise » de l’IRSN, bras technique de l’ASN, « n’a pas commencé« , a indiqué à l’AFP Véronique Leroyer, de l’IRSN, en marge de la CLI. 

L’ASN a par ailleurs relevé « une organisation et des conditions de travail qui ont globalement nui à la qualité des contrôles en fin de fabrication » de ces soudures. Le gendarme du nucléaire a fait ce constat après une inspection le 10 avril visant à « examiner la démarche mis en œuvre par EDF et veiller à l’identification des causes profondes » des « défauts » de soudures. 

Le gendarme du nucléaire a aussi pointé « une surveillance inadaptée de ces contrôles par EDF (maître d’œuvre du chantier qui emploie 4.700 personnes) et Framatome« , fabricant de l’EPR. 

Le démarrage de Flamanville est officiellement prévu à la fin de l’année pour une mise en service commerciale en 2019, avec sept ans de retard sur le calendrier initial et un coût de 10,5 milliards d’euros qui a triplé. 

clc/we/mpf 

https://lentreprise.lexpress.fr/actualites/1/actualites/flamanville-vol-de-150-cadenas-sur-des-armoires-contenant-les-systemes-de-pilotage_2013239.html

Juin 01

ARRÊT DE FESSENHEIM À NOUVEAU REPORTÉ

Communiqué de presse du réseau Sortir du Nucléaire- (1er juin 2018)

Le vieux nucléaire dangereux ne doit pas pallier le nouveau nucléaire défectueux !

Jeudi 31 mai, Libération a dévoilé qu’EDF serait sans doute contrainte de reprendre la quasi-totalité des 150 soudures défectueuses du circuit secondaire de l’EPR de Flamanville, ce qui pourrait occasionner un retard conséquent.

Cherchant à minimiser la gravité des faits, l’entreprise s’est contentée d’indiquer dans un communiqué laconique qu’ « un décalage de quelques mois du démarrage du réacteur EPR de Flamanville 3 [fait] partie des hypothèses envisagées »… et d’en déduire qu’en conséquence, « EDF se met en situation de poursuivre l’exploitation des deux réacteurs de la centrale nucléaire de Fessenheim jusqu’à l’été 2019 ».

Le Réseau “Sortir du nucléaire“ dénonce fermement cette logique aussi dangereuse qu’absurde. Puisque le chantier catastrophique d’un réacteur dangereux prend du retard, il faudrait donc continuer à faire fonctionner en marche forcée une centrale vieille, qui cumule les risques, équipée d’un générateur de vapeur défectueux et constamment en panne ? Si l’on suit ce raisonnement, Fessenheim pourrait ne jamais fermer, les malfaçons détectées sur le chantier de l’EPR de Flamanville étant si nombreuses et si graves qu’elles justifient un abandon du chantier.

Contrairement au raisonnement appliqué par EDF, le plafonnement de la puissance nucléaire installée inscrit dans la loi de transition énergétique n’est pas un plancher en-dessous duquel il ne faudrait pas descendre. Il n’existe aucune raison légale ni technique de conditionner la fermeture de Fessenheim – qui s’impose pour raisons de sûreté – à l’ouverture de l’EPR de Flamanville.

Tout aussi choquante est la réaction du gouvernement, Sébastien Lecornu s’étant contenté de « prendre acte » de l’annonce d’EDF et de préciser qu’il appartenait à cette dernière de communiquer le calendrier de fermeture. Avec une telle attitude, le gouvernement confirme qu’il abandonne les décisions de politique énergétique aux mains d’une entreprise dont il est pourtant actionnaire principal à 83,5%. Une telle déclaration est d’extrêmement mauvais augure quant au contenu de la future programmation pluriannuelle de l’énergie.

Contact presse :

Philippe Lambersens – 06 83 53 89 82

Chargée de communication :

Charlotte Mijeon – 06 64 66 01 23

Retrouvez ce communiqué sur le site : http://www.sortirdunucleaire.org/Arret-de-Fessenheim-a-nouveau-reporte-Le-vieux

Juin 01

EPR DE FLAMANVILLE : IL FAUT STOPPER LA FUITE EN AVANT ET ABANDONNER DÉFINITIVEMENT LE CHANTIER !

Communiqué de presse du Réseau Sortir du Nucléaire (31 mai)

Alors qu’EDF s’apprête à annoncer un nouveau retard pour l’EPR de Flamanville, le Réseau “Sortir du nucléaire » appelle à arrêter les frais et à stopper ce chantier catastrophique.

Des défauts graves sur des équipements cruciaux

En avril 2018, des défauts graves ont été détectés sur des soudures du circuit secondaire de l’EPR de Flamanville. Ces canalisations constituent des composants cruciaux pour la sûreté qui, pour éviter à tout prix tout risque de rupture, doivent présenter une qualité irréprochable. Mais ces soudures n’avaient pas été effectuées dans les règles de l’art. Pire, l’entreprise sous-traitante qui les avait contrôlées les avait déclarées conformes !

Malgré ces défauts, EDF comptait effectuer des essais sur ces canalisations défectueuses cet été en y diffusant de la vapeur radioactive

Or selon des informations diffusées aujourd’hui par Libération, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), jouant cette fois-ci son rôle, exige aujourd’hui qu’EDF reprenne la quasi-totalité des 150 soudures concernées, ce qui pourrait se traduire par un report en 2020 du démarrage du réacteur.

L’arbre qui cache la forêt des malfaçons

Ce nouveau déboire pour le chantier de l’EPR n’est pas une surprise et vient s’ajouter à une longue litanie de malfaçons : bétons mal coulés, aciers de mauvaise qualité, cuve non conforme aux règles de l’art, défauts déjà identifiés sur d’autres soudures, tuyauteries déjà corrodées avant d’entrer en service

Au vu des conditions régnant sur le chantier [1], il y a tout lieu de suspecter que d’autres malfaçons sur d’autres équipements, non identifiées par EDF, restent encore à découvrir.

L’EPR de Flamanville, ce prétendu fleuron de l’industrie nucléaire française, sera un réacteur rafistolé de toutes parts avant même d’avoir démarré, et tout laisse craindre que ces réparations seront elles-mêmes défectueuses ! Cette fuite en avant aussi coûteuse que dangereuse doit cesser. Au nom du sauvetage à tout prix du produit phare d’EDF, toute l’Europe est mise en danger.

Ces nouvelles avaries surviennent alors qu’EDF prétend imposer la construction d’un « EPR simplifié », pour une mise en service vers 2030, et repousser toute fermeture de réacteurs à 2029. Il est hors de question de laisser un acteur aussi irresponsable continuer à dicter la politique énergétique française. Actionnaire principal d’EDF, l’État se doit d’intervenir et de décider l’abandon de ce chantier nuisible et des autres projets de réacteurs EPR, qui constituent autant de verrous pour une transition énergétique digne de ce nom.

[1] Dans sa note d’inspection, l’Autorité de sûreté nucléaire évoquait ainsi une organisation et des conditions de travail nuisibles à la qualité des contrôles, ainsi qu’un important défaut de surveillance de la part d’EDF et de Framatome.

Contacts presse :

Martial Chateau – 06 45 30 74 66

Catherine Fumé – 06 62 84 13 88

Chargée de communication :

Charlotte Mijeon – 06 64 66 01 23

Retrouvez ce communiqué sur le site : http://www.sortirdunucleaire.org/EPR-de-Flamanville-il-faut-stopper-la-fuite-en

Mai 31

ACCORD NUCLÉAIRE: NOUVELLES SANCTIONS AMÉRICAINES CONTRE DES ORGANISATIONS IRANIENNES

Ces sanctions s’ajoutent à celles prises depuis la décision le 8 mai de Donald Trump de retirer les États-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien conclu en 2015.

Les États-Unis ont annoncé mercredi l’instauration de sanctions contre plusieurs organisations iraniennes dont le groupe Ansar-e Hezbollah et la télévision d’État Irib, ainsi que leurs responsables, accusées de violations des droits de l’Homme.

Ces sanctions s’ajoutent à celles prises depuis la décision le 8 mai du président américain Donald Trump de retirer les États-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien conclu en 2015 pour accentuer la pression sur le régime iranien et le couper du circuit financier et commercial mondial.

Le département du Trésor « agit pour rendre le régime iranien responsable des violations des droits de l’Homme, de la censure et des actes dégoûtants commis contre ses propres citoyens », a affirmé dans un communiqué le secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin.

http://www.lesoir.be/159725/article/2018-05-30/accord-nucleaire-nouvelles-sanctions-americaines-contre-des-organisations

Mai 31

CORÉE DU NORD : LES SANCTIONS CONTRE DE HAUTS RESPONSABLES DEVRAIENT ÊTRE MAINTENUES

HRW a publié un document « questions-réponses » avant la tenue d’un éventuel sommet Trump-Kim

(New York, le 30 mai 2018) – Les sanctions imposées par les Nations Unies et par certains pays au niveau bilatéral contre la Corée du Nord pour de graves violations des droits humains devraient être maintenues jusqu’à ce que le gouvernement réalise d’importants progrès afin de mettre fin à ces abus, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui.

L’organisation a publié un document « questions-réponses » (Q&A, en anglais) au sujet du système des sanctions, et souligne l’importance d’intégrer les questions des droits humains dans les négociations qui pour l’instant sont axées principalement sur le problème de la prolifération nucléaire.

L’éventualité d’un sommet entre le président américain Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a suscité des questions au sujet du système de sanctions mis en place contre la Corée du Nord. Les sanctions actuelles sont liées d’une part à la prolifération des missiles et armes nucléaires dont est responsable la Corée du Nord, et d’autre part à la situation atroces des droits humains dans ce pays. Le document « questions-réponses » explique comment fonctionnent les sanctions, pourquoi elles ont été imposées et sur la base de quels critères elles pourraient être assouplies, levées ou intensifiées à l’avenir.

« Dans le cas de ce pays souvent décrit comme le plus répressif au monde, les droits humains devraient être au centre de toutes les discussions et négociations », a souligné Brad Adams, directeur de la division Asie à Human Rights Watch. « Quel que soit le résultat des négociations sur les questions des armes nucléaires, les sanctions relatives aux droits humains devraient rester en vigueur jusqu’à ce que la Corée du Nord change la façon dont elle traite ses propres citoyens. »

https://www.hrw.org/fr/news/2018/05/30/coree-du-nord-les-sanctions-contre-de-hauts-responsables-devraient-etre-maintenues

Mai 31

PROJET DE LAVERIE NUCLÉAIRE : MOBILISATION CE JEUDI SOIR À JOINVILLE (52)

Le projet de laverie nucléaire du groupe américain Unitech, à Suzannecourt en Haute-Marne, à 18km de Bure, est au cœur d’une réunion publique organisée ce jeudi 31 mai, à 19h30, à la salle des fêtes de Joinville par le Collectif contre l’enfouissement des déchets radioactifs (Cedra 52).

Elle sera notamment animée par l’ingénieur agronome Bertrand Thuillier, qui suit le projet Cigéo depuis 2012, ainsi que par le physicien Roland Desbordes, membre de la Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité (Criirad).

Évoqué une première fois il y a deux ans, ce projet de laverie nucléaire consiste, décrit le collectif, à transporter et traiter « 1000 tonnes de vêtements radioactifs et 500 de plus si l’activité était étendue à des marchés internationaux ». Unitech prendrait ainsi le relais de l’ancienne laverie nucléaire d’Areva, à la Hague, qui n’était plus aux normes. « Quid de l’alimentation en eau ? interroge Cedra 52 . Le concept étant basé sur la dilution de la radioactivité par plusieurs cycles de lavages, cela laisse présager une quantité très importante des prélèvements en eau nécessaires ; ce qui est d’autant plus inquiétant à l’heure où le réchauffement climatique se ressent déjà. » Et, poursuit le collectif, « quid des rejets inhérents à l’activité ? ». Il pointe notamment « les répercussions sanitaires sur les centaines de kilomètres de l’écoulement des eaux ». La Marne, qui jouxte Suzannecourt, passe ensuite par le haut lieu touristique et faunistique qu’est le lac du Der…

Ce projet de laverie nucléaire a donné naissance à une nouvelle association, Joinville-lave-plus-blanc, qui participe à cette soirée d’information-mobilisation ainsi que Gudmont-dit-non. Pour mémoire, cette dernière avait bataillé contre un projet d’usine de tri et de conditionnement de déchets radioactifs envisagé par Derichebourg, également au nord de la Haute-Marne. Le leader mondial de recyclage de métaux avait fini par renoncer, l’an dernier, à s’implanter à Gudmont-Villiers.

CD

https://www.republicain-lorrain.fr/economie/2018/05/30/projet-de-laverie-nucleaire-mobilisation-ce-jeudi-soir

Mai 31

LA RUSSIE NE VEUT PAS MANQUER LE TRAIN NORD-CORÉEN

Sergueï Lavrov, ministre russe des affaires étrangères, est arrivé à Pyongyang jeudi 31 mai pour parler du nucléaire nord-coréen et de la coopération économique entre les deux pays, à moins de deux semaines du probable sommet Trump-Kim du 12 juin à Singapour.

Ne pas oublier la Russie. Dans l’effervescence diplomatique provoquée par le rapprochement entre les deux Corées depuis janvier dernier et l’accord de Donald Trump le 8 mars de rencontrer le leader nord-coréen Kim Jong-un pour un sommet historique, la Russie s’était fait plutôt discrète.

Observatrice en embuscade du processus de négociation entre Pyongyang, Washington et Séoul (Tokyo restant très en retrait, isolée), la Russie avance ses pions diplomatiques avec cette visite officielle du ministre des affaires étrangères Sergueï Lavrov jeudi 31 mai à Pyongyang. Tout comme la Chine mais dans une moindre mesure, la Russie reste une actrice de premier plan dans tout plan de paix ou de dénucléarisation de la péninsule coréenne.

De l’allié soviétique au soutien russe

Si l’ex-URSS fut la première à soutenir et financer la toute jeune République populaire démocratique de Corée (RDPC) dès la naissance en 1948, la grande alliance historique s’est effondrée avec la chute de l’URSS en 1991, provoquant de graves problèmes économiques et une meurtrière famine en Corée du Nord en 1995 (plus d’un million de morts).

La Chine émergente prend alors le relais pour devenir le premier partenaire commercial de la Corée du Nord. Mais la Russie, symbolisée à l’époque des tsars par l’aigle à deux têtes, regarde toujours vers l’Ouest mais aussi vers l’Est, demeurant une puissance asiatique, moyenne, en Extrême-Orient.

Aux yeux de Pyongyang, le partenariat économique avec la Russie, relancé depuis plus d’une dizaine d’années, (la Russie a annulé en 2014 près de 90 % de la dette nord-coréenne, soit près d’une dizaine de milliards d’euros) demeure important.

Si Kim Jong-un s’est rendu dès le mois de mars à Pékin pour s’entretenir avec Xi Jinping, il a envoyé son ministre des affaires étrangères Ri Yong-ho à Moscou le mois suivant pour informer le Kremlin du processus diplomatique en cours avec Washington. Ri Yong-ho avait, à cette occasion, invité Sergueï Lavrov à se rendre à Pyongyang. Le chef de la diplomatie russe s’était déjà rendu à Pyongyang en 2004 lors du réchauffement entre les deux Corées.

La dernière visite de responsables russes en Corée du Nord remonte à mars lorsque le ministre chargé du développement de l’Extrême-Orient, Alexandre Galouchka, s’était rendu à Pyongyang pour évoquer les liens économiques, la coopération sur le gaz, le pétrole et le projet de nouvelles voies ferrés entre les deux pays.

La Russie sera un parrain de tout accord entre Pyongyang et Washington

Alors que la probabilité d’un sommet entre Donald Trump et Kim Jong-un le 12 juin à Singapour est de plus en plus forte, Kim Jong-un tient à s’assurer du soutien de ses alliés et voisins (chinois et russes) qui tous les deux défendaient déjà l’année dernière l’idée d’un apaisement sur la péninsule selon le principe du « double gel » : gel des tirs de missiles et des essais nucléaires contre gel des manœuvres militaires américano-sud-coréenne, afin d’engager un dialogue.

Les circonstances actuelles confortent la Russie qui tient également à voir une péninsule coréenne pacifiée et dénucléarisée. Aujourd’hui Sergueï Lavrov est à Pyongyang pour « dénouer le nœud du conflit le plus tôt possible » tout en soulignant qu’une dénucléarisation nord-coréenne nécessitera de solides « garanties de sécurité » présentées par Washington à l’égard de Pyongyang. Et le parrainage de Moscou.

Par Dorian Malovic , le 31/05/2018

https://www.la-croix.com/Monde/Asie-et-Oceanie/Russie-veut-pas-manquer-train-nord-coreen-2018-05-31-1200943251

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Mai 31

LA CENTRALE NUCLÉAIRE DE BELLEVILLE-SUR-LOIRE MAINTENUE SOUS SURVEILLANCE RENFORCÉE

La centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire (Cher) sera maintenue sous surveillance renforcée jusqu’à nouvel ordre en raison de ses performances « en dessous de la moyenne » en matière de sûreté, a indiqué mercredi l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN).

La décision de placer la centrale sous surveillance renforcée avait été annoncée en septembre 2017 et motivée par « une augmentation du nombre d’événements significatifs » qui traduisent « des défauts dans la conduite des réacteurs », ainsi que « des défaillances dans l’analyse d’anomalies ».

Quelques améliorations observées en huit mois

Le site, qui compte deux réacteurs de 1.300 MW, est également « en retrait » en matière environnementale, avec notamment « le rejet de fluides frigorifères » dans l’atmosphère, a précisé l’adjoint au chef de la division d’Orléans, Alexandre Houlé, lors d’une conférence de presse organisée à l’occasion d’un bilan de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en région Centre-Val de Loire.

Depuis huit mois, l’ASN a observé quelques améliorations, dont « une meilleure qualité de réponse d’EDF » ou encore « une meilleure identification des écarts ». Mais elle reste « vigilante sur la rigueur d’exploitation » et n’envisage pas de lever la surveillance renforcée d’ici la fin de l’année.

Pour ce qui est des trois autres centrales de la région, Chinon (Indre-et-Loire), Saint-Laurent-des-Eaux (Loir-et-Cher) et Dampierre-en-Burly (Loiret), la sûreté est jugée « globalement satisfaisante ».

Au total, neuf événements de niveau 1 ont été relevés l’an dernier sur l’ensemble du parc nucléaire régional (12 réacteurs à eau sous pression), contre 23 l’année précédente.

https://www.20minutes.fr/societe/2280895-20180530-nucleaire-centrale-belleville-loire-maintenue-sous-surveillance-renforcee

Mai 31

MINES D’URANIUM : UN CONSTAT TOUJOURS ALARMANT, LE COLLECTIF MINES D’URANIUM INTERPELLE L’ASSEMBLÉE NATIONALE

Le Collectif Mines d’Uranium* (CMU) a tenu sa 7ème réunion annuelle les 19-20 et 21 mai 2018 à Valence, dans les locaux de la CRIIRAD. Pour rappel, plus de 250 mines d’uranium, aujourd’hui sous la responsabilité d’Orano (ex Areva), ont été exploitées en France. Elles ont laissé plusieurs centaines de millions de tonnes de déchets radioactifs polluant nos territoires et milieux aquatiques.

Depuis plusieurs années, le CMU dénonce de nombreuses situations inacceptables : sites contaminés en libre accès, matériaux radioactifs disséminés pour remblayer cours, chemins et même pour la construction de maisons et autres bâtiments. ….

Face à ce constat alarmant et devant les carences manifestes de l’État et de son administration, les membres du collectif, issus de différentes régions, ont décidé d’interpeller les représentants de l’Assemblée Nationale afin d’obtenir la mise en place d’une mission d’information. En effet, l’industriel pollueur dicte toujours sa loi et fait passer ses intérêts avant les enjeux de santé publique, d’environnement et de développement du territoire.

Le CMU appelle également les élus locaux et les citoyens à se mobiliser. Nous sommes tous concernés. Ces pollutions radioactives persisteront pendant des milliards d’années si rien n’est fait.

Lire le courrier adressé par le CMU le 25 mai 2018 à la présidente de la Commission du Développement Durable et de l’Aménagement du Territoire à l’Assemblée Nationale.

*Consulter la liste des associations membres du Collectif Mines d’Uranium.

[1] Site CRIIRAD : http://www.criirad.org/ (y compris nos pétitions)

[2] Site des balises : http://balises.criirad.org/

[3] Site Fukushima : http://www.criirad.org/actualites/dossier2011/japon_bis/sommaire.html

Mai 31

NUCLÉAIRE : ÇA BOUGE EN SAVOIE

L’association locale « Arrêt du nucléaire Savoie » communique :

. Vendredi 1er juin à 19h30, à la salle J.B. Carron au Biollay (Chambéry), le comité de soutien Bure Savoie organise une projection du film « À Bure pour l’éternité » suivie d’un débat avec des personnes et des groupes impliqués dans l’opposition au projet Cigéo d’enfouissement de déchets nucléaires. Pour en savoir plus vous pouvez consulter notre site internet et celui de la coordination des comités de soutien.

. Jeudi 7 juin à 20h, au cinéma Victoria à  Aix les Bains, Arrêt du nucléaire Savoie, les Amis de la Terre en Savoie et le groupe local Greenpeace, organisent une projection du film « Tchernobyl, le monde d’après » suivie d’un débat avec des représentants des associations organisatrices.
Ce documentaire, produit par « Enfants de Tchernobyl Belarus » et réalisé par Marc PETITJEAN, raconte l’histoire de « liquidateurs » qui ont consacré leur vie à réduire autant que possible les risques et les dommages, dus à la contamination radioactive, pour la population du Belarus.
Pour en savoir plus sur le film vous pouvez consulter notre site internet.
Pour en savoir plus sur les dernières données disponibles sur la situation sanitaire de la population du Belarus vous pouvez lire l’article écrit par Michel LABLANQUIE, militant antinucléaire et « citoyen du monde ».

. Jusqu’au 30 juin, si vous ne l’avez pas encore fait, vous pouvez signer et faire signer la pétition en ligne pour l’arrêt définitif des réacteurs nucléaires du Bugey. A ce jour près de 6 800 personnes l’ont signée. Il nous faut augmenter significativement le nombre de signataires pour être entendus!

Par Arrêt du nucléaire Savoie – Membre de la coordination Stop Bugey

Pour en savoir plus : https://arretdunucleaire-savoie.fr/
https://www.facebook.com/arretdunucleaire73/

À noter dans votre agenda

– mercredi 20 juin à 19h30, à la Maison des Associations de Chambéry, réunion mensuelle d’Arrêt du nucléaire Savoie

– Samedi 16 juin à partir de 10h, à Bar le Duc, les  groupes et collectifs locaux opposés à l’enfouissement des déchets nucléaires organisent un rassemblement. Le matin, de 10h à 13h, sont prévues des tables rondes pour réfléchir et débattre. L’après-midi, à partir de 14h30, est prévue une déambulation en ville avec pour mot d’ordre « Le bois Leduc à Bar-le-Juc »!
Pour en savoir plus vous pouvez consulter le site internet des organisateurs et celui de la coordination des comités de soutien.

– 30 juin et 1er juillet, journées d’études à Valognes, dans le Cotentin, du collectif national Arrêt du Nucléaire. Pour en savoir plus consulter le site internet du collectif.

Mai 31

L’EPR DÉMARRERA AVEC « AU MOINS DES MOIS DE RETARD », SELON L’IRSN

Le démarrage de l’EPR de Flamanville (1,6 GW, Manche), actuellement prévu fin 2018, pourrait accuser un nouveau retard d’« au moins plusieurs mois » en raison de réparations qu’EDF devra réaliser sur des soudures défectueuses, a déclaré mercredi 30 mai au site d’information sur l’énergie Montel un haut responsable de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), le bras droit technique de l’ASN.

« Nous parlons clairement au moins de mois [de retard], a affirmé mercredi Thierry Charles, chargé de la sûreté nucléaire à l’IRSN, lors d’une interview accordée à Montel. Mais tout dépendra de la conclusion de l’expertise qui se fera par rapport à l’atteinte des objectifs de sûreté. »

« Je suis très prudent car tant que nous n’avons pas une vision claire du type de défauts et de l’application sur l’exigence de sûreté, et donc sur ce qu’EDF propose pour y répondre, c’est difficile de mettre le curseur entre quelques mois et plus », a-t-il ajouté.

EDF a indiqué en avril avoir détecté des écarts de qualité dans le circuit secondaire principal lors d’une visite préalable à la mise en service de l’installation nucléaire, ajoutant que cette découverte pourrait avoir un impact sur le calendrier de démarrage du réacteur.

Source : Montel

https://reporterre.net/L-EPR-demarrera-avec-au-moins-des-mois-de-retard-selon-l-IRSN

Mai 30

«L’IMPASSE», COMMENT L’EPR A COULÉ LE NUCLÉAIRE FRANÇAIS

France 5 diffuse ce mercredi soir «Nucléaire, l’impasse française», un documentaire à charge contre le règne déclinant de l’atome. Ce film enquête pointe le pari fou d’EDF : risquer sa survie sur l’EPR, un réacteur qui accumule les ennuis.

NDLR: pour voir ce documentaire en replay, cliquer sur: https://www.france.tv/france-5/le-monde-en-face/509539-nucleaire-l-impasse-francaise.html

L’EPR sera-t-il le Titanic du nucléaire français ? C’est la question choc posée par un film enquête du réalisateur Patrick Benquet diffusé ce soir sur France 5 qui pointe «l’impasse» dans laquelle le «pays le plus nucléarisé au monde» s’est enfermé en se dotant de 58 réacteurs dans les années 70-80. Un parc de 19 centrales vieillissantes, qui produit encore aujourd’hui 75% de l’électricité française, et qu’EDF veut conserver à tout prix en lançant une nouvelle génération de réacteur à eau pressurisé : l’EPR, «le réacteur le plus puissant jamais construit, capable d’alimenter en électricité une métropole comme Paris». Ce devait être l’arme fatale du lobby nucléaire pour défendre le règne de l’atome mis à mal par la catastrophe de Fukushima et l’essor des énergies vertes. EDF rêvait de l’exporter un peu partout dans le monde en vendant ce «nouveau nucléaire» comme le meilleur levier contre le réchauffement climatique.

Mais les choses ne se sont pas du tout passées comme prévu. Et EDF traverse aujourd’hui une crise qui menace l’existence même du «service public préféré des Français», raconte le documentaire. Il y a ces coûts cachés de l’atome, mis sous le tapis pendant des décennies, qui remontent à la surface : à la facture faramineuse du retraitement des déchets radioactifs, vient s’ajouter celle du «grand carénage» : ces travaux d’Hercule destinés à prolonger de 40 à 50 ans la durée de vie des centrales vieillissantes. «EDF promettait une électricité bon marché mais le coût réel du nucléaire se chiffre aujourd’hui en dizaines et dizaines de milliards. Et en définitive c’est le contribuable qui paiera», annonce la voix off implacable. Pourtant, EDF, cet État nucléaire dans l’État, va lancer l’EPR coûte que coûte. En lui assignant une mission stratégique : prendre le relais, jusqu’à la fin du siècle, des vieux réacteurs qui partiront progressivement à la retraite d’ici 2035.

Mauvaise pioche. Trop puissant, trop cher et «trop complexe à construire», l’EPR a accumulé «catastrophe sur catastrophe», selon les mots du spécialiste britannique Paul Dorfman interrogé dans le film : le premier à sortir de terre, à Olkiluoto en Finlande, qui devait rentrer en service en 2009, a pris dix ans de retard et vu ses coûts tripler à 10 milliards d’euros entraînant la quasi-faillite d’Areva (devenu Orano). Et «l’histoire se répète aujourd’hui» avec l’EPR de Flamanville en France, construit cette fois par EDF, qui coûtera 10,5 milliards et n’entrera en service, lui aussi, que fin 2019 «si tout va bien».

«Réacteur raté»

Le gendarme français du nucléaire, l’ASN, a validé  la cuve de ce réacteur dont la qualité métallurgique posait pourtant question, en imposant à l’exploitant de changer son couvercle d’ici 2024. Un feu vert sous condition dicté par la raison d’État, avance le réalisateur : «La fin de Flamanville aurait sonné la fin du nucléaire français.» Mais d’autres problèmes de soudure cette fois, ont vu le jour depuis, menaçant d’un nouveau retard le premier EPR français. Une malédiction ? Un chantier maudit ? « L’EPR est un réacteur raté, il est largement hors délai et hors budget, c’est un réacteur trop complexe pour être construit», assène Paul Dorfman.

Alors pourquoi le PDG d’EDF Jean-Bernard Lévy a-t-il poussé ses troupes à construire à tout prix les deux EPR d’Hinkley Point, dans le Sud de l’Angleterre ? C’est la question centrale du film. Car le géant français de l’électricité joue aujourd’hui son avenir avec ce chantier pharaonique à 20 milliards d’euros. Tout est parti de ce fameux conseil d’administration du 28 juillet 2016 au cours duquel Lévy somme ses administrateurs de donner leur feu vert à ce projet très risqué : «Si nous voulons continuer à avoir du nucléaire en France, il faut faire Hinkley Point.» Le directeur financier d’EDF, Thomas Piquemal, a pourtant démissionné quelques semaines auparavant pour ne pas assumer ce «risque de construction majeur». «Qui parierait son patrimoine sur une technologie dont on ne sait toujours pas si elle fonctionne ?» assène l’homme en costume noir devant une commission d’enquête parlementaire. Mais le ministre de l’Économie d’alors, Emmanuel Macron, a tranché : «C’est un bon choix.» L’État actionnaire a parlé. Tout est en place pour «l’impasse».

«On n’a pas le droit à l’échec, EDF n’a plus de marge, on est condamné à tout réussir», lâche face caméra le secrétaire CGT du comité central d’entreprise, Jean-Luc Magnaval, très inquiet. Et pour cause, le film revient sur le «gouffre financier» qui menace l’électricien : 37 milliards de dette et 100 milliards d’investissements dans les vingt ans à venir pour prolonger la durée de vie du parc nucléaire, 75 autres milliards pour démanteler les vieilles centrales… Mais le PDG EDF qui a obtenu un refinancement sparadrap de 3 milliards d’euros par l’État fonce droit devant : «ce que nous construisons avec l’EPR c’est pour des décennies». «Jean-Bernard Lévy se raccroche à l’espoir de vendre d’autres EPR» car son groupe n’arrive plus à faire face à ses engagements, corrige la voix off. On comprend mieux pourquoi le groupe a voulu faire Hinkley Point quitte à en assumer «l’essentiel du risque financier» et à transférer sa technologie au dragon chinois, partenaire sur ce projet mais futur concurrent.

Constat pessimiste

La suite de l’histoire est en train de s’écrire, sans que l’on sache si EDF réussira son quitte ou double dangereux. Le film implacable de Patrick Benquet penche pour la catastrophe annoncée. Et plaide pour la sortie du «tout nucléaire» au moment où le reste du monde industrialisé a déjà pris le grand tournant des énergies renouvelables. Mais il s’achève sur un constat pessimiste : «la caste toute puissante» du Corps des mines garde les commandes de l’État nucléaire et EDF «joue un double jeu» en faisant mine de se lancer dans le solaire. Ce n’est pas un hasard si la loi sur la transition énergétique qui prévoyait de ramener la part de l’atome à 50% dans la production d’électricité vient d’être renvoyée aux calendes grecques par un Nicolas Hulot, ministre d’État écologiste mais idiot utile du pouvoir nucléaire

En revanche, par un hasard de calendrier, Nucléaire, l’impasse française est diffusé à la veille d’un momentum décisif pour l’avenir de l’EPR : EDF pourrait annoncer dans les jours qui viennent un nouveau report catastrophique dans la livraison de son réacteur de Flamanville. Le début de la fin du règne de l’atome en France ?

«Nucléaire, l’impasse française» (1h00), un film de Patrick Benquet diffusé ce mercredi 30 mai à 20h55 sur France 5.

Jean-Christophe Féraud

http://www.liberation.fr/france/2018/05/30/l-impasse-comment-l-epr-a-coule-le-nucleaire-francais_1655363

Mai 30

LA MARCHE DES COBAYES ARRIVERA À PARIS LE 30 JUIN

La Marche des Cobayes (Vérité et justice pour la santé environnementale) est partie de Fos-sur-Mer le 1er mai pour arriver à Paris le 30 juin 2018. Cette marche a pour objectif de lutter contre la malbouffe, les pollutions et l’exposition aux produits toxiques.

Dimanche 27 mai, elle faisait étape à proximité immédiate de la centrale nucléaire du Bugey pour dénoncer les risques, dangers et pollutions de ce site représentatif de l’industrie nucléaire.

Des militants de la coordination Stop Bugey ont accueilli les marcheurs sur la commune de Hières-sur-Amby, au hameau de Saint-Étienne, pour une première étape jusqu’à la berge du Rhône, face au site nucléaire du Bugey. Ce fut l’occasion de visualiser de très près ses différentes installations radioactives : le réacteur plutonigène définitivement arrêté en 1994 et toujours pas démantelé, les quatre réacteurs sous licence américaine en fonctionnement, dont un à l’arrêt au moment de la visite et rejetant de la vapeur potentiellement contaminée, les piscines de stockage de combustibles usés et les cuves de stockage d’effluents, etc.

Puis une quarantaine de marcheurs sont montés au site archéologique de Larina, qui domine le village d’Hières-sur-Amby, le site industriel de la Plaine de l’Ain avec ses installations à risque classées Seveso niveau haut et le site nucléaire du Bugey avec sa plaque tournante de déchets nucléaires Iceda en cours d’achèvement à l’aval du site.

Après un pique-nique sur le plateau de Larina est venu le temps des explications sur les motivations et actions des marcheurs et des organisations participant à cette étape.

Axel Marin a présenté la Marche des Cobayes et ses prochaines étapes. Joël Guerry et François Vallet, pour la coordination Stop Bugey, ont présenté les principales menaces que constitue le site nucléaire du Bugey pour toute la région et rappelé les actions récentes de la coordination :

– lettre ouverte pour l’arrêt définitif des quatre réacteurs, signée par 201 personnalités, envoyée mi-février au Ministre de la Transition Écologique et Solidaire et aux administrateurs d’EDF, sans réponse à ce jour ;

– pétition signée à ce jour par près de 7000 personnes, en soutien aux signataires de la lettre ouverte, et disponible en version papier ou accessible en ligne jusqu’au 30 juin sur internet :

www.cyberacteurs.org/cyberactions/enfiniraveclesreacteursnucleairesde-2054html;

– dossier détaillé sur les nombreux problèmes de sûreté et sur les risques en matière de sécurité, spécifiques au site nucléaire Bugey, envoyé récemment à la Commission d’Enquête Parlementaire sur la sûreté et la sécurité des installations nucléaires françaises :

http://www.stop-bugey.org/category/dysfonctionnements-et-pollutions/.

Roland Desbordes a ensuite pris la parole pour rappeler les actions de la CRIIRAD en lien avec le site nucléaire du Bugey : installation récente d’une sonde de mesure de la radioactivité à Pérouges (Ain) et projet en cours avec la Ville de Genève pour l’installation d’une balise de mesure plus complète.

Après quelques échanges les marcheurs sont repartis sur Lyon, pour une projection en soirée du film « Tous Cobayes », en présence du réalisateur Jean-Paul Jaud.

La prochaine étape, à Givors le 29 mai, se terminera par une conférence-débat « Reconnaissance des maladies du travail : Amiante, pesticides, hydrocarbures, etc. » à la salle maison du Fleuve Rhône.

D’autres étapes, en lien avec les menaces de l’industrie nucléaire, sont prévues le samedi 2 juin à Saint-Priest-La-Prugne (anciennes mines d’uranium et déchets nucléaires) et les lundi 18 et mardi 19 juin à proximité de la centrale nucléaire de Belleville sur Loire (sous-traitance dans l’industrie nucléaire, projet de piscine centralisée de stockage de combustibles usés).

Contacts presse pour la coordination Stop Bugey :

. Joël GUERRY – Sortir du nucléaire Bugey: 04 74 34 06 01 / 06 49 45 57 44

. François VALLET – Arrêt du nucléaire Savoie: 04 79 65 96 40 / 06 37 88 36 41

Par Arrêt du nucléaire Savoie – Membre de la coordination Stop Bugey

https://arretdunucleaire-savoie.fr/

https://www.facebook.com/arretdunucleaire73/

Pour voir la carte de l’itinéraire avec les dates de passage, cliquer sur : http://marchedescobayes.org/la-marche/ ou http://marchedescobayes.org/

 

Mai 30

DES GÉNÉRATEURS DE VAPEUR DÉFECTUEUX DANS LES CENTRALES NUCLÉAIRES FRANÇAISES : DÉLICIEUSE AUDIENCE AU CONSEIL D’ÉTAT

Lundi 14 mai 2018, saisi par l’Observatoire du nucléaire à propos des générateurs de vapeur défectueux en service dans le parc nucléaire français, situation aussi sidérante que dangereuse mais à laquelle personne (ou presque) ne semble porter attention, le Conseil d’État a organisé une « enquête à la barre« .

Il s’agit d’une procédure fort ancienne et tombée depuis longtemps en désuétude, mais « qui vit une nouvelle jeunesse, le Conseil d’État y recourant de manière accrue depuis quelques années en particulier pour éclairer la résolution des contentieux économiques et financiers les plus complexes. » (1)

Sans nourrir d’espoirs excessifs sur le résultat final de notre démarche, pourtant parfaitement justifiée, nous ne pouvons que nous féliciter de voir que le Conseil d’État a pris cette affaire avec le sérieux qu’elle mérite au vu de la gravité des conséquences possibles, à savoir tout simplement un Fukushima français, contrairement à l’ensemble des médias (*) qui n’avaient dépêché personne mais qui, il est vrai, avaient des affaires autrement plus importantes à traiter : succession de Johnny Halliday, mariage princier en Grande-Bretagne, etc.

Un ordre du jour soigneusement élaboré

Loin de bâcler l’affaire, le Conseil d’État a donc réuni une formation complète (un Président, deux Assesseurs, deux Maîtres des requêtes et d’autres Conseillers d’État), convoqué EDF et l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), invité bien sûr l’Observatoire du nucléaire, mais aussi soigneusement élaboré l’ordre du jour (voir fichier lié), remontant même chronologiquement jusqu’à la révélation publique, le 7 avril 2015, des défectuosités de la cuve du réacteur EPR en construction sans fin à Flamanville (Manche).

Rappel : une procédure en référé en janvier 2017

Pour mémoire, l’Observatoire du nucléaire avait saisi le Conseil d’État en urgence fin 2016 pour tenter d’empêcher le redémarrage annoncé par EDF, avec la bénédiction de la gentille ASN, de trois réacteurs sur la vingtaine concernée, à savoir Tricastin 3, Gravelines 2 et Dampierre 3. Au final, tous les réacteurs dotés de générateurs de vapeur défectueux avaient pu très vite redémarrer grâce entre autre à un argument très « scientifique » avancé par EDF dans son mémoire en défense et réitéré sans honte oralement : « L’arrêt de réacteurs en période de froid hivernal poserait des problèmes pour l’approvisionnement énergétique« . Avouez que, finalement, la métallurgie n’est pas une science très compliquée.

Pourquoi seulement ces trois réacteurs ?

Comme expliqué ci-dessus, lorsque l’Observatoire du nucléaire a déposé son recours, n’était annoncé que le redémarrage des trois réacteurs suscités (2). Voilà pourquoi, un an et demi plus tard, seuls ces trois réacteurs sont visés par la procédure qui a perduré entre temps alors que, bien sûr, tous les réacteurs qui fonctionnent actuellement avec des générateurs de vapeur défectueux devraient être arrêtés.

Reprenons tout dans l’ordre

Le 7 avril 2015, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) publiait une note (3) titrée « Anomalies de fabrication de la cuve de l’EPR de Flamanville » rendant publique une importante malfaçon reconnue par la société Areva sur la cuve du réacteur EPR en construction à Flamanville (Manche). Notez bien que, contrairement à ce qui est écrit ici ou là, ce n’est pas l’ASN qui est à l’origine de cette révélation explosive (4). A la suite de cette information, outre le suivi du dossier de la cuve elle-même, l’ASN demandait à Areva et EDF de faire des vérifications sur le parc nucléaire.

De surprise en surprise

Il est alors effectivement apparu que de nombreuses pièces, fabriquées soit par Creusot Forge soit par l’entreprise japonaise Japan Casting and Forging Corporation, étaient elles aussi défectueuses, ce qui avait totalement échappé à EDF et à l’ASN (dont on ose encore nous dire qu’elles sont « à la pointe de la sûreté nucléaire« ).

Ainsi, le 18 octobre 2016, l’ASN publiait une note (5) titrée « L’ASN prescrit la réalisation sous trois mois de contrôles sur les générateurs de vapeur de cinq réacteurs d’EDF dont l’acier présente une concentration élevée en carbone » qui précise que « Les analyses menées à la demande de l’ASN par EDF depuis 2015 concluent que certains fonds primaires de générateurs de vapeur, fabriqués par Areva Creusot Forge ou JCFC, présentent une zone de concentration importante en carbone pouvant conduire à des propriétés mécaniques plus faibles qu’attendu« .

La tactique du gendarme (du nucléaire)

Or, le 5 décembre 2016, l’ASN (qui se fait appeler sans rire le « gendarme du nucléaire« ) publiait une nouvelle note (6) titrée « Situation des générateurs de vapeur dont l’acier présente une concentration élevée en carbone : l’ASN considère que le redémarrage des réacteurs concernés peut être envisagé« . Une position plus que surprenante de la part de l’ASN qui, dans cette même note, reconnaissait pourtant que la concentration excessive en carbone « peut conduire à des propriétés mécaniques de l’acier plus faibles qu’attendu, et remettre en cause la sûreté des réacteurs, qui repose sur l’exclusion de la rupture de ces composants« .

Exclusion de rupture

Il faut absolument retenir que « l’exclusion de la rupture » de la cuve ou d’un générateur de vapeur ne signifie pas qu’elle ne peut pas se produire mais que cette rupture ne doit en aucun cas se produire : on se trouverait alors en situation d’accident nucléaire majeur pouvant être comparable à ceux de Tchernobyl ou Fukushima. Faire fonctionner des réacteurs nucléaires avec des pièces conformes est déjà une terrifiante prise de risque car, selon la formule consacrée, le risque zéro n’existe pas, mais il est encore plus irresponsable et injustifiable de faire fonctionner des réacteurs avec des cuves ou des générateurs de vapeur non conformes.

Contrôle technique

Pour obtenir l’autorisation de redémarrer les réacteurs comportant des pièces non conformes, EDF a indiqué à l’ASN qu’elle allait prendre des « mesures compensatoires » : c’est comparable à un automobiliste dont la voiture a été recalée au contrôle technique mais qui veut quand même rouler… en s’engageant à conduire prudemment et, surtout, à accélérer et freiner avec modération. Sauf que là, la voiture est une centrale nucléaire.

Ces curieuses demandes ont été explicitées lors d’une conférence de presse commune tenue par l’ASN et l’IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire) le 5 décembre 2016, dont on peut voir la vidéo sur le site web de l’ASN. On apprend ainsi que « par exemple, la température d’un réacteur décroît ou croît normalement de 28°C par heure lors des phases d’arrêt et de redémarrage. Les réacteurs visés par cette décision devront limiter les variations de températures à 14°C par heure lors de ces phases transitoires« . (7 et 8)

Mesures compensatoires et dispositions complémentaires

Ces « mesures compensatoires« , supposées éviter un choc thermique qui causerait la rupture de la pièce et donc l’accident nucléaire grave, ne sont toutefois pas évidentes à mettre en œuvre en toute circonstance. En effet, dans son courrier (9) du 5 décembre 2016 adressé à EDF, le directeur général de l’ASN demande à EDF de prendre des « dispositions complémentaires » pour essayer de limiter autant que faire se peut les situations dans lesquelles la baisse de température du réacteur serait trop rapide.

Interdire les évènements imprévus…

Par exemple : « Je vous demande de mettre en œuvre des dispositions complémentaires permettant de limiter la probabilité d’occurrence d’un choc froid sur un fond primaire de générateur de vapeur ; vous examinerez notamment la possibilité d’un renforcement de la surveillance exercée par l’équipe de conduite et la mise en place de dispositions destinées à empêcher le redémarrage d’une pompe primaire à la suite d’une ouverture intempestive de la vanne régulant le débit dans les échangeurs du circuit de refroidissement du réacteur à l’arrêt« . (9 à nouveau)

Pour reprendre l’image de la voiture délabrée mais autorisée quand même à rouler, il s’agit en quelque sorte de passer avant elle en suppliant les automobilistes de ne pas occasionner un embouteillage ou avoir un accident car, derrière, arrive une voiture qui ne doit sous aucun prétexte freiner brusquement. La « sûreté » nucléaire française tourne à la farce.

Les « règles de l’art« 

Mais ce n’est pas tout : dans son avis technique (10) du 30 novembre 2016, l’IRSN estime acceptable le fonctionnement des réacteurs avec les dites « mesures compensatoires« , toutefois sous réserve de l’exactitude des chiffres donnés… par EDF : « Sous réserve que les mesures [de teneur en carbone] aient été réalisées dans les règles de l’art et en conformité avec les précautions annoncées par EDF à l’égard de la décarburation, l’IRSN considère que l’hypothèse d’une teneur en carbone au plus égale à 0,39 % en face externe est recevable pour la suite de la démonstration« .

Nous avons questionné en séance les représentants de l’ASN sur la vérification du respect de ces fameuses « règles de l’art » et leurs réponses embarrassées ont bigrement intéressé les conseillers d’État : finalement, c’est seulement EDF qui assure avoir bien agi… Mais ce n’est pas tout : nous avons pu montrer, ce qui a aussi suscité un réel intérêt chez les Conseillers d’État, que c’est à la centrale nucléaire du Bugey (Ain) que l’ASN avait fait une inspection consacrée aux tests de concentration carbone opérés par EDF.

La « justification » de l’ASN est que « les contrôles réalisés sont du même type sur chacun des réacteurs concernés« . Donc, on nous demande croire sur parole que, si EDF a correctement réalisé les tests au Bugey (mais toujours sous réserve qu’ils aient été faits « dans les règles de l’art« ), cela a alors forcément été aussi le cas dans les autres centrales. Qui peut être convaincu par ces affirmations parfaitement gratuites ?

Conclusion

Nous avons finalement demandé au Conseil d’État de contraindre EDF et l’ASN à tout simplement appliquer leurs propres exigences, à savoir que la concentration en carbone des générateurs de vapeur doit être conforme et que, de fait, les réacteurs qui ne respectent pas cette règle ne doivent pas être autorisés à fonctionner, même avec ces curieuses « mesures compensatoires » et « dispositions complémentaires« . Résultat dans quelques semaines (date non connue à ce jour).

Article de Stéphane Lhomme, Directeur de l’Observatoire du nucléaire

 (*) On notera que l’Agence France Presse (AFP) n’a pas commis la même « erreur » que lors de l’audience en référé où elle avait (par mégarde ?) envoyé une journaliste dont il a fallu ensuite censurer la dépêche, de peur de déclencher en France un « inutile » débat de société sur le thème « Est-ce bien raisonnable de faire fonctionner des réacteurs nucléaires avec des pièces cruciales défectueuses ?« . En n’envoyant personne, la direction de l’AFP n’a donc pas eu besoin cette fois de censurer.

Notes :

(1) http://www.conseil-État.fr/Actualites/Discours-Interventions/Enjeux-et-defis-du-Conseil-d-État-de-France
(2) http://www.romandie.com/news/Nucleaire-trois-reacteurs-doivent-redemarrer-le-20-decembre_RP/760903.rom
(3) https://www.asn.fr/Informer/Actualites/EPR-de-Flamanville-anomalies-de-fabrication-de-la-cuve
(4) http://www.observatoire-du-nucleaire.org/spip.php?article336
(5) https://www.asn.fr/Informer/Actualites/Controles-complementaires-sur-les-generateurs-de-vapeur-de-cinq-reacteurs-d-EDF
(6) https://www.asn.fr/Presse/Actualites-ASN/Situation-des-generateurs-de-vapeur-dont-l-acier-presente-une-concentration-elevee-en-carbone
(7) http://www.actu-environnement.com/ae/news/generateurs-vapeur-defectueux-ASN-autorise-redemarrage-reacteurs-nucleaires-28021.php4
(8) http://www.lemonde.fr/planete/article/2016/12/05/l-asn-autorise-le-redemarrage-de-8-reacteurs-nucleaires_5043705_3244.html
(9) https://www.asn.fr/Media/Files/Aptitude-au-service-des-fonds-primaires-de-generateur-de-vapeur-fabriques-par-JCFC
(10) http://www.irsn.fr/FR/expertise/avis/2016/Documents/novembre/Avis-IRSN-2016-00369.pdf

Retrouvez cet article sur : http://www.observatoire-du-nucleaire.org/