Août 16

UKRAINE : UN DES 15 RÉACTEURS NUCLÉAIRES PASSE AUX MAINS DES USA POUR SON « COMBUSTIBLE ». AREVA-ORANO EST DANS LE COUP !

L’Ukraine nucléarisée se livre aux États-Unis. Le réacteur numéro 3 de la centrale de Loujnooukraïnsk dans le sud de l’Ukraine, fonctionne désormais uniquement avec des produits de fission atomique livrés par l’américain Westinghouse… filiale en faillite du japonais Toshiba. Le français Areva-Orano est partie-prenante de l’opération !

Ukraine rime pour tout le monde avec Tchernobyl et sa terrifiante catastrophe nucléaire du 23 avril 1986. Mais si, depuis, les morts et les malades de la radioactivité s’accumulent y compris dans les pays voisins (plus de 1 million de morts et ce n’est pas fini), ce pays n’a pas mis un terme à son utilisation du nucléaire. Si la centrale de Tchernobyl est fermée depuis l’année 2000, quinze réacteurs atomiques implantés dans quatre centrales nucléaires continuent de tourner aux quatre coins du pays et au cœur de l’Europe. La folie atomiste n’est-elle pas une tare partagée par tous les dirigeants avides de pouvoir et de domination ?

De la domination de la Russie à la soumission aux États-Unis

Depuis le 19 juillet, et pour la première fois, l’un de ces réacteurs nucléaires ukrainiens – d’une conception datant de l’ère soviétique ! –  le réacteur numéro 3 de la centrale de Loujnooukraïnsk (1) dans le sud de l’Ukraine, a été chargé intégralement avec des produits de fission atomique* états-uniens. À la place du combustible russe.

La compagnie publique ukrainienne – Energoatom –  qui exploite toutes les centrales nucléaires du pays a précisé que le fournisseur de « Konstantinovka  » en est Westinghouse. L’entreprise, qui est une filiale américaine du japonais Toshiba, est en faillite depuis près de deux ans. (et est aussi « accessoirement » le fournisseur des plans des centrales nucléaires dites françaises).

Depuis 2014 et l’arrivée au pouvoir de pro-occidentaux, Kiev, qui cherche à réduire sa dépendance énergétique envers Moscou, se jette donc à présent dans les bras des USA. Et des japonais de Toshiba dont la catastrophe nucléaire de Fukushima toujours en cours depuis le 11 mars 2011 n’a pas refroidi les ardeurs prédatrices expansionnistes. L’AIEA (Agence Internationale pour la promotion de l’Énergie Atomique dite civile) se frotte les mains, le business de l’atome continue.

Le vice-président de Westinghouse, Aziz Dag, n’hésite pas d’ailleurs à se réjouir de l’opération : « Nous sommes fiers de continuer à soutenir l’Ukraine dans la diversification » de son approvisionnement énergétique. Il est vrai que Westinghouse, fer de lance de la pénétration des USA aux portes de la Russie, fournit des produits de fission atomique (« combustible« ) à Kiev depuis 2005 pour six réacteurs mais jusqu’à présent en complément de celui fournit par les russes de TVEL. Une sorte d’équilibre sordide et morbide.

Business d’Areva-Orano, multiplication des incidents et zones sismiques

La Centrale nucléaire d’Ukraine du Sud comprend quatre réacteurs du type VVER (2) qui sont loin d’être tout jeunes, tous de 950 MWe : Ukraine Sud 1 mis en service en 1983, Ukraine Sud 2 mis en service en 1985, Ukraine Sud 3 mis en service en 1989. La construction d’Ukraine Sud 4 a été interrompue en 1989.

Les produits de fission atomique qui alimentent ces réacteurs sont constitués en fait d’assemblages fabriqués par l’États-unien Westinghouse à partir de l’uranium enrichi en France à l’usine Georges Besse II d’Areva au Tricastin (Drôme-Vaucluse).

En 1991, la centrale enregistre le plus grand nombre d’arrêts inopinés de réacteurs nucléaires en Ukraine. En septembre 1992, une erreur de manutention conduit à un défaut de ventilation de vapeur, incident classé au niveau 2 de l’échelle INES.

En avril 1994 est découvert un défaut dans le système de sécurité des générateurs de vapeurs pendant un contrôle de routine, incident de niveau 2. En décembre 1995, de l’eau radioactive fuit d’un tuyau sur le sol de la centrale et contamine une surface de 30 mètres carrés, la fuite n’est découverte qu’un mois plus tard. Un peu comme en France et notamment au Tricastin ou à Cruas Ardèche).

Le 17 avril 2012, l’un des réacteurs est arrêté en urgence (Scram) après une panne électrique affectant son transformateur. La dégradation du transformateur principal du réacteur n°2 a entraîné la rupture d’une ligne à haute tension, ce qui a provoqué l’enclenchement du système d’arrêt d’urgence du réacteur.

Et cerise explosive sur le gâteau amer : l’Ukraine couvre trois zones d’activité sismique. Le littoral sud de la Crimée, le Sud-est des Carpates et la plus puissante de toute, la zone de Vrancea qui se trouve à la frontière en Roumanie. Pour Alexandre Kendzera, sous-directeur de l’Institut de géophysique d’Ukraine, un séisme de l’ordre de 7 à 7,2 sur l’échelle de Richter a lieu tous les 23 à 27 ans dans la région de Vrancea. Les derniers de cet ordre se sont produits en 1977 et en 1990. Si l’énergie sismique nécessaire sur place est déjà accumulée, un désastre « japonais » pourrait suffire à “appuyer sur la détente”. “Le séisme frapperait pour l’essentiel dans la zone d’Odessa, et pourrait atteindre au moins 7 sur l’échelle de Richter… Et à l’épicentre, il pourrait atteindre 9 à 10,”

Une stratégie de tension mortifère

L’occident, qui déploie aussi parallèlement des armes aux frontières de l’ex-URSS, renforce une folle course de tensions extrêmes pouvant conduire à un embrasement fatal nucléaire de l’Europe. Inéluctablement la Russie ne restera pas les deux pieds dans le même sabot.

Les petits dictateurs, sous la houlette des technocrates nucléaristes, jouent impunément avec la vie de milliards d’êtres humains et de la planète. Saurons-nous les empêcher de commettre l’irréparable ? Cela dépend de chacun-e.

Notes

(1) Youjnooukraïnsk est une ville de l’oblast de Mykolaïv, à environ 350 kilomètres au sud de la capitale Kiev en Ukraine. Sa population était estimée à 40 555 habitants en 2013. La centrale nucléaire porte le nom de Konstantinovka 

* mensongèrement appelé « combustible« (il n’y a pas de combustion dans une réaction nucléaire)

(2) réacteur nucléaire à eau pressurisée soviétique, puis russe, à caloporteur et modérateur eau, abrégé VVER (traduit du russe : Водо-Водяной Энергетический Реактор, Vodo-Vodianoï Energuetitcheski Reaktor), ou bien WWER (traduit de l’anglais : Water Water Energy Reactor. Comme tous les réacteurs à eau pressurisée, le VVER-440 utilise l’eau pour le refroidissement et la production de vapeur ainsi que pour la modération de la réaction. Les produits de fission sont au dioxyde d’uranium peu enrichi. Les enceintes de confinement du réacteur nucléaire sont faibles et insuffisamment résistantes à une augmentation de pression (enceinte modulaire en béton armé, et non enceinte en béton précontraint comme sur les autres REP dans le monde), et pour les VVER 440/230, le système de refroidissement de secours du cœur n’est pas dimensionné pour une rupture complète d’une tuyauterie primaire (APRP petite brèche). À l’inverse les VVER 440 présentent un « avantage« : ils ont une quantité très importante d’eau primaire et secondaire par rapport à la puissance thermique du cœur, ce qui leur donne un comportement en général plus « mou » en cas d’incident et un délai d’intervention de l’équipe de quart beaucoup plus important que les réacteurs REP occidentaux.

Par Jean, le mercredi 15 août 2018, 22h54

http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2018/08/15/Ukraine-%3A-un-des-15-r%C3%A9acteurs-nucl%C3%A9aires-passe-aux-mains-des-USA-pour-son-combustible

Août 16

DES MOUTONS RADIOACTIFS RENFORCENT LES HYPOTHÈSES D’UN TEST NUCLÉAIRE SECRET ISRAÉLIEN

En 1979, des satellites américains ont détecté un éclair étrange dans l’océan Indien, ce qui a mené à l’apparition d’hypothèses sur un test nucléaire secret israélien. En 2018, une étude pour Science and Global Security semble avoir confirmé ces suggestions s’appuyant sur… des moutons radioactifs qui avaient été touchés par les retombées.

Les isotopes radioactifs découverts dans le cadre d’une étude pour Science and Global Security chez des moutons australiens ont renforcé les hypothèses de longue date selon lesquelles un mystérieux éclair au-dessus de l’océan Indien, il y a 39 ans, était en réalité un essai d’armement nucléaire israélien illégal, relate The Daily Mail.

Le 22 septembre 1979, le satellite américain Vela 6911 a détecté un «double éclair» près des îles Marion et du Prince-Édouard dans le sud de l’océan Indien. Cet incident a suscité de nombreuses spéculations: des experts ont commencé à supposer qu’il s’agissait en réalité d’un essai d’armes nucléaires effectué par Israël. Selon les mémoires du Président américain de l’époque, Jimmy Carter, c’était aussi l’hypothèse des généraux américains qui l’avaient informé de l’incident. L’État hébreu n’a ni confirmé ni nié avoir un programme nucléaire militaire interne.

Une nouvelle étude, publiée dans la revue Science & Global Security, indique que l’isotope radioactif iode-131 avait été découvert dans les thyroïdes de moutons australiens au cours du mois qui a suivi l’incident, qui a reçu le nom de «De Vela».

Christopher Wright de l’Australian Defence Force Academy et le physicien nucléaire Lars-Erik De Geer, qui travaillait pour l’Agence suédoise de recherche sur la Défense, ont analysé des échantillons de thyroïde envoyés chaque mois aux États-Unis. Cette information a été mise à la disposition du public en vertu de la loi sur la liberté d’information.

D’après les chercheurs, l’analyse des conditions météorologiques suggère que le nuage radioactif d’une explosion nucléaire se serait déplacé du site d’essai dans l’océan Indien à des territoires australiens.

L’hypothèse selon laquelle un essai nucléaire a eu lieu en 1979 est également appuyée par l’analyse du «signal hydroacoustique» déclassifié des dispositifs d’écoute sous-marins américains, ajoute l’étude.

La recherche «supprime pratiquement tout doute sur le fait que « l’éclair » était une explosion nucléaire», a écrit Leonard Weiss, expert en armes nucléaires à l’Université de Stanford, dans le Bulletin of the Atomic Scientists.

Il a pointé du doigt Israël car c’était «le seul pays qui possédait les capacités techniques et les motivations politiques nécessaires pour mener un tel test clandestin» qui a été détecté par le satellite américain en raison d’un changement inattendu de la nébulosité.

Les chercheurs affirment que le test israélien a été effectué en violation du Traité d’interdiction des essais nucléaires de 1963, et demandent une enquête internationale à grande échelle sur cet incident.

L’ambassadeur d’Israël en Nouvelle-Zélande, Itzhak Gerberg, a démenti les conclusions de la recherche dans un commentaire au New Zealand Herald, les qualifiant de «simple hypothèse ridicule qui ne tient pas debout».

International, le 16:50 15.08.2018

https://fr.sputniknews.com/international/201808151037671649-moutons-radioactifs-israel-test-nucleaire/

Août 16

LA SUISSE BOUDE LE TRAITÉ CONTRE LES ARMES NUCLÉAIRES

Après avoir pesé le pour et le contre, le Conseil fédéral est d’avis que la Suisse ne doit pas ratifier cette convention pour l’instant. Mais le parlement a aussi son mot à dire

Le Conseil fédéral refuse de signer le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires «à l’heure actuelle». Il se dit prêt à reconsidérer sa position ultérieurement, «au plus tard en 2025», et a décidé que la Suisse se placerait pour l’instant dans une position d’«observatrice». Voilà le message qu’il transmet à la Commission de politique extérieure du Conseil des États (CPE), qui doit examiner en cette fin de semaine une motion de Carlo Sommaruga (PS/GE) qui demande que la Suisse signe et ratifie ce traité. «Profondément déçu», le conseiller national genevois compte désormais sur le Conseil des États pour faire pression sur le gouvernement.

Sa motion avait été acceptée en juin par le Conseil national. À cette occasion, le ministre des Affaires étrangères, Ignazio Cassis, avait qualifié de «radicale» la démarche proposée par le traité d’interdiction. Pour motiver sa décision de mercredi, le Conseil fédéral s’appuie sur un rapport de douze pages commandé à un groupe de travail dans lequel plusieurs départements fédéraux étaient représentés. Dans ce document, les arguments en faveur et en défaveur de la signature de cette convention sont passés en revue.

Les considérations humanitaires et pacificatrices plaideraient pour que la Suisse ajoute son nom à la liste des 59 pays qui l’ont déjà signée et des 11 qui l’ont ratifiée (sur 122, dont la Suisse, qui l’ont adoptée à l’ONU en juillet 2017). Le traité pourrait par ailleurs être perçu comme un «signe d’opposition à l’importance grandissante des armes nucléaires» et n’aurait aucune conséquence économique négative. Voilà pour les avantages.

Trois voisins sur quatre sont opposés

Mais, aux yeux du Conseil fédéral, les désavantages l’emportent. Le traité n’aurait «pratiquement aucun effet sur le désarmement», les États détenant l’arme nucléaire ainsi que la plupart de leurs alliés n’ayant pas l’intention d’adhérer à cette charte «dans un avenir prévisible». Selon le Conseil fédéral, la Suisse compromettrait son rôle de «bâtisseuse de ponts» si elle signait ce document qui, de surcroît, comporterait des risques du point de vue de la sécurité du pays et du continent dans la mesure où il risquerait d’affaiblir militairement «les puissances nucléaires occidentales et leurs alliés» et d’avoir des «répercussions politiques négatives sur les relations militaires bilatérales». Le rapport souligne que l’Allemagne, la France et l’Italie ont manifesté une «opposition ferme» au traité d’interdiction, qui a cependant été ratifié par l’Autriche.

«Le Conseil fédéral abandonne son rôle pionnier en matière de droit humanitaire et se met en contradiction avec le CICR et l’ONU. Et c’est un mépris certain pour la Campagne internationale pour l’abolition des armes nucléaires (ICAN), une ONG basée à Genève, lauréate du Prix Nobel de la paix», critique Carlo Sommaruga. Présidente de la Croix-Rouge suisse, l’ancienne chancelière de la Confédération Annemarie Huber-Hotz est elle aussi déçue. «J’aurais été fière de voir le Conseil fédéral prendre une décision plus courageuse. Nous continuerons d’insister pour que la Suisse signe ce traité», commente-t-elle. «Il entrera en vigueur tôt ou tard et posera un nouveau standard», ajoute Carlo Sommaruga.

https://www.letemps.ch/culture/suisse-boude-traite-contre-armes-nucleaires

Août 16

LE SAMEDI 22 SEPTEMBRE 2018 DANS TOUTES LES COMMUNES DE FRANCE: CONTRIBUEZ À L’ORGANISATION D’UNE MARCHE OU D’UNE INITIATIVE PUBLIQUE EN FAVEUR DE LA PAIX !

Depuis trois ans, 153 organisations et 1500 personnes (à titre individuel) ont lancé un appel collectif national dans lequel elles considèrent « qu’aucune de nos différences de convictions, d’appartenance ou de sensibilités philosophiques, politiques, religieuses, syndicales ou autres ne doit faire obstacle à l’expression de notre aspiration commune à vivre en paix dans un monde de solidarité, de justice et de fraternité ».

Conscients de la nécessité d’agir ensemble pour dire « stop les guerres-stop les violences-stop la misère – Paix ! » et pour contribuer à la construction de ce monde de paix, nous avons considéré que le cadre de la journée internationale de la Paix par son caractère mondial constituait le moment le plus approprié pour un rassemblement et une expression unitaire forte, en choisissant le samedi pour permettre la participation du maximum de personnes.

Depuis cet appel nous avons beaucoup avancé en réalisant 20 marches en 2016, 40 en 2017, en écrivant « un livre blanc pour la Paix » vendu à plus de 3000 exemplaires, lancé une pétition pour la ratification du traité d’interdiction des armes nucléaires qui a recueilli 10 000 signatures et nous venons de mettre en place un site Web collectifpaix.org qui permettra de donner une meilleure visibilité à notre travail commun.

Ce sont là de premières réussites qui sont à mettre au compte de notre détermination commune et de modalités de travail qui permettent à chaque organisation d’affirmer son identité et sa personnalité propre, à travers un travail qui lui est propre, tout en nous rassemblant pour de grands moments d’expression commune comme par exemple cette année les marches pour la paix du samedi 22 septembre 2018.

En 2018 il faudra faire beaucoup plus car la situation internationale l’exige. Nous avons gagné un traité d’interdiction des armes nucléaires voté à l’ONU le 7 juillet 2017 mais il s’agit aujourd’hui d’obtenir sa ratification. 14 pays l’ont déjà fait, il faut en obtenir 50 et parmi ces 50 la ratification par la France.

Les grandes problématiques que nous avons soulevées dans notre appel ne sont pas résolues, les dangers pour la paix sont toujours présents (Iran, Corée, Moyen-Orient agressions économiques etc.)

C’est pourquoi nous proposons cette année de dépasser les 40 marches de l’an dernier et d’aller vers une centaine de marches ou d’initiatives publiques le samedi 22 septembre 2018.

Comment faire ?

C’est l’objectif de cette lettre d’information de donner à chacun de ceux qui  la recevront des outils pour être acteur.

Comment ? Si vous partagez l’économie générale de cet appel vous n’avez qu’une seule question à vous poser : y a-t-il une marche ou une initiative dans ma commune de résidence le 22 septembre ?
Si oui je prends contact dès maintenant avec les organisateurs pour les aider.
Si ce n’est pas le cas je prends contact avec 2 ou 3 organisations signataires ou avec 2 ou 3 personnes dont je sais qu’elles partagent les principales orientations de cet appel et ensemble nous nous mettons au travail pour organiser dans notre commune une initiative publique en faveur de la paix le Samedi 22 Septembre.

Vous trouverez dans cette lettre toutes les informations nécessaires pour vous permettre d’être actrice ou acteur du succès de la journée du Samedi 22 Septembre 2018 dans votre commune.

Toutes les infos ici

Selon les particularités locales le cadre communal ou la date peuvent admettre des variantes !

Merci par avance de votre contribution.

Le succès dépend d’abord de chacun de nous et donc de vous !

Pour le collectif national des Marches pour la paix

Roland NIVET et Michel THOUZEAU, Co-secrétaires nationaux du Mouvement de la Paix et Coordinateurs nationaux des Marches pour la Paix

Nos Coordonnées

Le Mouvement de la Paix, 9 rue Dulcie September,

93400 Saint-Ouen

Tél. : 01 40 12 09 12, Email : national@mvtpaix.org

https://www.mvtpaix.org/wordpress/le-samedi-22-septembre-2018-dans-toutes-les-communes-de-france-contribuez-a-lorganisation-dune-marche-ou-dune-initiative-publique-en-faveur-de-la-paix/

Août 15

NUCLÉAIRE NORD-CORÉEN : POMPEO SE DIT OPTIMISTE

WASHINGTON, 14 août (Yonhap) — Le secrétaire d’État américain Mike Pompeo a déclaré mardi que des progrès étaient possibles dans le dossier nucléaire nord-coréen, alors que des médias affirment qu’il serait en train de préparer un autre voyage à Pyongyang.

Pompeo a fait part de son optimisme dans un message posté sur Twitter après s’être entretenu par téléphone avec la ministre sud-coréenne des Affaires étrangères Kang Kyung-wha.

«J’ai parlé avec la ministre des Affaires étrangères Kang des pourparlers intercoréens qui ont eu lieu lundi», a-t-il écrit. «Les États-Unis et la république de Corée maintiennent une coopération étroite pour assurer la dénucléarisation finale et entièrement vérifiée de la RPDC (République populaire démocratique de Corée). Je pense que des progrès peuvent être effectués.»

Durant leur conversation téléphonique mardi (heure de Séoul), Kang a débriefé Pompeo suite à la réunion inter-coréenne de haut niveau qui s’est tenue la veille à Panmunjom et durant laquelle les deux Corées sont convenues d’organiser en septembre à Pyongyang un troisième sommet entre le président Moon Jae-in et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un.

Selon des observateurs, ce nouveau sommet pourrait aider à débloquer les négociations, dans l’impasse semble-t-il, entre Washington et le régime nord-coréen en vue de l’application de l’accord conclu par leurs leaders en juin.

Au sommet historique de Singapour, Kim avait promis la «dénucléarisation complète» de la péninsule coréenne en échange de l’engagement du président américain Donald Trump d’assurer la sécurité de son régime.

À propos des rumeurs sur l’éventuelle quatrième visite de Pompeo dans la capitale nord-coréenne, la porte-parole du département d’État, Heather Nauert, a dit n’avoir pas d’annonce de voyage à faire.

Lors d’un point-presse, elle a également refusé de confirmer des rapports affirmant que des officiels américains et nord-coréens auraient eu des discussions de travail au village de la trêve durant le week-end dernier.

«Mais les négociations et les conversations entre notre gouvernement et la Corée du Nord vont devenir quelque chose de normal», a-t-elle dit, en ajoutant que les deux parties s’échangent régulièrement des appels téléphoniques et des e-mails. «Nous aurons des conversations. Nous aurons des réunions. Nous aurons des échanges avec le gouvernement nord-coréen comme nous cherchons à dénucléariser la Corée du Nord

Selon un rapport du département d’État sur leur contact téléphonique, Kang et Pompeo ont abordé «les efforts de dénucléarisation de la RPDC et le besoin de maintenir la pression jusqu’à ce que nous parvenions à la dénucléarisation finale et entièrement vérifiée de la RPDC comme convenu par le président Kim».

Les deux ministres se sont également engagés à «maintenir une coordination et une communication étroites en affirmant la force tenace de l’alliance États-Unis-république de Corée», a ajouté le compte-rendu.

xb@yna.co.kr, le mercredi 15 août 2018 à 9h58

http://french.yonhapnews.co.kr/news/2018/08/15/0200000000AFR20180815000600884.HTML

Août 15

AUDE : LE MOUVEMENT POUR LA PAIX EN MARCHE POUR LA PAIX

Dernièrement, les Capenduciens (NDLR : habitants de Capendu) ont participé à la marche pour la paix 2018 organisée par le Mouvement pour la Paix (MPP) Audois au lac de la Cavayère. Manifestation qui a réuni de nombreux marcheurs dont Tamara Rivel et Mylène Vesentini.

Lors de son intervention, le capenducien, Marc Fraisse a précisé que ce mouvement a été créé en 1948 par un groupe de Résistants, dont Yves Fage et Raymond Aubrac, sous le nom «Les combattants de la liberté». «La guerre est toujours un échec, ce n’est pas par la violence que l’on résout les conflits mais à travers la réalisation des droits humains dans le respect des buts et principes contenus dans la Charte des Nations Unies et son préambule», a-t-il souligné. Pour ce dernier, le traité d’interdiction des armes nucléaires voté par l’ONU en juillet et l’attribution du prix Nobel de la Paix à la campagne internationale pour l’Abolition des Armes Nucléaires (ICAN), en octobre, ont été deux acquis considérables de l’année 2017. L’orateur a ensuite cité le Pape François demandant de «s’engager pour un monde sans armes nucléaires».

Pendant ce temps en France, le MPP s’élève contre la programmation militaire française qui prévoit 35 milliards d’euros de dépenses sur 6 ans pour renouveler l’arsenal nucléaire français. Pour lui, cet argent serait mieux utilisé dans le sociétal et le social. Il a aussi cité un sondage de Planète Paix et de La Croix donnant 76% de voix pour l’élimination et le contrôle total des armes atomiques. Il est ensuite revenu sur les zones de conflits latents ou ouverts notant que la zone la plus dangereuse pour la paix reste le Proche et le Moyen Orient notamment ce qu’il appelle : «L’état d’apartheid en Israël».

https://www.ladepeche.fr/article/2018/08/15/2851543-le-mpp-en-marche-pour-la-paix.html

Août 15

NATIONAL INTEREST PRÉDIT UNE GUERRE NUCLÉAIRE LANCÉE «ACCIDENTELLEMENT»

La Russie, les États-Unis et la Chine peuvent lancer accidentellement une guerre nucléaire mondiale, relate la revue américaine National Interest.

Une guerre nucléaire mondiale pourrait être accidentellement déclenchée par la Russie, les États-Unis et la Chine, rapporte la revue américaine National Interest.

Comme l’indique cette revue, auparavant les systèmes de renseignement et de surveillance des puissances mondiales n’étaient utilisés que pour repérer des lancements de missiles balistiques. Néanmoins, à présent, ces systèmes sont également utilisés pour surveiller des lancements d’ogives non-nucléaires. Ainsi, ces systèmes peuvent confondre accidentellement l’utilisation des armes nucléaires avec celle des armes non-nucléaires.

En outre, les pays mentionnés placent volontairement, pour effrayer leurs adversaires, les armes nucléaires aussi bien que non-nucléaires au même endroit, précise National Interest.

Ensuite, le manque de satellites militaires de surveillance ainsi que la mise hors service d’anciens systèmes de surveillance peuvent également provoquer un conflit nucléaire, relate la revue. Par exemple, les États-Unis ne préparent que quatre satellites Advanced Extremely High Frequency (AEHF) pour assurer la surveillance de tous les missiles (nucléaires et non-nucléaires), ce qui n’est pas suffisant dans les conditions actuelles. Dans le même temps, le système américain de communication par satellite Milstar sera prochainement mis hors service.

National Interest estime que pour résoudre ce problème, les pays concernés devraient séparer les armes nucléaires et non-nucléaires ou bien créer des satellites spécialisés qui surveilleront uniquement les ogives nucléaires. Néanmoins, comme le précise la revue, ce scénario est difficilement réalisable en raison de son coût élevé.

https://fr.sputniknews.com/international/201808151037662450-guerre-nucleaire-usa-russie-chine-media/

Août 15

PÉTITION TOUJOURS EN COURS, ADRESSÉE AU PRÉSIDENT DE L’ASN : NE VALIDEZ PAS LA CUVE DÉFECTUEUSE DE L’EPR !

Depuis 2005, l’Autorité de sûreté nucléaire savait que les procédures de fabrication de la cuve de l’EPR de Flamanville comportent de graves manquements.

Or, la cuve, pièce maîtresse d’un réacteur nucléaire, ne doit surtout pas rompre. L’ASN avait à l’époque averti EDF et Areva des risques encourus, mais ces derniers ont tout de même lancé sa fabrication.

Le gendarme du nucléaire doit rendre un avis définitif sur la question à la fin de l’année 2017 mais subit une pression considérable de la part d’EDF, d’Areva, de l’État français et même de la Commission Européenne dans l’optique de faire homologuer cette cuve défectueuse.

Empêchons les intérêts de l’industrie nucléaire de l’emporter sur la sécurité de chacun.e d’entre nous, mettons la pression sur l’ASN pour qu’elle refuse d’homologuer cette cuve !

Nous avons attiré une première fois l’attention de l’ASN sur cette pétition lors d’une action avant la tenue du Groupe permanent d’experts pour les équipements sous pression nucléaire, le 26 juin 2017. Nous avons également remis ce texte en personne à Pierre-Franck Chevet, président de l’Autorité de sûreté nucléaire, lors d’une rencontre le 20 juillet 2017. Pendant tout l’été, nous avons continué à interpeler l’ASN et dénoncé l’avis définitif qui a été rendu le 11 octobre 2017. Nous continuerons à nous opposer à cette décision scandaleuse, que nous comptons attaquer en justice.

Pour lire le texte de cette pétition et la signer, rendez-vous sur : http://www.sortirdunucleaire.org/Petition-cuve-EPR

Août 15

DU 6 AU 12 AOÛT, UN CAMP D’ÉTÉ INTERNATIONAL POUR PROTESTER CONTRE L’INDUSTRIE NUCLÉAIRE EN FRANCE ET DANS LE MONDE

Du 6 au 12 août, le Camp d’été international et antinucléaire avait lieu près de Narbonne, dans l’Aude. Pendant une semaine, tentes et débats ont animé un domaine paisible où de jeunes oliviers côtoient le thym sauvage. À quelques encablures de l’usine de conversion d’uranium Orano (ex-Areva) située à Malvési, la centaine de participants et les 17 nationalités représentées sont venues échanger sur l’usage civil et militaire de l’énergie nucléaire et les problématiques qu’il soulève.

Pourquoi certains gouvernements continuent-ils l’exploitation du nucléaire malgré les dégâts sanitaires et environnementaux qu’elle entraine ? Comment des intérêts privés parviennent-ils à confisquer la démocratie et à bafouer les droits humains ? Quelles solutions existe-t-il pour contrer la prolifération nucléaire ? Pour tenter de répondre à ces questions, ateliers, débats, concerts, animations, formations aux actions de désobéissance civique et commémorations des bombardements d’Hiroshima et Nagasaki ont eu lieu durant toute la semaine.

D’Allemagne, de Belgique, du Canada, des États-Unis, de France, d’Espagne, d’Inde, du Japon, de Navajo (une nation indigène de l’Île Tortue), de Norvège, des Pays-Bas, d’Irlande, du Pérou, du Portugal, de Russie, de Turquie et du Vietnam, cette année, des travailleurs du nucléaire, des militants de Bure et d’ailleurs ainsi que des membres de la société civile sont venu.es partager leur expérience et informer sur le nucléaire dans leur pays, à l’occasion de workshops multi-langues. Et tous partagent un diagnostic commun : de la mine aux déchets, du Nord au Sud, l’exploitation de l’énergie nucléaire est dangereuse, polluante, trop coûteuse, antidémocratique et ne représente pas une solution au changement climatique.

Cette émulation internationale a dressé un panorama inquiétant des méthodes violentes de l’industrie et du lobby nucléaire à travers le monde. En même temps, ce rassemblement donne un incroyable élan d’espoir : partout, des citoyens courageux se dressent contre des projets inutiles et imposés en même temps qu’ils promeuvent la transition énergétique écologique. Ces quatre jours ont permis d’échanger des savoirs et des stratégies pour résister à l’oppression et aux crimes du nucléaire.

Michiko Yoshii, professeure à l’université d’Okinawa, présente son atelier intitulé « Comment avons-nous réussi à stopper le projet nucléaire vietnamien ? » : « J’étais très heureuse de pouvoir partager mon expérience avec un public international et de pouvoir donner un souffle d’optimisme à la lutte internationale contre le nucléaire. » Hervé Loquais, organisateur de l’événement, se félicite de la réussite du rassemblement : « Je suis fier d’accueillir ces militants courageux venus du monde entier dans une atmosphère paisible et amicale. » Leona Morgan, militante américaine indigène et activiste en lutte contre le colonialisme nucléaire, résume : « C’est primordial de travailler ensemble, au-delà des cultures, des langues et des frontières, pour faire d’un monde dénucléarisé une réalité. »

Le jeudi 9 août, des participant.es du camp ont posé en faisant un geste de la main, celui de la lutte antinucléaire australienne. Par ce geste symbolique ils – elles exprimaient leur soutien à l’action Walking for country – Walkatjurra Walkabout, qui avait lieu au même moment en Australie.

Ce texte est un Communiqué commun de Sortir du nucléaire Aude, Nuclear Heritage Network et Réseau « Sortir du nucléaire« 

Contacts presse :

Leona Morgan (anglais) : +1 505 879 8547

Julien Baldassarra (français) : +33 6 73 99 69 57

Retrouvez ce communiqué sur le site : http://www.sortirdunucleaire.org/Du-6-au-12-aout-un-camp-d-ete-international-pour

Août 14

TENSIONS AVEC WASHINGTON: FERMER LA BASE D’INCIRLIK POURRAIT COÛTER CHER À ANKARA

Une fermeture aux appareils américains d’Incirlik, principale base aérienne de l’Otan en Turquie et important soutien des opérations de la coalition antijihadistes en Syrie, pourrait s’avérer coûteuse pour Ankara, selon plusieurs analystes.

Alors que les relations entre les États-Unis et la Turquie, alliés au sein de l’Alliance atlantique, ont atteint leur plus bas depuis des décennies ces dernières semaines, le président turc Recep Tayyip Erdogan a prévenu Washington qu’il pourrait être poussé à trouver « de nouveaux amis et de nouveaux alliés« .

Erdogan a notamment eu une conversation téléphonique ac le président russe Vladimir Poutine, avec lequel il a discuté de questions économiques et commerciales, ainsi que de la crise en Syrie.

Et, selon des documents publiés la semaine dernière par des médias américains, un groupe d’avocats proches du gouvernement turc a déposé une motion devant le tribunal d’Adana, ville la plus proche de la base d’Incirlik, pour demander l’arrestation d’officiers américains accusés d’avoir participé au coup d’État manqué de juillet 2016 contre M. Erdogan.

Les avocats citent notamment le général Joseph Votel, commandant des forces américaines au Moyen-Orient, parmi les responsables américains dont ils veulent l’arrestation.

Le ministre américain de la Défense Jim Mattis se veut rassurant et assure que les relations entre militaires des deux pays n’ont pas changé. « Nous continuons à travailler en étroite coopération« , a-t-il déclaré récemment à la presse.

Mais pour l’ancien commandant des forces de l’Otan James Stavridis, la situation est inquiétante. « Perdre la Turquie serait une erreur géopolitique monumentale« , a-t-il estimé lundi sur la chaîne MSNBC. « On devrait pouvoir l’empêcher, mais c’est à la Turquie de faire le premier pas à ce stade« .

Un avis partagé par Joshua Landis, directeur du Center for Middle East Studies, pour qui « c’est la Turquie qui souffrira le plus » des tensions avec Washington. « Je soupçonne fort qu’Incirlik va rester« , précise-t-il à l’AFP. « Pour la Turquie, chasser les États-Unis serait un revers majeur et je ne pense pas qu’Erdogan le veuille« .

– Têtes nucléaires –

La base d’Incirlik, dans le sud de la Turquie, a été construite par les États-Unis en 1951, au plus fort de la Guerre froide. Elle a servi de base arrière pour les opérations américaines dans toute la région et elle abrite 50 têtes nucléaires de la force de dissuasion de l’Otan, qui assurent depuis des décennies la sécurité de la Turquie.

Depuis le 11 Septembre, elle fournit le plus gros de l’assistance logistique aux opérations de l’Otan en Afghanistan et elle est largement utilisée depuis 2015 pour les opérations de la coalition internationale en Irak et en Syrie.

Mais aujourd’hui, avec une Turquie qui apparait de plus en plus instable, certains experts suggèrent de réduire la dépendance de l’US Air Force à la base d’Incirlik.

« Je ne veux pas dire que nous devrions rompre nos relations avec la Turquie, mais (…) la chose que les Turcs ont tendance à brandir le plus facilement –l’accès à la base d’Incirlik– devient de moins en moins importante« , déclarait récemment Steven Cook, du Council on Foreign Relations.

Et le centre de recherche Bipartisan Policy Center, qui encourage les compromis entre républicains et démocrates, a publié sur son site une carte de la région avec toutes les alternatives possibles à Incirlik pour les opérations américaines au Proche-Orient, notamment des bases aériennes en Jordanie ou au Koweït.

De plus, les tensions avec les États-Unis risquent de coûter cher à la Turquie en termes de programmes militaires.

Le Congrès américain a interdit au Pentagone de livrer à la Turquie le moindre avion de combat F-35 tant qu’Ankara ne se sera pas engagée à ne pas finaliser ses négociations avec la Russie pour l’achat de systèmes de défense antiaérienne russes S-400, auxquels cet avion furtif est sensé pouvoir échapper.

Et Ankara, partenaire depuis 2002 du consortium international ayant financé le F-35, risque de perdre un juteux contrat de 1,5 milliard de dollars avec le Pakistan pour la vente de 30 hélicoptères d’attaque de fabrication turque T-129 ATAK.

Selon la publication spécialisée Defense News, qui cite des responsables militaires turcs, l’appareil comporte des pièces fabriquées aux États-Unis. Washington pourrait décider d’en bloquer l’exportation si les relations s’envenimaient encore.

Signe que malgré l’escalade verbale, les dirigeants turcs semblent soucieux de ne pas aggraver la situation, la Maison Blanche a annoncé lundi que l’ambassadeur de Turquie à Washington, Serdar Kilic, avait rencontré le conseiller à la sécurité nationale de la présidence, John Bolton.

©AFP / (14 août 2018 08h37)

https://www.romandie.com/news/Tensions-avec-Washington-fermer-la-base-d-Incirlik-pourrait-couter-cher-a-Ankara/945112.rom

Août 14

73 ANS APRÈS HIROSHIMA ET NAGASAKI, LES JAPONAIS LANCENT UN APPEL

73 ans après Hiroshima et Nagasaki, les Japonais continuent de lancer un appel pour un monde sans armes nucléaires.

Les célébrations en mémoire des victimes ont rassemblé chrétiens, shintoïstes et bouddhistes dès le 6 août au matin pour une prière commune. L’évêque d’Hiroshima a assuré ceux qui agissent pour la paix de sa prière et de sa gratitude. L’évêque a également salué le Traité pour l’interdiction des armes nucléaires des Nations Unies, approuvé le 6 août. De son côté, le maire d’Hiroshima a dénoncé la dissuasion nucléaire comme « instable et dangereuse ».

Se souvenir de la tragédie des bombes atomiques d’Hiroshima et de Nagasaki dans la prière, pour la dénucléarisation et pour un avenir de paix : c’est le souhait qu’a exprimé Mgr Alexis Mitusuru Shirama, évêque d’Hiroshima, lors des commémorations du 73ème anniversaire des bombardements qui se sont tenues du 6 au 9 août. « Avec les fidèles de mon diocèse, je suis profondément reconnaissant envers ceux qui ont offert leurs prières et qui ont agi pour la paix dans le monde, en participant au 73ème anniversaire des bombardements atomiques d’Hiroshima et de Nagasaki. Je pense qu’il s’agit d’une occasion importante de prier et de travailler ensemble pour la paix et pour la dénucléarisation, en évoquant ces mémoires », a confié Mgr Shirama.

Le Japon a fait mémoire des bombardements nucléaires des 6 et 9 août 1945, qui ont provoqué la mort de près de 210 000 personnes avant la fin de la Seconde Guerre mondiale. Le 7 août, la ville d’Hiroshima a organisé un rassemblement au Parc du Mémorial de la Paix (Heiwa Kinen Koen). Une prière commune a rassemblé dans le parc, le 6 août à 6 h 15, des chrétiens – catholiques et protestants – des bouddhistes et des shintoïstes, en mémoire pour les victimes. Peu après, une cérémonie officielle a été organisée en présence des autorités, dont le premier ministre Shinzo Abe et le maire d’Hiroshima, Kazumi Matsui, ainsi que les représentants de 85 pays.

Un Traité pour l’abolition des armes nucléaires

À 8 h 15, à la même heure que l’explosion de la bombe surnommée « Little Boy » au-dessus de d’Hiroshima le 6 août 1945, les personnes présentes ont observé une minute de silence. À cette occasion, le maire Kazumi Matsui a rappelé la nécessité, pour la communauté internationale, de se joindre au Traité des Nations Unies pour l’interdiction des armes nucléaires. Un appel que Mgr Shirama a repris en s’adressant à son pays et au monde : « Je souhaite une progression plus rapide du Traité d’interdiction des armes nucléaires, qui a été établi par les Nations Unies l’année dernière. J’espère que le Japon se joindra à cet accord. »
Un Traité interdisant les armes nucléaires a effectivement été approuvé, le 7 juillet 2017, par une large majorité lors de l’Assemblée générale des Nations Unies. Mais le texte a été critiqué peu après par des représentants des États-Unis, de la France et de la Grande Bretagne, accusant le document d’être « aveugle » aux menaces internationales envers la sécurité. Aucune des neuf puissances nucléaires – États-Unis, Chine, France, Grande-Bretagne, Inde, Pakistan, Corée du Nord et Israël – n’a pris part aux débats ou au vote, ainsi que la plupart des membres de l’OTAN. Le Japon lui-même a boycotté les discussions. Le traité a obtenu le soutien du Vatican ainsi que d’Antonio Guterres, secrétaire général des Nations Unies.

« Ce que je peux faire pour la paix »

À la fin de la cérémonie officielle, les catholiques du diocèse d’Hiroshima se sont rendus à la cathédrale pour une messe en mémoire des victimes, en présence du nonce apostolique. Le thème de cette année était « Ce que je peux faire pour la paix », une référence explicite à la Campagne internationale pour l’abolition des armes nucléaires (ICAN), la coalition d’ONG qui a poussé, l’année dernière, à l’adoption du Traité et qui a remporté le Prix Nobel de la Paix 2017. La prière de Mgr Shirama s’est également tournée, le 6 août, vers la péninsule coréenne voisine. L’évêque assure qu’il « continue de prier Dieu et d’offrir tout ce qui peut être fait chaque jour, avec Dieu et avec toutes les personnes qui partagent le même objectif ».
L’explosion de la bombe « Little Boy » et ses conséquences ont entraîné la mort de 140 000 personnes en 1945. Les « Hibakushas » (« les survivants de la bombe ») continuent de faire campagne contre les armes nucléaires. Près de 155 000 d’entre eux sont encore en vie. Leur âge moyen, 82 ans, souligne l’urgence de transmettre aux jeunes la mémoire de la tragédie. Beaucoup d’Hibakushas étaient présents durant les commémorations, malgré leur âge avancé et la vague de chaleur qui a frappé le pays ces dernières semaines. On estime qu’il existe encore près de 14 000 armes nucléaires dans le monde.

Avec Asianews, le 14 août 2018

http://eglasie.mepasie.org/asie-du-nord-est/japon/2018-08-14-73-ans-apres-hiroshima-et-nagasaki-les-japonais-lancent-un-appel

Août 14

RENDEZ-VOUS À PYONGYANG POUR LES FRÈRES CORÉENS

Pour la troisième fois en seulement cinq mois, Kim Jong-un et Moon Jae-in doivent se retrouver alors que le processus de la dénucléarisation semble dans l’impasse.

Retour à la case retrouvailles à Pyongyang. À l’issue d’une session de travail ce lundi dans le village de Panmunjom au niveau de la zone démilitarisée (DMZ), les deux Corées ont convenu d’une troisième réunion en septembre dans la capitale du Nord. Déjà, le 27 avril, Kim Jong-un et Moon Jae-in s’étaient rencontrés pour la première fois lors d’une journée historique, forte en symboles et en déclarations.

Souriant, la main dans la main, les deux leaders avaient enjambé la DMZ avant de s’entretenir en tête, au Sud, puis de parapher la déclaration de Panmunjom. Un mois plus tard, c’est au nord et à la demande de Kim Jong-un que les deux dirigeants coréens s’étaient retrouvés. Donald Trump venait d’annoncer qu’il ne participerait pas au sommet de Singapour avec Kim Jong-un. Avant de se raviser et d’aller serrer la main de Kim à Singapour le 12 juin.

Ces troisièmes retrouvailles coréennes en seulement cinq mois se tiendront à Pyongyang. La capitale du Nord n’avait plus accueilli un haut dirigeant depuis octobre 2007 avec la visite du président sud-coréen Roh Moo-hyun à Kim Jong-il, le père de Kim Jong-un. La réunion pourrait avoir lieu entre le 15 et 30 septembre, selon Kim Eui-kyeom, le porte-parole de la présidence sud-coréenne. Soit après le 9 septembre, jour du 70anniversaire de la proclamation de la République populaire de Corée que le régime ne manquera certainement pas de célébrer.

En famille au mont Kumgang

Aucun détail n’a pour l’instant filtré sur le menu des discussions. On sait seulement que Pyongyang et Séoul vont passer en revue ce qui a été entrepris depuis leurs précédents sommets. D’abord, ils reviendront probablement sur les rencontres familiales Nord-Sud qui auront lieu du 20 au 26 août au mont Kumgang dans le sud-est de la Corée du Nord. Presque trois ans après la dernière réunion familiale, près de 180 Coréens vont retrouver leurs proches dont ils ont été séparés depuis la fin de la guerre de Corée en 1953. Plus les années passent et plus les candidats à ces retrouvailles le temps de quelques heures sont âgés. La grande majorité a plus de 80 ans et on compte une trentaine de nonagénaires et au moins deux centenaires au Sud.

Mais ces nouveaux pourparlers aborderont surtout des questions cruciales pour les relations entre le Nord et le Sud : le développement des échanges et la coopération transfrontalière, notamment dans le secteur des transports, des infrastructures et du sport. Pyongyang, qui est à l’instigation de ce troisième sommet de l’année, souhaite à la fois parvenir à une déclaration de paix – les deux Corées qui ont signé un armistice sont techniquement toujours en guerre – et obtenir de Séoul le lancement de projets économiques conjoints.

Ri Son-gwon, le président du comité nord-coréen visant à la «réunification pacifique» de la péninsule, a déclaré lundi qu’il était important de lever les «obstacles» dans les relations inter-coréennes. «Si les problèmes soulevés lors des négociations ne sont pas résolus, des problèmes inattendus pourraient surgir.» Le Nord estime que le Sud fait montre d’une «attitude ambivalente» à son encontre, selon les commentaires du site nord-coréen Uriminzokkiri, qui provoque le «ressentiment de la nation tout entière». D’après le site, Séoul se montre chaleureux avec le Nord, promouvant le «dialogue et la coopération», tout en «étant plus fidèle aux ordres de son maître [les États-Unis, ndlr] au sujet des sanctions et de la pression».

Chaud et froid

Contrainte par le régime des sanctions des Nations unies, la Corée du Sud ne peut s’engager trop avant dans des projets de coopération avec le Nord. Fidèle à sa posture de médiateur-facilitateur, le président Moon Jae-in doit également composer avec l’imprévisible Donald Trump. Car ces retrouvailles coréennes de septembre interviennent au moment où le processus de dénucléarisation semble dans l’impasse. Washington et Pyongyang s’accusent mutuellement de renier les engagements du sommet de Singapour.

L’administration Trump attend toujours de voir les «Nord-Coréens entamer le processus de dénucléarisation», selon le commentaire de John Bolton, le très faucon conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump. Fidèle à sa stratégie de souffler le chaud et le froid, le président américain s’est toutefois démarqué de son conseiller la semaine dernière, en indiquant lors d’un dîner que le Nord avait fait des progrès dans le démantèlement de son programme nucléaire.

Pourtant, des officiels américains ont déclaré à Reuters que la Corée du Nord et les États-Unis devaient encore se mettre d’accord sur un calendrier visant à éliminer son arsenal nucléaire ou pour révéler son ampleur. Les Américains estiment que les Nord-Coréens disposent de 30 à 60 têtes nucléaires. Le 3 août, un rapport confidentiel des Nations unies indiquait que le Corée du Nord «n’avait pas arrêté ses programmes nucléaires et de missiles».

Arnaud Vaulerin

http://www.liberation.fr/planete/2018/08/13/rendez-vous-a-pyongyang-pour-les-freres-coreens_1672412

Août 14

À FUKUSHIMA, UNE SCULPTURE EN COMBINAISON ANTINUCLÉAIRE DÉCLENCHE UNE VIOLENTE POLÉMIQUE

Installée près d’une station ferroviaire au Nord-Est de Fukushima, la sculpture « Sun Child » de l’artiste contemporain Kenji Yanobe déchaîne l’opinion. En cause, la tenue antinucléaire arborée par l’enfant sculpté, dont l’interprétation suscite la controverse.

Depuis le 3 août dernier, la sculpture monumentale Sun Child, du Japonais Kenji Yanobe, trône près d’une station de train de Fukushima. L’enfant soleil porte une combinaison de protection antinucléaire jaune, des gants et une paire de bottes noires également protectrices. Son casque dans la main gauche, l’enfant regarde vers le ciel et soulève, dans sa main droite, un soleil stylisé. Sur sa combinaison, l’écran central indique trois zéros, un taux radiation correspondant à un environnement a priori sain.

Depuis son installation, la sculpture monumentale de 6,2 mètres déchaîne pourtant les passions. Les habitants de Fukushima ont peu à peu fait valoir leur mécontentement auprès du gouvernement local, jusqu’à demander le déplacement de la statue. En effet, les riverains se plaignent de la teneur du message véhiculé par l’œuvre qui irait, selon eux, à l’encontre de la réputation de la ville, qui renaît patiemment depuis la catastrophe nucléaire de mars 2011.

Un message d’espoir qui porte à confusion

Kenji Yanobe, le créateur de l’enfant soleil, avait pensé son œuvre comme un véritable message d’espoir, prônant un monde débarrassé du nucléaire. Le taux de radiation indiqué sur le compteur de la combinaison, le casque tenu en main et le soleil soulevé par l’enfant étaient pour lui autant de signes porteurs d’un message positif, celui d’une génération tournée vers l’avenir, « brave et fort[e] face aux difficultés rencontrées« .

Les habitants de Fukushima ne sont pas de cet avis. Sur les réseaux sociaux, de nombreuses critiques ont été adressées à l’artiste et au maire de la ville, considérant que la statue suggérerait que la zone subit encore les conséquences de la catastrophe nucléaire, et qu’il faudrait encore, sept années après, porter des protections antinucléaires. Les riverains s’offusquent donc de l’image anxiogène qu’associe à l’œuvre à la ville. Le mécontentement est également alimenté par la lecture ambivalente qui peut être faite de l’écran aux trois zéros. S’il s’agit normalement d’une mesure indiquant un environnement sain, d’aucuns prétendent qu’elle porte à confusion puisqu’un tel niveau de radiation ne se rencontre jamais, même dans les milieux naturels qui n’ont pas été touchés par des radiations nucléaires.

L’artiste et la municipalité, envisageant toutes les critiques avant de se prononcer sur le démantèlement ou non de l’œuvre, se sont exprimés face aux plaintes. Kenji Yanobe, rappelant le message intrinsèquement positif de son œuvre, reconnaît qu’il aurait dû davantage « prêter attention au fait que les connaissances en matière de radiation sont bien plus attendues aujourd’hui qu’avant la catastrophe« . Quant au maire de la ville, Hiroshi Kohata, il a choisi de défendre l’installation de la statue, dans laquelle il percevait un message d’espoir pour le futur de la ville, et une injonction à développer des sources d’énergie renouvelable. Alors que Fukushima se prépare à accueillir certaines épreuves des Jeux Olympiques de Tokyo en 2020, les interprétations méfiantes des citoyens pourraient bien trancher en défaveur du Sun Child.

https://www.lesinrocks.com/2018/08/13/actualite/fukushima-une-sculpture-en-combinaison-anti-nucleaire-declenche-une-violente-polemique-111113813/

Août 14

SINOP EN TURQUIE : UNE CENTRALE NUCLÉAIRE SUR SITE NATUREL

Pour le deuxième projet de centrale nucléaire en Turquie, à construire sur les bords de la mer Noire, dans la province de Sinop, les travaux préparatoires officiels ont commencé en février, alors que le processus d’étude d’impact sur l’environnement venait à peine de débuter…

Le contrat fut annoncé le 2 mai 2013, par le gouvernement turc, qui révéla alors l’existence d’un contrat avec un consortium franco-japonais… Depuis, le projet a fait couler pas mal d’encre, car il est situé dans une région naturelle sous protection et pour comble de tout en lisière de zone sismique.

Le désir nucléaire de la Turquie dans cette région, remonte à loin. Le gouvernement de l’époque avait envoyé déjà dans les années 1980, une lettre d’intention à General Electric pour construire des centrales nucléaires dans cette province de Sinop. Le nuage radioactif de Tchernobyl étant ensuite passé par là, les ardeurs se sont calmées pendant quelques années. Mais les démarches ont abouti à ce projet, à l’étude depuis 2008.

La maitrise d’ouvrage sera assurée par un groupement de sociétés composé de la Compagnie d’électricité turque EÜAŞ, avec une participation de 25 à 45 %, de Mitsubishi Heavy Industries Ltd, Itochu Corporation et de GDF Suez, Areva NP et Mitsubishi étant chargées de la réalisation. Un accord d’État à État a été signé le 03 mai 2013 à Ankara, en présence de Recep Tayyip Erdoğan, alors premier ministre, et son homologue japonais Shinzo Abe, pour la construction et l’exploitation de 4 réacteurs ATMEA de 1100MW fournis par Areva. Quant à GDF Suez, il participera au projet à hauteur de 20 % et sera notamment responsable de la partie exploitation.

Lieu choisi : la presqu’île İnceburun, le point le plus au Nord du pays…

En février 2018, les habitantEs de la région alertaient en ce début d’année, sur le fait que plus de 400 mille arbres étaient déjà abattus. L’ironie du sort, est qu’à Akliman et Hamsilos, deux lieux naturels en rive de mer Noire, à seulement quelques kilomètres de l’emplacement choisi pour la centrale, sous protection environnementale, il est interdit d’y planter sa tente, de chasser ou de pêcher, encore moins de s’y promener avec des véhicules motorisés…

Un article de T4 relayait ces observations de février 2018, par Hazla Ocak, journaliste de Cumhuriyet.

“Dès qu’on entre dans la ville, on voit de nombreuses pancartes installées sur les fenêtres et balcons, ‘Sinop ne veut pas de centrale nucléaire !’.

Nous entrons dans Akliman, avec Zeki Karataş, membre de la Plateforme antinucléaire de Sinop. Dans la ligne de côte d’Akliman, la forêt et la mer se tiennent enlacées. Cette rive est une des plages de qualité de la mer Noire. Très vite, nous atteignons le parc naturel de Hamsilos. Karataş n’en finit pas de nous parler du parc. ‘Site naturel, sur le parcours des oiseaux migrateurs, lieu de procréation des poissons. Les baies d’Akliman et Hamsaroz qui s’y trouvent, sont des espaces de tourisme d’une richesse exceptionnelle.’

Les panneaux installés par le ministère des Eaux et Forêts, interdisent l’accès aux véhicules motorisés, et le camping. Un grand panneau du ministère, en guise de guide de parcours pour cyclistes et piétons, détaille aussi la faune, dont ours et cerfs. Et le lieu, indiqué comme ‘espace de reforestation industriel’, correspond à l’emplacement de la centrale. Sur place, des centaines de milliers d’arbres sont coupés, et la mer qui normalement se cache derrière les arbres, est maintenant visible dans toute sa nudité. Et sur l’emplacement du chantier, les vaches broutent…”

Karataş explique : “Si la centrale est construite, la presqu’île d’İnceburun disparaitra. Cette région, si l’expression est bonne, est un bout de paradis. Hamsaroz veut dire étymologiquement ‘le golf qui n’a pas mûri’ (ham : pas mur, saroz : golf). C’est une baie de type aber. La mer entre dans les terres sur 300, 400 mètres, autour de l’embouchure du ruisseau Deveci. C’est le 22ème parc naturel du pays, berceau des espèces protégées, de types endémiques d’œillets sauvages, chardons, euphorbiacées, astéracées, crocus de Sinop, bulbe de Kastamonu et d’autres… 150 espèces d’oiseaux y vivent. Et c’est cette région au sens large qui fournit les plus riches espèces de poissons, et répond en grande partie aux besoins du pays.”

Quant à Murat Şahin, porte-parole de la Plateforme antinucléaire de Sinop, il rappelle la catastrophe de Tchernobyl en 1986, et ses conséquences. Il souligne que si la centrale voit le jour ici, la vie de Sinop changera, le tourisme disparaitra. “L’eau de refroidissement sera puisée dans la mer Noire. Selon le projet, chacune des 4 unités consommeront 291.600 m3 d’eau par heure. Et autrement dit, cela fait 27.993.600.000 Litre par jour. Ce chiffre est équivalent, par rapport à son débit, à deux fois le fleuve de Kızılırmak  [se jette dans la mer Noire, long 1 150 km, il s’agit du plus long fleuve de Turquie]. L’eau de la mer sera chlorée et les rejets à 38°. Ainsi, ce n’est pas seulement Sinop qui sera anéanti, mais la pêche en mer Noire aussi…”

Dans le dossier initial du projet, l’espace réservé à la centrale nucléaire, à été intitulé comme “forêt d’État de 1010,4 hectares, située au village d’Abalı à İnceburun“. Les 102,4 hectares sont réservés à la centrale, qui sera dotée de quatre réacteurs. Le dossier souligne qu’à partir de la mise en activité, chaque réacteur aura une durée de vie de 60 ans. Le budget initial annoncé est de 20 milliards de dollars. Les travaux d’infrastructures sont annoncés pour 2019 et la centrale débutera son activité opérationnelle en 2025.

Aujourd’hui, le début des travaux annoncés en 2017, se matérialise par l’abattage des arbres… Le Reis est un peu pressé, car veut l’ouverture d’une centrale nucléaire, un des grands projets mégalos de la “Nouvelle Turquie”,  pour le 100ème anniversaire de la fondation de la République de Turquie : 2023 !

La population, consultée depuis 2006, à plusieurs reprises et par différentes organisations a exprimé clairement son refus, avec une moyenne de 80%. Quant à Erdoğan, à plusieurs reprises, il a déclaré : “Cela dérange certaines personnes. Mais que vous le vouliez ou non, nous allons faire cette affaire”.

L’actuelle crise monétaire autour de la livre turque qui dévisse, pourrait renchérir le projet, et le retarder, comme d’ailleurs d’autres bétonnages en cours. Mais ce sera la mobilisation des populations concernées en premier lieu qui détermineront la suite et diffuseront ce sujet à l’échelle de la Turquie.

Dans le prochain article, nous reviendrons sur les réactions récentes des autorités politiques locales à Sinop, et l’inauguration en grande pompes avec la bénédiction de Poutine du projet le plus avancé.
Ce projet russe, un temps suspendu, compte 4 réacteurs nucléaires à eau pressurisée de type VVER d’une puissance totale de 4,8 GW, pour un coût initial prévu de 20 milliards de dollars. Il est situé à Mersin Akkuyu, sur les bords de la Méditerranée. L’Agence fédérale russe de l’énergie atomique (Rosatom) a relancé le chantier en avril 2018, après qu’il ait été suspendu un temps, et… ré-inauguré par Poutine en avril de cette année….

À suivre…

Chroniques de Naz Oke, 13/08/2018, Naz Oke

http://www.kedistan.net/2018/08/13/2-sinop-centrale-nucleaire-site-naturel/

Août 13

IRAN: «PAS DE GUERRE, NI DE NÉGOCIATIONS AVEC LES ÉTATS-UNIS» (KHAMENEI)

L’ayatollah Ali Khamenei, guide suprême de l’Iran, a affirmé aujourd’hui qu’il n’y aurait ni guerre ni négociations avec les États-Unis. « Des responsables américains parlent de nous avec cynisme depuis quelque temps. Outre les sanctions, ils parlent de guerre et de négociations« , a-t-il déclaré sur son compte Twitter en anglais. « Laissez-moi dire à ce propos quelques mots au peuple: IL N’Y AURA PAS DE GUERRE, NI DE NÉGOCIATIONS AVEC LES ÉTATS-UNIS« .

Des spéculations vont bon train sur la possibilité que l’Iran revienne à la table des négociations, après le retrait unilatéral de Washington de l’accord sur le nucléaire conclu en 2015 et le rétablissement des sanctions. Mais l’Iran a rejeté une proposition de dialogue du président américain Donald Trump, soulignant que Washington n’était plus digne de confiance, après avoir violé ses engagements en vertu de l’accord conclu entre Téhéran et les grandes puissances.

Conclu après des années de difficiles négociations entre l’Iran d’une part, les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne, la Russie, la Chine, l’Allemagne et l’Union européenne de l’autre, l’accord visait à garantir un caractère strictement pacifique du programme nucléaire iranien en le soumettant à une surveillance draconienne. En échange, il prévoyait la levée progressive des sanctions qui avaient asphyxié l’économie iranienne et isolé le pays. Dans son dernier rapport en mai, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) avait attesté que l’Iran continuait de respecter ses engagements.

Le Figaro.fr avec AFP, le 13/08/2018 à 13:20

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2018/08/13/97001-20180813FILWWW00105-iran-pas-de-guerre-ni-de-negociations-avec-les-etats-unis-khamenei.php

Août 13

CORÉE : L’OTICE PRÊTE À CONTRIBUER À LA DÉNUCLÉARISATION DU NORD AVEC DES RESSOURCES HUMAINES ET TECHNOLOGIES

SÉOUL, 13 août (Yonhap) — Le secrétaire exécutif de l’Organisation du Traité d’interdiction complète des essais nucléaires (Otice), Lassina Zerbo, a déclaré que son agence pourra contribuer au processus de dénucléarisation de la Corée du Nord avec des ressources humaines et technologies, si la communauté internationale le demande et les pays membres le souhaitent.

Zerbo a fait cette réponse à une question d’un journaliste de l’agence de presse Yonhap sur le rôle de l’Otice après un entretien avec la ministre des Affaires étrangères Kang Kyung-wha à Séoul.

En ce qui concerne les mesures de dénucléarisation que le Nord a prises jusqu’à présent, dont la fermeture d’un site d’essais nucléaires et le démantèlement d’un centre de test de moteurs de missile, le secrétaire exécutif a déclaré qu’il n’y avait pas d’inspecteurs sur place.

«Avant la vérification par des experts, nous ne pouvons pas être convaincus que les sites ont été complètement démantelés ou non», a évalué Zerbo.

«La Corée du Sud est une supportrice excellente du Traité d’interdiction complète des essais nucléaires (Tice)», a déclaré le secrétaire exécutif, en ajoutant que lui et Kang ont discuté des moyens de répondre à la question de la dénucléarisation de la Corée du Nord et de la manière dont l’Otice pourrait contribuer pour résoudre ce sujet.

rainmaker0220@yna.co.kr

Août 13

SOMMET ANNONCÉ EN SEPTEMBRE ENTRE LES DEUX CORÉES, CETTE FOIS À PYONGYANG

Les deux Corées ont décidé lundi de tenir en septembre un sommet à Pyongyang, qui pourrait marquer une nouvelle étape importante dans le rapprochement historique entre les deux pays.

La nouvelle a été annoncée dans un communiqué commun diffusé en marge de discussions entre les deux parties dans la Zone démilitarisée (DMZ). Aucune date précise n’a été donnée.

Une visite dans la capitale nord-coréenne du président sud-coréen Moon Jae-in serait la première d’un chef d’État du Sud en plus d’une décennie.

En dépit du rapprochement observé depuis le début de l’année, les sanctions internationales décidées contre la Corée du Nord en raison de ses programmes nucléaire et balistique ont empêché la reprise de la coopération économique inter-coréenne, et peu de progrès ont été faits sur la question cruciale de la dénucléarisation du Nord.

« Le sommet de septembre peut être interprété comme une stratégie de la Corée du Nord pour trouver une façon d’avancer dans ses discussions avec les États-Unis, actuellement au point mort« , a déclaré Go Myong-hyun, analyste à l’Institut Asan des études politiques.

« Pour ce qui est de la Corée du Sud, le président Moon veut améliorer les relations inter-coréennes mais c’est difficile sans progrès dans les discussions entre les États-Unis et la Corée du Nord« .

– « Main dans la main » –

Après deux années de montée des tensions, la péninsule connaît depuis janvier une remarquable détente illustrée par le sommet entre M. Moon et le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un. Puis par la rencontre historique de juin entre ce dernier et le président américain Donald Trump.

Lors de leur sommet en avril dans la DMZ, MM. Moon et Kim avaient déjà décidé que le premier rendrait visite au second à l’automne à Pyongyang.

Le premier président sud-coréen à se rendre dans la capitale nord-coréenne fut Kim Dae-jung, qui avait rencontré en 2000 le père et prédécesseur de M. Kim, Kim Jong Il. Il avait ensuite obtenu le prix Nobel de la Paix pour ses efforts en faveur de la réconciliation inter-coréenne.

Pyongyang avait en 2007 été le théâtre d’un deuxième sommet inter-coréen, quand Kim Jong Il avait reçu le président Roh Moo-hyun.

Mais le rapprochement s’était ensuite arrêté, et Pyongyang avait accéléré ses programmes militaires qui lui ont valu depuis de multiples sanctions.

Les pourparlers de lundi, qui se tiennent dans la partie nord du village frontalier de Panmunjom, dans la DMZ, avaient été proposés la semaine dernière par Pyongyang, qui a récemment dénoncé la volonté de Washington de maintenir les sanctions.

« Nous avons entamé une période au cours de laquelle nous marchons main dans la main, plutôt que de nous mettre sur le chemin de l’autre« , avait affirmé le chef de la délégation nord-coréenne, Ri Son Gwon.

Le sommet aura probablement lieu après les célébrations du 70ème anniversaire du régime nord-coréen, le 9 septembre, a laissé entendre la Maison bleue, la présidence sud-coréenne.

« Ce serait difficile début septembre, c’est-à-dire avant le 10 septembre« , a déclaré aux journalistes Kim Eui-kyeom, porte-parole de la présidence, en citant « des raisons que tout le monde peut deviner« .

– Réunion des familles –

Le ministre de l’Unification Cho Myoung-gyon, à la tête de la délégation du Sud, a jugé important que les deux Corées gardent « le même état d’esprit« .

« Tous les problèmes peuvent être réglés avec cet état d’esprit« , a déclaré M. Cho.

Il a évoqué la possibilité que Pyongyang mette sur la table la question des sanctions: « Nous expliquerons notre position au Nord.« 

Les échanges entre le Nord et le Sud se sont intensifiés cette année au point que les deux camps prévoient la semaine prochaine, pour la première fois en trois ans, une réunion des familles séparées depuis la Guerre de Corée (1950-1953).

Mais même si les relations se sont réchauffées, peu de progrès ont été enregistrés sur la question fondamentale des arsenaux prohibés du Nord et de sa dénucléarisation.

Kim s’était engagé lors du sommet à travailler pour la dénucléarisation de la péninsule, une formule vague sujette à des interprétations divergentes.

Pyongyang n’a procédé à aucune mesure confirmée et a dénoncé les exigences « unilatérales » des États-Unis et leurs « méthodes de gangsters« .

Dans le même temps, Washington a exhorté la communauté internationale à maintenir en place les sanctions très sévères décidées contre Pyongyang.

Certains analystes estiment que M. Moon pourrait essayer d’agir en médiateur entre Washington et Pyongyang, lui qui avait déjà sauvé la rencontre de Singapour alors que M. Trump l’avait soudainement annulée.

afp , le 13/08/2018 à 11h41

https://actu.orange.fr/monde/sommet-annonce-en-septembre-entre-les-deux-corees-cette-fois-a-pyongyang-CNT0000015EOZD/photos/le-ministre-sud-coreen-de-l-unification-cho-myoung-gyon-d-a-la-tete-de-la-delegation-sud-coreenne-et-le-chef-de-la-delegation-nord-coreenne-ri-son-gwon-le-13-aout-2018-a-panmunjom-dans-la-zone-demilitarisee-separant-les-deux-corees-9a8bd23a49991963d5b3ad95f6d48e7c.html

Août 13

LES ÉTATS-UNIS RÉDUITS (SIC) AU NUCLÉAIRE

Le monde semble inconscient du risque de guerre nucléaire découlant de la volonté des États-Unis d’échapper aux nouvelles armes hypersoniques dont vient de se doter la Russie. Pourtant les dernières déclarations de l’état-major américain devrait sonner l’alarme générale.

Le général Hyten, chef des forces stratégiques US (US Strategic Command, ou STRATCOM), a remarqué, le 7 août 2018, lors du Space and Missile Defense Symposium de Huntsville (https://smdsymposium.org/agenda/ que la Russie avait pris une avance irrattrapable dans le domaine des armements avec les nouvelles armes hypersoniques annoncées par Vladimir Poutine le 1er mars 2018, dont l’une, le missile Kh47  kinzal, a déjà été expérimentée avec succès. L’ensemble de ces armes pourrait entrer en service en 2019 ou en 2020.

Le général Hyten, pour rassurer, si l’on peut dire, ses auditeurs, a confirmé qu’en cas d’emploi par la Russie d’une de ces armes, même dotée d’une charge conventionnelle à la portée limitée, les États-Unis pourraient se défendre en employant en riposte l’arme nucléaire. Inutile de souligner que l’arme nucléaire, même de faible volume (dite tactique), aurait le même effet destructeur que plusieurs bombes du type de celle employé à Hiroshima.

Dans ce cas, la Russie avait toujours averti qu’en cas d’emploi d’une de ces armes nucléaires, elle riposterait immédiatement par une bombe elle-même nucléaire. Il s’en suivrait une guerre atomique généralisée, potentiellement destructrice de toutes civilisations humaines.

Le Pentagone espère évidemment que consciente de ce risque, l’armée russe ne fera jamais appel à l’un de ces missiles, même confrontée à une attaque américaine utilisant des armes conventionnelles. D’un jour à l’autre cependant, le risque existe, sur une moindre échelle. Ainsi, en Syrie, si la Russie ripostait à un bombardement provenant d’une base militaire américaine  par l’envoi d’un missile Kinzal ayant provoqué la mort d’un militaire américain, elle pourrait faire l’objet d’une attaque nucléaire destinée à la dissuader de toute résistance.

C’est manifestement la volonté du Pentagone, espérant désarmer définitivement la Russie, comme la Chine dans le Pacifique. Désarmer signifie en l’espèce que les États-Unis, autrement dit l’Empire américain, pourraient étendre indéfiniment leur pouvoir sur le monde.

Il serait peu probable que Poutine ou XI Jinping acceptent passivement de se soumettre à un tel chantage. Faut-il donc se préparer, du fait de l’incapacité de l’industrie américaine à produire en temps utile des armes hypersoniques du niveau de celles des Russes, à la guerre nucléaire? 

Par Jean-Paul Baquiast, le 13 août 2018

https://blogs.mediapart.fr/jean-paul-baquiast/blog/130818/les-etats-unis-reduits-sic-au-nucleaire

NOTE : Le Club est l’espace de libre expression des abonnés de Médiapart. Ses contenus n’engagent pas la rédaction.

Pour plus de détails voir l’article du 13/08/2018 sur : http://www.dedefensa.org/article/la-course-a-lechalote

Août 13

IRAN : LA MODERNISATION DU RÉACTEUR ARAK SE POURSUIT GRÂCE À LA COOPÉRATION DE LA CHINE ET DE LA GRANDE-BRETAGNE

Le porte-parole de l’organisation iranienne de l’énergie atomique Bahruz Kamalundi a affirmé que « le réacteur nucléaire Arak n’a pas été fermé du fait du retrait des États-Unis de l’accord nucléaire ; au contraire, il poursuit ses activité avec la coopération de la Chine et de la Grande-Bretagne », a rapporté l’agence d’informations iraniennes Farsnews.

M.Kamalundi a déclaré que « dans le cadre de l’accord nucléaire, la Chine et les USA s’étaient engagés à garantir la modernisation du réacteur Arak, mais les travaux ont été interrompus après le départ des États-Unis ».

Il a ajouté qu’« après la sortie des USA de l’accord nucléaire, la Grande-Bretagne a pris à la place des États-Unis, contre notre gré car notre choix n’était pas cette dernière ».

Source: Médias, publié le 12/08/2018

https://french.almanar.com.lb/1001464

 

Août 13

AUDE : À NARBONNE, DES MILITANTS DU MONDE ENTIER DISENT NON AU NUCLÉAIRE

À Narbonne dans l’Aude s’est tenu un camp international d’été antinucléaire. L’occasion pour les militants de se retrouver et d’échanger, mais aussi d’aller à la rencontre des vacanciers pour tenter de les « réveiller« .

Des opposants au nucléaire venus du monde entier se sont réunis dans le Narbonnais pour un camp d’été, depuis le lundi 6 août et jusqu’au dimanche 12 août.

Ce rassemblement visait à permettre les échanges internationaux entre militants, à favoriser le partage de savoirs et d’expériences. Il était aussi l’occasion d’organiser des actions concrètes, comme cette journée de sensibilisation menée à Narbonne-Plage dans la semaine, auprès des vacanciers :

« Il faut réveiller un peu la population, constate Ute Mëssner, venue d’Allemagne, parce qu’il y a des gens qui disent ‘tout va bien se passer’, mais on pourrait tuer toute la population de la terre et détruire la seule planète qu’on a avec les armes nucléaires. »

Traité d’interdiction

Les militants souhaitent l’interdiction totale de l’utilisation et même de la possession d’armes nucléaires dans le monde entier. Un traité d’interdiction, le TIAN, a déjà été approuvé en 2017 par 122 pays à l’ONU. Sur le site du collectif Sortir du nucléaire, une pétition adressée à Emmanuel Macron lui demande de signer ce traité : « la France fait un total blocage« , déplore Didier Latorre, porte-parole de l’action anti-nucléaire de Narbonne. La France a rejeté l’année dernière un texte qui « méprise clairement les réalités de l’environnement sécuritaire international« , parmi lesquelles la menace représentée par la Corée du Nord.

Le lieu du camp d’été n’a pas été choisi au hasard : près de Narbonne, l’usine de Malvési du groupe Areva traite de l’uranium brut pour le transformer en tétrafluorure d’uranium.

La date non plus n’est pas anodine : elle coïncide avec les commémorations du largage des premières bombes atomiques, sur Hiroshima et Nagasaki les 6 et 9 août 1945. Entre 155.000 et 250.000 personnes ont péri ces jours-là.

https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/aude/aude-narbonne-militants-du-monde-entier-disent-non-au-nucleaire-1525192.html

Août 13

DVD LA BOMBE : COMMENT VIVRE AVEC UNE INVENTION CAPABLE DE DÉTRUIRE LA PLANÈTE ?

Comment vivre avec une invention capable de détruire la planète ? S’appuyant sur de spectaculaires archives récemment restaurées et rendues publiques, une captivante plongée dans l’histoire de la bombe atomique, de sa conception à la manière dont elle a changé le monde. Arte TV

Tout a commencé assez innocemment. En 1938, deux chimistes allemands découvrent accidentellement la fission nucléaire. Comme l’avait pressenti Einstein, ce phénomène physique pourrait s’accompagner d’un colossal dégagement d’énergie. Les physiciens du monde entier en sont certains : grâce à la fission nucléaire, l’arme la plus puissante jamais inventée va pouvoir voir le jour. Mais ils redoutent aussi que les Allemands soient les premiers à la posséder. Quand les Américains entrent en guerre en 1941, cette menace les pousse à se lancer dans une course effrénée. « Pour la première fois, nous étions maintenant capables de notre propre destruction en tant qu’espèce » rappelle ainsi l’historien américain Richard Rhodes. Avec l’aide du Royaume-Uni et du Canada, les États-Unis initient le projet Manhattan dont ils confient les rênes scientifiques au physicien Robert Oppenheimer. Celui que l’on surnommera «le père de la bombe atomique» va coordonner les efforts de 130 000 collaborateurs et disposer d’un budget colossal de 2 milliards de dollars pour réaliser une bombe de destruction massive. Quelques jours après la réussite des premiers tests,  le 16 juillet 1945 au Nouveau-Mexique, le président Truman donne son feu vert pour utiliser l’arme atomique contre le Japon. Les villes japonaises d’Hiroshima, le 6 août, et Nagasaki, le 9, vont être ravagées par « Little boy » et « Fatman » ainsi que les ont surnommées les équipages des bombardiers qui les ont larguées. Après la capitulation de l’empereur Hirohito, le monde entier découvre les terribles ravages de la puissance de feu atomique. Mais, alors que la bombe A devint le symbole d’une Amérique triomphante, les premiers essais russes en 1949 vont rappeler que les frères ennemis peuvent désormais se menacer mutuellement de destruction totale…

Archives et témoignages exceptionnels

C’est une histoire tout à la fois scientifique, politique et culturelle que raconte ce formidable documentaire du cinéaste américain Rushmore DeNooyer (Téléscope Hubble – Une mission à haut risque). Pendant un an et demi, le réalisateur a pu puiser dans les photographies et les films récemment déclassifiés par le Département de la Défense américain afin d’exhumer les documents les plus passionnants. Étayé d’impressionnantes images de champignons atomiques au-dessus du désert du Nouveau-Mexique et du Pacifique, mais aussi d’archives poignantes consacrées aux victimes d’Hiroshima et de Nagasaki, son récit convoque également les témoignages d’anciens hommes politiques, d’ingénieurs du projet Manhattan et d’historiens. Ces derniers s’interrogent : comment vivre avec une invention capable de détruire la planète ?

Le DVD

Durée : 97 min

Réalisation : Rushmore Denooyer

Pays : États-Unis

Année : 2015

Disponible du 04/08/2018 au 11/09/2018

Disponible en direct : oui

Prochaine diffusion le mercredi 5 septembre à 09h25

https://www.arte.tv/fr/videos/079408-000-A/la-bombe/

Le programme est disponible en vidéo à la demande ou DVD.

https://www.arte.tv/fr/videos/079408-000-A/la-bombe/

Août 12

L’ÉTAT FRANÇAIS PROTÈGE LE TERRORISME

La citoyenne russe Maria Katasonova est une terroriste nucléaire. Elle a ses entrées à l’association « Dialogue franco-russe » de Thierry Mariani et même à l’Assemblée nationale. Son sponsor est Marine Le Pen. Le consulat français à Moscou lui délivre des visas d’entrée dans notre pays où elle circule librement sans être inquiétée.

Maria Katasonova affirme sur une vidéo que le projet de Monde russe en Ukraine « Novorossia » ne peut échouer. Elle assène : « Si nous perdons, nous détruirons la planète » et en guise d’argument, elle déclenche d’un revers du bras l’enfer nucléaire. Si un islamiste quelconque avait menacé de décapiter un otage avec son sabre, on lui aurait refusé un visa d’entrée dans notre pays. Il aurait été placé sur la liste des personnes recherchées par Interpol, et il aurait été arrêté. Mais Maria Katasonova peut menacer en toute impunité de détruire la planète, sur laquelle vous et moi vivons.

Le 6 juin, j’ai déposé plainte contre Maria Katasonova auprès du procureur de Bayonne. À ce jour, je n’ai reçu aucune réponse. Peut-être que j’en recevrai une dans les jours prochains. Si ce n’était pas le cas, je serais contraint de penser que le procureur de Bayonne ne souhaite pas affronter les réseaux qui protègent Maria Katasonova, tant en France qu’en Russie.Maria Katasonova à Paris © Maria Katasonova

Maria Katasonova est assistante parlementaire du député de la Douma d’État Eugène Fedorov, le plus ardent poutiniste parmi les députés russes et coordinateur du Mouvement de libération nationale. Cette organisation fait le coup de feu au Donbass ukrainien et le coup de poing contre les opposants à Moscou.

Maria Katasonova fait partie des personnes invitées aux cérémonies les plus prestigieuses du Kremlin. Avec fierté, elle expose son carton d’invitation à l’inauguration de Poutine pour son nième mandat présidentiel.

Son mentor international est Marine Le Pen. Elle a fait la bise et a offert des roses bleues à la candidate FN à l’élection présidentielle lors de sa venue à Moscou en 2017.

Lors de ses visites en France, Maria Katasonova fréquente l’association « Dialogue franco-russe » présidée par Thierry Mariani. Ces liens lui ont assuré un sauf-conduit à l’Assemblée nationale le 28 mars 2017. Une terroriste à l’Assemblée nationale, personne ne s’en est ému ! Personnellement, j’avais écrit l’an dernier au consulat de France à Moscou pour exprimer mon étonnement qu’un visa puisse être remis à une terroriste. Non seulement cette personne n’a pas été inquiétée par la police en France, mais son visa lui a été renouvelé par la suite. Sur sa page Facebook, la terroriste au visage d’ange pose au Trocadéro sur fond de tour Eiffel, sur des yachts luxueux à Antibes ou à Nice.

La lutte contre le terrorisme affichée par les autorités françaises est une duplicité.

Beaucoup de monde courtise Poutine en France. Macron le tutoie et l’appelle « Cher Vladimir ». Poutine est un modèle pour Philippe de Villiers, Nicolas Dupont-Aignan, nombres de frontistes et républicains. Pour Mélenchon et une partie de la gauche, Poutine est victime d’une Europe agressive, un dernier recours contre l’OTAN et notre sauveur en Syrie. Et puis, et certainement surtout, il y a le lobby des affaires. S’en prendre à Maria Katasonova serait très mal pris par le Kremlin. Combien cela coûterait en termes de rupture de contrats commerciaux ? Personne n’a envie de donner un coup de pied dans cette fourmilière en arrêtant Maria Katasonova en France. La lutte contre le terrorisme a ses limites. Il y a d’autres priorités. Je comprends tout à fait les réticences du Procureur de Bayonne à me répondre.

Mais la menace terroriste nucléaire russe est-elle réelle ?

« La Russie est invincible ! » Ce slogan est récurrent. Les cérémonies grandioses du 9 mai sacralisent la victoire de 1945. Elles ont pour but de persuader que ce postulat est éternel. Le Russe contemporain n’a pas participé à cette victoire vieille de 73 ans. Même pas Poutine qui est né en 1952. Les Russes de notre génération n’ont pas gagné la deuxième guerre mondiale en 1945, mais ils ont perdu en 1991 la troisième guerre mondiale ou première guerre froide. Leur pays, l’URSS a été battue. Elle s’est disloquée. Gagneront-ils la troisième guerre mondiale, ou deuxième guerre froide qui se déroule actuellement ? Avec les mêmes moyens, même nucléaires ? La situation est critique.

Aujourd’hui, la Fédération de Russie est un pays en difficulté sur tous les plans. Son PIB est inférieur à 2 % du PIB mondial. Celui de l’URSS était de 7 %. Elle est en conflit ouvert ou larvé avec tous ses voisins, en particulier avec la Chine qui revendique des territoires qui s’étendent jusqu’au nord du Baïkal. La corruption gangrène le pays. La Russie est isolée. Elle est soumise à des sanctions internationales. Le recours à l’arme nucléaire est le leitmotiv d’une classe politique dirigeante russe aux abois. En situation désespérée, on a recours à des moyens désespérés. Nous nous ferons hara-kiri en emportant avec nous toute la planète. C’est exactement le sens de la vidéo de Maria Katasonova. Cela s’appelle du terrorisme.  

Cet argument s’adresse avant tout à un public intérieur. Il a pour mission de rassurer la population avec l’axiome : « La Russie est invincible ! »

Maria Katasonova n’est pas la seule à banaliser la menace nucléaire russe. Les médias russes retransmettent les vantardises de Poutine. On se rappelle le téléfilm publié à l’occasion du premier anniversaire de l’annexion de la Crimée. Il a été une déclaration formelle de la nouvelle doctrine militaire russe que l’on appellera la « doctrine Poutine ». Elle peut être résumé ainsi : « Je brandis seul la menace nucléaire, quand et contre qui je veux ! » Cette conception personnelle de la dissuasion est fondamentalement opposée à la précédente qui autorisait son utilisation uniquement en cas de danger réel pour l’existence de l’État. La décision devait être prise par un triumvirat : le chef de l’État, le ministre de la Défense et le chef d’état-major. En 2014, Poutine a décidé tout seul de mettre ses forces nucléaires en état d’alerte pour annexer un territoire étranger : la Crimée. Dans le film « Ordre mondial 2018 », il pose la question : « Avons-nous besoin d’un tel monde sans la Russie » ? Chacun a compris que la Russie dont il parle est la Russie avec Poutine au pouvoir. Poutine est prêt à utiliser l’arme nucléaire pour rester au pouvoir. La classe politique reprend cet argument sans retenue. Vladimir Jirinovsky affirme en direct sur les médias nationaux qu’il faut bombarder non pas seulement Berlin, mais toute l’Allemagne, qu’il faut brûler Paris. Le « Centre de lutte contre l’extrémisme » si zélé avec l’opposition n’a pas encore inquiété Jirinovsky pour de tels propos. La population reprend en cœur cette rhétorique. J’ai discuté avec des chauffeurs, des gardiens d’immeuble et des femmes de ménage. Leur argument final est la dissuasion nucléaire. Le peuple russe se sent fort et invincible parce que leur chef peut détruire la planète. Cette année, devant l’assemblée fédérale présentant ses nouvelles armes Poutine l’a dit en ces termes : « Maintenant, on doit compter avec nous ! »

Le culte de la violence est profondément ancré dans la culture russe actuelle héritée de l’ère soviétique. Ces menaces intempestives en sont l’expression. Hélas, les transformations démocratiques de 1991 n’ont pas été une révolution culturelle. Nous nous en sommes aperçus dès 1993, lorsque le premier président de la Russie, Boris Eltsine, a résolu les contradictions entre le pouvoir exécutif et législatif en faisant bombarder ce dernier. L’Histoire de la Russie actuelle est émaillée de guerres sanglantes, Tchétchénie, Géorgie, Ukraine, Syrie, et d’une répression intérieure croissante. L’accession de Poutine au pouvoir est le révélateur de cette violence en tant que seul instrument de gouvernance. La vulgarisation de la menace nucléaire en est un de ses développements.

Les compagnies militaires privées comme « Wagner » ou « Patriot », bien qu’interdites, se multiplient en Russie. Elles expriment la privatisation de la violence réservée à l’État. En période de crise économique, les salaires offerts par ces compagnies sont une aubaine pour les hommes ayant une expérience militaire.

La dislocation de la Fédération de Russie est inévitable. En sus des conflits post soviétiques non résolus à ce jour apparaîtront les conflits consécutifs à la déconfiture de la Fédération de Russie. Ce sera le monde des seigneurs de la guerre comme au Donbass. Le dictateur tchétchène Kadyrov possède une armée personnelle forte de 30.000 soldats. Le Russe Igor Girkin alias Strelkov, ex-ministre de la Défense de Donetsk, est prêt à reprendre du service en Russie. Les mercenaires comme Motorola sont devenus des héros nationaux.

La dissémination illégale des armements russes est un fait actuel démontré par l’apparition en Ukraine d’un missile « Buk ». Ce dernier a abattu un Boeing civil à 10.000 mètres d’altitude. Le Kremlin nie sa responsabilité. Demain, un obus nucléaire tactique peut être projeté par un des obusiers automoteurs russes qui combattent actuellement en Ukraine. Les missiles « Iskander » en position actuellement à Kaliningrad menacent l’Europe.

En situation de crise, qui contrôlera les arsenaux russes ? Sera-t-on aussi impuissant qu’en Syrie avec les armements chimiques ? Laissera-t-on la situation pourrir comme en Yougoslavie, en Syrie jusqu’au feu d’artifice final ?

Aujourd’hui, en refusant de poursuivre les terroristes russes, les autorités françaises commettent un crime. Elles contribuent à élever le niveau de cette menace. Les tergiversations politiciennes doivent cesser. La justice doit faire son travail sans être entravée par le pouvoir politique, quel qu’il soit !

Note : Le Club est l’espace de libre expression des abonnés de Médiapart. Ses contenus n’engagent pas la rédaction.

Pour retrouver l’article ainsi que la vidéo de Maria Katasonova, cliquer sur : https://blogs.mediapart.fr/pierre-haffner/blog/110818/l-etat-francais-protege-le-terrorisme

Août 12

LA CHINE TESTE AVEC SUCCÈS UN MISSILE HYPERSONIQUE

La Russie, la Chine et les États-Unis misent beaucoup sur ces armes, qui pourraient être opérationnelles vers 2030.

La Chine a annoncé avoir testé avec succès, le 3 août, le lancement d’un engin hypersonique. Possiblement muni d’armes nucléaires, ce type d’appareil est, en raison de sa vitesse, capable d’échapper aux systèmes de défense antimissiles actuels. Lancé par une fusée, le véhicule, baptisé Starry Sky 2 (« ciel étoilé »), s’est séparé de celle-ci et a volé durant plus de 400 secondes à une vitesse comprise entre Mach 5,5 et Mach 6, soit entre 6 732 et 7 344 km/h, a déclaré la Société de sciences et technologies aérospatiales de Chine, qui évoque un « énorme succès ».

Ce test, effectué dans le nord-ouest du pays, à une altitude de 30 kilomètres, est la première confirmation officielle de l’intérêt que porte la Chine aux armes hypersoniques de type waverider, des engins futuristes dont le fuselage est conçu pour générer une portance qui leur permet de surfer sur l’onde de choc causée par leur propre vol.

« C’est l’arme absolue »

En mars, la Chine avait annoncé qu’elle était en train de construire une soufflerie destinée à concevoir des avions et des missiles pouvant voler à plus de 12 000 km/h. La future installation, construite par l’Académie chinoise des sciences (CAS), devrait permettre de « simuler des vols à des vitesses comprises entre Mach 10 [12 250 km/h] et 25 [30 600 km/h] », soit 25 fois la vitesse du son, avait expliqué un chercheur, Han Guilai, cité par la télévision publique CCTV.

C’est également en mars, une semaine avant l’élection présidentielle en Russie, que le ministère de la défense russe avait annoncé avoir procédé au tir d’un missile hypersonique lancé à partir d’un chasseur Mig-31. Vladimir Poutine avait qualifié cette arme d’« invincible ». En mai, le président russe avait indiqué que Moscou avait déjà commencé la production industrielle d’un système de missiles hypersoniques et qu’il prévoyait de « le livrer aux forces armées en 2019 »…

NDLR : L’accès à la totalité de l’article est protégé par Le Monde. Vous pouvez néanmoins vous abonner ou payer l’article. Pour cela, cliquer sur : https://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2018/08/11/la-chine-teste-avec-succes-un-missile-hypersonique_5341502_3216.html

Août 12

“SCOTCHÉ” PAR CE TOURNAGE À BURE

Un film de science-fiction en Super 8, ce matériel qui a connu son boom il y a un demi-siècle, est actuellement en cours de réalisation à Bure. Son univers ? Post-catastrophe nucléaire, « évidemment ».

« Dans les films de fiction des Scotcheuses, construits toujours sur des lieux de lutte et avec les habitants des coins ou à partir de leur parole, beaucoup de choses ressemblent à la réalité », explique Paul*.

Il y a un demi-siècle, tourner un film en Super 8, de famille ou pas, était courant. Format de pellicules lancé par Kodak en 1965 pour le cinéma amateur, il fut très utilisé, en raison notamment de son prix. Et aujourd’hui ? Le voilà ressuscité !

Dans la Meuse, à Bure, les opposants au projet d’enfouissement des déchets nucléaires les plus radioactifs des centrales françaises, participent depuis deux ans à la réalisation d’un moyen-métrage de science-fiction tourné avec ce matériel.

Un film devrait sortir en 2019 et impulsé par le collectif franco-belge des Scotcheuses.

Passé, présent, futur ?

« C’est un scénario construit à plusieurs, et notamment avec les habitants du coin. Il a pas mal bougé. Mais en gros, c’est l’histoire d’un vagabond qui erre dans un monde post-catastrophe. Il rencontre des survivants qui comme lui vivent à la surface. Et découvre que des scientifiques ont recréé une ville, une société sous terre. Ces scientifiques ont été surpris par l’explosion d’un de leur projet, qui pourrait être le projet d’enfouissement de Bure ou une centrale, ou une autre expérience. Et ils voient dans la vie à la surface de la terre une occasion d’étudier le monde d’après la catastrophe », raconte Yves*.

L’origine de ce synopsis est encore plus ancienne que le Super 8 : « C’est une histoire qui a été écrite par l’écrivain James Agee pour Chaplin en 1947. Il avait été marqué par l’explosion d’Hiroshima. Son texte s’appelait Le vagabond d’un nouveau monde. On s’en est inspiré », complète Paul*.

Ancrés dans le réel

Les décors ont été faits main en matériaux de récupération. Le fonctionnement du collectif est totalement horizontal et ouvert, « contrairement aux projets que les Scotcheuses et les militants qu’elles rejoignent combattent, qui sont imposés d’en haut ».

L’aventure a démarré il y a deux ans. « Le collectif est arrivé pour filmer une marche des zombies à l’occasion de la manifestation des 200 000 pas contre la poubelle nucléaire, une forme de rando active. Et puis l’idée d’aller tourner dans ce fameux bois Lejuc a été proposée. On y est allé. C’est d’ailleurs à cette occasion qu’on a découvert que l’Agence nationale de gestion des déchets radioactifs commençait les travaux pour le centre d’enfouissement sans en avoir l’autorisation. Et c’est de là qu’est partie l’occupation du bois ». De nombreux habitants du secteur ont pris part à l’aventure. « On a été rejoints par plein de personnes. Le village de Montiers-sur-Saulx, qui a perdu ses commerces ou encore son collège, s’est même animé plusieurs fois pour des tournages, ce qui a énormément plu aux gens, parce que ça contraste avec ce qu’est en train de devenir leur territoire, un désert nucléaire. »

* Les prénoms ont été modifiés.

https://www.estrepublicain.fr/edition-de-bar-le-duc/2018/08/12/scotche-par-ce-tournage-a-bure

Août 12

L’IRAN ANNONCE LE RETOUR D’UN LOT D’URANIUM ENRICHI EN PROVENANCE DE RUSSIE

L’Iran recevra bientôt de l’uranium fortement enrichi en provenance de Russie, selon l’Organisation de l’énergie atomique d’Iran. Ces livraisons sont effectuées en conformité avec le Plan d’action global commun signé à Vienne en 2015.

Un deuxième lot d’uranium enrichi à 20% sera bientôt livré en Iran afin d’être utilisé dans le réacteur de recherches de Téhéran, a fait savoir samedi Behrouz Kamalvandi, porte-parole de l’Organisation de l’énergie atomique d’Iran cité par l’agence iranienne Fars News.

Il a rappelé qu’en conformité avec le Plan d’action global commun signé le 15 juillet 2015 à Vienne, l’Iran a consenti à se débarrasser de l’uranium fortement enrichi et à réduire ses stocks de celui faiblement enrichi. Téhéran a ainsi transféré une dizaine de lots d’uranium enrichi à 20% vers la Russie.
Le pays a également renoncé à l’enrichissement de l’uranium à plus de 3,6% à condition que le combustible de ce type lui soit livré depuis l’étranger.

«Après avoir signé l’accord nucléaire, nous avons arrêté la production de combustible enrichi à 20% et nous avons transmis environ 10 lots de ce type de combustible à la Russie. Nous avons reçu le premier lot il y a à peu près sept mois et le second lot doit être bientôt rendu à l’Iran», a indiqué M.Kamalvandi.

Il a également rappelé l’importance du respect du Plan d’action global commun.

«Si l’accord nucléaire reste en vigueur, les autres parties doivent nous vendre du combustible, mais s’il devient caduc, nous nous sentirons libre de produire nous-mêmes du combustible enrichi à 20%», a-t-il résumé.

Le 8 mai dernier, le Président américain Donald Trump a annoncé que son pays se retirait de l’accord signé en 2015 entre plusieurs grandes puissances et l’Iran, qui avait alors accepté de brider son programme nucléaire en échange de la levée d’une partie des sanctions internationales. Cette décision a été contestée par la Russie, la Chine, l’Allemagne, la France, le Royaume-Uni et l’UE, qui ont confirmé leur engagement en faveur de l’accord nucléaire.

International, le 12.08.2018 à 8h54

https://fr.sputniknews.com/international/201808121037623780-uranium-enrichi-accord-nucleaire-iran/

Août 11

UNE DÉLÉGATION DU MOUVEMENT DE LA PAIX À LA CONFÉRENCE MONDIALE CONTRE LES BOMBES A ET H

Nous sommes maintenant à notre 4ème jour à Hiroshima.

Le programme est bien chargé, rythmé par les conférences du meeting international les trois premiers jours (les 2, 3 et 4 août), au cours duquel les 250 représentants de 23 pays (entre autres Japon, USA, Népal, Grande Bretagne, Philippines, Corée du Sud…) ont discuté quant à l’évolution du combat contre les armes nucléaires.

Celui-ci a été suivi par la conférence mondiale contre les bombes A & H (atomique et hydrogène) ; de nombreuses associations, mouvements japonais ainsi que des marcheurs internationaux pour la paix ont rejoint les participants du meeting, avec 5000 personnes au total.

 Aujourd’hui nous avons participé à un atelier où nous avons rencontré des Hibakushas (survivants des bombes atomiques de 1945) et appris de leur expérience.

Face à ces témoins, nous prenons conscience des conséquences directes et indirectes d’une bombe A, non seulement les dizaines de milliers de morts instantanés, mais aussi de plusieurs conséquences indirectes liées aux irradiations : leucémies, nombreux cancers, y compris leur transmission aux générations suivantes. C’est ce genre de rencontre qui donne tout leur sens aux discours, dans lesquels le Mouvement de la Paix affirme la nécessité que la France ratifie le Traité sur l’Interdiction des Armes Nucléaires (TIAN), adopté par l’ONU en 2017.

Nous joignons aussi une photo d’un monument de commémoration alignant le cénotaphe, la flamme, puis le dôme de la bombe dans le parc de la paix, où auront lieu les commémorations officielles, et du dôme de la bombe atomique, bâtiment situé à 140 mètres de l’hypocentre, laissé tel qu’après l’explosion et qui témoigne donc de la violence de celle-ci.

Pacifiquement,

Julia Coulon et Ninon Cazaux

https://www.mvtpaix.org/wordpress/hiroshima-2018-une-delegation-du-mouvement-de-la-paix-a-la-conference-mondiale-contre-les-bombes-a-et-h/

Août 11

L’IRAN EXCLUT TOUTE RENCONTRE AVEC LES ÉTATS-UNIS

L’Iran a exclu samedi toute rencontre avec les États-Unis, quatre jours après le rétablissement des sanctions américaines, rejetant de la manière la plus explicite l’offre de dialogue du président Donald Trump.

Mardi, Washington a rétabli ses sanctions économiques contre l’Iran, après son retrait unilatéral de l’accord historique sur le nucléaire conclu en 2015 entre Téhéran et les grandes puissances, dont la précédente administration américaine de Barack Obama.

Même si M. Trump a dit vouloir exercer, à travers ses sanctions, une « pression maximale » sur l’Iran accusé de « d’activités néfastes« , il a dit être prêt à des discussions avec Téhéran et à un nouvel « accord global« .

Samedi, le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif a été catégorique.

« Non, il n’y aura pas de rencontre« , a-t-il déclaré à l’agence iranienne Tasnim, proche des conservateurs, qui l’interrogeait sur une possible rencontre avec le secrétaire d’État Mike Pompeo ou avec d’autres responsables américains en marge des travaux de l’Assemblée générale de l’ONU en septembre, à laquelle participeront M. Trump et le président iranien Hassan Rohani.

« Sur la récente proposition de Trump (sur des discussions), notre position officielle a été annoncée par le président et par nous. Les Américains ne sont pas honnêtes et leur addiction aux sanctions ne permet aucune forme de négociation« , a ajouté M. Zarif.

Ce dernier avait souvent rencontré l’ancien secrétaire d’État américain John Kerry lors des négociations qui avaient abouti à la conclusion de l’accord nucléaire.

C’est la première fois que l’Iran rejette de manière aussi explicite l’offre de dialogue américaine alors que des spéculations vont bon train sur le fait que la pression économique pourrait pousser Téhéran vers des négociations.

Rohani, qui a tout misé sur l’accord nucléaire et une politique d’ouverture envers l’Occident, avait accusé Washington de « vouloir provoquer des dissensions » parmi les Iraniens en rétablissant les sanctions.

Il avait aussi jugé « insensé » des négociations à l’ombre de sanctions imposées selon lui « aux enfants iraniens, aux malades et à la nation« .

– « Addiction aux sanctions » –

Trump avait dit souhaiter un « accord plus global sur l’ensemble des activités néfastes (de l’Iran), dont son programme balistique et son soutien au terrorisme« . Il reproche entre autres à l’Iran son soutien au régime syrien, aux rebelles au Yémen, au Hamas à Gaza et au Hezbollah libanais.

Russes et européens, également signataires de l’accord nucléaire, ont condamné les mesures américaines et se sont dit déterminés à sauver ce texte qui visait à garantir un caractère strictement pacifique du programme nucléaire iranien, contre la levée progressive des sanctions qui avaient isolé l’Iran.

Intervenant en outre dans la querelle entre la Turquie et les États-Unis, M. Zarif a accusé là aussi Washington d’avoir « une addiction aux sanctions et à l’intimidation« .

« La jubilation éprouvée (par Donald Trump) en imposant des difficultés économiques à la Turquie, son allié de l’OTAN, est honteuse« , a-t-il écrit sur Twitter.

Donald Trump a annoncé une forte augmentation des taxes à l’importation sur l’acier et l’aluminium turcs, au moment où les deux pays sont embourbés dans une crise diplomatique au sujet d’un pasteur américain détenu en Turquie. Ces tensions ont provoqué une chute de la livre turque qui a enregistré vendredi son plus bas historique.

La monnaie glisse « rapidement vers le bas par rapport à notre dollar très fort!« , a réagi Donald Trump.

– Chute du rial –

L’Iran a également subi une chute vertigineuse de sa monnaie, le rial ayant perdu plus de la moitié de sa valeur par rapport au dollar depuis avril avec alors les menaces de M. Trump de se retirer de l’accord.

Après une légère reprise, le rial a de nouveau perdu 13% de sa valeur, s’échangeant samedi à 106,200 rials contre un dollar selon le site économique Bonbast.

Avec un risque d’aggravation de la crise économique, plusieurs villes d’Iran ont été le théâtre ces dernières semaines de manifestations sporadiques et de grèves contre le chômage et l’inflation mais aussi pour exprimer la colère envers le système politique.

L’Iran et les États-Unis n’entretiennent plus de relations diplomatiques depuis 1980.

https://www.challenges.fr/monde/l-iran-exclut-toute-rencontre-avec-les-etats-unis_606519

Août 10

TCHERNOBYL • “MÊME SI LE NUAGE ARRIVE EN TURQUIE, IL NE PEUT L’ATTEINDRE !”

Tchernobyl en avril, en août ne perd pourtant pas le fil… Un pré-article pour notre feuilleton d’été qui concernera les ambitions nucléaires du Reis turc.

Les 6 et 9 août 1945, Hiroshima et Nagasaki subissaient un bombardement nucléaire américain. L’immonde bombe succédait à l’immonde guerre et son cortège d’horreurs, génocide et migrations forcées. L’humanité finissait de démontrer son contraire. Voilà aussi pour la date du 9 août.

Depuis, cette énergie concentrée meurtrière, dans nos esprits, ne peut être séparée de l’utilisation du nucléaire dit “civil”. Et d’ailleurs, les pouvoirs de par le monde qui veulent encore se doter de la bombe, feignent toujours de revendiquer la libre disponibilité de centrales nucléaires pour leurs besoins en électricité, pour légitimer leurs recherches d’armement, comme pour confirmer notre confusion. Et ce, pour le plus grand profit des industriels du nucléaire, qui bien que regardés de près, n’en sont pas moins des acteurs importants du capitalisme mondialisé. La Turquie, mine de rien, en est arrivée là, après l’Iran et bien d’autres.

Nous publions cet article, en choisissant volontairement cette date plus que symbolique.

Tchernobyl (26 avril 1986), est revenu dans l’actualité suite au fait qu’un ressortissant turc veuille faire un don de sang aux États-Unis en juillet 2017…

Les mémoires ont préféré effacer les conséquences de cette catastrophe du 26 avril 1986, mais les lois de santé fédérales des Etats-Unis, n’autorisent toujours  pas les personnes qui ont passé 5 mois en Turquie entre 1980 et 1996 à donner (vendre) leur sang.

32 ans plus tard, un petit retour :

Les nuages radioactifs ont pourtant atteint la Turquie en quelques jours. Le 3 mai 1986, ils étaient en Thrace (Partie européenne de la Turquie, côté Bulgarie et Grèce du nord), puis au-dessus de la région côté Mer Noire. En Mai, sur la route d’Istanbul-Edirne, les compteurs Geiger montrait 1000 fois la dose normale de radiation. Pour la Turquie, c’était le début du casse-tête…

Les autorités russes avaient averti la Turquie et conseillé de surveiller les taux de près. Ahmet Yüksel Özemre, le Président de TAEK (Énergie Atomique de Turquie) de l’époque déclarait : “Même si le nuage arrive en Turquie, il ne peut l’atteindre !”

Les pays européens ont arrêté l’achat de noisettes, important produit d’exportation. Le 2 décembre 1986, l’Allemagne a enfin déclaré des taux dangereux de radiation dans le thé et rendu 13 tonnes de thé à la Turquie… Et les autorités turques ont répondu à cet embargo avec la rengaine ordinaire “des complots montés par les forces extérieures”. Cette déclaration n’a pas suffi au directeur de Çaykur (Monopole de thé étatique de Turquie), qui a annoncé que “lorsqu’on fait bouillir le thé longtemps, la radiation diminue”. C’est suite à cette déclaration que le ministre Cahit Aral, a fait son one man show à la télé, à une heure de grande écoute, tout en buvant du thé…

En Turquie, les conséquences de la catastrophe ont été prises très à la légère, comme dans de nombreux pays européens. Les conséquences furent pourtant lourdes, particulièrement sur le thé, tabac, noisettes, principales cultures de la région de la Mer Noire, au nord de la Turquie, face à Tchernobyl, à seulement 795,58 km de distance à vol d’oiseau, ou encore à vol de nuages radioactifs, selon les vents dominants…

Alors qu’à des dizaines de milliers de kilomètres plus loin, d’autres pays tentaient, bien qu’avec un retard certain, de prendre des précautions, avec inquiétude, sous le nuage radioactif, (sauf en France où le nuage se serait arrêté à la frontière suite à une injonction télévisée de faire demi-tour !), Cahit Aral, ministre de l’Industrie et du Commerce de l’époque disait encore  “La Mer Noire serait-elle salie, parce qu’une goutte d’encre noire est tombée dedans ?” et se gaussait en ajoutant “Rien de bien ne vient de Russie… C’est soit le communisme, soit la radiation…”

“Ceux qui disent qu’il y a de la radiation, sont des mécréants. Du fait des exagérations sur les informations concernant la radiation, notre tourisme et à la fois notre commerce seront  affectés.” (24 juin 1986)

“La radiation sur le thé est sans danger. Vous pouvez  boire 20 thés par jour sans aucune crainte.” (13 décembre 1986)

“Le thé n’est pas dangereux, pourquoi le détruirions-nous ?” (23 décembre 1986, Cumhuriyet)

Et il faisait aussi des déclarations “scientifiques” : “Imaginons une plante. Ses feuilles sont atteintes par les radiations qui arrivent du soleil, et le phénomène que nous appelons photosynthèse se produit. Si les radiations du soleil n’existaient pas, la plante n’existerait pas, la vie n’existerait pas…” (Assemblée Nationale 22, janvier 1987)

Ahmet Yüksel Özemre, le Président de TAEK déclarait à son tour : “Vous pouvez tout manger. Plus de 50 mille prises de mesure montrent que les aliments en Turquie sont totalement sécurisés.”  (15 juin 1986, Milliyet)

“Il n’y a aucun danger à consommer du thé, mais nous interdirons l’exportation.” (10 décembre, Milliyet)

Turgut Özal, alors premier ministre déclarait Le thé radioactif est encore plus délicieux”. Et son prédécesseur, Kenan Evren, général putschiste du coup d’Etat du 12 septembre 1980 annonçaitUn peu de radiation est bon pour les os”…

L’Assemblée nationale a carrément refusé la constitution d’une commission d’enquête sur les conséquences de la catastrophe. Pour compléter le tout, les données concernant les taux de radiation en Turquie n’ont pas été portées à la connaissance du public, afin de ne pas créer de panique(comme en France). C’est ainsi que tout le stock des thés irradiés destiné à l’exportation, et refusé, a été écoulé dans le pays.

Certains chercheurs ont déclaré ultérieurement qu’à l’époque ils/elles ont subi de fortes pressions pour ne pas faire d’études et travaux à ce sujet.

Après les réactions qui ont suivi la mise à la lumière du jour des résultats obtenus par quelques chercheurs qui ont tenu tête, et fait des études, 58 mille tonnes de thé irradiés ont enfin été enfouis en 1989. Il s’agissait d’une opération de communication répondant à l’attente de l’opinion publique, et elle a d’ailleurs été menée sans aucune prise de mesure, ni ménagement pour la protection des nappes phréatiques et la terre… Une partie de ces sacs de thé allaient ressurgir, par un coup d’excavateur en 2009, à Rize, ville de la rive Mer Noire, lors de travaux dans un chantier de terrain de sport, dans le campus universitaire, construit sur les décombres d’une ancienne usine de thé. Le thé ainsi ressurgi, dispersé, était toujours irradié… Le stock dangereux allait être enfoui à nouveau, cette fois couvert de gravats en granit, l’équivalent d’une contenance de 80 camions. Et peu de temps après, les Geiger ont montré que, la nature du granit aidant, la radiation avait doublé ! Granit retiré et remplacé par le béton, les étudiants peuvent depuis s’adonner à leur sport favori.

Mais dans la région de la Mer Noire, il y a aussi noisettes et tabac…

Certaines études, révèlent, qu’alors que les “autorités” étaient unanimes sur le fait que scientifiquement il n’y avait pas de danger, 58 mille tonnes de thé ont été neutralisées principalement pour éviter les spéculations dans l’opinion publique, ainsi que pour rester dans le pseudo cadre du programme de contrôle, et ce, compte tenu d’une énorme perte économique à juguler.

Mais, pour la noisette et le tabac, deux produits importants de la région, ils ont traversé tous les contrôles, sans rencontrer de problèmes, et furent dispersés, en jonglant avec les différentes modalités de contrôle à l’importation adoptées par pays, à commencer par l’UE et les États-Unis.

La noisette est en effet un produit d’export important pour la Turquie, qui réalise 70% de la production mondiale. Peu de stock serait donc resté sur les bras. Quelques années après la catastrophe, ces quelques stocks de noisettes restants, toujours irradiés, furent distribués dans les écoles et casernes, comme “aliment bénéfique”, pour sa richesse en lipides, protéines, valeur énergétique et vitamine E. Tant pis pour la radioactivité…

Le tabac ? Nous trouvons très peu de données. Le marché des cigarettiers est bien gardé. Visiblement, la catastrophe de Tchernobyl n’a pas affecté l’exportation du tabac. La Turquie exporte des cigarettes au Moyen-Orient, mais le tabac comme matière première est exporté aussi vers l’Occident, États-Unis en tête, suivis de près par la Russie et l’Europe. Après tout, le tabac tue… Le tabac irradié, tue peut être un peu plus vite. Il n’était pas question de pénaliser un marché économique qui se chiffre en milliards de dollars.

Oui, le thé est certainement un produit incontournable en Turquie. Il n’est pas étonnant alors qu’à l’époque, les polémiques et attentions se soient, volontairement, et spontanément, focalisées dessus. Mis à part le thé, la noisette, le tabac, sur lesquels il manque déjà des données, que dire alors des autres produits de consommation ? Toute une panoplie… eau, légumes et fruits, céréales, viande, lait… Et même le bois…

Mais qu’à fait la “Médecine” ?

L’Union des médecins de Turquie a établi en 2006, un rapport “Le Cancer en Turquie après l’accident nucléaire de Tchernobyl”. Ce rapport notifiait clairement qu’il n’existait pas de données recueillies et fiables pour établir un lien entre l’accident et l’augmentation des cas de cancer, et les autorités ont préféré le silence. Pourtant, une importante augmentation de cas est constatée : dans la région de Marmara entre 1986 et 1987, ils sont multipliés par deux, et dans la région de la Mer Noire, par trois. Pour donner une idée, dans la ville de Hopa, une étude effectuée dans le cadre de ce rapport, auprès de 7831 personnes vivant dans 1939 foyers, révèle qu’une personne sur deux est décédées suite au cancer et que la mortalité causée par le cancer a atteint les 48%. Et encore, on ne parlera même pas des problèmes de thyroïde, cancéreux ou non. Partout où les nuages radioactifs sont passés, il existe des générations entières de trépané(e)s abonné(e)s aux médicaments substitutifs remplaçant la thyroxine naturelle.

La Turquie a depuis sombré dans l’amnésie partielle et volontaire, pour répondre aux souhaits du Reis : relancer les projets de nucléarisation de la Turquie, civile, et, à mots couverts, militaire.

Ce sera l’objet de notre feuilleton d’été. (En cours de rédaction)

Rédaction par Kedistan.

Vous pouvez utiliser, partager les articles et les traductions de Kedistan en précisant la source et en ajoutant un lien afin de respecter le travail des auteur(e)s et traductrices/teurs. Merci.

http://www.kedistan.net/2018/08/09/tchernobyl-nuage-ne-peut-atteindre-turquie/

Août 10

FORCE DE L’ESPACE : TRUMP VEUT DES « SPACE TROOPERS » POUR 2020

L’administration américaine a annoncé la création de la « Force de l’espace« , une sixième branche des forces armées souhaitée par le président Donald Trump qui veut ainsi s’assurer que les États-Unis « dominent l’espace« .

« Le temps est venu d’écrire le prochain chapitre de l’histoire de nos forces armées, de se préparer pour le prochain champ de bataille« , a déclaré le vice-président américain Mike Pence dans une allocution devant les militaires au Pentagone jeudi 9 août 2018. « L’heure est venue d’établir la Force de l’espace des États-Unis« . « La Force de l’espace, jusqu’au bout!« , a tweeté de son côté le président américain. Les préparatifs sont désormais en cours pour faire de cette force spatiale la sixième branche des forces armées, aux côtés de l’armée de terre (US Army), l’armée de l’air (US Air Force), la marine (US Navy), le corps des Marines et les garde-côtes, comme M. Trump l’avait ordonné en mai.

« Pour défendre l’Amérique, une simple présence dans l’espace ne suffit pas, nous devons dominer l’espace« , avait alors déclaré le président. Les militaires du monde entier dépendent de plus en plus des outils de géolocalisation pour leurs opérations et la sécurisation des satellites est devenue un enjeu à l’importance croissante. « L’espace a fondamentalement changé depuis une génération« , a déclaré M. Pence. « Aujourd’hui, d’autres nations cherchent à perturber nos systèmes basés dans l’espace et contestent comme jamais la suprématie américaine« . Et le vice-président de citer le lancement en 2007 par la Chine d’un missile qui a repéré et détruit un de ses propres satellites, ce qu’il a qualifié de « démonstration hautement provocatrice de la capacité croissante de la Chine à militariser l’espace« . Il a également mentionné les projets russes de laser aéroporté et de missile destinés à détruire les satellites américains. « Nos adversaires ont déjà transformé l’espace en domaine de combat« , a-t-il noté.

Scepticisme

L’espace est actuellement placé sous la responsabilité de l’US Air Force et l’administration Trump considère qu’en faire une branche à part entière permettra de débloquer plus de moyens pour ce domaine. Mais la création de cette nouvelle branche militaire n’est pas assurée car elle doit d’abord être approuvée par le Congrès. Or de nombreux élus et hauts responsables du Pentagone s’inquiètent du coût représenté par le projet, notamment parce qu’il implique la création de centaines de postes administratifs.

Certains élus républicains ont soutenu publiquement le projet mais de nombreux démocrates s’y opposent. « On pourrait peut-être s’assurer que nos concitoyens ne meurent pas par manque d’assurance-santé avant de dépenser des milliards pour militariser l’espace« , a tweeté le sénateur démocrate Bernie Sanders. Personne n’a le courage de dire à Donald Trump que c’est une « mauvaise idée« , a tweeté pour sa part le sénateur démocrate Brian Schatz. « C’est dangereux d’avoir un dirigeant qu’on ne peut pas convaincre d’abandonner des idées farfelues« .

Le ministre de la Défense Jim Mattis ne s’est pas exprimé jeudi 9 août, mais il s’était montré sceptique l’an dernier sur la nécessité de créer une Force de l’espace. Dans une lettre au Congrès, il indiquait qu’il ne « voulait pas ajouter un service séparé qui aurait vraisemblablement une conception plus étroite des opérations dans l’espace, voire un esprit de clocher« , ajoutant que cela créerait une nouvelle bureaucratie et que ce serait trop coûteux.

Un domaine de combat en développement

Mardi, devant des journalistes, il s’était déclaré favorable à la création d’un nouveau commandement militaire pour l’espace, sans toutefois aller jusqu’à soutenir l’idée d’une sixième branche des forces armées. « Il faut que nous considérions l’espace comme un domaine de combat en développement et il est certain qu’un commandement militaire fait partie des choses qu’on peut créer« , a-t-il indiqué.

Le vice-président a précisé que le processus se ferait par étapes, avec pour objectif de créer cette sixième branche d’ici 2020, fin du mandat de M. Trump. Il a demandé au Congrès d’approuver un budget supplémentaire de huit milliards de dollars sur les cinq prochaines années. La première étape sera la création d’un nouveau commandement de l’espace, sur le modèle des commandements géographiques déjà existants, comme Centcom, le Commandement central chargé du Proche-Orient, ou Africom pour l’Afrique, ou thématiques comme le commandement stratégique (Stratcom) en charge de l’armement nucléaire du pays. L’équipe de campagne de Donald Trump pour l’élection de 2020 s’est emparée du dossier : elle a demandé aux partisans du président de choisir le logo de la prochaine Force de l’espace, pour l’imprimer sur des produits promotionnels.

https://www.sciencesetavenir.fr/espace/systeme-solaire/force-de-l-espace-trump-aura-ses-space-troopers-en-2020_126652

 

Août 10

LA CORÉE DU NORD S’ACCROCHERA À SON SAVOIR-FAIRE NUCLÉAIRE EN CAS D’«HOSTILITÉ» AMÉRICAINE

SÉOUL, 10 août (Yonhap) — Le ministre nord-coréen des Affaires étrangères Ri Yong-ho a déclaré que son pays chercherait à conserver son savoir-faire en matière de nucléaire pour faire face à la poursuite éventuelle de la «politique hostile» des États-Unis à l’égard de Pyongyang, selon des médias iraniens.

Ri a tenu ces propos lors de son voyage de trois jours en Iran qui a débuté mardi, selon les médias.

«Comme nous savons que les États-Unis n’abandonneront pas leur politique d’hostilité à notre encontre, nous conserverons notre savoir-faire nucléaire», a-t-il déclaré lors d’une réunion avec Ali Larijani, président du Parlement iranien, selon les médias.

«Il est difficile de négocier avec les États-Unis», a-t-il ajouté. «Dans le but de réaliser notre grand objectif de dénucléarisation de la péninsule coréenne, les États-Unis doivent tenir leur promesse mais ils ont refusé de le faire

Ses déclarations sont intervenues sur fond d’inquiétudes croissantes sur l’impasse du processus de dénucléarisation «complète» convenue par leurs dirigeants lors de leur sommet historique à Singapour de juin dernier.

Les deux pays s’accusent mutuellement de traîner dans la mise en œuvre de l’accord.

Les États-Unis appellent le Nord à accélérer son processus de dénucléarisation alors que le Nord parle de «demandes de gangster» sans prendre de mesures correspondantes.

Hier, le ministère nord-coréen des Affaires étrangères a publié un communiqué blâmant Washington de faire une «demande unilatérale» malgré des mesures «pratiques» prises par le Nord telles que la suspension des tests nucléaires et de missiles, le démantèlement d’un site d’essais nucléaires et le rapatriement des restes de soldats américains tués pendant la guerre de Corée (1950-1953).

Le Nord a réaffirmé son engagement de respecter l’esprit de l’accord conclu entre leurs dirigeants en juin avant d’appeler les États-Unis à répondre d’une «manière correspondante».

Ri semble toutefois adopter une position plus conciliante vis-à-vis de la Corée du Sud en notant que le maintien de bonnes relations avec le Sud aidera à assurer la sécurité qui, selon lui, sera importante pour le plan de développement économique du Nord.

Son déplacement en Iran a attiré l’attention comme il a eu lieu au moment où les États-Unis ont réimposé des sanctions contre Téhéran après s’être retirés en mai dernier de l’accord nucléaire de 2015.

Le journal nord-coréen Rodong Sinmun a rapporté aujourd’hui son voyage en Iran en déclarant qu’il a discuté avec des hauts officiels iraniens, dont le président iranien Hassan Rohani, des moyens d’approfondir leurs relations bilatérales. Il n’a cependant pas mentionné de discussions sur le sujet nucléaire.

lsr@yna.co.kr

http://french.yonhapnews.co.kr/news/2018/08/10/0200000000AFR20180810000900884.HTML

Août 10

AVEU OFFICIEL : LE RETRAITEMENT DES DÉCHETS NUCLÉAIRES N’EXISTE PAS, C’EST UN LEURRE PRODUIT PAR L’INDUSTRIE DE L’ATOME

Dans un document récent de présentation du « Cycle du combustible » français en 2018 le Haut Comité pour la Transparence et l’Information sur la Sécurité Nucléaire fait un aveu de taille : le retraitement des déchets nucléaires n’existe pas vraiment et les piscines d’entreposage frisent la saturation. Moins de 1% des déchets des centrales atomiques est « recyclé« , et en un produit de fission encore plus dangereux et hautement radioactif que l’uranium. La terminologie utilisée par l’industrie nucléaire -notamment Areva-Orano – induit la population en erreur.

Le récent rapport du Haut comité pour la transparence et l’information sur la sécurité nucléaire (HCTISN)* daté du 27 juillet 2018 est un pavé dans le marigot de la nucléocratie. Remis au ministre de la pseudo transition écologique, ce rapport sur le cycle du combustible français en 2018, et les flux et stocks de matières et de déchets radioactifs dans le cadre de l’utilisation à des fins civiles de matières radioactives, fustige la rhétorique utilisé par l’industrie nucléaire du (pseudo) recyclage des matières radioactives.

Le parc nucléaire français utilise en premier lieu du combustible nucléaire dit « à l’uranium naturel enrichi » obtenu à partir de l’enrichissement d’environ 7 800 tonnes d’uranium naturel par an extraites de 10 fois plus de tonnage de terre au Niger, Canada et Kazaksthan. Cette opération d’enrichissement, précédée d’une étape de transformation chimique de l’uranium naturel en hexafluorure d’uranium (UF6) dite de conversion (ou fluoration), génère par ailleurs environ 6 720 tonnes d’uranium appauvri chaque année. (1)

« Recyclage » : moins de 1%

Alors que 1.200 tonnes de produits de fission atomique (« combustibles ») sont chargées chaque année dans les 58 réacteurs  nucléaires de France (avec tous les risques et atteintes à la santé que cela représente), 120 tonnes sont du MOX (Mélange d’Oxydes du terrifiant plutonium et d’uranium appauvri) fabriqué à partir de 10,8 tonnes de plutonium recyclé annuellement. Autrement dit la quantité de déchets des produits de fission irradiés réellement recyclée est inférieure à 1% (10,8 t de matières recyclées / 1.200 t de matières totales chargées). Un pseudo-recyclage. Pire : un bricolage d’apprenti-sorcier et de menteurs. Car tout le reste, les 99% sont des déchets radioactifs bruts qui restent sur les bras**.

Et ce foutu Mox est ce que les nucléocrates ont conçu de pire après la bombe atomique. Hautement radioactif, une fois usé après son passage dans les 22 réacteurs de 900 MWe du parc électronucléaire français, ce mélange toxique doit être suffisamment refroidi dans d’immenses bacs d’eau (piscines de refroidissement) puis évacué par la route et en convois ferroviaires pour aller être entreposé à La Hague dans l’usine d’Orano-Areva. Fin 2016, le Mox entreposé là atteignait les 1.330 tonnes. Toujours pas retraitées à ce jour car ceux qui se présentent comme les meilleurs ingénieurs de la planète ne savent pas vraiment faire et que ça coûte de plus en plus cher.

Saturation (à vomir) de déchets atomiques

Les chiffres du rapport du HCTISN parlent d’eux-mêmes : au 31 décembre 2016, près de 13.770 tonnes de déchets atomiques (combustibles usés) étaient entreposées un peu partout en France dans les périmètres des centrales nucléaires, en attente d’un retraitement de compactage et de mise en fûts hypothétiques. Hypothétique car les matières radioactives non encore retraitées et déjà stockées sur le site Areva-Orano de la Hague (Manche) frôlent les 9.800 tonnes de métal lourd (tML) pour une capacité maximale de stockage de 14.000 tML. Le calcul est simple : d’ici quelques années, 2030 au plus tard, toutes les piscines d’entreposage seront saturées du Nord au Sud, de l’Est au Centre. Ça dégueule de partout.

Face à cette autre catastrophe conçue par la nucléocratie pour toutes les générations à venir, l’industrie nucléaire et son État bricolent et foncent dans le mur. EDF ne voit plus qu’une option suicidaire : construire une immense piscine centralisatrice quelque part sur le territoire (pour commencer car d’autres viendront) et, de son côté, Areva-Orano veut trouver des débouchés pour ses matières radioactives en accroissant le recyclage du recyclage et le ré-enrichissement de l’enrichissement. Une centrale nucléaire sert de cobaye : Cruas-Meysse*** en Ardèche. Là les quatre réacteurs de 900 MW sont gorgés d’uranium de retraitement enrichi (URE) fabriqué à partir d’uranium de retraitement (URT). La connerie n’a pas de limite. Les incidents et arrêt d’urgence non plus.

Et EDF surenchérit en envisageant de reprendre à partir de 2023 le recyclage de l’uranium de retraitement dans certains de ses réacteurs afin d’utiliser au mieux les matières nucléaires issues du traitement des combustibles UNE et de stabiliser puis réduire à terme le stock d’uranium de retraitement actuellement entreposé sur le site Areva-Orano du Tricastin. Malgré le fait que, comme le précise le HCTISN  : « Dans les conditions d’utilisation actuelle du parc nucléaire français, le recyclage du plutonium contenu dans les combustibles MOX usés n’est pas réalisé car ce plutonium présente un potentiel énergétique moindre que celui du plutonium extrait des combustibles UNE usés.« 

Du côté du CEA (Commissariat à l’Énergie Atomique) on focalise sur le recyclage des produits de fission au plutonium MOX usés au sein de nouveaux réacteurs atomiques de « quatrième génération » à neutrons rapides (RNR) qu’il serait chouette d’implanter un peu partout. Le projet de démonstration est sur les tables à dessin depuis 2010 et porte le doux nom d’Astrid. Les gouvernements successifs lui ont accordé des millions d’euros au détriment des politiques sociale, éducative, culturelle et de santé par exemple. Et il faudra encore d’autres centaines de millions d’euros si l’idiotie se poursuit. C’est en 2019 que la poursuite ou pas du projet-démoniaque sera décidée par la macronie. D’ici là p’téte ben que le MOX pourrait être introduit dans les réacteurs de 1.300 MW, 1.450 MW et aussi dans l’EPR (1.600 MW). Les fanatiques de l’atomisme y pensent sérieusement.

La rhétorique du recyclage comme abus de langage et mensonge envers la population

La fuite en avant du retraitement enrichi, encore plus mortel, est nommée par les fous de la destruction atomique  »cycle » idéalement  »fermé ». Les produits de fission usés qui restent sont des déchets que les dirigeants du lobby nucléaire veulent stocker sous terre dans une poubelle géante (Cigéo Bure). C’est déchets se voient qualifiés de « cycle ouvert« . Pour le Haut comité pour la transparence et l’information sur la sécurité nucléaire (HCTISN) l’usage de ces termes et notamment  »cycle fermé » est de nature à induire le public en erreur d’autant qu’ainsi le retraitement des déchets nucléaires reste illisible et incompréhensible par le grand public.

Ainsi quarante ans après le premier « déchargement » des produits de fission mortels issus des réacteurs à eau pressurisée d’EDF plus du tiers n’est toujours pas retraité. Et chaque mois de nouveaux tonnages sont déchargés. La terminologie «cycle ouvert» pour qualifier l’absence de cycle frise le ridicule.

Le Haut comité considère que la moindre des choses serait que le Gouvernement soit explicite sur ces sujets et présente au grand public les grandes orientations prévues, en particulier ce fameux-fumeux « cycle du combustible« . D’autant que les informations et les documents mis à disposition du public par les différents protagonistes de la destruction atomique sont souvent loin de favoriser une claire compréhension des processus mis en œuvre réellement.  »L’interprétation des éléments de communication sur le caractère «cyclique» du retraitement laisse parfois croire en effet à la mise en œuvre de procédés de valorisation immédiate de l’ensemble des matières issues du traitement des combustibles usés » précise le rapport. Ce qui n’est pas le cas.

Et comme les éléments distillés au public ne permettent pas de saisir l’échelle de temps immense (des ères géologiques, des centaines de milliers d’années) que la production de déchets radioactifs entraîne il serait plus que judicieux d »’anticiper dès à présent le maintien et la transmission de la mémoire à long terme des connaissances et des données sur les opérations de gestion des matières radioactives, quelles que soient les décisions qui seront prises pour le devenir de la filière nucléaire française ».

Et pour les plus lucides et rationnels : d’arrêter immédiatement cette saloperie.

J.R

* Haut Comité pour la transparence et l’information sur la sécurité nucléaire C/O DGPR – 92055 La Défense Cedex Tel : 01 40 81 89 75 / Fax : 01 40 81 20 85 / hctisn@gmail.com / www.hctisn.fr. Groupe de travail dédié composé d’une parlementaire, d’associations de protection de l’environnement, de responsables d’activités nucléaires, d’organisations syndicales, de représentants des commissions locales d’information, de personnalités choisies pour leur compétence scientifique et de représentants de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) et de services de l’État. Il s’est réuni à cinq reprises entre janvier et juin 2018  pour procéder à ce nouvel état des lieux du « cycle du combustible » et à son analyse

(1) la quantité d’uranium appauvri générée peut varier sensiblement en fonction de la teneur résiduelle en uranium 235

** Les déchets ultimes issus du traitement des combustibles usés appartiennent à deux catégories : 

  • Les produits de fission et les actinides mineurs, produits à hauteur de 43,2 tonnes par an. Ils sont  calcinés et incorporés dans une matrice de verre conditionnée dans des Conteneurs Standards de Déchets Vitrifiés (CSD-V). 147 m3 de déchets de Haute Activité (HA) radioactives sont générés chaque année.
  • Par ailleurs 370 tonnes de déchets des structures métalliques des assemblages des produits de fission atomique (combustible) de moyenne activité à vie longue (MA-VL) sont générés chaque année. Ils sont compactés sous forme de galettes, qui sont ensuite conditionnées dans des Conteneurs Standards de Déchets Compactés (CSD-C) à raison de 706 « colis » représentant 123 m3 de déchets annuels.

*** De 1994 à 2013, mais depuis 2013 cet uranium de retraitement (URT) obtenu à l’issue du retraitement des produits de fission usés n’est plus mis en œuvre car pas rentable, difficile à maîtriser et particulièrement nocif pour l’environnement.

http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2018/08/09/Aveu-officiel-%3A-le-retraitement-des-d%C3%A9chets-nucl%C3%A9aires-n-existe-pas-r%C3%A9ellement

Août 10

SANCTIONS AMÉRICAINES CONTRE L‘IRAN : TRUMP MENACE LE MONDE

Au moment où les sanctions américaines contre l‘Iran se remettent en place, le président américain Donald Trump a lancé un avertissement sans détours aux sociétés du monde entier: « Quiconque fera des affaires avec l‘Iran n‘en fera pas avec les États-Unis ».

Ces mesures punitives font suite à la décision de l‘Administration Trump, prise en mai, d‘abroger l‘accord de 2015 avec l‘Iran et connu comme l‘Accord de Vienne sur le nucléaire iranien, ou JCPoA. Les sanctions unilatérales américaines interdiront le commerce avec l‘Iran des avions commerciaux, des voitures, des métaux précieux, du charbon, de l‘aluminium et de l‘acier ainsi que des exportations iraniennes de tapis et de pistaches.

Washington menace de sanctionner toute société à l’international qui violerait ses interdictions en bloquant son accès au système financier américain. Une seconde série de sanctions doit prendre effet en novembre; elles frapperont toutes les transactions internationales de la Banque centrale iranienne et ses exportations de pétrole, qui représentent le gros des revenus d’exportation du pays et soutiennent les finances gouvernementales. Trump a déclaré sur Twitter lundi, « Il s‘agit des sanctions les plus dures jamais imposées », justifiant sa position en disant, absurdement, « Je demande la PAIX DANS LE MONDE, rien moins! » Sous le drapeau de la « paix », l‘administration Trump prépare la guerre commerciale et la guerre – non seulement avec l‘Iran, mais avec tous les rivaux potentiels des États-Unis, y compris leurs alliés en Asie et en Europe.

Lundi est aussi entrée en vigueur la « Loi de blocage » de l‘UE (Union Européenne); elle instruit les sociétés européennes de ne pas se conformer aux demandes américaines d’arrêter les affaires avec l‘Iran. Ceux qui décident de se retirer à cause des sanctions américaines auront besoin d‘une autorisation de l‘UE et risquent sans elle des mesures juridiques de la part d‘États membres.

Alistair Burt, ministre britannique d‘État aux Affaires étrangères a dit à la BBC, « les Américains se sont vraiment trompés ici ». Alors que c’était aux sociétés elles-mêmes de décider si elles restaient ou pas en Iran, la Grande-Bretagne pensait que l‘accord sur le nucléaire iranien était important « non seulement pour la sécurité de la région, mais pour celle du monde ».

Nathalie Tocci, une adjointe de la cheffe de la politique étrangère de l‘UE Federica Mogherini, avertit sur la BBC lundi soir: « Si les sociétés européennes obéissent à des sanctions secondaires des États-Unis, elles seront en retour sanctionnées par l‘UE ». Elle dit que ces mesures étaient « nécessaires pour signaler, diplomatiquement, que les Iraniens et les Européens étaient sérieux » quand ils essayaient de garder l‘accord sur le nucléaire.

Mais les sociétés européennes ont cependant déjà choisi et agi. Le constructeur automobile Daimler, qui fabrique les voitures Mercedes, a confirmé mardi qu‘il avait suspendu ses activités en Iran. D‘autres sociétés dont Boeing, Airbus, Total et Siemens ont déjà signalé leur intention de faire de même.

En déchirant l‘accord de 2015 sur le nucléaire, les États-Unis ont aussi touché leurs rivaux européens en particulier l‘Allemagne. Les firmes allemandes, qui ont des liens étroits avec l‘Iran, avaient agi rapidement afin de prendre davantage de possibilités d‘investissements. L‘an dernier, les exportations allemandes vers l‘Iran avaient augmenté de 16 pour cent pour atteindre 3 milliards d‘euros, mais elles ont chuté de 4 pour cent dans les cinq premiers mois de 2018, quand Trump décida de réimposer les sanctions.

Un responsable américain anonyme a déclaré lundi que la loi de blocage de l‘UE n‘était « pas quelque chose qui nous inquiète vraiment ». Un autre responsable affirma que « près de cent firmes internationales ont annoncé leur intention de quitter le marché iranien ». Il reste à voir si l‘UE et ses États membres tenteront de faire respecter cette loi par des actions juridiques contre des sociétés européennes.

Si les sanctions américaines sur le pétrole iranien n‘entrent pas en vigueur avant novembre, la Chine a déjà rejeté les demandes américaines de mettre fin à ses importations de pétrole en provenance d‘Iran. On a dit à des responsables américains en visite à Beijing la semaine dernière que la Chine avait seulement accepté de ne pas augmenter ses achats. La Chine est le premier acheteur de pétrole brut iranien.

Le ministère russe des Affaires étrangères a critiqué les sanctions dans un communiqué lundi, les qualifiant d’« exemple frappant » de violation par Washington des résolutions de l‘ONU et de ce qu‘ils « piétinaient le droit international ». Il pressa les autres pays de ne pas permettre que l‘accord avec l‘Iran soit « sacrifié aux tentatives américaines de régler des comptes avec l‘Iran sur des questions qui n‘ont rien à voir avec le JPCoA ».

L‘administration Trump a abrogé l‘accord de 2015 malgré que l‘Agence internationale de l‘énergie atomique ait confirmé le respect de ses termes par l‘Iran à maintes reprises. En vertu de cet accord, l‘Iran avait accepté de limiter drastiquement ses programmes nucléaires en échange d‘un arrêt progressif des sanctions internationales.

L‘administration Trump a pourtant attaqué l‘accord, insistant pour que l‘Iran ferme entièrement son programme nucléaire et son programme de missiles, qu’il accepte des inspections de plus en plus intrusives et arrête son soi-disant « soutien au terrorisme ». Cette dernière exigence signifie la complète soumission de l‘Iran à la domination américaine du Moyen-Orient, le retrait des forces iraniennes de Syrie et le retrait de son soutien à des groupes comme le Hezbollah au Liban et les forces Houthis au Yémen.

Le conseiller national américain pour la Sécurité, John Bolton, affirma lundi que la politique de Washington n‘était pas du changement de régime mais qu’elle servait « à mettre une pression sans précédent sur le gouvernement iranien pour qu‘il change d‘attitude ». De telles déclarations ne sont tout simplement pas crédibles. Bolton est lui- même tristement connu pour des déclarations militaristes montrant l‘ambition des États-Unis, vieille de plusieurs décennies, d‘installer un régime docile à Téhéran.

Les sanctions de l‘administration Trump ont pour objectif évident de provoquer une grave crise économique et sociale en Iran. Sa décision de se retirer de l‘accord sur le nucléaire en mai a déjà eu un lourd impact sur l‘économie iranienne. La monnaie iranienne a perdu cette année la moitié de sa valeur par rapport au dollar sur le marché non-officiel, faisant monter les prix alimentaires et d‘autres denrées de première nécessité.

L‘administration Trump espère de toute évidence exploiter les protestations anti-gouvernementales ayant éclaté ces derniers mois. Ces manifestations étaient cependant le fait de couches très disparates de la population: des ouvriers au chômage, des enseignants voulant de meilleurs salaires tout comme des couches sociales aisées, fâchées des contrôles monétaires du gouvernement iranien.

Sur fond de grèves et d‘agitation croissantes de la part de la classe ouvrière au plan international, le potentiel existe pour un mouvement dirigé non seulement contre le régime répressif iranien, mais aussi contre les actions prédatrices de l‘impérialisme américain.

Publié en français le 09/08/2018 à 10h34

(Article paru d’abord en anglais le 8 août 2018)

http://www.wsws.org/fr/articles/2018/08/10/iran-a10.html

Août 10

LA NAISSANCE DU MOUVEMENT ANTINUCLÉAIRE EN FRANCE

Cette vidéo Universcience revient avec des images d’archives et des interviews sur la naissance du mouvement antinucléaire en France chez les scientifiques et dans la société civile. Et sur les liens entre le nucléaire militaire et civil en France.

Pour visualiser cette vidéo, cliquer sur : https://www.youtube.com/watch?v=bILKPLPFdHU&feature=player_embedded

Août 10

CÔTE-D’OR : ILS JEUNENT DURANT QUATRE JOURS POUR EXIGER LE DÉSARMEMENT NUCLÉAIRE

Du 6 août anniversaire d’Hiroshima au 9 août anniversaire de Nagasaki, des militants du monde entier jeûnent et militent. Ils seront ce jeudi place de la Libération à Dijon.

Communiqué des Amis de la Terre Côte-d’Or :

Nous sommes des groupes de jeûneurs qui refusons de nous alimenter pendant 4 jours, du 6 août anniversaire d’Hiroshima au 9 août anniversaire de Nagasaki, pour exprimer notre total engagement contre les armes nucléaires et exiger leur abolition.

Un élan populaire contre les armes nucléaires est plus urgent que jamais. Le monde est menacé de tensions exacerbées, le président des États-Unis déchire l’accord nucléaire avec l’Iran et augmente les dépenses militaires pour près de 700 milliards de dollars par an ce qui augmente la probabilité que des extrémistes iraniens relancent un programme nucléaire qui pourrait être suivi par un programme similaire en Arabie saoudite. Et les échanges avec la Corée du Nord continuent sur Twitter pour des négociations entrecoupées de menaces de destruction nucléaire.

Pendant ce temps, tous les États dotés d’armes nucléaires, de la Chine au Royaume-Uni en passant par la France, renouvellent et modernisent leurs arsenaux. L’horloge de l’apocalypse a de nouveau été avancée, à 2 minutes avant minuit, autrement dit, le risque d’attaque nucléaire est considéré comme comparable aux moments les plus dramatiques de la guerre froide : 14 500 armes nucléaires sont actuellement en service, dont 2 000 en état d’alerte.

En même temps, il y a des lueurs d’espoir. La Campagne internationale pour le désarmement nucléaire, ICAN, qui soutient notre jeûne, a reçu le prix Nobel de la paix. Il y a tout juste un an, un changement radical dans la dynamique du désarmement nucléaire s’est produit, avec un vote des Nations Unies le 7 juillet 2017 en faveur d’un traité interdisant les armes nucléaires : 122 pays ont voté en faveur de ce traité, dont l’entrée en vigueur est prévue dès que 50 pays l’auront ratifié. Cela donne un nouvel élan à l’écrasante majorité des nations, des organisations de la société civile et des citoyens ordinaires, qui s’opposent résolument à la folie des armes nucléaires.

Le sursaut des opinions publiques est indispensable. Les armes nucléaires sont interdites de possession, de fabrication et de menace, conformément à ce nouveau traité décidé par les Nations Unies. Il doit être signé par les pays nucléaires.

Nous, les groupes de jeûneurs soussignés, demandons à tous d’exprimer avec nous cette urgence :

Venez rejoindre et soutenir les jeûneurs !
Exigez que votre pays signe le traité d’interdiction !

Source : Infos Dijon, le 08/08/2018 20:32

http://www.infos-dijon.com/news/cote-d-or/cote-d-or/cote-d-or-ils-jeunent-durant-quatre-jours-pour-exiger-le-desarmement-nucleaire.html

Août 09

SANCTIONS CONTRE L’IRAN: L’IRAK EXHORTE LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE À FAIRE PRESSION SUR LES ÉTATS-UNIS

BAGDAD, 8 août (Xinhua) — L’Irak a appelé mercredi la communauté internationale à exhorter les États-Unis à mettre fin à leurs sanctions contre l’Iran afin d’éviter des impacts négatifs sur la stabilité dans la région du Moyen-Orient.

L’Irak « appelle la communauté internationale à exercer des pressions pour décourager l’administration américaine de maintenir les sanctions (contre l’Iran), car leurs conséquences économiques et sociales seront considérables pour l’Irak et toute la région« , a déclaré le ministre irakien des Affaires étrangères dans un communiqué.

Un jour plus tôt, le Premier ministre irakien Haider al-Abadi a également déclaré que son pays est contre de telles sanctions « injustes« , même si Bagdad se conformera aux sanctions américaines pour préserver les intérêts de l’Irak.

Suite à la décision, en mai, du président américain Donald Trump de se retirer de l’accord historique sur le nucléaire iranien de 2015, les États-Unis ont réimposé mardi une première série de sanctions économiques.

Ces sanctions visent le commerce des métaux précieux de l’Iran, les transactions en dollars américains ainsi que le secteur automobile iranien.

Une deuxième série de sanctions américaines, qui entrera en vigueur en novembre, vise à interdire les exportations de pétrole iranien et les transactions avec la banque centrale iranienne.

Dans le cadre de l’accord de 2015, les États-Unis avaient accepté de lever les sanctions économiques qui handicapaient l’Iran en échange de l’arrêt de ses activités nucléaires controversées et de l’accès des inspecteurs internationaux aux installations nucléaires.

http://french.xinhuanet.com/2018-08/09/c_137377033.htm

Août 09

CAEN. UN RASSEMBLEMENT ANTINUCLÉAIRE AU MÉMORIAL 73 ANS APRES NAGASAKI

La Grande marche contre le nucléaire s’est arrêtée au Mémorial de Caen, jeudi 9 août 2018, afin de rendre hommage aux victimes de la catastrophe de Nagasaki, 73 ans après.

11 h 02, jeudi 9 août 2018, une vingtaine de membres de l’association la Grande marche pour un débat sur le nucléaire et la transition énergétique ont respecté une minute de silence en hommage aux victimes de la catastrophe nucléaire japonaise de Nagasaki devant le Mémorial de Caen.

 « Il y a 73 ans jour pour jour, on tuait des dizaines de milliers de civils en masse à l’aide d’une arme atomique, cette tragédie sans nom ne doit plus jamais se répéter », souligne Béatrice Hovnanian, bénévole de l’association.

Lutter contre le nucléaire

Les membres de ce collectif luttant contre l’utilisation massive du nucléaire ont décrié l’insouciance des pays détenteurs de la bombe atomique. « On voudrait que la France soit le premier pays détenteur de la bombe H à signer les traités promettant la destruction de son arsenal atomique », précise Béatrice Hovnanian.

Anthony, membre caennais de l’association, a ensuite dansé sous la pluie pour envoyer un message de paix.

Les bénévoles de la Grande marche contre le nucléaire, partis de la Hague le 27 juillet 2018, vont continuer leur action de sensibilisation aux risques nucléaires avant d’achever leur périple, le 27 août, devant l’Assemblée nationale à Paris.

Ils tiendront une conférence ce jeudi 9 août au soir, à l’espace Tandem de Caen.

Par Julien HELION, publié le 09/08/2018 à 14h24

https://www.ouest-france.fr/normandie/caen-14000/caen-un-rassemblement-antinucleaire-au-memorial-73-ans-apres-nagasaki-5916512

Août 09

LUNÉVILLE: DÉNONCER LA PRÉSENCE DES ARMES NUCLÉAIRES

Ce samedi 11 août, le comité lunévillois du Mouvement de la paix organise les « 10 h autour de la Paix et du désarmement » à Lunéville.

La manifestation aura lieu à la salle du Réservoir. Elle sera l’occasion de commémorer les bombardements de Hiroshima et Nagasaki. Nous remercions la commune qui a bien voulu nous prêter la salle suite à nos sollicitations.

Quel est le programme de la journée ?

Il y aura un atelier d’origami pour fabriquer la symbolique grue, symbole de la Paix au Japon. Un atelier de préparation d’une grue géante en ossature bois est envisagé et nous ferons appel à de jeunes volontaires. Nous partagerons également un pique-nique et un barbecue sera mis à disposition. Il sera également projeté un film d’animation japonais pour les enfants à 16 h « L’oiseau bonheur ». Enfin, un autre film documentaire, « La bombe et nous », de Xavier-Marie Bonnot sera suivi d’un débat à 18 h 30.

Quels messages souhaitez-vous véhiculer à travers cette manifestation ?

L’objectif premier reste de débattre avec les gens. C’est aussi une action pédagogique. Le film diffusé aux enfants leur explique déjà un peu la catastrophe de Hiroshima et les éduque à la paix. On cherche aussi à dénoncer la présence des armes nucléaires aujourd’hui qui sont illégales, dangereuses, coûteuses, militairement inutiles. Car nous sommes pour une Europe pacifique. Nous souhaitons ainsi alerter nos concitoyens sur la gabegie considérable que constituent les 32 milliards prévus durant les 6 années à venir à travers la loi de programmation militaire.

Propos recueillis par Clément AUBRY (photo de Patrick Falgas Membre de l’association le Mouvement de la Paix)

https://www.estrepublicain.fr/edition-de-luneville/2018/08/09/denoncer-la-presence-des-armes-nucleaires

Août 09

WASHINGTON AVERTIT TÉHÉRAN DE NE PAS BLOQUER LE DÉTROIT D’ORMUZ

Washington – Les États-Unis sont déterminés à assurer avec une « extraordinaire vigilance » la navigation dans le détroit d’Ormuz, a prévenu mercredi un général américain après un exercice naval iranien que Washington a considéré comme menaçant.

L’Iran a effectué la semaine dernière un exercice naval dans le Golfe, quelques jours avant le retour des sanctions américaines contre Téhéran. Cet exercice est intervenu à une date inhabituelle, l’Iran conduisant habituellement des opérations de cette nature et de cette échelle plus tard dans l’année, à l’automne. « Il est assez clair qu’ils essayaient d’utiliser cet exercice pour nous envoyer un message », a déclaré à la presse le général Joseph Votel, commandant des forces américaines au Moyen-Orient. Le régime iranien voulait montrer qu’il avait « des capacités » militaires dans ce détroit stratégique, qui contrôle le Golfe et par où passe environ 30% du pétrole mondial transitant par voie maritime, a ajouté le général Votel. Il a précisé que l’Iran disposait dans cette zone, entre autres, de mines, de bateaux explosifs, de missiles de défense côtière, ou encore de radars. Mais « nous, nous sommes extraordinairement vigilants et nous surveillons tout changement » dans la région, a-t-il souligné. « L’une de nos principales missions est d’assurer la liberté de navigation et la liberté des échanges commerciaux, (Ndf : Sic) et nous continuerons à le faire dans l’ensemble de la région », a poursuivi le général américain. Le président iranien Hassan Rohani a averti le mois dernier que l’Iran pourrait fermer le détroit d’Ormuz. « Nous sommes le garant de la sécurité de ce détroit depuis toujours, ne jouez pas avec la queue du lion, vous le regretterez », a-t-il prévenu.

AFP / 09 août 2018 04h33

https://www.romandie.com/news/Washington-avertit-T-h-ran-de-ne-pas-bloquer-le-d-troit-d-Ormuz_RP/943867.rom

Août 09

À NAGASAKI, LE PATRON DE L’ONU SOULIGNE L’URGENCE DE LA DÉNUCLÉARISATION

Le secrétaire général des Nations unies a lancé jeudi à Nagasaki, ville du sud-ouest du Japon théâtre d’un bombardement atomique le 9 août 1945, un appel urgent à accélérer la dénucléarisation nucléaire dans le monde.

Soixante-treize ans après, plane toujours « le spectre d’un carnage impensable« , a déclaré Antonio Guterres, premier patron de l’ONU en exercice à assister à la cérémonie d’hommage aux victimes dans cette cité.

Les puissances nucléaires dépensent « d’énormes sommes » pour moderniser leur arsenal et « les processus de désarmement ont ralenti et se sont même arrêtés« , a-t-il déploré.

« Il y a un besoin urgent de désarmement de toutes sortes, et plus particulièrement nucléaire« , a insisté M. Guterres.

Le maire de Nagasaki, Tomihisa Taue, a livré un message similaire.

« Il reste encore aujourd’hui, 73 ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, 14.450 têtes nucléaires dans le monde« , a-t-il rappelé. « Le plus inquiétant pour les régions qui ont subi un bombardement nucléaire est la tendance à nouveau visible qu’ont certains pays à renforcer leur puissance militaire au moyen d’armes nucléaires en soutenant imperturbablement que de telles armes sont nécessaires« , a insisté l’élu.

Cette commémoration se déroule sur fond d’inquiétudes persistantes relatives à la menace nucléaire nord-coréenne, même si le climat s’est largement amélioré sur la péninsule depuis le début de l’année. Les ambitions militaires du président américain Donald Trump, qui a décidé de moderniser l’arsenal nucléaire de son pays, inquiètent également.

Comme chaque année, une cloche a retenti jeudi à 11H02 locales (02H02 GMT), l’heure exacte à laquelle explosa la bombe atomique, le 9 août 1945, et la foule s’est figée pour une minute de silence.

Baptisé « Fat Man« , l’engin destructeur au plutonium, qui a tué 74.000 personnes, a été largué par les Américains sur Nagasaki trois jours après « Little Boy« , à l’uranium, qui avait anéanti Hiroshima, provoquant la mort de 140.000 personnes.

Le 15 août, le Japon annonçait sa capitulation, qui ouvrait la voie à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Publié le 09/08/2018 à 11:10 | AFP

http://www.lepoint.fr/monde/a-nagasaki-le-patron-de-l-onu-souligne-l-urgence-de-la-denuclearisation-09-08-2018-2242495_24.php

Août 09

À QUOI JOUENT LES NORD-CORÉENS ?

Les négociations avec la Corée du Nord ressemblent toujours aux montagnes russes qu’affectionne par ailleurs Kim Jong Un. Les dernières propositions américaines n’y changeront rien.

On l’avait presque oublié, mais entre le nord de la Péninsule coréenne, Pékin et Washington… et même un peu Moscou, se joue une partie de « go » – c’est-à-dire une partie interminable d’encerclement, de retrait, et de petits pas – décisive.

Je vais vous résumer les épisodes précédents, histoire de vous montrer à quel point rien n’avance ! Il y a d’abord eu les insultes, type « rocket man », « fou » ou « petit gros » côté américain et « gâteux mentalement dérangé » côté dictateur joufflu coréen.

Ensuite il y a eu le sommet de Singapour dont on pourrait résumer les résultats en un titre shakespearien : « beaucoup de bruits pour rien ». Depuis, ça négocie : les Nord-Coréens démantèlent un site d’essai nucléaire inutilisable, un pas de tir de missile.

Puis les Nord-Coréens insultent Mike Pompeo, le ministre américain des Affaires étrangères, en le traitant de « gangster aviné », puis le rattrapent par la manche, puis reprennent les travaux d’une installation nucléaire, puis les interrompent…

Américains et Nord-Coréens jouent au « stop ou encore »

C’est leur technique de négociations et depuis des décennies. À l’époque de Clinton, ils procédaient de la même façon : ils faisaient capoter des négociations qui avaient duré 48h non-stop avant de rattraper les américains juste avant qu’ils ne prennent l’avion.

Donc face à un tel tourbillon, l’équipe Trump a un plan : exiger que la Corée du Nord remette 60 à 70% de son arsenal nucléaire et en échange, levée partielle des sanctions et peut être retrait de la liste des Etats sponsors du terrorisme. Pour commencer.

Le problème avec ce plan, c’est qu’il est trop malin et surtout qu’il donne trop peu – aux yeux des Nord-Coréens bien sûr. Pourquoi trop malin ? Parce que jusqu’à présent, les Nord-Coréens ont toujours refusé de dire combien ils avaient de bombes.

Certains doutent même sérieusement qu’ils aient la bombe tout court. Entendons-nous bien : une chose est de déclencher une explosion nucléaire sous terre, une autre très différente est d’avoir une bombe manufacturée, miniaturisée, prête à l’emploi.

En exigeant 60 à 70% de leurs bombes, les Nord-Coréens seraient obligés d’en donner le nombre et la qualité…

Ensuite, parce que les Américains donnent trop peu en échange : la Corée du Nord vit sous le régime de ces sanctions depuis des décennies, et se fiche d’être inclus dans une liste officielle des États-Unis : ils veulent des assurances de sécurité et de l’argent.

Par ailleurs, ce que veut Kim Jong Un – qui est au moins aussi vaniteux que son homologue américain – c’est voyager en paix, être reçu par Emmanuel Macron sur les Champs Elysées, visiter la Maison Blanche : bref être pris au sérieux et reconnu.

On en est encore loin ! Et le problème est là : d’un côté, vous avez une longue tradition coréenne diplomatique et de négociation qui mêle coup de théâtre, insultes et concessions ; de l’autre vous avez Trump qui déteste rien tant que le temps qui passe.

Par Anthony Bellanger, le 9 août 2018

https://www.franceinter.fr/emissions/geopolitique/geopolitique-09-aout-2018

Août 09

JEÛNER CONTRE L’ARME NUCLÉAIRE

Du 6 au 9 août plusieurs associations lancent un jeûne contre l’armement nucléaire pour commémorer les bombardements d’Hiroshima et de Nagasaki.

Porte-parole français de la Campagne internationale pour l’abolition des armes nucléaires (Ican) qui a remporté le prix Nobel de la paix en 2017, Dominique Lalanne explique le lien entre sa foi et son engagement.

La Croix : Pourquoi jeûner pendant quatre jours contre l’armement nucléaire ?

Dominique Lalanne : Depuis une trentaine d’années, chaque été, nous refusons de nous alimenter du 6 au 9 août pour commémorer les bombardements atomiques de Hiroshima et Nagasaki et leurs 200 000 morts. Ce jeûne a été lancé par une association, la Maison de la Vigilance de Taverny, qui se situait à l’époque près de la base aérienne de Taverny dans le Val-d’Oise. Clé de voûte de la dissuasion nucléaire, la base a été dissoute en 2011. L’association existe encore et nous faisons aujourd’hui ce jeûne au nom d’Ican, une coalition d’ONG qui a poussé à l’adoption en 2017 d’un traité historique d’interdiction de l’arme atomique.

Notre objectif est d’interpeller l’opinion publique. En parallèle, des actions, ateliers et prises de parole sont prévus dans sept villes de l’Hexagone. Depuis quelques années, ce « jeûne-actions » comme nous l’appelons a pris une ampleur internationale. En 2018, c’est un groupe de Togolais de Lomé qui a rejoint notre lutte. En jeûnant, nous nous investissons complètement dans notre cause, nous économisons nos temps de repas pour sensibiliser l’opinion et insister sur l’urgence du désarmement nucléaire.

Quelle est la position de l’Église catholique sur les armes nucléaires ?

D. L. : L’Église est confrontée à la problématique des armes nucléaires depuis leur apparition. Pendant toute une période, elle considérait que ces armes étaient tolérables puisque leur finalité était de pousser vers la paix. Mais, menacer de mort des populations entières pour assurer des rapports pacifiques entre les peuples n’est pas une solution viable sur le long terme et l’Église l’a vite compris.

Le 7 juillet 2017, un Traité d’interdiction des armes nucléaires (Tian) a été adopté à l’ONU par 122 états. Il interdit la possession et la menace d’armes nucléaires, c’est-à-dire la politique de dissuasion nucléaire, et engage les signataires à pousser les autres États à l’adopter. Le Vatican est le premier pays a l’avoir signé, à l’initiative du pape François.

Ce que nous attendons aujourd’hui, c’est une prise de position contre le nucléaire de la part des évêques au niveau international. L’épiscopat français doit exiger que la France signe le traité d’interdiction. De nombreux chrétiens avancent déjà sur cette question. Il existe déjà quatorze groupes catholiques qui ont pris position récemment dans l’Hexagone comme Pax Christi ou le MRJC par exemple.

Votre foi chrétienne est-elle à la source de votre engagement contre l’armement nucléaire ?

D. L. : Je fais un lien très important entre ma foi chrétienne et mon engagement pour le désarmement nucléaire. J’ai beaucoup de mal à comprendre comment des chrétiens peuvent penser que menacer d’extermination des populations entières pourrait être compatible avec leur foi. C’est pour cela que je propose des conférences dans des paroisses sur l’éthique et le désarmement nucléaire. Les discussions y sont fructueuses.

Beaucoup de personnes se considèrent pro-arme nucléaire car elles pensent que cela crée des conditions de sécurité. Or, si nous réfléchissons, cette arme crée l’insécurité générale et elle est surtout inutilisable. Elle ne sert qu’à marquer la puissance d’un État. Pour un chrétien, il est dramatique de revendiquer un marqueur de puissance destructif. L’arme nucléaire est une confrontation avec la foi chrétienne.

Constance Vilanova

https://www.la-croix.com/Religion/Jeuner-contre-larme-nucleaire-2018-08-08-1200960691?from_univers=lacroix

 

Août 07

LA CAPACITÉ DE PRODUCTION MONDIALE CUMULÉE DU SOLAIRE ET DE L’ÉOLIEN ATTEINT 1 TÉRAWATT

Selon Bloomberg New Energy Finance (BNEF), la capacité de production mondiale cumulée d’énergie solaire et d’énergie éolienne a atteint 1 térawatt (un millier de milliard de watts). Si l’éolien domine légèrement à 54%, le solaire enregistre une croissance beaucoup plus forte.

Les énergies renouvelables franchissent un cap. Selon les chiffres de l’institut d’études Bloomberg New Energy Finance (BNEF), la capacité de production mondiale cumulée d’énergie solaire et d’énergie éolienne a atteint 1 térawatt (un millier de milliards de watts). Un communiqué, , publié jeudi 2 août 2018 précise que le chiffre exact est de 1 013 GW selon les dernières analyses datant du 30 juin 2018. En y ajoutant les autres énergies vertes, comme l’hydroélectricité, le chiffre totalise 2 TW. Maintenant le solaire et l’éolien représentent le plus gros de la croissance selon BNEF. À titre de comparaison, la dernière édition du rapport World Nuclear Industry Status Report (WNIS) fait état d’une capacité de production de l’ensemble du parc nucléaire mondial (403 réacteurs en activité) de 351 GW (NDLR : 0,351 TW) en 2017.

D’après les données de BNEF, depuis 2000, la capacité de productions cumulées de l’énergie solaire et de l’énergie éolienne a été multipliée par 65 et a même quadruplé depuis 2010. Les moyens sont quasiment répartis équitablement : 54% pour l’éolien et 46% pour le solaire.

Une croissance de l’énergie solaire beaucoup plus forte

Les chiffres de BNEF soulignent une progression du solaire beaucoup plus importante. Depuis 2017, la capacité de production d’énergie solaire a augmenté de 46% alors que celle de l’éolien n’a crû que de 8%. Sur la même période le nombre de panneaux photovoltaïques a été multiplié par 57.

BNEF estime que l’investissement nécessaire pour arriver à 1TW s’est élevé à 2,3 billions de dollars (2,33 milliers de milliards de dollars soit 2000 milliards d’euros). Celui pour atteindre le second Terawatt, en 2 022 selon les projections du cabinet, serait beaucoup plus bas à 1,23 billions de dollars (1,07 billion d’euros).

https://www.usinenouvelle.com/article/la-capacite-de-production-mondiale-cumulee-du-solaire-et-de-l-eolien-atteint-1-terawatt.N728524

Août 07

TRUMP AVERTIT LES PAYS COMMERÇANT AVEC L’IRAN APRÈS LE RETOUR DES SANCTIONS

Le président américain Donald Trump a lancé un avertissement aux pays qui persisteraient à commercer avec l’Iran après le rétablissement mardi des sanctions contre ce pays, qualifiées des « plus dures jamais » imposées.

En Iran, plusieurs personnes rencontrées dans la rue ont accueilli avec colère et peur le retour des sanctions décidées à la suite du retrait unilatéral en mai de Washington de l’accord sur le nucléaire iranien conclu en 2015 avec les grandes puissances.

À quelques heures de l’entrée en vigueur des sanctions qui risquent d’aggraver une économie iranienne à la peine, le président iranien Hassan Rohani a crié lundi soir à la « guerre psychologique » et écarté toute négociation sur un nouvel accord nucléaire réclamé par les États-Unis.

Les mesures américaines ont suscité la colère des Européens, signataires de l’accord, qui se disent déterminés à sauver le texte même si de nombreuses entreprises occidentales voient leurs liens commerciaux avec l’Iran compromis par les sanctions.

L’allemand Daimler a annoncé mardi cesser ses activités en Iran malgré l’annonce par l’Union européenne de son intention de « protéger les opérateurs économiques européens engagés dans des affaires légitimes avec l’Iran« , et l’entrée en vigueur mardi d’une législation spécifique en ce sens.

« Les sanctions contre l’Iran sont officiellement en place. Ce sont les sanctions les plus dures jamais imposées et en novembre elles augmentent encore à un autre niveau« , a tweeté M. Trump.

« Quiconque faisant des affaires avec l’Iran ne fera PAS d’affaires avec les États-Unis. Je demande la PAIX MONDIALE, rien de moins« , a-t-il ajouté.

Les sanctions de mardi comprennent des blocages sur les transactions financières et les importations de matières premières, ainsi que des mesures pénalisantes sur les achats dans le secteur automobile et l’aviation commerciale.

Elles devraient accentuer la détérioration d’une économie moribonde, qui a provoqué la semaine dernière des protestations dans plusieurs villes contre notamment le chômage et l’inflation, alors que le rial iranien a perdu près des deux tiers de sa valeur en six mois.

« J’ai l’impression que ma vie est en train d’être détruite. Les sanctions affectent déjà gravement la vie des gens. Je ne peux pas acheter à manger, payer le loyer« , a confié à l’AFP un ouvrier du bâtiment à Téhéran.

– « Avaler le poison » –

Habitués à l’hostilité des États-Unis envers leur pays, beaucoup d’Iraniens accusent leurs propres dirigeants d’avoir échoué à trouver une solution et nombreux d’entre eux ont mis des dollars de côté et fait des provisions ces derniers jours.

« Les prix ont augmenté depuis trois, quatre mois et tout ce dont nous avons besoin est devenu tellement cher, avant même le retour des sanctions« , a déploré Yasaman, un photographe de 31 ans à Téhéran.

Pour lui, les dirigeants iraniens devraient « avaler le poison » et négocier avec les États-Unis, pays avec lequel l’Iran n’a plus de relations diplomatiques depuis 1980.

Rohani, qui a tout misé sur l’accord nucléaire et une politique d’ouverture en direction de l’Occident, a accusé Washington de « vouloir lancer une guerre psychologique contre la nation iranienne et provoquer des dissensions » parmi les Iraniens.

Il a jugé « insensé » des négociations avec l’ennemi américain, à l’ombre de sanctions imposées selon lui « aux enfants iraniens, aux malades et à la nation« .

Avant le rétablissement des sanctions, M. Trump avait dit qu’il restait « ouvert » à un « accord plus global sur l’ensemble des activités néfastes (de l’Iran), y compris son programme balistique et son soutien au terrorisme« .

Il avait aussi sommé les dirigeants iraniens de changer leur « attitude menaçante et déstabilisatrice » pour retourner « dans le giron de l’économie mondiale« .

– « Enlever le couteau » –

Trump, très hostile envers l’Iran, reproche entre autres à ce pays son soutien au président syrien Bachar al-Assad, aux rebelles au Yémen ou encore au Hamas à Gaza et au Hezbollah libanais.

Conclu après des années de difficiles négociations entre l’Iran d’une part, les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne, la Russie, la Chine, l’Allemagne et l’Union européenne de l’autre, l’accord de 2015 visait à garantir un caractère strictement pacifique du programme nucléaire iranien, contre la levée progressive des sanctions qui avaient asphyxié l’économie iranienne et isolé le pays.

Les États-Unis considèrent les sanctions « comme un moyen de pression pour que l’Iran revienne à la table des négociations, afin de modifier les conditions de l’accord à sa convenance. Cela ne se produira pas« , estime John Glaser, du think tank Cato Institute.

« Si vous êtes un ennemi et que vous poignardez quelqu’un avec un couteau, et qu’ensuite vous dites que vous voulez des négociations, la première chose à faire c’est d’enlever le couteau« , a dit M. Rohani dans son entretien télévisé.

Le président iranien a précisé que son pays « avait toujours fait bon accueil à des négociations« , mais que les États-Unis devaient d’abord prouver leur bonne foi, en revenant à l’accord nucléaire de 2015.

Rétablies mardi à 04H01 GMT, les sanctions américaines seront suivies, le 5 novembre, de nouvelles mesures affectant le secteur pétrolier et gazier ainsi que la Banque centrale.

AFP, le 07/08/2018 à 13h06

https://www.boursedirect.fr/fr/actualites/categorie/economie/l-iran-frappe-par-des-sanctions-americaines-rohani-crie-a-la-guerre-psychologique-afp-86258c919b502d95de42bf1cacf3ccb407fb6715

Août 07

NUCLÉAIRE : 193 RÉCLAME L’OUVERTURE D’UNE ANTENNE DU CIVEN EN POLYNÉSIE

INDEMNISATIONS – L’association 193 réclame l’ouverture d’une antenne du CIVEN au fenua. Elle dénonce le parcours du combattant auquel sont confrontées les familles qui déposent des dossiers de demande d’indemnisation, même si elle reconnaît des avancées.

L’association 193 faisait le point, ce lundi matin, sur les dossiers de demande d’indemnisation des familles touchées par les conséquences des essais nucléaires.

Depuis un an et demi, l’association 193 dispose d’une cellule d’accompagnement et de réparation des victimes des essais nucléaires.

Elle a rencontré 170 familles. 75 dossiers ont été déposés. 60 enregistrés par le Comité d’indemnisation des victimes du nucléaire sur cette période.

Le retrait de la notion de risque négligeable facilite les choses

Au cours des deux derniers mois, 14 dossiers ont été examinés. 8 ont obtenu une décision favorable. L’association reconnaît que le retrait de la notion de risque négligeable de la loi Morin a grandement facilité les choses. « J’ai vu les associations à la télé, et j’ai dit à ma mère que j’allais me renseigner. Je suis tombée malade en 2016, on l’a observé lors d’une mammographie. Ma maman m’a dit de me lancer. Mon papa est décédé d’un cancer à la tête. Il a travaillé à Moruroa. Maintenant, c’est tombé sur moi. Je crois que ce n’est pas par hasard. Ce cancer, il est là, et maintenant, je sais que ça vient du nucléaire. J’ai été soignée ici. J’ai rencontré des amis à moi à l’hôpital. Il y en a beaucoup qui ont le cancer. Je leur dis de faire comme moi, ils ont peur. Ils ont honte. Mais ils sont malades ! Moi je veux qu’ils se réveillent. Moi, je demande réparation. C’est tout. Il n’y a pas que moi qui aie subi. Mon foyer entier a subi ce cancer. J’ai travaillé toute ma vie, je n’ai pas d’argent pour payer des études à mon fils. Je ne peux plus travailler, je n’ai plus rien. Je veux faire valoir mes droits ! », clame Marguerite Taumihau. »

J’ai eu un cancer du sein. J’ai été aidée par une dame qui est dans l’association. C’était pas facile. On a été en contact avec la France, par téléphone, et j’ai été entendue par la Civen, la nuit. Tous les après-midi, depuis que j’ai mon cancer, je ne peux plus me déplacer. Je perds l’usage de mes pieds et de mes doigts. Et on nous a convoqués la nuit. Je suis allée à l’association 193 pour parler avec eux. Je leur ai expliqué ma souffrance. Ma vie a été détruite. Je souffre tellement ! Et toute ma famille avec moi. Je pense que ce sera ça jusqu’à la fin de ma vie. Mon dossier a été reconnu favorable mais ça ne me suffira pas pour payer tout ce que j’ai à payer », témoigne aussi Tevahine Fauura.

Des avis défavorables, pas toujours compris

Mais 6 autres familles ont reçu un avis défavorable de la Civen… et ont parfois du mal à comprendre les avis rendus : « Parmi les dossiers que l’on traite, il y en a deux qui nous ont interpellé particulièrement. Ils concernent deux femmes d’une même famille, qui vivent dans la même maison. Elles ont toutes les deux déclaré une maladie radio-induite. Seule l’une des deux a été indemnisée. La maman, décédée d’un cancer, a été reconnue victime des essais nucléaires. Sa fille, qui habite dans la même maison, on déclare qu’elle n’a pas été irradiée. Elles vivent dans la même maison ! On ne comprend pas ! C’est pas se foutre de la gueule du monde ça ? », lance Yves Conroy, président d’honneur de l’association.  
« On ne comprend pas. La Civen a dit que je n’atteignais pas les seuils, et que je n’avais jamais habité aux Tuamotu Gambiers. Mais les autres qui ont reçu un avis favorable non plus, n’y ont pas habité ! C’est le parcours du combattant. Je fais appel. Ça va prendre une autre dimension, on va prendre un avocat pour que le dossier aille de l’avant. Je ne le fais pas pour l’argent, mais pour qu’on nous reconnaisse vraiment. On m’a refusé le carnet rouge. Je veux que l’on reconnaisse que ce que j’ai est lié aux essais », martèle Nicole Alona dont le dossier a reçu un avis défavorable. 

Ouvrir une antenne locale du Civen

Le fondateur de l’association réclame l’ouverture d’une antenne locale du Civen : « Nous réclamons depuis longtemps l’ouverture d’une antenne du Civen ici. C’est sur ce terrain que doivent se passer les choses. Nous avons rencontré des freins, des obstacles, assez importants. On donne la parole, lorsqu’un dossier est instruit, à la famille des ayants-droits. Mais… à 20 000 km, lorsque la personne habite dans les îles et ne peut pas entrer en contact avec le Civen… et c’est à la personne à mettre en place les moyens de communication. Là, on dit qu’il y a quelque chose qui ne va pas. Nous avons déjà émis l’idée de créer une visio-conférence, et on a une réponse négative, regrette Père Auguste On espère vraiment que dans ces cas d’instructions de dossier, ça puisse se faire ici, et donner la possibilité aux familles d’être représentées. Le Civen se réunit tous les lundis matin vers 10 heures… chez nous, c’est le dimanche 22 heures. Il n’y a pas d’autres moyens. Les gens viennent au local de 193, et défendent leur cas là-bas, au téléphone. Lorsqu’on estime que plus de 10 000 personnes, ici, ont développé l’une des 21 maladies… entre 1998 et 2015, on lance un appel :
Si vous remplissez les 3 conditions de la loi Morin, n’ayez pas peur !  »

L’association est active sur plusieurs fronts. Elle envisage de se rendre prochainement à l’ONU, elle interpelle aussi les sénateurs et députés de la commission mixte parlementaire. Enfin, 193 annonce préparer la venue d’Emmanuel Macron au fenua l’an prochain… et envisage de se faire entendre si elle ne se sent pas écoutée dans ses combats. 

Rédaction web avec Laure Philiber

À l’occasion d’une conférence de presse tenue ce jour, l’association 193 a dénoncé la Polynésie française comme étant à l’origine de la suppression du point 11 du projet de résolution relatif à la question de la Polynésie française devant l’Assemblée générale de l’ONU. Le point 11 qui figurait dans le précédent projet de résolution traitait des conséquences des essais nucléaires en Polynésie française.

La Polynésie française n’est en rien à l’origine de la suppression de ce point et le Comité des 24, dont l’indépendance à notre égard n’est plus à démontrer, est libre de ses choix rédactionnels qui doivent être approuvés par l’Assemblée générale.

En fait, 193 semble s’être emballée sans avoir pris connaissance de l’intégralité du projet de résolution, puisque le point 11 supprimé a été transposé dans les mêmes termes au 8ème paragraphe de la deuxième page des considérants.

Le gouvernement rappelle qu’à la demande du président Édouard Fritch, la reconnaissance par l’État des conséquences sanitaires, environnementales et économiques des essais nucléaires a été inscrite dans l’Accord de l’Élysée, après que le président de la République, François Hollande, l’ait lui-même affirmé devant les Polynésiens en janvier 2016.

https://www.tntv.pf/Nucleaire-193-reclame-l-ouverture-d-une-antenne-du-Civen-en-Polynesie_a27145.html

Août 07

LE RÉACTEUR N°1 DE LA CENTRALE NUCLÉAIRE DE GOLFECH AU RALENTI POUR ÉVITER LA SURCHAUFFE

La canicule a aussi effet sur la production d’énergie de la centrale nucléaire de Golfech, dans le Tarn-et-Garonne. Le personnel a en effet été obligé de réduire légèrement la puissance de production.

Alors qu’elle est d’habitude de 1300 mégawatts (mW), elle a dû être abaissée à 1000 mW sur le réacteur n° 1.

Le tout pour respecter la règlementation en matière de rejets thermiques. Il est à noter que le réacteur n°1 est, lui, toujours en arrêt, pour rechargement de combustible, auquel sont ajoutées certaines opérations de maintenance. 

Un tiers des réacteurs français à l’arrêt

Plus globalement, c’est toute la production nucléaire française qui tourne au ralenti ces derniers jours. 20 des 58 réacteurs que compte le parc nucléaire sont à l’arrêt ou leur puissance est réduite. Quinze le sont pour travaux, et les autres à cause de la canicule. Avec les fortes chaleurs, l’eau utilisée pour les refroidir est en effet considérée comme trop chaude pour être ensuite rejetée. 

La Rédaction

https://www.ladepeche.fr/article/2018/08/06/2847403-canicule-reacteur-1-centrale-nucleaire-golfech-ralenti-eviter-surchauffe.html

Août 07

LES BOMBARDEMENTS ATOMIQUES DU JAPON «N’AVAIENT AUCUNE UTILITÉ MILITAIRE»

Le 6 août 1945, l’arme nucléaire était utilisée pour la première fois de l’histoire.

Il y a 73 ans, un avion américain larguait une bombe atomique sur la ville japonaise de Hiroshima, trois jours avant que la ville de Nagasaki ne connaisse le même sort, écrit lundi le site de la chaîne RT. Ces frappes ont fait des centaines de milliers de morts et dans les années qui ont suivi, on a encore dénombré des milliers de décès à cause des radiations. D’après les experts, l’usage de l’arme nucléaire contre la population civile n’avait aucune utilité militaire.

En 1940, le Japon a lancé une campagne d’expansion en Indochine, en 1941 il a attaqué des bases britanniques et américaines (Hong Kong, Pearl Harbor, Guam et Wake), la Malaisie, la Birmanie et les Philippines, et en 1942 Tokyo a agressé l’Indonésie, la Nouvelle Guinée, l’Australie, les îles Aléoutiennes américaines, l’Inde et les îles de Micronésie.

Mais cette même année, l’offensive japonaise s’est enlisée et en 1943 le Japon a perdu l’initiative, même si ses forces armées étaient encore assez puissantes. La contre-offensive des forces britanniques et américaines sur le théâtre des opérations du Pacifique avançait lentement. C’est seulement en juin 1945, après des combats sanglants, que les Américains ont réussi à occuper l’île d’Okinawa annexée par le Japon en 1879.

En été 1945, les États-Unis disposaient de trois bombes atomiques: Gadget et Fat Man (plutonium) et Little Boy (uranium). Le 16 juillet 1945, Gadget a explosé sur un polygone au Nouveau-Mexique. Le gouvernement américain était satisfait des résultats.

En mai 1945, le comité chargé de choisir les cibles, siégeant à Los Alamos, a rejeté l’idée de porter une frappe nucléaire contre des sites militaires à cause d’un «éventuel ratage» et d’un «effet psychologique» insuffisant. Il a donc décidé de frapper les villes.

Le 25 juillet, le président Harry Truman a approuvé la liste des villes potentielles contre lesquelles lancer une attaque nucléaire, dont Hiroshima et Nagasaki. Hiroshima, 245.000 habitants, était à l’époque la 7ème plus grande ville du Japon. Le 6 août, un bombardier B-29 américain a décollé du Tinian en direction du Japon. Aux alentours de 8 heures du matin, l’avion a survolé Hiroshima pour larguer la Little Boy, qui a explosé à 576 mètres au-dessus du sol. À 8:15, toutes les montres se sont arrêtées à Hiroshima.

Le 9 août, un bombardier a mis le cap sur Kokura, mais en raison de nuages les pilotes ont décidé d’attaquer la cible secondaire: Nagasaki.

En 1950, le nombre total de victimes des bombardements d’Hiroshima et de ses conséquences était estimé à environ 200.000 personnes, et les victimes de Nagasaki à près de 140.000.

D’après Valeri Kistanov, directeur du Centre d’études japonaises à l’Institut d’Extrême-Orient, «ces bombardements barbares n’avaient aucune utilité militaire. Aujourd’hui, même certains chercheurs occidentaux le reconnaissent. En réalité, Truman voulait, premièrement, intimider l’URSS par la force destructive de la nouvelle arme et, deuxièmement, justifier les immenses dépenses qui avaient été engagées pour son développement. Alors qu’il était clair pour tout le monde que l’entrée en guerre de l’URSS contre le Japon y mettrait un terme», explique-t-il.

Les opinions exprimées dans ce contenu n’engagent que la responsabilité de l’auteur de l’article repris d’un média russe et traduit dans son intégralité en français.

https://fr.sputniknews.com/presse/201808061037538946-japon-nagasaki-usa-hiroshima-bombe/

Août 06

IRAN: LES DÉVELOPPEMENTS DEPUIS LE RETRAIT AMÉRICAIN DE L’ACCORD NUCLÉAIRE

Principaux développements depuis l’annonce le 8 mai par Donald Trump du retrait unilatéral des États-Unis de l’accord nucléaire signé en 2015 entre l’Iran et les grandes puissances internationales.

Trump sort de l’accord

Le 8 mai, Donald Trump annonce le retrait des États-Unis de l’accord et le rétablissement des sanctions contre l’Iran ainsi que contre toutes les entreprises ayant des liens avec ce pays.

Conclu au terme de longues négociations entre l’Iran, les États-Unis, la Chine, la Russie, la Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne, l’accord a permis la levée d’une partie des sanctions contre Téhéran en échange de l’engagement pris par l’Iran de ne pas se doter de l’arme nucléaire. Selon l’Agence internationale de l’énergie atomique, l’Iran respecte les termes de l’accord.

Washington précise que les sanctions seront effectives immédiatement pour les nouveaux contrats et donne un délai de 90 à 180 jours aux entreprises étrangères pour cesser les activités avec l’Iran.

La France, l’Allemagne et le Royaume-Uni se disent de leur côté « déterminés à assurer la mise en œuvre » du texte en « maintenant les bénéfices économiques » au profit de la population iranienne.

Téhéran veut des « garanties« 

Le 8 mai, le président Hassan Rohani prévient que Téhéran pourrait cesser d’appliquer les restrictions qu’il a consenties et reprendre un enrichissement d’uranium plus élevé si les négociations avec Européens, Russes et Chinois ne donnent pas les résultats escomptés.

Le 9 mai, le guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, exige des Européens des « garanties réelles« .

Le 13 mai, le chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif entame une tournée diplomatique destinée à sauver l’accord. À Bruxelles, les Européens s’engagent à assurer à l’Iran des ressources économiques.

Mais plusieurs grands groupes étrangers ont depuis annoncé leur intention de cesser leur activité en ou avec l’Iran par peur des sanctions américaines.

Pressions

Le 21 mai, les États-Unis menacent l’Iran de sanctions « les plus fortes de l’Histoire » si Téhéran ne se plie pas à leurs conditions pour conclure un « nouvel accord » beaucoup plus vaste, visant à réduire son influence dans la région.

Le 8 juin, la vice-présidente iranienne Masoumeh Ebtekar déclare que l’Iran veut que le maintien de l’accord soit confirmé « le plus tôt possible« . Elle confirme que des « travaux préparatoires » à la reprise de l’enrichissement de l’uranium sont en cours, au cas où l’accord deviendrait caduc.

Soutien à l’Iran

Le 2 juillet, le directeur politique du département d’État Brian Hook indique que les États-Unis restent déterminés à réduire « à zéro » les exportations de pétrole iranien. Le lendemain, Hassan Rohani affirme que les États-Unis ne pourront jamais empêcher l’Iran d’exporter son pétrole.

Les Européens, la Russie et la Chine affirment le 6 juillet leur volonté de permettre à l’Iran de « continuer » à exporter son pétrole et son gaz. Cet engagement fait partie d’une liste de onze objectifs définis à Vienne lors d’une réunion avec l’Iran.

Le 16, les Européens rejettent la demande des États-Unis d’isoler économiquement l’Iran et adoptent un instrument juridique pour protéger les entreprises européennes contre les sanctions américaines.

Mais dès le lendemain, des sources européennes affirment que les États-Unis ont rejeté les demandes européennes de ne pas sanctionner les entreprises présentes en Iran.

L’Iran hausse le ton et se dit prêt à porter ses activités d’enrichissement d’uranium à un niveau plus élevé si les négociations échouent. Il annonce avoir déposé une plainte contre les États-Unis devant la Cour internationale de justice à cause de la réimposition des sanctions.

Menaces

Le 22 juillet, Hassan Rohani avertit les États-Unis de ne pas « jouer avec la queue du lion« , assurant qu’un conflit avec Téhéran serait « la mère de toutes les guerres« .

Donald Trump appelle l’Iran à « ne plus jamais » menacer les États-Unis au risque d’en « subir les conséquences« .

Le 30 juillet, Donald Trump se dit prêt à rencontrer les dirigeants iraniens « quand ils veulent« , « sans conditions préalables« . « Les menaces, sanctions et effets d’annonce ne fonctionneront pas« , réagit Mohammad Javad Zarif. « L’Amérique n’est pas fiable« , dit le ministre de l’Intérieur.

Tensions

Le 3 août, des manifestants iraniens attaquent une école religieuse dans une province proche de Téhéran.

Des manifestations ont rassemblé ces derniers jours des centaines de personnes dans plusieurs grandes villes pour protester contre les difficultés économiques à l’approche du rétablissement, le 7 août, de la première vague de sanctions américaines

 Téhéran (AFP), publié le 06/08/2018 à 11:15

http://www.lepoint.fr/economie/iran-les-developpements-depuis-le-retrait-americain-de-l-accord-nucleaire-06-08-2018-2241691_28.php

Août 06

COMMÉMORATION. 6 AOÛT 1945… HIROSHIMA, 9 AOÛT… NAGASAKI

…Il y a bien sûr le risque de guerre, les dépenses d’argent public qui fait défaut à nos hôpitaux… Mais il y a aussi la menace d’un arsenal nucléaire multiplié et modernisé sans relâche. Une menace de mort globale, véritable défi universel……

Le monde entrait alors dans l’ère nucléaire. La nature des armes changeait. Désormais, une guerre pourrait rendre la terre impropre à la vie humaine. Si nous considérons que les productions humaines influencent (déterminent ?) la vie des gens, les armes nucléaires pourraient-elles ne pas l’influencer aussi ?

Il y a bien sûr le risque de guerre, les dépenses d’argent public qui fait défaut à nos hôpitaux… Mais il y a aussi la menace d’un arsenal nucléaire multiplié et modernisé sans relâche. Une menace de mort globale, véritable défi universel…

Acceptons-nous de prendre la mesure de cette menace ? Peu d’études sont consacrées à son influence sur la vie quotidienne des gens aujourd’hui… Pourtant, elle a une influence qu’il serait utile d’apprécier du point de vue, par exemple, de la santé humaine, l’empoisonnement des terres et des mers de notre planète, ou des liens susceptibles d’exister entre cette hyper violence nucléaire qui assombrit l’avenir et les violences quotidiennes… Le réseau mondial des médecins pour la prévention de la guerre nucléaire (IPPNW) fait la promotion de telles études.

De nombreuses structures agissent également pour l’élimination des armes nucléaires (Pugwash, IDN, Mouvement de la paix, Maires pour la paix, IHN – survivants d’Hiroshima et de Nagasaki –, IPPNW…). Beaucoup, parmi elles, se sont regroupées pour donner naissance à Ican, fédération d’organisations qui a obtenu le prix Nobel de la paix en 2017.

Ce dernier point est d’autant plus important qu’un traité prévoit d’ores et déjà cette élimination, le TNP (traité relatif à la non-prolifération)… Or son application tarde, c’est le moins que l’on puisse dire ! La France l’a ratifié et pourrait s’honorer par une diplomatie novatrice courageuse sur ce thème.

L’an dernier, il y a tout juste un an, un nouveau traité, d’interdiction de ces armes nucléaires, a été adopté par 122 pays, aux Nations unies. Le Vatican l’a ratifié. La France tarde à s’y rallier. Ce traité a pourtant permis à Ican d’obtenir le prix Nobel…

Il est donc urgent de faire de ces questions une priorité politique, sociale, environnementale. Il est peu crédible de communiquer de façon plus ou moins superficielle sur des programmes écologiques et environnementaux, sur les dérèglements climatiques, sans se donner pour objectif d’éliminer 15 000 bombes atomiques prêtes à l’emploi, prêtes à ruiner la terre dans son entier et en tous les sens du terme…

Les maires d’Hiroshima et de Nagasaki, avec le réseau de plus de 7 500 collectivités territoriales qu’ils animent dans 163 pays, proposent en France des programmes locaux d’action pour une culture de la paix (PLACP) avec l’AFCDRP (1). Donner la priorité à l’émergence d’une culture de la paix fondée sur l’application du TNP, ce serait aussi économiser des milliards d’euros pour les investir dans les œuvres de vie, le logement, l’emploi, l’éducation…(NDLR : …la lutte contre le réchauffement climatique…)

Les Hibakushas (survivants des bombardements atomiques) nous seront toujours reconnaissants de cet engagement… qui devra durer autant que durera le mythe dépassé de la dissuasion nucléaire, qui ne garantit en aucun cas notre sécurité collective… Chaque année, ils sillonnent les mers du monde avec le beau paquebot appelé Peace Boat. Faire de l’action pour la paix la priorité de l’action donnera sens à la vie et nourrira l’espoir.

Michel Cibot, Délégué général de l’AFCDRP (1)

 (1) AFCDRP : Association française des communes, départements et régions pour la paix. Présidée par Philippe Rio, maire de Grigny (Essonne)

https://blogs.mediapart.fr/morvan56/blog/060818/commemoration-6-aout-1945-hiroshima-9-aout-nagasaki

Août 06

BELGIQUE : DES CENTAINES DE PACIFISTES ONT COMMÉMORÉ HIROSHIMA ET NAGASAKI À GAND

Les deux attaques nucléaires – qui se sont produites il y a 73 ans et ont fait 130.000 victimes – sont commémorées chaque année à Gand.

Des centaines de militants pacifistes ont commémoré dimanche soir les attaques nucléaires sur Hiroshima et Nagasaki. Ils ont déposé des lanternes sur l’eau en hommage aux victimes et ont appelé à une interdiction totale et mondiale de l’arme nucléaire. La soprane japonaise Anna Pardo et la violoncelliste Aline Duerinck se sont données à quelques notes de musique sur une gondole.

Les deux attaques nucléaires – qui se sont produites il y a 73 ans et ont fait 130.000 victimes – sont commémorées chaque année à Gand. À l’heure actuelle, on compte quelque 15.000 armes nucléaires de par le monde, dont une vingtaine en Belgique. Toutefois, l’organisation Vredesoverleg Gent, qui est liée à une vingtaine d’associations politiques, religieuses et syndicales, reste optimiste.

« La bonne nouvelle est que l’an dernier, 122 pays ont avalisé le texte final d’un nouveau traité des Nations Unies  », indique l’organisation. Ce document interdit sans équivoque les armes nucléaires. «  59 pays ont signé le texte et 13 l’ont ratifié. Lorsque 50 États l’auront ratifié, il pourra entrer en vigueur, cela ne devrait plus être long. »

Samedi, c’est à Mons que les attaques nucléaires ont été commémorées et un hommage sera également organisé à Louvain le 8 août.

Par Belga, le 6/08/2018 à 06:24

http://www.lesoir.be/171657/article/2018-08-06/des-centaines-de-pacifistes-ont-commemore-hiroshima-et-nagasaki-gand

Août 05

RÉACTION DE GREENPEACE AU RAPPORT DE LA COMMISSION D’ENQUÊTE PARLEMENTAIRE SUR LA SÛRETÉ ET LA SÉCURITÉ DES INSTALLATIONS NUCLÉAIRES

Paris, le 5 juillet 2018 – Dans son rapport, la Commission d’enquête fait preuve d’une grande clairvoyance sur l’ensemble des sujets qui, depuis des années, avaient été confisqués du débat public par l’industrie nucléaire : les défaillances de sûreté, les manquements dans la sécurité des installations, tout comme les graves problèmes financiers rencontrés par les opérateurs du nucléaire, EDF en tête, ainsi que la perte d’expertise.

Aujourd’hui, la représentation nationale se saisit des grandes failles du nucléaire en France et EDF ne peut plus se défausser” commente Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire pour Greenpeace France.

Il faut désormais que les recommandations formulées par la Commission soient prises en compte et mises en œuvre. Par exemple, les députés demandent très clairement que l’Autorité de sûreté nucléaire, comme à l’étranger, puisse être dotée de compétences en matière de sécurité et que ses moyens soient renforcés.

En ce qui concerne la gestion des déchets, le rapport de la Commission lance un pavé dans la mare. “Les députés sont clairs : il faut absolument envisager la possibilité du stockage à sec. C’est donc une remise en cause de la politique de retraitement des déchets nucléaires qui jusqu’alors imposait l’entreposage dans des piscines des combustibles usés sous prétexte d’en réutiliser 1%. Un retraitement qui n’est en réalité qu’un artifice pour tenter de maintenir Orano (ex Areva) à flot” précise Yannick Rousselet.

Et c’est cette solution de stockage à sec qui vient remettre en cause la construction d’une piscine centralisée à Belleville-sur-Loire. Autant de sujets qui seront débattus dès la rentrée, et sur lesquels EDF ne pourra plus imposer unilatéralement ses choix.

Contact presse : Méryl Sotty (06 73 89 48 90)
meryl.sotty@greenpeace.org

https://www.greenpeace.fr/espace-presse/reaction-rapport-de-commission-denquete-parlementaire-surete-securite-installations-nucleaires/

Août 05

LA CORÉE DU NORD S’EN PREND AU JAPON POUR SES «AMBITIONS NUCLÉAIRES»

Le Comité nord-coréen pour la paix dans la région Asie-Pacifique a critiqué le Japon pour «ses efforts visant à réaliser ses ambitions en matière d’armes nucléaires», est-il indiqué dans le rapport du comité publié par l’agence KCNA.

Bien que le Japon reste l’unique victime de bombardements atomiques dans l’histoire, il essaie depuis des années de réaliser ses ambitions en matière d’armes nucléaires, estime le Comité nord-coréen pour la paix dans la région Asie-Pacifique, cité par l’agence KCNA à la veille de l’anniversaire du bombardement d’Hiroshima, mené par les États-Unis.

 «Le Japon se présente comme la seule victime mondiale des bombardements atomiques, tout en s’opposant à la possession et à l’utilisation d’armes nucléaires. Néanmoins, depuis des années, le Japon s’efforce de réaliser ses ambitions en matière d’armes nucléaires, ayant entamé des recherches dans ce sens dès les années 1930», indique le document.

En outre, le Comité nord-coréen a critiqué l’accord conclu entre le Japon et les États-Unis sur l’utilisation de l’énergie nucléaire à des fins pacifiques, prolongé automatiquement ce juillet:

«En prolongeant l’accord nucléaire, le Japon et les États-Unis ont continué à commettre leurs crimes contre l’humanité».

Publié le 05.08.2018 à 14h33

https://fr.sputniknews.com/international/201808051037520121-coree-nord-japon-ambitions-nucleaires/

Août 05

DERRIÈRE LES SANCTIONS, LE FLOU DEMEURE SUR LA STRATÉGIE AMÉRICAINE FACE À L’IRAN

De lourdes sanctions américaines frapperont de nouveau l’Iran mardi, entérinant la ligne dure affichée par Donald Trump depuis son retrait unilatéral de l’accord sur le nucléaire iranien, sans éclaircir cependant sa stratégie à long terme face à Téhéran.

La première vague de nouvelles sanctions entrera en vigueur mardi à 04H01 GMT (00H01 à Washington). Elle inclura des blocages sur les transactions financières et les importations de matières premières, ainsi que des sanctions sur les achats dans le secteur automobile et l’aviation commerciale.

Une seconde phase de sanctions s’abattra en novembre sur le secteur pétrolier et gazier ainsi que la banque centrale.

Déjà sous le coup du plongeon spectaculaire de leur monnaie, les Iraniens se demandent où va désormais mener cette crise entre les deux pays.

Après avoir claqué la porte de l’accord, signé en 2015 entre Téhéran et les grandes puissances, l’administration Trump ne s’en cache pas: elle compte frapper l’Iran d’une « pression maximale« , diplomatique et économique.

Mais le doute demeure sur ses visées à long terme, et sur les risques accrus, ou non, d’un conflit.

D’autant que Washington souffle le chaud et le froid.

– « Mère de toutes les guerres » –

Donald Trump a ainsi surpris, la semaine dernière, en affirmant être prêt à rencontrer les dirigeants iraniens « quand ils veulent« , ce que Téhéran a refusé.

Même si son chef de la diplomatie, Mike Pompeo, a rapidement tempéré cette déclaration, les propos du président républicain ont d’autant plus étonné qu’ils survenaient après une nette escalade de tensions verbales avec son homologue iranien, Hassan Rohani.

Ce dernier avait le premier conseillé à Donald Trump, fin juillet, de « ne pas jouer avec la queue du lion« , affirmant qu’un conflit avec l’Iran serait la « mère de toutes les guerres« .

Le bouillant milliardaire républicain avait alors menacé, en toutes majuscules sur Twitter, de « CONSÉQUENCES TELLES QUE PEU AU COURS DE L’HISTOIRE EN ONT CONNUES AUPARAVANT« .

Peu après, le ministre américain de la Défense, Jim Mattis, avait affirmé que Washington ne cherchait pas à faire tomber le régime iranien.

« Nous avons besoin qu’ils changent leur comportement sur un certain nombre de menaces posées par leur armée, leur service secret, leurs représentants et leurs intermédiaires« , avait-il expliqué.

Partisan d’une ligne dure face à l’Iran, le conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, John Bolton, a lui par le passé plaidé publiquement en faveur d’un changement de dirigeants.

« Pour Bolton et les autres, la pression est une fin en soi« , analyse Suzanne Maloney, chercheuse au centre de réflexion Brookings Institution.

Aux yeux de l’administration Trump, « tant mieux si elle mène à une capitulation » face aux demandes américaines, mais « encore mieux si elle mène à un changement de régime », affirme-t-elle à l’AFP.

« L’Iran et son économie, vont très mal et cela va vite. Qu’il y ait une réunion ou pas importe peu. C’est à eux de voir« , a twitté Donald Trump samedi soir.

– « Crédibilité » de l’armée américaine –

La ligne dure de Washington semble en tout cas avoir déjà eu un impact.

Ainsi, à la surprise de responsables militaires américaines, aucune friction entre navires militaires américains et forces iraniennes n’a été rapportée dans le Golfe cette année alors que les États-Unis ont par le passé accusé Téhéran de s’en prendre régulièrement à leurs soldats.

Si l’Iran sent une volonté « de fer du côté américain, ils reculent, s’ils sentent une confusion du côté américain, ils poussent… et en ce moment, ils perçoivent le fer« , affirme Mark Dubowitz, du think tank Foundation for Defense of Democracies, qui avait plaidé pour une renégociation de l’accord iranien.

Soulignant que l’Iran a testé moins de missiles dernièrement, ce dernier estime que le ton utilisé par Donald Trump abaisse en fait les risques d’escalade vers un conflit.

« Il estime qu’en parlant fermement, il renforce la crédibilité du pouvoir militaire américain« , explique-t-il à l’AFP.

– Trump et Rohani à New York –

À moyen terme, les analystes entrevoient plusieurs scénarios.

Les sanctions et l’isolement diplomatique pourraient pousser le régime iranien à s’asseoir à la table des négociations.

La crise financière et le malaise social pourraient également s’aggraver au point de pousser les dirigeants dehors, tout en risquant également de galvaniser le sentiment anti-américain.

Enfin, le régime iranien pourrait revenir sur ce que Washington désigne comme son « influence néfaste » dans la région, notamment son soutien au dirigeant syrien Bachar al-Assad.

En attendant, les deux présidents, Trump et Rohani, viendront chacun s’adresser en septembre à l’Assemblée générale des Nations unies, à New York.

afp, le 05/08/2018 à 9h03

https://www.la-croix.com/Economie/Derriere-sanctions-flou-demeure-strategie-americaine-face-Iran-2018-08-05-1300959916

Août 04

LA CORÉE DU NORD POURSUIT SON PROGRAMME NUCLÉAIRE ET CONTOURNE LES SANCTIONS DE L’ONU

La Corée du nord n’a pas mis fin à son programme nucléaire et a eu recours à des transbordements illégaux de produits pétroliers en mer, de bateau à bateau, pour contourner les sanctions des Nations unies, selon un rapport consulté vendredi par l’AFP.

Selon ce rapport d’experts envoyé au Conseil de sécurité, la Corée du Nord « n’a pas stoppé ses programmes nucléaire et balistique et a continué de défier les résolutions du Conseil de sécurité à travers une hausse massive des transferts illicites de produits pétroliers en mer en 2018« .

Le panel d’experts de l’ONU a également pointé des violations d’une interdiction d’exportation du charbon, du fer et d’autres marchandises nord-coréennes qui ont rapporté plusieurs millions de dollars au régime de Kim Jong Un.

Ces violations ont rendu le dernier train de sanctions adopté l’an dernier « sans effet » en bafouant les restrictions imposées par l’ONU, ajoute le texte.

Pyongyang a en outre « tenté de fournir du petit armement et des armes légères ainsi que d’autres équipements militaires » à la Libye, au Yémen et au Soudan. Le rapport identifie un trafiquant d’armes syrien, Hussein Al-Ali, qui a fourni « un éventail d’armes conventionnelles, et dans certains cas des missiles balistiques, à des groupes armés au Yémen et en Libye« .

Les armements étaient fabriqués en Corée du nord, précise le rapport.

Grâce à la médiation de Hussein Al-Ali, un « protocole de coopération » entre le rebelles Houthis et la Corée du nord a été négocié en 2016 à Damas, qui a permis la fourniture d' »une grande variété d’équipements militaires« .

La Corée du nord a continué de percevoir des revenus de ses exportations illicites, notamment de fer et d’acier à la Chine, à l’Inde et d’autres pays, qui lui a rapporté près de 14 millions de dollars d’octobre à mars dernier. 

« Les sanctions financières restent parmi les plus faiblement appliquées et les plus activement contournées par le régime« , indique encore le rapport.

Les diplomates nord-coréens ont joué un rôle essentiel dans ce processus, en ouvrant de multiples comptes bancaires à l’étranger.

En dépit d’une interdiction des coentreprises avec la Corée du nord, le rapport dévoile l’existence de plus 200 de celles-ci, beaucoup d’entre elles avec la Russie.

Le panel d’experts est chargé du suivi de l’application des sanctions adoptées après le sixième test nucléaire et balistique de Pyongyang.

Washington a demandé le mois dernier l’arrêt complet des fournitures de produits pétroliers à la Corée du nord. Mais, selon le rapport, Pyongyang s’est procuré plus de 500.000 barils au cours des cinq premiers mois de l’année.

AFP, publié le samedi 04 août 2018 à 08h13

https://actu.orange.fr/monde/la-coree-du-nord-poursuit-son-programme-nucleaire-et-contourne-les-sanctions-de-l-onu-CNT0000015r3Xm.html

Août 04

CANICULE: ARRÊT D’UN RÉACTEUR DE LA CENTRALE DE FESSENHEIM

Strasbourg – EDF a indiqué samedi avoir mis à l’arrêt l’un des deux réacteurs de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin) en raison des fortes chaleurs.

Au total, samedi à 11H00, quatre réacteurs de centrales nucléaires en France étaient arrêtés en raison de la canicule: un à Fessenheim, deux à la centrale de Bugey dans l’Ain et un dans celle de Saint-Alban en Isère, a détaillé un porte-parole d’EDF. Les réacteurs n°2 de Fessenheim et de Saint-Alban ont, eux, une production réduite.

« Le 4 août, à 4h09, l’unité de production n°1 de la centrale de Fessenheim a été mise à l’arrêt de manière programmée en raison des conditions climatiques actuelles et pour respecter les autorisations de rejets thermiques dans le Grand Canal d’Alsace« , indique EDF sur son site internet.

EDF avait déjà réduit dès vendredi la production du réacteur n°2 pour les mêmes raisons.

La plus vieille centrale du parc nucléaire français, dont la fermeture est programmée lorsque l’EPR de Flamanville entrera en activité, prélève de l’eau dans le Grand Canal d’Alsace pour refroidir ses réacteurs et alimenter ses circuits de fonctionnement, puis la rejette.

En cas de fortes chaleurs, la centrale doit moduler sa production, afin de limiter l’échauffement de l’eau prélevée puis restituée au Grand Canal d’Alsace, dont la température moyenne journalière ne doit pas dépasser 28 degrés.

Le département du Haut-Rhin a été placé en vigilance « orange » canicule comme 66 autres départements en France.

Un réacteur de la centrale nucléaire de Saint-Alban et un autre de celle du Bugey ont également été arrêtés déjà vendredi, afin d’éviter une hausse trop importante de la température du Rhône.

Cette moindre production nucléaire d’EDF intervient en une période où la demande d’électricité est réduite, notamment avec la baisse de l’activité économique liée aux congés du mois d’août.

maj-ref/LyS

AFP / 04 août 2018 09h47

https://www.romandie.com/news/Canicule-arr-t-d-un-r-acteur-de-la-centrale-de-Fessenheim/942661.rom

Août 04

A7 : OPÉRATION « BANDEROLES » DES ANTINUCLÉAIRES

Profitant de l’intense trafic annoncé pour cette journée de chassé-croisé estival, les antinucléaires ont procédé ce matin à une opération « coup de poing ».

De 10h à 11h30, par équipes de deux, les militants de Greenpeace Lyon et de l’association  « réaction en chaîne humaine » (agir pour l’arrêt du nucléaire) ont installé des banderoles dans les ronds-points d’entrée et sortie d’autoroute, à Tain l’Hermitage, Valence nord-sud, Loriol et Montélimar. Des messages qui  de « Fukushima catastrophe » à « nucléaire, déchets éternels » entendaient sensibiliser le grand public aux dangers du nucléaire.

Publié le 04/08/2018 à 12:11

https://www.ledauphine.com/drome/2018/08/04/a7-operation-banderoles-des-anti-nucleaire

Août 04

« LA GRANDE MARCHE » SUR LE NUCLÉAIRE VA FAIRE ESCALE DANS LE BESSIN

Pour sensibiliser à la transition énergétique et aux questions du nucléaire, une Grande Marche, qui rejoint Cherbourg à Paris, fera escale dans le Bessin du 4 au 7 août 2018.

En s’élançant de Cherbourg le 27 juillet 2018 pour rejoindre Paris un mois plus tard, les marcheurs de la Grande Marche espèrent insuffler un vent de débat sur le nucléaire dans les campagnes françaises.

Organisé par une association citoyenne dont les membres principaux sont Béatrice Hovnanian, Yvan Lorillier et Antoine Cormery, l’événement a de quoi faire parler.

« L’idée n’est pas de dire que l’on est pour ou contre, précise Béatrice Hovnanian, l’une des organisatrices, mais d’apporter des réponses aux questions que les gens se posent sur le nucléaire et la transition énergétique. Nous espérons rassembler le maximum de personnes à notre cause et avoir le plus de marcheurs possible ».

Conférence, débats et marche à pied

En marchant entre 8 et 20 km par jour, « et plutôt proche de 20 que de 8 », s’amuse l’organisatrice, les marcheurs proposeront des conférences-débats sur plusieurs sujets et avec différents intervenants à chacun de leurs arrêts. « Mais aussi en marchant », note Béatrice Hovnanian. Et entre La Hague et la capitale, il est un territoire que les marcheurs traverseront inévitablement, le Bessin.

La Grande Marche s’éternisera même un peu dans le Bessin puisque 3 conférences y seront organisées. La première, le 4 août 2018, à Formigny, interrogera sur le vrai du coût et la place du nucléaire en France avec Caroline Amiel comme intervenante. Puis, le lendemain, les marcheurs prendront la direction de Bayeux où ils échangeront avec David Boilley, président de l’Association pour le contrôle de la radioactivité dans l’Ouest, sur le recyclage du nucléaire, en présence de Gaëtan Fovez, spécialiste des énergies renouvelables.

Journée de repos à Bayeux

Après s’être élancés de Trévières le matin du dimanche 5 août 2018, les marcheurs seront hébergés le soir au camping de Bayeux.

Le 6 août 2018 sera une journée exceptionnelle puisqu’elle sera l’unique journée de repos de la marche.

« L’occasion de reposer les pieds et les organismes. Pour ma part j’essayerai de profiter de la belle piscine du camping », s’amuse Béatrice Hovnanian.

Après la journée de repos bien méritée, une dernière conférence se tiendra dans le Bessin, à la ferme culturelle du Bessin à Esquay-sur-Seulles, où Yves Lenoir, président d’Enfants de Tchernobyl Belarus, fera une conférence inédite sur la bombe atomique.

Durant leur séjour dans le Bessin, les marcheurs vont être beaucoup soutenus et aidé par l’association Cap Bio. « Nous nous sommes occupés de la recherche de salle, de la logistique des conférences et de la réception des marcheurs », explique Ide Leroy, présidente de l’association.

Après une nuit dans le camping de Martragny, la Grande Marche prendra la direction de Caen, pour continuer son périple de conférence et de débats dans le Calvados et au-delà.

Samedi 4 août 2018 à 18h30 à la salle des fêtes de Formigny. Thème : la vraie place, le vrai coût du nucléaire ?

Dimanche 5 août 2018 à 18h30 à la salle Saint Laurent de Bayeux. Thème : nucléaire, peut-on parler de recyclage ? 

Mardi 7 août 2018 à 18h30 à la ferme culturelle du Bessin à Esquay-sur-Seulles. Thème : la bombe atomique, une arme de politicien ?

Rédaction Le Bessin, La Renaissance le Bessin , publié le 3 Août 18 à 16:14

https://actu.fr/normandie/bayeux_14047/la-grande-marche-sur-nucleaire-va-faire-escale-dans-bessin_18060886.html

Août 04

LE TRÉSOR AMÉRICAIN SANCTIONNE ENCORE LA CORÉE DU NORD

En pleines négociations de haut niveau avec la Corée du Nord et après le démantèlement des sites nucléaires nord-coréens conformément à ses engagements, les États-Unis ont encore sanctionné Pyongyang.

Selon l’agence de presse iranienne Fars, le Bureau du contrôle des avoirs étrangers (OFAC) du département du Trésor américain a annoncé ce vendredi qu’il appliquerait de nouvelles sanctions contre un individu et trois sociétés en relation avec les sanctions anti-Pyongyang.

Le département du Trésor américain a annoncé ce vendredi appliquer de nouvelles sanctions contre une banque russe, accusée d’avoir « facilité une transaction importante » d’un banquier nord-coréen lui-même déjà visé par des sanctions américaines.  

« Les États-Unis continueront d’appliquer les sanctions américaines et onusiennes pour fermer les flux de revenus illégaux vers la Corée du Nord », a prétendu le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin, dans un communiqué, cité par l’AFP.

PressTV: Kim ne s’est pas laissé piéger

Les Iraniens, qui ont de bonnes relations avec la Corée du Nord, ont conseillé au dirigeant nord-coréen de ne pas faire confiance aux USA : Kim semble avoir suivi le conseil.

Il a par la suite affirmé que les sanctions américaines resteraient en place jusqu’au désarmement nucléaire entier et pleinement vérifié de la Corée du Nord.

Le département du Trésor a déclaré que la banque avait sciemment effectué des transactions d’un million de dollars avec un agent financier nord-coréen interdit. « Agrosoyuz Commercial Bank » a ouvert plusieurs comptes bancaires pour Han Jang-su, un représentant de la Foreign Trade Bank (FTB), l’institution nord-coréenne chargée de gérer les devises étrangères.

Le Trésor américain a également ajouté que le nom de Ri Jong-won, représentant adjoint de la FTB à Moscou était visible sur la liste des sanctions, et a déclaré que les deux représentants de la FTB devraient être expulsés de Russie en vertu des résolutions des Nations unies destinées à faire pression sur Pyongyang pour son programme nucléaire.

Le président américain Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un se sont rencontrés, le 12 juin à Singapour après quoi il a été convenu de poursuivre leurs négociations à un niveau plus bas ; des informations ont même été publiées sur l’invitation du leader nord-coréen à Washington.

L’objectif visé par les Américains à travers les négociations avec Pyongyang est d’éliminer la capacité nucléaire de la Corée du Nord. En échange, le pays est-asiatique recevrait une garantie de sécurité, les deux parties n’ayant pas encore fourni d’informations sur la nature de cette garantie.

PressTV: Sommet Kim-Trump : le gagnant ?

« Au premier abord, le leader nord-coréen est le principal gagnant. Il est parvenu à peu de frais à mettre fin à son isolement » (Diplomate allemand)

https://www.presstv.com/DetailFr/2018/08/03/570096/Core-du-Nord-Pyongyang-sanctions-Trsor-EtatsUnis

Août 04

MISSILES HYPERSONIQUES ET DISSUASION NUCLÉAIRE : UN JEU DE POKER DANGEREUX

Jeudi 2 août 2018, Les États-Unis font mine de s’inquiéter du futur déploiement par la Russie et la Chine de missiles hypersoniques capables de neutraliser toute défense antimissiles alors même qu’ils investissent eux aussi dans cette technologie. La confiance dans la dissuasion nucléaire pour empêcher une première frappe était déjà passablement affaiblie par le recours à la défense antimissile. L’escalade résultant de la course actuelle au contournement de cette défense est un pari dangereux qui ne peut qu’encourager l’offensive et conduire au cataclysme mondial.

Le concept de dissuasion nucléaire tel qu’il avait été forgé au cours de la guerre froide reposait sur l’équilibre de la terreur et la destruction mutuelle assurée (MAD, ou « fou » en anglais) : la capacité de riposte en cas d’attaque (première frappe) devait être tellement dévastatrice qu’aucun agresseur rationnel n’était censé prendre le risque d’être anéanti et donc devait être logiquement  dissuadé d’attaquer. Mais toute l’histoire de la guerre froide et de la période actuelle est aussi celle de la course effrénée entre armes offensives et défensives.

Dans les années 1960, tant les États-Unis que l’Union soviétique ont développé et déployé des missiles défensifs capables d’intercepter les missiles intercontinentaux offensifs de leur adversaire. Conséquence : afin de contrecarrer ces défenses, les missiles offensifs furent équipés dès les années 1970 d’ogives nucléaires multiples (MIRV) et de contre-mesures, rendant inabordable ou inefficace tout système défensif. Jusqu’au jour où les deux superpuissances décidèrent de négocier parallèlement la limitation de leurs arsenaux stratégiques offensifs (Traité SALT de 1972) et de leurs systèmes antimissiles (Traité ABM de 1972). Introduire une défense antimissile contre une frappe nucléaire revenait à reconnaître la faiblesse intrinsèque de la dissuasion, puisque, dans ce scénario, elle n’aurait pas empêché une première frappe. Tout au plus les systèmes défensifs prévoyaient-ils de limiter les destructions d’une première frappe et de préserver des capacités de riposte.

Mais la course n’en a pas été stoppée pour autant : le président Reagan, sceptique à l’égard du concept de dissuasion, a lancé au début des années 1980 sa fameuse « Guerre des étoiles » ou Initiative de Défense stratégique (IDS), qui visait à rendre les armes nucléaires obsolètes en assurant une protection totale du territoire américain contre une attaque soviétique. Exagérément ambitieux et irréalisable, ce projet a été abandonné au profit de programmes de défense antimissiles plus limités, notamment, du point de vue américain, pour se protéger non plus contre des missiles intercontinentaux mais contre des missiles tirés par des « États voyous » tels que l’Iran ou la Corée du Nord. Argument utilisé par le président Bush (fils) pour retirer en 2002 les États-Unis du Traité ABM. La réponse russe ne s’est pas fait attendre : Moscou a alors dénoncé le Traité START II qui avait inclus l’interdiction des MIRV, relançant ainsi la course des armes offensives contre les armes défensives.

Le système de défense antimissile a été perçu par la Russie comme menaçant

Le déploiement d’un système de défense antimissile en Europe (EPAA), lancé par le président Obama en 2009, n’a pu empêcher, malgré les démentis réguliers de Washington et de l’OTAN, d’être perçu par la Russie comme une menace à ce qu’un doux euphémisme qualifie de « stabilité stratégique » : sa capacité de riposte en cas d’attaque de la part des États-Unis ou de l’OTAN. Il n’est donc pas étonnant que le président Poutine ait réagi en annonçant à grand renfort de publicité le 1er mars 2018 le lancement de nouveaux programmes offensifs, parmi lesquels le missile intercontinental de croisière Sarmat à portée « illimitée », équipé non seulement de MIRV et de contre-mesures mais pouvant aussi lancer à son tour des véhicules hypersoniques (« Boost-glide vehicles ») du nom de Vangard capables de déjouer toute défense antimissile. Comme clairement proclamé par Poutine, cet investissement massif répondait au retrait américain du Traité ABM, mais aussi au projet du Pentagone de déployer un missile de précision à longue distance conventionnel (« Prompt Global Strike »), perçu par Moscou comme une menace contre ses sites de missiles nucléaires

Les États-Unis, en réaction, ont qualifié ces annonces d’« irresponsables » en soulignant que l’ambition de la défense antimissile américaine était limitée à une protection contre l’Iran et la Corée du Nord. Ils n’en poursuivent pas moins, de leur côté, un programme de développement de missiles hypersoniques (Mach 5) destiné à répondre non seulement aux projets russes, mais à ceux de la Chine, considérés comme très avancés. Tout comme l’Inde, la France n’est pas en reste puisqu’elle développe le missile hyper véloce aéroporté ASN4G (air-sol nucléaire de 4ème génération) destiné à succéder au missile ASMP-A. Principal reproche adressé à ces choix technologiques : les missiles en question sont susceptibles de servir de vecteurs à des armes tant conventionnelles que nucléaires et risquent donc de provoquer une riposte nucléaire à une frappe conventionnelle.

Ni les armes offensives ni les armes défensives ne sont capables d’éviter une guerre nucléaire

C’est précisément pour contourner la défense antimissile « classique » que la Russie et la Chine ont investi dans les missiles hypersoniques, censés déjouer toute neutralisation et renforçant ainsi l’intérêt d’une frappe en premier. Sauf que, pour anéantir toute capacité de riposte de l’adversaire, il faudrait pouvoir détruire non seulement tous ses sites terrestres (y compris de commandement et contrôle) mais aussi ses capacités sous-marines, ce qui reste toujours impossible. En résumé, ni les armes offensives ni les armes défensives ne sont capables d’éviter une guerre nucléaire.

Même si les investissements russes et chinois dans les missiles hypersoniques sont énormes, à ce stade, ils semblent plutôt destinés à envoyer un message aux États-Unis : abandonnez votre défense antimissile pour permettre à notre dissuasion (« seconde frappe ») de fonctionner ou nous menaçons votre propre dissuasion par nos capacités de première frappe. Un jeu de poker dangereux qui ne peut que conduire à l’escalade.

Au-delà de toute considération sur l’absurdité et l’inefficacité de la dissuasion nucléaire, il est donc grand temps, puisque la mise au point et le déploiement de ces systèmes exigent une longue durée, de briser ce cercle vicieux et de lancer la course au désarmement. La meilleure assurance que les armes nucléaires ne seront jamais utilisées reste sans conteste leur élimination. Mais on sait que celle-ci n’est pas pour demain. En attendant, pour empêcher le déclenchement ‒ fût-il accidentel ou involontaire ‒ du cataclysme nucléaire, il est crucial de revenir aux mécanismes qui ont permis l’équilibre et la stabilité : limiter les systèmes antimissiles, interdire les têtes nucléaires multiples (MIRV), renforcer la transparence des activités balistiques et spatiales. Pour enfin prévenir une redoutable dérive, pourquoi ne pas négocier l’interdiction du déploiement d’ogives nucléaires sur des vecteurs hypersoniques, afin de confiner cette technologie au domaine de la défense conventionnelle ?

Article de Marc Finaud (Ancien diplomate français, Conseiller principal du Centre de Politique de Sécurité de Genève (GCSP), et membre du Bureau d’Initiatives pour le Désarmement nucléaire (IDN). L’auteur s’exprime à titre personnel.

Publié par idn-france.org le 3 août 2018

https://7seizh.info/2018/08/03/missiles-hypersoniques-et-dissuasion-nucleaire-un-jeu-de-poker-dangereux/

Mots :

Août 03

DONALD TRUMP DIT AVOIR REÇU UNE LETTRE DE KIM JONG-UN

WASHINGTON, 02 août (Yonhap) — Le président américain Donald Trump a reçu cette semaine une lettre du dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, a confirmé aujourd’hui la Maison-Blanche, marquant ainsi le dernier signe de diplomatie de haut niveau pour la dénucléarisation de Pyongyang.

«Une lettre adressée au président Trump par le dirigeant Kim a été reçue le 1er août», a déclaré la porte-parole de la Maison-Blanche, Sarah Sanders, dans un communiqué. «La correspondance continue entre les deux dirigeants vise à assurer le suivi de leur réunion tenue à Singapour et à faire avancer les engagements pris dans le communiqué conjoint entre les États-Unis et la RPDC.» RDPC est le sigle du nom officiel de la Corée du Nord, République populaire démocratique de Corée.

Sanders n’a pas fourni de détails sur le contenu du message.

Trump avait mentionné la lettre dans un tweet posté plus tôt aujourd’hui, remerciant Kim pour le retour des restes de soldats américains présumés qui ont été tués pendant la guerre de Corée (1950-1953).

Un total de 55 réceptacles contenant des dépouilles ont été transportés par avion de la Corée du Nord à la Corée du Sud la semaine dernière et honorés lors d’une cérémonie solennelle à la base commune de Pearl Harbor-Hickam à Hawaï hier.

Le rapatriement faisait partie d’un accord conclu par Trump et Kim lors de leur sommet historique de Singapour en juin.

«Merci au leader Kim Jong Un (sic) pour avoir tenu parole et entamé le processus d’envoi à la maison des restes de nos grands et bien-aimés disparus !», a écrit Trump sur Twitter. «Je ne suis pas du tout surpris que vous ayez fait ce geste de bonté, merci aussi pour votre gentille lettre — je suis impatient de vous voir bientôt !»

Sanders a déclaré plus tard à la presse qu’il n’y avait actuellement aucun projet de deuxième sommet.

«Certainement ouvert à cette discussion, mais il n’y a pas de réunion prévue», a-t-elle indiqué lors d’un point de presse régulier, ajoutant que Trump avait écrit une réponse à la lettre de Kim.

«Cette lettre sera livrée sous peu», a-t-elle fait savoir. «Je peux dire que les lettres ont abordé leur engagement suite à leur communiqué conjoint fait lors du sommet de Singapour et ils vont continuer à travailler ensemble vers la dénucléarisation complète et totale.»

Alors qu’on espère que le rapatriement donnera un élan à la mise en œuvre de l’élément clé de l’accord, le démantèlement du programme d’armes nucléaires de la Corée du Nord, les progrès vers des engagements fermes à cet égard de Pyongyang demeureraient lents.

Le Washington Post, citant des officiels familiers avec le service du renseignement américain, a rapporté cette semaine que la Corée du Nord semblait construire jusqu’à deux missiles balistiques intercontinentaux à combustible liquide.

Pendant ce temps, 38 North, un centre de recherche spécialisé dans les affaires nord-coréennes et basé aux États-Unis, a déclaré le mois dernier que l’imagerie satellitaire montrait le démantèlement d’un site de test de moteurs de missile conformément à la promesse verbale de Kim à Trump pendant leur sommet.

Vendredi dernier, le jour où la Corée du Nord a rendu les dépouilles de soldats américains tombés pendant la guerre de Corée, a coïncidé avec le 65ème anniversaire de la signature de l’accord d’armistice, qui a mis fin aux combats. Pyongyang appelle à une déclaration officielle pour mettre fin à la guerre, la considérant comme une garantie de sécurité pour son régime, en échange de sa dénucléarisation.

Lors du sommet, Trump s’est engagé à fournir des garanties de sécurité au régime.

Il a également déclaré peu de temps après la réunion que la menace nucléaire de la Corée du Nord était maintenant terminée, dans le but de calmer les critiques qui ont reproché au communiqué conjoint de manquer de substance.

Trump a toujours maintenu son optimisme quant à la dénucléarisation de la Corée du Nord, tout en soulignant qu’il n’y a pas de limite de temps pour les négociations.

En juillet, il avait révélé le contenu complet d’une autre lettre de Kim sur Twitter.

Le message exprimait l’espoir d’un nouvel avenir entre les deux pays, comme convenu lors du sommet.

lp@yna.co.kr

http://french.yonhapnews.co.kr/news/2018/08/03/0200000000AFR20180803000900884.HTML

Août 03

LA NOUVELLE-ZÉLANDE RATIFIE LE TRAITÉ SUR L’INTERDICTION DES ARMES NUCLÉAIRES

L’Ambassadeur de Nouvelle-Zélande, Craig Hawke, Représentant permanent auprès de l’ONU à New York, a déposé l’instrument de ratification du Traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TPAN) lors d’une cérémonie qui s’est tenue ce 31 juillet, à 17 heures, heure locale (9 heures ce matin). La section néo-zélandaise d’Aotearoa de l’ICAN félicite tous ceux qui ont travaillé pour atteindre cet objectif important.

La Nouvelle-Zélande est le quatorzième pays à ratifier le TPNW, qui entrera en vigueur 90 jours après sa ratification par 50 pays.

De plus amples informations sur le TPNW, y compris l’examen du Traité international par la Commission ad hoc sur les affaires étrangères, la défense et le commerce, peuvent être trouvées sur le site Web de l’ICAN Aotearoa New Zealand (http://www.icanw.org.nz)

Le 03.08.2018 – Redazione Italia

https://www.pressenza.com/fr/2018/08/la-nouvelle-zelande-ratifie-le-traite-sur-linterdiction-des-armes-nucleaires/

Août 03

COMME UNE APPARENCE DE NORMALITÉ À LA CENTRALE DE FUKUSHIMA

Bâtiment administratif flambant neuf, décombres dissimulés aux regards et possibilité d’arpenter les lieux avec une protection minimale: la centrale de Fukushima cherche à offrir un autre visage à deux ans des jeux Olympiques de Tokyo, mais la tâche reste herculéenne.

Sur les lieux de la pire catastrophe nucléaire depuis l’accident de Tchernobyl en avril 1986, qui a entraîné il y a sept ans l’évacuation de centaines de milliers d’habitants, l’employé de la compagnie Tokyo Electric Power (Tepco) se livre à un impossible exercice de promotion, au cours d’une visite organisée pour des journalistes étrangers.

En faisant visiter le site dévasté en mars 2011 par un tsunami, Kenji Abe se réjouit des progrès accomplis, saluant au passage « ces cerisiers qui fleurissent au printemps » au risque de choquer certains.

Un peu plus loin, on s’arrête en haut d’une petite colline avec vue sur les réacteurs endommagés et une mer si calme qu’il est difficile d’imaginer ce jour où elle se déchaîna. La marque a été inscrite sur un mur, à 14 mètres de hauteur.

– « Équipement très léger » –

Inondée, la centrale se retrouva privée de courant et les cœurs non refroidis de trois des six réacteurs entrèrent en fusion, provoquant des explosions d’hydrogène qui firent voler plusieurs bâtiments.

Loin des scènes de désolation post-désastre, ils ont été retapés, sécurisés, préparés pour les délicates étapes à venir, même si les stigmates demeurent, telles ces ossatures métalliques tordues.

Depuis mai 2018, il est possible de s’aventurer au pied des réacteurs avec un « équipement très léger« , souligne le porte-parole de Tepco: pantalons et manches longues, un simple masque jetable, des lunettes, des gants, deux paires de chaussettes, des chaussures spéciales et un inévitable dosimètre.

Seule une toute petite portion du site, où fourmillent 3.000 à 4.000 ouvriers, requiert le port d’une combinaison spéciale. Et Tepco accepte désormais les demandes de visites de groupes de résidents locaux, de diplomates et d’élèves, amenées à s’intensifier à l’approche de JO placés sous le signe de « la reconstruction« . Symboliquement la flamme partira de la région.

Dans cette même volonté de normalisation, la compagnie s’est offert mi-juillet, pour la première fois depuis l’accident, une campagne publicitaire à la télévision. Elle prévoit aussi de construire un nouveau réacteur dans le nord du Japon.

– Citernes par milliers –

La visite se poursuit par une halte autour du mur de glace souterrain de 1,5 km, autre motif de satisfaction pour l’exploitant. Objectif: éviter que l’eau venant de la montagne et descendant vers la mer ne coule dans les sous-sols des réacteurs où elle est contaminée par les débris radioactifs.

Auparavant, jusqu’à 400 mètres cubes d’eau passaient chaque jour à travers les installations, une quantité réduite à une centaine de m3 en moyenne, selon le représentant de l’entreprise qui n’a pas pour autant résolu le casse-tête du devenir de ce liquide contaminé.

Pour l’instant, l’eau est pompée puis épurée de 62 radionucléides à l’exception du tritium, avant d’être stockée dans des citernes.

Ces imposants réservoirs sont partout: il y en a près de 900 contenant 1 million de m3 d’eau.

« Il est possible de la rejeter dans la mer« , avance M. Abe, une solution préconisée par les experts internationaux. « Ce n’est pas quelque chose d’inhabituel, les centrales nucléaires le font en temps normal, mais les pêcheurs ont des inquiétudes« , dit-il.

Déjà durement touchés par la catastrophe, ils refusent ce qu’ils voient comme un coup fatal à leur activité.

– Pas de précédent –

La compagnie devra ensuite s’attaquer à une opération qui n’a jamais été réalisée ailleurs dans le monde: extraire le combustible fondu des réacteurs, non seulement dans la cuve sous pression mais aussi au fond de l’enceinte de confinement.

« Il y a eu l’accident de Tchernobyl, mais ils n’ont pas enlevé les débris (le réacteur a été recouvert d’un sarcophage). Donc pour ce qui est de notre travail ici, nous ne pouvons nous y référer« , note Katsuyoshi Oyama, chargé de la communication des risques chez Tepco.

Il s’agit d’imaginer des moyens techniques inédits pour réussir cette tâche d’autant plus complexe qu’elle nécessitera l’intervention de robots télécommandés, compte tenu des niveaux mortels de radioactivité régnant dans les trois réacteurs.

La compagnie espère toujours accomplir l’assainissement du site « en 30 à 40 ans à compter de la date du désastre« . « Mais si on devait démanteler complètement la centrale, cela prendrait beaucoup plus de temps« , reconnaît le représentant de Tepco.

Afp, mis à jour le 03/08/2018 à 9h50

https://www.la-croix.com/Economie/Comme-apparence-normalite-centrale-Fukushima-2018-08-03-1300959605?from_univers=lacroix

Août 03

NUCLÉAIRE. BRENNILIS ATTEND NICOLAS HULOT

Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique, souhaitait réduire à 50% la part du nucléaire en 2025. Il explique pourquoi il a renoncé : « Parce que cela nécessiterait de fermer 17 à 25 réacteurs d’ici 2025 et qu’il n’y a pas une personne honnête qui dirait que c’est tenable. Je fais des choses sincères et tenables. » (Aujourd’hui en France, mercredi 4 juillet 2018).

Fermer une centrale est facile (?!), la démanteler c’est moins. Un chantier colossal qui permettra de reconvertir le personnel lorsqu’il sera question de fermer la centrale de Fessenheim, en Alsace. En Bretagne on possède une bonne expérience en la matière avec le site nucléaire de Brennilis, dans les monts d’Arrée. « EDF vient de nous annoncer qu’il lui faudra encore 17 ans de travaux », explique Armelle Huruguen, présidente de la commission locale d’information. Le démantèlement complet ne sera donc théoriquement pas achevé avant… 2038. Or cette centrale construite entre 1962 et 1967 est à l’arrêt total depuis 1985. En effet, à ces dix-sept ans, il faut ajouter trois autres années nécessaires pour l’instruction du dossier, y compris une enquête publique.

Comme à Flamanville, les coûts explosent. En Normandie, le réacteur nucléaire de nouvelle génération devait être mis en service en 2012 et coûter 3,3 milliards d’euros. Aujourd’hui, « l’objectif de coût de construction (sic) est porté de 10,5 milliards à 10,9 milliards d’euros » et le réacteur ne fonctionnera pas à pleine puissance avant le deuxième trimestre 2020, explique la direction d’EDF (Ouest-France, jeudi 26 juillet 2018).

En Bretagne, on est plus modeste. En 2005, la Cour des comptes évaluait le coût de la déconstruction de Brennilis à 482 millions d’euros, soit 20 fois plus que l’estimation publiée en 1985, lors de la mise à l’arrêt. « En 2017, la mission d’information de l’Assemblée nationale sur la faisabilité technique et financière du démantèlement des installations nucléaires n’a pas réussi à obtenir une nouvelle estimation de la part d’EDF » (Les Échos, lundi 23 juillet 2018).

Conclusion : construire une centrale nucléaire coûte une fortune. La démanteler en coûte une autre. On comprend pourquoi Nicolas Hulot – « une personne honnête » – affirme que « fermer 17 à 25 réacteurs d’ici à 2025 » n’est pas « tenable ». S’il faut attendre 2038 pour venir à bout de Brennilis, pour Fessenheim, ce sera la fin du siècle…

Bernard Morvan, le 3 août 2018 à 6h09

NDLR : l’auteur de cet article confond arrêter une centrale et la démanteler. Ce n’est pas d’arrêter une centrale nucléaire qui coûte cher mais de la démanteler.

https://www.breizh-info.com/2018/08/03/100301/nucleaire-brennilis-hulot

Août 03

HIROSHIMA-NAGASAKI : 73 ANS APRÈS, LE DÉSARMEMENT NUCLÉAIRE EST TOUJOURS URGENT !

Communiqué du 2 août, commun Réseau « Sortir du nucléaire » / ICAN France / Abolition des armes nucléaires-Maison de Vigilance

Du 6 au 9 août 2018, des jeûnes-actions pour exiger le désarmement nucléaire sont organisés dans plusieurs villes de France (Paris, Dijon, Tours, Narbonne, Mont Saint-Michel, Cherbourg et Brest) et dans cinq autres pays (Allemagne, États-Unis, Nouvelle-Zélande, Royaume-Uni et Togo). Les participants se réuniront en solidarité avec les victimes des bombes atomiques larguées sur Hiroshima et Nagasaki et celles des essais nucléaires.

Cette fois-ci, les rassemblements auront une dimension particulière, puisque le Traité d’interdiction des armes nucléaires entrera bientôt en vigueur et qu’ICAN, Campagne internationale pour abolir les armes nucléaires, a reçu le prix Nobel de la paix pour son action.

Alors que le Traité d’interdiction des armes nucléaires (TIAN) a fêté le premier anniversaire de son adoption par l’ONU le 7 juillet dernier, ce texte qui prévoit l’interdiction d’employer, de fabriquer, de stocker et de menacer d’utiliser des armes nucléaires enregistre déjà 59 signatures et 14 pays l’ont ratifié.

Alors qu’un sondage paru en juillet 2018 montre qu’une large majorité de Français (67 %) est favorable à la ratification du TIAN, la France refuse de jouer le jeu du désarmement et de la démocratie nationale comme internationale. Elle rejette en bloc ce texte, pourtant adopté par 122 États, soit une majorité écrasante des membres des Nations Unies.

Du 6 au 9 août, les quatre jours d’actions seront l’occasion d’interpeller Emmanuel Macron et de mettre les élus devant leurs responsabilités : troisième plus gros détenteur de stocks d’armes nucléaires derrière la Russie et les États-Unis, la France doit s’engager dans un processus de désarmement international.

Le Réseau « Sortir du nucléaire » avec ICAN France et Abolition des armes nucléaires-Maison de Vigilance participent à ces rassemblements en solidarité avec les victimes des armes atomiques. Ces associations condamnent les « crimes atomiques » et demandent l’abolition totale des armes nucléaires, qui sont dangereuses, polluantes, onéreuses et antidémocratiques.

Pour plus d’informations sur les actions prévues du 6 au 9 août, cliquez ici.

Contacts presse :

Patrice Bouveret : 06 30 55 07 09

Julien Baldassarra : 07 60 15 01 23

Jean-Marie Collin : 06 37 94 62 41

Retrouvez ce communiqué sur notre site : http://www.sortirdunucleaire.org/Hiroshima-Nagasaki-73-ans-apres-le-desarmement

Août 03

LA POPULARITÉ DE NICOLAS HULOT DÉGRINGOLE

Selon un baromètre YouGov pour Le HuffPost et CNews, le ministre paie la perception négative de l’opinion des efforts du gouvernement en matière environnementale.

Le « Make our Planet Great Again« , promis par Emmanuel Macron en réponse au retrait des États-Unis de l’accord de Paris, semble déjà bien loin. Selon Le HuffPost, qui dévoile jeudi 2 août une enquête menée du 25 au 26 juillet, le scepticisme qui entoure l’action de l’exécutif et du gouvernement sur les questions d’environnement fait une victime : Nicolas Hulot.

Jusque-là « épargné » par les polémiques, le ministre de la Transition écologique jouissait jusqu’alors d’une forte cote de popularité.

Il avait seulement été détrôné de la première place des personnalités politiques préférées des Français par la ministre des Sports Laura Flessel, en début d’année.

Hulot paie les atermoiements de l’exécutif

Depuis, l’ancien animateur d’Ushuaïa apparaît, selon la même source, comme une « caution écolo démonétisée« , au cœur d’un gouvernement qui peine à convaincre sur les questions écologiques. La fin, d’ici à 2021, du glyphosate, principe actif de pesticides et cancérogène probable, n’a finalement pas été inscrite dans la loi française, à la déception de Nicolas Hulot. L’épisode, symbolique, a illustré le « décalage entre le discours et les actions » du président Macron, selon le professeur de science politique Simon Persico.

Fin juin, le ministre avait promis un « échéancier » sur la fermeture de centrales nucléaires et assuré que le développement des énergies renouvelables serait au cœur de la feuille de route énergétique que le gouvernement est en train de finaliser. La France prépare actuellement sa « programmation pluriannuelle de l’énergie » (PPE) pour les périodes 2018-2023 et 2024-2028. La loi de transition énergétique prévoyait une réduction des émissions de gaz à effet de serre, d’augmenter les énergies renouvelables ou encore de réduire à 50% la part du nucléaire dans la production d’électricité. Ce dernier objectif était fixé à 2025 mais le gouvernement actuel l’a repoussé à une date ultérieure, qui reste à déterminer.

Dans le reste du baromètre, Le HuffPost rappelle la bonne tenue de Laura Flessel et du ministre de l’Éducation, Jean-Michel Blanquer, parmi les membres du gouvernement. À droite, Alain Juppé signe son « retour« , faisant son entrée sur le podium des personnalités politiques préférées des Français.

https://actu.orange.fr/politique/la-popularite-de-nicolas-hulot-degringole-magic-CNT0000015njuW.html

Août 02

POUR LE DRIAN, L’ACCORD SUR LE NUCLÉAIRE IRANIEN «EST SAUVÉ»

Le ministre des Affaires étrangères estime que le retrait des États-Unis est loin d’avoir signé l’arrêt de mort de l’accord de Vienne. Mais sa survie suppose toutefois la mise en place de nouveaux mécanismes de financements pour permettre le maintien d’une relation commerciale avec Téhéran.

L’accord sur le nucléaire iranien n’est pas mort en mai, avec le retrait des États-Unis. Selon le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves le Drian, les cinq autres membres encore signataires (Allemagne, Chine, France, Royaume-Uni, Russie) ont même réussi à le sauver. «Cet accord est sauvé. Ce n’est pas parce que les États-Unis s’en vont que c’est fini. L’accord continu. L’Iran ne se dote pas de l’arme nucléaire», a-t-il assuré ce mercredi au micro de franceinfo.

En mai dernier, Donald Trump avait décidé de se retirer de cet accord signé en 2015, rétablissant dans la foulée une série de sanctions économiques qui touchent tous les pays qui entretiennent des relations commerciales avec l’Iran, notamment la France. Ces sanctions frapperont Téhéran en deux temps, le 6 août, puis le 4 novembre. Aujourd’hui, le président américain se dit prêt à discuter avec son homologue iranien Hassan Rohani. Il «refait le coup de Kim Jong-un en Corée du Nord. Il attaque, prend des mesures fortes et propose de discuter», a ironiquement commenté Jean-Yves Le Drian. «Concernant l’Iran, nous avons une position divergente de celle de Donald Trump. Nous considérons que l’accord de Vienne est un accord important, il permet d’éviter de lourdes perturbations dans la région», a insisté le ministre. «L’Iran est une puissance dangereuse. Mais il faut le maintien de l’accord sur le nucléaire. Peut-être que le président Trump se rend compte que c’est une nécessité», a-t-il ajouté.

Mise en place d’un mécanisme de financement

En plus d’encadrer le programme nucléaire iranien, le sauvetage de l’accord doit permettre de poursuivre les relations commerciales avec Téhéran. Plusieurs grands groupes, dont de nombreuses entreprises françaises, ont déjà annoncé qu’ils pliaient bagage, faute d’avoir obtenu des exemptions de la part de l’administration américaine. D’autres, qui ne sont pas directement exposés aux foudres de Washington, restent menacés par la disparition de leurs canaux de financement. Les cinq puissances encore signataires de l’accord se sont donc engagées à mettre sur pied un mécanisme financier pour tenter de garder l’Iran connecté au système commercial et financier international. «Pour début août, ce sera peut-être un peu court, mais pour le mois de novembre nous essayons d’y aboutir», avait assuré Jean-Yves Le Drian, début juillet. Européens, Russes et Chinois ont aussi accepté de garantir les revenus pétroliers de l’Iran.

À l’issue d’une réunion à Vienne, le mois dernier, le chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif, avait salué leurs efforts. «Ce que j’ai constaté pendant cette réunion c’est que tous les membres, même les trois alliés [de Washington: Berlin, Paris et Londres, NDLR] se sont engagés et ont la volonté politique pour prendre des mesures et résister aux États-Unis», avait-il indiqué. «C’est la première fois qu’ils montrent un tel engagement à ce niveau, mais il faudra voir à l’avenir [s’il y a une différence entre] ce qu’ils veulent véritablement faire et ce qu’ils pourront faire», a estimé le ministre iranien.

Par Hayat Gazzane ,publié le 01/08/2018 à 12:09

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2018/08/01/20002-20180801ARTFIG00106-pour-le-drian-l-accord-sur-le-nucleaire-iranien-est-sauve.php

Août 02

BORDEAUX LE 6 AOÛT : COMMÉMORATION DES BOMBARDEMENTS D’HIROSHIMA ET NAGASAKI

Pour la commémoration du 73ème anniversaire des bombardements sur Hiroshima et Nagasaki de 1945, les pacifistes du Mouvement de la Paix Gironde se donnent rendez-vous le lundi 6 août.

À partir de 17h, ils se retrouveront devant le monument « La Paix » dans le quartier Bordeaux-Lac, sur l’avenue des 40 journaux. Toujours mobilisés, ils réclament une « convention d’élimination des armes nucléaires » ainsi que d’ « abolir les guerres ».

Et le Mouvement de la Paix d’espérer :

« Cette année 2018, nous serons d’autant plus actifs que nous avons reçu le Prix Nobel de la Paix 2017, dans le cadre de la campagne ICAN (Campagne internationale pour abolir les armes nucléaires) grâce au succès d’un traité d’interdiction des armes nucléaire voté à l’ONU par 122 pays. »

https://rue89bordeaux.com/2018/08/6-aout-commemoration-bombardements-dhiroshima-nagasaki/

Août 02

QUAND LA FRANCE TRAITE LES DÉCHETS NUCLÉAIRES AUSTRALIENS

Un décret du 6 juillet a été publié le 8 au Journal Officiel. Il porte sur un accord « entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de l’Australie relatif au retraitement en France d’éléments combustibles nucléaires irradiés australiens ».

On y apprend que le Président de la République, le Premier Ministre et le Ministre des affaires étrangères français ont validé un accord passé en 2016 entre AREVA et l’Australian Nuclear Science and Technology Organisation pour retraiter « une quantité maximale de 3,6 tonnes de combustible nucléaire usé provenant du réacteur OPAL, éventuellement modifié ». Le dit combustible nucléaire usé doit arriver en France entre la date d’entrée en vigueur de l’accord [le 8 juin 2018] et le 31 décembre 2030 et son traitement est prévu entre le 1er janvier 2019 et le 31 décembre 2034.

Non content d’être la première puissance nucléocrate du monde, la France se spécialise-t-elle dans le traitement des déchets nucléaires des autres ? Dans un communiqué, l’Union démocratique bretonne s’oppose à « cet énième étape de la fuite en avant du lobby nucléaire français. La circulation mondiale des déchets envisagée, si elle n’est pas nouvelle dans son principe, entraînera un surcroît de risque d’accident ou de sabotage durant toute la durée du transport. Une fois arrivés en France, ces déchets impliqueront la circulation de trains chargés de matières radioactives, faisant courir des risques de contamination à tous les territoires traversés. »

Le code français de l’environnement dispose qu’« est interdit le stockage en France de déchets radioactifs en provenance de l’étranger ainsi que celui des déchets radioactifs issus du traitement de combustibles usés et de déchets radioactifs provenant de l’étranger », mais que « des combustibles usés ne peuvent être introduits sur le territoire national qu’à des fins de retraitement, de recherche ou de transfert entre États étrangers. Des déchets radioactifs ne peuvent être introduits sur le territoire national qu’à des fins de traitement ou de transfert entre États. L’introduction de déchets radioactifs ou de combustibles usés à des fins de traitement ou de retraitement ne peut être autorisée que dans le cadre d’accords intergouvernementaux et qu’à la condition que les déchets radioactifs issus après traitement de ces substances ne soient pas entreposés en France au-delà d’une date fixée par ces accords ».

L’usage du nucléaire est irresponsable à de multiples titres.

Les puissances nucléaires devraient être à même de garder sur leur sol leurs déchets et de les retraiter. Comme le rappelle le porte-parole de l’UDB, « la France n’arrive déjà pas à gérer ses propres déchets nucléaires, et est embourbée dans un projet d’enfouissement légitimement contesté à Bure. Au lieu d’importer de nouveaux déchets et de nouveaux problèmes, elle ferait bien de se concentrer sur le seul objectif responsable en matière de nucléaire : travailler à en sortir ».

http://lepeuplebreton.bzh/2018/08/01/quand-la-france-traite-les-dechets-nucleaires-australiens/

Août 02

EN SEINE-MARITIME, LA CENTRALE NUCLÉAIRE DE PENLY SURVOLÉE POUR LA TROISIÈME FOIS EN UNE SEMAINE

Mardi 31 juillet 2018, un aéronef a survolé de façon illégale la centrale nucléaire de Penly (Seine-Maritime). C’est la troisième fois en une semaine. Précisions.

Encore un survol d’aéronef au-dessus de la centrale nucléaire de Penly (Seine-Maritime), mardi 31 juillet 2018. En une semaine, les services de protection du site ont dénombré trois survols de ce type. Cette fois, il s’agissait d’un drone de loisirs. 

Jusqu’à un an de prison et 45 000 euros d’amende

C’est totalement interdit, mais « beaucoup de gens l’ignorent », selon les gendarmes de Seine-Maritime. Mardi 31 juillet 2018, à 14h15, les services de protection de la centrale de Penly ont repéré un drone au-dessus du site. Une information confirmée sur place : « Les autorités de l’État, comme à chaque fois que ce genre de fait se produit, ont été avisées. » La centrale avertit :

Le ou les propriétaires des aéronefs en infraction sont susceptibles de se voir appliquer des dispositions en fonction du code de l’aviation.

Des dispositions qui peuvent s’avérer lourdes : jusqu’à un an de prison et 45 000 euros d’amende. Le 25 juillet dernier, les forces de l’ordre avaient été plus clémentes envers le pilote d’un ULM qui, toujours dans le ciel de Penly, avait survolé la centrale avec son ULM. « Il avait eu un rappel à la loi », expliquent les gendarmes de Seine-Maritime. Un autre pilote d’ULM est toujours recherché pour les mêmes faits, le même jour

Évidemment des survols de la centrale sont possibles « mais ils sont soumis à une autorisation préalable du centre national de l’armée de l’air ».  Quant aux aéronefs de loisirs, la centrale ne confirme pas des faits en recrudescence. Tout en constatant qu’à chaque fois, il s’agissait d’objets de loisirs.

Un protocole mis en place en 1983

À Penly, la centrale ne badine pas avec la sécurité, évidemment : « Nous avons un système de surveillance en permanence. » Aucune indication ne sera donnée sur le nombre de personnes concernées.

Une précision toutefois : « Si notre protocole d’accord avec l’armée de l’air date de 1983, les mesures au niveau de la sécurité augmentent en revanche chaque année. » Le service de sécurité d’EDF est d’ailleurs présent 24h/24, sur le site, « et que ce soit avec l’armée de l’air ou la marine, nous sommes en contact permanent ».

Publié le 2 août 18 à 9:24

https://actu.fr/societe/un-aeronef-survole-encore-centrale-nucleaire-penly-seine-maritime_18028885.html

Août 02

PARIS-SACLAY : DES ANOMALIES DÉTECTÉES AU CENTRE À L’ÉNERGIE ATOMIQUE

La direction du centre les a signalées au gendarme du nucléaire et assure qu’elles sont sans conséquences.

Les dysfonctionnements détectés n’ont pas de conséquences pour l’environnement, le personnel ni l’installation. Mais ils ont été signalés à l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) comme l’exige la loi.

Ce mardi, le CEA (Centre à l’énergie atomique) Paris-Saclay a publié un communiqué sur des « anomalies constatées lors du contrôle du système de détection incendie dans des locaux en démantèlement de l’installation nucléaire de base (INB) 49 du centre ». Sans toutefois préciser quelle est leur nature.

Mise en service en 1954, l’INB 49, également appelée Laboratoires de haute activité, a principalement abrité des services scientifiques et techniques du CEA manipulant des radioéléments. Une grande partie de ses 17 cellules sont en cours de démantèlement depuis 2008, seules deux étant encore en activité.

Des mesures correctives ou compensatoires ont été « immédiatement mises en œuvre»

Les dysfonctionnements ont été repérés le 19 juillet « lors de travaux préparatoires pour la poursuite du démantèlement d’un local de l’INB 49 », au niveau du contrôle du système de détection incendie. En plus de ces anomalies, « il a été constaté que le dernier contrôle semestriel de ces équipements remontait à septembre 2017 au lieu de février 2018, comme le prévoient les règles d’exploitation de cette installation », détaille la communication du CEA Paris Saclay.

Des mesures correctives ou compensatoires ont été « immédiatement mises en œuvre ». Et « cela n’a entraîné aucune conséquence, insiste le CEA. Ces événements nous ont conduits à proposer à l’Autorité de sûreté nucléaire de classer cet événement au niveau 1 de l’échelle INES. »

Cette échelle est un classement international des événements nucléaires. Elle a été créée en 1991, à la suite de la catastrophe de Tchernobyl en 1986. Elle compte 8 niveaux gradués de 0 à 7. Tchernobyl et Fukushima (2011) ont été classés au niveau 7. L’anomalie du CEA correspond au niveau 1. Les suivants sont « incident, incident grave, accident « jaune », accident « orange », accident grave, accident majeur » étant le plus élevé.

Cécile Chevallier, le 01 août 2018, 16h05

http://www.leparisien.fr/essonne-91/paris-saclay-des-anomalies-detectees-au-centre-a-l-energie-atomique-01-08-2018-7840365.php

Août 02

SAINT-ALBAN-DU-RHÔNE : L’UNE DES DEUX UNITÉS DE PRODUCTION DE LA CENTRALE NUCLÉAIRE DE NOUVEAU À L’ARRÊT

La centrale nucléaire de Saint-Alban-/Saint-Maurice va-t-elle devoir arrêter de produire ne serait-ce qu’un seul kWh d’électricité dans les heures à venir ?  Ce scénario est envisagé en raison de la canicule qui sévit en Isère.

Deuxième alerte canicule, deuxième arrêt. En l’espace d’une semaine, les fortes chaleurs ont eu raison de la centrale nucléaire de Saint-Alban/Saint-Maurice. Comme le révélait le Dauphiné libéré, le 29 juillet dernier, l’unité de production n° 1 de la centrale avait été mise à l’arrêt en raison des conditions climatiques. Selon EDF, il s’agissait d’un arrêt de courte durée permettant de respecter les autorisations strictement encadrées de rejets thermiques dans le Rhône. « Ces limitations ont été établies sur la base d’études scientifiques, afin d’éviter toute conséquence sur la flore et la faune aquatiques. Nous prélevons de l’eau dans le Rhône pour assurer le refroidissement de l’unité de production et pour alimenter les différents circuits nécessaires à son fonctionnement. La température de l’eau rejetée dépend directement du niveau de puissance des installations. En cas de fortes chaleurs, la centrale peut alors moduler la puissance de ses unités de production afin de limiter l’échauffement de l’eau prélevée puis restituée au Rhône », expliquait-on à la centrale.

Ce mercredi, et alors que l’unité n°1 est restée déconnecté le temps du week-end avant d’être relancée lundi, cette même unité est de nouveau à l’arrêt, depuis 15 heures, annonce la direction du site. « Cette adaptation aux conditions climatiques réduit la quantité de kWh produits mais n’a aucun impact sur la sûreté des installations », souligne encore la centrale. La seconde unité de production reste connectée au réseau électrique national. Mais jusqu’à quand, alors que des températures flirtant avec les 40° à l’abri sont annoncées d’ici la fin de la semaine?

Par V.W., publié le 01/08/2018 à 20:31

https://www.ledauphine.com/isere-nord/2018/08/01/saint-alban-du-rhone-l-une-des-deux-unites-de-production-de-la-centrale-nucleaire-de-nouveau-a-l-arret

Août 02

LE CONGRÈS AMÉRICAIN APPROUVE LE BUDGET 2019 DU PENTAGONE

Washington – Le Congrès américain a approuvé mercredi à une nette majorité un budget de 716,3 milliards de dollars pour le Pentagone, accélérant les dépenses militaires et renforçant la posture des États-Unis face à la Russie tout en évitant de fâcher Donald Trump, qui doit maintenant le ratifier.

Le Sénat a approuvé la loi sur le budget de la Défense (NDAA) 2019 par 87 voix contre 10, une semaine après son approbation par 359 voix contre 54 à la Chambre des représentants.

« Je suis reconnaissant envers la détermination des membres du Congrès des deux partis à adopter la NDAA en temps record cette année« , a commenté le ministre de la Défense Jim Mattis dans un communiqué.

La loi débloque 69 milliards de dollars pour les opérations extérieures en cours (Afghanistan, Syrie, Irak, Somalie, etc.), prévoit une augmentation de 2,6% des salaires des membres des forces armées, et autorise des dizaines de milliards d’investissements dans la modernisation de la Navy, de l’US Air Force et des missiles de défense des États-Unis.

Le document interdit au Pentagone de remettre à la Turquie le moindre avion de combat F-35 tant qu’Ankara ne se sera pas engagée à ne pas finaliser ses négociations avec la Russie pour l’achat de systèmes de défense antiaérienne russes S-400, auquel cet avion furtif est sensé pouvoir échapper.

Les États-Unis ont livré fin juin leurs premiers F-35 à la Turquie, malgré les tensions croissantes avec ce pays membre de l’Otan. Mais ces appareils vont dans un premier temps rester aux États-Unis pendant toute la formation des pilotes turcs, un processus qui peut prendre un à deux ans selon le Pentagone.

Pour ne pas risquer un véto du président américain, les sénateurs ont par ailleurs renoncé à un amendement qui aurait bloqué un accord de l’administration avec le groupe de télécommunications chinois ZTE allégeant des sanctions pour violation des embargos contre l’Iran et la Corée du Nord.

Cette capitulation des sénateurs, qui estiment que le groupe chinois représente un danger pour la sécurité nationale des États-Unis, a contrarié le sénateur républicain Marco Rubio, qui a voté contre le texte

À la demande du Pentagone, la loi autorise des exceptions aux sanctions américaines contre les pays qui achètent des armements russes, afin de ne pas jeter certains pays définitivement dans les bras de la Russie.

M.Mattis veut notamment pouvoir commencer à vendre de l’armement à l’Inde, plus gros importateur mondial en matière de défense, qui achète de longue date des équipements russes et discute avec Moscou de l’acquisition de ses systèmes de défense antiaérienne S-400.

Le document restreint la coopération militaire avec la Russie et dégage 65 millions de dollars pour la modernisation de l’arsenal nucléaire américain, notamment le développement d’armes nucléaires de faible puissance.

AFP / 01 août 2018 23h01

https://www.romandie.com/news/Le-Congres-americain-approuve-le-budget-2019-du-Pentagone/941867.rom

Août 01

RÉFLÉCHIR : QU’ADVIENDRA-T-IL DE NOS CENTRALES NUCLÉAIRES DANS UN CONTEXTE D’EFFONDREMENT DE LA SOCIÉTÉ THERMO-INDUSTRIELLE?

Les écrits sur « le nucléaire après le pétrole » sont rares. Or, s’il y a effondrement économique, comment maintenir les techniciens et ingénieurs à leurs postes ? S’il y a une rupture d’approvisionnement en énergie, et en particulier en pétrole, les procédures d’arrêts seront-elles toutes opérationnelles ? Pouvons-nous laisser des centaines de réacteurs nucléaires à travers le monde (450 réacteurs nucléaires civils dans le monde, 144 en Europe dont 58 en France) à l’abandon fondre les uns après les autres, expulsant dans les airs et les cours d’eau une radiation mortelle ? Faut-il imaginer les employés des centrales atomiques transporter des seaux d’eau pour assurer le refroidissement ?

La cause de la collapsologie (étude de l’effondrement de notre société thermo-industrielle) semble une cause entendue, à tout le moins dans les pages de ce journal. Une notion est pourtant rarement abordée : qu’adviendra-t-il de nos centrales nucléaires dans un tel contexte ? Cette question est entourée d’un véritable tabou. Dans une des seules publications sur le sujet, Pablo Servigne souligne que les écrits sur le nucléaire après le pétrole sont rares. Les informations qu’il nous donne sont cependant cruciales : « Une centrale nucléaire est la seule installation énergétique à ne pas pouvoir être arrêtée, voire abandonnée, du jour au lendemain. Il faut des mois de travail, d’énergie et de manutention pour refroidir les réacteurs. Or, s’il y a effondrement économique, comment maintenir les techniciens et ingénieurs à leurs postes ? S’il y a une rupture d’approvisionnement en énergie, et en particulier en pétrole, les procédures d’arrêts seront-elles toutes opérationnelles ? »(1). Piero San Giorgio écrit : « Nous ne pouvons pas laisser des centaines de réacteurs nucléaires à l’abandon fondre les uns après les autres, expulsant dans les airs et les cours d’eau une radiation mortelle. »(2)

Un incident de niveau 6 ou 7 serait d’une ampleur telle que les autorités ne pourraient le gérer

Cette question est-elle cependant aussi grave ? Peut-on espérer que les responsables politiques ou industriels aient pris les mesures nécessaires à un arrêt rapide et sans danger des réacteurs ? Il faut savoir que le simple arrêt d’urgence prévu en cas de problème n’est qu’une mesure toute temporaire : il est nécessaire de refroidir en continu le réacteur qui produit encore 7% de son énergie de fonctionnement(3). Ce qui, vu la capacité d’un réacteur, reste énorme. Quand on sait que le plan fédéral (de Belgique) pour un incident nucléaire s’arrête à INES-5(4) parce qu’un incident de niveau 6 ou 7 serait d’une ampleur telle que les autorités ne pourraient le gérer, cela ne rassure pas vraiment. Nous savons qu’actuellement 450 réacteurs nucléaires civils sont en activité dans le monde, dont 144 en Europe(5) (la plus grande concentration de population et de réacteurs en activité). Au vu de ces éléments, nous comprenons aisément pourquoi ce sujet redoutable semble être la bête noire de la collapsologie.

Besoin constant d’eau et d’électricité pour refroidir les piscines de stockage nucléaire et les réacteurs eux-mêmes

Nous avons trouvé instructif de prendre connaissance des études liées au risque terroriste. L’information est encore plus confidentielle. Laure Noualhat dans son documentaire(6) ne dévoile pas l’intégralité des informations récoltées au cours de leur enquête et Greenpeace France ne livre qu’un résumé de leur rapport(7). Ce qu’on y apprend est malgré tout éloquent. Prenons la question des piscines d’entreposage du combustible usé. Celui-ci est hautement radioactif. Il doit être refroidi par un apport constant en eau. Les piscines sont de simples bassins sans protection particulière. Fukushima a mis en évidence le risque d’un relâchement massif de radioactivité en cas de perte durable de la capacité de refroidissement.

Quand on sait que parmi les conséquences probables d’un effondrement figurent des coupures de la distribution d’eau… Faut-il imaginer les employés des centrales transporter des seaux d’eau pour assurer le refroidissement ? Sans pétrole abondant, nous n’aurons pas à notre disposition les moyens démesurés dont nous disposons aujourd’hui pour gérer les accidents. De plus, il ne s’agira pas d’accidents ponctuels, comme Tchernobyl ou Fukushima, mais bien de réacteurs et de bassins de refroidissement qui se transformeraient dans des périodes rapprochées en sources permanentes de radioactivité mortelle…

Une étude glaçante : un seul réacteur aurait la capacité à lui seul d’irradier l’Europe tout entière

Une université autrichienne a mené une étude poussée sur la contamination radioactive en cas d’accident majeur dans les réacteurs européens(8). Pour chaque réacteur, dans 88 situations météorologiques au cours de l’année 1995, on peut voir comment les nuages radioactifs se répandraient. Cela permet de réaliser qu’en cas d’accident majeur un seul réacteur aurait la capacité à lui seul d’irradier l’Europe tout entière. Or, rappelons que nous avons 144 réacteurs en activité à ce jour sur notre continent(9).

Nous ne savons pas ce que représenterait au niveau mondial un accident majeur dans l’ensemble des réacteurs. La question mérite d’être posée car c’est un scénario possible. Les conséquences de la fin du pétrole abondant sur la gestion des centrales est un sujet d’une gravité extrême. Le sentiment d’horreur et d’impuissance qu’il suscite est sans égal.

Pablo Servigne en dit : « Je ne conseille pas d’aller plus loin… si vous voulez préserver une certaine santé mentale. »(10) Nous pensons, quant à nous, qu’il faut aller plus loin, par-delà ce sentiment d’horreur et d’impuissance. Rappelons-le, en matière de collapsologie, lucidité et courage sont de mise. Ayons l’audace d’affronter cette question et de ne pas succomber à la tentation du déni ou du tabou. Abordons-la publiquement. Diffusons-la le plus largement possible. Comme le dit Bouli Lanners : « Il faut communiquer (…) il faut que les gens sachent. Parce que quand les gens sont au courant de la réalité des choses, une nouvelle conscience collective s’installe et on peut, nous aussi, faire pression sur le gouvernement »(11).

Le courage de la lucidité et l’action sont un devoir moral

Un pronostic fatal vient d’être posé. Nous avons le droit, voire le devoir, d’en refuser l’inéluctabilité. Dans les cas de rémissions « miraculeuses » de cancer avancé, deux facteurs essentiels de guérison sont le refus de cette fatalité (à distinguer du déni) et un engagement personnel important dans son processus de guérison(12). L’espoir, après avoir eu la lucidité et le courage d’admettre les faits, n’est plus une option, c’est un devoir moral, un ingrédient incontournable pour conserver une chance de sauvegarde.

Quant à l’engagement personnel, on peut l’envisager ainsi : à partir du moment où l’on a conscience du risque nucléaire post-effondrement, la plus grande urgence est d’obtenir l’arrêt rapide (ndlr : immédiat) de tous les réacteurs. Mettons toute notre énergie à atteindre ce but(13). Et sortons du silence radio.

Thierry Bourgeois et Laetitia Harutunian pour Coordination Anti-Nucléaire du Sud-Est

Notes :

(1) P. Servigne, « Le nucléaire pour l’après-pétrole », Barricade, février 2014, p. 7 et 8.
(2) P. San Giorgio, « Survivre à l’effondrement économique », Le Retour aux Sources, 2011 p. 179.
(3) G. Girardin, chercheur en génie nucléaire, site de l’école polytechnique fédérale de Lausanne.
(4) International Nuclear Event Scale, mesure la gravité d’un accident nucléaire civil. Le niveau 5 entraîne « un risque hors du site ». 6 ou 7 sont respectivement des accidents graves et majeurs.
(5) Données de l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique.
(6) Sécurité nucléaire : le grand mensonge.
(7) Résumé du rapport Sécurité des centrales nucléaires (2017), publié le 10 octobre 2017.
(8) http://flexrisk.boku.ac.at
(9) Site de l’AIEA.
(10) P. Servigne, Op. cit., p. 11.
(11) Dans « Nous ne serons jamais des potes », texte de la vidéo Facebook du samedi 14 octobre 2017 de Bouli Lanners.
(12) Cf Kelly A. Turner, Les 9 clés de la rémission, Flammarion, 2017.
(13) En interpellant par exemple son conseil communal, cf le site de l’asbl Fin du Nucléaire. https://findunucleaire.be/echo/interpellation.htm

Article de Thierry Bourgeois et Laetitia Harutunian pour Coordination Anti-Nucléaire Sud-Est. Vous pouvez le retrouver en cliquant sur :

https://lesmoutonsenrages.fr/2018/08/01/reflechir-quadviendra-t-il-de-nos-centrales-nucleaires-dans-un-contexte-deffondrement-de-la-societe-thermo-industrielle/

Août 01

LE JAPON VA LIMITER L’EXTRACTION DU PLUTONIUM À CE QUI PEUT ÊTRE CONSOMMÉ

Pressé par les États-Unis de réduire son stock de plutonium, le Japon, qui a un stock de près de 47 tonnes, cherche des solutions. La Japan Atomic Energy Commission (JAEC) vient donc de réviser, pour la première fois en 15 ans, sa politique sur le sujet. Si l’usine de Rokkashô-Mura dans la province d’Aomori devrait démarrer un jour, elle ne sera autorisée à extraire que la quantité de plutonium qui peut être consommé.

La règle précédente, qui date de 2003, stipulait que le Japon ne devait pas extraire le plutonium sans perspective d’utilisation. L’industrie nucléaire a toujours des perspectives, même si elles ne sont pas réalistes… La nouvelle règle stipule clairement la volonté de réduire le stock de plutonium, mais ne fixe aucune limite ni calendrier. Elle dit juste que le niveau actuel ne doit pas être dépassé.

Cette décision aura un impact sur la politique de retraitement. L’usine de Rokkashô accuse déjà 24 années de retard pour sa mise en service qui n’aura pas lieu avant 2021. Elle permettrait d’extraire 8 tonnes de plutonium par an, à pleine capacité et il faut 16 à 18 réacteurs pour consommer ce plutonium sous forme de MOx. Or, actuellement, seulement 10 réacteurs sont autorisés à utiliser ce combustible et 4 sont en service. Et comme le stock de plutonium est de 47 tonnes, il n’y a donc pas besoin de cette usine avant longtemps. Mais comme elle n’est pas fonctionnelle et qu’elle doit démontrer qu’elle satisfait aux nouvelles règles de sûreté, tout cela reste très virtuel pour le moment.

Publié dans ACROnique de Fukushima le 31 juillet 2018

https://fukushima.eu.org/category/non-classe/

Août 01

RÉPRESSION AU TRICASTIN : 5 JOURS DE MISE À PIED POUR AVOIR TÉMOIGNÉ SOUS-SERMENT DEVANT LA COMMISSION D’ENQUÊTE SUR LE NUCLÉAIRE!

Gilles Reynaud est un militant syndical et Président de l’Association « Ma Zone Contrôlée » (1) un collectif de salariés sous-traitants et agents statutaires de la filière nucléaire créée à la suite de plusieurs incidents sur le site de Tricastin. Salarié d’Orano DS (DS pour démantèlement et service) sur le site du Tricastin, il vient d’être sanctionné de 5 jours de mise à pied pour avoir témoigné sous serment devant la commission d’enquête parlementaire sur le nucléaire et dénoncé depuis longtemps la situation sociale des salariés de la sous-traitance. Omerta, répression, contamination sont les valeurs du lobby nucléaire.

Son témoignage sous serment devant la commission d’enquête parlementaire (2) traitait de l’indispensable amélioration du niveau de sécurité et sûreté des installations nucléaire, des conditions de travail et de vie au travail des salariés de la sous-traitance. Il y a dénoncé le dumping social, synonyme d’industrie low-cost. Cette relation viciée entre le donneur d’ordre et ses sous-traitants du fait de l’approche principalement comptable et financière. À l’heure ou la sous-traitance représente aujourd’hui près de 80% de toute l’activité dans l’industrie nucléaire « civile« .

« EDF et les autres exploitants nucléaires ne s’intéressent que très peu aux moyens humains et techniques que l’entreprise mettra en œuvre pour s’acquitter de sa tâche. C’est toujours le moins disant qui remporte la timbale. Mais l’entreprise sous-traitante veut tout de même gagner de l’argent, conserver son marché, voire en obtenir d’autres. Elle va donc chercher par tous les moyens à réduire le coût de sa prestation. Les recettes sont connues, bien rodées: on pressure les salariés, on mégote sur la sécurité des interventions et sur la sûreté des installations en abaissant la qualité générale du travail... Au détriment parfois de la sécurité du personnel mais aussi de la sûreté et donc de la population environnante – en cas de fuite à l’extérieur. » déclarait G. Reynaud voici peu à la presse (3)

Si ce salarié syndiqué est aujourd’hui en poste sur le site atomique de Pierrelatte il a été pendant une longue partie de sa carrière de 32ans un « nomade du nucléaire » se déplaçant de site en site. Il est connu pour agir en faveur de l’échange entre les salariés des industries à risques, en particulier nucléaires, pour améliorer la sécurité des interventions, la sûreté des installations, et pour le respect de l’environnement. Il est aussi membre, en tant que « personne qualifiée« , de l’ANCCLI, l’organisme national qui regroupe les 37 commissions locales d’information sur la sécurité et sûreté nucléaires.

Cette sanction disciplinaire qui attaque un président d’association de défense des salariés et vise à menacer quiconque oserait redresser la tête porte atteinte aussi à un père de famille avec des conséquences financières qui déséquilibrent la vie, le bien-être et le moral de sa famille.

Pour soutenir la liberté d’opinion et la transparence des informations dû à chacun, une pétition en ligne et un appel à solidarité financière sont lancés afin de compenser la perte financière du salarié-lanceur d’alerte. L’éventuel solde sera reversé à l’Association « Ma Zone Contrôlée« .

Il est grand temps de tourner définitivement la période sombre du nucléaire et de ses agissements nocifs débutée avec la bombe atomique, de reconvertir avec des formations adaptées les salarié-es du secteur à partir de leurs compétences et de leurs souhaits collectifs et individuels, de mettre à l’arrêt ces installations de mort.

 (1) http://www.ma-zone-controlee.com/

(2) http://www.assemblee-nationale.fr/15/cr-cenucl/17-18/c1718032.asp en téléchargement 

(3) http://www.montelimar-news.fr/article/-les-exploitants-nucleaires-ont-externalise-le-risque-sanitaire-et-social-/1/9448.html

Retrouvez cet article sur le site : http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2018/08/01/R%C3%A9pression-au-Tricastin-%3A-5-jours-de-mise-%C3%A0-pied-pour-avoir-t%C3%A9moign%C3%A9-sous-serment-%21

Août 01

LA DROITE ALLEMANDE EXIGE DES ARMES NUCLÉAIRES « D‘EXTERMINATION MASSIVE »

Quelques semaines seulement après que le gouvernement droitier de coalition en Allemagne eut annoncé son intention d‘augmenter massivement les dépenses militaires, un grand journal national a demandé la création d‘un arsenal d‘armes nucléaires. Dans sa dernière édition dominicale, Die Welt affiche en première page l’image d‘une bombe atomique couverte du drapeau allemand avec en titre: « Nous faut-il la bombe? » La réponse est un « oui » sinistre et sans équivoque.

L‘auteur de l‘article est Christian Hacke, universitaire en vue ayant des liens étroits avec des personnalités de premier plan au gouvernement et dans l‘establishment militaire et de politique étrangère. Sa carrière politique remonte aux années 1960, où il s‘est fait un nom comme dirigeant du Cercle des étudiants chrétiens-démocrates (RCDS), de droite. Il a enseigné à l‘université de la Bundeswehr [Armée allemande] à Hambourg et il est membre de la Société allemande pour la Politique étrangère, de l‘Institut international des études stratégiques, du Comité d‘études transatlantiques et du World security network. Hacke est de toute évidence quelqu‘un qui ne fait pas qu’exprimer une opinion personnelle.

L‘article de Hacke, dont l‘argument est que l‘Allemagne ne peut pas laisser la défense de ses intérêts stratégique aux États-Unis et à d‘autres membres de l‘OTAN, appelle à un « réexamen des principes de la politique allemande de défense ». L‘Allemagne, déclare-t-il, ne peut pas se passer d‘ « armes d‘extermination de masse » (Massenvernichtungswaffen).

L‘article de Hacke nous ramène à la période la plus sombre de l‘histoire allemande. Vernichtung est le mot allemand pour extermination. Les nazis se sont servi du terme Vernichtungskrieg (Guerre d‘extermination) pour qualifier la guerre du Troisième Reich contre l‘Union soviétique de 1941 à 1945. Le fait que Hacke, exige sans l‘ombre d‘une hésitation la création de Massenvernichtungs-waffen, donne un aperçu à glacer le sang des idées politiques qui prédominent au plus haut niveau de l‘État allemand. Un langage que les dirigeants politiques allemands n‘avaient pas osé employer pendant plus de 70 ans, depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, devient à présent tout à fait normal.

Le temps est venu, insiste Hacke, pour que l‘Allemagne se libère des restrictions qu‘on lui a imposées lors de sa défaite en 1945. Elle ne devrait plus s‘abstenir d‘affirmer ses intérêts. L‘époque de la délicatesse morale et des excuses pour les crimes passés est révolue. Hacke écrit: « La correction politique, le manque de courage civil et des considérations stratégiques militaires inadéquates » ne doivent plus permettre de « réprimer la composante nucléaire de notre sécurité ».

Plutôt que de faire « de la propagande anti-Trump depuis le piédestal de l‘arrogance morale » l‘Allemagne devrait « s‘armer mieux sur le plan militaire – dans toutes les directions et par tous les moyens ».

L‘Allemagne ne pouvait « compter que sur elle-même ». Hacke avertit que la défense nationale devait « s’appuyer sur ses propres capacités de dissuasion nucléaire et qu‘on devait en faire une priorité face à de nouvelles incertitudes transatlantiques et aux confrontations potentielles. »

Appelant à la réintroduction du service militaire et au développement d‘une « culture sophistiquée de la sécurité », Hacke insiste pour dire que « Berlin doit développer la volonté et la capacité de penser ou d‘agir en termes de catégories militaires stratégiques. Les considérations géopolitiques, comme la sauvegarde des intérêts commerciaux sont urgentes face à de nouveaux défis », écrit-il. Mais la « question centrale » était « dans quelles conditions et à quel prix la puissance centrale en Europe pouvait-elle devenir à nouveau une puissance nucléaire? ».

Ce commentaire de Welt am Sonntag éclaire une évolution dangereuse en Allemagne. Le gouvernement de coalition – Chrétiens-démocrates, Chrétiens-sociaux, et Parti social-démocrate – mettent en œuvre un programme d‘ultra-droite ayant une tonalité nettement fascisante. Bien que le parti raciste d’extrême-droite Alternative für Deutschland (AfD) n‘ait obtenu que 12,5 pour cent des voix à la dernière élection, le gouvernement de coalition, officiellement dirigé par la chancelière Angela Merkel, suit servilement son agenda politique.

La résurgence de l‘influence néo-nazie aux plus hauts sommets de l‘État allemand a été encouragée par la participation du SPD à la coalition gouvernementale et par le soutien direct apporté à la coalition par le Parti de Gauche (die Linke) et le parti Vert. Un autre facteur ayant contribué à la croissance de l‘influence de l‘extrême-droite a été la lâcheté des universitaires allemands qui se sont abstenus de critiquer l‘accommodement de la coalition avec l‘AfD.

Dans cet environnement politique, l‘extrême-droite a été encouragée à poursuivre son agenda néo- nazi. Dans son édition dominicale, le Financial Times remarque l‘impudence grandissante des néo-nazis. Il rapporte les attaques physiques et les menaces de mort contre des artistes de gauche.

L‘AfD, avertit le Financial Times, « veut changer la manière dont les allemands voient leur passé. Ses idéologues ont longtemps avancé que l‘Allemagne se concentrait trop sur le Troisième Reich et les crimes et atrocités du régime hitlérien. L‘année dernière, un de ses dirigeants, Björn Höcke, appela à une ‚révolution de 180 degrés‘ dans cette culture du souvenir et attaqua le mémorial pour les juifs assassinés en Europe se trouvant au centre de Berlin. ‘Les Allemands sont le seul peuple au monde qui ont planté un monument de la honte au cœur de leur capitale’,» dit-il. Il n‘y a quasiment aucune exigence de l‘AfD qui n‘ai pas été reprise par un représentant des partis de l‘établissement.

Il faut souligner que l‘influence exercée par l‘AfD dans les cercles dirigeants contraste fortement avec les sentiments de l’écrasante majorité de la population.

Selon une récente étude de l‘hebdomadaire allemand Der Spiegel, 67 pour cent de la population allemande est opposée à l‘ « actuel tournant à droite de la politique allemande ». Une large majorité s‘oppose aussi au développement d‘armes nucléaires. 71 pour cent sont pour que l‘Allemagne se joigne à l‘interdiction des armes nucléaires de l‘ONU, selon une récente étude de YouGov, réalisée pour la Campagne internationale pour l‘abolition des armes nucléaires.

Mais le Parti de Gauche, le Parti social-démocrate et les syndicats empêche cette large opposition d‘agir effectivement. Le seul parti politique qui a averti de cette dangereuse évolution en Allemagne et a organisé une lutte contre l‘offensive droitière, est le Sozialistische Gleichheitspartei (SGP) and les International Youth and Students for Social Equality (IYSSE). En fait, la campagne persistante qui a été lancée par le SGP et les IYSSE contre l‘influence croissante de l‘extrême-droite en a fait une cible de la presse capitaliste et de l‘État.

Cela ne dissuadera pas le SGP d‘intensifier sa lutte pour rassembler la classe ouvrière et la jeunesse derrière un programme socialiste, la seule manière de pouvoir stopper et vaincre la résurgence de l‘extrême-droite.

Par Johannes Stern , le 1 août 2018

http://www.wsws.org/fr/articles/2018/08/01/pers-a01.html

*

Août 01

QUATRE VÉTÉRANS DES ESSAIS NUCLÉAIRES TÉMOIGNENT DE LEUR COMBAT

Reggane, In Ecker ou encore Mururoa, comme un langage codé, parlent aux vétérans des essais nucléaires. Ils se sont regroupés au sein de l’AVEN.

Ils habitent Campneusville, Croixrault ou la Somme. Ils avaient 17-18 ans lorsqu’ils sont partis faire leur service militaire dans le Sahara ou le Pacifique. Ils témoignent de ce qu’ils ont vécu et de leurs craintes.

En 1957, Reggane, dans le Sahara algérien, est choisi par les autorités françaises pour abriter le CESM (Centre d’expérimentation saharien militaire). Il y est question d‘essais nucléaires dans le Sahara. Et à d’autres endroits de la planète dès 1966 notamment en Polynésie française, plus particulièrement à Muroroa ou encore Fangataufa dans le Pacifique. Les essais nucléaires sont alors effectués par le CEP (Centre d’expérimentation du Pacifique). Le CESM deviendra le CEMO (Centre d’expérimentations militaires des Oasis) dès 1961. Les essais nucléaires ne sont plus aériens mais souterrains. Au total 210 essais ont été réalisés.

Contaminé ou irradié

Jean-Claude Besancourt de la Somme, était basé à Reggane plateau, site de fabrication des bombes nucléaires. « Nous n’étions pas beaucoup », précise l’ancien appelé. Et Jean-Claude Bezancourt d’ajouter :

« Les bombes étaient fabriquées sous nos pieds ».

Cet adhérent à l’AVEN (Association des vétérans des essais nucléaires, présidée par Jean-Luc Sans depuis 2009) se rappelle :

« Lorsque j’ai été opéré du dos, le médecin m’a demandé si j’avais travaillé dans l’amiante ».

L’ancien cultivateur n’a jamais eu de contact avec cette substance, mais il a servi dans le Sahara algérien dans les années 60. Son médecin lui rétorquait alors : « D’accord, ne cherchez pas ». Ce qu’a vu le médecin lors des examens, Jean-Claude ne le sait pas. « Nous n’en avons plus parlé », conclut-il. Jean-Claude n’est pas le seul à être dans cette situation.

« Nous ne nous battons pas pour l’argent »

Un autre adhérent, parmi les 60 000 que compte l’association en France, vit aujourd’hui avec de sérieux problèmes de santé. Cet ancien appelé a subi des pontages et a les artères brûlées. Pourtant lorsqu’il était en service dans le Pacifique, il a été soumis à un dosimètre régulièrement, vierge uniquement lors des explosions. Il se souvient :

« Une minute après l’explosion, des vagues de deux mètres arrivaient sur le bateau ».

L’onde de choc était puissante et les appelés avaient, pour seule protection, un conseil de leurs supérieurs : « Ne regardez pas », précise cet ancien appelé.

Un rêve devenu cauchemar

« Il y a trois ans Jean-Pierre Gaillet [N.D.L.R : délégué régional décédé le 21 juin 2018] m’a remis une médaille », commémorative avec agrafe Sahara raconte François Dangreville. Cet habitant de Campneuseville n’a pas monté de dossier médical contrairement à certains membres de l’association.

« Si j’avais su, je ne serais pas allé là-bas »

« Je vois que c’est complexe et les examens sont chers » précise l’ancien volontaire pour expliquer pourquoi il n’a pas encore constitué de dossier.

« Si j’avais su, je ne serais pas allé là-bas. Je suis parti de bon cœur, j’étais volontaire », remarque François qui a servi à Reggane pendant neuf mois en 1966 aux côtés de Jean-Claude Besancourt. Il avait 17 ans lorsqu’il s’est porté volontaire, son engagement s’est joué sur la vue d’un militaire en costume. « À l’époque, ils enterraient les véhicules », après les essais nucléaires, raconte François qui avait pour mission de ramener les véhicules militaires à la base, le tout sans protection.

Reconnaissance des maladies

Le décret n° 2014-1049 du 15 septembre 2014 relatif à la reconnaissance et à l’indemnisation des victimes des essais nucléaires français a permis d’établir une liste de maladies reconnues. Parmi les pathologies attestées, cancers et leucémies trônent en tête de liste.

« Je suis parti de bon cœur, j’étais volontaire »

Ainsi Serge Logghe, résident de Croixrault, a adhéré depuis quelques années. Il a développé deux cancers il y a plus d’une dizaine d’années. Cet ancien chauffeur dans le Pacifique n’a jamais été testé lorsqu’il était en mission à Papeete en 1968. S’il n’a pas vu d’explosion, il se trouvait sur un terrain contaminé.

Ces anciens appelés ont la possibilité de monter un dossier et d’attaquer l’État pour obtenir « vérité et justice ». Les adhérents assurent ne pas être « antimilitariste, antinucléaire » et confirme que l’association ne s’intéresse ni aux questions politiques, ni aux questions religieuses.

Les dossiers sont jugés par le tribunal administratif.

« Nous ne nous battons pas pour l’argent mais pour la reconnaissance », expliquent les trois retraités. Ils espèrent que ces quelques mois passés à l’étranger sur des terrains contaminés n’auront pas d’incidence sur la santé de leurs descendances. 

Rédaction Neufchâtel-en-Bray, Le Réveil de Neufchâtel, Publié le 31 Juillet 2018 à 19:32,

https://actu.fr/hauts-de-france/croixrault_80227/quatre-veterans-essais-nucleaires-temoignent-leur-combat_18012281.html

Juil 31

EDF N’EXCLUT PAS QUE L’ÉTAT DÉCIDE DE REVOIR SA STRUCTURE

PARIS, 31 juillet (Reuters) – L’État français pourrait à un moment donné revoir la structure d’EDF et le groupe travaillera avec lui le cas échéant, a déclaré mardi son PDG, Jean-Bernard Lévy.

Alors que le scénario d’une scission d’EDF entre activités nucléaires et renouvelables circule régulièrement depuis plusieurs mois, le dirigeant avait jusqu’à présent simplement déclaré que le groupe n’avait pas été “sollicité” par le gouvernement pour revoir l’organisation de ses activités.

C’est le privilège de l’actionnaire majoritaire d’EDF, l’État Français, de regarder si la structure actuelle des actifs est optimisée afin de répondre aux attentes que l’État pourrait avoir au regard des missions d’EDF (…)”, a déclaré Jean-Bernard Lévy lors d’une conférence téléphonique avec les analystes.

Quand l’État regardera ces objectifs, peut-être parmi d’autres incluant bien sûr la création de valeur, (il) aura peut-être à un moment donné des réflexions sur une restructuration potentielle. Mais, à ce stade, nous ne sommes pas au courant que l’État nous ait demandé de regarder quel que scénario spécifique que ce soit.”

EDF travaillera bien sûr avec l’État (…) si cela arrive”, a également dit Jean-Bernard Lévy.

L’État détient 83,7% du capital d’EDF.

Le titre EDF avait bondi en Bourse le 21 juin sur fond de résurgence d’un scénario de scission du groupe entre activités nucléaires et renouvelables alimenté par des déclarations de Nicolas Hulot et des informations de presse.

L’hebdomadaire Challenges rapportait alors que l’Agence des participations de l’État (APE) planchait sur un schéma “techniquement prêt à la rentrée” consistant à scinder l’entreprise, avec une “sanctuarisation du nucléaire” et une cotation des énergies renouvelables.

Des sources au fait du dossier avaient par ailleurs déclaré à l’automne dernier que le ministère de l’Économie réfléchissait à différentes pistes pour modifier la structure de l’électricien public, parmi lesquelles une scission des activités nucléaires, mais qu’il n’avait pas arrêté de projet précis.

Nicolas Hulot a également dit à des journalistes début 2018 que l’hypothèse de loger les actifs nucléaires d’EDF dans une entité à part avait fait l’objet de discussions au sein du gouvernement mais qu’il n’y avait pas à ce stade de scénario privilégié d’évolution de l’organisation du groupe. (Benjamin Mallet, édité par Jean-Michel Bélot)

Rédaction Reuters

https://fr.reuters.com/article/companyNews/idFRL5N1UR2OL

Juil 31

LA CORÉE DU NORD FABRIQUERAIT DE NOUVEAUX MISSILES, RÉVÈLE LE WASHINGTON POST

Aux États-Unis, la grande information du jour est sortie par le Washington Post. Le célèbre quotidien affirme que selon les services de renseignement américain, la Corée du Nord est en train de construire de nouveaux missiles. Pourtant, le président Kim Jong Un s’était engagé à complètement dénucléariser son pays. Le président américain Donald Trump paraissait lui faire confiance, la Corée du Nord n’est plus une menace nucléaire, avait-il déclaré suite au sommet du mois de juin dernier.

Le Washington Post douche par conséquent aujourd’hui quelques espoirs. Les images satellitaires prises ces dernières semaines semblent montrer qu’au moins un et peut-être deux missiles balistiques intercontinentaux sont en cours d’élaboration, nous apprend le journal.  Les réseaux d’espionnage américains observent des camions de ravitaillement et d’autres véhicules autour de l’installation de missiles. Un fonctionnaire américain déclare au Washington Post Nous les voyons aller travailler, comme avant

Dans la presse américaine, de nombreuses publications suggèrent qu’on ne peut pas faire confiance à Kim Jong Un. Dans le site New-Yorkais Business Insider, David Choi écrit que les services de renseignement américains ont déjà cité des « preuves sans équivoque » que la Corée du Nord « essaie de tromper » les États-Unis avec des sites secrets et une production croissante d’uranium enrichi.  

Le média en ligne Vox estime quant à lui que certes la Corée du Nord a montré quelques gages, le pays a rendu les otages et les restes des soldats, il a également tenu sa promesse de démanteler l’un des sites d’essais de missiles… Mais conclut le site la dénucléarisation ne signifie probablement pas la même chose pour Trump et pour Kim

Des magazines asiatiques réagissent également à l’affaire. Le site japonais The diplomat rappelle par exemple que la semaine dernière Mike Pompeo le secrétaire d’État américain a reconnu lui-même que la Corée du Nord continuait à  » produire des matières fissiles « . Quelle conclusion en tirer ? Eh bien que ensemble, le témoignage de Pompeo et les nouvelles informations du Washington Post confirment que la Corée du Nord continue de produire non seulement des missiles balistiques capables de menacer les États-Unis, mais aussi des matières fissiles qui pourront armer ces missiles. Tout cela n’est évidemment pas très rassurant… 

Par la rédaction de France Culture, le 31/07/2018

https://www.franceculture.fr/emissions/revue-de-presse-internationale/la-revue-de-presse-internationale-du-mardi-31-juillet-2018

Juil 31

«L’IRAN DANS UNE IMPASSE, TROIS ANS APRÈS L’ACCORD NUCLÉAIRE»

L’analyse de François Géré (IFAS)

Les faits : « Pour l’Iran, le temps amer du repli défensif est venu afin de préserver la sécurité intérieure et la stabilité du régime »

Après avoir brandi les pires menaces contre le régime des Mollah la semaine dernière, Donald Trump a indiqué lundi soir être «prêt à discuter avec l’Iran» et ce «sans conditions», si cela permet «d’aboutir à quelque chose qui soit significatif». Un geste qui a reçu une fin de non-recevoir de Téhéran.

François Géré, président de l’institut français d’analyse stratégique (Ifas), analyse pour l’Opinion le corner stratégique dans lequel se retrouve l’Iran.

Le 14 juillet 2015 à Vienne, l’Iran a signé avec les 5+1 (les membres permanents du conseil de sécurité et l’Allemagne) un accord (JCPOA) mettant, en principe, fin à une crise commencée en 2002. La négociation fut longue en raison de multiples oppositions aux États-Unis, des réticences de la France et de la critique des éléments radicaux iraniens. La volonté d’aboutir d’Obama a surmonté ces obstacles tout en contrant les oppositions intransigeantes d’Israël et de l’Arabie saoudite.

L’Iran s’est engagé à suspendre ses activités d’enrichissement d’uranium, à réduire son stock et à placer l’ensemble de ses installations (Natanz, Fordoo, Arak) sous contrôle renforcé de l’AIEA. En contrepartie, les États signataires se sont engagés à lever les sanctions économiques pesant sur les échanges avec l’Iran.

Depuis trois ans Téhéran a respecté ses engagements. La levée des sanctions, très progressive en raison de nombreuses difficultés techniques, a cependant permis la conclusion d’importants contrats notamment énergétiques et aéronautiques et le retour des entreprises occidentales sur le marché iranien dont les besoins sont considérables. Sans être parfait l’accord assure un contrôle de l’activité nucléaire iranienne jusqu’en 2030. Il n’inclut pas comme l’auraient souhaité les occidentaux les programmes de missiles balistiques iraniens.

L’arrivée à la Maison blanche de Donald Trump hostile à cet accord a changé la situation. Le président américain a exigé une modification afin d’inclure les missiles balistiques et de prendre en compte ce qu’il nomme la volonté hégémonique de l’Iran déstabilisatrice au Moyen Orient à travers ses liens avec les organisations terroristes notamment le Hezbollah libanais.

En dépit des démarches des autres signataires de l’accord, Donald Trump a annoncé le 8 mai 2018 le retrait des États-Unis en des termes très agressifs faisant référence à la nécessité d’un changement de régime en Iran.

Cette décision s’accompagne du retour des sanctions américaines mais aussi de l’application du principe d’extraterritorialité pénalisant les entreprises étrangères continuant à commercer avec l’Iran dès le 4 novembre. Reste à savoir si les États-Unis appliqueront les sanctions de manière rétroactive (par exemple sur le contrat de vente de 130 Airbus). Compte tenu de la virulence de l’équipe entourant Trump la probabilité est élevée.

Téhéran a atteint ce que Clausewitz nommait « le point culminant de la victoire » et désormais ne peut que voir ses avantages rognés

Aujourd’hui les Européens s’efforcent de convaincre l’Iran qui jusqu’ici a fait preuve de modération de ne pas sortir de l’accord et de renoncer à reprendre l’enrichissement d’uranium à 20 %. Malheureusement ils n’ont pas grand-chose à offrir. Effrayées, les entreprises européennes qui ont des actifs aux États-Unis ont déjà entamé leur repli. Pour contrer ou contourner les sanctions les idées ne manquent pas. Outre la loi de blocage de 1996, qui vise à neutraliser les effets extraterritoriaux des sanctions américaines, la BEI (banque européenne d’investissement) soutiendra le financement des entreprises travaillant en Iran. On envisage aussi la création d’une sorte de COFACE garantissant les PME investissant en Iran par un système d’assurances. Mais la concrétisation de telles mesures demandera un an, au bas mot, sous réserve d’efficacité réelle. Les Européens découvrent, plutôt tard, les limites de leur souveraineté économique et la faiblesse de l’euro face au dollar.

Repli défensif. Côté iranien, la situation n’est guère plus brillante. Sortir de l’accord, reprendre l’enrichissement, chercher à bloquer le détroit d’Ormuz, reprendre une stratégie indirecte à base de terrorisme serait faire le jeu de l’administration américaine qui n’attend que ces prétextes pour aggraver les sanctions et entamer une escalade jusqu’au seuil militaire. Par ailleurs, en Syrie, les forces iraniennes et leurs alliés se trouvent dans une posture délicate exposés aux raids aériens d’Israël désormais réguliers. Moscou n’entend certainement pas affronter l’aviation israélienne pour couvrir les opérations terrestres iraniennes. Bien plus isolé qu’on ne le croit, Téhéran a atteint ce que Clausewitz nommait « le point culminant de la victoire » et désormais ne peut que voir ses avantages rognés. Pour l’Iran, le temps amer du repli défensif est venu afin de préserver la sécurité intérieure et la stabilité du régime.

Le durcissement des positions américaines et les menaces de Trump, Bolton et Pompeo n’ont rien de comparable avec la Corée du Nord. L’environnement politique et stratégique est totalement différent. Trump n’a pas la moindre intention de faire un pas vers Téhéran où personne ne souhaite tendre la main vers cette administration comme l’ont montré les récentes répliques du général Soleimani qui se dit prêt pour la guerre. Les menaces de Trump visent à faire monter la tension et à renforcer aux États-Unis son image de protecteur de la nation et de ses alliés contre l’Iran terroriste. En Iran ces menaces ne font qu’aviver le nationalisme et souder la population autour de son gouvernement.

Une chose est assurée : les promesses de l’accord du 14 juillet 2015 ont vécu.

Par François Géré , 31 Juillet 2018 à 12h45, (François Géré est président de l’Institut Français d’Analyse Stratégique (IFAS)

https://www.lopinion.fr/edition/international/l-iran-dans-impasse-trois-ans-apres-l-accord-nucleaire-l-analyse-158050

Juil 31

LA FERMETURE DE LA CENTRALE DE FESSENHEIM PREND ENCORE DU RETARD

EDF a annoncé mardi avoir programmé des arrêts de la centrale nucléaire de Fessenheim (est de la France) en 2019, le groupe se préparant ainsi à prolonger l’exploitation des deux réacteurs nucléaires du site alsacien.

EDF, qui s’était déjà mis en situation d’exploiter la centrale nucléaire de Fessenheim jusqu’à l’été 2019, a précisé mardi sur son site internet que les réacteurs n°1 et n°2 de la centrale seraient en arrêts programmés du 19 janvier au 20 mars 2019 et du 18 mai au 17 juillet respectivement.

Si la fermeture de Fessenheim est actée, elle est conditionnée à l’ouverture de l’EPR de Flamanville, en Normandie (ouest de la France). Or ce chantier prend du retard.

Flamanville reporté d’un an

La semaine dernière, EDF a annoncé un nouveau report de près d’un an en raison de soudures défectueuses. Alors que le chargement du combustible de l’EPR de Flamanville était prévu fin décembre 2018, le groupe estime désormais que l’opération aura lieu au quatrième trimestre 2019.

Le secrétaire d’État français à la Transition écologique, Sébastien Lecornu, a invité l’exploitant à détailler les conséquences du report du lancement de Flamanville sur les échéances de l’arrêt de Fessenheim.

reuters/ptur, publié le 31 juillet à 11h22.

https://www.rts.ch/info/monde/9747735-la-fermeture-de-la-centrale-de-fessenheim-prend-encore-du-retard.html

Juil 31

INCIDENT DE NIVEAU 1 À LA CENTRALE NUCLÉAIRE DE GOLFECH

Un incident de niveau 1 s’est produit le 24 juillet, sur l’unité de production n°2, a-t-on appris hier du CNPE.

Les équipes de la centrale nucléaire de Golfech débutent la réalisation d’une opération de maintenance sur une pompe d’un réservoir d’eau de secours et la font fonctionner afin d’y réaliser un graissage. Or, le 25 juillet à 15 h 49, lors de cette maintenance, la température de l’eau située dans le réservoir a atteint 40 °C, le rendant indisponible selon les règles générales d’exploitation (RGE). Le 26 juillet à 9 h 07, de nouveaux contrôles mettent en évidence une température élevée du réservoir. Celle-ci atteint 46,8 °C. Immédiatement, les équipes de la centrale arrêtent la pompe à l’origine de cette élévation de température et refroidissent l’eau du réservoir à l’aide d’une pompe spécifique. En seulement 1 heure, la température de l’eau est redescendue en dessous de 40 °C, ce qui constitue sa température normale requise. Cet événement n’a pas eu de conséquence sur la sûreté des installations sur l’environnement ni sur la sécurité du personnel. Cependant, le réservoir étant resté indisponible pendant plus de 8 heures, ce qui constitue un écart aux règles générales d’exploitation. La centrale de Golfech a déclaré cet événement à l’ASN le 27 juillet au niveau 1 de l’échelle INES, qui en compte 7.

https://www.ladepeche.fr/article/2018/07/31/2844354-incident-de-niveau-1-a-la-centrale-nucleaire-de-golfech.html

Juil 31

UNE CENTRALE NUCLÉAIRE SUÉDOISE ARRÊTÉE EN RAISON DE LA TEMPÉRATURE INHABITUELLEMENT ÉLEVÉE DE L’EAU DE MER

La température inhabituellement élevée de l’eau de mer a obligé une centrale nucléaire suédoise à interrompre ses opérations, a rapporté lundi la chaîne suédoise SVT.

La température de l’eau de mer près d’une centrale suédoise a conduit celle-ci à une fermeture temporaire. Lorsque l’eau de mer atteint les 25 °C, elle ne peut en effet plus jouer son rôle de fluide de refroidissement.

« Afin de garantir la capacité de refroidissement nécessaire, nous avons décidé de suspendre les opérations de la centrale nucléaire Ringhals 2 », a déclaré dans un communiqué de presse Sven-Anders Andersson, directeur de la production de Ringhals, cité par SVT.

Deux autres centrales nucléaires, Ringhals 3 et 4, fonctionnent toujours normalement, tandis que Ringhals 1 est à l’arrêt pour sa maintenance annuelle.

Il est inhabituel que les températures de la mer soient aussi élevées en Suède. Au 21ème siècle, c’est la deuxième fois seulement qu’une centrale nucléaire doit être fermée pour ce motif. (NDLR: encore une bonne raison pour ne plus construire de centrales nucléaires)

Par French.china, le 31-07-2018

http://french.china.org.cn/foreign/txt/2018-07/31/content_57898661.htm

Juil 31

CANICULE : EDF RÉDUIT LA PRODUCTION DE TROIS RÉACTEURS NUCLÉAIRES

EDF a annoncé la semaine dernière que les températures extrêmes prévues pourraient limiter la production d’électricité de ses réacteurs du Bugey (Ain) et de Saint-Alban (Isère).

L’unité de production n°3 de la centrale du Bugey, d’une capacité de 910 mégawatts (MW), a été mise à l’arrêt le 27 juillet pour une courte durée afin de respecter ses autorisations de rejets thermiques dans le Rhône. Elle a été recouplée au réseau national d’électricité dans la nuit du dimanche 29 au lundi 30 juillet. La centrale nucléaire du Bugey prélève de l’eau dans le Rhône pour assurer le refroidissement de ses unités de production et pour alimenter les différents circuits nécessaires à son fonctionnement.

Dimanche 29 juillet 2018 à 4h30, l’unité de production n°1 de la centrale de Saint-Alban, d’une puissance de 1.335 MW, a été mise à l’arrêt en raison des conditions climatiques actuelles.  »Cet arrêt de courte durée vise à respecter les autorisations de rejets thermiques dans le Rhône », explique EDF. Le redémarrage de Saint-Alban 1 est prévu mardi à midi. La production de Saint-Alban 2 (1.335 MW) est réduite jusqu’à 22h lundi.

La vigilance orange canicule est maintenue pour la région de la vallée du Rhône jusqu’au mardi matin au moins, a annoncé Météo France aujourd’hui.

https://www.actu-environnement.com/ae/news/canicule-edf-reduit-production-reacteurs-nucleaires-bugey-saint-alban-31796.php4

Par Agnès Sinaï, journaliste, Rédactrice spécialisée, le  30 juillet 2018

NDLR : compte-tenu du « réchauffement  climatique », est-il intelligent de continuer à construire des centrales thermiques, qu’elles soient nucléaires ou autres ? Je rappelle que les 2/3 de l’énergie qu’elles produisent le sont sous forme de chaleur qu’il faut rejeter dans la nature !

Juil 31

VOYAGE EN « AGNOTOLOGIE », PAYS DE LA SCIENCE ET DE L’IGNORANCE (VAUCLUSE et CANCERS)

En santé publique, ce que l’on demande aux médecins c’est de soigner leurs patients, pas de rechercher les causes de ces maladies. Devant l’afflux toujours plus nombreux de patients atteints de maladies du sang, une équipe du Centre Hospitalier d’Avignon s’est quand même posé la question. Mais un peu d’ignorance en moins sur les causes fait surgir beaucoup de questions embarrassantes.

Un peu d’ignorance en moins sur les causes des maladies fait surgir beaucoup de questions embarrassantes… De la même manière, quand un historien s’intéresse à la silicose, la maladie du mineur, il s’aperçoit que pour plein de « bonnes » raisons, syndicats, patronat, pouvoirs publics ont su « négocier » une ignorance médicale de circonstance. Une ignorance qui fait des milliers de morts, aujourd’hui encore… Avec le nucléaire il va ainsi.

Ainsi depuis des années les autorités refusent de financer une simple étude épidémiologique sur les cancers dans le Vaucluse et autour. Pourtant deux médecins sont prêts à se mettre au travail gratuitement, ils demandent le simple financement d’un poste d’assistante. Fin de non-recevoir de l’Autorité Régionale de Santé et de la Région. Pourtant à l’hôpital d’Avignon ce ne sont pas moins de 300 cas de cancers du sang qui ont été enregistrés l’an dernier. Et d’autres médecins veulent réaliser une autre enquête épidémiologique sur ces cas. Encore une fois : refus des ministères.

Un fait à noter : la plupart des cancers professionnels sont chez des ouvriers, et non pas chez des cadres. C’est la différence d’espérance de vie selon le milieu social. « Et il est évident qu’un agent de maîtrise, un cadre qui a une connaissance des démarches administratives se débrouillera beaucoup mieux pour faire reconnaître une maladie professionnelle » précise le Dr Benoit de Labrusse (médecin du travail, créateur d’une consultation du risque professionnel à Avignon en 2014, membre de la Société de Médecine du travail, d’Ergonomie et de Toxicologie de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur)

Autre fait notoire : « un certain nombre d’ouvriers refusent de déclarer leurs maladies professionnelles alors qu’ils le pourraient. Quand on les interroge, on a des réponses variées : « ce n’est pas mon travail, c’est le tabac », je ne veux pas mettre en cause mon ancien employeur. Derrière ça, on présuppose aussi que, reconnaître le travail comme étant à l’origine de leur cancer, ça veut dire remettre en cause toute une vie professionnelle. Et ça c’est psychologiquement très difficile » renchérit le Dr Benoit de Labrusse qui assure sa consultation du risque et cancers professionnels à la Maison Sainte Catherine d’Avignon.

« France Culture » a diffusé une série documentaire réalisée par Franck Cuveillier avec la complicité scientifique de Mathias Girel, réalisée par Rafik Zénine. Un Voyage en « agnotologie », pays de la science et de l’ignorance avec : 

  • Borhane Slama, chef du service « Oncologie-Hématologie » du centre hospitalier d’Avignon 
  • Brigitte Lemeure, médecin du Travail 
  • Benoit de Labrusse, médecin du travail 
  • Nathalie Jas, historienne et sociologue à l’Institut National de la Recherche Agronomique 
  • Eglantine Armand, assistante sociale au Centre Hospitalier d’Avignon 
  • Paul-André Rosental, Professeur des Universités à Sciences Po

Voyage en « agnotologie », pays de la science et de l’ignorance (1/4) : Quand les industriels nous enfument

Voyage en « agnotologie », pays de la science et de l’ignorance (2/4) : Des maladies aux causes invisibles

Voyage en « agnotologie », pays de la science et de l’ignorance (3/4) : Quand on préfère ne pas savoir

Voyage en « agnotologie », pays de la science et de l’ignorance (4/4) : Financer la science, récolter l’ignorance

NDLR : Chaque émission dure 55 minutes.

             L’agnotologie est l’étude de la production culturelle de l’ignorance.

Publié par Jean Revest le Lundi 30 juillet 2018 sur le site :

http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2018/07/31/Voyage-en-%C2%AB-agnotologie-%C2%BB%2C-pays-de-la-science-et-de-l%E2%80%99ignorance

Juil 30

LA FRANCE DEVIENT UNE POUBELLE NUCLÉAIRE INTERNATIONALE : HULOT VALIDE L’IMPORTATION EN FRANCE DES DÉCHETS RADIOACTIFS DE MONACO

En plein été et par une décision des plus discrètes, Nicolas Hulot vient d’autoriser l’importation et le stockage en France de déchets nucléaires monégasques. Les uns en provenance d’une société privée de cosmétique et les autres « du centre scientifique de Monaco« . Le business de la mort atomique devient écolo-compatible et la France une poubelle nucléaire internationale.

En été tous les coups (bas) sont permis. Les gouvernants ne s’en privent pas. Après l’accueil pour une vingtaine d’années minima des déchets nucléaires d’Australie autorisé par E.Macron, c’est son fidèle disciple Nicolas Hulot qui vient d’apposer sa signature au bas d’une félonie écologisco-compatible.

Par deux « décisions » officielles gouvernementales (TRER1816278S et TRER1816315S) datées de fin juin, le ministre de la transition écologie autorise l’importation en France des déchets radioactifs générés par la société privée « Exsymol » et le « Centre Scientifique de Monaco« .

La première est spécialisée dans les produits chimiques, les cosmétiques et la création de principes actifs biologiques dédiés à l’anti-âge (anti-rides), aux soins corporels (raffermissant), au traitement capillaire anti-chute et aux nutraceutiques. À priori bien loin de l’utilisation de produits toxiques radioactifs. Pourtant on se croirait revenu aux années 50 où le radium était publicitairement vanté comme bénéfique, source d’un progrès magique et incorporé à toute une série de produits de la vie courante. Avec son chiffre d’affaire de 15 Millions d’€uros la société rayonne à l’internationale (1 et 2). La peau et les organes des femmes et vieux messieurs en prendraient-ils au passage un sacré coup…

Le second est spécialisé en étude du milieu marin et en environnement. Lancée par le Prince Albert 1er, l’agence de la recherche en Principauté a donné naissance au « centre scientifique de Monaco » créé en 1960 par le Prince Rainier. Le grand public connait le fameux « aquarium de Monaco » mais beaucoup moins ses à-côtés. Consacré à la recherche en biologie marine puis des coraux le CSM s’est élargi à la biologie médicale à la demande du Prince Albert II. Objectif officiel : intégrer le « cercle vertueux » des publications scientifiques (dont disait dernièrement le professeur de l’université de Stanford aux EU, John Loannidis :  » la majorité des articles publiés, même dans les revues sérieuses, ne sont pas bons« ) et se hisser dans le business international de la recherche et de l’enseignement.

Visité en 2013 par le Président François Hollande accompagné (déjà) de son « envoyé spécial » Nicolas Hulot (3)  le Centre Scientifique de Monaco, avec ses 2 millions d’€uros de budget annuel, manipule donc des sources radioactives. Et produit des déchets mortels dont il ne sait que faire. Et c’est au détour d’une ancienne interview accordée en avril 2010 par le Président du CSM (4) à l’hebdo internet de Monaco que se révèle le pot aux roses :  » À noter que les (nouveaux) locaux de recherche seront au dernier étage et l’administration du centre sera au second. Ce qui nous permettra d’être en contact avec l’agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). » Derrière les apparences et les bons sentiments peut se cacher le sordide nucléaire.

Entérinant un « accord » signé le 9 novembre 2010 sous la Présidence Sarkozy-Fillon, Hulot donne donc, avec l’imprimatur de Macron, son feu vert au stockage en France par l’Andra de déchets radioactifs étrangers. En violation des traités internationaux interdisant ce trafic et obligeant au retour vers le pays d’origine. Mais, comme il faut être dans le coup de la « start-up nation » le respect des lois et traités, bof! La France devient une poubelle nucléaire internationale… Et le projet-fou de Bure ne suffira pas à « accueillir toute la merde radioactive du monde« . Une nouvelle « grande région » est candidate ?

Esther Helle

(1) https://www.coptis.com/supplier-1EXM?lang=

(2) https://www.exsymol.com

(3) http://www.centrescientifique.mc/fr/actualites/66-Le-President-Francois-Hollande-visite-le-Centre-Scientifique-de-Monaco.html

(4) http://www.monacohebdo.mc/82-centre-scientifique-de-monaco-%e2%80%9cnotre-budget-n%e2%80%99est-pas-suffisant%e2%80%9d

http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2018/07/30/Hulot-valide-l-importation-en-France-des-d%C3%A9chets-radioactifs-de-Monaco

Juil 30

NUCLÉAIRE. LE MOUVEMENT DE LA PAIX SE JOINT AU RASSEMBLEMENT DU 6 AOÛT

Le Mouvement de la Paix-Trégor se joint à l’appel de Sortir du Nucléaire-Trégor à participer à un rassemblement, le lundi 6 août, à 18 h 30, devant la mairie de Lannion, pour commémorer les bombardements nucléaires des villes japonaises de Hiroshima et Nagasaki, et pour demander l’abolition des armes nucléaires.

« Alors que les mouvements pacifistes opposés à l’armement nucléaire dont le Mouvement de la Paix, s’apprêtent à rendre hommage aux victimes civiles, pour l’essentiel, des bombardements atomiques américains sur Hiroshima et Nagasaki en août 1945, le gouvernement français vient de faire voter une loi de programmation militaire décidant de dépenser 37 milliards d’euros sur six ans, soit 120 milliards sur 20 ans, pour renouveler l’arsenal d’armes nucléaires de la France ! Selon l’ONU, il suffirait de consacrer 5 % des dépenses militaires mondiales (900 milliards de dollars) pour résoudre les problèmes auxquels est confronté l’Humanité : la faim, l’accès à l’eau, la santé dans le monde… », dénonce le Mouvement de la paix-Trégor dans un communiqué. « La France doit voter et ratifier le Traité d’interdiction des armes nucléaires adopté le 7 juillet 2017 à l’ONU et ratifié (NDLR : lire voté et non ratifié) par 122 états sur 193. Ce que l’état français persiste à refuser….» 

https://www.letelegramme.fr/cotes-darmor/lannion/nucleaire-le-mouvement-de-la-paix-se-joint-au-rassemblement-du-6-aout-30-07-2018-12040504.php

Juil 30

NUCLÉAIRE : LA FORGE DU CREUSOT VEUT OUBLIER LES FRAUDES

« Cette usine a 200 ans et elle a toujours su apprendre de ses erreurs. » David Haguet, le directeur de l’usine du Creusot de Framatome (ex-Areva), en Saône-et-Loire, a une mission claire en tête : il veut convaincre que le temps des tricheries est fini. Ici, l’entreprise, désormais filiale d’EDF, fabrique des composants essentiels pour les réacteurs nucléaires. Une forge titanesque d’une précision unique au monde. Une usine qui a sculpté, à plus de 1 300 degrés, les éléments-clés des centrales nucléaires françaises pendant les quarante dernières années. 

C’est dans cette même usine que s’est joué l’un des épisodes les plus inquiétants de la filière nucléaire française : des falsifications de dossiers à grande échelle et la manipulation de données sur les composants qui sortaient des forges du Creusot

« On a pris la décision de tout suspendre entre 2015 et 2017. Les dysfonctionnements, on les assume », assure David Emond, vice-président de Framatome, responsable de la branche composants. C’est ici qu’a été forgée la cuve de l’EPR de Flamanville, qui comportait des anomalies dénoncées en 2014 par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN). C’est ici que l’on a découvert par la suite des pratiques frauduleuses sur des tests réalisés en laboratoires. Des tricheries qui ont obligé à une révision complète de 2 millions de pages et 4 000 dossiers pour remonter le temps et vérifier quels réacteurs étaient concernés.

Framatome assure que seules trois pièces ont réellement posé problème – mais omet de préciser que, sur les 42 réacteurs étudiés à ce jour, plusieurs centaines de questions de non-conformité ont été repérées par EDF. « On a relu tout ce qu’on a pu récupérer sur le parc nucléaire français depuis quarante ans », explique M. Emond. Un travail de fourmi qui doit se poursuivre jusqu’à la fin de l’année 2018.

Il faut dire que cette usine ne fabrique pas exactement du chocolat. Dans le gigantesque hangar, une immense presse de 9 000 tonnes écrase consciencieusement un morceau d’acier en fusion de 200 tonnes. Un « lingot » qui sera forgé pendant un mois, avant d’être retravaillé pendant plus d’un an, puis de partir pour le Royaume-Uni, et de devenir une pièce maîtresse du réacteur nucléaire de Hinkley Point, en cours de construction par EDF.

Errements dans la « culture qualité » de l’usine

Depuis 2017, les autorités britanniques ont donné leur feu vert à la forge du Creusot. L’ASN, elle, a attendu mars 2018 pour octroyer ce précieux sésame. Le laboratoire de tests à l’origine des fraudes, situé à quelques mètres de la forge, vient tout juste de recevoir l’agrément de l’autorité de sûreté pour reprendre les travaux.

« Ce sont des êtres humains qui ont pris de mauvaises décisions, pas une bande de brigands », estime M. Haguet. Le nouveau patron du site depuis le mois de janvier, ancien de chez ArcelorMittal, reconnaît qu’il a fallu changer beaucoup de choses dans l’usine après la découverte des falsifications. « Changer la culture et les valeurs, c’est ce qu’il y a de plus difficile dans une entreprise », analyse M. Haguet. Le directeur du site a mis en place des visites de réacteurs nucléaires pour les salariés, « pour apprendre une meilleure culture de sûreté ». Il organise également des « journées sûreté » avec des « jeux participatifs ».

Comment changer les pratiques culturelles dans une usine bien ancrée dans ses habitudes ? L’ASN avait mis en lumière dès 2006 des errements dans la « culture qualité » de l’usine, mais il a fallu attendre un scandale national pour que la direction réagisse.

« Quand vous avez pris l’habitude pendant vingt ans de travailler d’une certaine manière, on ne change pas du jour au lendemain », reconnaît Alexandre Cretiaux, délégué syndical central CFDT, premier syndicat chez Framatome.

La qualité doit primer

Le nouveau management de l’usine assure qu’il met moins la pression sur les délais, et plus sur la qualité. « On défend l’attitude interrogative, il y a un doute, je m’arrête. Dans le nucléaire, on ne peut pas se permettre d’être médiocre. Je répète aux opérateurs que c’est la qualité qui doit primer », insiste M. Haguet.

Soulagés de voir l’activité revenir au Creusot après un plan de départ volontaire qui a vu 60 personnes quitter le site, les syndicats restent néanmoins prudents. « On progresse, mais il ne faut pas crier victoire trop tôt », prévient Jean-Luc Mercier, de la CGT. « Il y avait des pratiques inacceptables, maintenant c’est terminé. Si cela se reproduisait, ce serait repéré dans les 48 heures », espère Alexandre Cretiaux, de la CFDT.

Dans le petit laboratoire logé dans des préfabriqués, il a fallu investir et transformer pour montrer patte blanche aux autorités de sûreté des différents pays et aux inspecteurs envoyés par les clients, qui ont multiplié les contrôles. « Le laboratoire a corrigé et est revenu au niveau », assure la direction de l’usine. Marilou Lebeault, responsable qualité du site, note qu’il a aussi fallu changer les logiciels de tests. « Auparavant, les opérateurs pouvaient accéder aux données et faire des modifications », reconnaît-elle.

L’entreprise explique avoir créé un statut de lanceur d’alerte, qui permet de remonter de manière anonyme tout dysfonctionnement. « Les problèmes qu’on ne connaît pas, on ne peut pas les régler », explique David Emond.« On a mis en place une culture de bienveillance vis-à-vis de l’erreur. Une personne qui signale une erreur, on ne la condamne pas, on la félicite », assure-t-il. Mais ces problèmes sont remontés en interne, à l’inspection générale de l’entreprise.

Une pratique qui ne rassure pas Charlotte Mijeon, du Réseau Sortir du nucléaire, qui note que « la vérification se fait toujours à l’intérieur de Framatome » et pas de manière indépendante :

« Comment accorder la moindre confiance à des industriels qui ont menti pendant des années ? »

Au Creusot, tous les salariés transportent désormais sur eux une carte rappelant huit règles essentielles de sécurité. Après une discussion en interne, la direction du site vient d’en rajouter une neuvième : « Je ne négocie pas les règles. » Au cas où les choses ne seraient pas assez claires.

Par Nabil Wakim (Le Creusot, Saône-et-Loire, envoyé spécial)

Le Monde du 30.07.2018

https://www.lemonde.fr/economie/article/2018/07/30/nucleaire-la-forge-du-creusot-veut-oublier-les-fraudes_5337370_3234.html

Juil 30

MANIFESTATIONS D’ÉTUDIANTS IRANIENS CONTRE DES INSPECTIONS DE L’AIEA DANS DES UNIVERSITÉS

TÉHÉRAN, 29 juillet (Xinhua) — Des étudiants ont manifesté dimanche à Téhéran contre de récentes inspections menées par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) dans des universités iraniennes, a rapporté la télévision d’État iranienne.

À l’Université Shahid Beheshti, ils ont ainsi brandi les portraits de scientifiques nucléaires iraniens assassinés au cours de la dernière décennie. Une manifestation similaire a été organisée à l’Université technologique de Sharif où des étudiants ont formé une chaîne humaine symbolique, a rapporté la chaîne Press TV.

Ils ont appelé leur gouvernement à empêcher de telles visites qui ont déclenché une vague de condamnations de la part de certains responsables iraniens.

La semaine dernière, Fereidoun Abbasi, ancien chef de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique (OIEA), a qualifié d’‘inacceptables » les récentes inspections dans deux universités iraniennes par des inspecteurs de l’AIEA. Il a par ailleurs mis en garde contre ce qu’il appelle le libre accès aux sites sensibles du pays.

Les inspections de l’AIEA dans les universités iraniennes sont le fruit d’une décision intrinsèquement « mauvaise et inacceptable« , a souligné M. Abbasi.

L’AIEA surveille le programme nucléaire de l’Iran en application de l’accord multinational conclu en juillet 2015 à Vienne connu sous le nom de Plan d’action global conjoint (JCPOA). En vertu de celui-ci, Téhéran s’est notamment engagé à mettre en œuvre le Protocole additionnel de 1997 au Traité de non-prolifération nucléaire (TNP).

http://french.xinhuanet.com/2018-07/29/c_137355961.htm

 

Juil 29

VAMPIRISME : APRÈS AVOIR TOUT BOUSILLÉ, LES PRO-NUCLÉAIRES S’EN PRENNENT MAINTENANT AUX OCÉANS

Ils trépignent d’impatience. Quelle partie de notre petite Terre pourrait encore bien être détruite, exploitée, mutilée, contaminée ? Face au tarissement des ressources terrestres d’uranium, des scientifiques états-uniens lorgnent à présent vers les mers et océans pour exploiter quelques grammes de métal radioactif. Leur fanatisme le dispute à l’inacceptable.

Des chercheurs états-uniens (peut-on, encore les qualifier de « scientifiques« ?) viennent d’extraire, tout joyeux et sautillants, quelques grammes d’oxyde d’uranium radioactif (yellow-cake) des eaux de l’océan Pacifique (« pacifique » il n’a que le nom). C’est le Département de l’Énergie des USA qui en a fait l’annonce il y a quelques jours par la voix du géochimiste Gary Gill. Son équipe et la société « LCW Supercritical Technologies » sont parvenus a agglomérer l’équivalent d’un grain de sable de ce premier maillon de la chaîne de la destruction nucléaire militaro-industrielle.

Les fanatiques ne reculent donc devant rien. Mais deux problèmes et non des moindres continuent de hanter ce petit monde reclus et préservé des atomistes:

. Cela fait cinquante ans que les recherches frénétiques se mènent; dans le secret de tous les labos des sept pays nucléarisés qui menacent la planète entière et tous les peuples de leurs activités radioactives. Sans grand succès et cela commence à coûter cher. Mais l’avidité est maîtresse en la matière.

. Le second : la concentration d’uranyle(1) dans l’eau est faible, extrêmement faible, voisinant les 3,3 microgrammes par litre. Une des solutions envisagées est donc de pomper quasiment toute l’eau disponible, la filtrer, identifier des molécules chimiques pouvant fixer les particules de métal d’uranium sans en agglomérer d’autres non souhaitées. Bref, c’est plus que compliqué et très incertain. Mais le besoin de reconnaissance et l’aspiration au pouvoir de domination guident ces pas.

Certes les océans sont vastes et représentent 1,338 milliard de km3 d’eau et, avec règle à calcul et doigt mouillé, les tenants de l’atomisme extrapolent rapidement. Oh joie! On pourrait évaluer cette manne uranifère à pas moins de 4,5 milliards de tonnes. De quoi venir prendre le relais des réserves terrestres qui ne cessent de se tarir en Australie, au Niger, au Canada, au Kazakhstan et tuer leur business de mort à très court terme. Bien sûr cette exploitation terrestre laisse déjà derrière elle des tas d’immondices radioactifs mais ceci est une autre histoire. Et pour les océans on verra ça comme sur terre : après.

Et puis, autre léger problème, pour que l’affaire soit rentable : au rythme actuel de la consommation en uranium des pays dit développés (75 000 tonnes par an pour l’électricité nucléaire et les bombes, et des millions de m3 de déchets dont ils ne savent que faire sinon les refiler aux générations futures) «  il faudrait passer à l’échelle du kilogramme voire de la tonne » (2). Et la boîte de pandore est ouverte : tous les océans du monde et tous les pays riverains de mers deviendront, si nous n’arrêtons pas ces fous, la base d’une prolifération atomique sans limite. L’holocauste à portée de tous. Youpi !

Et puis encore, bis-repetita avec ce néo yellow-cake tant espéré des dingos de l’ordre atomiste : transformation chimique toxique et polluante en UF4 (3), puis transformation chimique toxique et polluante en UF6 (4), convois dangereusement radioactifs maritimes-terrestres-ferroviaires à travers les pays et agglomérations, productions de nouveaux milliers de tonnes de déchets mortels,…

Ne laissons pas faire l’exploitation nucléaire des océans et de la terre.

J.R, Rédaction le Dimanche 29 juillet 2018, 11:52

Notes :

(1) un atome d’uranium et un atome d’oxygène

(2) selon Gregory Nocton, spécialiste de la chimie de l’uranium à l’Ecole Polytechnique (in « Sciences et Avenir« , août 2018)

(3) UF4: tétrafluorure d’uranium nommé aussi fluorure d’uranium(IV): un composé chimique radioactif et insoluble dans l’eau

(4) UF6 : hexafluorure d’uranium (UF6) radioactif hautement toxique qui réagit violemment avec l’eau. Fabriqué pour une utilisation industrielle en produit de fission « combustible » pour les réacteurs nucléaires et les armes nucléaires

http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2018/07/29/Vampirisme-%3A-apr%C3%A8s-avoir-tout-bousill%C3%A9-les-pro-nucl%C3%A9aires-s-en-prennent-maintenant-aux-oc%C3%A9ans

Juil 29

ON A RETROUVÉ DES TRACES RADIOACTIVES DE FUKUSHIMA DANS DU VIN CALIFORNIEN

C’est une recherche menée par un groupe de scientifiques français du CNRS et de l’Université de Bordeaux qui rapporte cette nouvelle. L’étude cherchait à mesurer l’empreinte radioactive  de la catastrophe de Fukushima dans le vin californien. Elle est parue le 22 juillet dernier. 

Comment sait-on que la catastrophe de Fukushima en est à l’origine ?

Résumé des incidents nucléaires de l’année 2011

En 2011, un tsunami et un séisme frappaient la côte japonaise. À la suite de ces catastrophes, trois réacteurs de la centrale de Fukushima Daiichi sont entrés en fusion tandis que la piscine de refroidissement du quatrième entrait en ébullition et surchauffait.

Pour relâcher la pression au sein de l’installation et éviter une explosion nucléaire, les dirigeants avaient dû libérer des produits radioactifs dans l’océan. Cela n’a malheureusement pas suffi et, à cause de la chaleur, des explosions et des incendies ont fini de détruire les installations. Des produits radioactifs ont alors été relâchés en masse dans l’océan.

En 2011, deux autres incidents nucléaires sont survenus. Le premier était situé en Égypte et a été mineur en comparaison de Fukushima. Le second s’est quant à lui produit aux États-Unis et n’a pas provoqué de relâchement de matériaux radioactifs dans l’environnement.

La méthode des scientifiques

L’activité nucléaire issue de l’uranium laisse une trace radioactive connue sous le nom de césium 137. Suite aux divers essais nucléaires et à l’activité des centrales, il n’y a plus une chose à la surface de la Terre qui ne présente pas cette trace, alors que le césium 137 ne se trouvait pas dans la nature avant l’exploitation du nucléaire par l’Homme.

Les scientifiques ont récupéré un lot de 18 bouteilles de rosé et de cabernet sauvignon de Californie. Certaines dataient de 2009 et d’autres de 2012. Ils ont mesuré la proportion de césium 137 présente dans les bouteilles. Ce procédé était déjà connu et est utilisé lors des ventes de bouteilles de vin anciennes pour s’assurer de l’authenticité du produit.

Les résultats des mesures ont été sans appel : il y avait près du double de césium 137 dans les bouteilles de 2012 par rapport à celles de 2009. Cela indique bien que le matériel radioactif relâché à Fukushima en 2011 est arrivé sur les côtes californiennes.

Pour vérifier leurs résultats, les scientifiques ont utilisé une autre méthode bien moins habituelle. Celle-ci consiste à réduire en cendres le vin (ou autre) pour mesurer la présence de matériel radioactif. On peut comprendre pourquoi les amateurs de vins anciens évitent de l’utiliser …

Le césium 137 est-il dangereux ?

Comme indiqué plus haut, le césium 137 est radioactif, mais les teneurs trouvées par les scientifiques ne sont pas dangereuses pour la santé. (NDLR : les organismes de radioprotection l’UNSCEAR et la CIPR habilités à donner des directives ou des recommandations au niveau international proposent une règle simple. Dans le jargon des experts, cette règle, prise comme référence, est appelée la « relation linéaire sans seuil. Cette règle signifie qu’il n’existe donc pas de seuil en deçà duquel il n’y aurait pas de danger pour la santé).

Même au Japon, au cœur de l’incident, il n’y a pas un seul cas de maladie ou de décès suite aux rayonnements qui ont poussé 100 000 personnes à fuir leur domicile. (NDLR : l’incidence du cancer de la thyroïde des enfants au Japon était de 0,35 cas par an pour 100.000 enfants AVANT l’accident. Fin 2017, dans les 13 communes évacuées, il était de 21,4 soit 60 fois plus !  Voir https://www.vivre-apres-fukushima.fr/tag/thyroide/)

Cet article a été publié par Louison 29 juillet 2018, 11 h 12 min

https://citizenpost.fr/2018/07/fukushima-traces-radioactives-vin-californien/

Juil 29

ÉLECTRICITÉ AU QUOTIDIEN : COMMENT REPRENDRE LE CONTRÔLE ?

Quoi de plus normal aujourd’hui que d’allumer une lumière, brancher un appareil dans une prise ou avoir accès à de l’eau chaude ? L’électricité est un bien commun, accessible, bon marché et disponible en quantités illimitées. Résultat : nous sommes déconnectés de cette énergie devenue indispensable…

Un problème…

Pourtant l’électricité ne sort pas du néant et sa production n’est pas sans conséquence. À l’autre bout des câbles : dépendance énergétique, risque nucléaire avec nos 58 réacteurs, émissions de gaz à effet de serre, pollution… Les enjeux sont nombreux. Tout pousse donc à adopter là aussi un peu de sobriété dans un contexte où plus de 70% de l’électricité consommée en France est d’origine nucléaire et qu’on continue, en 2018, de faire appel au fioul ou au charbon pour subvenir à nos besoins en énergie. Si on veut continuer à s’éclairer et se chauffer sans faire monter la température, il faudrait peut-être sérieusement envisager de baisser notre consommation et se tourner vers une électricité plus verte !

Jean Gaubert  est le Médiateur national de l’énergie. Son rôle est d’informer et de porter des solutions aux litiges entre consommateurs et fournisseurs.

David Marchal est directeur adjoint « Production et énergies durables » à l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie (ADEME)

Ils dressent ensemble un portrait du paysage énergétique français pour permettre à chacun d’en comprendre les grands enjeux, aussi bien à l’échelle nationale qu’individuelle.

… et des solutions !

Qu’on se rassure, pas besoin de revenir à l’âge de pierre pour redresser la pente. L’électricité apporte de grandes choses, il s’agit surtout de savoir la consommer. Cela peut passer par des petits gestes du quotidien : couper son chauffage lorsqu’on n’est pas là, ne pas laisser son chargeur de téléphone constamment branché ou encore utiliser des ampoules basse consommation. Et pour ceux qui sont vraiment déterminés, il est même possible de faire une rénovation énergétique de son habitat !

Dorénavant, il est possible de choisir d’où vient l’électricité qu’on utilise. De nombreux acteurs sont présents sur le marché, pour répondre à tous les besoins. Emmanuel Soulias est le directeur général d’Énercoop, qui propose une électricité 100% renouvelable et coopérative. Il nous explique le pourquoi du comment de cette « énergie militante ».

Et Stéphane Signoret, rédacteur en chef d’Énergie Plus continue la liste des bonnes idées à appliquer. Il a listé 3 initiatives sur lesquelles ça vaut le coup de s’attarder. L’un de ses conseils : l’autoconsommation énergétique, c’est-à-dire consommer l’électricité que l’on crée soi-même à l’aide, par exemple, de panneaux photovoltaïques !

Publié le samedi 28 juillet 2018 par Valère Corréard

Pour réécouter l’émission de France Inter (57 mn) cliquer sur :

https://www.franceinter.fr/emissions/des-idees-pour-demain/des-idees-pour-demain-28-juillet-2018

Juil 29

CADEAU ATOMIQUE

Au cœur de l’été, EDF a glissé sous les draps de plage une facture gênante : Flamanville, bijou du nucléaire, coûtera un demi-milliard de plus.

Une paille sans doute puisque la note a été triplée déjà, à près de onze milliards d’euros. Quant au calendrier, on n’ose plus dire que le futur EPR est en retard sur un démarrage prévu en 2012. Il prend de l’avance sur son démantèlement, d’autres générations de centrales bien moins coûteuses étant recommandées par des experts.

Pendant ce temps, la grand-mère des centrales ne cesse de gagner de l’espérance de vie : Fessenheim ne doit tirer sa révérence qu’au branchement de Flamanville. Et, à ce rythme, la doyenne alsacienne ne se rangera pas de sitôt.

Le réacteur de Flamanville est devenu à lui seul le catalogue des malfaçons les plus incongrues et dispendieuses que l’on puisse imputer au génie technologique français. Cette fois, il s’agit de soudures, après des histoires de coffrage de béton, de pont de manutention et, fin du fin, d’anomalies dans le gigantesque couvercle de cette cocotte-minute prévue pour durer soixante ans !

Mamie Fessenheim a couvert son coût de revient et rapporte dans l’intervalle de l’argent à EDF. Plutôt inquiets de son niveau de sécurité, ses détracteurs peuvent-ils vraiment espérer l’entrée en service de Flamanville ? À chaque étape de sa construction, cette super-chaudière atomique gratifie les ingénieurs de sueurs froides et donne l’impression de devoir être rafistolée. On frise le désastre industriel avant la production du moindre watt. (NDLR : wattheure)

Bien après le surgénérateur Superphénix, dont le premier combustible a été l’argent des Français, Flamanville pousse toujours plus loin le rêve d’une énergie à profusion. Et le fait payer si cher que personne n’a le courage de stopper les machines. Cela n’empêche pas de vendre le concept à l’étranger comme pour exporter les problèmes jusqu’en Finlande ou au Royaume-Uni. En cadeau aux générations futures, dans un monde sans frontières.

Éditorial de Didier Rose du 29/07/2018

https://www.dna.fr/sciences/2018/07/29/cadeau-atomique

Juil 28

QU’EST-CE QU’EMPÊCHE PYONGYANG DE DÉNUCLÉARISER? UN RESPONSABLE SUD-CORÉEN SE PRONONCE

Après son déplacement à Pyongyang, le chef du Conseil coréen pour la réconciliation et la coopération a révélé une condition posée par les autorités nord-coréennes afin d’abandonner leurs armes nucléaires. Selon lui, Pyongyang insiste sur la levée des sanctions.

Pyongyang ne procédera à la dénucléarisation que si les sanctions internationales sont levées, a déclaré Kim Hong-gul, le chef du Conseil coréen pour la réconciliation et la coopération, qui a été à Pyongyang du 16 au 19 juillet, informe The South China Morning Post.

«La Corée du Nord cédera davantage seulement si les sanctions sont levées, même partiellement. La levée des sanctions donnera au régime [de Kim Jong-un, ndlr] la légitimité de persuader son peuple d’abandonner complétement ses capacités nucléaires en contrepartie du développement économique», a-t-il précisé.

Il a également indiqué que les autorités nord-coréennes n’étaient pas contentes de la «réticence» de Séoul envers la levée des sanctions.

Fin avril, Kim Jong-un est devenu le premier dirigeant nord-coréen à franchir la ligne de démarcation militaire qui divise la péninsule. Sa première réunion avec le Président sud-coréen Moon Jae-in s’est déroulée dans la partie sud-coréenne de la zone démilitarisée. Leur deuxième rencontre a eu lieu un mois plus tard.

Le 12 juin Kim Jong-un s’est également entretenu avec Donald Trump à Singapour. Les deux hommes ont signé un document par lequel Washington s’engage à donner des garanties de sécurité à la Corée du Nord tandis que Pyongyang réaffirme son attachement à une «dénucléarisation complète de la péninsule coréenne».

https://fr.sputniknews.com/international/201807271037383939-pyongyang-denuclearisation-responsable-sud-coreen/

Juil 28

RUSSIE: POUTINE EXPLIQUE COMMENT IL AIDERA L’AFRIQUE DANS LE SECTEUR ÉNERGÉTIQUE

Le président Vladimir Poutine a expliqué comment la Russie envisage augmenter son aide aux pays africains en matière de développement énergétique. C’était le 27 Juillet dernier dans le cadre du 10ème sommet des BRICS. Le chef de l’État russe a indiqué que ces projets revêtaient une valeur stratégique à l’échelle du continent tout entier.

Selon Vladimir Poutine, la Russie compte aider davantage certains pays africains, notamment l’Angola, le Mozambique et le Gabon, à développer leurs secteurs énergétiques nationaux, en premier lieu, par le biais de la «réalisation de projets pétroliers et gaziers».

Le Président Russe compte mettre l’accent sur le développement de l’industrie nucléaire du continent, le secteur énergétique où la Russie est d’après lui le leader technologique.

« Nous proposons à nos partenaires africains de créer « clefs en main » une industrie toute entière. Les accords sur la coopération dans l’exploration pacifique de l’atome sont signés avec un nombre de pays de la région, alors que nous réalisons déjà des projets pratiques avec certains d’entre eux », a fait savoir M. Poutine.

Pour le président Russe, tous ces projets auront une valeur stratégique pour l’Afrique puisque jusqu’à 600 millions de personnes vivent toujours sur le continent sans avoir accès à l’électricité.

« La partie non-négligeable des initiatives russes prévoit une localisation des usines sur le territoire africain, y compris des entreprises de fabrication et d’assemblage », a-t-il souligné.

La réalisation de ces projets permettra de renforcer le potentiel industriel de l’Afrique, de soutenir les PME locales et de créer de nouveaux emplois, a conclu le président russe.

Par Oscar Mbena on 28 juillet 2018

NDLR : peu importe les dangers (risques, prolifération…) et problèmes non résolus (déchets,…) que pose le nucléaire pourvu que ça rapporte des contrats !!!

https://www.afrikmag.com/poutine-explique-comment-la-russie-va-aider-lafrique/

Juil 28

TRUMP SALUE LA « PAROLE TENUE » DE KIM SUR LA RESTITUTION DES DÉPOUILLES DE SOLDATS

Donald Trump a salué vendredi le début de restitution par Pyongyang des dépouilles de militaires américains tombés pendant la guerre de Corée, qui lui offre une bouffée d’oxygène au moment où Washington peine à prouver que son rapprochement spectaculaire avec Kim Jong Un porte ses fruits.

« Je veux remercier le président Kim pour avoir tenu parole« , a lancé le président des États-Unis à la Maison Blanche.

Quelques heures plus tôt, en ce 27 juillet qui marque le 65ème anniversaire de l’armistice qui a mis un terme au conflit de 1950-1953, un avion militaire américain avait embarqué à Wonsan, en Corée du Nord, 55 réceptacles contenant des dépouilles pour les transférer sur la base d’Osan, en Corée du Sud. Soit nettement moins que les 200 initialement escomptés par l’administration américaine.

« Nous nous préparons désormais à honorer nos morts avant qu’ils ne poursuivent leur voyage de retour à la maison« , a déclaré le général Vincent Brooks, commandant des forces américaines en Corée du Sud.

Le dirigeant nord-coréen s’était engagé, lors de son sommet historique du 12 juin à Singapour avec le président américain, à « retrouver les dépouilles des prisonniers de guerre et des soldats portés disparus« , et à « rapatrier immédiatement ceux qui ont déjà été identifiés« .

Un processus qui s’annonce complexe, puisqu’il reste encore « quelque 5.300 Américains qui ne sont jamais rentrés à la maison » et que les opérations sur le terrain au Nord doivent permettre de retrouver, selon la Maison Blanche.

Donald Trump s’est dit « sûr » que Kim Jong Un « continuera à respecter cette promesse, alors même qu’ils sont en train de chercher, chercher et chercher« .

Dès les jours qui ont suivi le sommet, la restitution des premières dépouilles avait été présentée comme imminente côté américain. Mais les discussions se sont révélées plus difficiles que prévu.

– « Renforcer la confiance » –

La reprise du processus de rapatriement, qui avait connu une première étape entre 1990 et 2005, intervient juste après autre signe de bonne volonté de la part du régime de Kim Jong Un: le début du démantèlement de sa principale base de lancement de satellites.

Deux gestes salués avec insistance par Donald Trump.

La restitution des dépouilles, « un acte humanitaire« , « est évidemment un pas dans la bonne direction« , a insisté vendredi son ministre de la Défense Jim Mattis. Et même s’il n’a aucun lien avec l’enjeu crucial de la dénucléarisation nord-coréenne, « cela crée un environnement positif » pour la concrétisation « d’autres choses, plus importantes en termes de diplomatie internationale« , a-t-il ajouté.

Car dans les faits, les négociations patinent sur l’avenir de l’arsenal nucléaire de la Corée du Nord.

« La restitution des dépouilles est importante et peut être considérée comme une mesure visant à renforcer la confiance« , estime l’ex-diplomate Michael Fuchs, du think tank Center for American Progress. Mais c’est un geste facile pour « donner l’impression de faire des concessions dans les négociations plus globales« .

Or, toutes les mesures annoncées jusqu’ici par Pyongyang « sont réversibles et aucune ne touche au cœur du sujet, les armes nucléaires nord-coréennes« , met-il en garde sur Twitter, soulignant que le démantèlement de sites n’a pas été « observé par des inspecteurs et donc vérifié« .

Malgré la poursuite des tractations, les modalités et le calendrier du démantèlement « complet » du programme nucléaire de Pyongyang demeurent inconnus.

Le secrétaire d’État américain Mike Pompeo a d’ailleurs été longuement interrogé par les sénateurs lors d’une audition jeudi. S’il a reconnu que le régime reclus continue de produire des matériaux fissiles, il n’a pas souhaité répondre, en public, à la question de savoir s’il poursuit carrément le développement de son programme nucléaire.

Quant au calendrier, Washington souffle le chaud et le froid.

Après avoir réclamé une dénucléarisation qui démarre « très rapidement« , Donald Trump a récemment assuré que rien ne presse et qu’il « n’y a pas de date butoir« . Mais face aux sénateurs, Mike Pompeo a réaffirmé que l’objectif américain était une dénucléarisation avant la fin du mandat du président républicain, fin 2020, voire « plus rapide si possible« .

« Nous sommes engagés dans une diplomatie patiente, mais nous ne laisserons pas cela s’éterniser sans résultat« , a-t-il prévenu.

Sans totalement rassurer.

« Je pense qu’à ce stade, l’administration Trump est en train de se faire rouler« , lui a répondu le sénateur démocrate Ed Markey.

Par AFP le 27.07.2018 à 17h08

https://www.challenges.fr/monde/trump-salue-la-parole-tenue-de-kim-sur-la-restitution-des-depouilles-de-soldats_604000

Juil 28

L’URUGUAY EST LE TREIZIÈME PAYS À RATIFIER LE TRAITÉ SUR L’INTERDICTION DES ARMES NUCLÉAIRES

Lors d’une cérémonie à l’ONU, le Dr. Elbio Rosselli, Représentant permanent de l’Uruguay auprès de l’ONU, a remis les documents de ratification du Traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TPAN).

Cette ratification fait suite à celle d’un autre pays de la région, le Nicaragua, dans le cadre d’un engagement particulier où les nations latino-américaines se mobilisent pour soutenir la lutte pour l’interdiction définitive des armes nucléaires sur la planète.

À cet égard, Nicolás Sosa du Conseil œcuménique des Églises, membre international de l’ICAN, s’est dit si heureux qu’un autre pays latino-américain ait fait ce pas important, « honorant ainsi l’engagement de longue date de l’Amérique latine en faveur du désarmement nucléaire ».

Le traité, qui a été approuvé le 7 juillet 2007 à New York, nécessite au moins 50 ratifications pour entrer en vigueur. L’ICAN considère que cet objectif peut être atteint dans un délai d’un an.

L’état d’avancement des signatures et des ratifications a continué d’être mis à jour sur le site Web international de l’ICAN.

28.07.2018 – Nations Unies Redazione Italia

https://www.pressenza.com/fr/2018/07/luruguay-est-le-treizieme-pays-a-ratifier-le-traite-sur-linterdiction-des-armes-nucleaires/

Juil 27

UN MÉDIA AUSTRALIEN DÉVOILE QUAND LES USA POURRAIENT FRAPPER L’IRAN

Washington s’apprêterait à frapper en août les installations nucléaires iraniennes, affirme la chaîne de télévision ABC en se référant à des sources au sein du gouvernement australien. Ces allégations ont toutefois été réfutées par le Premier ministre du pays.

Les États-Unis pourraient frapper les installations nucléaires iraniennes début août, estime des responsables hauts placés du gouvernement australien cités par la chaîne de télévision locale ABC.

Selon le média, les systèmes de défense australiens ainsi que les agences de renseignement britanniques pourraient contribuer à l’identification des cibles sur le territoire iranien.

Dans le même temps, le Premier ministre australien Malcolm Turnbull a déclaré vendredi qu’il n’avait aucune raison de croire que Donald Trump entendait bombarder l’Iran.

«Aujourd’hui, j’ai vu le reportage à ce sujet sur ABC qui cite des sources gouvernementales haut placées. Il s’agit des spéculations, elle [la chaîne, ndlr] cite des sources anonymes», a-t-il précisé.

Les allégations concernant une possible frappe américaine contre l’Iran interviennent sur fond de déclarations hostiles entre Donald Trump et Hassan Rohani.

Lundi 23 juillet, Donald Trump avait averti l’Iran sur sa page Twitter de ne jamais menacer les États-Unis.

«Ne menacez plus jamais les États-Unis ou vous allez subir des conséquences telles que peu au cours de l’histoire en ont connues auparavant. Nous ne sommes plus un pays qui supportera vos paroles démentes de violence et de mort. Faites attention!», avait-il écrit.

Auparavant, le Président iranien avait appelé Donald Trump à «ne pas jouer avec la queue du lion» soulignant que Téhéran «ne faisait la guerre à personne» et «qu’une guerre avec l’Iran serait la mère de toutes les guerres».

Les relations entre les deux pays se sont détériorées depuis mai 2018, lorsque le Président américain a annoncé le retrait de son pays de l’accord sur le nucléaire iranien et a décidé d’imposer à nouveau des sanctions unilatérales à Téhéran. Cette décision a été contestée par la Russie, la Chine, l’Allemagne, la France, le Royaume-Uni et l’UE, qui ont confirmé leur engagement en faveur de l’accord nucléaire.

https://fr.sputniknews.com/international/201807271037384225-australie-frappe-usa-iran/

Juil 27

JEAN-CHRISTOPHE NIEL (Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire) : « ON CONTINUE AUJOURD’HUI A TIRER DES LEÇONS DE FUKUSHIMA »

Jean-Christophe Niel, directeur général de l’IRSN (Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire) est l’invité de France Inter.

Jean-Christophe Niel, directeur général de l’IRSN (Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire) répond au Grand Entretien d’Amélie Perrier. Pourquoi la mise en service de l’EPR de Flamanville a été repoussée à 2020 ? Qu’en est-il de la filière française dans la construction des centrales ? Quelles sont les failles techniques de ces centrales ? Quels en sont les risques ?

Chargé de s’assurer « que le niveau de sûreté est le plus fort possible« , en contre-expertisant les projets d’équipements nucléaires, Jean-Christophe Niel explique qu’aujourd’hui « il n’y a pas de sujet qui nécessite d’être traité en urgence« , mais qu’en revanche « il y a des travaux importants, comme la troisième phase post-Fukushima, ou ceux liés à la prolongation d’exploitation au-delà de 40 ans« , explique-t-il. 

« Il y a une vigilance à avoir à chaque instant« . 

Alors que Greenpeace parvient à faire entrer ses militants sur les sites nucléaires, comment être assuré que ceux-ci sont réellement sûrs ? « Il y a des mesures prises, avec un dispositif de défense en profondeur, qui consiste à interposer entre les gens malveillants et la centrale un certain nombre de barrières (…). L’IRSN est dans une logique de débat, nous rencontrons régulièrement les experts non-institutionnels« . 

Quid des nouveaux retards annoncés sur la construction du réacteur EPR de Flamanville ? « Ce qui est clair, c’est que les anomalies détectées sur le circuit secondaire principal, c’est une alerte sérieuse. Ça montre des défaillances dans la réalisation des soudures. Aujourd’hui EDF envisage de réparer 50 soudures et veut justifier le maintien en l’état d’une dizaine d’autres, c’est à nous d’avoir un débat technique pour vérifier si ce maintien en l’état est acceptable ou pas”. 

Il explique également que les projets comme l’EPR sont « de grande ampleur (…), ce sont des réacteurs plus complexes que les précédents« , et pointe du doigt la place de la sous-traitance : « Nous avons conclu, dans un de nos avis, qu’il fallait renforcer la co-construction des chantiers plutôt que la simple sous-traitance« 

Il s’agit aussi pour l’IRSN de tirer des leçons de ce qu’il s’est passé à Fukushima : « On continue à tirer des leçons, des dispositifs ont été implantés après l’accident notamment sur le refroidissement (…). Cela a aussi conduit à une réflexion sur la gestion d’un accident sur le long terme« . 

Sur le stockage des déchets et notamment sur le projet de site d’enfouissement à Bure, Jean-Christophe Niel explique qu’il s’agit de la « référence internationale (…) pour éviter que la radioactivité remonte à la surface« . Les techniques alternatives « ne sont pas convaincantes, elles ne résolvent pas le problème sur le long terme voire sur le très long terme« , explique-t-il. 

Est-ce une folie de construire un équipement comme l’EPR de Flamanville au bord de la mer, alors même qu’on ne maîtrise pas l’avancée de la ligne de côte dans les décennies à venir ? Répondant à cette question d’un auditeur, Jean-Christophe Niel détaille : « Les installations nucléaires ont besoin d’eau, donc elles sont soit au bord d’une rivière soit de la mer. Mais il y a aussi la question de l’environnement qui doit être pris en compte, ce sujet doit être pris en compte par les industriels : tous les 10 ans les installations font l’objet d’un contrôle technique très approfondi. À cette occasion, les industriels doivent s’assurer que l’environnement n’a pas changé et que le niveau de l’eau n’a pas monté. Si tel était le cas ils devraient prendre leurs responsabilités”.

NDLR: Simple rappel: le risque Zéro n’existe pas.

Pour retrouver cet article et les vidéos de cet entretien, cliquer sur :

https://www.franceinter.fr/emissions/l-invite-de-8h20-le-grand-entretien/l-invite-de-8h20-le-grand-entretien-27-juillet-2018

Juil 27

FUITE D’URANIUM RADIOACTIF DANS UNE USINE DE COMBUSTIBLE NUCLÉAIRE AMÉRICAINE

Une fuite d’uranium radioactif a été enregistrée dans une usine de combustible nucléaire de Caroline du Sud, aux États-Unis. Selon la Commission de réglementation nucléaire des États-Unis (NRC), le taux de contamination du sol en uranium sous l’usine a atteint 4.000 parts par million (ppm), soit 1.300 fois plus que le niveau normal.

Les autorités américaines ont annoncé qu’une fuite d’uranium radioactif s’était produite dans une usine de combustible nucléaire de la société Westinghouse située au sud de Columbia, en Caroline du Sud, annoncent des médias américains.

Selon le journal The State qui se réfère à la Commission de réglementation nucléaire des États-Unis (NRC), le matériau a fui à travers un trou de 8 centimètres de diamètre dans le sol en béton repéré dans la partie de l’usine où l’on utilise de l’acide.

La NRC, qui a été mise au courant de la fuite le 12 juillet, note que le trou fait 2 mètres de profondeur.

Pour l’instant, la quantité d’uranium qui est passé par le trou est inconnue.

Le Service de santé et de contrôle de l’environnement de Caroline du Sud (Department of Health and Environmental Control, DHEC) ne considère pas que cela présente un danger pour les systèmes d’approvisionnement en eau, mais attend les résultats des analyses sur la qualité des eaux souterraines effectués près de l’usine de Westinghouse, d’après le journal. Les résultats montreront si les eaux souterraines de la plaine inondable de la rivière Congaree ont été polluées.

L’uranium sert à fabriquer les barres de combustible pour les centrales nucléaires.

D’après la NRC, le taux de contamination du sol en uranium sous l’usine a atteint 4.000 parts par million (ppm), soit 1.300 fois plus que le niveau normal (3 ppm).

L’usine de Westinghouse est située à quelques kilomètres du parc national de Congaree.

En mai dernier, la NRC a déjà notifié à l’usine après avoir constaté des violations des normes de sécurité. D’après les médias, la direction n’a pas pris les mesures nécessaires pour éviter un incident nucléaire dans une partie de l’usine.

https://fr.sputniknews.com/international/201807251037360530-uranium-fuite-radioactive-caroline-sud/

Juil 27

1775 ANOMALIES SUR DES PIÈCES EN SERVICE SUR DES RÉACTEURS NUCLÉAIRES !

Communiqué de presse du Réseau Sortir du Nucléaire du 26 juillet 2018

Une communication d’EDF bien discrète pour étouffer le scandale des dossiers falsifies à l’usine Creusot Forge

Le scandale des dossiers falsifiés de l’usine Creusot Forge ne doit pas être étouffé ! Alors que cette usine de Framatome vient officiellement de reprendre ses activités après deux années d’interruption, le Réseau « Sortir du nucléaire » souhaite attirer l’attention sur le nouveau décompte des malfaçons concernant des pièces qui y ont été produites. Publié bien discrètement, celui-ci appelle de nombreuses questions.

Des anomalies et non-conformités en pagaille

En 2015, en réponse à la découverte des malfaçons de la cuve de l’EPR de Flamanville, un audit avait été mené à l’usine Framatome (anciennement Areva) du Creusot, qui avait mis en évidence des erreurs et falsifications massives de dossiers de fabrication de pièces destinées aux réacteurs nucléaires. Le scandale ayant éclaté au printemps 2016, cet audit a été élargi en septembre 2016 à l’ensemble des dossiers de fabrication des équipements provenant de Creusot Forge installés sur le parc nucléaire français en exploitation.

Le 17 juillet, très discrètement, EDF a publié sur son site web son évaluation la plus récente, portant sur 42 réacteurs (16 autres réacteurs doivent encore être examinés), sans fournir de chiffres cumulés pour l’ensemble d’entre eux. Or, comme le montre le récapitulatif établi par l’agence indépendante WISE-Paris, le cumul des irrégularités s’élève maintenant à 1775 anomalies (non-respect d’exigences contractuelles ou règlementaires) et 449 non conformités ! On obtient ainsi une moyenne de 53 irrégularités par réacteurs et de 2 irrégularités par pièce. Le réacteur de Bugey 3 bat le record du nombre d’anomalies, avec 94 en tout (plus 19 non conformités).

Ces chiffres sont lourds d’enseignements : loin de constituer une pratique marginale, le non-signalement des irrégularités semblait revêtir à l’usine du Creusot un caractère quasi systémique : presque un tiers des constats vérifiés semble ainsi révéler un écart. Ils démontrent l’impasse du système de contrôle actuel, qui repose sur l’idée bien naïve, au vu du fonctionnement constaté de l’industrie nucléaire, que l’exploitant sera de bonne foi et déclarera systématiquement ses erreurs à l’Autorité de sûreté…

Rien à signaler, vraiment ?

EDF prétend que ces irrégularités n’auraient aucun impact sur la sûreté et assure que l’Autorité de sûreté nucléaire a donné son feu vert pour 31 réacteurs (les autres étant censés le recevoir d’ici la fin de l’année).

Pour le Réseau “Sortir du nucléaire“, le problème ne saurait être évacué si facilement : les pièces d’acier non-conformes aux normes présentent des caractéristiques mécaniques dégradées, ce qui est d’autant plus grave au regard du haut niveau de qualité attendu pour éviter tout risque de rupture.

Par ailleurs, cette communication succincte laisse apparaître de trop nombreuses zones d’ombre :

  • Comment s’assurer, tout d’abord, que tous les problèmes ont été détectés ? Que penser, en particulier, des disparités importantes entre réacteurs, qui n’ont a priori pas de raison d’être ? Doit-on en déduire que certains réacteurs, pour des raisons obscures, cumulent les défauts ? Ou que la méthodologie et la rigueur appliquées n’auraient pas été les mêmes selon les sites, et que de nombreuses anomalies auraient en réalité été oubliées ?
  • Quelle a été la méthode employée pour parvenir à la conclusion que les irrégularités repérées sont sans gravité ? S’agit-il de simples vérifications sur le papier, ou d’analyses plus poussées ? Y a-t-il eu recours à des pièces sacrificielles ? Et par rapport à quel référentiel réglementaire les pièces concernées sont-elles considérées valides ?
  • S’il est noté que la moitié des écarts relèvent du « traitement thermique », c’est-à-dire notamment du processus suivi pour refroidir la pièce lors du processus de forgeage, rien n’est dit sur la nature des autres problèmes.
  • Dans la mesure où de nombreuses pièces semblent être affectées par un cumul d’anomalies, y a-t-il eu une évaluation des effets cumulés des différentes anomalies et non-conformités ? Cette question se pose d’autant plus que les aléas du traitement thermique peuvent avoir une influence sur les propriétés mécaniques d’une pièce, et en particulier interférer avec d’autres défauts concernant par exemple l’homogénéité chimique des matériaux.
  • Compte tenu du nombre très important d’anomalies cumulées par réacteur, une analyse a-t-elle été menée sur la perte globale de marges associée à ce cumul, au-delà de l’évaluation portée séparément sur chaque anomalie de chaque pièce ?
  • Alors qu’EDF souhaite prolonger le fonctionnement de ses réacteurs jusqu’à 50 ans et plus, a-t-elle pris en compte les impacts du vieillissement sur ces pièces qui ne présentent pas les garanties de sûreté attendues ?

Enfin, de manière générale, pourquoi l’Autorité de sûreté nucléaire n’a-t-elle pas communiqué sur le sujet ? Était-ce pour ne pas mettre EDF en porte-à-faux, alors que sa filiale Framatome conviait les médias pour fêter en grande pompe, le 18 juillet, la reprise officielle des activités de Creusot Forge ?

D’un côté, une publication lapidaire d’EDF sur un problème systémique majeur ; de l’autre, une large opération de communication de Framatome pour marteler qu’« une page s’est tournée» à l’usine de Creusot Forge : l’industrie nucléaire tente décidément de jeter le voile sur ses pratiques pour préserver le mythe de l’ « excellence française ».

Mais comment accorder la moindre confiance à des industriels qui ont menti pendant des années sur la qualité des équipements qu’ils fabriquaient et utilisaient [1] ? Et comment prétendent-ils garantir que ces malfaçons et dissimulations d’informations appartiennent désormais au passé, au regard des pratiques que l’on peut toujours constater sur de nombreux sites et chantiers [2] ?

Tant que le système de contrôle continuera de reposer sur le postulat que l’exploitant, de bonne foi, déclarera ses erreurs au lieu de les dissimuler, la « sûreté nucléaire » restera un mythe.

http://www.sortirdunucleaire.org/1775-anomalies-sur-des-pieces-en-service-sur-des