LUXEMBOURG : TAINA BOFFERDING RENVOIE AU PLAN CATTENOM DE 2014

Ce plan fixe notamment le système d’utilisation des comprimés d’iode ainsi que le déroulement des évacuations éventuelles.

À quel point sommes-nous protégés en cas d’accident nucléaire? Comment se déroulerait une évacuation? Le député vert François Benoy souhaitait obtenir des détails sur le sujet de la part du gouvernement mercredi à la Chambre, 35 ans après la catastrophe de Tchernobyl.

La ministre de l’Intérieur, Taina Bofferding, s’est référée au Plan Cattenom, qui remonte à 2014 et qui a été une nouvelle fois adopté en conseil de gouvernement il y a deux ans.

Chaque ménage a reçu des comprimés d’iode. Ils ne sont pas encore périmés. En cas d’accident nucléaire, chacun doit en prendre afin de saturer la thyroïde, qui ne pourra dès lors plus absorber l’iode radioactif. Les comprimés d’iode doivent cependant être pris au bon moment. Le cas échéant, le gouvernement donnera des ordres précis. À titre d’exemple, la ministre a cité les écoles, où des comprimés d’iode sont stockés.

Sinon, en cas d’accident nucléaire, la règle est celle que nous connaissons bien depuis un moment:

« Restez à la maison! Surtout pendant les heures où un nuage radioactif passe au-dessus des régions du pays. À l’intérieur d’une maison, aucune particule radioactive ne peut se poser directement sur la peau et sans aération extérieure, on n’inhale pas de radioactivité. Les murs en béton protègent en partie des rayonnements. On peut donc dire que nous sommes cinq fois moins exposés à notre domicile qu’à l’air libre. »

Une évacuation est prévue en cas d’accident très grave, si les valeurs radioactives risquent d’être très élevées. Dans un premier temps, une zone de 15 kilomètres de rayon à partir de la centrale de Cattenom, est évacuée, selon la ministre de l’Intérieur.

Par RTL, publié le 28.04.2021 à 14h48

Photo en titre : © AFP

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