CENTRALE NUCLÉAIRE DE SAINT-LAURENT: « NOUS CACHE-T-ON DES CHOSES ? »

Nicole Combredet, membre du réseau national Sortir du nucléaire et siégeant à la Commission locale d’information (Cli) de la centrale de Saint-Laurent pour l’association SOS Loire vivante, n’est pas rassurée. « La dernière réunion de la Cli date du 7 juillet. Mais avant cela, elle ne s’était pas tenue depuis novembre 2019. Normalement, deux réunions par an ont lieu. On peut se demander si on ne nous cache pas des choses, lance la riveraine habitant à 2 kilomètres à vol d’oiseau des réacteurs. Nous, antinucléaires, passons pour des hurluberlus, mais nous sommes là pour sensibiliser la population française, qui est relativement confiante vis-à-vis de ces installations. »

Dans l’une de ses publications suite au problème de refroidissement, le réseau Sortir du nucléaire évoque « un manque de moyens donnés au personnel pour pouvoir exécuter correctement ses tâches. Il y a un grave défaut d’entretien et de surveillance des équipements. » Concernant le travailleur exposé aux radiations, « le personnel intervenant en zone nucléaire était-il correctement formé et informé sur les risques ? L’intervention était-elle suffisamment préparée ? La fréquence des incidents provoquerait-elle une habituation et au final une tendance à les percevoir comme pas graves. Mais si EDF ne perçoit même plus la gravité de ses actes, de leurs conséquences et la sous-estime en permanence, comment l’exploitant nucléaire peut-il s’améliorer ? », se demande Sortir du nucléaire.

Publié le 13/08/2021 à 06h25, mis à jour le 13/08/2021 à 08h43

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