Déc 20

CANDIDATS À L’ÉLYSÉE : À QUAND LA TRANSITION ÉCOLOGIQUE QUE LES JEUNES PLÉBISCITENT ?

candidats…Ce 15 décembre, la Fondation Maison des sciences de l’Homme et l’Institut Veblenont justement sondé les intentions des divers représentants politiques, en organisant au pavillon de l’Arsenal un grand meeting.

À gauche, Martine Billard s’est exprimée pour Jean Luc Mélenchon qui veut mettre la « planification écologique » au centre de son programme. Le candidat du Front de gauche ne veut pas du principe de substitution, il veut « donner de la valeur à la nature » et considère que nos modes de consommation doivent être revus au prisme de l’utilité des produits. Dans son livre L’Avenir en commun (Seuil), Mélenchon promet la création de 3,5 millions d’emplois, notamment créés grâce à la transition écologique. Il prône un « protectionnisme solidaire », la fin du nucléaire et une relocalisation des activités industrielles.

Arnaud Montebourg, l’ex-ministre du redressement productif, pro-gaz de schiste doit veiller à ne pas se laisser déborder par la gauche de la gauche. Les discours sur les bienfaits du productivisme, qui ont longtemps fait vibrer ses troupes, n’y sont plus trop de mise…

Nucléaire et principe de précaution comme repères clivants

Le candidat écologiste Yannick Jadot a mis en exergue les ennemis de la transition : le charbon que le mouvement social rejette, le pétrole soutenu par la globalisation et le ‘big business’, le nucléaire qui marche avec l’opacité et la rente. « Il faut lutter contre le règlement démocratique », a lancé le député européen qui prône un plan d’investissement européen de 600 milliards avec la BEI et la BCE pour les nouveaux transports, les plans verts de production et de solidarité. Il veut promouvoir une loi de sortie du nucléaire, car « le projet de Bure est irresponsable. En Grande Bretagne, Hinckey Point c’est 35 milliards de rente pour EDF mais pas pour la France ! »
Si tous les candidats de gauche ou du centre sont favorables au principe de précaution, ce n’est pas le cas de François Fillon, qui le qualifie de « machine bureaucratique » et revendique de l’équilibrer par un principe de responsabilité. On peut s’interroger sur le sens de cette position quand on sait que le principe de précaution est ancré dans le droit européen (traité de Maastricht) et que la Cour européenne de justice s’y réfère régulièrement.
Quant au principe de responsabilité, il figure déjà dans la charte de l’environnement et l’on sait combien l’Europe encourage l’innovation responsable ! (voir les programmes Horizon 2020)…

Manuel Valls, Emmanuel Macron et Marine Le Pen n’ont pas cru bon de manifester leurs positions pour cette soirée…

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