Jan 08

LE NUCLÉAIRE DIVISE LES CANDIDATS

7-candidats

François Fillon expliquait dans son programme pour la primaire vouloir « consolider la filière nucléaire française qui représente 200.000 emplois directs ». Pour le candidat de la droite, il faut « prolonger l’exploitation des centrales de quarante à soixante ans sous réserve de l’accord explicite de l’Autorité de sûreté nucléaire ». Il entend ainsi stopper la fermeture de la centrale de Fessenheim. Il appelle à moderniser la filière d’une énergie qu’il estime « nécessaire car elle fournit à bas prix 75% de notre électricité et émet très peu » de gaz à effets de serre.
Parmi ses souhaits: « Renforcer les études sur les réacteurs de 4ème génération » et « développer une gamme de petits et moyens réacteurs nucléaires (SMR) pour satisfaire les besoins des grandes villes mondiales ou des régions à faible densité démographique ».

À l’inverse, pour Jean-Luc Mélenchon, il faut sortir du nucléaire. Il estime que ce mode de production d’énergie n’est pas sûr et qu’en cas d’incident, ce serait « toute la France » qui serait irradiée. « Plus on tarde à prendre la décision de sortir du nucléaire plus ça coûte cher en risques et en argent » milite Jean-Luc Mélenchon qui appelle à une planification « d’ici la fermeture du dernier réacteur nucléaire » – qu’il estime à au moins vingt ans – pour passer au tout renouvelable. Il en croit la France capable sur le plan technique et financier, tout en garantissant un emploi équivalent à tous ceux qui travaillent aujourd’hui dans la filière nucléaire.

Le candidat EELV, Yannick Jadot prône aussi la sortie totale du nucléaire estimant même que « la compétitivité des énergies renouvelables est déjà acquise ».

Dans le débat de la primaire à gauche, Benoit Hamon, qui a fait sa mue écologique, a fixé son objectif à 50% d’énergie renouvelable dès 2025. Il entend que cette transition se fasse avec l’aide des citoyens puisqu’il entend proposer une aide pour « de s’équiper en matériel de production d’énergie renouvelable domestique ».

Pour Arnaud Montebourg, « ce sont les autorités de sûreté qui devront prendre les décisions de fermeture des centrales. Je pense que la question sécuritaire est fondamentale et les décisions que cette autorité aura à prendre, dicteront la politique de remplacement ».

Vincent Peillon veut aussi réduire la part du nucléaire à 50%.

Quant à Manuel Valls, il entend « consolider un secteur nucléaire sécurisé » en fermant ou en prolongeant la vie des centrales « selon un calcul économique clair ».

http://www.centre-presse.fr/article-502288-bull-bull-bull-le-nucleaire-divise-les-candidats.html