À BERCY, POUR FINANCER LES EPR, UNE TROISIÈME MISSION DE CONSEIL EN DIX-HUIT MOIS ?

Il y eut d’abord, avant d’envisager la construction de centrales nucléaires nouvelle génération en France, la contre-expertise demandée en septembre 2019 à Roland Berger devant l’accumulation des retards des EPR de Olkiluoto en Finlande, de Flamanville en France et de Hinkley Point en Angleterre (relire notre article).

Puis, un an plus tard, ce même Roland Berger (cabinet probablement le plus actif dans le secteur public français à haut niveau) remettait fin 2019 un audit confidentiel dans lequel le cabinet estimait que la construction de six réacteurs nucléaires EPR d’ici 2044 coûterait 47,2 milliards (relire notre article).

Jamais deux sans trois ?

Le 15 avril dernier, la direction générale du Trésor a publié un appel d’offres pour la réalisation d’une mission de conseil financier « relative aux modalités de financement de nouvelles centrales nucléaires en France ». Un accord-cadre de six mois, non divisible en lots, et non reconductible, dont le montant total est estimé à 300 000 euros, selon l’information de La Lettre A.

Cette mission s’intègre à la future programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) qui vise à réduire à 50 % la part du nucléaire (contre 75 % aujourd’hui) dans la production d’électricité en France en 2035 et d’atteindre 40 % d’énergies renouvelables dans la production d’électricité à l’horizon 2030.

Fin de l’appel d’offres : le 14 mai prochain.

Article publié le 27 avril 2021

Photo en titre : Crédit photo : Adobe Stock.

https://www.consultor.fr/devenir-consultant/breves/6489-a-bercy-pour-financer-les-epr-une-troisieme-mission-de-conseil-en-dix-huit-mois.html

NDLR : avec ces 6 réacteurs EPR, ce sont 47,2 milliards (et probablement bien plus suite aux sous-estimations habituelles d’EDF) qui n’iront pas dans la production d’énergies renouvelables + des milliers de tonnes de déchets radioactifs pour nos descendants (non non, ne nous remerciez pas…)