Avr 27

DANS LA MANCHE, DIDIER ANGER, SYMBOLE DE LA LUTTE ANTI-NUCLÉAIRE, PASSE LA MAIN

Une page se tourne dans le Cotentin dans l’histoire de la lutte contre le nucléaire. Didier Anger, l’emblématique président du CRILAN, le comité de réflexion, d’information et de lutte anti-nucléaire passe la main. Fondateur de l’association en 1975 il aura été de tous les combats

Une page se tourne dans le Cotentin dans l’histoire de la lutte contre le nucléaire. Didier Anger, l’emblématique président du CRILAN, le comité de réflexion, d’information et de lutte anti-nucléaire passe la main. Fondateur de l’association en 1975 il aura été de tous les combats, mais aujourd’hui, dans un courrier à destination des adhérents et sympathisants de son mouvement, Didier Anger explique qu’il est temps de passer la main. L’âge, la fatigue, et la conscience que le mouvement a besoin de renouveau… Le tout résumé dans une simple phrase… 

« Je suis un jeune de 79 ans… il était temps que je laisse cette responsabilité pour la pérennité de la lutte »

. Une lutte que Didier Anger a incarnée dans ses mandats électifs à la région et au parlement européen au sein du groupe des Verts… Mais dans le Cotentin, c’est bien en tant que président du CRILAN, à la fondation il y a 43 ans, et depuis 2004 que cet opposant convaincu au nucléaire, est connu.

Plusieurs faits d’arme

Parmi ses faits d’armes, l’occupation du site de Flamanville en 1977 pour défendre les terres convoitées par EDF, la lutte contre l’extension de l’usine de la Hague et le blocage en 1981, d’un train de combustibles allemands, il se sera aussi opposé à l’arrivée de déchets par la mer jusqu’au port de Cherbourg. En 2006 il est encore là, acteur majeur du rassemblement de Cherbourg contre le réacteur EPR. Il faut y ajouter de nombreux recours en justice, autant de bâtons dans les roues des développeurs du nucléaire. Mais sous la présidence de Didier Anger, le Crilan a aussi informé… multipliant les rencontres avec des spécialistes internationaux. Dernier exemple en date, la venue à Saint-Lô en mars, de Naoto Kan, l’ex premier ministre japonais en fonction lors de la catastrophe de Fukushima.

En retrait, mais toujours présent  

Didier Anger raccroche, mais garde ses convictions et maintient son engagement aux côtés du Crilan, « tant que l’orientation de l’organisation lui conviendra« . Et le nouveau président du Crilan, c’est André JACQUES, jusque-là membre du bureau de l’association.

Par Juliette Lemeunier,

https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/didier-anger-passe-la-main-1524736549