BELGIQUE : POURQUOI ENGIE TIRE UN TRAIT SUR LE NUCLÉAIRE

La nouvelle directrice générale d’Engie Catherine MacGregor commence son mandat par un geste fort. L’ancienne dirigeante de Schlumberger et de Technip a annoncé ce vendredi sa décision d’arrêter les travaux de prolongation de ses centrales nucléaires belges au-delà de 2025. Dans cinq ans, l’ex-GDF Suez en aura fini avec l’atome.

Ca y est. Cette fois, c’est terminé ou presque. Ce vendredi 26 février, lors de la présentation des résultats annuels 2020, la nouvelle directrice générale d’Engie Catherine MacGregor a annoncé que son entreprise avait décidé d’arrêter tous les travaux de préparation qui auraient permis de prolonger de 20 ans, soit au-delà de 2025, les deux centrales nucléaires qu’elle possède en Belgique. Vu les contraintes techniques et règlementaires, cette décision qui conduit à une dépréciation d’actifs de 2,9 milliards d’euros, solde l’aventure d’Engie dans l’atome. Sauf revirement aujourd’hui improbable du gouvernement d’Alexander de Croo, Engie en aura fini avec le nucléaire d’ici cinq ans. En Belgique et dans le monde entier.

L’ex GDF-Suez avait hérité des centrales de Doel et de Tihange en reprenant dans les années 1990 Tractebel, l’EDF belge. Par la suite, le groupe avait tenté de faire du nucléaire un moteur de croissance. Ce fut une succession d’échecs. En France, Engie espérait détenir un tiers du futur EPR de Penly (Seine Maritime) aux côtés d’EDF. Mais la cohabitation avec l’ex monopole fut impossible. Engie claqua alors la porte d’un projet qui ne vit jamais le jour… (suite réservée aux abonnés)

Par Nicolas Stiel le 26.02.2021 à 14h47

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