À QUIMPER, SORTIR DU NUCLÉAIRE CORNOUAILLE REDIT SON OPPOSITION AU DÉMANTÈLEMENT DE LA CENTRALE DE BRENNILIS

Dans le bulletin distribué à Quimper par Chantal Cuisnier, Marie Nicolas et Sylviane Saliou, Sortir du nucléaire Cornouaille exprime notamment ses craintes pour les travailleurs de la centrale de Brennilis. L’association s’interroge aussi sur le tri des déchets inhérents à la démolition. (Le Télégramme/Sophie Benoit)

Ce jeudi matin, dans le cœur historique de Quimper, quelques membres de l’association Sortir du nucléaire Cornouaille distribuent leur tout dernier bulletin, baptisé « Atomicmac ». Un document de cinq pages publié alors que l’enquête publique sur le démantèlement total de la centrale nucléaire de Brennilis, dans les monts d’Arrée, a été ouverte le 15 novembre. Une enquête publique qui permet à la population de consulter l’épais dossier déposé par EDF. Au total, « quelque 2 500 pages », déplorent Chantal Cuisnier, Marie Nicolas et Sylviane Saliou, qui y voient une manière de « noyer le poisson ».

« Il faut sanctuariser le site »

Ces trois membres de Sortir du nucléaire Cornouaille connaissent l’histoire du démantèlement de la centrale sur le bout des doigts. Ce qu’elles demandent ? « Que le démantèlement n’ait pas lieu », tranche rapidement Marie Nicolas. « Il faut sanctuariser le site, le maintenir en l’état, et attendre que la radioactivité diminue », enchérit Sylviane Saliou. « Derrière tout cela, poursuit-elle, il y a les annonces gouvernementales concernant une relance du nucléaire en France. Et ce, alors que nous avons dans le département le symbole des difficultés, voire de l’impossibilité, à démanteler les centrales ».

Chantal Cuisnier ne dit pas autre chose. Mais évoque en plus une autre demande. À savoir, qu’un débat national public sur la question du démantèlement soit organisé. La requête n’est pas nouvelle. Un tel débat est réclamé depuis plus de dix ans… En vain. « Il y a un déficit de démocratie », déplore-t-elle alors.

Publié le 18 novembre 2021 à 16h34

Photo en titre: Dans le bulletin distribué à Quimper par Chantal Cuisnier, Marie Nicolas et Sylviane Saliou, Sortir du nucléaire Cornouaille exprime notamment ses craintes pour les travailleurs de la centrale de Brennilis. L’association s’interroge aussi sur le tri des déchets inhérents à la démolition. (Le Télégramme/Sophie Benoit) 

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