TCHERNOBYL S’EN VA-T-EN GUERRE

Le spectre radiologique de Tchernobyl hante à nouveau l’Europe et le monde. Installé dans la zone interdite, le centre de stockage (SCNI-2) des assemblages radioactifs usés des centrales atomiques ukrainiennes pourrait en effet se voir bombardé ou mis à feu au cours des engagements si les belligérants en venaient à mener là, volontairement ou malencontreusement, bataille.

Une radiotoxicité colossale en radioéléments « durables » (uranium, plutonium, américium, curium, strontium, césium) se disséminerait alors là dans l’atmosphère entrainant, au gré des vents, la formation de nouvelles zones interdites un peu partout en Europe. Ces déchets « épuisés » ont en effet un potentiel toxique effroyable capable de ruiner à jamais les territoires. C’est affaire de quelques dizaines de grammes de retombées hybrides par km2. Qu’on se le dise.

Il est encore temps d’éviter le suicide. D’ici là il serait sage de s’assurer du bon fonctionnement des générateurs de secours de toutes les centrales atomiques de la zone. Les blackouts électriques accompagnent toujours les conflits et les fusions guettent les réacteurs. 

Nous faudra-t-il ajouter d’autres noms « propres » à celui de Tchernobyl ? Si les missiles nous en laissent le temps.

Par AIPRI (Association Internationale pour la Protection contre les Rayons Ionisants), publié le 13février 2022

Note : L’AIPRI a pour but la divulgation scientifique dans le domaine de la physique nucléaire et des dangers radiologiques de la contamination interne.

https://aipri.blogspot.com/2022/02/tchernobyl-sen-va-en-guerre.html