MISE À JOUR DE LA SITUATION SUR L’ANCIEN SITE NUCLÉAIRE DE TCHERNOBYL ET PRÉCISIONS SUR L’ANOMALIE RELEVÉE À KIEV

Dernière minute (à 15h30).

D’après une communication (sur Facebook) du gestionnaire du réseau électrique ukrainien, NEC Ukrenergo, la ligne électrique haute tension qui alimente les installations nucléaires de Tchernobyl (et la ville de Slavoutich) a une nouvelle fois été endommagée (elle avait été remise sous tension le 13/03 à 19h07). Si tel est le cas, les installations nucléaires dépendent à nouveau entièrement des équipements de secours (générateurs électriques au diésel).

Anomalie radiologique enregistrée à Kiev

Dans le cadre de sa surveillance des réseaux de mesure, le service d’astreinte du laboratoire de la CRIIRAD a relevé une augmentation significative du débit de dose gamma ambiant, le 12 mars, sur un capteur situé dans l’agglomération de Kiev. Il s’agit du capteur de la station de Vulytsia Teodoro Draizera où, à 11H43, le débit de dose s’est élevé 0,6 microSievert par heure (µSv/h). Les valeurs sont restées anormalement élevées pendant 6 heures (0,62 µSv/h à 15h32, 0,61 µSv à 16H46, 0,53 µSv/h à 17H42, 0,47 µSv/h à 17H45), puis sont revenues dans la gamme de variation qui semble habituelle : depuis le 12 mars 18h47, les valeurs fluctuent ainsi entre 0,15 et 0,3 µSv/h (vérification au 14/03 – 13h).

Le fait que les valeurs soient rapidement redescendues au niveau habituel (autour de 0,2 microSieverts par heure) et que les autres capteurs situés dans la zone n’aient pas enregistré de variation significative permet d’exclure une dispersion importante de matières radioactives avec des retombées autres que très localisées. Il est en revanche difficile de conclure sur la nature réelle de l’anomalie : artefact de mesure (résultats erronés liés à un dysfonctionnement des équipements, interférences électromagnétiques, etc..) contamination liée à la perte d’étanchéité d’une source scellée contenant par exemple un gaz radioactif, stationnement à proximité de la sonde d’un véhicule transportant des substances ou déchets radioactifs), présence à proximité d’un patient de service de médecine nucléaire traité par injection de substance radioactive, etc.

En l’absence de possibilité de contrôle in situ (mesure des flux de rayonnement et ou prélèvements pour analyse), il est impossible de conclure.

Par la CRIIRAD, 29 cours Manuel de Falla, 26000 Valence, message reçu le 14 mars 2022 à 16h24

www.criirad.org