LA RUSSIE PROJETTE D’ENVOYER UNE SONDE PROPULSÉE À L’ÉLECTRICITÉ NUCLÉAIRE VERS LA LUNE ET JUPITER

ESPACE –  Cette mission interplanétaire est prévue pour durer 50 mois avec un départ programmé pour 2030 depuis la base de Vostochny, au sud-est de la Sibérie

L’agence spatiale russe Roscosmos a dévoilé, le 22 mai, un projet de mission interplanétaire avec une sonde propulsée à l’électricité nucléaire. Ce module baptisé Zeus devrait décoller en 2030 pour un voyage en direction de la Lune, de Vénus puis de Jupiter d’une durée totale de 50 mois, rapporte Futura-Sciences.

D’après les informations de l’agence Spoutnik, le satellite de 22 tonnes sera propulsé par un « mini-réacteur nucléaire » de 500 kilowatts. Ce module Zeus sera lancé grâce au lanceur Angara-A5V depuis la base de Vostochny, au sud-est de la Sibérie.

Des missions de ce type déjà menées dans le passé

Il s’agira du premier projet de ce module nucléaire baptisé TEM dans le cadre duquel un contrat de 4,17 milliards de roubles (46,5 millions d’euros) a été conclu au mois de décembre 2020 par l’agence spatiale russe Roscosmos. Grâce à l’énergie nucléaire, les Russes souhaitent pouvoir bénéficier d’une source d’énergie de long terme qui permettra également d’aller dans des régions cachées du Soleil lors de missions longues.

Ce type de mission utilisant l’énergie nucléaire pour mener à bien des projets d’exploration nucléaire a déjà été tenté par le passé. En effet, l’URSS avait lancé 32 satellites propulsés grâce à l’énergie nucléaire entre 1970 et 1988. Mais des problèmes importants avaient été relevés à l’époque, notamment en 1977 lorsque des débris radioactifs du satellite Kosmos 954 étaient retombés au-dessus du Canada.

Par 20 Minutes avec agence, publié le 29/05/21 à 17h35, mis à jour le 29/05/21 à 17h35

Photo en titre : Europa, une des lunes de Jupiter, photographiée par la Nasa. — N.A.S.A./SIPA

https://www.20minutes.fr/sciences/3050167-20210529-russie-projette-envoyer-sonde-propulsee-electricite-nucleaire-vers-lune-jupiter?xtor=RSS-176

NDLR : sur 32 satellites (connus) propulsés grâce à l’énergie nucléaire, il est peu probable qu’un seul soit retombé sur un continent.