À LA VEILLE DE LA PRÉSIDENCE FRANÇAISE DU CONSEIL DE L’UE, LA PÉTITION EUROPÉENNE « L’AVENIR SANS EURATOM » POURSUIT NOTRE ACTION VISANT À ABROGER LE TRAITÉ EURATOM !

La CRIIRAD dénonce depuis longtemps le traité Euratom, dont les directives doivent être traduites par chacun des pays de l’Union Européenne dans leur droit national.

En 2016, elle appelait à la mobilisation contre les niveaux de référence d’exposition retenus par la France, les plus élevés de la fourchette autorisée par la directive Euratom 2013/59, en situation accidentelle comme en situation post-accidentelle. À ces niveaux, ils participent plus à la défense des intérêts des industriels du nucléaire qu’à une réelle protection de la population.

Le traité Euratom fonctionne en marge des institutions européennes, en dehors de tout contrôle des parlementaires européens. Ses bases techniques reposent sur des études obsolètes. Il constitue également un moyen détourné de financement de l’industrie nucléaire, impactant significativement le développement des énergies renouvelables. 

C’en suivait une tournée de conférence dans une vingtaine de villes de France en 2019 et les plus de 16.000 signatures de la pétition « ABROGATION DU TRAITE EURATOM – Pour en finir avec un régime d’exception qui freine le développement des énergies renouvelables » étaient déposées au palais de l’Élysée le 14 mai par Christine Hasse (RECH) et Didier Glatigny (CRIIRAD). À l’occasion des élections européennes de la même année, les candidats étaient questionnés par la CRIIRAD et par RECH à ce sujet. Le 13 décembre 2018, la CRIIRAD décidait d’associer ses efforts à ceux de l’association RECH qui portait en France une mobilisation exigeant l’abolition du traité Euratom initiée par des ONG de divers pays européens (Allemagne, Autriche et Danemark).

À la suite de la mobilisation de 2019, des rencontres ont eu lieu entre les représentants des ONG organisatrices d’Autriche et d’Allemagne avec les ministres de l’environnement de leurs pays respectifs. À l’issue de ces rencontres, le groupe d’ONG décidait de déposer la pétition cette fois auprès du Parlement Européen, démarche que celui-ci a acceptée.

L’ONG AtomStopp a pris en charge les démarches pour le compte de l’ensemble des ONG cosignataires. Les signatures collectées en Autriche, en Allemagne, au Danemark et en France seront envoyées à la commission des pétitions du Parlement Européen.

Dans la continuité de notre action de 2019, nous vous invitons à signer cette nouvelle pétition européenne, appelée «L’Avenir sans Euratom » et qui reprend les termes de la pétition initiale, sur la plateforme de l’ONG autrichienne AtomStopp : https://www.atomstopp.at/petition.php?id=22&lang=fr.

Par l’équipe CRIIRAD, message reçu le 24 décembre à 9h40

[1] Site CRIIRAD : http://www.criirad.org (y compris nos pétitions)
[2] Site des balises : balises.criirad.org

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Note : l’administrateur de Nucléaire Info a signé cette pétition