Jan 16

BURE : UNE NOUVELLE MOBILISATION ANTI-CIGEO ANNONCÉE AU BOIS LEJUC POUR LE 18 FÉVIER

Bois LejucQuoi qu’il advienne d’ici là, rendez-vous est donné le 18 février pour une nouvelle mobilisation au bois Lejuc. Si des opposants au projet Cigéo campent toujours sur place sans que l’hiver refroidisse leur motivation, « il y a un risque d’expulsion », avertit leur camarade « Sylvestre ». « On y sera donc soit pour reprendre la forêt, soit pour consolider une présence.»
Voilà une des informations livrées à l’occasion des assises que tenaient les antinucléaires, hier, à Bettancourt-la-Ferrée (Haute-Marne). Des militants des diverses luttes s’étaient rassemblés pour une journée co-organisée par toutes les associations parties prenantes afin de protester contre « la nucléarisation du territoire » dont « Cigéo est la base ». Michel Marie, du collectif Cedra 52 : « Ce sont plus d’une trentaine de verrues que l’on recense. » Sans effet positif, pour leurs détracteurs, ni en terme démographique ni au plan économique. « Parce qu’il n’y a pas de projet de territoire »
Comment agir, c’était l’autre but de cette réunion. Déjà en ne cédant pas au fatalisme : « Il faut complètement changer d’état d’esprit.
» Mais surtout par des actions aussi simples que concrètes. Comme la création d’un logo qui s’accompagnerait d’un slogan du style « J’aime mon territoire, non au nucléaire ». Que l’on retrouverait sur des autocollants, des flyers, des affiches, ou même sur des produits. « Afin de démontrer qu’il existe une prise de conscience forte » du danger dénoncé.

Le choix de s’implanter
L’autre décision majeure, c’est de donner la possibilité aux populations locales de participer à la promotion des énergies propres : en qualité de consommateur, en optant pour un fournisseur comme Énercoop, aussi de producteur. À la condition de le savoir, et c’est l’ambition d’une campagne d’information prévue en Haute-Marne avec des conférences publiques à Joinville, Saint-Dizier, Chaumont et Langres, à partir du 2 février. Elle devrait être reproduite en Meuse par la suite.
« Face à la colonisation, on se réapproprie le territoire en lançant des activités », plaide Sylvestre . « Depuis l’été dernier, une nouvelle dynamique se vit à Bure, avec ceux qui font le choix de s’implanter pour dynamiser le secteur. » Le projet de fabrication d’un four à pain, qui devrait favoriser l’ouverture d’un fournil, en témoigne. Un constat s’impose : « Cigéo fait venir des jeunes… pour l’empêcher. »
http://www.estrepublicain.fr/edition-de-bar-le-duc/2017/01/16/bure-une-nouvelle-mobilisation-des-anti-cigeo-annoncee-au-bois-lejuc