Jan 31

LE CALAISIS DANS LE PÉRIMÈTRE DE SÉCURITÉ DE LA CENTRALE NUCLÉAIRE, ÇA CHANGE QUOI ?

Le périmètre du Plan particulier d’intervention (PPI) de la centrale nucléaire de Gravelines passera de 10 à 20 km dès juin. 55 communes (environ) du Nord et du Pas-de-Calais en feront partie (contre 13 actuellement). Voici ce que nous savons déjà.

Comme nous l’indiquions le mois dernier, le périmètre du Plan particulier d’intervention (PPI) sera élargi en juin. Le PPI, destiné à protéger les habitants, prévoyait jusqu’ici des mesures de confinement et d’évacuation, ainsi qu’une distribution de comprimés d’iode dans un périmètre de 10 km autour du site. Historiquement étendu à 13 communes autour de la centrale, ce périmètre passera à environ 55 communes dont Calais et Dunkerque, soit bientôt 350 000 habitants (64 000 actuellement). Environ, car le périmètre est en cours d’élaboration.

Pour le département du Nord et les nouvelles communes concernées, une réunion d’information des élus a eu lieu lundi 22 janvier. Concernant le Pas-de-Calais, la réunion aura lieu mercredi 21 février à la sous-préfecture de Calais. Déjà, il est acquis que deux mesures principales seront intégrées au nouveau plan. Il s’agira, comme l’indique Rémy Zmyslony, chef de la division Lille de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), d’«  une information large du public pour restreindre la consommation d’eau potable en cas d’incident à la centrale  », de «  l’extension du dispositif d’évacuation à 5 km  » (au lieu de 2 km actuellement) en cas d’incident.

Pastilles d’iode distribuées cet automne ?

Pour toutes les communes dans le rayon de 20 km (y compris les quartiers de villes coupées par ce périmètre), les modalités de la distribution des pastilles d’iode (*) ne sont pas encore connues. Les comprimés ne devraient pas être disponibles avant cet automne. Lors de la dernière campagne de distribution, en 2016, des comprimés ont été donnés aux 13 communes les plus proches de la centrale. Elles ont une durée de validité de cinq ans, voire sept ans (les pastilles précédentes avaient d’ailleurs été données en 2009). En 2016, des coupons de retrait avaient été envoyés aux habitants, aux entreprises et aux élus. Préalablement, trois types de réunion d’information s’étaient tenus : auprès des élus, auprès des médecins et pharmaciens, puis à destination des habitants.

(*) La prise d’un comprimé d’iode est un moyen de protéger efficacement la thyroïde contre les effets des rejets d’iode radioactif qui pourraient se produire en cas d’accident nucléaire.

http://www.lavoixdunord.fr/307283/article/2018-01-30/le-calaisis-dans-le-perimetre-de-securite-de-la-centrale-nucleaire-ca-change